Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Provence-Alpes-Côte d'Azur

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16/10/17L'association objectif PNR conteste le projet éolien de Siou Blanc
Alors que la labellisation du Parc naturel régional de la Sainte-Baume est acquise, l’association Objectif PNR fait entendre sa voix contre le projet éolien. Entre autres arguments, elle pointe du doigt la position contradictoire du maire.
Jusque-là, peu de voix contestataires s’étaient élevées contre le projet éolien de Baumes-des-Lumes (massif de Siou Blanc), porté par La Compagnie du vent (filiale d’Engie) et soutenu par la municipalité de Solliès-Toucas.
Le président du Syndicat mixte de préfiguration du Parc naturel régional (PNR) de la Sainte-Baume, Michel Gros, avait émis un avis défavorable à l’implantation de dix éoliennes "sur un site remarquable qui est aussi un réservoir de biodiversité" et qui "n’a pas vocation à accueillir des installations industrielles" (Var-matin du 3 mai 2017).
LE PARC A LA MAIN
Alors que le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a officialisé jeudi 12 octobre la création du PNR de la Sainte-Baume comme le 52e PNR français, le devenir du projet éolien de Baumes-des-Lumes situé dans le périmètre du parc, est plus que jamais d’actualité. C’est en ce sens que le collectif d’associations regroupées sous la bannière...
http://www.varmatin.com/environnement/lassociation-objectif-pnr-conteste-le-projet-eolien-de-siou-blanc-175667


