Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Offshore et éolien flottant

OFFSHORE et EOLIEN FLOTTANT









21/08/17 : Parc éolien en mer. Des permanences RTE pour s’informer
Des permanences sont organisées en août, pour les habitants de trois des cinq communes concernées par le projet.
RTE (Réseau de Transport d’Électricité), chargé par l’État de raccorder le futur parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier à Soullans, poursuit l’information du public sur ce projet. Ainsi, il organise des permanences en août, pour les habitants de trois des cinq communes concernées par le projet : Notre Dame de Monts, Saint- Jean-de-Monts et La Barre-de-Monts.
Ces permanences seront l’occasion de présenter au public le projet de raccordement et ses caractéristiques. Notamment, le tracé général des câbles sous-marins et souterrains et le poste de raccordement à Soullans, issus de la concertation.
En effet, pour acheminer sur le continent l’électricité produite en mer par le parc éolien d’une puissance de 496 MW, RTE prévoit le raccordement du parc par une double liaison à 225 000 volts sous-marine d’environ 27 km, jusqu’à un point d’atterrage situé sur le littoral, au niveau de la plage de la Grande Côte (La Barre de Monts). Une double liaison entièrement souterraine à 225 000 volts d’environ 29 km, reliera ce point d’atterrage et le poste existant à 225 000 volts de Soullans.
Le projet sera ensuite proposé à l’enquête publique durant laquelle le public pourra s’exprimer. Les permanences auront lieu en présence d’un représentant du maître d’ouvrage du parc éolien, Emyn.
Les dates
– Notre-Dame de Monts : mardi 22 août de 9h à 13h, au Centre du Patrimoine, 50 avenue de l’Abbé Thibaud (salle de classe).
– Saint-Jean de Monts : mercredi 23 août de 9h à 13h, à la mairie (salle Entresol).
– La Barre-de-Monts : jeudi 24 août de 9h à 13h, à la mairie.
https://actu.fr/societe/parc-eolien-mer-permanences-rte-sinformer_11555959.html

18/08/17 : Les parcs éoliens en mer accusés de nuire à la faune marine
Des éoliennes géantes implantées en pleine mer, sur la façade atlantique, sont critiquées par des associations au motif qu'elles nuisent à la faune marine.
«Imaginez 80 éoliennes de plus de 120 m de haut, à 10 km des plages !» se désole Hervé Texier, président de Belle Normandie Environnement. Le futur site éolien en mer dont le militant est le plus proche jouxte des plages très célèbres : celles du Débarquement et son vaste cimetière marin. «C'est une atteinte au patrimoine et au tourisme», estime-t-il.
Aux côtés d'une quinzaine de fédérations d'associations dans les communes concernées et depêcheurs, son association vient de déposer une plainte auprès de la Commission européenne contre les six projets d'éolien en mer autorisés sur la façade Manche- Atlantique, «tous en contradiction avec les politiques de protection de l'environnement marin». Des projets «conduits à marche forcée par l'Etat depuis 2012», disent les militants locaux, qui voient dans ce recours devant les tribunaux européens «la dernière chose qu'il nous reste», estime Hervé Texier.
Les antiéoliens sont amers : le nouveau ministre de l'Environnement tient à accélérer tous les projets d'éolien marin pour atteindre l'objectif de 40 % d'énergies renouvelables dans la production française d'ici à 2030.
Des zones de pêches dévastées«On est prêts à faire tous les recours possibles, car on est absolument opposés à cette guirlande d'usines offshore sur le littoral français», se désole Jacky Bonnemains, porte- parole de l'association Robin des bois, qui dénonce « une industrialisation de la mer et une technique périmée ». Pour lui, les études d'impact sur l'environnement, la faune marine, et sur la sécurité maritime ne sont pas suffisantes. D'autres dénoncent une «énergie intermittente, qui ne produit qu'un tiers du temps, quand il y a du vent», avance Catherine Boutin, du collectif Pour un littoral sans éolienne.
Au Tréport, les pêcheurs fulminent. «Beaucoup de gens regardent ça de loin, mais nous, on vivra avec ça sous notre nez», glisse Olivier Becquet, gérant de la coopérative locale. En péril, selon lui, la seiche, le barbet et le hareng, qui viennent se reproduire dans les eaux du futur projet, ainsi qu'«un vrai gisement» de coquillages. «On est allés visiter le parc éolien de Thanet, en Angleterre, et on a bien vu les dégâts provoqués par ces piliers de béton sur toute la zone poissonneuse. Les Anglais n'y pêchent plus !» estime-t-il.
Des projets menés depuis des années
Parmi les six parcs éoliens en mer ayant été attribués sur le littoral français, quatre ont reçu leurs autorisations environnementales : Fécamp, Courseulles, Saint-Nazaire et Saint-Brieuc. Deux projets sont encore en attente, ceux de l'île d'Yeu-Noirmoutier et de Dieppe-Le Tréport.
Des projets pour lesquels les procédures de concertation avec tous les acteurs, les enquêtes publiques et des études d'impact ont été menées depuis quatre ans. «Ce ne sont pas des projets déposés à la va-vite» résume Matthieu Monnier, de France Energie éolienne, l'association professionnelle des acteurs de l'éolien.
«On a perdu deux ans avec tous ces recours», juge-t-il. Aujourd'hui, chaque parc éolien fait l'objet de «mesures de compensation pour les déséquilibres causés par son implantation», se justifie Engie, impliqué dans trois projets. Le géant de l'énergie se préoccupe ainsi des goélands de l'île d'Yeu ou des oiseaux marins nicheurs vers Dieppe. Il rappelle aussi ses efforts pour limiter l'impact visuel des éoliennes, dans leur alignement, leur espacement ainsi que leur nombre.

17/08/17 : Le projet d’éolien en mer suspendu à Boulogne
Défendu par l’ex ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, le projet d’appel d’offres pour la construction d’un parc éolien en mer au large de Berck-Boulogne (Pas de Calais) est finalement suspendu par son successeur, Nicolas Hulot.
Dans un courrier, en date du 27 juillet, (ci-dessous) le préfet des Hauts-de-France, Michel Lalande, et le préfet maritime, Pascal Ausseur, annoncent en effet la « décision de suspension du projet ». Suite à la consultation des parties prenantes, demandée par l’ancienne ministre de l’Écologie, les deux hommes sont arrivés à la conclusion que « les conditions favorables au lancement d’un appel d’offres sur la zone de Bassure de Baas n’étaient pas réunies à ce stade. […] Dans ces conditions, le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire a décidé de suspendre la consultation sur cette zone, afin de favoriser l’émergence dans des conditions favorables des autres projets en cours et de poursuivre les réflexions sur les impacts cumulés des parcs éoliens en mer ».
Projet trop politique
La décision, prise peu avant l’élection présidentielle, de lancer un appel d’offres sur cette zone a rapidement pris
https://www.greenunivers.com/2017/08/projet-deolien-mer-suspendu-a-boulogne-166913/

17/08/17 : BERCK (62) - Les écologistes déplorent la suspension du projet éolien offshore
Dans un communiqué, les membres d’Europe écologie les verts expriment leur déception à la suite de la décision du gouvernement de suspendre le projet éolien offshore sur le banc de sable de la Bassure de Baas et demandent un ré-examen de ce projet.
C’est la déception dans les rangs des écologistes EELV.
http://www.lavoixdunord.fr/205468/article/2017-08-17/les-ecologistes-deplorent-la-suspension-du-projet-eolien-offshore

16/08/17 : Éoliennes flottantes de Groix. Un collectif monte au créneau

Une campagne de distribution de tracts a commencé sur les marchés locaux et dans les boîtes aux lettres. Le collectif Touche pas à nos îles 56 en est l'initiateur. Il a été monté par cinq personnes dont Claire Ferras Douxami afin de mobiliser la population et changer le site de la future ferme éolienne flottante entre Groix et Belle-Ile. 15.000 tracts ont été tirés par le collectif qui veut marquer ainsi les esprits en cette fin de saison. Le but est de recueillir le maximum de signatures pour la pétition qui demande que soit revu l'emplacement des éoliennes afin d'être plus éloignées des côtes.

Pétition adressée à Nicolas Hulot
« À l'horizon 2020, quatre éoliennes flottantes devraient être installées par 60 et 70 mètres de fond, sur un site de 17 km², situé à 11 km au sud de Groix et 25 km de Belle-Ile et de la presqu'île (*), explique Claire Ferras Douxami. Leur mise en service devrait durer 20 ans. Nous voulons peser sur les décideurs pour qu'ils reviennent sur le lieu choisi car nous pensons que l'impact visuel menacera l'économie touristique, mais également que cela sera néfaste pour la faune, la flore et la navigation ». Le collectif insiste sur le fait qu'il n'est pas hostile aux énergies renouvelables, mais qu'il estime ce projet coûteux et très préjudiciable pour l'esthétisme de cette côte remarquable. « Nous comptons envoyer notre pétition à Nicolas Hulot, ajoute la représentante du collectif. Nous espérons une forte mobilisation, car c'est maintenant qu'il faut agir ».
* Le projet des quatre éoliennes flottantes est issu du Pacte électrique breton, signé par l'État et la Région en 2010, qui prévoit d'installer 1.800 MW d'éolien en Bretagne d'ici 2020. Le site a été validé en 2014 par la Conférence Régionale Mer et Littoral de Bretagne, puis par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Contact
Page Facebook Touche pas a nos iles 56 ; adresse e-mail touchepasanosiles56@gmail.com. La pétition en ligne sur www.change.org/p/nicolas-hulot-non-aux-eoliennes-entre-groix-belle-ile-et-quiberon
http://www.letelegramme.fr/morbihan/saint-pierre-quiberon/eoliennes-flottantes-un-collectif-cree-16-08-2017-11631071.php

15/08/17
L’éolien flottant vs l’éolien posé : quelles différences ?
En mer, le vent souffle plus fort et plus régulièrement. Il est donc logique de voir l’éolien se tourner vers le large pour tirer profit de cette énergie verte et de son potentiel pour les décennies à venir. Mais quelles différences existent entre la traditionnelle éolienne posée en mer, sur le modèle terrestre, et l’éolienne flottante, en plein développement ? Vers quelle technologie se tourner dans l’avenir ? La comparaison de L’énergie tout compris.
Éolien flottant vs éolien posé : différence d’implantation
L’éolien offshore (comprendre, en mer) posé se rapproche des structures terrestres dans son implantation. L’éolienne est donc ancrée à une fondation, elle-même fixée au plateau continental. Son installation nécessite des travaux importants sur place, et des navires spécialisés pour l’opération.
Dans le cas de l’éolien offshore flottant, plutôt que d’avoir à créer des fondations sous-marines, l’éolienne est munie de flotteurs à sa base. Le flotteur peut, lui, par exemple, être relié au fond par de simples lignes d’ancrage. De même, son montage peut être réalisé au port pour être remorqué ensuite sur le site.
Éolien flottant vs éolien posé : différence de profondeur
Les structures posées peuvent être implantées entre 40 et 50 m de profondeur maximum. Une distance forcément limitée, notamment en France, car aussi bien en Méditerranée qu’en Atlantique, les 50 m sont très vite atteints.
L’un des gros avantages du flottant, c’est que l’éolienne peut être installée dans des zones situées entre 50 et 300 m de profondeur. Ainsi, la structure peut être mise en place plus loin des côtes, dans des zones où le vent est plus stable et souffle plus fort.
À lire aussi : Énergie éolienne en mer : le 3e appel d’offres lancé pour un projet au large de Dunkerque
Éolien flottant vs éolien posé : différence de fiabilité
L’éolien flottant a encore besoin de certitudes. Les vagues risquent-elles de provoquer une usure plus rapide des différentes pièces de l’éolienne ? Comment concevoir un flotteur stable afin que la tête du mât ne souffre pas ? Ou plus simplement, combien ça coûte ? Aucune somme n’a été avancée mais plusieurs bureaux d’études font état de plusieurs dizaines de millions d’euros par flotteur. Les premiers projets mis à l’eau permettront d’éclairer ces zones d’ombre.
Actuellement, pouvant s’appuyer sur une technologie sûre et connue, l’éolien posé se présente comme la solution la plus fiable et au point des énergies marines renouvelables (EMR). Le système est rodé : l’énergie du vent est transformée en énergie mécanique puis, grâce à des turbines, en énergie électrique.
Éolien flottant vs éolien posé : différence de potentiel
S’il n’y a pas photo à l’heure actuelle, le constat devrait sensiblement s’inverser, vraisemblablement à l’horizon 2050, au plus tard. C’est en tout cas l’objectif que se fixent plusieurs pays européens dont la France. Les premières de ces nouvelles structures pourraient être raccordées au réseau électrique entre 2018 et 2020.
Côté potentiel techniquement exploitable, les différences (estimées) entre éolien flottant et posé sont parlantes. En Europe, on parle de 600 Gigawatt (GW) pour le flottant contre 250 pour le posé. En France, le potentiel est de 50 GW contre 15 actuellement. Autre volonté, à terme : que le développement de l’éolien flottant réduise le prix du Mégawatt (MW), en passant de 170 € le MW pour le posé à 110 ou 130 € pour sa cousine nouvelle génération. Mais il faudra encore bien du temps avant de concurrencer l’éolien terrestre qui affiche un coût de 82 € le MW.
http://www.lenergietoutcompris.fr/actualites-et-informations/politique-energetique/l-eolien-flottant-vs-l-eolien-pose-quelles-differences-48193

13/08/17 : Saint-Nazaire Éolienne flottante : Le système d'ancrage installé au Croisic

Les six lignes d'ancrage en nylon ont été déployées en juillet sur le site d'expérimentation Sem-Rev au large du Croisic. À Saint-Nazaire, la construction du flotteur en béton se poursuit.
La future éolienne flottante, première du genre en France, sera remorquée sur le site Sem-Rev, à 22 kilomètres au large du Croisic « d'ici la fin de l'année » selon le porteur du projet, la start-up Idéol. Le système d'ancrage a été installé et dans le port de Saint-Nazaire, l'immense flotteur en béton est toujours en cours de réalisation quai des Charbonniers. Cette imposante structure ne passe pas inaperçue.
http://www.presseocean.fr/actualite/saint-nazaire-eolienne-flottante-le-systeme-dancrage-installe-au-croisic-13-08-2017-241360

11/08/17 : Nicolas Hulot redonne un peu d’espoir aux opposants

LE TRÉPORT - La suspension du projet d’éoliennes au Touquet ravive l’espoir des opposants à celui du Tréport.
La décision de Nicolas Hulot montre que les projets ne sont pas irréversibles ...
http://www.courrier-picard.fr/49170/article/2017-08-11/nicolas-hulot-redonne-un-peu-despoir-aux-opposants

10/08/17Eolien en mer : Engie cherche des partenaires
Engie détient aujourd'hui 47 % des deux parcs, dont il a remporté les projets en 2014, au large des côtes françaises, au Tréport (Seine-Maritime) et à Yeu-Noirmoutier (Vendée).
Engie aimerait descendre encore sa part dans les deux projets d'éolien en mer qu'il a remportés en 2014 au large des côtes françaises, au Tréport (Seine-Maritime) et à Yeu-Noirmoutier (Vendée). Selon nos informations, il a relancé une recherche active en ce sens. Il détient aujourd'hui 47 % des deux parcs, aux côtés du portugais EDP Renewables (43 %) et de la Caisse des Dépôts et Consignations (10 %), qui a remplacé Neoen Marine il y a dix-huit mois. Un autre investisseur pourrait entrer, à hauteur d'environ 20 %, sur les parts d'Engie et EDPR. Le chinois China Three Gorges, par ailleurs actionnaire d'EDP, figure parmi les investisseurs potentiels.
« Des projets financièrement assez juteux »
« Ces projets nécessitent des investissements importants [3,5 milliards d'euros, NDLR], et une ouverture du capital correspond assez bien à la logique de "développement puis monétisation" qu'ont aujourd'hui les utilities. Ce sont des projets financièrement assez juteux, avec des tarifs d'achat de l'électricité vendue autour de 200 euros/MWh accordés alors que le coût des turbines et de la dette était bien plus élevé qu'aujourd'hui, il y a donc aussi une bonne opportunité de se diluer un peu dans de très bonnes conditions », commente un bon connaisseur du dossier.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030487918168-eolien-en-mer-engie-cherche-des-partenaires-2107128.php

10/08/17 : LITTORAL - Le projet d’éoliennes en mer officiellement suspendu
Le projet de 40 éoliennes en mer, entre Berck et Le Touquet, est officiellement suspendu sur ordre de Nicolas Hulot. Un courrier conjoint du préfet des Hauts-de-France et du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord a été envoyé aux intéressés le 27 juillet. C’est un sacré revers pour Ségolène Royal et le Boulonnais Frédéric Cuvillier qui défendaient le projet et une victoire pour le Montreuillois dans son ensemble qui était contre cette implantation.
Le tweet laconique du maire de Boulogne, Frédéric Cuvillier, le 21 juillet, ne laissait planer que peu de doutes. Le député regrettait « la suspension de l’éolien en mer Côte d'Opale ....
http://www.lavoixdunord.fr/202719/article/2017-08-10/le-projet-d-eoliennes-en-mer-officiellement-suspendu

10/08/17 : Pas d’éoliennes au large de Fort-Mahon et du Touquet
LE TOUQUET Un projet de 40 éoliennes en mer, entre Berck et Le Touquet, dans la zone de la Bassure de Baas, est officiellement suspendu sur ordre de Nicolas Hulot. Un courrier conjoint du préfet des Hauts-de-France et du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord a été rédigé le 27 juillet.

10/08/17 : Pas-de-Calais: L'Etat suspend le projet d'éoliennes au large du Touquet
Le ministère de la Transition énergétique estime que les conditions ne sont pas favorables...
Il avait du plomb dans l’aile. C’est désormais officiel : le parc éolien maritime au large de la Côte d’Opale ne devrait pas voir le jour. Dans un courrier adressé aux élus locaux, e préfet des Hauts-de-France a en en effet annoncé la suspension du projet sur décision de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, rapporte La Voix du Nord.
Quelque 40 éoliennes off-shore étaient envisagées ur le banc de sable de Bassure de Baas, à 12 km de la côte, entre Le Touquet et Berck. Leur implantation, soutenue par Frédéric Cuvillier, maire de Boulogne-sur-mer, et l’ex-ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, était contestée par de nombreux habitants et professionnels du secteur, notamment en raison de l’impact prétendu sur le milieu marin et la pêche.
Les conditions ne sont pas réunies, selon l’Etat
Dans le courrier préfectoral, l’Etat justifie cette suspension par l’absence d’un consensus suite à une consultation menée fin avril. « Les conditions favorables ne sont pas réunies à ce stade », indique-t-il.
L’Etat souhaite désormais « favoriser l’émergence des autres projets en cours » tout en poursuivant « les réflexions sur les impacts cumulés des parcs éoliens en mer ».

