Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Production d'électricité, consommation, puissance installée, ...

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20/06/17http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

03/06/17 : Les éoliennes ont fourni près de 5% de la consommation électrique française au premier trimestre 😡😡
Quel bilan pour les éoliennes en France ? La puissance éolienne raccordée au parc de production électrique français a plus que doublé au premier trimestre 2017
La puissance éolienne raccordée au parc de production électrique français a plus que doublé au premier trimestre 2017 pour atteindre 330 mégawatts (MW) contre 141 MW au premier trimestre 2016, selon des données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
Il s'agit de "la plus forte (puissance raccordée) jamais observée lors d'un premier trimestre", avec 34 nouvelles installations contre 18 un an plus tôt, note le ministère. Il précise que les capacités du parc éolien français atteignaient 12,1 gigawatts (GW) à fin mars contre 11,8 GW à fin 2016.
Les projets d'éolien terrestre en file d'attente représentaient à la même date une puissance totale d'un peu plus de 8 GW, dont 2,5 GW ont une convention de raccordement signée. Concernant l'éolien en mer, la puissance des projets en file d'attente s'établit à 3 GW...
4,8% de la consommation
La production éolienne a toutefois reculé de 12% au premier trimestre 2017, à 6,9 térawattheures (TWh), en raison de conditions de vent défavorables en janvier et, dans une moindre mesure, en février.
Toujours selon le ministère, les éoliennes ont fourni 4,8% de la consommation électrique nationale au premier trimestre.
Pour contribuer à l'objectif de 32% d'énergies renouvelables dans le "mix énergétique" français d'ici 2030, Emmanuel Macron a promis de soumettre dès le début de son quinquennat un calendrier d'appels d'offres qui porteraient sur un total de 26.000 MW d'éolien et de solaire d'ici à fin 2023, ce qui représenterait 30 milliards d'euros d'investissements...

01/06/17 : France : Les raccordements d'éoliennes ont bondi au 1er trimestre
PARIS, 1er juin (Reuters) - La puissance éolienne raccordée au parc de production électrique français a plus que doublé au premier trimestre 2017 pour atteindre 330 mégawatts (MW) contre 141 MW au premier trimestre 2016, selon des données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
Notant qu'il s'agit de "la plus forte (puissance raccordée) jamais observée lors d'un premier trimestre", avec 34 nouvelles installations contre 18 un an plus tôt, le ministère a précisé que les capacités du parc éolien français atteignaient 12,1 gigawatts (GW) à fin mars contre 11,8 GW à fin 2016.
Les projets d'éolien terrestre en file d'attente représentaient à la même date une puissance totale d'un peu plus de 8 GW, dont 2,5 GW ont une convention de raccordement signée.
Concernant l'éolien en mer, la puissance des projets en file d'attente s'établit à 3 GW.
La production éolienne a toutefois reculé de 12% au premier trimestre 2017, à 6,9 térawattheures (TWh), en raison de conditions de vent défavorables en janvier et, dans une moindre mesure, en février.
Toujours selon le ministère, les éoliennes ont fourni 4,8% de la consommation électrique nationale au premier trimestre.
Pour contribuer à l'objectif de 32% d'énergies renouvelables dans le mix énergétique français d'ici 2030, Emmanuel Macron a promis de soumettre dès le début de son quinquennat un calendrier d'appels d'offres qui porteraient sur un total de 26.000 MW d'éolien et de solaire d'ici à fin 2023, ce qui représenterait 30 milliards d'euros d'investissements.
Les statistiques du ministère :
http://bit.ly/2qJXMGy
https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/france-les-raccordements-d-eoliennes-ont-bondi-au-1er-trimestre-1681584.php

02/05/17 : Electricité : records battus pour la production éolienne et les exportations en mars 2017 👿😡👿😡
Selon le dernier aperçu mensuel sur l’énergie électrique publié jeudi 27 avril 2017 par RTE, l’énergie éolienne aurait battu un nouveau record de production au mois de mars 2017, prenant ainsi toujours plus de place dans le mix électrique français. Outre l’augmentation régulière des capacités de production installées, ces performances seraient liées avant tout aux bonnes conditions météorologiques caractérisées par des vents fréquents sur toute la période.
Avec plus de 18,2% de la consommation d’électricité sur l’ensemble du mois de mars, la production d’électricité d’origine éolienne a battu un nouveau record mensuel en France, et cela « grâce aux bonnes conditions venteuses ainsi qu’à l’augmentation du parc installé« , a précisé le gestionnaire du réseau électrique à haute tension dans son aperçu mensuel sur l’énergie électrique.
Lire aussi : RTE et GRT gaz inaugurent la coopération des réseaux
De manière générale, la production des énergies renouvelables (hors hydraulique) est repartie à la hausse après quatre mois de baisse. Elles ont permis de limiter le recours à des moyens d’origine fossiles (gaz, charbon, etc.), même si la production de ces derniers, en forte hausse depuis le début de l’hiver, a augmenté de 17,7% par rapport à mars 2016.
Lire aussi : RTE et GRT gaz inaugurent la coopération des réseaux
Concernant la consommation de courant, les températures très douces sur l’ensemble du mois ont provoqué une baisse de 9,4% par rapport au mois de mars 2016. « Le mois de mars 2017 est le plus chaud des mois de mars sur la période 1900-2017« , insiste le gestionnaire du réseau haute tension. Résultat, la France a pu consacrer une part plus importante de sa production à l’exportation d’électricité. Les exportations ont d’ailleurs elles aussi battu un record avec plus de 17 GW exportés le 30 mars à 19h30, soit l’équivalent de la capacité d’environ dix-sept réacteurs nucléaires.
https://lenergeek.com/2017/05/02/electricite-records-battus-pour-la-production-eolienne-et-exportations-mars-2017/

26/04/17 : Vers un quasi-doublement de la capacité éolienne mondiale en 2021 [GWEC]
Le Global Wind Energy Council (GWEC) prévoit que la capacité éolienne totale installée dans le monde (terrestre et marin) en 2021 atteindra 817 GW, contre 486,7 GW fin 2016. La croissance sera tirée par le continent asiatique, avec 357 GW de puissance installée. La Chine va continuer à mener la course en tête mais l’Inde devrait effectuer un rattrapage spectaculaire. Lequel est déjà bien parti, puisque le sous-continent a installé 3,6 GW l’année dernière.
L’Europe suivra l’Asie et affichera 234 GW de capacité dans quatre ans. Le GWEC estime que la forte baisse du MW éolien offshore dans certaines zones va donner un grand coup d’accélérateur aux projets ; l’Europe demeurant dans les années qui viennent le continent d’élection de cette technologie.
La capacité éolienne installée en Amérique du Nord pourrait quant à elle atteindre 159 GW.
Le rapport du GWEC* rappelle par ailleurs les principaux chiffres pour 2016 : 54,6 GW de capacité éolienne nouvelle dans le monde, dans 90 pays. Neuf d’entre eux ont dépassé 10 GW installés et 29 ont franchi le seuil du gigawatt. La capacité totale (486 GW, donc) a progressé de 12,6%. Les détails sont consultables sur le site de l’organisme.
* Global Wind Report, Annual Market Update, Global Wind Energy Council, 76 pages, avril 2017

13/04/17 : Nouveau record de prix dans l’éolien en mer 😯😯
La courbe d’apprentissage s’accélère encore dans l’éolien en mer avec un nouveau record de prix négocié lors du premier appel d’offres éolien en mer allemand, prenant de court jusqu’à l’administration elle-même. Quatre projets, représentant 1 490 MW à horizon 2025, ont en effet été validés pour un prix moyen de 44 €/MWh (complément de rémunération, sur 20 ans), alors que le cahier des charges fixait un prix plafond de 120€/MWh et que le précédent record détenu par Vattenfall au Danemark s’élevait à 49,9€/MWh.
Le raccordement au réseau n’est pas compris dans le prix puisqu’un réseau de câbles reliant les principales « zones éoliennes en mer » doit parallèlement être mis en oeuvre par le gestionnaire de réseau néerlandais TenneT. Parmi les quatre lauréats (ci-dessous), certains ont même ...
https://www.greenunivers.com/2017/04/nouveau-record-de-prix-dans-leolien-en-mer-161178/

11/04/17 : l'énergie éolienne dans le monde 😡😡😡😡
L’énergie éolienne est un moyen de production performant, efficace et durable. Elle est l’une des filières les plus rapides à mettre en place.
L’énergie éolienne est un moyen de production performant, efficace et durable. En termes de production d’électricité, elle est l’une des filières les plus propres, les plus sures et les plus rapides à mettre en place, tout en étant renouvelable. Mais, l’augmentation de la puissance éolienne a un impact croissant sur le réseau électrique. Du fait de la difficulté à prévoir la production, de la capacité d’accueil du réseau, du risque de déconnexions intempestives des fermes d’éoliennes et d’une dégradation de la qualité de l’électricité.
L'énergie éolienne d'ici 2030
Selon le scénario envisagé par la deuxième analyse stratégique de la politique énergétique, l’énergie éolienne fournira plus d’un tiers de la production totale d’électricité issue de sources d’énergie renouvelables d’ici 2020, et près de 40 % d’ici 2030, ce qui représente un investissement cumulé d’au moins 200 à 300 milliards d’euros (soit environ un quart du total des investissements dans les installations de production d’énergie) d’ici 2030.
L’Europe a pris une longueur d’avance en affirmant son ambition d’atteindre l’objectif de 20% d’énergies renouvelables dans sa consommation finale d’énergie en 2020. Afin de développer son avance technologique, l'industrie éolienne européenne concentre ses efforts sur l'exploitation de son potentiel éolien en mer (Offshore).
L’impact de l’éolien sur l’environnement
L’énergie éolienne est une solution efficace pour lutter contre le réchauffement climatique et limiter nos émissions de CO2. En effet, les éoliennes convertissent en électricité l’énergie du #vent sans produire de déchet ni émettre de gaz à effet de serre. Cette électricité, propre et renouvelable, se substitue à celle des centrales polluantes.
Cependant, les projets sont parfois source de préoccupations parce qu’ils peuvent entraîner des modifications du paysage, générer du bruit ou avoir des incidences sur la biodiversité et les habitats locaux.
Lorsqu’un parc éolien est en projet, une étude d’impact sur l’environnement doit être réalisée. Celle-ci intègre une évaluation du rendu visuel du parc et une étude acoustique très précise, permettant de déterminer une implantation optimale.
Des mesures simples pour la protection de la diversité doivent également être mise en œuvre par les maîtres d’ouvrage lors de la phase de chantier du projet. Par exemple, les travaux ne doivent pas être menés pendant les périodes de nidification ou de migration des oiseaux. #éolienne
http://fr.blastingnews.com/technologies/2017/04/lenergie-eolienne-dans-le-monde-001612973.html

06/04/17Production d’électricité : l’énergie éolienne s’envole 😠😡😡😠
Poussée par la transition énergétique, l’énergie éolienne devient le deuxième plus grand parc de production d’électricité en Europe, derrière le gaz. Elle souffle ainsi la place du charbon, qui était deuxième jusqu’alors, et offre une solution durable et efficace sur le marché de l’énergie européen.
Europe : l’énergie éolienne s’impose enfin
Après de lentes mais sûres avancées les années précédentes en Europe, l’énergie éolienne est récemment devenue le deuxième plus grand parc de capacité de production électrique du continent.
Sur fond de lutte contre le changement climatique, la part occupée par le charbon ne cesse de reculer tandis que l’éolien poursuit sa progression, selon un récent bilan de l’Association européenne WindEurope. Au premier trimestre 2017, les capacités éoliennes ont même détrôné les capacités installées des centrales à charbon sur le continent, preuve d’un réel engouement pour le renouvelable.
En 1990, la production d’électricité en Europe était assurée à 40 % par le charbon, contre 25 % en 2014. En parallèle, une étude publiée par l’institut Climate Analytics avance que l’ensemble des centrales électriques alimentées au charbon au sein de l’Union européenne sera fermé avant 2030, pour que l’Union européenne tienne les engagements pris lors de la COP 21.
> À lire aussi : Énergie renouvelable : la réforme d’aides à l’éolien avancée à 2017
Une production d’électricité plus propre et plus compétitive
Présente en quantité illimitée, propre, compétitive, l’énergie éolienne en Europe connaît un développement constant depuis plusieurs années avec une capacité installée de 153,7 gigawatts. L’éolien représente désormais plus de 50 % de l’ensemble des nouveaux moyens de production d’énergie mis en service en 2016 en Europe : l’an dernier, ce sont 10,9 gigawatts qui ont été installés sur terre et 1,56 gigawatt en mer.
L’Allemagne fait figure de bon élève dans le secteur puisque le pays totalise 44 % des nouvelles installations, soit 5,4 gigawatts. La France avec 1,6 gigawatt, les Pays-Bas (887 mégawatts), la Finlande (570 MW), l’Irlande (384 MW) et la Lituanie (178 MW) apportent également leur pierre à l’édifice énergétique.
En revanche, l’énergie éolienne en Europe ne représentait, en 2016, que 10,4 % de la consommation d’électricité du continent. C’est moins qu’en 2015, quand la production d’électricité était assurée à 10,7 % par l’éolien : un phénomène qui s’explique par des installations à la rentabilité inférieure – pour le moment - aux autres sources d’énergie comme le gaz ou le charbon.
Avec une progression encourageante, un déclin du charbon et une stagnation du gaz à hauteur de 180 gigawatts, l’éolien fait figure d’énergie bien ancrée dans le paysage européen, en passe de devenir un pilier de la production d’énergie en Europe dans les années à venir. Propre, renouvelable, fiable, elle revêt aussi un intérêt économique puisque l’énergie éolienne représente aujourd’hui 330 000 emplois en Europe, et contribue aux exportations du continent.
> À lire aussi : Consommation d’énergies renouvelables en Europe : des résultats prometteurs
Pour aller plus loin :
Énergie et solaire : l’énergie verte a le vent en pour en Pays de la Loire
Énergie éolienne : un parc offshore pour la Grande-Bretagne
Transition énergétique : l’Europe a les moyens de ses objectifs
http://www.lenergietoutcompris.fr/actualites-et-informations/prix-des-energies/production-d-electricite-l-energie-eolienne-s-envole-48128