07/09/17EOLIENNES EN QUESTION ?
Cela pourrait s’appeler « Le bon, la brute et le truand n°2 ! ». Encore qu’il soit bien difficile de savoir qui est qui dans cet énième épisode de la guerre des éoliennes. Entre habitants du sud du département regroupés en associations qui contestent le bien-fondé de l’éolien dans le Buëch, des maires qui voient là sans doute des retombées financières pour leur commune et les services de l’Etat semblant jouer la montre dans un silence de cathédrale, bien difficile donc d’imaginer qui gagnera ce match que personne ne veut perdre. Aujourd’hui, parole aux associations…
Le feu couve
Elles ne partent pas en ordre dispersé à la guerre, les associations anti-éoliennes. Non, du niveau national au niveau régional et local, elles constituent un maillage de 1 500 associations et surtout une force qui n’hésite pas attaquer en justice certains programmes éoliens et à manifester. Ainsi, de grands projets ont été annulés ou mis en sommeil, tels les schémas éoliens régionaux suite à des décisions de justice. Il n’est qu’à voir encore les oppositions et manifestations actuelles qui occupent l’actualité de la Dordogne. Il faut dire que ces associations ont du pain sur la planche avec plus de 25 000 machines prévues dans l’Hexagone dans les prochaines années. Et les récriminations se conjuguent à tous niveaux : faiblesse des rendements énergétiques (20%) imposant des centrales polluantes en complément, faible part dans la production (4,3%), facture exorbitante de la production avec une électricité rachetée à un taux plus de deux fois supérieur au coût de production, une facture acquittée par les usagers et en constante augmentation au titre de la CSPE, impact sur la santé et la biodiversité, sans compter les chutes de vente de l’immobilier. « Dans le Buëch, où le tourisme, soit 80% de notre activité économique, sera particulièrement menacé, qui aura encore envie de venir ? » avancent les associations.
La faune et la flore menacés
Le document, signé de son directeur Europe, émane de la société Boralex et s’appelle « demande de dérogation pour la destruction de sites de reproduction et de repos d’espèces protégées » et « demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées ». Colère des associations qui découvrent plus de 30 espèces concernées, de l’aigle royal au vautour et au tétras-lyre, plus de vingt espèces d’oiseaux victimes annoncées par Boralex de collisions avec les éoliennes. « Même constat pour d’autres espèces animales et végétales terrestres, toutes protégées et condamnées en raison de la destruction de leur habitat lors des chantiers » précise encore un membre des associations. Comment peut-on justifier cela ? La réponse est nette : « Motif d’intérêt public majeur selon Boralex. »
La fronde sur le territoire
Comme souvent, la contestation a commencé avec banderoles et panneaux le long des routes, avant des réunions publiques. Le message affiché est clair : non à l’éolien. A la manœuvre, se retrouvent trois associations, en liaison avec Pivoine, une association de Bruis, toutes nées sur des communes où des projets éoliens ont émergé, bien souvent longtemps ignorés des habitants.
De Montjay à La Haute-Beaume et à Saint Julien en Beauchêne, souffle donc le vent de la contestation, un vent qui n’a rien de commun avec celui qui transforme son énergie cinétique en énergie mécanique au travers de pales ! Car sur ces communes, comme dans la vallée de l’Oule et ailleurs, existent des projets bien avancés d’implantation de ces machines, hautes de 150 mètres, que les industriels souhaitent installer sur les lignes de crètes. Ce qui fait dire à Jean-Philippe Salley, président de l’association Haut-Buëch Nature : « La justice a rejeté le schéma éolien régional. Les industriels, en réalité des financiers, reviennent avec le même projet. La société canadienne Boralex veut implanter 6 éoliennes sur la montagne d’Aureille au-dessus de la Haute-Beaume. »
Aureille et Saint Julien en Beauchêne, la chape de plomb ?
Le ton devient plus agacé, le préfet des Hautes-Alpes en est une des causes. « Malgré les diverses recommandations de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs et nos demandes réitérées, le préfet ne nous donne pas accès aux documents relatifs au permis de construire et aux autorisations d’exploiter déposés par Boralex » assène J-F Salley. Et de se montrer tout aussi critique envers « les démarcheurs qui passent leur temps à tenter de convaincre les maires des petites communes rurales du bien-fondé de ces éoliennes pour des retombées financières dans leurs communes. »
Cap sur Saint Julien en Beauchêne où l’Association de Défense de l’Environnement de la Vallée du Haut-Buëch s’oppose au projet éolien porté par la mairie. Sa présidente, Hélène Saletti, revendique une pétition qui a rassemblé une majorité de 85 habitants de la commune, mais dont « le maire ne veut pas entendre parler, sous prétexte qu’il a la légitimité des urnes. » Légalité, légitimité ? Le fossé semble bien profond entre l’élu et l’association convaincue de sa représentativité. Pourtant, la mairie vient de lancer un appel d’offre clos mi-septembre 2017 et bien que le nombre d’éoliennes ne soit pas fixé par la commune selon les opposants, on s’accorde à citer leur nombre à 8. Et si l’édile évoque des difficultés pour construire des voies d’accès au site des éoliennes, « il aura recours à l’acheminement des éoliennes par ballons ou dirigeables ! On croit rêver »confie un des opposants. A noter que la Communauté de communes Buëch Dévoluy a apporté son soutien technique et une aide importante à la rédaction de l’appel d’offre, ce qui ne manque pas de rendre perplexes les anti-éoliens locaux, même si la collectivité a compétence en matière de développement économique. Enfin, trois élus de la Comcom ont intégré la commission de sélection des fournisseurs de générateurs. On le voit, comme à la Haute-Beaume, la situation est toujours tendue dans le Haut-Buëch et les associations n’entendent pas en rester là. Pour l’heure, toutes ensemble tentent d’informer et de convaincre les habitants de la vallée que les éoliennes y sont indésirables, « une fumisterie » résumée d’un mot par un ancien ingénieur d’EDF.
L’Épine et Ribeyret, un cas d’école
Enfin, regardons du côté de l’Épine et Ribeyret. Parole est donnée à Pierre Chauvet, président de l’Association pour la Préservation du Paysage Épinois : « Nous ne sommes pas en lutte contre nos municipalités, elles aussi opposées aux éoliennes, mais nous contestons la décision de la commune voisine de Montjay d’en installer sur son territoire, un projet qui aura un impact important sur L’Épine et Ribeyret. » On le comprend, rien n’est simple et chaque cas amène son lot d’interrogations. De Même, l’absence de communication et d’information vers les associations ou la population semble briller par son absence dans tous ces projets, « une façon de faire passer en force l’implantation d’éoliennes » entendra-t-on encore.
Enfin, notons dans les propos de J-P Salley « un soutien en demi-teinte » de Pascale Boyer, nouvelle députée de la circonscription : « Je suis pour le développement des énergies renouvelables. Il est évident que nous devons être attentifs à l’emplacement des installations. Nous ne pouvons pas détruire la qualité environnementale de notre département au profit de groupes industriels extérieurs » et de soutenir les coopératives de production d’énergies renouvelables, sans se prononcer toutefois sur une condamnation ferme de l’éolien dans le Buëch.
Sans doute les « pro-éolien » voudront-ils répondre aux associations et à la population. Si tel est leur souhait, nous leur donnerons très vite l’opportunité de s’exprimer dans ces colonnes.
http://www.alpes-et-midi.fr/article/eoliennes-question
 08/07/17 : Alpes-de-Haute-Provence : Des éoliennes sur les hautes terres chères à Giono ?
L'industriel Eole RES, un leader mondial spécialiste du solaire et de l'éolien, a présenté son projet sur le secteur de Redortiers-le-Contadour. HPI fait le point sur le dossier.
Des éoliennes sur les hautes terres chères à Giono ? Une aubaine écologique ou une industrialisation du paysage ? La question est posée, à la lecture du projet qui est en étude sur le secteur de Redortiers-le-Contadour (Alpes-de-Haute-Provence). Michel Jubin notre correspondant du pays de Banon fait le point sur le dossier.
http://www.hauteprovenceinfo.com/article-16111-des-eoliennes-sur-les-hautes-terres-cheres-a-giono-.html

31/05/17 : SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE (05) - Ils s’invitent au conseil municipal pour contrer un projet d’implantation d’éoliennes

Une des délibérations du conseil municipal de Saint-Julien-en-Beauchêne a retenu leur attention : “Mise en valeur de certaines parcelles communales–projet éolien”.
Après vérifications, les associations Environnement de la vallée du Haut-Buëch et Haut-Buëch nature apprennent que le maire veut soumettre à l’approbation de ses conseillers un appel à projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune.
Une entreprise contre laquelle compte s’ériger le collectif, aujourd’hui, en s’invitant à la séance plénière. « De manière calme, précise Jean-Philippe Salley, président de Haut-Buëch nature (HBN). Nous sommes des gens très sages, très respectueux. »
Un combat pacifique donc. Mais avec de nombreux arguments à faire valoir. À commencer par le fond. « Il s’agit d’une fausse énergie renouvelable. Ça fonctionne un jour sur quatre. Le reste du temps, il faut produire rapidement de l’électricité. Et donc mettre en marche des centrales thermiques qui produisent du CO2 », calcule le président de HBN, qui s’est largement penché sur le problème.
http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2017/05/30/ils-s-invitent-au-conseil-municipal-pour-contrer-un-projet-d-implantation-d-eoliennes