10/08/17 : Parc éolien offshore : Frédéric Cuvillier dénonce la suspension de la consultation
Le président de la CAB Frédéric Cuvillier réagit à la suspension de la consultation sur le projet de parc éolien au large de la Côte d'Opale.
Suite à l'annonce par Ségolène Royal que le projet éolien Boulogne Grand large allait être intégré à l'appel d'offres imminent des éoliennes offshore, et à la consultation organisée par l’État au printemps dernier, les élus de la Communauté d'agglomération du Boulonnais avait réaffirmé leur totale adhésion au projet de parc éolien sur le périmètre élargi de Bassure de Baas, au large de Berck. C'est pourquoi Frédéric Cuvillier a aussitôt réagi à la décision de Nicolas Hulot, ministre en charge de la Transition écologique et solidaire, qui a suspendu cette consultation:
"La décision sans précédent de suspendre la consultation sur le projet de parc éolien au large de la Côte d'Opale décidée par Ségolène Royal au printemps dernier est une erreur d'aménagement du territoire. Cette décision est en totale contradiction avec la feuille de route annoncée par le Ministre de la transition écologique lors de sa présentation à Paris du Plan Climat 6 juillet 2017. Le Ministre avait à cette occasion confirmé le lancement d'appels d’offre permettant d’atteindre l’objectif de 32% d’énergies renouvelables en 2030, en encourageant notamment l’éolien terrestre et marin compte tenu du retard de la France sur les objectifs de la loi de transition énergétique.
Cette décision est également la remise en cause pour le port de Boulogne de sa vocation future et européenne de base de construction, de service et de maintenance pour un projet important de diversification énergétique et portuaire.
Les élus boulonnais invitent l’État à tenir le cap sur le développement des énergies marines renouvelables dont le Ministre lui-même reconnaît la nécessité d'accélérer la programmation. Suite à la consultation organisée par l’État au printemps dernier, ils réaffirment leur totale adhésion au projet de parc éolien en mer sur le périmètre élargi de Bassure de Baas et insistent pour qu'il soit inscrit dans la programmation pluriannuelle de l'énergie qui sera présentée par le Ministre fin 2018 pour la durée du quinquennat."
http://www.agglo-boulonnais.fr/actualites/lire/article/parc-eolien-offshore-frederic-cuvillier-denonce-la-suspension-de-la-consultation-2655/

09/08/17 : Aude : Parc éolien flottant en mer à Port-la-Nouvelle: la concertation publique en un clic
Le 4 août dernier, l’entreprise EolMed était sur la plage pour informer le public sur son projet d’une ferme pilote de quatre éoliennes.
Le projet de ferme pilote de quatre éoliennes, porté par EolMed et qui devrait s’installer au large de Port-La Nouvelle dans les années à venir, a fait l’objet de six mois de concertation avec les collectivités et experts.
Place désormais à la concertation publique, avec des expositions de présentations et animations organisées sur les plages et les marchés à destination des touristes et habitants du littoral. Et ce jusqu’au 15 septembre dans neuf communes de l’Aude, Gruissan, Port-La Nouvelle, Leucate, Fleury, Sigean, Peyriac-de-Mer, La Palme, Narbonne ainsi que Vendres dans l’Hérault.
Ce 4 août sur le parking de la plage, les conseillers de l’antenne Quadran à Port-La Nouvelle, Damien, Lison et Laurent accompagnés de Luce de l’antenne de Béziers, sont venus à la rencontre des Nouvellois. «Pour les personnes intéressées ne pouvant venir à notre rencontre, précise Luce, nous avons mis en place une solution de concertation publique en ligne.»
Cette consultation a pour vocation de se déployer facilement à toutes les échelles territoriales, pour développer la démocratie locale et participative, en favorisant un dialogue des nouvelles générations, qui peuvent se réunir autour de ce projet qui suscite de nombreuses questions. Parmi elles, quel est l’intérêt de produire de l’électricité avec des éoliennes en mer? Quelles retombées économiques pour les habitants de la région? Quels sont les impacts sur l’environnement et le paysage?
Une mise en service programmée pour 2020
Ce projet pilote prévoit la construction de quatre éoliennes flottantes de 6,2 mégawatts, chacune ancrées à 16 km des côtes au large de Gruissan et de Port-La Nouvelle. La mise en service est programmée pour fin 2020, début 2021. L’objectif de cette ferme pré commerciale est de valider les conditions financières et économiques de ce type de technologie, avant de passer à une phase industrielle.
Celle-ci pourrait laisser envisager, à terme, la mise en place d’une filière nationale, dans laquelle la ville de Port-La Nouvelle tirerait son épingle du jeu en accueillant l’usine de construction des barges flottantes.
Pour s’informer, poser des questions, donner son avis, et suivre le projet en ligne cliquer sur le site d'Eolmed.
http://www.lindependant.fr/2017/08/08/parc-eolien-flottant-en-mer-a-port-la-nouvelle-la-concertation-publique-en-un-clic,3040484.php

08/08/17 : Eoliennes au large de Noirmoutier: "C'est affreux, je ne viendrai plus sur cette belle plage"

62 éoliennes pourraient être installées à 15 kilomètres des côtes de Noirmoutier. RMC a rencontré un collectif qui se bat contre le projet.
De nombreux projets d'éoliennes offshore sont à l'étude en France. Au large de l'île de Noirmoutier, 62 éoliennes pourraient être installées à 15 kilomètres des côtes et éparpillées sur 80 kilomètres. Mais les militants anti-éoliennes sont mobilisés et comptent bien se faire entendre. Les bénévoles de l'association "Touche pas à mes îles" sillonnent les plages pour sensibiliser les touristes aux conséquences du futur projet éolien.
"Il va y avoir 62 éoliennes de 220 mètres de haut à quelques kilomètres des côtes. Donc on peut avoir une baisse d'attractivité de l'île, moins de touriste et donc moins de commerces, un impact sur l'emploi…", s'inquiète Fabien Bouglé, le porte-parole du collectif.
"J'ai peur qu'il n'y ait plus aucun poisson"
Et Robert, habitué aux vacances à Noirmoutier, confirme: "Il y a 30 ans, je venais ici et je pêchais beaucoup. J'ai peur qu'il n'y ait plus aucun poisson, c'est affreux. Il est certain qu'avec les éoliennes je ne viendrai plus sur cette belle plage".
Si les éoliennes en mer risquent de faire fuir les touristes elles pourraient aussi détruire tout un écosystème, selon Sylvie membre du collectif Touches pas à mes îles: "On va bétonner 86 km2 de fonds marins, on n'aura plus de poissons à cet endroit-là, il n'y aura plus de pêche possible".
A Noirmoutier, Engie, le promoteur du projet voudrait débuter les travaux dans 2 ans mais pour l’instant il n’a pas encore reçu l’autorisation définitive d’exploitation.
http://rmc.bfmtv.com/emission/eoliennes-au-large-de-noirmoutier-c-est-affreux-je-ne-viendrai-plus-sur-cette-belle-plage-1232323.html

07/08/17 : Energie : l’éolien français met un pied dans l’eau
La première éolienne au large de l’Hexagone est en cours d’installation. Flottante, elle représente une prouesse technique qui cache mal l’inertie de la France dans le domaine du renouvelable offshore. A la différence du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Danemark.
Appelez-la Floatgen. En cours de construction à 22 kilomètres des côtes du Croisic (Loire-Atlantique), sur le site d’essai technologique de Centrale Nantes (le SEM-REV), la première éolienne en mer française, flottante, est bien partie pour produire ses premiers kilowatts d’ici 2018, conformément au calendrier annoncé. Son système d’ancrage en nylon, conçu par la société lorientaise Le Béon Manufacturing, vient en effet d’être mis à l’eau, se sont félicités le 27 juillet ses concepteurs. Une première étape décisive avant la mise en place prochaine d’un flotteur en béton armé de 36 mètres de côté sur 10 de hauteur, ouvert en son centre, et l’érection du mât et des pales, pour une mise en route à titre expérimental (et pour deux ans) au tout début de l’année prochaine.
La mise en service de cette éolienne offshore peut apparaître anecdotique, mais c’est une petite prouesse technique. Les éoliennes «flottantes» sont en effet une technologie encore balbutiante : la première ferme n’a vu le jour que mi-juillet en Ecosse pour alimenter 20 000 foyers en électricité. Mais les débuts de Floatgen ne doivent pas faire oublier que le déploiement de l’éolien dans les mers hexagonales est vraiment tardif - c’est un euphémisme - par rapport à ce qui passe chez nos voisins du nord de l’Europe. Ainsi, le Royaume-Uni dispose aujourd’hui de 5 gigawatts (GW) installés dans la Manche et en mer du Nord : l’équivalent de trois réacteurs nucléaires EPR, du type de ceux que compte construire EDF à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre. L’Allemagne aligne de son côté 4 GW sur les rives de la Baltique, et le Danemark 1,3 GW autour de la presqu’île du Jutland.
Deux technologies
A eux seuls, les trois champions européens détiennent près de 90 % de la capacité en éolien offshore sur le vieux continent (12 GW), selon les derniers chiffres de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena). De son côté, la France n’a pour l’instant fourni aucun kilowattheure avec cette source d’énergie illimitée alors qu’elle dispose, paradoxalement, du deuxième gisement de vent européen. «Il y a un volontarisme et une culture des énergies renouvelables chez nos voisins européens qui ont longtemps manqué à la France», avance Matthieu Monnier, responsable du pôle offshore pour l’association France Energie éolienne (FEE).
Mais pourquoi tant de lenteur et d’atermoiements ? Aujourd’hui, il existe deux technologies d’éoliennes offshore. La version «posée», c’est-à-dire fixée dans les fonds marins, devrait voir quatre premiers parcs enfin mis en service au large de Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire entre 2021 ou 2022. C’est la technologie la plus ancienne, mais aussi celle qui fait face aux contraintes techniques les plus lourdes : elle ne permet pas de s’éloigner à plus de 30 kilomètres du littoral, dépend fortement de la (faible) profondeur de l’eau et est compliquée à installer «dans un environnement hostile et corrosif».
«C’est pour cela que cette énergie renouvelable se développe lentement par rapport à l’éolien terrestre, souligne Raphaël Gerson, chef adjoint du service réseaux énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’avantage, c’est qu’en mer l’impact visuel des éoliennes est minimisé et les vents sont plus forts.» La version «flottante», bientôt testée en France, permet, elle, d’aller à 50 ou 60 kilomètres des côtes, où les vents sont encore plus forts, et dans un pays où les fonds marins proches du littoral, notamment en Méditerranée, sont vite profonds, l’avantage est évident. Cependant, cette technologie n’a pas encore atteint sa maturité technique. Et son coût de revient, qui comprend le coût d’installation et de maintenance, excède encore les 200 euros par mégawattheure, trois fois plus que l’éolien terrestre ou le solaire.
«Transformer l’essai»
«Dans notre scénario, on estime qu’il y a de belles perspectives avec l’éolien flottant car on a des côtes moins faciles qu’en mer du Nord», estime Thierry Salomon, vice-président de l’association Négawatt. Or, dans ce domaine, il est vrai que la France a pris une longueur d’avance. Raphaël Gerson, de l’Ademe, acquiesce :« L’enjeu, c’est de transformer l’essai.» Mais y parvenir demande des objectifs et des ambitions chiffrées… que la France est loin de remplir. Ainsi, en 2010, les premiers textes nés du Grenelle de l’environnement ont fixé à 6 000 MW la puissance de l’éolien offshore pour concrétiser l’objectif de 23 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique français d’ici à 2020. Mais à cette époque, aucun projet en mer n’était engagé.
«Aujourd’hui, on est très loin de l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement, admet Marion Lettry, déléguée générale adjointe du Syndicat des énergies renouvelables. Pour atteindre les objectifs fixés par la loi de transition énergétique de juillet 2015, qui prévoit que les énergies renouvelables doivent représenter 40 % de la production électrique nationale à l’horizon 2030, il faudra que l’on ait installé 20 à 21 GW en mer, ce qui représenterait 10 % de cette production.»
Peut-on tenir les délais ? Attribués en 2011, puis en 2013, les deux premiers appels d’offres pour six fermes d’éoliennes posées offshore permettraient d’installer 3 000 mégawatts d’ici à 2023 conformément à ce que prévoit la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Toutefois, cette feuille de route de la politique énergétique pour 2016-2018 reste floue et a déçu les partisans du renouvelable par son manque d’ambition. Pour eux, la volonté politique n’est pas à la hauteur des objectifs inscrits sur le papier. «L’enjeu de la révision à venir de la PPE, ce sera de préciser les ambitions de l’Etat pour atteindre cet objectif de 40 % de renouvelable dans le mix énergétique d’ici à 2030, notamment en matière d’éolien offshore»,avance Matthieu Monnier, de France Energie éolienne.
Car encore faut-il que les parcs éoliens annoncés, notamment à Dieppe-Le Tréport, Noirmoutier, Dunkerque et Oléron, voient le jour face à la rafale de recours déposés par les associations anti-éoliennes qui s’y opposent pour tous les motifs imaginables : nuisance visuelle depuis les côtes, risque de déstabilisation de l’écosystème marin, interdiction de zones de pêche, etc. De l’appel d’offres à la mise en chantier, la procédure globale est jugée trop lourde et redondante par les défenseurs de cette énergie renouvelable.
«On pourrait simplifier le cadre juridique de l’éolien en mer, n’envisager qu’une seule concertation publique en amont de chaque projet et réunir les demandes d’autorisation dans un seul dossier, plaide ainsi l’avocat spécialisé en droit de l’environnement Arnaud Gossement.Et puis il faudrait que l’Etat précise sa politique sur l’appel d’offres et sur les technologies à privilégier.»
Gain de cause en justice
Le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, le reconnaît.«On est freiné dans le développement de cette filière par un certain nombre de verrous administratifs, juridiques, parfois économiques ou financiers. C’est bien beau de se fixer des objectifs dans une loi, mais après il faut développer des stratégies», a-t-il déclaré fin juillet à Plouarzel, dans le Finistère. Car depuis 2004 et le premier projet d’éoliennes en mer envisagé à Veulettes-sur-Mer, en Seine-Maritime, les associations opposées aux grandes pales contestent systématiquement les demandes d’autorisation de mise en chantier. Cela a été le cas pour les parcs de Saint-Nazaire et de Fécamp, dont les promoteurs ont finalement obtenu gain de cause en mai et en juin devant la cour d’appel administrative de Nantes. Idem concernant le parc de Courseulles-sur-Mer, qui attend le verdict.
«Tous les citoyens ont droit d’aller en justice, mais on s’interroge sur les motivations réelles des requérants», fait remarquer le représentant de France Energie éolienne, Matthieu Monnier. Le projet de loi relatif «au droit à l’erreur et à la simplification», qui sera présenté à la rentrée, devrait alléger la procédure de demande d’autorisation. Hulot a déjà prévenu ceux des défenseurs de l’environnement qui restent vent debout face à l’éolien en mer : si l’on veut la transition énergétique pour limiter la part du nucléaire, «on ne peut pas être contre tout».
http://www.liberation.fr/futurs/2017/08/07/energie-l-eolien-francais-met-un-pied-dans-l-eau_1588693
07/08/17Sous les pales, la mer et ses bombes 😠
En salles depuis juillet, le film « Dunkerque » de Christopher Nolan vient rappeler que le futur haut lieu de l’éolien offshore est aussi un ancien champ de bataille. On l’oublie souvent, mais le déminage en mer est un allié indispensable de la transition énergétique ! La phase la plus sensible étant bien entendu la construction des parcs : par exemple, les ondes de choc créées par les travaux se propagent dans l’eau et peuvent provoquer des explosions dites « par sympathie » d’engins explosifs pourtant éloignés. C’est pourquoi les développeurs offshore sont soumis à des règles strictes. Un projet de décret est justement dans les tuyaux afin de graver dans le marbre les pratiques juridiques coutumières, le texte originel de 1976 n’ayant pas été pensé pour le développement des énergies marines. La publication est prévue pour le 1er semestre 2018.
Tour d’horizon en cinq questions à Sylvain Traversa, lieutenant de vaisseau de la marine nationale. Chef du bureau Énergies marines à la préfecture maritime de la Manche et mer du Nord, il est notamment l’auteur d’un article sur le sujet paru dans la Revue juridique de l’environnement. ...
https://www.greenunivers.com/2017/08/pales-mer-bombes-166670/

05/08/17 : Pour le parc éolien, on sonde les fonds marins

Une campagne d'étude géotechnique a démarré le 30 juillet sur la zone entre les îles d'Yeu et Noirmoutier. Jusqu'au 16 octobre, 30 des 62 futurs emplacements vont être passés à la loupe.
Les grandes lignes du projet
Il est porté par la société des Éoliennes en mer de l'île d'Yeu et Noirmoutier, qui a décroché l'appel à projets de l'État en 2014. Le porteur du projet est un consortium composé d'Engie, d'EDP Renewables et de la Caisse des dépôts. Il prévoit l'installation au large de la Vendée de 62 éoliennes d'une puissance de 8MW chacune. « Le parc devrait fournir 1 900 GWH par an, l'équivalent de la consommation de 800 000 personnes », avance Corentin Thepaut, responsable technique du projet.
Coût estimé: 2milliards d'euros. D'une surface de 83 km², le parc éolien sera situé à 11,7km de l'île d'Yeu et à 16,5km de Noirmoutier, où seront construites des bases d'exploitation et de maintenance. L'une à Port-Joinville, l'autre à l'Herbaudière. Soit « 125 emplois sur l'ensemble de la durée d'exploitation ».
L'opération en cours
C'est une campagne scientifique de plusieurs semaines qui a débuté il y a quelques jours, le 30juillet. La phase de carottage a été confiée à la société G-tec. Son bateau de forage, baptisé Omalius, va « se positionner au-dessus des emplacements des futures éoliennes et extraire des tubes longs de 1 à 1,50 m et larges de 15 à 20 centimètres de diamètre, explique l'ingénieur. On va ainsi en retirer un certain nombre jusqu'à atteindre entre 35 et 50 mètres de profondeur. »
Une première série de mesures sera effectuée sur le navire pour déterminer le poids de chaque échantillon, sa longueur et sa teneur en eau. Ils seront ensuite ramenés à Saint-Nazaire, direction un laboratoire spécialisé au Royaume-Uni pour des tests physiques, chimiques et mécaniques.
Les tests
Ils permettront d'« affiner l'aspect technique du projet ». Une première campagne géotechnique avait déjà été menée sur sept emplacements en 2014 pour une étude visant à confirmer la faisabilité technique et économique du parc. Ces nouveaux sondages donneront à l'entreprise une connaissance plus fine des caractéristiques du sol. « Nous pourrons améliorer le design des fondations et optimiser la longueur de chaque pieu. » En raison des conditions météo, seuls 30 emplacements seront sondés jusqu'à la mi-octobre. Les 32 autres devront attendre l'été prochain. Le début de la construction du parc est prévu pour 2019.
Les effets sur la vie en mer
« Nous avons rencontré les pêcheurs pour leur présenter le but et le déroulé de l'opération, ainsi que les règles de cohabitation que nous souhaitions mettre en place. » À savoir des appels radio et une zone d'exclusion de 500m autour du bateau. « Des affichettes ont été envoyées aux ports de plaisance et aux capitaineries. ». Quand aux impacts sur l'environnement, Corentin Thépaut assure qu'ils seront « très limités » : « Les prélèvements ne mesurent que 15 cm de diamètre et il n'y aura pas de sédiments éparpillés dans l'eau, ils resteront compactés dans la carotte. »
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pour-le-parc-eolien-sonde-les-fonds-marins-5175580
05/08/17 : Parc éolien offshore, les opposants s'accrochent
Les associations de la presqu'île iront au Conseil d'État. Elles militent pour une implantation de ce parc plus loin qu'il est envisagé aujourd'hui. La mise en service est prévue en 2021.
Pourquoi ? Comment ?
Quel est le projet prévu par EDF Énergies nouvelles au large de Saint-Nazaire ?
Un parc éolien d'une puissance de 480 MW, composé de 80 éoliennes, sur une surface plus grande que la superficie de la ville de Nantes. À la manoeuvre, EDF Énergies nouvelles.
Que s'est-il passé à ...