05/04/17 : Éoliennes : 2016, année la moins ventée en dix ans
ÉCONOMIE. Spécialisée dans l’éolien, la Compagnie du Vent, une filiale d’ENGIE est basée à Montpellier. On peut dire que son état de santé est bon, au regard du bilan financier et des projets qui offrent de belles perspectives pour le développement de cette entreprise, même si l’année 2016 a été moins productive que 2015 et pour cause : l’année dernière a été la moins ventée depuis dix ans.
En 2016, La Compagnie du Vent a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 64,7 millions d’euros, en baisse de 3,3% par rapport à 2015 -67 millions d’euros-, et en hausse de 18,3%, par rapport à 2014. Cette baisse est due principalement aux conditions météorologiques particulièrement défavorables, faisant de l’année 2016 la moins ventée depuis plus de dix ans.
La Compagnie du Vent a dégagé un résultat consolidé de 33,3 millions d’euros en 2016. Ce résultat est positif pour la troisième année consécutive (8,6 millions d’euros en 2014 et 10,4 millions d’euros en 2015). La hauteur du résultat s’explique par la cession partielle d’actifs, cession destinée à financer de nouveaux développements importants.
L’an dernier, La Compagnie du Vent a investi plus de 88 millions d’euros dans le développement et la construction de nouveaux actifs dans l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque au sol. Au 31 décembre, la puissance installée de l’entreprise s’élevait à 511 mégawatts (MW) : 423 MW éoliens et 88 MWc solaires photovoltaïques, soit + 13% en un an.
340’000 personnes chauffées
Ces actifs de production ont généré une production annuelle de 815 millions de kilowattheures, soit la consommation électrique, chauffage inclus, d’environ 340’000 personnes ou l’équivalent de la population des villes de Montpellier et de Béziers réunies.
En neuf ans, l’entreprise a plus que quintuplé sa puissance installée : celle-ci est passée de 99 MW fin 2007 à 511 MW fin 2016. Dans l’éolien en 2016, La Compagnie du Vent a mis en service 46,3 MW avec les parcs de la Plaine du Bois de Falfosse & Les Ramonts (Seine-Maritime – 23,5 MW), le parc de la Voie du Moulin (Seine-Maritime – 10 MW) et celui de Mont de Saint-Benoit (Aube – 12,8 MW).
En novembre dernier, La Compagnie du Vent et La Caisse des Dépôts et Consignations ont signé la documentation contractuelle de cession visant à céder à cette dernière 49,9% du parc éolien des Châtaigniers situé dans la Marne. Cet investissement s’ajoute aux deux précédents projets réalisés dans le cadre du partenariat entre les deux entreprises. Cette opération permet à La Compagnie du Vent d’accélérer le développement de ses projets, et à travers elle, l’essor des énergies renouvelables.
Premier parc éolien ici
L’entreprise a également lancé la construction du parc éolien de Fontenille (Charente – 10 MW) et celui du du Bois de Montrigaud (Drôme – 24 MW), en partenariat avec l’agglomération de Valence Romans et poursuit la construction du parc éolien de Cabalas, premier parc de La Compagnie du Vent implanté sur le plateau du même nom, sur la commune de Joncels, près de Lodève, dans l’Hérault (30 MW).
En solaire photovoltaïque, en 2016, l’entreprise a augmenté de 15% sa puissance installée (+ 13,5 MWc) avec la mise en service des ombrières solaires photovoltaïques sur les parkings d’une entreprise de logistique automobile située à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales – 3 zones de 4,5 MWc). Cette centrale a été inaugurée en octobre dernier en présence d’Isabelle Kocher, directeur général du Groupe ENGIE, de Delphine André, présidente du Groupe Charles André et d’Agnès Langevine – vice-présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.
Centrale solaire
L’entreprise a lancé en 2016 la construction de la centrale solaire photovoltaïque de Montane Sud (Corrèze – 12 MWc). En éolien offshore, le projet éolien en mer Dieppe – Le Tréport, retenu par l’Etat français dans le cadre de l’appel d’offres national de 2014, est arrivé en fin de période de « levée des risques ». Le projet avance conformément aux attentes.
En novembre 2016, et ce pour la première fois, La Compagnie du Vent a ouvert à l’épargne citoyenne le financement d’une centrale solaire photovoltaïque (Montane Sud – Corrèze), via la plateforme web Enerfip. La campagne s’est achevée en janvier dernier avec 300’000 € collectés auprès de 173 personnes, alors qu’un objectif initial de 150’000 € avait été fixé. Les internautes ont pu d’abord découvrir le projet et toutes ses caractéristiques en septembre, avec la possibilité de s’inscrire afin d’être les premiers avertis pour y investir. Les citoyens ont participé à hauteur de 100 € minimum en souscrivant à des obligations.
20’000 m2 à l’aéroport de Montpellier
Cette campagne de financement participatif est un véritable succès et La Compagnie du Vent compte renouveler cette expérience sur de futures réalisations. L’appel d’offres de l’Aéroport de Montpellier Méditerranée est un succès : La Compagnie du Vent, en partenariat avec Energies du Sud, a, en effet remporté l’année dernière l’appel d’offres lancé par l’aéroport de Montpellier, sur la commune de Mauguio pour l’extension de ses ombrières solaires photovoltaïques sur les parkings, l’extension du P6 et du P8. Au total, une surface d’environ 20’000 m2 viendrait compléter les installations existantes pour une puissance de 3,3 MWc. Ce projet sera présenté à l’appel d’offres de l’Etat en juin prochain, avec une mise en service de cette extension prévue pour 2018.
Nombreux chantiers
Quatre nouveaux projets sélectionnés à l’appel d’offres national solaire photovoltaïque : Dans le cadre de l’appel d’offres lancé par le gouvernement français en novembre 2016 (AO CRE 4.1), visant à développer la filière industrielle photovoltaïque, La Compagnie du Vent a été retenue, en mars dernier, pour développer, construire et exploiter quatre projets solaires photovoltaïques représentant une puissance globale de 27 MWc. Les projets lauréats sont, dans la famille des ombrières solaires, STVA Avrigny Ouest (9 MWc – Hauts-de-France) et STVA Avrigny Est (8,3 MWc – Hauts-de-France). Dans la famille centrale au sol, les projets retenus sont Col de la Dona, entre Estagel et Calce, dans les Pyrénées-Orientales -5 MWc- et Vallon de l’Epine (5 MWc – Provence-Alpes-Côte d’Azur). La Compagnie du Vent prépare la construction de 7 nouveaux parcs éoliens (+ 112 MW) et 12 nouvelles centrales photovoltaïques au sol (+ 103 MWc) en France, dont les mises en service sont prévues entre la fin de l’année et début 2019. Le développement de ces nouveaux sites de production représentent près de 250 millions d’euros d’investissement, ajouté aux chantiers ouverts en 2016 – dont la mise en service interviendra en 2017 (+ 45,5 MW en éolien et 12 MWc en PV) –, permettra à l’entreprise d’augmenter sa puissance installée de 53% d’ici fin 2018/début 2019.
Actions avec Face Hérault
L’entreprise est active dans la R&D depuis des années, en solaire photovoltaïque comme en éolien. En solaire photovoltaïque, La Compagnie du Vent développe depuis 2016, en partenariat avec le laboratoire Promes-CNRS, le projet de R&D « Rivesaltes Grid ». Ce projet repose sur une plateforme technologique regroupant des ombrières solaires de parking, un système de batteries et un véhicule électrique, le tout connecté à des ateliers gérés en autoconsommation.
La Compagnie du Vent poursuit une démarche visant à préserver la qualité de vie au travail et s’engage activement au développement de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Un accord d’entreprise a ainsi vu le jour en 2016. Au travers de cet accord, La Compagnie du vent s’est fixé des objectifs afin de développer la mixité dans ses métiers techniques.
L’entreprise s’engage ainsi auprès de l’association Face Hérault, à Montpellier en participant à des forums, des événements et des actions sur le territoire auprès des jeunes, afin de susciter des vocations parmi les jeunes filles.
Bilan d’activités 2016 et perspectives 2017 de La Compagnie du Vent, Groupe ENGIE • Chiffre d’affaires consolidé : 64,7 millions d’euros, en baisse de 3,3% par rapport à 2015 • Résultat net consolidé de 33,3 millions d’euros en 2016 (10,4 millions d’euros en 2015) • 88 millions d’euros investis dans le développement éolien et photovoltaïque en 2016 • Ambition maintenue dans le solaire photovoltaïque • Puissance installée multipliée par 5 en 9 ans : cap des 500 MW franchi fin 2016 • Plus de 50% de puissance installée d’ici fin 2018-début 2019 I. Des investissements soutenus malgré des conditions météorologiques défavorables Des résultats financiers consolidés positifs.
> La Compagnie du Vent est pionnière en matière d’énergie renouvelable. Elle a installé la première éolienne raccordée au réseau électrique national français en 1991 à Port-la-Nouvelle -Aude-, puis le premier parc éolien en 1993. Elle a également installé le premier parc éolien marocain en 2000, à Al Koudia Al Baïda. La société est désormais un acteur de référence dans l’énergie solaire avec l’exploitation de dix centrales pour une puissance totale de 88 MWc. Fin 2016, La Compagnie du Vent disposait d’un parc de production de plus de 510 mégawatts installés : 29 parcs éoliens et 10 centrales solaires.
L’entreprise, dont le siège social est basé à Montpellier, emploie 150 salariés. La Compagnie du Vent est une filiale d’ENGIE, un leader mondial de l’énergie, qui en détient 60%. En France, ENGIE dispose d’un parc diversifié de plus de 10 000 MW de puissance installée, dont 60 % de source d’énergie renouvelable. ENGIE est leader dans l’éolien avec 1730 MW de capacité installée, leader dans le solaire avec une puissance de 522 MWc et leader alternatif dans la production hydroélectrique avec une capacité installée de 3820 MW.
http://e-metropolitain.fr/2017/04/05/eoliennes-2016-annee-la-moins-ventee-en-dix-ans/

21/03/17La production électrique d'origine fossile a bondi en France au mois de février
La production d'électricité d'origine thermique (gaz, charbon, etc.) a bondi en février en raison d'une moindre disponibilité des centrales nucléaires, malgré une consommation en baisse sous l'effet de températures plus douces, a indiqué RTE mardi. "Malgré la douceur du mois de février 2017, le thermique à combustible fossile est en hausse par rapport à février 2016", de 65% à 6 131 gigawattheures (GWh), a précisé le gestionnaire du réseau électrique à haute tension dans son aperçu mensuel sur l'énergie électrique.
Ce phénomène s'explique par l'indisponibilité de plusieurs réacteurs nucléaires sur les 58 que compte le parc français, du fait de contrôles de sûreté supplémentaires ou d'arrêts de maintenance. "Pour le 10e mois consécutif, la production nucléaire reste en deçà du niveau observé à la même période l'année passée", a expliqué RTE: le mois dernier, elle a reculé de 10% à 33 696 GWh. L'hydraulique (-35% à 4 562 GWh) et l'éolien (-12% à 2 519 GWh) sont également en baisse, tandis que le solaire progresse (+10% à 437 GWh) grâce à l'augmentation des capacités installées.
Pourtant, le 27 février à 13h00, "la puissance instantanée de production des filières éolienne et solaire a dépassé, pour la première fois, les 11,3 GW en France", a souligné RTE. Au total, la production de courant s'est élevée à 48 059 GWh en France en février, face à une demande en repli de 5,5% à 43 896 GWh, en raison de températures plus douces (+0,8°C) par rapport à la même période en 2016. Corrigée de l'aléa climatique, la consommation d'électricité est restée stable. Après deux mois consécutifs où la France a importé plus d'électricité qu'elle n'en a exporté vers ses voisins, le solde des échanges transfrontaliers du pays est repassé exportateur en février, à hauteur de 3 418 GWh.
http://www.connaissancedesenergies.org/afp/la-production-electrique-dorigine-fossile-bondi-en-france-au-mois-de-fevrier-170321?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=newsletter/le-fil-info-energies-21-mars-2017