04/05/17 : Pour ne plus voir les éoliennes, le maire de Belgentier (83) propose de les déplacer !
La veille du déplacement à Marsanne, la Compagnie du Vent a procédé à une présentation du projet éolien à tous les élus toucassins, majorité et opposition confondues. Une première.
À cette occasion, le maire de Belgentier, Bruno Aycard, a proposé au porteur de projet une alternative, avec le soutien de son homologue, François Amat. « Je ne suis pas contre le projet en lui-même mais...
http://www.varmatin.com/environnement/pour-ne-plus-voir-les-eoliennes-le-maire-de-belgentier-propose-de-les-deplacer--133773

04/05/17 : Ces élus varois ont visité un parc éolien 👿👿👿👿

Solliès-Toucas Les élus de la commune qui porte le seul projet de parc éolien dans le Var sont allés visiter celui de Marsanne, dans la Drôme. Un déplacement inspirant qui a levé de nombreux doutes
Tournade, Ventéole, Bise-Où... Les huit éoliennes qui surplombent depuis 2008 la petite commune de Marsanne (1320 habitants), située dans la Drôme, à 16 kilomètres de Montélimar, portent toutes des noms affectueux. Donnés par les écoliers qui ont appris à les apprivoiser et à réaliser qu'elles leur fabriquent un avenir plus responsable pendant qu'ils font dodo.
UN ARGUMENT TOURISTIQUE
« Ils les adorent ! », assure Pablo, guide touristique de l'office de tourisme, au pied d'un grand mât. Un guide touristique pour des éoliennes, c'est sérieux ?
« On accueille autant de visiteurs ici que dans le centre ancien ! », assure-t-il. Au col de la Grande-Limite, les rêves des élus locaux ne semblent pas avoir rencontré d'entraves. En apparence seulement...
« Le projet a mis sept ans...
https://www.varmatin.com/environnement/ces-elus-varois-ont-visite-un-parc-eolien-133772

03/05/17 : Le dernier projet éolien du Var en quête de certitudes
http://www.varmatin.com/environnement/le-dernier-projet-eolien-du-var-en-quete-de-certitudes-133950

03/05/17 : Retour sur ces cinq projets de parcs éoliens avortés dans le VarLes élus de la commune qui porte le seul projet de parc éolien dans le Var sont allés visiter celui de Marsanne, dans la Drôme. Un déplacement inspirant qui a levé de nombreux doutes. L'occasion de revenir sur ces cinq projets varois recalés... ou en suspens.
Président de l’association pour la préservation des paysages du Haut-Var (APPHV), le Salernois Pierre Lambert qui vient de prendre la tête de la Fédération régionale Alpes Provence Côte d’Azur environnement, fait le point sur les projets éoliens à bout de souffle... Pour l’instant.
MONS
A la limite des Alpes-Maritimes, la petite commune de Mons attisait les convoitises de la société Opale. La fin de non-recevoir du Syndicat mixte d’aménagement du vol à voile couplée à la faible qualité et vitesse des vents a eu raison du projet en 2013.
PLATEAU DES PALLIÈRES
Approuvée dès 2003 puis confirmée en 2007 par arrêté préfectoral, l’installation de quatorze éoliennes d’une hauteur de 125 mètres pour 51 MW de puissance sur le plateau des Pallières, entre Saint-Martin et Seillons, a finalement périclité en 2013 face aux impératifs aériens de l’École de l’aviation légère de l’Armée de terre du Cannet.
TRIGANCE
Le projet de voir émerger sur la commune une à deux éoliennes en 2014 a très vite été recalé.
PORTES DU VERDON
Le vaste parc éolien industriel (une quarantaine de mâts) imaginé par EDF énergies nouvelles fin 2014 entre les communes de Villecroze, Aups et Salernes est à l’arrêt depuis 2015.
ARTIGUES - OLLIÈRES
La société Eco Delta envisage depuis des années un parc de 22 éoliennes de 3 MW, soit une puissance totale de 66 MW. Sur les communes visées, Artigues et Ollières, toujours pas l’ombre d’un mât rotatif.
http://www.varmatin.com/environnement/retour-sur-ces-cinq-projets-de-parcs-eoliens-avortes-dans-le-var-134060