05/08/17 : « L'éolien en mer, on ne le veut pas comme ça »
Pourquoi ? Comment ?
Comment s'organise l'opposition contre les éoliennes ?
Plusieurs associations se sont constituées contre le projet de parc éolien. Le collectif « Touche pas à nos îles ! » souhaite rassembler ces différents groupes et les citoyens qui souhaitent se positionner. À la base de celui-ci, Cécile Chevalier-Fouasson, Sophie Détis et Fabien Bouglé, qui s'étaient rencontrés lors d'une réunion de présentation du parc. « On nous a présenté là-bas pour la première fois le simulateur visuel », explique Fabien Bouglé. Un choc pour eux.
Quels sont leurs arguments ?
Penché sur une image de la Nasa montrant le parc éolien de London Array (au large de la Tamise), Fabien Bouglé n'en démord pas : les traînées laissées derrière les éoliennes montrent bien les landes de sable formées autour de leur implantation. De même, le collectif craint qu'elles ne perturbent les vols des oiseaux ou la nature environnante. Sophie Détis pointe l'impact que cela pourrait avoir sur le littoral : « On a déjà des côtes fragilisées, qu'on consolide depuis des années. Perturber le courant avec ce parc, c'est prendre le risque de le modifier. »
Comment s'organisent-ils ?
« On a trois objectifs : informer les gens, faire du lobbying et agir, si nos demandes ne sont pas entendues », énumère Fabien Bouglé. Ce dernier a déjà rencontré plusieurs élus et les services de Nicolas Hulot : « J'ai pu voir Sébastien Le Cornu, son secrétaire d'État, de manière informelle. » À chaque fois, l'oreille a semblé attentive. Le collectif demande un moratoire administratif, le temps d'une analyse des enjeux environnementaux et de l'étude des alternatives. Et une enquête publique l'été prochain.
Quelles solutions proposent-ils ?
« On n'est pas contre l'éolien, mais pas comme ça », argumente Cécile Chevalier-Fouasson. Aujourd'hui, il existe deux formes d'éoliennes offshore : celle fixée dans les fonds marins, ancienne et qui doit être proche des terres ; et celle flottante, qui permet d'aller à 50 kilomètres au large des côtes, où les vents sont plus forts. Le collectif préférerait cette deuxième option, visuellement moins gênante et moins impactante selon eux. Innovante, la technologie est en train de faire ses preuves en Écosse où le premier parc alimente 20 000 foyers en électricité
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/l-eolien-en-mer-ne-le-veut-pas-comme-ca-5176090

04/08/17Saint-Nazaire. Que verra-t-on du parc éolien en mer depuis la côte ?😏😕
La mise en service de ce parc éolien d’une puissance de 480 MW, composé de 80 éoliennes, est prévue pour 2021. À la manœuvre, EDF Énergies nouvelles.
Fin juillet, la cour administrative d’appel de Nantes a rendu sa décision, rejetant la requête de l’Association pour la protection du site et de l’environnement de Sainte-Marguerite et du Groupement des résidents secondaires de La Baule. Celles-ci avaient déposé un recours contestant les autorisations d’exploiter ce parc offshore. Elles ont désormais décidé d’aller au Conseil d’État.
« On n’est pas opposés sur le principe de l’éolien mais sur le fait qu’il soit situé à cet endroit, explique Alain Doré. Nous aimerions qu’il soit plus au sud, plus loin. » Le projet prévoit une distance de douze kilomètres entre la côte et l’éolienne la plus proche.
Pour se faire une idée de ce qu’on pourra en voir depuis le littoral, EDF-EN a publié en ligne des simulations de perspectives : quel que soit son point de vue, de la pointe de Chemoulin au Pouliguen.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/saint-nazaire-que-verra-t-du-parc-eolien-en-mer-depuis-la-cote-5172224

01/08/17 : Éoliennes en mer. Où en sont les projets français ?

Les parcs éoliens offshore fleurissent chez nos voisins européens, alors qu’en France, les projets tournent au ralenti. On fait le point.
Plusieurs parcs d’éoliennes en mer sont en projet en France, mais aucun n’a encore été mis en chantier. Et les discussions s’éternisent. En cause ? Une procédure lourde, qui s’étale sur plusieurs années entre l’appel d’offres et la mise en chantier.
Et souvent, des associations multiplient les recours en justice et contestent systématiquement les demandes d’autorisation d’installation des parcs éoliens en mer. Elles dénoncent un préjudice esthétique, une menace pour le tourisme et la pêche et sont inquiètes pour la biodiversité et les équilibres côtiers naturels.
On fait le tour des projets de parcs éoliens offshore.
Ceux qui ont obtenu le feu vert
À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), le parc éolien pourrait commencer à être installé dès l’année prochaine. C’est l’entreprise espagnole Iberdrola, l’une des spécialistes mondiales de l’énergie renouvelable, qui se charge du chantier, avec la société Ailes Marines. Les 62 éoliennes devraient être mises en route en 2020. Elles ont une durée de vie d’environ 20 ans.
C’est la même chose à Dieppe (Seine-Maritime). Une soixantaine d’éoliennes devraient être installées au large du Tréport. Dirigés par le consortium GDF Suez et Areva, les travaux devraient s’étendre de 2019 à 2021 avec une mise en service progressive dès 2021, même s’ils pourraient être retardés si des recours sont déposés.
Toujours en Seine-Maritime, à Fécamp, non loin des falaises d’Étretat, un appel d’offres a été lancé en 2004 et a subi de nombreux retards administratifs. EDF-Energies renouvelables, Enbridge et WPD Offshore veulent y installer 83 éoliennes, fabriquées par General Electric (ex-Alstom). Installées entre 13 et 22 kilomètres du rivage, elles devraient permettre de couvrir les besoins en électricité de 770 000 personnes. Le 21 juin, la cour administrative d’appel de Nantes (seule compétente en France pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur l’ensemble des litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer) a rejeté le recours déposé par plusieurs associations et a donné son feu vert au projet.
À Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le projet, attribué à EDF, d’installer 80 éoliennes à une quinzaine de kilomètres des côtes a été autorisé par la cour administrative d’appel de Nantes il y a une semaine. Le projet devrait voir le jour à l’horizon 2021. Enfin, en Vendée, 62 éoliennes de 216 mètres de hauteur situées sur 86 km² devraient être installées entre Noirmoutier et de l’île d’Yeu. La construction débutera en 2019 pour une mise en service progressive de 2021 à 2023.
Ceux qui attendent encore la décision
Certains projets sont encore sous réserve. C’est le cas à Dunkerque (Nord), où un futur parc doit être installé au large de Berck et du Touquet. Un appel d’offres a été lancé cette année et le choix devrait être connu début 2018. À Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados, le projet attribué à EDF et Alstom, attend d’être validé. Près de l’île d’Oléron (Charente-Maritime), un parc de 60 à 80 éoliennes offshore devrait être mis en service en 2023. Mais pour l’instant, l’appel d’offres n’est pas terminé.
Les parcs d’éoliennes flottantes
Entre Groix et Belle-Ile (Morbihan), ce ne sont pas des éoliennes classiques, fixées dans les fonds marins, qui devraient voir le jour, mais des éoliennes flottantes qui vont voir le jour. Les 4 structures, hautes de 180 mètres sur 150 mètres de diamètre, seront installées en 2019 et commenceront à fonctionner l’année suivante.
Trois autres fermes pilotes-éoliennes comme celle-ci sont également en projet dans la Méditerranée : à Leucate (Aude), Gruissan (Aude) et Faraman (Bouches-du-Rhône).
http://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/eoliennes-en-mer-ou-en-sont-les-projets-francais-5166567
31/07/17 : Offensive estivale contre l'installation d'éoliennes en mer
De Dunkerque à Oléron, des militants vont alerter les vacanciers du préjudice esthétique de ces projets.
La mobilisation contre les parcs d'éoliennes en mer ne mollit pas. Alors que la cour d'appel du tribunal administratif de Nantes a validé vendredi dernier un programme éolien au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), rejetant un dernier recours déposé par des associations environnementales, les militants promettent des actions tout au long de l'été, pour sensibiliser les estivants à la lutte contre les six projets français (Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire, Noirmoutier-Yeu. Oléron, Dunkerque, ...
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/07/31/01016-20170731ARTFIG00265-offensive-estivale-contre-l8216installation-d-eoliennes-en-mer.php

31/07/17 : Eolien en mer : Prosimar et le collectif de Défense de La Mer reviennent sur la décision de la Cour Administrative d’Appel
Selon Prosimar "NON, ce ne sont pas les recours qui génèrent les délais d’implantation. C’est d’abord le refus par l’Etat et les industriels de suivre les procédures légales garantes de l’environnement, de la biodiversité et de l’information sincère et honnête du public."
"Depuis le 21 octobre 2003, l’Etat échoue à implanter des éoliennes en mer : pourquoi ? Pour tous les projets d’éolien posé en mer, autorisés ou en cours d’attribution :
• aucun n’a fait l’objet d’une évaluation environnementale préalable à l’Appel d’offres ;
• La planification et l’aménagement de l’espace maritime imposent l’éolien en mer au détriment d’autres activités et de l’environnement, notamment par le choix bâclé des zones propices ;
• Les obligations d’information et de consultation du public aux décisions relatives à l’environnement n’ont pas été respectées : pire même, l’information concernant la visibilité des éoliennes et la biodiversité des fonds marins concernés a été longtemps volontairement trompeuse, et est encore largement sous-estimée.
• Le développement des sites d’éolien en mer détruit les habitats et les espèces : certaines zones qui auraient dû faire l’objet d’une protection n’ont volontairement pas été protégées ; les évaluations relatives à l’affectation des espèces déjà en danger et des habitats sont totalement insuffisantes ; l’examen des effets cumulés des projets est complètement absent (impact sur les espèces migratrices).
• La promotion de l’éolien en mer se fait à des tarifs exorbitants, subventionnés par le consommateur (CSPE), et sans aucun contrôle de l’efficacité puisque les services de l’Etat ne disposent même pas, par eux-mêmes, de la mesure du vent sur les sites, qu’ils ne peuvent connaître que par le porteur de projet (cf les conventions d’occupation DPM), donc juge et partie !
D’ailleurs, notre collectif environnemental DLM, (strictement local) ne s’est pas opposé au principe de l’éolien en mer, mais a seulement demandé de déplacer la zone en un endroit plus favorable à la biodiversité et à l’impact visuel beaucoup plus faible pour le tourisme : refus obstiné des préfets et d’EDF. Refus de la Cour et du gouvernement d’exiger une étude alternative, théoriquement obligatoire, dans une autre partie de la zone définie comme propice par l’Etat. Cela justifie amplement nos recours juridiques…
C’est ensuite l’insuffisance des connaissances techniques et environnementales : si EDF-EN et EMF étaient si confiants dans la qualité de leur projet, ils seraient déjà en phase de construction. L’excuse des recours ne fait que masquer ces insuffisances.
NON, les recours ne sont pas épuisés
Les associations locales de DLM n’ont pas déposé de recours contre l’arrêté préfectoral du 07.04.2017 et la convention d’occupation du Domaine Public Maritime attenante, pourtant fort critiquable : des conventions identiques « copiées-collées » seront examinées dans le cadre des recours portés par les sites de la Manche de Fécamp, Courseulles et St Brieuc.
Les associations de DLM préfèrent préserver leurs ressources pour porter ses recours hors de la juridiction spéciale, puisque, en considérant leur intérêt à agir non « suffisamment direct et certain », la Cour a ainsi escamoté les vraies questions sur lesquelles elle devait se prononcer.
Les associations PROSIMAR - GRSB attendent la notification et le texte de la décision du 25 juillet…"
http://www.media-web.fr/eolien-en-mer-prosimar-et-le-collectif-de-defense-de-la-mer-reviennent-sur-la-decision-de-la-cour-administrative-d-appel-80-102-2642.html

30/07/17 : Eoliennes en mer : pourquoi tant d'atermoiements ?

Installée au large du Croisic, en Loire-Atlantique, la première éolienne flottante offshore devrait être mise en service d’ici à la fin de l’année. Une expérimentation tardive qui illustre les tergiversations françaises pour déployer cette technologie d'énergie renouvelable.
Appelez-la Floatgen. En cours de construction à 22 kilomètres des côtes du Croisic, sur le site d’essai technologique de Centrale Nantes (appelez-le Sem-REV), la première éolienne flottante en mer est bien partie pour voir le jour d’ici à la fin de l’année, conformément au calendrier annoncé. Son système d’ancrage en nylon, conçu par la société lorientaise Le Béon Manufacturing, vient en effet d’être mis à l’eau, se sont félicités jeudi ses concepteurs. Une première étape décisive avant la mise en place prochaine d’un flotteur en béton armé de 36 mètres de côté sur 10 de hauteur, ouvert en son centre, et l’érection du mât et des pales, pour une mise en route à titre expérimental (et pour deux ans) tout début 2018.
La mise en service de cette première éolienne offshore au large du sud Bretagne, peut apparaître comme une prouesse technique. Les éoliennes «flottantes» sont en effet une technologie balbutiante, dont la première ferme n’a vu le jour que la semaine dernière en Ecosse pour alimenter 20 000 foyers en électricité. Cependant, elle ne doit pas faire oublier que le déploiement dans les mers hexagonales de l’éolien est tardif (c’est un euphémisme) par rapport à nos voisins nord européens.
Ainsi, tandis que le Royaume-Uni (5 GigaWatts), l’Allemagne (4 GW) et le Danemark (1,3 GW) ont déjà à eux seuls près de 90% de la capacité en éolien offshore en Europe (12 GW) selon les derniers chiffres de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), la France n’a pour l’instant fourni aucun kilowattheure grâce à cette source d’énergie tout en disposant paradoxalement du deuxième gisement de vent européen. «Il y a un volontarisme et une culture des énergies renouvelables chez nos voisins européens qui ont longtemps manqué à la France», soulève Matthieu Monnier, responsable du pôle offshore pour l’association France énergie éolienne (FEE). Pourquoi tant de lenteur et d’atermoiements ?
Contraintes techniques lourdes
A l’heure actuelle, il existe deux technologies d’éoliennes offshore. La version «posée», c’est-à-dire fixée dans les fonds marins, dont les quatre premiers parcs, au large de Fécamps, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire devraient (enfin) être mis en service entre 2021 ou 2022après épuisement des recours des associations qui y sont opposées. C’est la plus ancienne, mais elle fait aussi face à des contraintes techniques lourdes : elle ne permet pas de s’éloigner à plus de 30 kilomètres du littoral, dépend fortement de la (faible) profondeur de l’eau et, est compliquée à installer «dans un environnement hostile et corrosif». «C’est pour cela que cette énergie renouvelable se développe lentement par rapport à l’éolien terrestre, souligne Raphaël Gerson, adjoint du service Réseaux énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’avantage, c’est qu’en mer l’impact visuel des éoliennes est minimisé et les vents sont plus forts.»
La version «flottante», bientôt testée en France, permet, elle, d’aller à 50 ou 60 kilomètres des côtes, où les vents sont encore plus forts, et dans un pays où les fonds marins proches du littoral, notamment en Méditerranée, sont vite profonds, l’avantage est évident. Cependant, cette technologie n’a pas encore atteint sa maturité technique. Et son coût de revient, qui comprend le coût d’installation et de maintenance, excède encore les 200 euros par mégawattheure, trois fois plus que l’éolien terrestre ou le solaire. «Dans notre scénario, on estime qu’il y a de belles perspectives avec l’éolien flottant car on a des côtes moins faciles qu’en mer du Nord», estime Thierry Salomon, vice-président de l’association Négawatt. Or, dans ce domaine, il est vrai que la France a pris une longueur d’avance. Raphaël Gerson, de l’Ademe acquiesce :«L’enjeu, c’est de transformer l’essai.»
Des ambitions à revoir ?
Mais pour y parvenir cela demande des objectifs et des ambitions chiffrées… que la France est loin de remplir. Ainsi, en 2010, les premiers textes nés du Grenelle de l’environnement ont fixé à 6000 MW la puissance de l’éolien offshore, pour concrétiser l’objectif de 23% d’énergies renouvelables dans le mix électrique français d’ici à 2020. Cependant, à cette époque, aucun projet en mer n’était engagé.«Aujourd’hui, on est très loin de l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement, admet Marion Lettry, déléguée générale adjointe du Syndicat des énergies renouvelables. Pour atteindre les objectifs fixés par la loi de transition énergétique de juillet 2015 qui prévoit que les énergies renouvelables doivent représenter 40% de la production électrique nationale à l’horizon 2030, il faut donc qu’on ait installé 20 à 21 GW en mer, ce qui représenterait 10% de cette production.»
Peut-on tenir les délais? Attribués en 2011, puis en 2013, les deux premiers appels d’offres pour six fermes d’éoliennes posées offshore permettraient d'installer 3000 mégawatts d’ici à 2023 conformément à ce que prévoit la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Toutefois, cette feuille de route de la politique énergétique pour 2016-2018 «floue» a déçu les pro renouvelables par son manque d’ambition et leur fait dire que les volontés ne sont pas à la hauteur des objectifs inscrits sur le papier. «L’enjeu de la révision à venir de la PPE, ce sera de préciser les ambitions de l’Etat pour atteindre cet objectif de 40% de renouvelable dans le mix énergétique d’ici à 2030, notamment en matière d’éolien offshore», avance Matthieu Monnier, de France énergie éolienne (FEE).
Recours systématiques des opposants
Car encore faut-il que les parcs éoliens pour l’instant annoncés, notamment à Dieppe-le Tréport, Noirmoutier, Dunkerque et Oléron, voient le jour. La procédure globale de l’appel d’offres à la mise en chantier sur plusieurs années, est ici mise en cause par les défenseurs de cette énergie renouvelable, trop lourde et redondante selon eux. «On pourrait simplifier le cadre juridique de l’éolien en mer, n’envisager qu’une seule concertation publique en amont de chaque projet et réunion les demandes d’autorisation dans un seul dossier, plaide ainsi l’avocat spécialisé en droit de l’environnement Arnaud Gossement. Et puis, il faudrait que l’Etat précise sa politique sur l’appel d’offres et sur les technologies à privilégier.»
Par ailleurs, depuis 2004, et le premier projet d’éoliennes en mer envisagé à Veulettes-sur-mer, en Seine-maritime, les associations opposées aux grandes pâles contestent systématiquement les demandes d’autorisation de mise en chantier des parcs éoliens en mer. C’est le cas des parcs offshore de Saint-Nazaire et de Fécamp, dont les promoteurs ont obtenu gain de cause en mai et en juin 2017 devant la Cour d’appel administrative de Nantes, seule juridiction compétente pour statuer sur chaque recours. Idem concernant le parc de Courseulles-sur-mer dont la décision est attendue. «Tous les citoyens ont droit d’ester en justice, mais on s’interroge sur les motivations réelles des requérants», fait remarquer le représentant de France énergie éolienne Matthieu Monnier. Selon nos sources, le projet de loi relatif «au droit à l’erreur et à la simplification» qui sera présenté à la rentrée par le gouvernement Philippe devrait «simplifier» la procédure de demande d’autorisation. Reste à savoir de quel côté souffle le vent.
http://www.liberation.fr/futurs/2017/07/30/eoliennes-en-mer-pourquoi-tant-d-atermoiements_1586809

28/07/17 : Parc éolien du banc de Guérande Prosimar et GRSB déboutés par la cour d’appel😠
Comme il fallait s’y attendre, après les réquisitions du rapporteur public, l’association pour la protection du site de Sainte Margueritte et l’association Groupement des résidents secondaires de La Baule ont vu leur requête rejetée par la cour d’appel administrative de Nantes.
Le parc éolien du banc de Guérande va donc pouvoir être réalisé, les travaux devraient s’achever fin 2021.
80 éoliennes au large de Saint-Nazaire
En Loire-Atlantique, le projet de parc éolien dit du banc de Guérande se compose de 80 éoliennes en mer d’une capacité unitaire de 6 MW pour une puissance totale de 480 MW. Les éoliennes seront localisées à plus de 12 km au large de la Côte d’Amour, sur une surface globale de 78 km². La production envisagée équivaut à couvrir la consommation électrique annuelle moyenne de 700.000 habitants, soit 54 % des habitants de Loire-Atlantique.
http://www.media-web.fr/parc-eolien-du-banc-de-guerande-prosimar-et-grsb-deboutes-par-la-cour-d-appel-80-102-2637.html