18/03/17 : L’éolien en France, le bon élève des énergies renouvelables 😡😡😡
« Je ferai de notre pays le leader européen des énergies marines renouvelables » défendait François Hollande en 2012 dans ses 60 engagements pour la France. Cinq ans et une COP21 plus tard, l’objectif est loin d’être atteint. Malgré l’essor de l’éolien marin en Europe, la France accuse un grand retard sur ses voisins d’Allemagne et du Royaume-Unis. La mise en service des premiers parcs éolien offshore ne devrait d’ailleurs arriver qu’en 2020, soit 29 ans après le Danemark.
Plus généralement, la France se détache difficilement du peloton européen pour les énergies renouvelables. Avec 14,9% de son énergie issue des énergies renouvelables en 2015, elle se classe bien loin des pays nordistes tels que la Suède (50,2%), la Lettonie (39%) ou la Finlande (38,7%). La France est d’ailleurs le pays de l’UE qui affiche le plus gros retard sur son objectif (17% pour 2015).
Cela dit, comme pour la COP21, la France peut donner le bon exemple. Elle se classe en effet quatrième pays européen pour la production d’électricité issue de l’éolien en 2016. Même si l’éolien ne représentait que 4% de la production d’électricité en France en 2016, sa part ne cesse de progresser. Des projets sont d’ailleurs en cours, notamment en Bretagne, où la petite commune de Ouessant est en passe de devenir la première île au monde à couvrir ses besoins en électricité grâce à l’hydrolien, cousin marin de l’éolien.
Le secteur peut compter sur l’aide de l’Etat mais également sur des initiatives privées pour se développer. L’EDF rachète par exemple à un coût fixe l’énergie produite, et ce indépendamment du cours des prix de l’électricité. En outre, en 2015, EDF signe son premier financement participatif pour un parc éolien dans les Vosges : les habitants de la commune et des communes voisines ont en partie financé le projet en échange d’une rémunération à hauteur de 4% de leur prêt.
La croissance de l’éolien en France est néanmoins limitée par plusieurs facteurs. La France a actuellement l’électricité la moins chère d’Europe, notamment grâce à son parc nucléaire qui assurait, en 2015, 76% de sa production d’énergie. Or le coût de production de l’éolien est souvent plus élevé, ce qui fragilise les investissements dans ce secteur. Par ailleurs, l’éolien ne fait pas l’unanimité auprès des populations. Les projets sont régulièrement menacés par les protestations des associations anti-éolien, ce qui est à l’origine des retardements dans la mise en service des parcs éoliens offshore. En cause, des paysages menacés et une fabrication non française des éoliennes (en 2014, 95% des éoliennes en France provenaient de fabricants étrangers).
Cela dit, une mesure prise par le gouvernement et en vigueur depuis le 1er mars dernier devrait diminuer le temps de réalisation des projets éoliens en simplifiant les démarches administratives : alors que de nombreuses autorisations étaient nécessaire pour accepter un projet, il ne faudra plus qu’une autorisation environnementale unique.
http://les-yeux-du-monde.fr/actualite/europe/28674-leolien-en-france-le-bon-eleve-des-energies-renouvelables

17/03/17 : Eolien : la météo a fait stagner la production européenne en 2016
Selon l'observatoire des Energies renouvelables, Observ'ER, la capacité éolienne en Europe installée dans l'année a légèrement reculé en 2015, et malgré un parc en progression, la production totale a presque stagné.
En 2016, la capacité nouvelle installée dans l’Union européenne s'est établie à 12,1 Gigawatt contre 12,5 GW en 2015. L'Allemagne a représenté 45 % du marché des installations et les pays Bas, avec 788 MW sont entrés dans les dix premiers parcs européens nationaux. Les Pays-Bas ont raccordé le deuxième plus important parc en mer du monde.
Mais au total, la puissance installée dans l'Union a peu augmenté en un an. Elle s'est établie à la fin de 2016 à 153,6 GW, contre 142 GW atteints fin 2015. La production a été de 302,6 TWh à la fin de 2016, à peine supérieure à la production de 2015, 301,8 TWh, en raison de conditions météorologiques exceptionnellement mauvaises.
L'éolien en mer a connu une faible croissance, avec seulement 2 GW raccordés, dont 1,2 GW dans les eaux européennes, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Pays-Bas. Selon Observ'ER, la poursuite de la tendance actuelle devrait situer la capacité installée en 2020 à 194 GW, en deçà des prévisions de 213,6 GW des plans d'actions nationaux énergies renouvelables.
http://www.enviscope.com/environnement/eolien-la-meteo-a-fait-stagner-la-production-europeenne-en-2016/52268

16/03/17 : Energie éolienne : vers une puissance décuplée dans l'avenir ? 😡😡😡
De plus en plus compétitives grâce à des coûts de production en baisse constante depuis plusieurs années, les énergies renouvelables pourraient encore progresser et voir leur puissance augmenter de manière significative dans l’avenir. Un groupe de chercheurs européen spécialisé dans les matériaux supraconducteurs a obtenu des résultats qui pourraient « révolutionner la production d’énergie renouvelable« , et permettre par exemple de doubler la puissance d’une éolienne.
Baptisé Eurotapes, ce consortium scientifique concentre depuis plusieurs années maintenant ses recherches sur la supraconductivité (capacité de certains matériaux à conduire le courant électrique sans aucune résistance) et vient d’obtenir des résultats potentiellement révolutionnaires pour les filières de production renouvelables. Cherchant à « produire des rubans supraconducteurs moins chers et plus efficaces« , il serait parvenu à réaliser 600 mètres de ruban supraconducteur avec un procédé qui en réduit le coût de production via l’utilisation d’un matériau inédit, explique dans un communiqué, l’Institut de sciences des matériaux de Barcelone (ICMAB), coordinateur du consortium.
Lire aussi : Éolien, solaire, bois : des énergies de plus en plus compétitives selon l’Ademe
« Ce matériau, un oxyde de cuivre, est comme un fil qui conduit cent fois plus d’électricité que le cuivre. Avec ce fil, on peut par exemple produire des câbles qui transportent beaucoup plus d’électricité ou bien générer des champs magnétiques plus intenses qu’actuellement« , précise à l’AFP, le professeur Xavier Obradors. Ses applications possibles sont donc très prometteuses pour la production d’énergies renouvelables. En matière d’énergie éolienne par exemple, ce nouveau matériau pourrait équiper des aérogénérateurs plus puissants et permettre de « doubler la puissance d’une éolienne« , assure M. Obradors.
Lire aussi : Innovation : les renouvelables montent en puissance
Le consortium Eurotapes associe actuellement une vingtaine d’universités, de centres de recherches et d’entreprises de neuf pays européens dont l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Autriche, l’Italie, la Slovaquie, la Roumanie, et la Belgique, et bénéficie d’un budget de 20 millions d’euros financé par l’Union européenne.
http://lenergeek.com/2017/03/16/energie-eolienne-eurotapes/

08/03/17 : Les chiffres du parc éolien français
La Tribune de l’énergie vous propose, en images, de retrouver cinq chiffres à savoir sur le parc éolien français. Lequel a produit, en 2015, près de 4% de l’électricité totale du pays.
Quelle est la puissance totale raccordée en France ? Quelles sont les régions qui produisent le plus ? C'est à ces questions notamment que La Tribune de l'énergie vous propose de répondre avec cinq chiffres à connaître sur le parc éolien français.
Pour l'année 2015, l'électricité issue de nos éoliennes a représenté 3.9% de la production totale du pays. Le parc éolien hexagonal est aujourd'hui le quatrième parc européen en termes de puissance, derrière l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie-avec-enedis/les-chiffres-du-parc-eolien-francais-651454.html

03/03/17 : Eolien : le parc français atteint 11,7 GW
En 2016, 1.351 mégawatts (MW) d'éolien ont été raccordés au réseau électrique français, dont 530 MW au quatrième trimestre de l'année. Le volume annuel raccordé a progressé de 37% sur un an et établit un nouveau record (le précédent datait de 2010 avec 1.244 MW). "Il s'agit du plus haut niveau de raccordement jamais observé sur une année". Au total, le parc éolien atteint 11,7 gigawatts (GW). Telles sont les principales conclusions du tableau de bord éolien du quatrième trimestre 2016, publié le 24 février par le ministère de l'Environnement
Production en recul
En revanche, la production du parc éolien français est en baisse par rapport à 2015. Elle s'établit à 20 térawattheures (TWh). "Après un premier semestre dynamique, [la production] recule en glissement annuel au second semestre, en raison de conditions de vent particulièrement défavorables", explique le ministère. Les éoliennes ont fourni 4,1% de la consommation électrique française en 2016.
Fin décembre 2016, la file d'attente des projets d'éolien terrestre s'établit à près de 8 GW.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-puissance-parc-2016-28558.php4

28/02/17 : Une loi ratifie les ordonnances relatives à l’autoconsommation d’électricité et au développement des ENR
La loi n° 2017-227 du 24 février 2017 ratifiant les ordonnances n° 2016-1019 du 27 juillet 2016 relative à l'autoconsommation d'électricité et n° 2016-1059 du 3 août 2016 relative à la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables et visant à adapter certaines dispositions relatives aux réseaux d'électricité et de gaz et aux énergies renouvelables a été publiée au Journal officiel le 25 février 2017. Comme son nom l’indique, elle ratifie deux ordonnances prises en 2016 afin de faciliter le développement de l’autoconsommation d’électricité et d’encourager le développement des énergies renouvelables.
Comme expliqué dans un précédent article, l’ordonnance n°2016-1019 du 27 juillet 2016 relative à l’autoconsommation d’électricité et l’ordonnance n°2016-1059 du 3 août 2016 relative à la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, prises toutes deux sur le fondement de la loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, visent notamment, pour la première, à instaurer une obligation pour les gestionnaires de réseau de faciliter les opérations d’autoconsommation, et pour la seconde, à mettre en place des mesures permettant une meilleure intégration des énergies renouvelables au marché et au système électrique, ainsi que de nouvelles procédures de mise en concurrence, plus adaptées au stade de maturité de certaines énergies renouvelables.
Ratifiées par la loi du 24 février 2017, elles enrichissent le Code de l’énergie de nouvelles dispositions dont un chapitre entier consacré à l’autoconsommation, désormais définie, selon l’article L. 315-1 du Code de l’énergie, comme « le fait pour un producteur, dit autoproducteur, de consommer lui-même et sur un même site tout ou partie de l'électricité produite par son installation. La part de l'électricité produite qui est consommée l'est soit instantanément, soit après une période de stockage ». Notons à ce sujet que cette définition n’est pas celle prévue originellement par l’ordonnance. C’est l’article 8 de la loi du 24 février qui est venu apporter quelques prévisions, notamment la dernière phrase relative au moment de la consommation d’électricité.
À partir de maintenant, les gestionnaires de réseaux publics de distribution d’électricité devront mettre en œuvre les dispositifs techniques et contractuels nécessaires afin de permettre la réalisation des opérations d’autoconsommation dans des conditions transparentes et non discriminatoires. Quant aux exploitants d’installations de production d’électricité participant à une opération d’autoconsommation, ils devront déclarer ces installations au gestionnaire du réseau public d’électricité compétent, préalablement à leur mise en service.
Quant au développement des énergies renouvelables, envisagé par l’ordonnance du 3 août 2016, l’article L. 341-1 du Code de l’énergie relatif à l’obligation d’achat est complété par un 2° qui envisage l’obligation, sous réserve de la nécessité de préserver le fonctionnement des réseaux, pour EDF et les entreprises locales de distribution de conclure, lorsque les producteurs intéressés en font la demande, un contrat pour l’achat de l’électricité produite sur le territoire national par « les installations de production d'électricité qui utilisent des énergies renouvelables [...] ou les installations qui mettent en œuvre des techniques performantes en termes d'efficacité énergétique telles que la cogénération ».
La procédure de mise en concurrence est également modifiée et des dispositions envisagent l’intégration des énergies renouvelables au système électrique.
http://www.environnement-magazine.fr/article/49093-une-loi-ratifie-les-ordonnances-relatives-a-l-autoconsommation-d-electricite-et-au-developpement-des/
17/02/17 : Energies renouvelables: l’autoconsommation d'électricité adoptée par le Parlement, les P.-O. en première ligne
Attendu par tous les acteurs des énergies renouvelables, ce texte de loi ouvre de nouvelles opportunités à la filière. Les P.-O. en première ligne.
L’événement fera date dans le processus de la transition énergétique. Mercredi 15 février, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi relatif à l’autoconsommation d’électricité et à la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables. Le projet de loi ratifie l’ordonnance du 27 juillet 2016 relative à l’autoconsommation d’électricité.
Cette ordonnance permet de doter la France d’un cadre légal qui facilite le développement de l’autoconsommation. Elle reconnaît notamment l’autoconsommation collective et l’obligation pour les gestionnaires de réseau de faciliter les opérations d’autoconsommation. Cette ordonnance prévoit également l’établissement par la Commission de régulation de l’énergie d’une tarification d’usage du réseau adaptée aux installations en autoconsommation pour tenir compte des réductions de coûts d’utilisation des réseaux que peuvent apporter ces opérations.
Une évolution légale qu’a défendue à bout de bras André Joffre, président du pôle de compétitivité Derbi (développement des énergies renouvelables dans le bâtiment et l’industrie), chantre de l’autoconsommation en France. En redoublant d’énergie. Et en faisant le siège du ministère de l’Écologie depuis plusieurs années.
Développement de l’énergie digitale
Jusqu’à convaincre au plus haut sommet de l’État. Si bien qu’aujourd’hui, la ministre Ségolène Royal est très attachée à ce que les tarifs d’usage des réseaux intègrent dès à présent ce nouvel usage qu’est l’autoconsommation, pour en favoriser le développement. « Avec la baisse annoncée des prix des modules, cette avancée législative est capitale pour notre secteur d’activité. Elle va permettre au solaire photovoltaïque de se développer.
L’autoconsommation est en effet le seul secteur du solaire qui échappe à la régulation des volumes par appels d’offres. L’autoconsommation signe également le développement de l’énergie digitale. Nous sommes déjà en train de travailler sur des projets collectifs en autoconsommation avec la métropole Perpignan Méditerranée et le conseil départemental des Pyrénées-Orientales via la technologie de la blockchain », commente André Joffre, également PDG de Tecsol.
De nouvelles perspectives s’ouvrent donc pour la filière et notamment les applications liées à la gestion digitale de l’autoconsommation. La loi sera très rapidement promulguée afin que ses dispositions en faveur de l’accélération de la transition énergétique entrent en vigueur.