26/04/17 : Alpes de Haute-Provence : un projet éolien à Peipin contesté par le FN
La ville de Peipin veut se tourner vers les énergies renouvelables, par idéologie, mais aussi pour créer de nouvelles ressources financières. Le FN y voit un projet qui va défigurer le paysage.
- Alpes de Haute-Provence -
Le Front National monte au créneau, contre un projet de parc éolien sur la commune de Peipin. Un avant-projet a été présenté aux habitants en avril par la municipalité, avec l’idée d’installer 5 éoliennes sur les crêtes de Lure. La ville de Peipin veut se tourner vers les énergies renouvelables, par idéologie, mais aussi pour créer de nouvelles ressources financières. Le FN y voit un projet qui va défigurer le paysage.
Tout est envisagé, rien n’est acté
Deux réunions publiques ont eu lieu en avril dernier à Peipin. La municipalité a présenté le projet porté par l’entreprise RES, filiale du groupe britannique Robert McAlpie. Un chantier à 30 millions d’euros, pour installer cinq éoliennes sur les crêtes de Lure, soit la puissance électrique consommée par 5.000 foyers en moyenne (11.000 habitants). « Il s’agit d’un avant-projet. On a identifié une zone favorable. On a rencontré les élus locaux. On a commencé toute une concertation avec les habitants », explique Julien Clément, l’ingénieur en charge du projet.
Rien n’est donc acté. En mars dernier, Frédéric Dauphin, le maire de Peipin, annonçait sur Alpes 1 son souhait de produire des énergies vertes. « Géographiquement, c’est vrai qu’on est très bien placé, pour tout ce qui est énergies renouvelables, photovoltaïque et éolien ».
Une manne financière ?
Sur les 30 millions d’euros d’investissements, 900.000 euros iraient dans les poches des entreprises locales grâce à des marchés qu’elles seraient en capacité de décrocher. Durant l’exploitation du parc éolien, la commune de Peipin pourrait aussi toucher sa part du gâteau chaque année. « C’est à peu près 66.000 euros de retombées pour la commune. Il y a les communes voisines, la communauté de communes, on est sur la fiscalité à 66.000 euros. Et puis, il y a le niveau du département où on est dans l’ordre de 40.000 euros de retombées fiscales », estime Julien Clément de RES Group.
Des arguments jugés insuffisants par Grégory Roose, le secrétaire départemental du Front National 04. « Je ne suis pas certain qu’avec 60.000 euros, on puisse faire des routes, on puisse faire grand-chose. »
Impact sur le tourisme ?
Le FN qui dénonce aussi l’impact visuel et sonore, pour les habitants et les touristes. « Les éoliennes à l’entrée du département auront un effet complétement néfaste ». Le Front National qui dénonce aussi l’appel aux travailleurs détachés dans ces chantiers éoliens, avec, « des Polonais, des Roumains, des Espagnols payés en dessous du SMIC ». Le parti frontiste demande un référendum local.
Le maire de Peipin, Frédéric Dauphin, n’a pas voulu réagir directement au Front National : « Je n’ai pas d’ordre à recevoir d’un parti politique, quel qu’il soit », se disant malgré tout pas fermé à l’idée d’un référendum. La commune qui réfléchit également à un projet photovoltaïque.
http://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes-de-haute-provence/59093/alpes-de-haute-provence-un-projet-eolien-a-peipin-conteste-par-le-fn

19/04/17 : Alpes-de-Haute-Provence : à Peipin, les peurs sur les futures éoliennes dissipées selon le maire
Un parc de cinq éoliennes devrait voir le jour à Peipin afin d’utiliser les énergies renouvelables pour l’électricité du village. La nouvelle a été plutôt bien reçue par les citoyens. Frédéric Dauphin le maire de Peipin : vidéos en ligne
http://www.peipin.fr/alpes-de-haute-provence-a-peipin-les-peurs-sur-les-futures-eoliennes-dissipees-selon-le-maire-itw-par-dci-tv/

17/04/17 : Eolien en Auvergne Rhône-Alpes : un taux de charge très inégal
Le taux de charge pour le secteur éolien en Auvergne Rhône-Alpes s'élève en moyenne à 23% avec de fortes disparités au cours de l'année. L'énergie éolienne se caractérise par un taux de charge variable au fil des mois. Le taux de charge est le nombre d'heures pendant lequel l’équipement produit de l'électricité. Réseau de Transport[...]
http://www.enviscope.com/environnement/eolien-en-auvergne-rhone-apes-un-taux-de-charge-tres-inegal/53202

17/04/17 : Alpes : les habitants de Peipin (04) découvrent le projet éolien
L'avant-projet prévoit l'implantation de 5 éoliennes sur les crêtes de Lure
Plus de 80 personnes écoutent avec attention la présentation de l'avant-projet. Les inquiétudes portent visiblement sur les nuisances sonores et la pollution visuelle : 150 mètres de haut en bout de pale.
"On confond énergie renouvelable et écologie. Cela va dénaturer le site", estime Pierre, 66 ans. "Je suis favorable, l'esthétique ne me dérange pas", souffle Béatrice, 45 ans. "Si c'est loin des habitations, il n'y a pas de raison", poursuit sa voisine, Nadège, 42 ans.
Un chantier estimé à 30 millions d'eurosLe projet d'implantation de cinq éoliennes (consommation domestique de 11 000 habitants) en forêt communale est porté par la société RES, filiale du groupe britannique sir Robert McAlpine. "Le secteur présente une bonne faisabilité technique. De plus, il se situe dans un secteur favorable du Schéma Régional Éolien, document co-réalisé par l'État et la Région Paca. Sur Peipin les habitations sont situées à 2 km (et 1,8 km de Valbelle), contre 500 m réglementaires", résume Julien Clément, ingénieur projets chez RES. Ce chantier, estimé à 30 millions d'euros (dont 900 000 € de retombées pour les entreprises locales) est "entièrement financé par RES", précise Julien Clément. "Les alimentations électriques seront toutes enterrées (...) Ce projet ne pourra pas faire l'objet d'extension ultérieure", poursuit-il.
"Et le bruit alors", lance un habitant au fond de la salle. "Nous respectons une réglementation très précise et nous viendrons vous présenter les études détaillées", répond Julien Clément. "Et pourquoi pas un parc photovoltaïque ?", interroge un autre habitant. "Nous sommes au début de la concertation. Nous examinons les deux possibilités", signifie le maire, Frédéric Dauphin, qui rappelle la situation financière "plus que délicate" du village qui affiche une dette de 4 millions d' €. "Les revenus permettraient de faire des investissements", souligne-t-il (lire encadré).
"Quand j'ai vu l'insertion paysagère, je me suis affolée", raconte Brigitte, 57 ans, à l'issue de la réunion. "Le bruit va être important", témoigne en sortant de la salle, Alain 58 ans. "Je suis favorable aux énergies propres", confirme Françoise, 45 ans.
Le maire s'est dit ouvert à un éventuel référendum. En attendant, une seconde réunion d'information est prévue vendredi 21 avril à 18 heures à l'ancienne mairie.
Le maire défend cette implantation
Le maire, Frédéric Dauphin, s’est voulu rassurant. "Tous les critères requis sont réunis : ressources en vent, parc très éloigné des plus proches habitations (2 km) et manne financière de 66 000€ par an pour la commune et la même somme pour la Communauté de communes. Nous visons aussi à terme l'édification d’un parc photovoltaïque. Avec les deux, nous pourrions refaire les routes, entretenir la commune et clairement sortir enfin la tête de l'eau. Toutes les études, faune et flore, y compris acoustiques, seront réalisées. La distance à respecter par rapport aux maisons est multipliée par 4 par rapport à la norme. Je précise que c’est un avant-projet, nous en sommes au tout début de la concertation. Aucune décision n’a encore été prise. Quoi qu’il en soit, rien ne se fera sans l’accord des habitants".
http://www.laprovence.com/article/edition-alpes/4410686/les-habitants-de-peipin-decouvrent-le-projet-eolien.html