28/07/17 : Eolien en mer: la justice valide le parc au large de Saint-Nazaire
La cour administrative d'appel de Nantes a validé le projet de parc de 80 éoliennes en mer au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), rejetant un dernier recours déposé par des associations environnementales, a-t-on appris vendredi auprès de la juridiction.
"La requête de l'association pour la protection du site et de l'environnement de Sainte-Marguerite et de l'association Groupement des résidents pour la sauvegarde environnementale de La Baule et associés est rejetée", a indiqué la cour.
"On s'en doutait un peu puisque le rapporteur public nous a dit (lors de l'audience, le 7 juillet, ndlr) qu'on n'avait pas d'intérêt direct à agir et qu'il n'avait donc pas à se prononcer sur le fond du dossier", a réagi Alain Doré, coordinateur du collectif regroupant ces associations, qui n'avait pas encore pris connaissance de l'arrêt rendu par la cour.
Cette requête visait à faire annuler la première décision administrative autorisant l'exploitation de ce parc offshore, délivrée en 2012 par les ministères de l'Ecologie et de l'Industrie à la société attributaire de l'appel d'offres, une filiale du groupe EDF.
En première instance, le 9 juillet 2015, le tribunal administratif de Nantes avait déjà rejeté la demande d'annulation formulée par les associations.
Le collectif "Défense de la mer" avait également contesté en justice l'autorisation d'installer et d'exploiter ce parc éolien en mer, délivrée en mars 2016 au titre de la loi sur l'eau par la préfecture de Loire-Atlantique. Mais la cour administrative d'appel de Nantes, seule compétente en France depuis janvier 2016 pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, avait rejeté cette requête le 15 mai.
Le collectif n'a par contre pas déposé de recours contre la dernière autorisation administrative nécessaire à la construction et à l'exploitation du parc, à savoir la concession d'utilisation du domaine public maritime pour une durée de 40 ans, approuvée par arrêté préfectoral le 7 avril.
Plus aucun contentieux ne fait ainsi obstacle à la mise en service du parc éolien d'une capacité totale de 480 mégawatts, prévue à l'horizon 2021, bien que les opposants aient toujours la possibilité de saisir le Conseil d'Etat, mais sur des questions de droit uniquement.
Selon le projet, les 80 éoliennes seront localisées sur le banc de Guérande, sur une surface globale de 78 km² située entre 12 et 20 km des côtes.http://www.lejdc.fr/saint-germain-des-bois/vie-pratique-consommation/environnement/2017/07/28/les-elus-et-habitants-opposes-au-projet-eolien-remontes-face-au-prefet-de-la-nievre_12499880.html

27/07/17Eolien flottant : le système d'ancrage est prêt au Croisic
Le projet Floatgen franchit un nouveau pas avec l'installation du système d'ancrage sur le site d'essais en mer SEM-REV au large du Croisic (Loire-Atlantique). L'éolienne flottante devrait maintenant être remorquée sur place d'ici à la fin de l'année. Explications.
Les éoliennes flottantes ne nécessitent pas de lourdes fondations de béton posées sur le fond océanique, mais un système d'ancrage afin que les machines ne dérivent pas sous l'effet du vent et des courants. Le projet Floatgen de la société française Ideol vient de déployer tous les éléments de son premier système sur le site d'essais SEM-REV, à 22 km au large du Croisic.
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L'ensemble, élaboré en interne, se compose de six lignes d'ancrage en fibre synthétique (nylon), ce qui constitue une première pour un ancrage permanent de ce type. Il répond à des contraintes opposées, à savoir un coût limité à la fabrication et à l'installation, afin de réduire le prix de l'électricité offshore, tout en assurant une résistance à toute épreuve face aux éléments (houle, tempêtes, colonisation par des espèces marines).
Une première machine déployée avant fin 2017
Le système a été mis en place par le Far Sapphire, un navire spécialisé affrété par Bourbon. En parallèle, Ideol annonce avoir terminé la construction de la fondation flottante en béton, de type "damping pool" (ou bassin amortisseur), avec le concours de Bouygues Travaux Publics, sur le port de Saint-Nazaire. L'étape suivante consistera à assembler la turbine sur cette structure flottante puis à remorquer le tout vers son ancrage. Des opérations qui devraient être menées avant la fin de 2017. L'éolienne Floatgen et tous ses sous-systèmes seront ensuite scrutés pendant plusieurs mois, afin de valider leur résistance en conditions réelles et d'optimiser leurs performances.
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Le projet, débuté en 2013, réunit sept partenaires européens dont Ideol qui a conçu l'ensemble flottant (fondation, ancrage, câble d'export de l'électricité) et Bouygues Travaux Publics (réalisation du flotteur béton), mais également Centrale Nantes (génie océanique). Le programme est soutenu par l'Union européenne (FP7) et l'Ademe (PIA). Au début du mois de juin, la société a levé 8 M€ de financements additionnels auprès de deux industriels du secteur des énergies marines : le norvégien Siem Offshore Contractors, qui détient une flotte de 45 navires supports à l'installation offshore (poseurs d'ancres ou de câbles), et Hitachi Zosen, déjà partenaire d'Ideol depuis deux ans. Il est prévu qu'un premier démonstrateur Floatgen soit déployé au Japon en 2018.
http://www.batiactu.com/edito/eolien-flottant-systeme-ancrage-est-pret-au-croisic-50028.php

24/07/17 : Éolien en mer : le "permis enveloppe" pour une baisse réelle des coûts 
Alors que le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire a réaffirmé le besoin de développement des énergies renouvelables et de simplification des procédures administratives notamment en matière d’éolien offshore, la modification des procédures préalables à la construction et à l’exploitation d’installations éoliennes en mer, flottantes ou posées, s’impose.
Alors que le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire a réaffirmé le besoin de développement des énergies renouvelables et de simplification des procédures administratives notamment en matière d'éolien offshore, la modification des procédures préalables à la construction et à l'exploitation d'installations éoliennes en mer, flottantes ou posées, s'impose. C'est la clef pour accélérer les temps de réalisation de ces projets que le ministre a évalués actuellement à "12 à 15 ans".
Le permis enveloppe : technique des pays européens en pointe
Que ce soit notamment au Danemark ou en Angleterre, ce que l'on peut appeler le "permis enveloppe" est ainsi mis en place depuis plusieurs années et a abouti, couplé à un régime d'appel d'offres efficace, non seulement à renforcer la sécurité juridique des projets et à en accélérer la réalisation, mais aussi et en conséquence, à en faire baisser les coûts.
De plus, il est peu complexe à mettre en place et en oeuvre puisqu'il ne s'agit pas de supprimer l'autorisation environnementale ou la concession d'utilisation du domaine public maritime ou encore l'enquête publique. Elle tient, au premier chef, dans la mise en place d'une étude d'impact, elle-même enveloppe, qui repose sur une analyse complète de l'état initial de la zone d'étude et, surtout, sur une analyse des impacts d'un projet aux caractéristiques maximalisées.
L'étude d'impact consiste ainsi à présenter les impacts dans l'hypothèse la plus défavorable de sorte que les effets du projet dans sa configuration finale auront nécessairement été analysés et confirmés comme compatibles avec la réglementation applicable.
Une fois l'autorisation délivrée sur la base de cette étude d'impact maximale, il appartient au futur exploitant du projet de définir la configuration optimale du projet, en restant dans l'enveloppe définie.
Le permis enveloppe : une technique au bénéfice de tous
Cette procédure permet ainsi de donner au porteur de projet toute la flexibilité nécessaire à la réalisation de projets de grande envergure et donc à rendre l'ensemble du développement beaucoup plus sécurisé. Dans le cadre actuel, en effet, au tout début du projet, le développeur doit définir précisément la configuration de son projet, ses caractéristiques précises, alors même que, construit plusieurs années plus tard, voire plus de 10 ans comme l'a souligné le ministre, que ce soit en raison des temps de développement inhérents à ces grands projets ou, encore et surtout, des contentieux qui sont introduits à l'encontre des autorisations délivrées, de nouvelles techniques ou technologies pourraient être disponibles et rendre le projet plus efficace ou moins impactant pour l'environnement.
Or, soit le porteur de projet décide de profiter de ces dernières techniques et dans ce cas, il doit procéder à la modification des autorisations délivrées et prendre ainsi le risque de nouveaux retards et de nouveaux contentieux, soit il renonce à profiter de ces dernières technologies et améliorations. Dans ces deux hypothèses, personne n'est gagnant.
À l'inverse, l'utilisation du "permis enveloppe" permet de laisser la flexibilité nécessaire au porteur de projet en évitant de lui imposer de définir le projet dans ses moindres détails dès le début du développement. Cette flexibilité ne se fait pas, en contrepoint, au détriment soit du contrôle des impacts du projet sur l'environnement, soit de la participation du public. Au contraire.
En effet, d'une part, l'analyse des impacts du projet se fait alors dans une configuration la plus défavorable pour le projet. Ce dernier autorisé et finalement configuré sera donc nécessairement moins impactant pour l'environnement que celui pour lequel l'analyse a été menée. Autorisée dans une configuration la plus défavorable, la configuration finale ne pourra qu'être meilleure.
De plus, il appartient à l'autorité publique, dans ce "permis enveloppe", de définir des points réservés sur lesquels elle exercera néanmoins un contrôle à travers un porter-à-connaissance qui lui aura été soumis par le futur producteur, une fois le projet précisément configuré. Les points de grande sensibilité pourront, ainsi, être précisément contrôlés.
D'autre part, les tiers, à travers une enquête publique qui se sera tenue au cours de l'instruction de ce "permis enveloppe", auront également pu se prononcer sur l'hypothèse la plus défavorable.
L'utilisation de ce "permis enveloppe", nécessaire pour les grands projets requérant plusieurs années de développement permettra ainsi de donner la flexibilité aux porteurs, de leur apporter une sécurité juridique supplémentaire et un meilleur contrôle des délais de réalisation.
C'est ainsi la première condition, si ce n'est la principale, de réduction des coûts des projets éoliens en mer. En découlera, en effet, la possibilité pour l'État de procéder à des appels d'offres, sur le fondement du Code de l'énergie, sur la base d'études d'impact complètes, permettant ainsi aux candidats de présenter une offre la plus précise possible, ceux-ci connaissant les données maximales du projet, mais sachant aussi qu'ils n'auront pas d'autres risques liés à l'obtention d'autorisations futures.
Cette modification de procédure dans la délivrance des autorisations environnementales et d'occupation du domaine public maritime est ainsi la clef de la réussite des projets de grande envergure que le Gouvernement a appelé de ses voeux.
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-172236-eolien-en-mer-le-permis-enveloppe-pour-une-baisse-reelle-des-couts-2103932.php


22/07/17 : BERCK (62) - Le projet de parc éolien offshore a-t-il du plomb dans l’aile ?
D’un tweet laconique et dépité, le maire de Boulogne-sur-Mer Frédéric Cuvillier laisse entendre que le projet d’implantation d’éoliennes offshore sur le banc de sable de la Bassure de baas, à 12 km devant Berck, serait suspendu.
« Après la terrible remise en cause du Canal Seine Nord, maintenant la suspension de l'éolien en mer Côte d'Opale. Quel ravage ! » a t-il twitté vendredi soir....


21/07/17 : Dans la transition énergétique, « on ne peut pas être contre tout » (Hulot)
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a estimé vendredi à Plouarzel (Finistère)qu'en matière de transition énergétique, « on ne peut pas être contre tout ».
« Le premier message que je veux faire passer, c'est que, dans la transition énergétique, on ne peut pas être contre tout », a déclaré M. Hulot qui s'exprimait à l'occasion d'une visite au Centre régional opérationnel de secours et de sauvetage en mer (CROSS), installé à la pointe du Corsen.
Interrogé sur les énergies marines renouvelables (EMR), M. Hulot a expliqué : « On est freiné dans le développement de cette filière par un certain nombre de verrous administratifs, juridiques, parfois économiques ou financiers (...) C'est bien beau de se fixer des objectifs dans une loi, mais après, il faut développer des stratégies (...) Dans les verrous, il y a parfois des contentieux qui s'éternisent, des craintes qui sont justifiées ou non ».
« Mais il va falloir booster la filière et je dis aux acteurs que je serai a leurs côtés avec cette réserve que, si je suis en charge de doper l'économie bleue, attention à ce que les océans n'apparaissent pas comme un eldorado que l'on va aller piller sans scrupules. Car, par ailleurs, je suis là pour faire en sorte que cet écosystème, on en préserve son intégrité ».
« Maintenant, on va rentrer dans la phase opérationnelle (...) 0n a jusqu'en fin 2018 pour mettre en place des plans de bataille mais, après, on va vraiment booster la filière de l'économie bleue », a ajouté le ministre.
Quatre dossiers ont été présentés à M. Hulot lors de sa visite au pôle de compétitivité Mer Bretagne, à Brest, portant sur l'acoustique marine, les satellites, les énergies renouvelables et les navires du futur.
Un collectif d'associations et de pêcheurs opposés aux projets d'éoliennes marines sur la façade Manche-Atlantique a déposé plainte à la mi-juin auprès de la Commission européenne au motif que ces projets sont, selon lui, en « contradiction avec la protection de l'environnement marin ».
La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi de transition énergétique, prévoit d'attribuer jusqu'à 6.000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.
En fin de journée le ministre devait visiter le port du Conquet puis embarquer pour le parc naturel marin d'Iroise.

20/07/17Décret tertiaire : un nouveau texte en vue ?
EFFICACITE ENERGETIQUE. Philippe Laurent, secrétaire général de l'AMF, a affirmé à Batiactu que le Conseil national d'évaluation des normes (Cnen) avait passé en revue, le 20 juillet 2017, le projet de loi relatif au droit à l'erreur et à la simplification. Mais sans examiner d'éléments relatifs aux obligations de rénovation énergétique des bâtiments tertiaires. Le site Maire Info affirmait pourtant que ces éléments, amenés à remplacer le fameux "décret tertiaire", était contenus dans ce texte.
Le 20 juillet, le Conseil national d'évaluation des normes (Cnen) a examiné, en urgence, le projet de loi relatif au droit à l'erreur et à la simplification. D'après le site Maire Info, émanation de l'Association des maires de France (AMF), ce texte contenait des dispositions sur les obligations en matière d'efficacité énergétique des bâtiments tertiaires, censées remplacer le défunt "décret tertiaire". Philippe Laurent, secrétaire général de l'AMF et vice-président du Cnen, contacté par Batiactu, a confirmé que l'organisme avait bien donné un avis (en l'occurrence, négatif) sur ce projet de loi. Toutefois, il nous précise qu'aucun passage examiné ne concernait la rénovation thermique des bâtiments tertiaires.
D'après Maire Info, pourtant, ce projet de loi reconnaît comme insoutenables les objectifs fixés par la version initiale du décret, et propose de "reporter la première échéance à l'horizon 2030". Il serait également envisagé de modifier par ordonnances le champ d'application de la mesure "pour aller dans le sens d'un allègement des obligations pour les plus petites structures et d'un élargissement des possibilités de dispenses et de dérogations", affirme le site, qui déclare avoir obtenu une copie du projet de loi (qui a peut-être évolué avant d'être présenté au Cnen). Il serait prévu que le gouvernement publie ces ordonnances dans les six mois après le vote de la loi.
"Les pouvoirs publics tentent de trouver une base légale afin de remanier le décret tertiaire en passant part des orodnnances", nous explique une source proche du dossier.
Eolien : des procédures d'appels d'offres simplifiées
D'après l'article de Maire Info, le projet de loi relatif au droit à l'erreur et à la simplification contiendrait également des mesures concernant les énergies renouvelables. Ainsi, "les procédures d'appels d'offres en matière d'éolien, notamment d'éolien marin, devraient être simplifiées et accélérées". L'exemple donné est celui de la la délivrance d'autorisations en amont d'un appel d'offres, qui seraient ensuite "cédées au lauréat". Un autre point envisagé serait celui de rapprocher le régime d'exploitation de la géothermie haute et basse température, "l'existence de deux régimes séparés étant vécue comme un frein à l'utilisation de cette énergie".

19/07/17 : A Gruissan, on sensibilise les vacanciers au projet de parc éolien flottant😠
Il devrait voir le jour en 2021, le projet d’éoliennes flottantes au large de Gruissan, dans l’Aude, mûrit. Des ateliers thématiques ont été mis en place et vont durer jusqu'au 15 septembre. Les chefs de projet ont rencontré, mardi matin, vacanciers et habitants sur la plage.
A deux pas de la plage et des chalets mythiques, des éoliennes en plastiques plantent le décor. Car l'heure est à la concertation autour du projet d’éoliennes flottantes, à Gruissan. Cette ferme pilote de quatre éoliennes d'une hauteur de 75 m est prévue en mer, à 16 km de la côte.
Opérationnel d'ici trois ans, le parc serait conçu pour produire l'équivalent de la consommation électrique annuelle d'une ville comme Narbonne. Du coté des porteurs du projet, on se félicite de l'impact économique, pour une opération qui frise les 250 millions d’euros d'investissement.
Du côté de certains résidents et vacanciers, on émet en revanche quelques réserves.
«Je suis sceptique, il me tarde de voir le projet se mettre en place. Nous verrons bien ensuite», explique un vacancier.
Cette concertation est prévue jusqu'au mois de septembre. L’enquête publique est, quant à elle, annoncée au printemps 2018.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/gruissan-on-sensibilise-vacanciers-au-projet-parc-eolien-flottant-1299859.html

19/07/17 : Les parcs éoliens en mer accusés de nuire à la faune marine

Des éoliennes géantes implantées en pleine mer, sur la façade atlantique, sont critiquées par des associations au motif qu'elles nuisent à la faune marine.
«Imaginez 80 éoliennes de plus de 120 m de haut, à 10 km des plages !» se désole Hervé Texier, président de Belle Normandie Environnement. Le futur site éolien en mer dont le militant est le plus proche jouxte des plages très célèbres : celles du Débarquement et son vaste cimetière marin. «C'est une atteinte au patrimoine et au tourisme», estime-t-il.
Aux côtés d'une quinzaine de fédérations d'associations dans les communes concernées et depêcheurs, son association vient de déposer une plainte auprès de la Commission européenne contre les six projets d'éolien en mer autorisés sur la façade Manche- Atlantique, «tous en contradiction avec les politiques de protection de l'environnement marin». Des projets «conduits à marche forcée par l'Etat depuis 2012», disent les militants locaux, qui voient dans ce recours devant les tribunaux européens «la dernière chose qu'il nous reste», estime Hervé Texier.
Les antiéoliens sont amers : le nouveau ministre de l'Environnement tient à accélérer tous les projets d'éolien marin pour atteindre l'objectif de 40 % d'énergies renouvelables dans la production française d'ici à 2030.
Des zones de pêches dévastées
«On est prêts à faire tous les recours possibles, car on est absolument opposés à cette guirlande d'usines offshore sur le littoral français», se désole Jacky Bonnemains, porte- parole de l'association Robin des bois, qui dénonce « une industrialisation de la mer et une technique périmée ». Pour lui, les études d'impact sur l'environnement, la faune marine, et sur la sécurité maritime ne sont pas suffisantes. D'autres dénoncent une «énergie intermittente, qui ne produit qu'un tiers du temps, quand il y a du vent», avance Catherine Boutin, du collectif Pour un littoral sans éolienne.
Au Tréport, les pêcheurs fulminent. «Beaucoup de gens regardent ça de loin, mais nous, on vivra avec ça sous notre nez», glisse Olivier Becquet, gérant de la coopérative locale. En péril, selon lui, la seiche, le barbet et le hareng, qui viennent se reproduire dans les eaux du futur projet, ainsi qu'«un vrai gisement» de coquillages. «On est allés visiter le parc éolien de Thanet, en Angleterre, et on a bien vu les dégâts provoqués par ces piliers de béton sur toute la zone poissonneuse. Les Anglais n'y pêchent plus !» estime-t-il.
Des projets menés depuis des années
Parmi les six parcs éoliens en mer ayant été attribués sur le littoral français, quatre ont reçu leurs autorisations environnementales : Fécamp, Courseulles, Saint-Nazaire et Saint-Brieuc. Deux projets sont encore en attente, ceux de l'île d'Yeu-Noirmoutier et de Dieppe-Le Tréport.
> La justice rejette un recours contre le parc éolien en mer au large de Fécamp
Des projets pour lesquels les procédures de concertation avec tous les acteurs, les enquêtes publiques et des études d'impact ont été menées depuis quatre ans. «Ce ne sont pas des projets déposés à la va-vite» résume Matthieu Monnier, de France Energie éolienne, l'association professionnelle des acteurs de l'éolien.
«On a perdu deux ans avec tous ces recours», juge-t-il. Aujourd'hui, chaque parc éolien fait l'objet de «mesures de compensation pour les déséquilibres causés par son implantation», se justifie Engie, impliqué dans trois projets. Le géant de l'énergie se préoccupe ainsi des goélands de l'île d'Yeu ou des oiseaux marins nicheurs vers Dieppe. Il rappelle aussi ses efforts pour limiter l'impact visuel des éoliennes, dans leur alignement, leur espacement ainsi que leur nombre.
http://www.leparisien.fr/environnement/energies/les-parcs-eoliens-en-mer-accuses-de-nuire-a-la-faune-marine-19-07-2017-7142925.php