15/02/17 : La production éolienne a baissé en 2016 malgré la hausse du parc installé
Le gestionnaire de réseau RTE a présenté ce matin le bilan électrique français pour 2016, marqué notamment par une baisse des productions d’origine nucléaire (-7,9%) fuel (-13,1%) et charbon (-15,4 %), largement compensée par une forte hausse du gaz (+ 60,8%). La production renouvelable, elle, reste stable malgré un accroissement de la puissance installée.
Le parc d’énergie renouvelable français a crû de 2 200 MW en 2016 (dont 1 345 MW d’éolien) pour autant la production est stable, voire légèrement en baisse : à 94,7 TWh contre 95,1 TWh en 2015. La principale raison à ce résultat, de prime abord intrigant, est que la météo de cette année n’a pas été très favorable à l’éolien dont la production annuelle est en retrait pour la première fois malgré l’augmentation sensible du parc installé. Le vent a permis de produire 20,7 TWh d’électricité en 2016, soit 1,8% de moins qu’en 2015 alors que sur le même temps, le parc installé s’est accru de 13% pour atteindre 11 670 MW à fin 2016.
« La ressource en vent s’est affaiblie, particulièrement sur la fin de l’année », a expliqué François Brottes, ...
https://www.greenunivers.com/2017/02/la-production-eolienne-a-baisse-en-2016-malgre-la-hausse-du-parc-installe-157615/

13/02/17 : Electricité renouvelable en France : record de raccordements en 2016
Avec près de 2.200 MW raccordés en 2016, les renouvelables affichent une stabilité depuis trois ans. L'éolien atteint un nouveau record, alors que le photovoltaïque marque encore le pas, loin du record de 2011.
En 2016, 2.188 mégawatts (MW) de capacités de production renouvelable ont été raccordées au réseau électrique français. Ce résultat est dans la lignée des deux années précédentes au cours desquelles un peu plus de 2.000 MW ont été installés. Il reste toutefois inférieur au record de 2011 (plus de 2.500 MW). L'éolien compte pour 62% de ces nouvelles capacités et le solaire pour 26%. Le parc total, en incluant l'hydraulique et la biomasse, est de 45.842 MW. Tels sont les principaux constats dressés par le neuvième panorama de l'électricité renouvelable publié le 10 février par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis et l'Association des distributeurs d'électricité en France (ADEeF).
Par ailleurs, la production d'électricité renouvelable a atteint 94,7 térawattheures (TWh) en 2016. Elle a permis de couvrir 19,6% de la consommation électrique nationale, soit 0,9 point de plus qu'en 2015. Cette production s'inscrit en hausse de 6,5% sur un an, principalement grâce aux productions hydraulique et solaire. "Des conditions météorologiques particulières (fortes pluies au printemps, été ensoleillé et sec, voire caniculaire) ainsi que l'augmentation des capacités de production expliquent en grande partie cette évolution", indique le document. En revanche, la production éolienne reste stable, compte tenu de la faiblesse de la ressource au second semestre 2016.
L'éolien affiche un nouveau record
Sans grande surprise, l'hydraulique reste la première des énergies électriques de source renouvelable, avec 25.200 MW installés, soit 56% du total. L'éolien et le solaire représentent pour leur part 40% du total avec 18.400 MW. Toutefois, les auteurs du panorama expliquent qu'actuellement l'éolien et le solaire représentent 88% des nouvelles installations renouvelables. "Cette dynamique devrait se poursuivre, portée par les objectifs nationaux entérinés en avril 2016", estiment-ils, précisant que le cumul de la puissance installée se situe à 89% de l'objectif de 51.700 MW fixé à l'horizon 2018 dans le décret PPE.
En 2016, près de 1.350 MW d'éolien ont été raccordés au réseau, portant le total à 11.670 MW. Ce niveau de raccordement constitue un record, devant les années 2009 (1.246 MW installés) et 2014 (1.156 MW). A fin 2016, 78% de l'objectif 2018 fixé pour l'éolien dans la PPE est atteint. Pour les années à venir, le panorama fait état d'un volume de projets en développement de 8.200 MW d'installations éoliennes terrestres et 3.200 MW d'installations éoliennes offshore. Pour autant, l'atteinte de l'objectif n'est pas assurée : "pour respecter cet objectif, la croissance annuelle du parc devrait être portée à 1.665 MW par an, soit une augmentation de 24% du rythme observé sur les douze derniers mois".
Le solaire enregistre un nouveau repli
Du côté du solaire, les nouvelles installations ont atteint 576 MW, portant l'ensemble du parc à 6.772 MW. Le ralentissement de la filière se poursuit: le niveau des nouveaux raccordements est inférieur à celui de 2010 (689 MW) et très loin du sommet de 2012 (1.706 MW). La filière paye la "conséquence du peu de projets entrés en développement fin 2014 et début 2015", explique le panorama, ajoutant que cela "s'explique principalement par l'historique des appels d'offres".
Et pour les années à venir ? L'objectif 2018 est loin d'être atteint, puisque seulement 66% du chemin a été parcouru. Le volume des installations solaires en développement est de 2.279 MW, note le document. Mais la situation est contrastée en fonction du type d'installation. Le volume de demande de raccordement pour des unités de moins de 100 kilowatts (kW) subit le retard pris dans la mise en œuvre du nouveau tarif d'achat. "Prévu initialement à l'été 2016 [ce nouveau tarif] est maintenant attendu courant 2017", déplorent les professionnels. La Commission européenne vient tout juste de le valider. La tranche comprise entre 100 kW et 17 MW reste stable par rapport au dernier trimestre 2016. Globalement, ce segment pâtit "de l'absence de continuité des appels d'offres pendant plusieurs années". En 2017, les projets lauréats des appels d'offres lancés en novembre 2014 et mars 2015 devraient être raccordés. Pour la suite, le secteur devrait être porté par les appels d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) : celui pour les centrales sur bâtiments et ombrières de parking lancé en septembre 2016 et celui pour les centrales au sol de puissance comprise entre 500 kW et 17 MW d'août 2016.
Enfin, le parc de production électrique à partir de la biomasse a progressé de 215 MW, pour atteindre 1.918 MW. "La filière bois énergie atteint l'objectif fixé par la PPE à l'horizon 2018 et 75% du scénario bas 2023", note le document. Quant à l'hydraulique, il reste stable avec l'ajout de 51 MW.
http://www.actu-environnement.com/ae/news/-electricite-renouvelable-France-record-raccordements-2016-28448.php4#xtor=ES-6