23/03/17 : Port-Saint-Louis-du-Rhône : la ferme d'éoliennes à flot en 2020
Innovation, nouvelle filière d'excellence sont les maîtres-mots de cette première mondiale. Mardi, la réunion publique marquait le début de l'ultime phase de concertation.
Le 3 novembre 2016 restera, pour la commune, une étape importante dans la mise en place d'une ferme pilote d'éoliennes flottantes. à cette date, le gouvernement français annonçait la sélection de Provence Grand Large pour son projet d’installation en Méditerranée au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Réussir une première mondiale en y associant le plus possible les acteurs du territoire, c’est le défi que s’est lancée cette filiale d’EDF énergies Nouvelles, elle-même filiale du groupe EDF.
La réunion publique de mardi marquait le départ de la dernière phase de concertation en liaison avec la commission nationale du débat public qui se terminera le 21 avril. Le planning prévoit ensuite le dépôt du dossier de demande d’autorisations, puis, début 2018, l'enquête publique, à la mi-2018, l'obtention des autorisations pour un lancement des travaux début 2019. 2020 verrait la mise en service des éoliennes pour une durée de 20 ans, permettant ainsi en 2040 un retour d’expérience concret.
A 17 km de la plage Napoléon
Ce projet d’éoliennes est lancé en 2009 par EDF énergies Nouvelles dans le cadre des recherches de projets innovants dans le domaine des énergies renouvelables. Déposé et retenu en 2011 par la commission européenne le projet est baptisé Provence Grand Large et comporte initialement 13 éoliennes d’une puissance de 2MW. En 2014, un avis favorable est donné par le commissaire-enquêteur permettant à l’état d’achever le processus d’instruction. En 2015, le choix de la technologie initiale (éolienne à axe vertical) est abandonné. Un nouvel appel d’offres est lancé pour déboucher en 2016 sur la sélection de nouveaux partenaires : Siemens pour 3 éoliennes de 8MW et SBM Offshore pour les flotteurs.
Au niveau technique, 3 éoliennes tripales à axe horizontal d’une puissance de 8MW unitaire sont prévues. La production annuelle représente la consommation par an d’une ville d’environ 40 000 habitants. Provence Grand Large réalise et RTE (gestionnaire du transport d’électricité) est le maître d’ouvrage des infrastructures de raccordement. Elles seront disposées à 17 km de la plage Napoléon, dans la zone dite de Faraman. Le câble de raccordement doit atterrir sur la plage de Napoléon et venir se raccorder au poste de Port-Saint-Louis.
Futurs marchés en France et à l'export
Ce projet est aussi une réelle opportunité pour notre région car sa réalisation entraîne des possibilités de futurs marchés de l’éolien en France et à l’export. Un groupe de travail issu de la démarche de concertation a été mis en place pour développer l’information et les contacts avec le secteur industriel local.
Tous les acteurs, nationaux et locaux, ainsi que les associations de défense de l’environnement sont d’accord pour dire que le processus de concertation engagée par EDF énergies Nouvelles et son directeur de projet, Philippe Veyan, est exemplaire. Elle se poursuit et se poursuivra ensuite pendant la phase d’installation et l’exploitation du projet.
http://www.lamarseillaise.fr/marseille/economie/58751-port-saint-louis-du-rhone-la-ferme-d-eoliennes-a-flot-en-2020