18/07/17 : EolMed, projet de parc éolien en Méditerranée
Suite à un appel à projet, le ministère de l’Energie et de la Mer a retenu la ferme éolienne offshore EolMed du fournisseur d’énergie Quadran. Installée en mer Méditerranée, elle devra capter l’énergie du vent marin au large de Gruissan et Port-la-Nouvelle afin de produire 13% de l’électricité domestique de la région Occitanie. L’Etat souhaite ainsi diversifier les origines de la production d’électricité française et répondre aux objectifs de la loi de transition énergétique, d’autant plus que la France possède le 2ème gisement d’Europe pour les vents terrestres et marins. Dans le monde, 73 parcs éoliens sont déjà installés en mer, dont 92% dans les eaux européennes. « La mer offre l’avantage de pas avoir de contraintes de dimensions, ni d’accès », explique Jérôme Billerey, directeur général du groupe Quadran.
Le parc EolMed sera composé de 4 éoliennes flottantes ancrées à 16 km des côtes. Il produira 100 millions de kilowatts heure par an. Chaque éolienne repose sur un flotteur de 3 000 m³ de béton, avec une barge semi-submersible en anneau carré dont l’ouverture centrale est une piscine intérieure amortissant les mouvements induits par la houle. Sous la coque, une jupe est réalisée sur tout le pourtour du flotteur afin d’augmenter l’amortissement des fréquences des mouvements. Trois prises d’ancrages, deux lignes de chaînes sur chaque : chaque éolienne flottante sera ancrée par six lignes d’ancrage de 700 à 750 mètres de long. Des lignes dont le début est en chaîne, la suite en synthétique, avec des flotteurs qui relèvent le câble pour limiter le raguage des chaînes, puis, la dernière partie en chaîne, jusqu’à une ancre charrue ensouillée à plus de 12 mètres. Aux côtés de Quadran, 3 autres entreprises apporteront leur savoir-faire. Bouygues et Idéol pour les fondations flottantes en béton et ses ancrages, ainsi que le turbinier Senvion.
Le coût total du projet EolMed s’élève à 215 millions d’euros, « dont 40% d’aides de l’état », précise Olivier Guiraud, responsable Energies marines renouvelables au sein de Quadran. Il comprend le démantèlement du parc au terme de la concession, après 20 ans d’exploitation, « avec un engagement de retour à l’état initial. Mais l’exploitation pourra être renouvelée au bout de 20 ans », ajoute Olivier Guiraud. La construction d’EolMed démarrera en 2019 pour être mis en service début 2021.
Olivier Roussard
EolMed en chiffres
– Distance depuis la côte : 16 km
– Surface occupée par le parc : 5 à 7 km²
– Dimension du flotteur : 53 x 53 x 10 m
– Hauteur de l’éolienne en bout de pale : 176 m
– Longueur de pale : 75 m
– Bathymétrie moyenne de la zone d’implantation : 55 m
– Profondeur d’enfouissement des ancrages : 12 à 15 mhttp://www.maisonetenergie.info/eolmed-projet-de-parc-eolien-en-mediterranee-2017-07/

18/07/17 : Parc éolien en mer : Les opposants ne désarment pas mais risquent d’être déboutés
La Cour Administrative de Nantes, si elle suit le rapporteur public, ce qui est souvent le cas, devrait débouter les associations Prosimar et GRSB. De son côté Nicolas Hulot dans une interview au journal Ouest France a estimé qu’Il fallait "simplifier les procédures d’appels d’offres et raccourcir les temps de contentieux."
Les opposants au Parc éolien en mer PROSIMAR (Pornichet) et GRSB (La Baule) ont fait un recours devant la 5ème chambre de la Cour Administrative d’Appel de Nantes, contre le jugement rendu le 9 juillet dernier par le Tribunal Administratif de Nantes concernant le demande d’annulation de la décision du Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie et du ministre de l'industrie par laquelle ils ont, à l'issue de la procédure d'appel d'offres, attribué à la société Eolien maritime France (Consortium EDF EN), l'exploitation du Parc éolien en mer du Banc de Guérande d'une capacité de 480 MW localisé sur le domaine public maritime, au large de la Presqu’ile Guérandaise et de Saint-Nazaire, ainsi que l'arrêté ministériel du 18 avril 2012.
Le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis par les juges, a en effet estimé que les 2 associations en question n’étaient pas en droit de pouvoir contester l’autorisation d’exploitation du projet.
Nicolas Hulot : « On ne peut pas être contre tout »
« Je suis conscient que certains citoyens s’interrogent sur l’impact des énergies renouvelables. Mais on ne peut pas être contre tout, il y a une urgence réelle à avancer maintenant de façon constructive. Rien ne se fera contre les Français mais il faut voir que toutes ces mesures participent de l’avenir de la planète. Je souhaite que les citoyens s’emparent de cet élan. Ce sujet ne doit pas diviser mais au contraire rassembler. On a tout à y gagner. En termes de santé, de coût financier et de lutte contre le chômage. Il y a un gisement d’emplois considérable dans toutes ces technologies vertes. »
La concertation sur le parc éolien de Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule, Le Croisic, La Turballe
http://www.media-web.fr/parc-eolien-en-mer-les-opposants-ne-desarment-pas-mais-risquent-d-etre-deboutes-80-102-2619.html

18/07/17 : Gros plan sur la bouée FLiDAR déployée sur le parc de Noirmoutier-Yeu
C’est un outil assez discret mais extrêmement intéressant que nous avons pu découvrir à Saint-Nazaire la semaine dernière. Il s’agit de la bouée FLiDAR (Floating LiDAR), chargée de caractériser dans la durée les conditions de vent sur la zone du futur parc éolien implanté entre l’île d’Yeu et Noirmoutier. Cet équipement de la société canadienne Axys Technologies, déployé depuis mai 2015 au large des côtes vendéennes, a été remorqué à Saint-Nazaire le 4 juillet pour une brève période de carénage de sa coque et de maintenance de ses équipements.
Une alternative aux mâts de mesure grâce au laser
Présentée comme une alternative aux imposants et coûteux mâts de mesure traditionnels posés sur le fond marin, cette bouée est équipée de deux LIDAR (Light Detection And Ranging) : le système britannique Zéphyr et le Windcube de la société française Leosphere. « Ces technologies sont basées sur un laser projeté vers le ciel et qui, par réflexion sur les particules présentes dans l’air, permet de mesurer la vitesse du vent à différentes hauteurs », explique Guillaume Gautier, ingénieur et directeur des Services à la mer d'Axys Technologies. Pour cela, on utilise avec le laser l’effet Doppler, qui mesure le décalage de fréquence entre une onde émise (ici le faisceau lumineux laser) et une onde reçue après réflexion sur des objets en mouvement, en l’occurrence les particules.
Mesurer le vent jusqu’à 200 mètres d’altitude
Le LIDAR mesure la vitesse du vent à différentes hauteurs, jusqu’à 200 mètres d’altitude, c’est-à-dire quasiment au niveau qu’atteindront, lorsqu’elles seront en position verticale la plus élevée, les pointes des trois pales des futures éoliennes installées entre Noirmoutier et Yeu. Ces imposantes machines de 8 MW, développées par Adwen, auront en effet un rotor situé à 122 mètres au-dessus du niveau de la mer, avec trois pales de 88 mètres, soit une hauteur totale pouvant atteindre 210 mètres.
Plusieurs années pour recueillir des données cruciales
La bouée FLiDAR est conçue pour être déployée pendant 2 à 4 ans au minimum sur la zone d’implantation d’un futur champ éolien offshore avant sa construction. « Les mesures effectuées dans la durée permettent de déterminer la ressource en vent du site et donc la quantité moyenne d’électricité que l’on pourra produire chaque année. Il existe des données à long terme, fournies par Météo France, sur lesquelles nous nous sommes initialement appuyés pour les études mais il faut les valider et affiner la connaissance des vents sur le site grâce à ces campagnes de caractérisation », précise Corentin Thepault, responsable technique du projet de parc éolien de Noirmoutier-Yeu. Au-delà de confirmer la capacité de production du futur champ, ces études ont également un intérêt technique majeur pour affiner la conception des éoliennes et de leurs fondations, ainsi que les modalités de leur installation puis de leur entretien : « La connaissance des conditions climatiques sur la zone permet de mesurer les efforts du vent sur les structures et donc leur dimensionnement. Ces données servent aussi à définir le temps d’installation des composants et, une fois le parc en service, les conditions dans lesquelles on peut effectuer la maintenance ». 
Du mât de mesure à la bouée flottante
Chargé de développer ce champ, le consortium EMYN (Eoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier), comprenant Engie (47 %), EDP Renewables (43 %) et la Caisse des Dépôts (10 %), a commencé à étudier les vents entre les deux îles il y a cinq ans. Une campagne de caractérisation qui s’est dans un premier temps appuyée sur un mât de mesure classique. L’imposante structure, haute d’une centaine de mètres, a été installée à terre, sur l’île du Pilier, en octobre 2012. Il n’y a en revanche pas eu de mât de mesure en mer, en raison justement du développement de la technologie des LIDAR flottants. La bouée d’Axys est donc venue compléter le mât du Pilier, ce site disposant également depuis la fin 2014 d’un LIDAR vertical terrestre (un LIDAR scannant y avait été précédemment utilisé de 2014 à 2016). Après deux ans d’opération, la solution flottante est un concept qui a clairement séduit chez EMYN. « C’est un système léger, bien moins coûteux qu’un mât de mesure en mer et plus respectueux du milieu naturel car son emprise sur le fond marin se limite à un ancrage. Le LIDAR, qui offre des données d’une grande précision à différentes hauteurs, est également un système beaucoup plus simple en termes de maintenance puisque ses équipements sont directement accessibles et qu’il peut être facilement remorqué vers un port ».
Un concept de flotteur créé par l’US Navy dans les années 40
Egalement utilisé en France pour caractériser les conditions de vent sur d’autres sites appelés à accueillir des parcs éoliens offshore, le système d’Axys est aussi simple qu’ingénieux. La société canadienne, qui affiche plus de 40 ans d’expérience en conception, fabrication et installation de systèmes d’évaluation environnementale à distance, a mis en place plus de 500 systèmes météorologiques et océanographiques de différents types dans une cinquantaine de pays. Elle est en fait partie de son cœur de métier, les bouées météo, pour développer le système flottant LIDAR. Avec un flotteur extrêmement robuste et largement éprouvé, dont la conception d’origine revient pour la petite histoire à l’US Navy. C’était dans les années 40, lorsque la flotte américaine a conçu des bouées spécialement imaginées pour servir de relais radio à longue portée. Axys a repris le design et l’a adapté pour servir de bouées météo, notamment en Atlantique nord, où les conditions de mer sont particulièrement rudes. C’est ensuite sur la base de cette coque 6M NOMAD que le premier concept de LIDAR flottant est né en 2009. 
Une structure de 6.5 tonnes produisant son énergie
Long de 6 mètres pour une largeur de 3 mètres, un tirant d’eau de 4.5 mètres, le flotteur en acier pèse en tout quelques 6.5 tonnes. « La bouée et ses équipements sont conçus pour résister aux fortes houles et aux paquets de mer. Elle est énergétiquement autonome grâce à des panneaux solaires (240 Watts, ndlr), complétés par une éolienne (1 kW) qui produisent l’électricité dont ont besoin les équipements. Il y a également à bord un générateur diesel et un parc de batteries, permettant d’alimenter les systèmes pendant une semaine s’il n’y a pas suffisamment d’ensoleillement ni de vent. Cela offre une grande redondance et donc une fiabilité très importante du service. On peut ainsi s’engager auprès de nos clients pour avoir une disponibilité des données 90% du temps dans l’année. Le reste correspond aux périodes où les conditions météo sont vraiment trop mauvaises, et à des périodes de maintenance comme celle que nous venons de conduire », détaille Guillaume Gautier.  
D’autres données sur la mer, l’air et les courants
Alors que la coque de la bouée abrite notamment le générateur et les systèmes informatiques de traitement des données recueillies, la partie supérieure est bardée d’équipements. Il y a notamment les moyens de production d’énergie, qui ont été suffisants pour ne pas avoir recours cette année au moteur diesel, ainsi que les deux LIDAR. « Nous avons à bord deux systèmes complémentaires, qui ont la même fonction mais qui sont de types différents, ce qui permet de comparer les données ». Mais la bouée accueille aussi d’autres systèmes permettant d’étendre l’étude environnementale à d’autres facteurs que le vent. « Nous effectuons également, avec cette bouée, la mesure de la température, de l’humidité et de la pression de l’air, ou encore la température, la salinité et la turbidité de l’eau, ainsi que la houle et la direction des courants grâce à des capteurs mis à l’eau depuis la bouée ». Baromètre, anémomètre et autres capteurs d’humidité côtoient les LIDAR, ainsi que les dispositifs nécessaires pour le contrôle de la bouée et la sécurité de la navigation : communications, système de positionnement GPS, d’identification AIS, balisage à feu jaune, réflecteur radar… 
Au large des côtes vendéenne au moins jusqu’en 2019
Après sa brève période de maintenance, la bouée va retrouver son ancrage sur le site du futur parc éolien dès que les conditions météo seront favorables, probablement la semaine prochaine. Elle y restera au moins jusqu’à ce qu’EMYN prenne sa décision finale d’investissement, ce qui doit intervenir en 2019. D’ici là, elle continuera de mesurer le vent dans la zone et contribuera à enrichir la connaissance des conditions environnementales de la zone.
Axys ouvre un bureau à Nantes pour ses activités en Europe
A l’issue, elle pourra être déployée très facilement sur d’autres projets, ce qui est l’un des grands avantages du système développé par Axys. La société, dont le siège est à Vancouver et qui a racheté il y a deux ans le Belge FLIDAR, qui a conçu une bouée ronde de 4 mètres de diamètre, développe d’ailleurs sensiblement son activité en Europe et en France. On retrouve des bouées similaires à celle déployée entre Noirmoutier et Yeu sur les sites des futurs parcs de Saint-Brieuc et du Tréport. Un modèle rond doit pour sa part être installé à la fin de l’été au large de Marseille, dans le cadre des projets de premiers parcs d’éoliennes flottantes dans l’Hexagone. « Axys est l’un des acteurs les plus expérimentés dans le domaine de la caractérisation. Notre cœur de métier, ce sont les bouées météo mais nous sommes devenus aussi leader sur les LIDAR flottants, avec 70 à 80% des systèmes actuellement en leasing. Nous avons une douzaine de bouées LIDAR aujourd’hui en opération, notamment sur la côte Est des Etats-Unis et en Asie du sud-est, et le marché se développe en Europe », précise Guillaume Gautier. Pour renforcer ses positions sur le marché européen, Axys a d’ailleurs décidé de s’implanter à Nantes, où la société a ouvert un bureau et installé une équipe il y a deux mois. « Nantes a été choisie en raison du dynamisme régional en matière d’énergies marines et c’est depuis cette nouvelle agence que nous allons gérer nos projets dans toute l’Europe ». Avec non seulement la mise à disposition de bouées LIDAR, mais aussi d’autres services développés par la société canadienne, comme la vente de données environnementales. 
https://www.meretmarine.com/fr/content/gros-plan-sur-la-bouee-flidar-deployee-sur-le-parc-de-noirmoutier-yeu

 18/07/17 : Parc éolien de Noirmoutier-Yeu : La campagne géotechnique va débuter
L’Omalius, navire de travaux sous-marins de la société belge G-tec, va rejoindre prochainement les eaux vendéennes. Il a en effet été missionné par le consortium développant le futur parc éolien offshore de Noirmoutier-Yeu pour effectuer une campagne géotechnique, étape cruciale dans la phase de pré-construction du champ, qui représentera un investissement d’environ 2 milliards d’euros.
Des carottages sur les emplacements des 62 éoliennes
Cette phase, qui doit débuter fin juillet, vise à...
https://www.meretmarine.com/fr/content/parc-eolien-de-noirmoutier-yeu-la-campagne-geotechnique-va-debuter

17/07/17 : La première éolienne flottante va bouger cet été

L'innovation française sera testée à l'automne au large du Croisic. Avant fin août, le flotteur sera transféré forme Joubert pour accueillir son mât et ses trois pâles.
Ce sera la première éolienne marine installée en France !
Au bord du bassin de Penhoët, près de Mecasoud, un étrange bloc de béton impose peu à peu sa masse depuis janvier. Il s'agit d'un flotteur béton haut de 10 m qui doit accueillir un ...
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/la-premiere-eolienne-flottante-va-bouger-cet-ete-5140589

14/07/17 : La bouée qui mesure le vent du futur parc éolien d'Yeu et Noirmoutier
Cette bouée Lidar sert depuis deux ans à connaître les conditions météo du projet de parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier. Elle a été remise à l’eau hier à Saint-Nazaire après une opération de maintenance.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-bouee-qui-mesure-le-vent-du-futur-parc-eolien-d-yeu-et-noirmoutier-5132885

13/07/17 : Éolien marin : l’association “Gardez les caps” porte plainte à la commission européenne

Saint Brieuc, jeudi 6 juillet 2017, Éolien marin, l’association “Gardez les caps” porte plainte à la commission européenne
Les projets d’éolien en mer français autorisés sur la façade Manche-Atlantique sont tous en contradiction avec les politiques de protection de l’environnement marin.
Une plainte a été déposée le 13 juin 2017 auprès de la Commission Européenne pour infractions au droit communautaire.
L’Etat français, depuis 2012, conduit à marche forcée des méga-projets d’éolien posé en mer au plus près des côtes et dans des sites protégés et préservés jusqu’à aujourd’hui.
Six projets ont déjà été autorisés par décision préfectorale au mépris de l’activité des pêcheurs côtiers, de l’économie touristique, de l’avis des populations riveraines, de la vie marine. Trois autres projets sont sur le point de l’être.
Ces projets sont attribués à des prix garantis exorbitants : 220 € à 227 €/MWh hors raccordement, c’est à dire deux à trois fois plus cher que des projets comparables en Allemagne ou au Danemark.
De plus l’intermittence de l’éolien oblige à construire des centrales à gaz (par exemple à Landivisiau), ce qui augmente d’autant les émissions de gaz à effet de serre.
De Dunkerque à Oléron, chaque site prévoit de 62 à 83 éoliennes de 185 à 216 mètres de haut. Ces centaines d’éoliennes vont industrialiser un littoral dont le développement économique est basé sur la pêche et le tourisme. Des dizaines de milliers d’emplois sont menacés dans la pêche maritime côtière et l’activité touristique littorale.
La biodiversité marine est exceptionnelle sur cette façade maritime, générant des ressources halieutiques riches et diversifiées qui sont gérées durablement, une faune et une avifaune abondantes, dont de nombreuses espèces rares et d’intérêt international.
Qu’importe ! Le Ministère français de l’Environnement, de l’Energie, et de la Mer multiplie les dérogations à la destruction des habitats et espèces protégées.
Volontarisme politique et parodie de concertation démocratique rythment l’avancement de ces projets hautement subventionnés qui priment les activités économiques existantes et bafouent les règles de protection des écosystèmes marins.
Pourtant, la santé des écosystèmes marins est indispensable à celle de la planète. La préservation de ce patrimoine commun nous concerne tous.
La Plainte s’articule en six points concernant les infractions :
aux obligations relatives à l’évaluation environnementale préalable,
à la planification de l’espace maritime,
à l’information et à la participation du public au processus décisionnel,
à la protection de la faune et de son habitat,
à l’organisation du marché intérieur de l’énergie,
à l’interdiction des aides d’Etat.
Les parties intéressées
Collectif Pour Un littoral Sans Eolienne (PULSE) o Comité Départemental des Pêches du Nord o Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins des Hauts de France o Les Pêcheurs de la Seine-Maritime o Fédération Environnement Durable o Vent de Colère o Robin des Bois o Sites et Monuments (SPPEF) o Belle Normandie Environnement o Associations du Tréport et des Côtes d’Opale Picarde et d’Albâtre o Associations de Fécamp o Associations de Courseulles et d’Arromanches o Associations des baies de Saint-Malo et de Saint-Brieuc o Associations de St Nazaire-Guérande et de la baie de Pornichet-La Baule-Le Pouliguen o Association NENY de Yeu-Noirmoutierhttp://7seizh.info/2017/07/13/eolien-marin-lassociation-gardez-caps-porte-plainte-a-commission-europeenne/