12/02/17 : L'éolien en passe de dépasser le charbon en Europe... Mais de là à ce que nous chauffions avec cette électricité, la route est encore longue
Tonnerre dans la presse : l'éolien dépasserait le charbon en Europe... Mais ce qu'oublient de dire les annonce, c'est que l'étude (réalisée par des professionnels du secteur) se base sur les capacités et non sur la production.
Les capacités européennes d'énergie éolienne ont dépassé l'année dernière celles des centrales à charbon. Selon vous, que signifie cette avancée de l’énergie éolienne ? Nous chaufferons nous bientôt avec de l’électricité renouvelable ?
Myriam Maestroni : De nombreux journaux se sont fait l’écho, ces derniers jours, du rapport, « Wind in Power », publié le 9 février dernier, par WindEurope, l’organisation professionnelle de l’industrie de l’éolien en Europe. Il est vrai que ce dernier affiche en première page un graphique révélant une information qui capte l'intention… pour la première fois, avec une capacité totale installée de 153.7 GW (gigawatts) -dont 141.1 GW terrestre et 12,6GW marin ou offshore- la capacité de production d’énergie éolienne vient de dépasser celle du charbon (152 GW) pour se situer en 2ème position, encore assez loin néanmoins derrière les centrales de production d’électricité alimentées au gaz naturel (186 GW).
L’ensemble de la filière de l’éolien, représentée par WindEurope (anciennement connue comme EWEA -European Wind Energy Association-), qui compte plus de 500 membres actifs dans 50 pays allant des principaux fabricants de turbines jusqu’aux producteurs et distributeurs d’électricité en passant par des instituts de recherche, des sociétés de conseil spécialisées ou encore des compagnies d’assurance ou d’investissements, peut d’autant plus se réjouir de cette nouvelle, qu’elle est le reflet de la forte croissance des investissements en matière d’éolien au cours des dernières années : plus de 27 milliards d’€ ont été investis sur la seule année 2016 soit 5% de plus qu’en 2015. Cela a permis d’installer, sur cette dernière année, une capacité de production éolienne de 12.5 GW (dont 10,923 GW onshore, et 1,567 MW offshore), soit 51% du total des nouvelles capacités de production électrique installées en Europe (qui s’élève à 24.5 GW en légère récession -6,3 GW de moins- par rapport à l’année précédente).
Les capacités en solaire photovoltaïque arrivent loin en 2ème position avec 6,7 GW (27% du total) suivies par celles en gaz naturel (3,1 GW soit 13% du total), et loin derrière par la biomasse (1.1 GW soit 4% du total), du charbon (243 MW soit 1%) et des déchets (154MW soit 0,6%). Un bilan qui doit s’analyser en perspective avec les 12 MW de capacités de production d’énergies fossiles, environ, qui ont été fermées dans les différents états membres (7,5 MW en charbon, 2,3 MW en gaz naturel et 2,2 MW en fioul lourd), et qui contribuent également à accroitre la part de la capacité de production des énergies renouvelables. Ces chiffres laissent clairement apparaitre que les énergies renouvelables se taillent la part du lion, par rapport à l’ensemble des nouvelles capacités de production, puisque, à elles seules, elles comptent pour 86% du total (soit 21.1 GW sur 24.5 GW installés).
Une performance certes spectaculaire mais qui reste, encore marginale lorsqu’on la met en rapport avec la capacité totale de production électrique au niveau de l’Union Européenne. En effet, la capacité totale de production éolienne installée ne représente que 17% du total soit 153,7 GW sur 918.8 GW. Lorsqu’on traduit cela en terme de couverture de la demande, les résultats sont encore moins bons. Ainsi, l’électricité produite à partir du vent a permis de produire environ 300 Twh -térawatt heure- (259 produit à partir d’installations on shore et 37 offshore) ce qui n’a permis de répondre qu’à 10,4% du total de la demande totale d’électricité au niveau européen en 2016 qui s’est élevé à 2.860 Twh en 2016. Il faut noter que ce taux de couverture moyen cache de grandes disparités entre les pays, les plus petits pouvant, bien sûr, mieux tirer leur épingle du jeu. Ainsi le Danemark est aujourd’hui celui qui parvient à obtenir le meilleur taux de pénétration avec 37%, suivi de l’Irlande (27%) et du Portugal (25%). 11 pays sur les 28 membres de l’Union Européenne (UE-28) affichent un taux de pénétration de l’éolien supérieur à 10%.
La tendance en faveur de la production d’électricité renouvelable (EnR) semble bien s’inscrire dans la logique durable qui caractérise ce début de XXIème siècle. En 2000, les nouvelles capacités de production en EnR représentaient moins de 20% du total des nouvelles installations (2,7GW). Depuis lors, la croissance nette des capacités installées en éolien (142,6 GW), en solaire photovoltaïque (101.2 GW) et en gaz naturel (98,5 GW) commence à transformer le mix électrique. D’autant qu’il s’agit de prendre également en compte la réduction des capacités en énergies fossiles, qui ont chuté tant pour le fioul lourd (-37,6 GW), que pour le charbon (-37,3 GW) ou encore le nucléaire (-15,5 GW). Ainsi, bien que le gaz naturel reste l’énergie traditionnelle encore la plus significative avec et une croissance nette de ses capacités installées depuis 2000, de 93,5 GW, il est devenu impossible de ne pas souligner l’effort réalisé, depuis 2010, par les différents pays européens qui se sont dotés au global de 21 à 35 GW par an de nouvelles capacités en EnR. Sur les 16 dernières années, toujours d’après l’étude assez approfondie de WindPower, les seules installations éoliennes ont quintuplé passant de 2,3 GW installés en 2000 à 12,5 GW en 2016 (avec un niveau record sur 2015 pour 12,8 GW), avec une proportion d’éolien off shore d’environ 13% pour 2016 en net recul par rapport à l’année précédente (notamment pour des questions de raccordement au réseau).
Pour résumer on observe partout en Europe une mobilisation du secteur de l’électricité pour accroitre la part des énergies renouvelables (même si le Président de WindEurope, Giles Dickson, regrette que plus de la moitié des pays de l’UE n’ait réalisé aucun investissement dans l’éolien l’an dernier) et donc dé-carbonées dans le mix énergétique. Aujourd’hui en moyenne la production totale d’électricité provient d’un mix, que je vais me permettre d’arrondir, pour dire qu’un quart provient des énergies renouvelables (en hausse marquée puisqu’elles ne représentaient que moins de 15% au début des années 2000), un quart du nucléaire, et une moitié des combustibles fossiles. Cette proportion varie sensiblement d’un pays à l’autre, fonction des choix politico-industriels réalisés au fil du temps. Cette électricité, une fois produite devient « banalisée », c’est à dire que, quelque soit son origine (source et/ou lieu/pays de production) elle va circuler par un réseau électrique européen qui se caractérise par un fort niveau d’interconnexions. Il convient, par ailleurs, de préciser que nos pays sont fortement consommateurs d’électricité avec une demande par habitant (de l’ordre de 6.000 kWh) qui représente environ le double de la consommation moyenne mondiale. Pour revenir à la question initiale, cela ne veut pas pour autant dire que nous « nous chaufferons avec de l’électricité » et encore moins « virtuelle ». En effet, on vient de l’évoquer l’électricité quelque soit son origine y compris celle produite à partir d’énergies renouvelables n’est pas du tout « virtuelle », c’est une électricité comme une autre , sauf qu’elle est produite à partir de sources non émettrices de CO2, ce qui est la principale différence… On doit donc se méfier de possibles erreurs de compréhension, qui pourraient parfois faire croire que ce mot « smart » que l’on associe de plus en plus souvent au réseau (« smart grid », « smart meters », « smart cities ») veut dire virtuel !... Par ailleurs, il ne faut pas non plus croire que « nous nous chaufferons tous bientôt à l’électricité », d’abord parce qu’aujourd’hui le chauffage des bâtiments, des locaux, des logements… est encore souvent effectué par des systèmes de boucles à eau chaude (radiateurs qui chauffe l’air ambiant) qui sont alimentés par des chaudières fonctionnant avec différents combustibles fossiles (gaz naturel gaz de pétrole liquéfiés, fioul domestique) ou renouvelables (bois, pompes à chaleur, géothermie), et que les solutions de chauffage électrique, même si de nombreux progrès technologiques sont réalisés ne sont pas encore aussi performantes que les précédentes. De plus, contrairement aux solutions de chauffage qui acceptent différents types d’énergie, certains usages, notamment les plus nouveaux, ne peuvent fonctionner qu’avec de l’électricité absorbant donc en priorité la production. Rappelons qu’à l’intérieur d’une maison nous comptons six grandes familles de consommation d’énergie. Pour rendre les choses les plus simples possible je vais les évoquer dans un ordre « chronologique »… La première concerne la cuisson (vieille comme les débuts de l’humanité lorsque les hommes préhistoriques découvraient que c’était meilleur « cuit que crû), qui peut être au gaz, à l’électricité, au bois, ou au charbon de bois -donc multi-énergie-. La deuxième et troisième datent des Romains, et concerne la production d’eau chaude sanitaire et le chauffage. Là encore on peut avoir recours à différentes énergies. La quatrième, date du début de la révolution industrielle lorsqu’on est passé de la bougie à l’éclairage, qui ne fonctionne quasiment qu’à l’électricité, à l’instar de la cinquième famille : l’ensemble des appareils électro-ménagers (années 60), et enfin la sixième de dernière concerne tous les appareils en lien avec les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et Communication), nos téléphones portables, ordinateurs, tablettes etc, qui sont 100% électro-dépendants.
Cette étude réalisée par des professionnels du secteur se base sur les capacités et non la production. En quoi consiste cette différence ? Notre capacité à produire de l’énergie éolienne est-elle plus faible que ce que nous pensons ?
Les capacités de production, exprimées en GW (gigawatt) ou MW (mégawatt), font référence à un potentiel de production et désigne donc la capacité de production d’une installation ou centrale électrique. Cette production, c’est à dire la mesure de quantité d’énergie réellement produite, quant à elle, s’exprime en GWh (gigawattheure) ou MWh (mégawattheure) ou encore TWh (Térawattheure) qui sont précisément des unités de mesure de l’électricité produite. En l’occurrence 1 MWh correspond à la quantité d’électricité produite en une heure par une puissance de 1 MW. Il faut bien intégrer cela pour comprendre que, pour différentes raisons, une installation électrique ne va pas produire en permanence, et qu’il va donc y avoir des écarts ente les capacités installées par type d’énergie et la production réalisée à partir de ces dernières. Ainsi, si une centrale électrique produisait 1MW d’électricité à puissance nominale 24H sur 24, 365 jours par an, sa production serait de 8.760 MWh (puisqu’il y a 8.760 heures dans une année). Bien évidemment, du fait de l’intermittence bien sûr, mais aussi du fait des opérations de maintenance, ou encore d’adéquation aux fluctuations de la demande, ce n’est jamais le cas. Pour les énergies renouvelables cet écart est plus important que dans le cas des centrales fonctionnant avec des énergies fossiles. En effet, si on prend les deux énergies renouvelables les plus communes aujourd’hui, à savoir l’éolien et le solaire photovoltaïque, il faut prendre en compte ce que l’on appelle leur caractère intermittent. Le temps de production et donc la production d’énergie, dépendent de l’ensoleillement pour le photovoltaïque et du vent pour l’éolien. Le rapport entre l’électricité produite sur une période donnée et l’électricité qui aurait été produite sur la même période à la puissance nominale (la puissance maximale que l’installation électrique peut produire) est appelé, dans le cas des énergies renouvelables, « facteur de charge », et s’exprime en pourcentage. Dans le cas des centrales de production d’électricité non intermittentes, on parle plutôt de « taux de disponibilité » qui est le rapport entre la durée pendant laquelle une installation produit de l’électricité et la durée maximale de fonctionnement. Dans le cas de l’éolien on peut aller d’un facteur de charge de l’ordre de 20% (21,4% constaté en 2011) à plus de 80% (en pic à un moment donnée). Ceci permet d’expliquer qu’1 MW de solaire photovoltaïque ne va pas produire la même quantité d’électricité qu’1 MW d’éolien, et, bien sûr, que cette production va varier dans le temps. Cela permet également d’expliquer que même si les capacités de l’éolien ne cessent d’augmenter, elles n’ont pu représenter encore que les 10,4% de la consommation européenne d'électricité, du fait d'un rendement inférieur aux énergies conventionnelles. Il est enfin intéressant de noter que la part de l’éolien est resté globalement stable d'une année sur l'autre puisqu'en 2015, l'énergie éolienne représentait 10,7% de la consommation européenne.
Que représente concrètement le parc éolien en France aujourd’hui ? Sommes nous en retard ou en avance par rapport à nos voisins européens dans le domaine ?
L’Allemagne reste le pays en pole position et se positionne de loin comme le premier marché européen pour l'éolien avec près du tiers des capacités totales installées en Europe (soit 50 GW sur 153,7 GW), suivi par l’Espagne qui compte sur des capacités de 23,1 GW. A eux deux, ces pays comptent sur la moitié des capacités de l’UE. On trouve ensuite le Royaume Uni (9,5% pour 14,5 GW) la France (7,8% pour 12,1 GW) et l’Italie (6% pour 9,3 GW). Il est à noter que l’Allemagne continue à investir significativement, ce qui lui a permis d’ajouter l'an dernier 5,4 GW supplémentaire, soit 44% des nouvelles installations. Au delà de l’Allemagne, cinq autres pays de l'Union européenne se distinguent pour avoir battu leur record de nouvelles installations -dont le nôtre- : la France (1,6 GW), les Pays-Bas (887 MW), la Finlande (570 MW), l'Irlande (384 MW) et la Lituanie (178 MW).
Un effort qui reste bien petit au regard de la position de la France qui se situe au 18ème rang de l’ensemble des pays européens avec un taux de pénétration de l’éolien de 4.4%. Observ’ER, qui vient de publier la septième édition de son baromètre annuel des énergies renouvelables, dans lequel il fait le point source par source de la filière en France. Le rapport constate qu’avec près de 11,2 GW de puissance installée, 21 TWh d’électricité produite, et plus de 14.000 emplois, l’éolien occupe une place majeure dans le bouquet énergétique renouvelable national actuel. Pourtant ce même rapport s’alarme également du fait que le rythme actuel des installations reste insuffisant pour atteindre les objectifs fixés à la filière dans le cadre de la Programmation Pluri-Annuelle de l’Energie (PPE). Ainsi, bien qu’affichant de grandes ambitions sur l’éolien marin (offshore) les autorités, qui visent 500MW installés en mer à fin 2018 et 3.000MW fin 2023, restent assez timides sur les moyens à mettre en œuvre pour accroitre significativement la part des renouvelables dans notre pays… ou pour réduire, celle du nucléaire, source la plus importante de production d’électricité dans notre pays, qui dépend à plus de trois quart de cette dernière, au détriment des énergies renouvelables. Les progrès sont lents, face aux difficultés liées à la question de cette sur-représentativité du nucléaire bien complexes à trancher pour des raisons économiques et politiques notamment. L’effort en matière de photovoltaïque doit néanmoins être salué, car on constate des avancées législatives en matière d’autoconsommation par exemple, de nature à relancer une filière qui s’est un peu affaissée au cours des deux dernières années.
http://www.atlantico.fr/rdv/atlantico-green/eolien-en-passe-depasser-charbon-en-europe-mais-que-chauffions-avec-cette-electricite-route-est-encore-longue-myriam-maestroni-2961252.html

09/02/17 : L'éolien dépasse désormais les capacités installées de centrales à charbon en Europe
En termes de capacité, l'éolien devient la deuxième source d'énergie européenne derrière le gaz. Mais il ne représente à peine plus de 10% de la consommation d'électricité.
Alors que depuis quelque temps un nombre croissant de villes subissent des pics de pollution largement liés à l'utilisation de centrales thermiques, pour la première fois, les capacités d'énergie éolienne installées en Europe ont dépassé celles des centrales à charbon, selon des données que vient de publier WindEurope.
« Avec une capacité installée totale de 153,7 GW (gigawatts), l'énergie éolienne dépasse désormais le charbon pour devenir le deuxième plus grand parc de capacité de production d'électricité en Europe », explique dans son bilan annuel l'association européenne regroupant les intérêts du secteur éolien. Il reste en effet toujours devancé par les centrales à gaz.
Une consommation toujours faible
Selon les chiffres publiés par l'association , en 2016, quelque 12,5 GW de nouvelles capacités éoliennes ont été installées. Et même si ce chiffre est en baisse de 3% sur un an, elles ont représenté plus de la moitié (51%) de l'ensemble des nouvelles capacités de production de courant mises en service en 2016, toutes énergies confondues. Et, sur ce total, l'éolien terrestre reste largement majoritaire : avec 10,9 GW installés, il se révèle dix fois plus important que l'éolien installé en mer (1,56 GW).
Pour autant, la médaille a son revers. Si les capacités de l'éolien progressent, ce type d'énergie n'a représenté que 10,4% de la consommation européenne d'électricité, du fait d'un rendement inférieur aux énergies conventionnelles. Une part globalement stable d'une année sur l'autre puisqu'en 2015, l'énergie éolienne représentait 10,7% de la consommation européenne.
L'Allemagne, premier marché de l'éolien
L'Allemagne est restée le premier marché européen pour l'éolien l'an dernier (+5,4 GW), avec 44% des nouvelles installations. Mais cinq pays de l'Union européenne ont battu leur record de nouvelles installations : la France (1,6 GW), les Pays-Bas (887 MW), la Finlande (570 MW), l'Irlande (384 MW) et la Lituanie (178 MW).
« L'énergie éolienne est désormais une énergie bien installée et essentielle à l'approvisionnement électrique de l'Europe. Elle est également mature et importante, totalisant 330.000 emplois et contribuant à hauteur de plusieurs milliards d'euros aux exportations européennes », s'est félicité Giles Dickson, président de WindEurope.
Toutefois, « plus de la moitié des pays de l'UE n'ont réalisé aucun investissement dans l'éolien l'an dernier », a-t-il regretté. En 2016, les investissements ont atteint 27,5 milliards d'euros, contre 26,4 milliards en 2015.

09/02/17 : En 2016, l’éolien a dépassé les capacités installées de centrales à charbon en Europe
Ce parc énergétique reste néanmoins derrière les centrales à gaz, en termes de capacités présentes sur le continent.
Les capacités installées en Europe d’énergie éolienne ont dépassé en 2016 celles des centrales à charbon, selon des données publiées jeudi 9 février par les industriels du secteur. Avec 153,7 gigawatts (GW) au total, l’énergie éolienne devient « le second plus grand parc de capacité de production d’électricité en Europe », écrit ainsi WindEurope dans son bilan annuel.
L’an dernier, 12,5 GW de nouvelles capacités éoliennes ont été installées, en baisse de 3 % en un an, mais elles ont représenté plus de la moitié (51 %) de l’ensemble des nouvelles capacités de production de courant mises en service l’an dernier, toutes énergies confondues. Dans le détail, 10,9 GW ont été mis en place sur terre et 1,56 GW en mer.
Ce parc reste néanmoins derrière les centrales à gaz, en termes de capacités présentes sur le continent.
Record de nouvelles installations
Malgré cette place de choix, l’énergie du vent n’a représenté que 10,4 % de la consommation européenne d’électricité, du fait d’un rendement inférieur aux énergies conventionnelles. C’est un tout petit peu moins qu’en 2015 (10,7 %).
L’Allemagne en est restée le premier marché sur le continent en 2016 (+ 5,4 GW). Cinq pays de l’Union européenne ont battu leur record de nouvelles installations : la France (1,6 GW), les Pays-Bas (887 MW), la Finlande (570 MW), l’Irlande (384 MW) et la Lituanie (178 MW). Plus de la moitié des Etats de l’UE n’ont réalisé aucun investissement dans ce secteur, l’an dernier.
« L’énergie éolienne est désormais bien installée et essentielle à l’approvisionnement électrique de l’Europe. Elle est également mature et importante, totalisant 330 000 emplois et contribuant à hauteur de plusieurs milliards d’euros aux exportations européennes », s’est félicité Giles Dickson, le président de WindEurope.
En 2016, les investissements ont atteint 27,5 milliards d’euros, contre 26,4 milliards en 2015.http://www.lemonde.fr/energies/article/2017/02/09/en-2016-l-eolien-a-depasse-les-capacites-installees-de-centrales-a-charbon-en-europe_5076828_1653054.html