17/03/17 : Avec ses éoliennes, l'Ouest de l'Étang de Berre a le vent en poupe

Le Palais des Congrès à Marseille est devenu durant deux jours la capitale internationale de l'éolien offshore flottant. Un forum mondial qui devrait avoir des répercussions économiques pour toute la région et surtout l'Ouest de l'Étang de Berre. Plus de 500 personnes, certaines venues du Japon, se sont déplacées cette semaine au Parc Chanot à Marseille pour assister au forum mondial de l'éolien offshore flottant. Un terme rébarbatif qu'on pourrait résumer, en caricaturant à peine, par des éoliennes géantes posées sur un flotteur XXL au large des côtes.
On connait les éoliennes terrestres qui, après un succès d'estime, ont ensuite provoqué la grogne parce qu'elles dénaturaient parfois de jolies paysages ou parce que le bruit de rotation des pales dérangeait les riverains. Également parce qu'elles nécessitaient des fondations profondes peu respectueuses des sous-sols.
Désormais l'avenir appartient aux éoliennes offshore flottantes (EOF) qui cumulent de nombreux atouts : bien plus grandes et plus puissantes, elles produisent plus d'électricité - plus du double de leurs cousines terrestres - et contrairement à la première génération des éoliennes posées sur les fonds marins - ce qui contribuait à endommager ces derniers - les EOF reposent sur un socle flottant et donc peuvent être installées à dix ou vingt kilomètres de nos côtes, là où les fonds atteignent 50 mètres ou plus. Autre intérêt, le vent qui souffle en mer est plus puissant et plus régulier donc idéal pour le rendement et l'amortissement de ces installations. Sans oublier, en ces temps de réchauffement climatique, l'absence d'émanations polluantes et une matière première, le vent, inépuisable.
Au vu de tous ces avantages - on rappelle que la France est détentrice de la seconde ressource en vent en Europe après la Grande-Bretagne - l'État a lancé un appel d'offres pour mettre en place des fermes pilotes et tester ainsi sur le moyen terme la viabilité économique de ces éoliennes.
Sur quatre sites programmés, le premier va être construit côté Atlantique et les trois autres en Méditerranée : deux au large de la région Occitanie (ex Languedoc Roussillon) et le dernier... au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône vers le Faraman.
Une aubaine pour un territoire jusqu'alors "pétro-dépendant", qui plus est à une époque où les raffineries du pourtour de l'Étang ferment ou réduisent leur activité suite à la surproduction mondiale et la chute des prix. Et puis, il ne faut pas se voiler la face, comme son nom l'indique, l'énergie fossile n'est pas celle de demain. Pour autant, les EOF ne seront pas les fossoyeurs de l'industrie pétrolière mais l'accompagneront dans les prochaines décennies pour la remplacer progressivement et permettre ainsi une reconversion en douceur des sites mais aussi des personnels. À condition de ne pas traîner et risquer de perdre le leadership au bénéfice d'autres pays.
Tout le monde semble l'avoir compris, tant l'État que la Région, les diverses collectivités et le monde de l'entreprise avec la participation active de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille-Provence et du Pôle Mer Méditerranée (association qui rassemble des entreprises, des laboratoires de recherche et des universités pour développer de nouveaux produits et services dans le domaine de l'économie maritime et littorale) sans oublier le GPMM, le Grand port maritime de Marseille
Car si ces fermes pilotes donnent toute satisfaction, leur industrialisation et leur conversion en fermes commerciales représenteront une véritable manne pour les industries locales, forte d'un savoir-faire industriel incomparable dans le offshore notamment.
A titre d'information, la ferme pilote de Port-saint-Louis/Faraman comptera trois ou quatre EOF pour une production d'énergie de 24 mégawatts (de quoi alimenter l'équivalent d'une ville de 40 000 habitants).
Une ferme commerciale représentera, elle, 80 à 100 EOF pour un total de 500 mégawatts ! Ce qui permettrait, à l'horizon 2025-2030, de disposer d'une énergie inépuisable et compétitive.
En vidéo, dossier complet avec les interventions, par ordre d'apparition, de Matthieu Monnier, chargé de mission ''industrie et éolien offshore'' chez France Énergie Éolienne; Philippe Maurizot conseiller régional, vice-président de la commission "Industrie, innovation, nouvelles technologies et numérique'' et conseiller municipal à Fos-sur-Mer; Patrick Baraona, directeur général du Pôle Mer Méditerranée et Maurice Wolff, vice-président à la CCI Marseille Provence.
http://www.maritima.info/actualites/economie/metropole/8587/avec-ses-eoliennes-l-ouest-de-l-etang-de-berre-a-le-vent-en-poupe.html

18/01/17 : Provence Grand Large premier projet d’éolien flottant
Le projet de plate forme éolienne flottante Provence Grand Large, porté par EDF Energies Nouvelles, est réalisé par le Groupe néerlandais SBM en coopération avec l'IFP Energies Nouvelles.
Le site de la future plate forme éolienne en mer Provence Grand Large, est idéalement placé. A quelques kilomètres de Port Saint-Louis du Rhône, le site est balayé par les vents, en particulier le mistral qui vienne la vallée du Rhône. Des vents descendant du Massif Central pourront aussi faire tourner les trois pales insérées dans la nacelle qui surmonte à cent mètre le mât solidement fixé sur une plate forme en partie immergée, arrimée aux fonds marins par des liaisons qui la laissent flotter.
Gille Duchesne, après une quinzaine d'années dans l'exploitation pétrolière, est un des responsable commercial du projet. Ce dernier est piloté parle groupe néerlandais SBM, dont le siège est à Amsterdam, dont le titre est côté à la bourse de la même ville. SBM, est un spécialiste mondial des installations flottantes utilis"es dans le secteur pétrolier.
Après les FPSO (Plates formes de production, de stockage et de transfert du pétrole), le développement de flottes de navires de soutien, de systèmes d'arrimage, le groupe s'intéresse à la conception et à la construction de plates formes capables de supporter et de faire fonctionner efficacement de puissantes éoliennes.
10 000 Mégawatt d'éolien terrestre en Europe
L'éolien en mer fixe, a connu un important développement depuis quinze ans, explique Gilles Duchesne, lors d'une présentation du projet ce vendredi au Centre de Solaize de l'IFP Energies Nouvelles. La puissance installée en Europe seulement représente plus de 10 Gigawatt. Mais l'éolien maritime fixe a des limites. Il ne peut être installé trop loin des côtes, peut poser des problèmes d'acceptabilité, et ne permet pas d'exploiter les gisements de vent les plus intéressants.
L'éolien flottant peut être installé plus au large ce qui permet de bénéficier de gisements puissants. Mais la technologie doit encore faire des progrès, comme ceux qu'a accomplis l'éolien maritime fixe. Actuellement l'éolien en mer permet un prix du MW un peu inférieur à 100 euros. C'est ce premier horizon que SBM et les porteurs du projet ont en ligne de mire.
D'autre projets d'éolien flottants vont démarrer en France au large d'autres côtes que celles du delta du Rhône. Le gisement mondial de l'éolien en mer pourrait être exploité à 70% par l’éolien flottant. La France est bien placée au niveau technologique comme au niveau de son domaine maritime. D'autres pays, disposent de grandes longueurs de côtes et sont aussi intéressés, comme les Etats-Unis d'Amérique et comme le Japon qui souhaitent tourner la page du nucléaire.
http://www.enviscope.com/energie/provence-grand-large-premier-projet-deolien-flottant/50650