13/07/17 : Les pêcheurs portent plainte contre le projet d'éolien au large du Tréport

Les pêcheurs et associations se tournent cette fois vers la Commission européenne. 
La plainte a été déposée pour infraction au droit communautaire le 13 juin 2017.
En effet, selon les pêcheurs et associations, les projets d'éolien s’effectueraient au plus près des côtes dans des sites protégés, au mépris de leur activité et de l’économie touristique.
Cela fait 10 ans qu’ils luttent pour se faire entendre. Au total 9 projets sont ciblés sur toute la façade Manche-Atlantique. 
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/somme/pecheurs-portent-plainte-contre-projet-eolien-au-large-du-treport-1297207.html

12/07/17 : Éolien en mer en Normandie : déboutées, les associations déposent plainte à la Commission européenne
Des associations d’opposants ont déposé plainte à la Commission européenne contre les trois projets d’éoliennes en mer en Normandie : Courseulles-sur-Mer, Fécamp et au Tréport.
Les opposants aux projets d’éoliennes en mer ne se laissent pas abattre. Alors qu’ils ont été déboutés de leur recours contre les éoliennes offshore de Fécamp (Seine-Maritime) et de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les associations d’opposants se tournent désormais vers la Commission européenne.
LIRE AUSSI : Éoliennes au large de Fécamp : les opposants déboutés, le projet relancé
Le 13 juin 2017, des associations d’opposants et de pêcheurs ont déposé plainte auprès de la Commission européenne pour infractions au droit communautaire concernant les six projets d’éolien en mer français : Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp, Le Tréport (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côte-d’Armor), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Noirmoutier (Vendée).
LIRE AUSSI : Éoliennes en mer en Normandie. Des associations déposent des recours contre les projets
Où en sont les projets d’éoliennes en mer de Normandie ? 
En Normandie, les associations d’opposants ont déposé des recours auprès de la Cour d’appel administrative de Nantes en 2016 contre les arrêtés préfectoraux autorisant les 75 éoliennes en mer au large de Courseulles-sur-Mer et les 83 éoliennes offshore de Fécamp. Le 21 juin 2017, les opposants aux éoliennes de Fécamp ont été déboutés. Pour celles de Courseulles-sur-Mer, la Cour d’appel n’a pas encore pris sa décision. « Et nous avons pas de date pour leur réponse », déplore Elsa Joly, présidente de l’association d’opposants Libre-Horizon.
Pour les 62 éoliennes en mer du Tréport, le projet n’est pas encore au stade de l’enquête publique. La société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale d’Engie (ex GDF-Suez), a déposé les demandes d’autorisation pour son projet de parc éolien au large des côtes picardes et normandes en mai 2017 à la préfecture de Seine-Maritime. Une enquête publique devrait être lancée début 2018.
De nombreux opposants aux projets d’éoliennes en mer
Une quinzaine d’associations et de collectifs se sont rassemblés pour porter le dossier auprès de la Commission européenne, notamment des groupes de Normandie avec Belle Normandie Environnement, des pêcheurs de la Seine-Maritime et des associations d’opposants de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et d’Arromanches.
LIRE AUSSI : Éoliennes en mer au large des plages du Débarquement : une pétition en ligne pour s’y opposer
Ces opposants se disent très inquiets :
Les projets de parcs éoliens offshore français ont été calqués sur les parcs qui existent en mer du Nord alors que ce sont pas du tout les mêmes paramètres !, s’énerve Katherine Poujol, présidente de l’association Gardez les caps et porte-parole du réseau d’opposants à l’éolien en mer. Là-bas, ce sont des fonds marins pauvres et sableux et des zones industrielles déjà installées, où il n’y a pas de pêche côtière. Chez nous, ce sont des littoraux touristiques avec une grande biodiversité des fonds marins et de nombreux pêcheurs côtiers. Ce ne sont pas du tout les mêmes impacts !
LIRE AUSSI : Seine-Maritime. Parc éolien au large du Tréport, la colère de maires
« Ce modèle de développement n’a aucun sens »Katherine Poujol pointent également du doigt la distance de ces éoliennes par rapport à la côte : 10 km pour Courseulles-sur-Mer, 13 km pour Fécamp, 15 km pour le Tréport… « Ce n’est pas assez ! En Mer du Nord, les éoliennes se situent à plus de 35 km des côtes… » Pour la présidente de Gardez les caps, « ce modèle de développement n’a aucun sens. Des éoliennes en mer, pourquoi pas, mais pas dans ces conditions. »
La proximité avec les plages du Débarquement et le port artificiel d’Arromanches est aussi une des grandes inquiétudes des opposants des éoliennes offshore de Courseulles-sur-Mer, notamment pour le futur classement à l’Unesco des plages. « La Région assure qu’il n’y a aucun problème mais nous savons que ce n’est pas le cas », estime Jean-Louis Butré, le président de Fédération environnement durable, une association d’opposants.
LIRE AUSSI : Une manifestation contre les éoliennes en mer au large des plages du Débarquement de Normandie
Un espoir avec la Commission européenne
Les opposants espèrent qu’ils seront entendus par la Commission via leur plainte pour infractions au droit communautaire. « L’Europe a de fortes préoccupations environnementales, nous espérons qu’elle prendra en compte nos arguments », conclut avec espoir Katherine Poujol.

12/07/17 : Eolien flottant : Eolfi s'installe à Lorient
Développeur de la ferme pilote d’éoliennes flottantes qui sera installée entre Groix et Belle-Ile, Eolfi a inauguré hier ses locaux à Lorient. « Avec l’arrivée d’Eolfi à Lorient nous entrons dans une phase de concrétisation des projets d’éolien offshore que nous soutenons depuis maintenant de nombreuses années. Ces projets sont des leviers de la transition énergétique locale avec une production qui alimentera le Morbihan tout en étant générateur d’un potentiel d’emplois qualifiés », s'est félicité Norbert Métairie, président de Lorient Agglomération.
Le site accueillera les équipes chargées de développer et suivre les projets de cette PME française sur l’ensemble de la façade atlantique. Car au-delà de la ferme pilote, il y aura ensuite, dans le cadre d’une future planification nationale, des parcs commerciaux sur lesquels Eolfi et ses partenaires se positionnent évidemment.
Partenariat régional renforcé pour développer la filière
A l’occasion de cette inauguration, la société et le Conseil régional de Bretagne ont d’ailleurs annoncé le renforcement de leur partenariat en vue, précisément, de structurer et développer sur le territoire une filière industrielle dans le domaine de l’éolien flottant. Il s’agit notamment de profiter de l’expérience acquise grâce à la ferme pilote de Groix-Belle-Ile pour développer des parcs à grande échelle en France comme à l’étranger. « Le partenariat que nous signons avec le Conseil régional de Bretagne est important. Il ancre notre présence ici dans la durée avec cette vocation commune de faire du succès du site expérimental de Groix & Belle-Île un véritable apprentissage de l’éolien flottant aux niveaux technique, environnemental, industriel et sociétal. Eolfi est conscient de l’intérêt de partager l’expérience de cette ferme expérimentale spécifique pour identifier les zones dans lesquelles des développements à plus grande échelle seront possibles à l’horizon 2025 », explique Nicolas Paul-Dauphin, directeur général d’Eolfi.
Pour accompagner cette initiative, la région Bretagne pourra mobiliser le fonds d’investissement EMR, en cours de création, destiné à accompagner les initiatives des sociétés qui conduiront ces études. « À l’heure de la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat, les énergies marines représentent plus que jamais une filière industrielle d’avenir, qui mobilise toute l’attention du Conseil régional de Bretagne depuis plusieurs années. L’éolien flottant, en particulier, représente un potentiel d’énergies renouvelables considérable pour la Bretagne. Toutes les conditions de réussite doivent être en place pour faire de la réalisation de la ferme pilote de Groix-Belle-Île un succès, pour toute la Bretagne. Le partenariat que nous approfondissons aujourd’hui avec EOLFI s’inscrit dans cette ambition » estime pour sa part Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne.
Quatre éoliennes de 6 MW 
Porté par Eolfi et le groupe chinois CGN EE, le consortium, qui s’appuie également sur Valemo et RTE, s’est ouvert en mai dernier à deux nouveaux acteurs financiers : la Caisse des Dépôts ainsi que Meridiam, fonds d’investissement français dans les infrastructures.
Représentant un investissement de 200 millions d’euros, la future ferme pilote comprendra quatre éoliennes flottantes de forte puissance. La zone retenue, qui couvre une surface de 17 km² avec des profondeurs d’eau d’environ 70 mètres, se situe au plus près à 13 kilomètres de l’île de Groix, près de 20 km de Belle-Île et 25 à 30 km du continent.
Supportant une turbine de 6 MW du type Haliade 150, conçue par GE et réalisée dans son usine de Saint-Nazaire, les quatre éoliennes adopteront une fondation flottante en acier développée par Naval Energies (ex-DCNS Energies) et Vinci. Formant un tripode inversé de 73 mètres de côté pour 35 mètres de hauteur, chaque flotteur sera ancré au fond de la mer par 6 lignes de mouillage pour maintenir l’éolienne sur sa position et éviter qu’elle dérive.
Les quatre machines présenteront une hauteur totale de 190 mètres, dont environ 170 au-dessus de la mer, le mât mesurant 80 mètres et le diamètre du rotor de l’Haliade 150, équipée de trois pales, étant de 150 mètres. Avec une puissance de 24 MW, le parc, relié au réseau électrique terrestre par un câble sous-marin, pourra produire l’équivalent de la consommation électrique de 20.000 foyers. Sa mise en service est prévue à partir de 2020.

11/07/17 : Eoliennes flottantes. Une exploitation au large de Groix à partir de 2020😠
Christophe Chabert, directeur du développement grand Ouest chez Eolfi, rappelle les enjeux de la construction d'une ferme pilote d'éoliennes flottantes au large de Groix (56) et explique les raisons de l'ouverture d'une agence à Lorient, après celles de Paris, Marseille et Taïwan.
http://www.letelegramme.fr/morbihan/ile-de-groix/eoliennes-flottantes-une-exploitation-au-large-de-groix-a-partir-de-2020-11-07-2017-11592535.php#closePopUp

10/07/17Eolien en mer : pêcheurs et associations déposent une plainte auprès de la Commission européenne
Le 13 juin, une plainte a été déposée auprès de la Commission européenne à l'encontre de l'Etat français pour infraction au droit communautaire concernant l'éolien offshore. Un collectif dénoncent les projets de développement de l'éolien en mer autorisés sur la façade Manche-Atlantique.
Un groupe d'associations et de pêcheurs opposés aux projets d'éoliens en mer en Manche et dans l'Atlantique a déposé une plainte le 13 juin dernier contre l'Etat français auprès de la Commission européenne. Parmi eux figurent le Comité départemental des pêches du Nord, le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins des Hauts de France, l'associations du Tréport et des Côtes d'Opale Picarde et d'Albâtre. Ils dénoncent "une marche forcée des méga-projets d'éolien en mer au plus près des côtes et des sites protégés et préservés." Selon ce collectif, six projets ont été autosrisé par décision préfectorale et trois autres sont sur le point de l'être.
"De Dunkerque à Oléron, chaque site prévoit de 62 à 83 éoliennes de 185 à 216 mètres de haut. Ces centaines d’éoliennes vont industrialiser un littoral dont le développement économique est basé sur la pêche et le tourisme. Des dizaines de milliers d’emplois sont menacés dans la pêche maritime côtière et l’activité touristique littorale."
La plainte s’articule en six points concernant les infractions :
1 aux obligations relatives à l’évaluation environnementale préalable
2 à la planification de l’espace maritime
3 à l’information et à la participation du public au processus décisionnel
4 à la protection de la faune et de son habitat
5 à l’organisation du marché intérieur de l’énergie
6 à l’interdiction des aides d’État.
Les parties intéressées
Collectif Pour Un littoral Sans Eolienne (PULSE)
Comité Départemental des Pêches du Nord
Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins des Hauts de France
Les Pêcheurs de la Seine-Maritime
Fédération Environnement Durable (FED)
Vent de Colère
Robin des Bois
Sites et Monuments (SPPEF)
Belle Normandie Environnement
Associations du Tréport et des Côtes d'Opale Picarde et d'Albâtre
Associations de Fécamp
Associations de Courseulles et d’Arromanches
Associations des baies de Saint-Malo et de Saint-Brieuc
Associations de St Nazaire-Guérande et de la baie de Pornichet-La Baule-Le Pouliguen
Association NENY de Yeu-Noirmoutier

06/07/17 : Parcs éoliens «off-shore»: une plainte collective déposée à Bruxelles
Des associations de lutte contre les projets éoliens en Manche-Atlantique, dont celui de Dieppe-Le Tréport, viennent de déposer un nouveau recours auprès de la Commission européenne « pour infraction au droit communautaire ».
Des associations de lutte contre les projets éoliens en Manche - Atlantique , dont celui de Dieppe-Le Tréport , viennent de déposer un nouveau recours auprès de la Commission européenne « pour infraction au droit communautaire »
Un collectif d’associations et de pêcheurs opposés aux divers projets d’ éoliennes marines sur la façade Manche-Atlantique a déposé plainte auprès de la Commission européenne, au motif que ces projets sont, selon lui, en « contradiction avec la protection de l’ environnement marin ». Si la plainte...
http://www.courrier-picard.fr/41428/article/2017-07-06/parcs-eoliens-shore-une-plainte-collective-deposee-bruxelles

05/07/17 : Parc éolien des deux îles : l’appel d’offres lancé d’ici décembre

Le premier ministre l’a confirmé le week-end dernier en clôture : un appel d’offres sera bel et bien lancé d’ici la fin du mois de décembre pour l’exploitation deux parcs éoliens offshore. Le premier est prévu au large du Tréport. Le projet avait fait l’objet d’un premier appel d’offres infructueux au printemps dernier. Le second concerne le projet de parc éolien prévu entre l’île d’Yeu et l’île de Noirmoutier. Il n’avait pas pu faire partie de l’appel d’offre du printemps dernier, se heurtant à l’hostilité de Philippe de Villiers, alors président du Conseil général de la Vendée. Lui succédant à la tête du département, Bruno Retailleau avait rouvert le débat, subordonnant l’acceptation du projet à l’unanimité des acteurs concernés.
Les deux sites réunis devraient représenter une puissance totale d’environ 1.000 mégawatts, contre 2.000 mégawatts pour les 4 parcs qui ont déjà été attribués au printemps dernier avec l’appel d’offres lancé par le précédent gouvernement. Ce dernier avait fixé l’objectif d’atteindre une capacité totale de 6.000 mégawatts dans l’éolien en mer en 2020.
Le parc au large de Saint-Nazaire avait fait partie de la première attribution. Les partisans du parc vendéen avaient d’ailleurs argué de la nécessité de ce deuxième parc dont la complémentarité permettrait de mettre en place une filière industrielle d’ensemble dans la région. Celle-ci reste à construire et à organiser.
Du côté de l’île d’Yeu, on se réjouissait la semaine dernière de l’imminence de l’annonce gouvernementale. « Ce serait une bonne chose pour l’île » indiquait son maire, Bruno Noury. « Notre port serait parfaitement adapté pour la maintenance de routine. Ce serait un juste retour des choses. »
https://actu.fr/pays-de-la-loire/challans_85047/parc-eolien-des-deux-iles-lappel-doffres-lance-dici-decembre_9471300.html

05/07/17 : Projet pilote d’éolien flottant Leucate-Le Barcarès

En marche vers un territoire à énergie positive
Mardi 20 juin 2017, une première réunion du Comité de liaison du projet des éoliennes flottantes de Leucate-Le Barcarès, suivie d’une conférence de presse, s’est tenue en mairie du Barcarès. Organisée à l’initiative des porteurs du projet ENGIE, EDP RENEWABLES, LA CAISSE DES DEPOTS, elle s’est déroulée en présence de tous les acteurs concernés dont les maires des communes impactées, Alain Ferrand pour le Barcarès, Alain Got pour Saint-Laurent de la Salanque et Michel Py pour Leucate
Lancement de la concertation publique
L’objet de ce premier comité de liaison était le lancement d’une concertation en présence de la garante de cette concertation publique, madame Claude Brevan, architecte DPLG, Présidente de la CPDP (Commission Particulière du Débat Public)°, Inspectrice générale honoraire de la Construction à la CNDP (Commission Nationale du Débat Public). Cette dernière qui a précédemment suivi des projets de plus grande envergure, a rappelé que sa mission était de « garantir l’accès du public à une information claire et sincère, de veiller à la possibilité pour chacun de s’exprimer, et de s’assurer que les questions posées par le public reçoivent des réponses dans des délais acceptables. Je ne donne pas d’avis, ce sont les commissions d’enquête qui servent à ça.»
Ce comité de liaison a permis à chacun d’exprimer son opinion sur l’installation de 4 éoliennes flottantes à 16 km au large (cf. article Ecoute 122), un projet innovant qui mettra en avant le savoir-faire français. Pour Alain Got, maire de Saint-Laurent de la Salanque, il reste encore beaucoup d’interrogations sur le tracé de raccordement électrique qui se fera sur sa commune. Le maire du Barcarès, Alain Ferrand, tout en rappelant l’engagement de la municipalité dans une politique de développement durable tournée vers la mer, a souligné que cette technologie de pointe serait un atout pour développer du « tourisme intelligent ». Mais il a aussi, de concert avec le maire de Leucate, Michel Py, rappelé que la vocation première de notre territoire était avant tout touristique, et que l’impact visuel des éoliennes sur la ligne d’horizon devrait être minime. Des études préliminaires, qui seront soumises à avis lors des réunions publique, seront finalisées en septembre et présentées lors d’une dernière réunion de synthèse. Mais à 16 km du rivage, les 170 mètre de hauteur totale des éoliennes (pale comprise) devraient se réduire à la taille d’une « tête d’allumette », pour reprendre les mots de Jean-Mathieu Kolb, Directeur du projet.
Concilier écologie et économie
Même si déjà plus 140 réunions ont été tenues, notamment avec les services de l’Etat, les acteurs locaux ont bien fait entendre qu’ils souhaitaient désormais partie intégrante des discussions.
Pour Philippe Lenfant, directeur du CREM, ou encore Francine Bouscail (Université de Perpignan) les impacts sur la qualité de l’eau et sur les habitudes des poissons seront à suivre de près. « La chance est de disposer au Barcarès d’un Centre de Recherche sur les Ecosystèmes Marins » précisait le professeur Philippe Lenfant, « parce que nous disposons déjà de plus de 25 ans de données sur le territoire. » Les villes du Barcarès et de Leucate ont été précurseurs sur l’installation de récifs artificiels en mer. Les structures immergées des éoliennes vont d’ailleurs très certainement bénéficier à la biodiversité marine, en étant rapidement transformées en habitat pour les juvéniles. Pour les professionnels de la pêche, représentés notamment par Marc Planas, président du Comité des pêches du Languedoc Roussillon et adjoint au maire du Barcarès, la concertation est indispensable. Elle l’est aussi pour Michel Moly, président du Parc Naturel Marin du Golfe du Lion, qui a rappelé que le Parc restera vigilant sur tous ces sujets. La vice-présidente de la Région Occitanie en charge de la Transition écologique et énergétique, Agnès Langevi, a pour sa part souligné que la Région avait investi à hauteur de 21 millions d’euros dans cette première phase, notamment pour permettre l’équipement du port de Port la Nouvelle où seront réalisées les éoliennes avant leur remorquage en mer. Les enjeux économiques autour de cette ferme pilote de 4 éoliennes flottantes sont donc de taille : une expérimentation qui devrait permettre non seulement de produire de l’énergie verte, mais aussi de développer la filière Energie Marine Renouvelable en France, en Europe et à l’international.
Prochaines étapes
Projet pilote d’éolien flottant Leucate-Le Barcarès
La période de concertation durera 3 mois, du 27 juin au 25 septembre 2017. Après la réunion publique du 5 juillet au Barcarès (Auditorium de la Maison des Associations), es ateliers thématiques suivront à l’Office de Tourisme du Lydia : Mardi 25 juillet, 16h-18h ; Jeudi 17 aout : 10h-12h ; et deux autres en septembre. Les thèmes suivants seront abordés : environnement, biodiversité, activités nautiques, développement économique, tourisme et paysage… Au terme des 3 mois de consultation, madame Claude Brevan, garante de la consultation, rédigera un compte rendu qui sera joint aux dossiers lors des démarches administratives de demandes d’autorisations.
Un registre et une urne où déposer vos suggestions seront à la disposition du public tout au long de ces 3 mois. Ils seront au Lydia cet été, puis en mairie à partir de septembre.
Tous les documents inhérents au projet sont en accès libre sur le site web : www.info-efgl.fr
http://www.lebarcares.fr/2017/07/projet-pilote-deolien-flottant-leucate-le-barcares/