30/01/17 : Le regard de l'Ademe sur les coûts des énergies renouvelables 😠😡😠😡
A l’occasion des Assises de la transition énergétique qui se sont tenues cette semaine à Bordeaux, l’Ademe a présenté une étude consacrée aux coûts des énergies renouvelables (hors hydroélectricité) en France. Ceux-ci ont connu une baisse significative au cours des dernières années pour certaines filières. Un œil sur les données de l'Ademe concernant les filières productrices d'électricité.
Éolien terrestre : une filière mature en croissance
Premier constat rappelé par l’Ademe, il est impossible de faire état d’un seul coût de production du MWh pour chaque filière renouvelable. De nombreux paramètres peuvent en effet significativement diverger selon les sites considérés : coûts d’investissements, technologie, importance de la ressource disponible, perception du risque par les investisseurs et taux d’actualisation retenu(1), etc.
L’Ademe présente ainsi dans son étude une « plage de variation théorique des coûts », dont la fourchette basse retient par exemple des modalités de financement particulièrement favorables et une bonne qualité du « gisement » (par exemple des ressources en vent). Cette précaution rappelée, l’Ademe affirme que les filières renouvelables les plus matures sont désormais compétitives avec les filières « conventionnelles ».
Au premier rang de ces filières renouvelables matures (hors hydroélectricité) figure l’éolien terrestre, avec un parc installé en France de 11 GW à fin 2016 (mais une part dans la production électrique française encore limitée à 3,9% en 2015). Le coût total de production d'électricité par cette filière est estimé par l’Ademe entre 54 €/MWh (avec un taux d’actualisation de 3%) et 108 €/MWh (taux d’actualisation de 8%) pour les éoliennes « standard(2) », soit une fourchette de prix comparable à celle de centrales à gaz à cycle combiné selon cette étude.
Selon l’Ademe, il existe encore un fort potentiel d’innovations pour la filière (notamment dans la conception des rotors) et les coûts de production des machines « standard » pourraient baisser de 10% à 15% d’ici à 2025. Dans le cas des éoliennes de nouvelle génération, dites « toilées », le coût de production est d’ailleurs déjà réduit, entre 50 €/MWh et 94 €/MWh d’après les estimations de l’Ademe. Ces éoliennes disposent d’un plus grand diamètre de rotor et d’un meilleur facteur de charge pour une même puissance (2 400 h à 2 700 h en pleine puissance contre 1 800 à 2 400 h pour les modèles « standard »)(3).
Solaire photovoltaïque : des coûts très différents entre centrales au sol et installations sur toitures
Pour le photovoltaïque, certaines centrales au sol en France entrent, selon l’Ademe, déjà en concurrence avec les moyens conventionnels de production électrique, avec une fourchette de coûts de production allant de 74 €/MWh à 135 €/MWh. L’Ademe rappelle que les coûts d’investissement de ces centrales ont été divisés par 6 entre 2007 et 2014 (avec la chute de prix des modules photovoltaïques) et estime qu’ils devraient encore chuter d’environ 35% d’ici à 2025. Des grosses variations existent entre les différents sites, notamment en raison des différences de « productible » entre le nord et le sud de la France et là encore en fonction du taux d’actualisation retenu.
Le coût de production de sites photovoltaïques intégrés aux bâtiments (petites et grandes toitures) est plus élevé (entre 181 €/MWh et 326 €/MWh) mais s’approche, dans certains cas, du prix d’achat de l’électricité dont s’acquittent les consommateurs, ce qui pourrait favoriser un développement économique de l’autoconsommation selon l’Ademe.
Malgré les baisses de coûts de production de l’éolien et du photovoltaïque, l’Ademe estime que ces filières ont encore besoin d’un soutien public (appels d’offre, complément de rémunération, tarifs d’achat) pour atteindre les objectifs de développement de la loi de transition énergétique et de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie). Précisons que ces coûts de production des filières éolienne et photovoltaïque n’incluent pas les coûts liés à leur intermittence et les subventions dont elles bénéficient.
Filières non matures : des fortes baisses de coûts en perspectives
L’Ademe estime également dans son étude les coûts de production de filières renouvelables considérés comme « non matures » car encore peu ou pas développées en France :
l’éolien en mer dont les premiers parcs doivent être mis en service à partir de 2020 et dont les coûts estimés sont, malgré de meilleures ressources de vent, substantiellement plus élevés que ceux de l’éolien terrestre : entre 123 €/MWh et 227 €/MWh pour l’éolien posé et entre 165 €/MWh et 364 €/MWh pour l’éolien flottant ;
le solaire thermodynamique (89 €/MWh à 315 €/MWh selon les technologies à l’international) qui, faute, d’un ensoleillement direct suffisamment important en France durant toute l’année, ne s’est pas vu attribuer d’objectifs de développement dans la PPE ;
les énergies marines dont l’hydrolien qui fait l’objet de plusieurs démonstrateurs en France (Paimpol-Bréhat et au large de l’île d’Ouessant) avec des coûts de production estimés entre 123 €/MWh et 571 €/MWh selon le taux d’actualisation considéré (ces données sont incertaines puisque la filière se trouve encore « entre la phase de R&D et la phase pré-commerciale »).
Le potentiel de réduction des coûts de ces différentes filières est très important selon l’Ademe, compte tenu des innovations attendues et des retours d’expériences plus limités que pour l’éolien terrestre et le photovoltaïque.
Reste le cas de la géothermie qui présente des coûts très différents selon la ressource exploitée. Dans le cas de la géothermie « volcanique », ces coûts peuvent être peu élevés mais seule la centrale de Bouillante (Guadeloupe) dispose actuellement de conditions aussi favorables en France (avec un coût de production « aux alentours de 100 €/MWh »). Il est prévu de développer dans l’hexagone des systèmes « stimulés » fonctionnant avec une température moins élevée que la géothermie volcanique mais présentant des coûts de production bien plus élevés (173 €/MWh à 336 €/MWh).


Les coûts complets de production estimés par l’Ademe incluent les différents coûts d’investissement et d’exploitation sur l’ensemble de la durée de vie des installations mais pas ceux de démantèlement, faute de données disponibles. (©Connaissance des Énergies, d’après Ademe)
Si l’Ademe ne traite pas dans son étude les coûts de production de l’hydroélectricité (pourtant la plus mature parmi les filières renouvelables électriques, avec un part de 10,8% dans le mix électrique français en 2015), elle compare également les coûts des filières renouvelables produisant de la chaleur par rapport à des filières « conventionnelles ».
Pour rappel, la loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 32% de la consommation finale d’énergie en 2030, contre près de 14,9% en 2015. Les EnR ont une part très variable selon les usages, importante pour la production de chaleur (49%), plus limitée pour la production d’électricité (34%) et encore faible pour celle de gaz ou de carburants renouvelables (17%).
Sources / Notes
Le taux d’actualisation est le coût d’opportunité du capital investi, c’est-à-dire le rendement qu’il serait possible d’obtenir en investissant ailleurs le même capital.
Avec une puissance nominale de 2,3 MW et une hauteur de mât de 100 à 110 m.
Ces éoliennes peuvent tirer profit de moyennes de vent plus faibles, ce qui augmente le nombre de sites potentiels d’implantation.
Étude « Coûts des énergies renouvelables en France », Ademe, janvier 2017
http://www.connaissancedesenergies.org/le-regard-de-lademe-sur-les-couts-des-energies-renouvelables-170130

25/01/17 : Super belle performance !!
http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

25/01/17 : Les énergies vertes de plus en plus compétitives 😡😡😡😡😡
L’Ademe présente ce mercredi une étude inédite sur les coûts des énergies renouvelables en France. L’éolien terrestre rivalise désormais avec les centrales à gaz.
C'est une petite musique que l'on entend de plus en plus, mais l'Ademe a souhaité l'illustrer par des chiffres objectifs et comparables entre eux : les énergies renouvelables sont de plus en plus compétitives dans l'Hexagone, aussi bien pour la production électrique que pour la production de chaleur.
« Les progrès technologiques et l'industrialisation ont amené les filières les plus matures à des niveaux compétitifs par rapport aux moyens de production conventionnels », souligne David Marchal, directeur adjoint Productions et Energies Durables à l'Ademe. Et pour plusieurs d'entre elles, la chute des coûts va se poursuivre dans les années à venir : entre 10 et 15 % pour les éoliennes standards, et jusqu'à 35 % pour le solaire photovoltaïque, d'ici à 2025.
L'éolien terrestre le plus compétitif

L'Ademe a ainsi établi des fourchettes de coûts théoriques représentant des conditions extrêmes, en termes de ressources (vent, soleil) et de coût de financement - avec en plus foncé sur le graphique ci-contre, les configurations les plus probables. Il s'agit par ailleurs de coûts complets, intégrant l'investissement et l'exploitation des installations sur toute leur durée de vie.
Parmi les énergies électriques, l'éolien terrestre est l'énergie verte la plus compétitive. La nouvelle génération de machines, plus grandes et plus productives, permettent de produire à un coût compris entre 57 et 79 euros par Mégawattheure (MWh), tandis que celui des éoliennes standard s'établit de 61 à 91 euros/MWh. A titre de comparaison, l'Ademe rappelle que les coûts de production d'une nouvelle centrale à gaz (cycle combiné) s'échelonnent entre 47 et 124 euros/MWh.
Soutien public nécessaire
De même le solaire photovoltaïque affiche des coûts compris entre 74 et 135 euros/MWh pour les centrales au sol. mais peut monter de 181 à 326 euros/MWh pour les panneaux installés en toitures. A comparer dans ce cas au prix de l'électricité pour les particuliers, 155 euros/MWh.
Pour le chauffage la compétitivité est encore plus flagrante, avec un coût du bois-énergie compris entre 48 et 103 euros/MWh, à comparer avec 84 euros pour le chauffage au gaz et 153 euros pour le chauffage électrique, selon l'Ademe. Les pompes à chaleur à l'air ou à l'eau, ou encore la géothermie, ont aussi gagné en compétitivité.L'Ademe souligne toutefois que, malgré ces progrès, la plupart des énergies renouvelables ont encore besoin d'un soutien public. « Pour l'électricité, ces coûts se comparent aux prix de marché de l'électricité, qui reflètent les coûts de moyens de production déjà amortis et sont relativement faibles en France », rappelle David Marchal. Pour le chauffage, le soutien (via des crédits d'impôts ou le fonds chaleur de l'Ademe) vise plutôt à débloquer les réticences face à l'investissement nécessaire, parfois élevé. « Ce soutien est important pour atteindre les objectifs de la loi sur la transition énergétique », insiste David Marchal. Les énergies renouvelables doivent représenter 32 % de la consommation finale d'énergie en 2032, contre 14,6 % aujourd'hui, selon l'Ademe.
EOLIEN EN MER : UN COÛT EN BAISSE DE 30 % EN QUATRE ANS
Le coût de production de l'électricité générée par les éoliennes en mer au Royaume-Uni est tombé à 97 livres sterling (112,80 euros) en moyenne en 2015-2016, selon un rapport publié par le Offshore Wind Programme Board, une entité britannique réunissant industriels et représentants des pouvoirs publics. Ce chiffre représente une chute spectaculaire de 30 % en quatre ans, qui place l'industrie britannique de l'éolien offshore en avance de quatre ans sur l'objectif qu'elle s'était fixé, de passer la barre des 100 livres en 2020. L'éolien en mer a battu tous ses records en termes d'installation l'an dernier, avec 30 milliards de dollars investis dans le monde, soit 40 % de plus qu'en 2015.
http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211725615873-les-energies-vertes-de-plus-en-plus-competitives-2059954.php#

24/01/17
: http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique



24/01/17Faute de vent, le charbon dépasse l’éolien
Les centrales thermiques fonctionnent à plein en cette période de froid.
Les nombreux opposants aux éoliennes n’ont pas manqué de le souligner. Faute de vent, les 7 000 installées sur le territoire tournent au ralenti depuis le milieu de la semaine dernière, avec au maximum 1 600 mégawatts (MW) de production au moment où la demande est la plus forte, autour de 19 heures. C’est peu à comparer aux quelque 11 000 MW de capacité installée et cela ne représente même pas 2 % de la consommation.
À l’inverse, la production des éoliennes est montée jusqu’à 5 003 MW mardi 17 et mercredi 18 janvier, soit 6 % de la consommation nationale et l’équivalent de 5 réacteurs nucléaires à pleine charge, fait valoir France énergie éolienne, le syndicat qui rassemble les professionnels du secteur.
Le 12 janvier, à 19 h 30, la production est même montée à 8 040 MW, pas très loin du record atteint le 20 novembre dernier, avec une production de 8 632 MW, à 4 heures du matin, représentant alors à ce moment-là 17,9 % de la consommation.
Le thermique tourne à plein régime
Pour compenser, l’intermittence des renouvelables (hors barrages), qui ne fonctionnent pas forcément quand on a besoin, les centrales thermiques sont fortement sollicitées. Ces derniers jours, la production moyenne des centrales charbon était entre 2 500 MW et 3 000 MW
La France dispose d’une capacité installée de 10 909 MW en gaz, 3007 MW en charbon et 8 645 MW en fioul. Les centrales au gaz et au charbon tournent à plein régime. Celles au fioul, qui sont appelées en dernier, ont même dépassé les 4 000 MW, jeudi soir, vendredi matin et samedi.
EDF a ainsi relancé la semaine dernière les deux tranches fioul de Cordemais (Loire-Atlantique), qui doivent normalement fermer l’an prochain. À Porcheville (Yvelines), dont l’arrêt est aussi programmé en 2018, des turbines au fioul ont également repris du service.
L’apport du solaire
Même si elle ne peut fournir du courant le soir, la filière photovoltaïque est fortement sollicitée en cette période froide mais ensoleillée. La production photovoltaïque dépasse ainsi actuellement les 3 000 MW, à la mi-journée.
Une belle performance alors que la capacité installée avoisine les 7 000 MW. « L’apport du photovoltaïque est extrêmement important, car il permet de préserver les autres ressources pour la pointe du soir », souligne chez RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.
Les prix grimpent
Compte tenu de l’indisponibilité actuelle du parc EDF (dix réacteurs, lundi 23 janvier, selon RTE), liée notamment à des problèmes en série rencontrés sur des générateurs de vapeur, le réseau électrique est fortement sollicité. D’où un recours important aux importations, qui ont pu dépasser la semaine dernière les 6 000 MW.
Cette situation de forte demande pousse les prix à la hausse sur les marchés de gros, avec des pointes dépassant les 120 voire 130 € le MW/heure en début de soirée.
http://www.la-croix.com/Economie/France/Faute-vent-charbon-depasse-leolien-2017-01-24-1200819629

22/01/17 Le vent pourrait-il remplacer le nucléaire ?
Le mois de décembre 2016 présente l’intérêt d’avoir été une période anticyclonique assez stable mais, cependant, assez ventée. Le facteur de charge de l’éolien (production effective divisée par la production maximum) est donné sur la Figure 1. La valeur moyenne du facteur de charge pour le mois a été de 17,2%, ce qui n’est que légèrement inférieur à la valeur calculée sur l’année. La Figure montre de grandes variations dans le facteur de charge qui varie entre 5 et 36%. C’est la signature de l’intermittence


Figure 1
Evolution du facteur de charge de l’éolien dans le courant du mois de décembre 2016.
Données extraites du site eco2mix de RTE

Mix électrique en décembre 2016
La motivation principale des défenseurs des énergies éolienne et solaire est de remplacer l’énergie nucléaire qu’ils considèrent comme trop dangereuse (contrairement à ce qu’affirment les statistiques de l’OMS et de l’étude Externe de l’Union Européenne). La Figure 2 montre la répartition des productions d’électricité pendant le mois de décembre. La question est de savoir quelle serait la puissance éolienne nécessaire pour remplacer la production nucléaire. Au mois de décembre la production photovoltaïque étant marginale, nous ne la prenons pas en compte.