14/01/17 : IFPEN et SBM Offshore à la conquête de l'éolien flottant
Forts de leurs compétences respectives sur les marchés de l'offshore et de l'énergie, SBM Offshore et l'IFP Energies Nouvelles (IFPEN) investissent conjointement dans le développement de l'éolien flottant. A l'épreuve : 3 éoliennes offshore, d'une puissance cumulée de 24MW, qui seront installées à 17km au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône à l'horizon 2020 pour une preuve de concept avant leur commercialisation. Un marché dont le potentiel est immense.
"L'éolien offshore flottant est encore à sa genèse" indique Gilles Duchesne, responsable commercial de l'éolien flottant chez SBM Offshore, rappelant les nombreux avantages par rapport à l'offshore...http://acteursdeleconomie.latribune.fr/strategie/energie/2017-01-13/ifpen-et-sbm-offshore-a-la-conquete-de-l-eolien-flottant.html

30/12/16 : Le 100% Renouvelable est possible pour la région PACA dès 2030 selon ENGIE. Et cela coûtera 20% moins cher
La Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, riche est ensoleillée, va-t-elle devenir la Californie française ? L'association négaWatt avait en 2011 proposé un plan pour que la Région passe au 100% renouvelable. C'est au tour d'ENGIE, numéro un français de l'énergie, d'apporter sa pierre à l'édifice.
Dans le cadre d’une interview pour Bloomberg publiée le 20 décembre 2016, Thierry Lepercq, Directeur Général adjoint du géant français, en charge de la Recherche & Technologie et de l’Innovation, a déclaré qu’« en France Engie a récemment conduit une étude de modélisation très approfondie (« very deep modeling ») de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur où vivent 5 millions de personnes, montrant qu’elle peut fonctionner entièrement avec les énergies renouvelables dès 2030, ceci à un coût 20% moins élevé que le système énergétique actuel » dominé aux trois quarts par le nucléaire d’ancienne génération.
« Le solaire, l’éolien, le biogaz, les batteries à grand échelle et l’hydrogène seront des éléments clés » a ajouté Thierry Lepercq.
Lepercq a par ailleurs dressé un tableau à la fois lucide et enthousiasmant pour le futur de l’Humanité: dans les régions très ensoleillées de la planète le coût du photovoltaïque pourrait en 2025 passer en dessous de 1 cent le kWh (1 US cent = 0,95 centimes d’€). Autrement dit moins de 10 dollars le MWh.
« Le solaire, le stockage batterie, les véhicules électriques à batterie ou hydrogène ainsi que les objets connectés sont dans une courbe en « J ». » En conséquence ce dirigeant estime que le prix du baril de pétrole pourrait s’effondrer à 10 dollars si le marché anticipe une baisse significative de la demande ». Pour Lepercq « la promesse d’une énergie quasi-infinie et libre est là ».
Des chercheurs finlandais ont mis en ligne un outil pédagogique (Global Internet of Energy Model) montrant que le 100% renouvelable est possible partout sur Terre. Les chercheurs soulignent que leur objectif est de « débunker les mythes sur les énergies renouvelables » colportés par les défenseurs des énergies non durables.
Vers un pétrole photovoltaïque
L’électricité solaro-éolienne peut servir à alimenter l’électrolyse de l’eau en dihydrogène. Ce dernier permet ahors d’obtenir du CH4 par méthanation. Contacté par Techniques-ingénieur.fr le chercheur Christian Breyer, professeur de « Solar Economy » au sein du MIT finlandais, la Lappeenranta University of Technology, a déclaré que « l’électricité solaire et éolienne peut tout à fait alimenter les transports aériens et maritimes longue distance ». Une concrétisation de la vision Solar Impulse du psychothérapeute suisse Bertrand Piccard.
En Novembre 2016 Breyer a co-publié une étude montrant que l’Europe pourrait alors mettre en place une coopération fructueuse dans le domaine du pétrole solaire, de type win-win, avec les pays d’Afrique du nord, du Maroc à l’Egypte. C’est la vision DESERTEC, mais sans les difficultés d’ordre géostratégique que pose la construction d’un grand réseau électrique HVDC sous-marin.
Si le prix de l’électricité tombe en dessous de 1 centime dès 2025 les pays très ensoleillés de la planète pourraient devenir les nouveaux rois du pétrole. Un pétrole qui sera disponible pour les 5000 millions d’années à venir. Ce qui est assez satisfaisant dans une perspective de durabilité.
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/renouvelable-possible-region-paca-2030-engie-39062/