05/07/17 : Eolien en mer : les recours continuent de retarder les parcs français
Les associations anti-éolien ont déposé de nouveaux recours. La mise en service du premier parc serait repoussée de six à huit mois, vers 2022-2023.
Il y a de quoi décourager les opérateurs des futurs parcs éoliens en mer français, EDF EN, Engie et Iberdrola. Malgré la réforme censée réduire les délais administratifs liés à ces projets gigantesques, les recours des associations anti-éolien ne cessent de repousser leur mise en service. Selon nos informations, de nouveau recours viennent d'être déposés contre les parcs d'EDF EN à Fécamp (Seine-Maritime) et à Courseulles-sur-Mer (Calvados). De quoi décaler à nouveau potentiellement les projets d'un an, et en tout cas « d'au moins six à huit mois », estime un juriste.
Alors que la mise en service du premier parc était initialement prévue pour 2020, il est désormais plus raisonnable de viser 2022-2023. Au mieux. « Nous avons remporté l'appel d'offres en 2012, et nous sommes encore en train de traiter des sujets juridiques ! », regrette Antoine Cahuzac, patron des énergies renouvelables chez EDF.
Attaquer 100 % des projets
Les pouvoirs publics avaient pourtant cherché à limiter les délais liés à ces recours, grâce à un décret de janvier 2016 relatif aux énergies renouvelables marines : leur traitement est confié à la cour administrative d'appel (CAA) de Nantes, qui doit se prononcer en un an maximum. « C'est très positif : une chambre spécialisée peut harmoniser sa jurisprudence, et aller plus vite », souligne Fabrice Cassin, associé chez LPA-CGR. Mais cela n'empêche pas les associations anti-éolien, qui ont pour stratégie d'attaquer 100 % des projets, de ralentir sensiblement le processus.
Sur le parc de Fécamp par exemple, la CAA de Nantes vient tout juste de débouter les associations du recours déposé en août 2016 , qui portait sur l'autorisation accordée au titre de la loi sur l'eau. Or elles attaquent aujourd'hui une autre autorisation, la concession d'occupation du domaine public. Elles dénoncent « l'absurdité de ce projet pharaonique de 83 éoliennes géantes », et craignent « la destruction du site emblématique d'Etretat ». « Les associations jouent leur jeu, menant une stratégie de harcèlement et cherchant à gagner du temps », poursuit l'avocat.
Toute la filière bloquée
« Nos trois parcs ont obtenu leurs autorisations après des enquêtes publiques et de nombreuses consultations de toutes les parties prenantes, qui ont débouché sur un avis favorable, insiste Antoine Cahuzac.Là, on est dans le dogme, ces associations ne veulent simplement pas d'éolien en mer. »
En attendant, c'est toute la filière qui est bloquée. Même si certains peuvent profiter de ces délais pour boucler leur financement et régler des problèmes techniques, les opérateurs attendent que tous les recours soient purgés pour prendre la décision d'investissement et passer commande à leurs fournisseurs. « Il y a des milliards en jeu, nous ne pouvons pas prendre ce risque », dit Antoine Cahuzac, rappelant que, sur les parcs d'EDF EN, la création de 7.000 emplois est en jeu, notamment chez GE Renewable Energy, dont l'usine flambant neuve de Saint-Nazaire doit fournir les turbines.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030431068091-eolien-en-mer-les-recours-continuent-de-retarder-les-parcs-francais-2100107.php


05/07/17EOLIENNES EN BAIES DE SAINT-BRIEUC ET LA BAULE : UNE PLAINTE DÉPOSÉE AU NIVEAU EUROPÉEN
Contre les projets d’éoliennes de Dunkerque à Oléron… Une plainte a été déposée auprès de la Commission européenne par un collectif de Défense de le Mer. 6 projets au total ont été autorisés en France… dont ceux des Baies de Saint-Brieuc et de La Baule. Des projets décidés par l’Etat sans réel débat démocratique et au mépris des activités de pêche, du tourisme et de la vie marine, selon ce collectif… qui expliquent que des milliers d’emplois sont menacés.
http://www.hitwest.com/news/eoliennes-en-baies-de-saint-brieuc-et-la-baule-une-plainte-deposee-au-niveau-europeen-25743

05/07/17 : Parc éolien de Saint-Brieuc : La campagne géotechnique en cours
Suite à l’obtention des autorisations administratives délivrées par le préfet des Côtes-d’Armor le 18 avril, le projet de parc éolien au large de Saint-Brieuc est entré en phase de pré-construction. Après avoir mené fin avril et en mai une campagne « UXO » (UneXploded Ordnance), destinée à identifier et traiter d’éventuels engins explosifs historiques présents au fond de la mer, le consortium Ailes Marines a missionné le groupe Fugro pour réaliser une campagne géotechnique complète sur le périmètre du futur champ. Cette campagne, qui couvre l’ensemble des positions qu’occuperont les 62 éoliennes offshore et la sous-station électrique du parc, est menée par trois navires. Le Gargano (72 mètres) et le Fugro Synergy (104 mètres) sont chargés des opérations de carottage, alors que le Glomar Vantage (56 mètres) s’occupe des tests de pénétration.
« En 2012, une première étude géotechnique a permis d’étudier la nature des sols sous-marins dans la zone du futur parc éolien et de s’orienter vers un type de fondations. La campagne géotechnique actuelle, plus approfondie, s’inscrit dans la continuité de cette étude. Elle vise à définir avec exactitude la composition du sol et du sous-sol marin de chaque élément du parc éolien, et à vérifier certaines propriétés déterminantes pour l’installation des éoliennes (élasticité, perméabilité, résistance à la compression, au cisaillement, etc.). Ces données complémentaires permettront d’affiner le dimensionnement des fondations des éoliennes et l’ensouillabilité (enfouissement) des câbles inter-éoliennes », précise Ailes Marines.
Débutée mi-juin, la campagne devrait s’achever dans le courant du mois de septembre. Les navires réalisant les carottages resteront entre 2 et 4 jours à l’emplacement de chaque éolienne. Les tests de pénétration, quant à eux, nécessiteront entre 2 et 6 heures de travail. « Afin de suivre avec précision l’avancement des opérations, des représentants d’Ailes Marines sont présents à bord de chaque navire. Une coordination a été définie en amont entre les autorités compétentes, les comités des pêches et Ailes Marines. Un arrêté préfectoral interdit la navigation, le stationnement et le mouillage de tout navire et engin de plaisance, ainsi que la pratique de la pêche, de la baignade et de la plongée sous-marine à moins de 0,25 mille marin (400 mètres environ) des navires ».
En raison de leurs dimensions et de leurs tirants d’eau, les navires n’opèrent pas à partir d’un port costarmoricain. Ils effectueront des allers-retours entre la baie de Saint-Brieuc et le port de Saint-Malo afin de pouvoir se ravitailler.
Pour mémoire, Ailes Marines regroupe Iberdrola, RES et la Caisse des Dépôts. Le parc doit comprendre 62 éoliennes Adwen AD8-180 de 8 MW chacune, soit une puissance totale pour le parc de 496 MW. Les machines hautes de 192 mètres, reposeront sur une fondation métallique de type jacket d'une hauteur de 70 mètres. Le début des travaux de construction du parc est prévu, au mieux, pour le second semestre 2018.
https://www.meretmarine.com/fr/content/parc-eolien-de-saint-brieuc-la-campagne-geotechnique-en-cours

04/07/17 : Un recours contre les éoliennes en mer déposé au niveau européen
Une plainte a été déposée le 13 juin auprès de la Commission européenne pour infractions au droit communautaire par un collectif de Défense de la mer. Elle vise les projets d'éoliennes "de Dunkerque à Oléron".
"L’Etat français, depuis 2012, conduit à marche forcée des méga-projets d’éolien posé en mer au plus près des côtes et dans des sites protégés et préservés jusqu’à aujourd’hui, estime le collectif.
Six projets ont déjà été autorisés par décision préfectorale au mépris de l’activité des pêcheurs côtiers, de l’économie touristique, de l’avis des populations riveraines, de la vie marine. Trois autres projets sont sur le point de l’être.
Des dizaines de milliers d’emplois sont menacés dans la pêche maritime côtière et l’activité touristique littorale."
Le collectif Défense de la mer de St-Nazaire-Guérande et de la Baie de Pornichet-La Baule-Le Pouliguen fait partie des plaignants.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/un-recours-contre-les-eoliennes-en-mer-depose-au-niveau-europeen-5111696

04/07/17Eolien en mer: plainte d'opposants devant la Commission européenne
Un collectif d'associations et de pêcheurs opposés aux projets d'éoliennes marines sur la façade Manche-Atlantique a déposé plainte auprès de la Commission européenne au motif que ces projets sont, selon lui, en "contradiction avec la protection de l'environnement marin", a-t-on appris mardi.
"Pêcheurs et associations s'unissent pour dénoncer les incohérences de l'Etat français dans le développement de l'éolien en mer", soulignent, dans un communiqué commun, 15 associations et collectifs, dont Pulse (Pour un littoral sans éolienne), le collectif "Défense de la mer" (DLM) de Saint-Nazaire-Guérande, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins des Hauts-de-France, ainsi que plusieurs associations de défense du littoral, dont celle la baie de Saint-Brieuc ou de La Baule.
La plainte a été déposée le 13 juin pour "infractions au droit communautaire". Elle s'articule en six points: infraction aux obligations relatives à l'évaluation environnementale préalable, planification de l'espace maritime, information et participation du public au processus décisionnel, protection de la faune et de son habitat, organisation du marché intérieur de l'énergie et interdiction des aides d'Etat.
"Cette plainte est indépendante des recours qui ont été déposés, au sujet desquels nous ne nous faisons pas d'illusion", a indiqué à l'AFP Alain Doré, qui coordonne le collectif DLM contre le projet de Saint-Nazaire-Guérande.
"L'Etat français, depuis 2012, conduit à marche forcée des méga-projets d'éolien posé en mer au plus près des côtes et dans des sites protégés et préservés jusqu'à aujourd'hui", soulignent dans leur plainte les associations, qui dénoncent "six projets déjà autorisés par décision préfectorale" et "trois sur le point de l'être, à Dunkerque, Oléron et Bassure de Baas".
"De Dunkerque à Oléron, chaque site prévoit de 62 à 83 éoliennes de 185 à 216 mètres de haut. Des centaines d'éoliennes vont constituer une barrière aux oiseaux migrateurs et industrialiser un littoral dont l'économie est basée sur la pêche et le tourisme", poursuivent les associations.
Le collectif met en avant une "biodiversité marine exceptionnelle" qui génère "des ressources halieutiques riches et diversifiées", et dénonce une "parodie de concertation démocratique".
La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi de transition énergétique, prévoit d'attribuer jusqu'à 6.000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.
http://www.notretemps.com/droit/eolien-en-mer-plainte-d-opposants-afp-201707,i145980

02/07/17 : Eolien flottant : l’Ecosse démarre, la France suit
Le pétrolier norvégien Statoil installe actuellement cinq éoliennes flottantes au large de la côte est de l’Ecosse. C’est le premier parc en production pour une technologie qui se développe également en France avec la mise à l’eau cet été du pilote du projet EolMed.
ATOUTS. Cet été 2017 marque les débuts historiques de l'éolien flottant. A 25 kilomètres au large de la pointe Peterhead sur la côte est de l'Ecossecinq éoliennes Hywind sont en cours d'installation par le pétrolier Statoil. Dans quelques semaines, c'est au large du Croisic, sur le site d'expérimentation de l'école centrale de Nantes SEM-REV que sera raccordée Floatgen, l'éolienne flottante française fruit de la collaboration du bureau d'études Ideol et du géant du BTP Bouygues. Loin des rivages et des oppositions des riverains, bénéficiant de vents réguliers, l'éolien offshore a beaucoup d'atouts. Il peut ainsi s'installer dans les zones les plus ventées en s'extrayant des contraintes des éoliennes offshore fixées au sol qui ne peuvent être construites au-delà des profondeurs supérieures à 40m. Or, les plateaux continentaux de faible profondeur sont relativement rares dans le monde.
Les Norvégiens ont tiré les premiers
LUDION. C’est peu de dire qu’en ce domaine émergeant Statoil a une longueur d’avance. Le pétrolier norvégien en quête d’une activité de substitution à l’extraction pétrolière et gazière, exploite depuis maintenant près de dix ans ses compétences en matière de structures offshore. C’est en 2009 qu’a débuté l’expérimentation de Hywind au large de l’île de Karmoy (Norvège). Le prototype se présente alors sous la forme d’un long tube d’acier de 208 m de long et de 5300 tonnes lesté d’une base immergée de 100m permettant la stabilité et la flottaison d’une éolienne de 65 m de haut supportant trois pales de 43 m pour un diamètre du rotor de 85 m. Le tout est arrimé au plancher océanique par trois gros câbles d’acier. En 2016, la machine a fait preuve de sa pertinence avec 40 GigaWatts/heure produits en cinq ans par tous les temps, subissant sans encombre des vents de 40 m/s et des vagues de 19 m de haut.
D’où l’étape suivante : le parc à l’échelle industrielle. Les cinq éoliennes Hywind ont grossi et surtout les calculs de force se sont affinés. Désormais, l’ensemble pèse 11200 tonnes et le ballast immergé fait 78m de long, la hauteur de l’éolienne 98m avec des pales de 78m pour un diamètre de rotor de 154m. Le parc est situé à 25km de la côte par une profondeur de 110m. La vitesse moyenne du vent à cet endroit est de dix mètres par seconde. Hywind est construit pour résister à des vagues de 20m et donc Statoil espère bien avoir une production régulière sur 4000 heures par an. Chaque éolienne a une puissance de 6MW. Le parc de 30MW pourra ainsi répondre aux besoins de 22 000 foyers. Il entrera en production à la fin 2017.
Les Français suivent, pas très loin
BETON. Le développement de l’éolienne Floatgen du projet EolMed interviendra au mieux dans quatre à cinq ans. Son pilote sera mis à l’eau dans le courant août. Sa conception est très différente de Hywind. Cette fois-ci, l’éolienne est posée sur une barge de béton évidée en son centre pour tamponner la force de la houle. Ce « flotteur » est un carré de 53 m de côté et dix mètres de hauteur pesant 9800 tonnes. Il accueillera une éolienne de 176 m de haut d’une puissance de 6MW. Le pilote en cours de construction à Saint-Nazaire qui sera testé sur le site de SEM-REV est légèrement plus petit. Mais il devrait permettre de valider la pertinence des choix techniques effectués qui ne s’appuient que sur des technologies éprouvées comme le béton, matériau bien connu de Bouygues.
Bien avant que les résultats des essais ne soient engrangés, EolMed a démarré. C’est un parc de quatre éoliennes Floatgen au large de Gruissan dans le Golfe du Lion. «Nous tablons pour un début de construction du parc pré-industriel en 2019 pour une exploitation à partir de 2021 », précise Olivier Guiraud, responsable des énergies marines au sein du groupe Quadran, financeur du projet. L’emplacement est choisi. Le parc occupera de 5 à 7km² à 16km du rivage par 55m de fonds en face de Port-la-Nouvelle, le port méditerranéen où seront assemblées les éoliennes. « C’est d’ailleurs l’un des avantages de l’éolien flottant, se réjouit Olivier Guiraud. Au contraire des éoliennes fixées qui nécessitent de lourds travaux en mer, ici, on assemble les éléments au port et on tracte ensuite par bateau l’ensemble sur le site ».
La concertation publique a déjà commencé
Choisi en 2016 par un appel à projet gouvernemental qui assure le financement de 40% du projet, EolMed a débuté les études d’impact environnemental et commencé la concertation avec les riverains du littoral de la région Occitanie. Une consultation est actuellement menée sous l’égide du Conseil national du débat public jusqu’en septembre prochain. Les associations locales de protection de l’environnement, les collectivités locales, les chambres de commerce et d’industrie sont invitées à donner leur avis. La position des pêcheurs est cruciale. «Il n’y a qu’eux et quelques plaisanciers bons marins qui fréquenteront les abords du parc », assure Marc Guiraud. Quadran espère éviter les conflits et recours juridiques qui freinent la plupart des projets d’énergie renouvelable.
La mise à l’eau de Floatgen cet été met en exergue un drôle de paradoxe : ce sera la première éolienne française à être installée en mer, bien avant que celles fixées au sol marin n’émergent des eaux. Cette caractéristique souligne un réel retard français. Les parcs offshore fixés sont nombreux chez nos voisins anglais, belges, hollandais, allemands, danois et ils produisent depuis déjà plusieurs années, alors qu'il n'en existe aucun en France. Les pouvoirs publics ont donc financé quatre projets de parcs flottants pour éviter que ce retard technique et industriel ne se reproduise. Outre celui de Quadran, Eolfi occupera une zone près de l’île de Groix en Bretagne, le consortium EDF énergies nouvelles s’installera au large de la Provence et Engie au large de Leucate, en Occitanie également.
Un marché mondial qui fait saliver
Il est vrai que le marché supposé fait rêver. Au-delà du parc de quatre machines, Quadran ambitionne de créer des fermes industriels d’une centaine d’éoliennes occupant 100km² de zones maritimes du Golfe du Lion. "On pourra ainsi avant 2030 fournir de l’électricité pour un million d’habitants d’Occitanie", ambitionne Jérôme Billerey, directeur général du groupe Quadran. Statoil ne cache pas ses visées sur un marché international. Selon un rapport commandé par le gouvernement écossais, 80% du potentiel européen d’exploitation des vents dépend de l’éolien flottant. Son développement à grande échelle et sa capacité à produire de grande quantité d’énergie pourraient bien mettre au rebut les actuelles centrales thermiques et nucléaires chargées de fournir en continu l’électricité dite «de base ». C’est du moins ce qu’affirment les industriels de ce nouveau secteur énergétique.