Figure 2
Répartition des productions d’électricité au mois de décembre 2016.
Données extraites du site eco2mix de RTE

Remplacer le nucléaire par de l’éolien
Le rapport de la production éolienne à la somme des productions nucléaire et éolienne est donné sur la Figure 3

Figure 3
Evolution du rapport de la production éolienne à la production nucléaire+éolienne au mois de décembre 2016

L’actuelle puissance installée en éoliennes de 11,2 GW fournit l’énergie illustrée sur la figure 2. En divisant cette valeur par le rapport présenté sur la Figure 3 on obtient la puissance éolienne nécessaire pour produire à chaque instant la quantité d’énergie produite actuellement par le nucléaire et l’éolien. Cette puissance éolienne de remplacement est montrée sur la figure 4. On voit que pour faire face à toutes les situations pendant ce mois de décembre il aurait fallu une puissance éolienne de 1200 GW, soit environ 20 fois la puissance actuelle des réacteurs nucléaires.

Figure 4
Evolution de la puissance éolienne de remplacement

En supposant un investissement de 1,3 M€/MW pour l’éolien le remplacement du nucléaire par de l’éolien coûterait de l’ordre de 1500 mds€, sans tenir compte des coûts de réseau. Ce chiffre est à comparer aux 300 mds€ qui seraient nécessaires pour remplacer les réacteurs actuels par des EPR (avec un coût de 5 M€/MW). Bien entendu, on peut envisager de lisser la production éolienne grâce à des équipements de stockage, mais, actuellement, ces équipements n’existent qu’à l’état de prototype et l’on n’a pas d’estimation, même approximative, de leurs coûts. Il est irrationnel de continuer à construire des éoliennes aussi longtemps que la question du stockage et du lissage de la production ne sera pas réglée. En supposant des éoliennes ayant une puissance de 3 MW on voit que le nombre d’éoliennes nécessaires atteindrait 400 000 soit près d’une éolienne par km2
.Remarquons que si, comme prévu par la loi de transition énergétique LTECV, on se contente de remplacer un tiers des réacteurs, il faudrait quand même dépenser 500 mds€.
Conclusion : arrêter les subventions aux nouvelles éoliennes
L’exemple du mois de décembre 2016 montre que le remplacement de la production nucléaire par une production éolienne serait ruineux, même au niveau proposé par la LTECV aussi longtemps que la question du stockage et du lissage de cette production n’aura pas trouvé une solution. Sans doute, les anti-nucléaires, Greenpeace et Négawatt entête, le Syndicat des Energies Renouvelables, France Energie Eolienne, l’ADEME (avec son scénario 100% de renouvelables diront-ils que, avec le « Power to Gas », le « Gas to Power » et les « STEPs » la solution existe.
Soit! Qu’ils appliquent donc ces recettes à la production du parc éolien actuel de 11 GW seulement. Le soutien annuel aux énergies renouvelables de 5 milliards d’euros que versent les consommateurs français par l’intermédiaire de la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité) doit permettre les investissements correspondants. En attendant cette démonstration il faut, d’urgence, suspendre toute signature de nouveau contrat d’obligation d’achat ou de complément de rémunération pour l’éolien.
Nous espérons que la période électorale qui commence ouvrira enfin les yeux des candidats.
http://metamag.fr/2017/01/22/le-vent-pourrait-il-remplacer-le-nucleaire/

21/01/17 : ▭▭▭▭😡😡😡😡L’éolien : remède énergique contre vague de grand froid
Si c'est le remède, alors nous sommes tous condamnés à mort !
Alors que la France traverse une vague de froid et que le réseau électrique national est fortement sollicité, l’association France Energie Eolienne se félicite de la capacité de l’énergie éolienne à assurer une production stable, prévisible et maitrisée, alors que six réacteurs nucléaires sont actuellement indisponibles. Plus généralement, l’investissement dans les renouvelables est un atout face aux variations météorologiques.
Les énergies renouvelables intermittentes compliquent-elles ou facilitent-elles la gestion de la production électrique en période de grand froid, comme nous en connaissons une actuellement ? Comme l’a souligné Ségolène Royal, la Ministre de l’Environnement et de l’Énergie, les énergies renouvelables jouent aujourd’hui un rôle stratégique dans le mix énergétique français.
Jeudi 19 janvier, à 9h00, heure où la consommation électrique a atteint 93.000 MW, niveau le plus élevé de l’hiver selon RTE, la production éolienne représentait 3.714 MW, soit 4 % du total de la consommation, l’équivalent de quatre réacteurs nucléaires.
Ces résultats démontrent, selon l’association France Energie Eolienne, qui fédère les professionnels éoliens français, que « même en situation anticyclonique ou de grand froid, la solution éolienne est performante ». FEE ajoute : « La France bénéficie d’un gisement de vent diversifié particulièrement utile en période de tension sur le réseau électrique. Cela plaide pour un développement de l’éolien diversifié dans l’ensemble des régions françaises. »
Grand froid, argument pour l’investissement dans toutes les énergies renouvelables
Considérant que la complémentarité des énergies renouvelables, intermittentes ou non (comme la géothermie) permet de lisser leur contribution, l’investissement dans les énergies renouvelables est donc une solution à terme. En particulier si on l’envisage non pas à la simple échelle nationale, mais à l’échelle européenne. Car là où il ne fait pas beau, ou bien où le vent est faible, ailleurs les conditions seront très différentes.
C’est donc bien un triple investissement qu’il faut considérer, permettant aussi de renforcer notre tissu industriel :
Avant tout dans l’efficacité énergétique
Ensuite dans la diversification des renouvelables, notamment dans l’éolien terrestre et maritime, ce dernier étant moins sujet aux variations
Enfin dans les infrastructures de transmission électrique transfrontalières et de gestion intelligente de l’énergie
Certes l’intermittence des énergies renouvelables requiert des capacités d’appoint, mais c’est ainsi que l’on pourra sereinement envisager d’augmenter encore massivement la part des énergies renouvelables tout en faisant face aux pics de demande futurs.
http://www.consoglobe.com/eolien-remede-contre-vague-de-grand-froid-cg

21/01/17 : Grand froid : la filière éolienne accusée de ne pas produire assez d'électricité
Pour certains observateurs, l'absence de vent au moment où le pays a grand besoin d'électricité jetterait une ombre sur les énergies vertes. Les acteurs du renouvelable réagissent.
La période de froid qui secoue actuellement la France réveille un certain nombre de tensions au sein même du secteur énergétique. En particulier, les acteurs du renouvelable (éolien, solaire, biomasse…) se voient stigmatisés car leurs outils ne produiraient pas ou peu d'électricité alors que le pays en a actuellement besoin. Pour certains observateurs, c'est bien simple: faute de vent sur le territoire, l'éolien serait bien en peine d'envoyer le moindre mégawatt (MW) sur le réseau.
«C'est complètement faux, s'insurge immédiatement Paulien Lebertre chez France Energie Eolienne (FEE), l'association qui regroupe plus de 80% des représentants du secteur, les éoliennes fonctionnent actuellement et produisent de l'électricité. La production des différents moyens de production d'électricité est suivi en temps réel par Réseau de transport d'électricité (RTE) et peut être consulté à tout moment sur leur site Internet.» En l'occurrence, ces jours-ci, l'éolien assure en moyenne jusqu'à 5% de la consommation d'électricité en France, ce qui correspond au taux de couverture moyen de l'éolien en France.
» EDF se mobilise pour affronter la vague de froid
Plus de 14.000 emplois
Parfois, ce chiffre peut grimper de manière bien supérieure. Ainsi le 20 novembre 2016 à 4h30, l'éolien a battu un nouveau record en couvrant 16,9% de la consommation électrique française, rappelle FEE. L'association, voulant bannir un peu plus les idées reçues, note encore que la production éolienne est plus importante pendant la période hivernale qui est plus ventée et où la demande d'électricité est la plus forte. «L'éolien en particulier et les énergies renouvelables en général augmentent chaque année leur capacité à contribuer à la production électrique française, appuie Olivier Perot, le président de FEE, c'est pourquoi il est nécessaire de faciliter le développement de la filière éolienne pour accroître la sécurité électrique du pays, à travers un mix énergétique plus équilibré».
» La vague de froid relance le débat sur le nucléaire
Attaquée, la filière éolienne en profite pour rappeler que la filière recense plus de 14.000 emplois sur le territoire (avec un bond de 33% entre 2013 et 2015) et que près de 800 sociétés sont actives dans le secteur. «Avec plus de 1500 MW raccordés en 2016, le parc éolien français représente plus de 12 gigawatts (GW) en tout», termine FEE.

21/01/17 : Renouvelables : la désinformitude
par Rémy Prud’homme
Le semaine du 16 au 20 janvier a été marquée en France par une vague de froid, et donc par une augmentation de la demande d’électricité. La ministre de l’Environnement a déclaré le 18 janvier : « aujourd’hui, l’éolien et le solaire vont produire l’équivalent de 8 réacteurs nucléaires ». Elle s’appuie sur cette « constatation » pour conclure qu’il y a trop de nucléaire en France. Sa petite phrase est un gros bijou de désinformation. Elle mérite d’être analysée avec soin dans les écoles d’administration et de journalisme où l’on enseigne le mensonge (pas pour préparer nos élites à le pratiquer, bien sûr, mais pour mieux les en protéger). Cette déclaration, brève comme un tweet de Donald Trump, est en effet un bel exemple de la combinaison d’au moins trois techniques de désinformation.
La première est le mensonge simple. Un réacteur nucléaire de 1,2 GW produit en 24 heures 29 GWh. Le 18 janvier, l’éolien et le solaire ont produit 125 GWh. Chacun peut le vérifier en deux clics sur le site de RTE (qui, félicitons-le, publie la production de chaque filière pour chacune des heures de l’année). Nos renouvelables ont donc produit ce jour-là autant que 4,3 réacteurs. Transformer 4,3 en 8, ce n’est pas arrondir, c’est tricher. Mais pourquoi la ministre se gênerait-elle ? Elle sait qu’aucun média ne se donnera la peine de vérifier, et que tous reprendront son affirmation – ce qui s’est effectivement produit. Mais ceci n’est qu’un début, et l’art de la désinformation va bien au-delà du mensonge grossier.
La deuxième technique est le mensonge par sélection. Elle porte ici à la fois sur le choix du jour, et sur le choix du moment. La ministre donne un chiffre (faux, on l’a vu) pour le mercredi 18 janvier. Ce fut, du point de vue des renouvelables, le meilleur jour de la semaine. Une présentation plus honnête considérerait tous les jours de la semaine : on y verrait que la production des renouvelables a été en moyenne égale à celle de 3 réacteurs.
Surtout, le problème posé par une vague de froid est évidemment celui des pointes de la demande, et de la façon d’y faire face. Les chiffres significatifs se rapportent à la production des renouvelables à ces heures-là, pas à celle de la journée toute entière. Ils sont également disponibles sur le site de RTE. La production des renouvelables aux heures de pointes (qui ont eu lieu à 19 heures quatre des cinq jours de la semaine considérée), a été en moyenne égale à celle de 2,9 réacteurs nucléaires. Ca aurait pu être bien pire. A 19h en janvier, la production d’électricité solaire est toujours égale à zéro. En fait, nous avons eu cette semaine-la la chance d’avoir du vent, et donc une production éolienne assez soutenue.
La troisième technique de désinformation est le mensonge par omission. La ministre écarte toute référence au coût des filières qu’elle compare : cachez-moi ces euros que je ne saurais voir. Les installations solaires et éoliennes installées en France ont coûté un peu moins de 50 milliards d’euros. Selon la Cour des Comptes, les installations nucléaires ont coûté 83 milliards (en euros constants de 2010). Aux heures de pointe de la semaine les 50 milliards investis dans les renouvelables ont produit en moyenne 3,5 GWh, et les 83 milliards investis dans le nucléaire 56 GWh. Il fallait tout juste 10 fois plus d’investissement dans les renouvelables que dans le nucléaire pour produire la même quantité d’électricité.
La ministre, qui méprise sans doute les ingénieurs autant que les comptables, se garde bien de mentionner la durée de vie des investissements qu’elle compare. Celle d’un investissement éolien ou solaire est d’environ 25 ans. Celle d’un investissement nucléaire est d’au moins 50 ans. Prendre en compte ce détail divise simplement par deux l’intérêt relatif du renouvelable.
Au total, on a – au service de la bonne cause – une affirmation carrément fausse, deux choix arbitraires ou indéfendables, et deux omissions grossières. Ignorance ou cynisme ? On ne sait pas (et on ne sait d’ailleurs pas lequel des deux serait le plus déplorable). Etonnez-vous du peu de crédibilité des politiciens et des médias.https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2017/01/21/renouvelables-la-desinformitude/