25/11/16 : EDF EN emporte l’appel d’offres éolien offshore provençal
EDF EN va installer quatre éoliennes en 2020, au large de Port-Saint-Louis du Rhône (13). Engie emmène diverses sociétés pour un projet offshore comparable au large de Leucate.
Le 3 novembre 2016, l’appel à projets lancé par l’Ademe en 2015 pour créer quatre « fermes pilotes pour l’éolien flottant » a rendu deux nouveaux résultats sur la façade méditerranéenne française.
Le projet porté par EDF Energies Nouvelles a été retenu au large de Port-Saint-Louis du Rhône et du phare de Faraman. Ce projet, dit Provence Grand Large, reposera sur des flotteurs SBM/IFPEN (Amsterdam), et se composera de trois éoliennes avec turbines Siemens de 8 MW. A l’origine du projet, en 2011, celui-ci misait sur des éoliennes à axe vertical Nenuphar (Lille).
Le projet est conçu pour subvenir théoriquement aux besoins d’électricité de 40 000 personnes. Le site offshore sera ouvert en 2020 à 17 km de la ville de Port-Saint-Louis du Rhône.
Au large de Leucate, sur le littoral occitan, c’est le projet EFGL, porté par Engie, EDPR et CDC qu’a retenu l’Ademe. Il développera quatre éoliennes de 6 MW reposant sur des flotteurs Eiffage/PPI.
Trois sites méditerranéens, un atlantique
Le 22 juillet 2016, deux autres projets avaient déjà été choisis dans le cadre du même appel d’offres Ademe. Toujours en Occitanie, précisément au large de Gruissan avec le projet EolMed. Le consortium, piloté par le groupe Quadran, comprend lui aussi quatre éoliennes de 6 MW. Elles flotteront sur des éléments Damping Pool en béton, conçus par Bouygues Travaux Publics et la société d’ingéniérie Ideol, et porteront des turbines Senvion. Ce dernier projet devrait générer 300 emplois et induire un développement du port de Port La Nouvelle, où seront construits les flotteurs.
Le site breton de l’Île de Groix en Bretagne sera lui, investi par Eolfi avec le groupe chinois CGN, et s'appuie sur des flotteurs mixtes acier-béton, développés par DCNS.
Lancé en août 2015, et clôt en avril 2016, l’appel d’offres de l'Adème a pour but de doper l’innovation dans les énergies marines, mais aussi dans le domaine du stockage de l’énergie. Ces projets doivent permettre aux différents opérateurs de valider les technologies employées, et leur conformité avec les règles imposées par le réseau électrique.
http://www.econostrum.info/EDF-EN-emporte-l-appel-d-offres-eolien-offshore-provencal_a22517.html

05/11/16 : Des éoliennes flottantes à Fos-sur-Mer ? (13)
Pour l'heure, les éoliennes flottantes ne sont que des prototypes, mais elles pourraient d'ici 2020 devenir une industrie de pointe incontournable dans l'Hexagone.
Des modèles éprouvés
Un modèle actuellement testé au large des côtes portugaises est d'ailleurs capable de résister à des vagues de 16 mètres de haut, une caractéristique qui permet d'affirmer un peu plus que l'éolien flottant à de l'avenir.
La filiale métal d'Eiffage, associée à Engie et à la Caisse des dépôts, a d'ailleurs formulé une réponse à l'appel d'offres de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), en vue peut-être d'installer de tels appareils sur un site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui apparaît aujourd'hui comme un endroit idéal afin de les tester dans les meilleures conditions.
La réponse de l'Ademe est attendue dans le courant du mois de novembre.
http://www.les-smartgrids.fr/recherche-et-developpement/05112016,des-eoliennes-flottantes-a-fos-sur-mer-,1883.html

21/12/15 : Le schéma régional éolien annulé par le tribunal administratif de Marseille
Le schéma régional éolien (SRE) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, promulgué en septembre 2012 par le préfet de région, a été annulé par le tribunal administratif de Marseille, qui avait été saisi par une association de l’arrière-pays grassois. Ce schéma définissait les zones favorables à l’installation d’éoliennes et envisageait une production de 1245 MW d’électricité éolienne avant 2030. Dans les Hautes-Alpes, il désignait le Buëch comme un territoire d’accueil d’éoliennes, avec une production envisagée de 190 MW. C’est sur cette base que plusieurs projets éoliens sont envisagés sur la montagne d’Aureille (La Haute-Beaume et Montbrand), Saint-Julien-en-Beauchêne et Montjay.
Le tribunal administratif a retenu que le préfet de région n’avait pas fait procéder à « une évaluation environnementale » du schéma régional éolien, en violation d’une directive européenne et du code de l’environnement, ce qui constitue « un vice substantiel de procédure ».
Le préfet de région a deux mois pour faire appel de ce jugement, qui a été rendu le 19 novembre, mais qui n’a été signifié que le 15 décembre. A défaut, la procédure devra être reprise dans son intégralité pour faire approuver le SRE.
Le collectif des quatre associations du Buëch opposées à l’éolien industriel se félicite de cette décision. Les associations annoncent qu’elles « vont multiplier ces prochaines semaines les actions d’informations afin de mobiliser les citoyens du Buëch et au-delà, et faire pression sur les élus afin que soient respectées les obligations d’une étude environnementale sérieuse. Des initiatives auprès du nouveau préfet du département, du nouvel exécutif régional et du préfet de région seront prochainement engagées. »
Dans un communiqué, Amaury Navarranne, conseiller régional (FN) des Hautes-Alpes, se « félicite de cette décision. Ni la durée de vie du matériel éolien, son coût d’entretien et de démontage, ni son caractère oppressant sur nos paysages et son manque de performance, ne peuvent encore justifier ces projets. La raison et le pragmatisme doivent primer sur l’idéologie. »