20/01/17 : L’éolien : remède énergétique à la vague de froid, assure France Energie Eolienne😡😡😡😡 N'IMPORTE QUOI ! 
Alors que la France traverse une vague de froid et que le réseau électrique national est fortement sollicité, France Energie Eolienne se félicite de la capacité de l'énergie éolienne à assurer une production stable, prévisible et maîtrisée et qui permet à chaque Français de vivre confortablement alors que 6 réacteurs nucléaires sont actuellement indisponibles.
Cet état de fait, par ailleurs souligné hier par Ségolène Royal, Ministre de l'Environnement et de l'Énergie, montre l'importance stratégique et la nécessité des énergies renouvelables dans le mix énergétique français d'aujourd'hui et indique clairement qu'elles seront vitales dans celui de demain.
Sur les 3 derniers jours, la production éolienne a représenté une part substantielle de la production électrique dans cette période froide et critique pour le réseau.
Mardi 17 et mercredi 18 janvier, cette production est montée jusqu'à 5003 MW, soit 6% de la consommation nationale, l'équivalent de 5 réacteurs nucléaires à pleine charge.
Hier à 9h00, heure où la consommation électrique a atteint 93 000 MW, niveau le plus élevé de l'hiver selon RTE, la production éolienne représentait 3714 MW, soit 4% du total de la consommation, l'équivalent de 4 réacteurs nucléaires.
Ces résultats démontrent que, même en situation anticyclonique ou de grand froid, la solution éolienne est performante.
La France bénéficie d'un gisement de vent diversifié particulièrement utile en période de tension sur le réseau électrique. Cela plaide pour un développement de l'éolien diversifié dans l'ensemble des régions françaises.
Il est donc primordial d'intensifier massivement les investissements dans les énergies renouvelables et ce particulièrement dans l'éolien terrestre et maritime dont la pertinence n'est plus à démontrer. Non polluante, compétitive, sûre, prévisible à 3 jours et génératrice d'emplois dans nos territoires, la filière éolienne est naturellement au cœur de la reconstruction du tissu industriel français et de son indépendance énergétique.
Enfin, France Energie Eolienne tient à saluer l'implication, la maîtrise, et le savoir-faire des professionnels de la filière et des gestionnaires de réseaux qui, en œuvrant chaque jour à l'exploitation, au développement et à l'amélioration du parc éolien français, ont permis à l'énergie éolienne de tenir la place primordiale qui est la sienne aujourd'hui.
20/01/17 : voilà le résultat !!!



19/01/17 : [Vrai ou Faux] L’éolien et le solaire ont-ils empêché les coupures électriques, comme le dit Ségolène Royal ?
Lors de cette vague de frois, c'est, selon la ministre de l’Environnement, l’éolien et le solaire qui ont permis d’éviter des coupures d’électricité. Malgré une belle production ce 18 janvier, le solaire ne pouvait pas contribuer à l’équilibre offre/demande lors du pic de consommation et l’éolien, avec 5 % de la production nationale, n’a pas suffi à combler l’absence de certains réacteurs nucléaires.
Le vague de froid qui passe sur la France a tiré la consommation électrique vers le haut. Mais, malgré les inquiétudes de début de semaine, le réseau électrique français tient le choc sans difficulté majeure. Aucun délestage n’a du avoir lieu pour équilibrer l’offre et la demande. A l’issue d’une réunion à l’Elysée, la ministre de l’Environnement assure : "Grâce à une bonne organisation, il n’y aura pas de coupure d’électricité, parce que tous les moyens ont été mobilisés".
Elle ajoute : "Malgré l’indisponibilité de six réacteurs nucléaires, il n’y aura pas de coupure d’électricité, parce que […] aujourd’hui, avec les très bonnes conditions météorologiques, les énergies renouvelables, l’éolien et le solaire, vont produire l’équivalent de huit réacteurs nucléaires, huit gigawatts". Cette dernière déclaration mérite d’être être vérifiée, ce qui est aisé grâce à l’outil Eco2mix de RTE qui présente quart d’heure par quart d’heure la consommation et la production électriques.
Une contribution nulle du solaire
Durant la journée du mercredi 18 janvier, l’éolien et le solaire ont presque atteint une puissance de 8GW (8000MW) à leur plus fort pic de production. A 13h00, ces deux énergies affichaient une puissance cumulée de 7363 MW, soit 8% de la production électrique nationale.



Mais cela ne confirme pas pour autant la déclaration de la ministre. Car il y a un moment critique dans la journée, c’est le pic de consommation de 19h00. A cette heure, tous les français rentrent chez eux et utilisent leurs équipements électriques : chauffage, four, plaque chauffante, machine à laver, etc. C’est ce point qui peut poser des problèmes au gestionnaire de réseau électrique. Ce 18 janvier, le pic de consommation a atteint 93 281 MW.



Quelle contribution du solaire et de l’éolien ? Pour le premier, la contribution est nulle puisque, le soleil étant couché depuis longtemps, impossible de produire le moindre électron. A 19h00, l’éolien affichait quant à lui une belle production de 4803 MW, soit 5 % de la consommation. Le reste des besoins était comblé par le nucléaire pour 61 %, l’hydraulique pour 15 %, le gaz pour 10 %, le fioul pour 4 %, le charbon pour 3 % et la biomasse pour 1%. Surtout, la France a dû importer 3022 MW depuis les pays voisins, pendant qu’elle exportait 515 MW vers l’Angleterre.



L’Espagne en renfort

Donc oui, les énergies renouvelables pendant la journée ont permis d’apporter une contribution significative de la production pour répondre aux besoins. Mais non, lors du moment critique de la journée à 19h00, l’éolien et le solaire n’ont pas suffit à pallier les réacteurs nucléaires à l’arrêt. La France a surtout du se reposer sur ses voisins, en particulier l’Espagne, qui recourent moins au chauffage électrique que la France.
http://www.usinenouvelle.com/article/vrai-ou-faux-l-eolien-et-le-solaire-ont-ils-empeche-les-coupures-electriques-comme-le-dit-segolene-royal.N489729

12/01/17 : 1.560 MW éoliens ont été raccordés en France en 2016
Selon les premiers chiffres publiés par la fédération France énergie éolienne (FEE), 1.560 MW d'éolien ont été installés en 2016 soit 45% de plus qu'en 2015. "Les efforts engagés depuis plusieurs années pour stabiliser le cadre économique et réglementaire de l'éolien portent leurs fruits, et témoignent d'une réelle prise en considération des attentes du secteur", explique Olivier Perot, président de France énergie éolienne.
Le parc éolien français représente 12 GW au 31 décembre 2016, soit 102 parcs composés de 686 turbines. Avec plus de 1,5 GW raccordé en 2016, le développement de la filière éolienne s'inscrit sur la trajectoire des objectifs nationaux en termes de capacités installées à horizon 2018 (15 GW).
Vestas est le turbinier qui a installé le plus d'éoliennes en France en 2016 (35,9%) suivi par Enercon (30,6%), Senvion (13,4%) et Nordex (11%). La plus grande éolien en bout de pâle (208,5 mètres) est une éolienne Nordex installée à Morlange (Moselle).
http://www.actu-environnement.com/ae/news/raccordement-eolien-1560mw-france-2016-28260.php4

11/01/17 : Électricité renouvelable : 5 % de croissance en France en 2016
L'association Observ'ER, la FNCCR et l'Ademe ont publié le baromètre 2016 des énergies renouvelables électriques en France.Globalement, « le résultat est positif », résume Frédéric Tuillé, responsable des études d'Observ'ER. L'association a présenté ce 10 janvier la 7e édition de son baromètre des énergies renouvelables électriques en France. « On a clairement changé d'époque », abonde Vincent Jacques Le Seigneur, son président. Pour preuve, il met en avant les objectifs ambitieux de la loi sur la transition énergétique et la vitalité du secteur.
Le baromètre a été réalisé avec le soutien de la fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et de l'Ademe. Il porte sur l'année 2016 et sur la seule production d'électricité. Résultat ? « Les puissances raccordées sur l'ensemble du territoire ont dépassé les 46 GW pour assurer une part de l'ordre de 23 % de la consommation électrique du pays ». Soit une progression de 5 % de la capacité installée. L'éolien est en hausse de 7,8 %, le photovoltaïque de 7,1 % et la biomasse solide de 5,3 % par exemple.
Quelle stabilité ?

Pour l'éolien terrestre, « la dynamique est relancée », signale Frédéric Tuillé. La filière a terminé l'année 2016 avec environ 1100 MW de puissance supplémentaire. Pour la 3e année consécutive, le marché avoisine donc le gigawatt (GW). Mais cette tendance ne suffira pas pour atteindre les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Il faudrait installer 1,5 à 2,2 GW par an.« La filière a besoin de stabilité pour atteindre le rythme nécessaire », rappelle le baromètre.
Dans le cas du photovoltaïque, les acteurs ont retrouvé la confiance en 2016. Le rythme des raccordements a certes ralenti par rapport à 2014 et à 2015. Mais la filière bénéficie désormais d'une feuille de route claire avec la PPE et les calendriers des appels d'offres. « Il reste à voir si le contexte de la filière va rester stable suffisamment longtemps », conclut là-aussi le baromètre.
Les territoires s'interrogent
Pour le biogaz, le bilan est plus mitigé. La publication tardive des textes réglementaires a ralenti l'activité en 2016. Toutefois, « les projets sont prêts et la dynamique pourrait repartir dès 2017, une fois le cadre réglementaire validé ». Avec un bémol : « la montée en puissance de la biométhanisation au détriment de la valorisation électrique va peser sur sa réalisation ».
Pour la biomasse solide, la PPE a fixé des objectifs relativement ambitieux. Mais la procédure d'appel d'offres pourrait s'avérer contraignante pour les porteurs de projets. L'atteinte des objectifs est donc incertaine. Dans les énergies marines aussi, la France affiche ses ambitions. Mais des retards ont été pris dans l'éolien offshore. « Les territoires s'interrogent sur les retombées économiques par rapport à ce qui était annoncé », relaye Frédéric Tuillé. Les collectivités locales s'inquiètent non seulement des retards pris par les projets éoliens offshore, mais aussi de la situation des grands acteurs industriels. Areva et Alstom ont par exemple cédé leurs activités dans ce secteur. Pour les autres énergies marines renouvelables, les projets sont encore balbutiants. Leur pérénité n'est pas totalement garantie.

La réglementation environnementale
Pour la géothermie, l'objectif de la PPE « est atteignable compte tenu de l'ensemble des projets actuellement engagés », juge le baromètre. Il s'agit d'atteindre une capacité de 53 MW en 2023, contre 17,2 MW fin 2016. Le paysage est en pleine évolution. « Les essaimages des dernières années débouchent sur la création de nouvelles installations qui vont constituer la vitrine du savoir-faire français. » Ce n'est pas le cas du solaire thermodynamique. La France possède un savoir-faire historique. Mais la PPE ne contient aucun objectif de développement de cette filière. Elle manque encore de démonstrateurs industriels pour s'imposer sur un marché qui se jouera surtout à l'export.
Reste l'hydroélectricité. « La PPE n'attend aucun développement de la filière, si ce n'est le remplacement d'anciennes installations. Pourtant, un potentiel existe. » Le baromètre le chiffre à 3 TWh qui « pourraient être valorisés à travers les appels d’offres en cours de concertation pour développer de nouvelles installations sur des sites propices, et compenser ainsi la diminution de la production hydroélectrique due à l’application des diverses réglementations environnementales. »
Thomas Blosseville
http://www.environnement-magazine.fr/article/48818-electricite-renouvelable-5-de-croissance-en-france/






28/10/16 :




Septembre 2016 : 






15/08/16 : L’éolien français ne produit pratiquement rien et de façon totalement aléatoire
Deux graphiques suffisent pour montrer l’inutilité voire la nocivité de l’éolien, qui coûte des milliards chaque année à la France.
Deux graphiques résument la situation de l’éolien français
  - Le premier indique que durant les 6 premiers mois 2016, les 7000 éoliennes en fonctionnement sur la France ont produit 3,99% de l’électricité de notre pays.

- Le second graphique montre que la puissance réelle des éoliennes depuis 18 mois à pratiquement oscillé entre 0 MW et 7.500 MW


Il prouve l’extraordinaire intermittence de la production de l’électricité éolienne française et il met en lumière les erreurs de l’ADEME et des syndicats des énergies renouvelables qui affirment que les régimes de vent en France étant très différents (effet de foisonnement), les éoliennes assurent une production d’électricité continue…
En conclusion les performances de l’éolien français sont minuscules au regard des sommes gigantesque englouties depuis 15 ans par les citoyens.
C’est une ponction financière organisée par l’État pour transférer de l’argent public vers des intérêts privés. Chaque année, plus de 5 milliards € partent en fumée en subventions aux renouvelables.
Vous pouvez consulter sur EPAW l’ensemble des données officielles concernant l’électricité de la France fournies par l’European Network of Transmission System Operators for Electricity (ENTSOE).

Juillet 2016


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Aperçus mensuels sur l'énergie électrique :
http://www.rte-france.com/fr/article/apercus-electriques-mensuels
Septembre 2016 : http://www.rte-france.com/sites/default/files/apercu_energie_elec_2016_09.pdf

Production d’électricité par filière :






Tableau de bord : éolien Deuxième trimestre 2016 
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Tableau_de_bord_-_Eolien.pdf

RTE bilan 2015
:

http://www.rte-france.com/sites/default/files/pictures/actu/rte_be_2015_interactif.pdf

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Pourrait-on alimenter la France en électricité uniquement avec de l’éolien ?