29/06/17
Eolien-Quadran veut des partenaires pour son projet flottant
PARIS, 29 juin (Reuters) - Des discussions sont en cours afin d'ouvrir le capital du futur parc d'éoliennes flottantes français EolMed, a indiqué jeudi le groupe Quadran, maître d'oeuvre et chef de file du projet.
Ce projet pilote prévoit la construction de quatre éoliennes flottantes de 6,2 mégawatts (MW) chacune ancrées à 16 km des côtes au large de Gruissan et de Port-La-Nouvelle (Aude), dont la mise en service est programmée pour fin 2020 ou début 2021.
Son coût total est estimé à 215 millions d'euros, pour un investissement composé à 20% de fonds propres, à 40% d'emprunts auprès de banques et de fonds privés, et à 40% également d'aides de l'État.
Le projet restera détenu par Lucia Holding, propriétaire de Quadran, une fois que ce dernier aura été racheté par Direct Energie, une opération dont la finalisation est prévue pour octobre ou novembre prochain.
"Nous avons toujours dit que le capital d'EolMed serait ouvert. Aujourd'hui, on discute avec un certain nombre de partenaires", a indiqué lors d'une conférence de presse Jérôme Billerey, directeur général de Quadran.
La région Occitanie a déjà donné son accord pour prendre 5% du projet, qui pourrait également accueillir d'ici à début 2019 des collectivités du littoral, la Caisse des dépôts et Direct Energie, tandis que Lucia en conserverait 40% à 55%, a précisé Jérôme Billerey.
Le dirigeant, qui restera à la tête de Quadran une fois la société rachetée par Direct Energie, a également indiqué que le coût de revient de l'éolien flottant s'établissait entre 200 et 300 euros du mégawatt/heure (MWh) et que le défi consistait à le faire baisser autour de 100 euros/MWh, voire moins, d'ici 10 ans.
Le futur parc EolMed fait actuellement l'objet d'une consultation publique, avant le dépôt de demandes d'autorisation fin 2017 et une décision finale d'investissement début 2019. D'une puissance totale de 24,8 MW, il permettra de produire la consommation électrique annuelle de 50.000 habitants, pour une durée d'exploitation prévue de 20 ans.
Trois autres projets de parcs d'éoliennes flottantes ont été attribués en France, sur les zones de Groix (Morbihan), Faraman (Bouches-du-Rhône) et Leucate (Aude), qui seront respectivement pilotés par la société EolFi, EDF et Engie.
Ancrées à des sols marins pouvant aller jusqu'à 200 m de fond, les éoliennes sur structures flottantes permettent de s'affranchir de certaines contraintes de profondeur et de relief et peuvent être installées plus loin des côtes que les éoliennes en mer posées, afin de capter des vents forts et réguliers.https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/eolien-quadran-veut-des-partenaires-pour-son-projet-flottant-1688494.php

29/06/17 : CENTRALE ÉOLIENNE ENTRE YEU ET NOIRMOUTIER : UN NOUVEAU SCANDALE ÉCOLOGIQUE ET FINANCIER

Après l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à proximité de Nantes, Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique, va devoir faire face à un autre scandale écologique et environnemental : le projet de centrale industrielle de 62 éoliennes plantées entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier, dont une partie des territoires est en zone Natura 2000 !
Depuis quelques années le projet – porté par l’ancien gouvernement et en particulier par Ségolène Royal – avance tranquillement, espérant endormir la population locale à qui l’on distille savamment l’information, mais le nouveau ministre de l’Écologie va hériter d’une situation qui pourrait devenir explosive s’il ne se positionne pas rapidement sur le sujet.
En effet, ce projet, qui pourrait voir le jour en 2023, après extinction des différents recours juridiques envisagés par les associations locales, constitue à n’en pas douter une incroyable atteinte au paysage et au cadre de vie des habitants et un énorme scandale financier tant les sommes en jeu sont considérables au détriment des contribuables français et des consommateurs.
Un scandale écologique particulièrement impactant
Les îles d’Yeu et de Noirmoutier constituent des joyaux environnementaux de l’atlantique. Une grande partie du territoire de ces îles est d’ailleurs protégée au titre des zones Natura 2000 afin de préserver l’authenticité et le charme de ses dunes, ses oiseaux et toute sa biodiversité associée. C’est d’ailleurs ce qui attire les nombreux touristes du monde entier qui viennent goûter au plaisir de cette côte sauvage particulièrement préservée et riche en matière environnementale.
Le projet est tout bonnement gigantesque, il s’agit d’installer sur la côte, à une distance de 12 à 18 kilomètres des deux îles, une « île » artificielle de 62 éoliennes de 220 mètres de haut pales comprises sur une surface cumulée de 80 km2 soit plus que la surface des îles d’Yeu et de Noirmoutier cumulée. Ces aérogénérateurs seront installés sur des « mini-tours Eiffel » qui seront scellées au fond marin grâce à d’importantes excavations et à l’infiltration de béton pour les socler. Les travaux auront d’énormes impacts environnementaux.
Les différentes simulations qui ont été réalisées et présentées sont édifiantes. Le coucher de soleil côté Noirmoutier est tout simplement anéanti par une haie gigantesque de plusieurs rangs d’éoliennes sur 13 kilomètres de long entre les deux îles. La nuit durant, le clignotement des points rouges des 62 éoliennes détruit totalement la sérénité des lieux et constitue une pollution visuelle indiscutable.
Cet impact sur le cadre de vie des habitants et sur les merveilleux paysages dunaires des îles ne prend pas en compte les nombreux enjeux pour la biodiversité : impact sur les espèces aquatiques, sur les oiseaux, la biodiversité, le ravinement potentiel des côtes dû aux travaux…
Encore tout récemment, la Ligue de protection des oiseaux a souligné une mortalité accrue des oiseaux due aux éoliennes dans les zones protégées. Allain Bougrain-Dubourg, son président, devait préciser sur France Info : « Nous sommes favorables aux énergies renouvelables. Mais pas n'importe où, pas n'importe comment. Si vous mettez de l'éolien sur une zone de migrations, vous êtes sûr que vous allez avoir un impact épouvantable. » il ajoute : « Nous ne voulons pas d'éoliennes… dans les zones Natura 2000. » Et nous ne parlons même pas des enjeux environnementaux des lignes à haute tension qui seront installées sous la mer…
Des enjeux financiers considérables pour les consommateurs
À ces enjeux environnementaux particulièrement impactants qui devraient avoir d’énormes conséquences sur l’acceptabilité sociale s’ajoutent d’énormes enjeux financiers. En effet, l’appel d’offres porté par l’État français prévoit un tarif de rachat astronomique promis aux industriels producteurs d’électricité d’environ 225 euros le mégawatt. Si l’on prend en compte les simulations d’électricité produite par cette centrale éolienne, soit 1 900 gigawatts par an, et si le prix retenu se situe aux alentours de 225 euros le magawatt, la centrale éolienne située entre Yeu et Noirmoutier devrait rapporter 420 millions d’euros par an pendant 25 ans pour un investissement de seulement 2 milliards d’euros.
Cet argent ne vient pas de n’importe où. Il est prélevé sur la facture d’électricité des consommateurs au titre de la CSPE (contribution au service publique de l’électricité) et financé en partie par le contribuable, EDF ne parvenant plus à compenser ce qu’il doit payer au titre de l’énergie d’origine éolienne. Ce sont donc les consommateurs et les contribuables qui verront leur facture d’électricité et d’impôt exploser qui paieront cet argent au profit de consortiums financiers à qui l’on ne peut pas reprocher de vouloir essayer de profiter de cette manne financière gigantesque dilapidée par l’État.
Ce surplus d’achat de courant est d’ailleurs aujourd’hui devenu obsolète puisque tout récemment le journal les Échos rapportait qu’un grand nombre de parcs éoliens off-shore étaient rentables avec un prix de rachat de 60 euros le mégawatt sans subvention. Il n’y a donc aucune raison que l’argent des Français soit détourné par une surfacturation du prix de rachat qui n’a plus de raison d’être.
C’est pour cette raison qu’un collectif écologiste « TOUCHE PAS À NOS ÎLES ! » s’est monté afin d’alerter les citoyens et les pouvoirs publics sur le risque environnemental très grave que courraient les îles d’Yeu et de Noirmoutier si cette centrale éolienne devait voir le jour in fine.
http://www.economiematin.fr/news-centrale-eolienne-entre-yeu-et-noirmoutiero-un-nouveau-scandale-ecologique-et-financier

28/06/17 : Parc éolien. Un partenariat signé avec la SNSM
Un partenariat inédit a été signé, hier, sur le port de Trébeurden, devant un des fameux bateaux orange de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) et en présence des sauveteurs en mer. « Nous avons un objectif commun : maintenir la sécurité dans le cadre du projet de raccordement du parc éolien en baie de Saint-Brieuc », a présenté la déléguée du RTE Ouest (Réseau de transport d'électricité), Carole Pitou-Agudo au sujet de cette collaboration avec la SNSM.
Un partenariat gagnant-gagnant
« En plus d'un partage des connaissances sur la sécurité en mer et au sujet des données cartographiques de la zone concernée, des formations seront proposées aux salariés du RTE et aux bénévoles de la SNSM », a précisé Carole Pitou-Agudo. En échange, le RTE apporte des moyens matériels à la SNSM 22, en faisant don d'un véhicule reformé type 4x4, ainsi que d'équipements de bureau pour les stations de sauvetage. Le véhicule supplémentaire sera affecté au Centre de formation et d'information (CFI) de la SNSM. « Cela va faciliter les transports entre le centre et les zones d'entraînements », se réjouit Bruno Raguenes, trésorier du CFI.
Les risques de la mer
« Les salariés du RTE n'ont pas la culture maritime ni les moyens nautiques », observe le délégué SNSM des Côtes-d'Armor, William Abbest. L'entreprise, qui gère 100.000 km de câbles en France, est, en effet, plutôt habituée à intervenir sur la terre ferme. Les salariés, amenés à installer la double liaison de 225.000 volts sous-marine, puis souterraine, jusqu'au poste de la Doberie (Hénansal), devront apprendre à gérer les risques maritimes. « Il peut survenir des incidents de navigation, des échouements, des voies d'eaux, des accidents de personnes ou des incidents mécaniques », liste William Abbest. Les formations dispensées par la SNSM leur permettront de réagir rapidement et efficacement à ces situations. L'entreprise pourra aussi compter sur la flotte de la SNSM. « Les équipes du RTE pourront être accompagnées par nos équipes sur leurs lieux d'interventions », conclut William Abbest.
http://www.letelegramme.fr/cotesarmor/parc-eolien-un-partenariat-signe-avec-la-snsm-28-06-2017-11574486.php

27/06/17Côtes-d’ Armor. Ce gigantesque bateau creuse des trous sous la mer
Le Fugro Synergy n’est pas passé inaperçu dans le port de Saint -Malo ( Ille-et-Vilaine ) ces derniers jours . Depuis ce matin, il réalise des forages dans la baie de Saint-Brieuc. Avant d’implanter 62 éoliennes de 216 m de hauteur dans la baie, la sociétéAiles Marines veut connaître la compositiondu sol sous-marin.
Le Fugro Synergy mesure 104 m de long sur 20 m de large. Sa silhouette est impressionnante par sa hauteur, avec son derrick géant illuminé la nuit , et son aire d’ hélicoptère . Ce monstre des mers, battant pavillon des Bahamas , n’est pas passé inaperçu dans le port de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) entre dimanche et lundi.
Ce mardi, il a pris position dans la baie de Saint-Brieuc. À l’endroit où seront installés les 62 mâts de 216 m de hauteur du parc éolien offshore, à l’horizon 2020.
Une société néerlandaise
Même si elle reste pour l’ heure très discrète sur cette opération , c’est bien la société Ailes Marine qui pilote cette opération de forage . Il s’agit d’une campagne géotechnique pour analyser la composition du sol sous-marin.
Le consortium a fait appel à un prestataire , la société néerlandaise Fugro, pour réaliser des carottages et des tests de pénétration à l’emplacement de chaque éolienne et sur les routes de câbles . L’opération se déroulera jusqu ’à mi-septembre.
Trois bateaux réalisent les forages
Fugro utilise trois bateaux pour les forages. Le plus impressionnant est le Fugro Synergy , qui séjournera périodiquement durant l’été dans le port de Saint-Malo. Les courants générés par les marées de vives -eaux l’obligent à faire des pauses. Ses dimensions et son tirant d’eau (6,4 m) ne lui permettent pas d’aller dans le port de Saint-Brieuc.
Un second bateau de forage, le Gargano (72 m sur 16 m, pour 18 m de large au pertuis ), a d’autres contraintes. Il ne peut pas forer au-delà de 9 m de profondeur . Un troisième navire derecherche et surveillance , plus petit (56 m sur 11 m), le Glomar Vantage , était toujours au port de Saint-Malo mardi soir, il a dû faire demi- tour après une avarie.
Manœuvre en marche arrière
Dans le port de Saint-Malo, les manœuvres des bateaux ont été délicates. Notamment pour le Gargano , non seulement en raison du gros volume occupé, mais aussi parce qu’il faut laisser le temps à l’eau de s’écouler latéralement au passage du navire.
Autre particularité pour le pilotage de ces deux bateaux : ils sont obligés de manœ uvrer en marche arrière, le commandant étant sur l’arrière et au milieu de la passerelle , avec une personne de chaque côté pour indiquer les distances à courir.
Chaque jour, sur son site internet , le comité des pêches des Côtes-d’Armor publie un rapport d’avancement des opérations, indiquant les emplacements sondés et les intentions pour les 48 prochaines heures. Par ailleurs, la préfecture maritime prévoit une zone d’interdiction de 0,25 mile autour des trois navires durant les opérations.
Il y a quelques semaines, Ailes Marines avait mené une autre opération pour vérifier l’absence d’obus datant de la guerre dans cette zone.
http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-ce-gigantesque-bateau-creuse-des-trous-sous-la-mer-5093429

26/06/17 : UN PARC ÉOLIEN GÉANT POURRAIT SORTIR DES FLOTS EN MER DU NORD - EN VIDÉO
North Sea Wind Power Hub, une gigantesque centrale électrique offshore, à la fois éolienne et solaire, fournirait de l'énergie à près de 100 millions d'Européens du Nord. Les travaux pourrait commencer en 2035.
Colossal. Le North Sea Wind Power Hub est le projet d'une gigantesque centrale électrique offshore, 100 % renouvelable, distribuant l'électricité à 70 à 100 millions d'Européens des six pays du pourtour de la mer du Nord (Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Norvège).
L'idée est de profiter de la faible profondeur de l'eau (15 à 36 mètres) du Dogger Bank, un immense banc de sable situé à mi-chemin entre la Grande-Bretagne et le Danemark, à 100 k m des côtes. Idéal pour y placer un réseau de quelque 7 000 éoliennes, dont l'énergie serait concentrée sur une ou plusieurs îles artificielles couvertes de panneaux solaires (6,5 km2chacune), construites de manière modulaire.
Des câbles sous-marins alimenteraient pays côtiers et plateformes pétrolières
L'énergie serait convoyée vers les côtes par des câbles sous-marins, et fournie également aux plate-formes d'extraction de gaz et pétrole. La puissance totale estimée du réseau serait de 70 à 100 gigawatts !
L'entreprise néerlandaise TenneT, qui a signé un accord avec son homologue allemand et le partenaire danois Energinet, pour développer le projet, estime commencer les travaux en 2035, pour un coût de 1,2 milliard d'euros. De quoi contribuer à la transition énergétique européenne.https://www.science-et-vie.com/video/un-parc-eolien-et-solaire-geant-pourrait-sortir-des-flots-en-mer-du-nord-en-vide-8900

21/06/17 : Criel-sur-Mer (76) : l’éolien en mer ne passe pas...
Criel-sur-Mer. Le conseil municipal a réaffirmé son opposition au parc éolien offshore, notamment au passage des câbles jusqu’à Penly.
À quelques jours de la pause estivale, les élus criellois, réunis vendredi 16 juin en conseil municipal, ont eu à se prononcer sur divers dossiers. Il y a quelques mois, ils avaient voté une motion contre le parc éolien offshore Dieppe-Le Tréport. Ils ont réaffirmé leur opposition en émettant un avis défavorable sur la liaison entre la terre et la mer des câbles de raccordement qui arrivent à Penly.
La commune va commercialiser un sac de plage « Hello Criel-sur-Mer », en toile au tarif de 3 € qui sera distribué en mairie et au château de Chantereine.
Trois bornes escamotables enterrées de fourniture électrique vont être installées à Criel-Plage afin de sécuriser les branchements électriques lors des gros événementiels de la saison estivale, comme Lire à la plage ou encore les concerts du 13 juillet... Il s’agit d’un programme de 53 000 € TTC, mis en place avec le soutien du syndicat d’énergie de Seine-Maritime qui les subventionne nettement. Restera à la charge de la commune, 2 335 € TTC.
Le club des Abeilles a reçu une subvention exceptionnelle de 300 € pour l’organisation du salon des collectionneurs du 11 novembre. Une manifestation initialement portée par l’office du tourisme. Le maire, Alain Trouessin, a rappelé que la communauté de communes des Villes sœurs assurait depuis le 27 mars la compétence urbanisme.

21/06/17 : Éoliennes au large de Fécamp : les opposants déboutés, le projet relancé
Mercredi 21 juin 2017, la justice a rejeté le recours contre le projet de parc éolien au large de Fécamp (Seine-Maritime), qui visait à faire annuler l’autorisation d’exploitation.
Le débat sur l’implantation d’un parc éolien en mer au large de Fécamp (Seine-Maritime) est clos. Longtemps contesté par les riverains, pêcheurs et plaisanciers, le projet d’implantation des 83 éoliennes avait fait l’objet d’un recours. Mercredi 21 juin 2017, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté le recours de plusieurs associations.
LIRE AUSSI : Éoliennes au large de Fécamp : le recours contre le projet pourrait être rejeté
Les associations déboutées
Fin du suspense concernant le devenir du projet de parc éolien au large de Fécamp et Étretat. Lundi 29 mai 2017, le rapporteur public avait préconisé de rejeter le recours de sept associations, considérant que l’étude d’impact fournie par la société Éolienne Off-shore des Hautes-Falaises (EOHF) était suffisante à tous points de vue. Mercredi 21 juin, la décision de la cour administrative d’appel de Nantes est tombée : le recours est rejeté.
Cécile Dutreil, vice-présidente de « Protection du site des petites dalles », l’une des sept associations de défense de l’environnement à l’origine de ce recours, visant à faire annuler l’autorisation d’exploiter ce parc en mer, délivrée par arrêté préfectoral en avril 2016 à la société Éoliennes offshore des hautes falaises (EOHF), un consortium piloté par EDF Energies nouvelles (EDF EN), explique à l’AFP : « La cour a rejeté notre demande », comme rapporte Le Parisien.
Un parc pour couvrir la consommation de plus de 60% des Seinomarins
Ces éoliennes, fabriquées par General Electric (ex-Alstom), seront localisées entre 13 et 22 km au large de Fécamp, sur une surface globale de 67 km². La production envisagée équivaut à couvrir l’équivalent de la consommation domestique en électricité de plus de 770 000 personnes, soit plus de 60% des habitants de Seine-Maritime.
LIRE AUSSI : Carte. Où sont les éoliennes en Normandie ? Celles qui tournent et les projets
Une étude d’impact jugée « suffisante » 
Les associations craignent que ces éoliennes aient un impact sur la faune aquatique et les oiseaux migrateurs. Pour rappel, le rapporteur public avait préconisé le rejet du recours, faisant valoir que l’étude d’impact fournie par EOHF était « suffisante » à tous points de vue, évoquant la dimension esthétique de ces éoliennes, notamment les « effets visuels » de ces dernières sur les falaises d’Étretat, le risque de « turbidité » des eaux de mer, et la prise en compte des tempêtes.
Les motivations de la cour administrative d’appel de Nantes n’étaient pas connues mercredi soir, précise l’AFP.
Un recours à Courseulles-sur-Mer
Le 11 octobre 2016, huit associations ont déposé un recours auprès de la Cour administrative d’appel de Nantes contre l’arrêté préfectoral, qui autorise le projet de 75 éoliennes au large deCourseulles-sur-Mer (Calvados). La cour doit prochainement statuer sur ce dossier.
En mai 2017, la cour administrative d’appel de Nantes avait déjà rejeté des recours visant à faire annuler l’autorisation d’exploiter un parc de 80 éoliennes en mer au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), délivrée en mars 2016 par arrêté préfectoral au groupe EDF. Après Saint-Nazaire, Fécamp, bientôt le rejet du recours des associations calvadosiennes ?
LIRE AUSSI : Éoliennes en mer en Normandie. Des associations déposent des recours contre les projets

21/06/17 : Le parc éolien offshore au large de Fécamp en très bonne voie

Énergie. C’est une décision de justice qui fera date : la cour administrative de Nantes a donné hier son feu au projet de parc éolien offshore au large de Fécamp.
La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté hier mercredi le recours qui avait été déposé contre le projet de parc éolien offshore prévu au large de Fécamp, non loin des falaises d’Etretat, comme le lui avait proposé le rapporteur public lors de l’audience du 29 mai. Ces 83 éoliennes fabriquées par General Electric (ex-Alstom), qui seront implantées à une distance comprise entre 13 et 22 km du rivage, sont censées couvrir les besoins...

21/06/17La justice rejette un recours contre le parc éolien au large de Fécamp
La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté mercredi le recours de plusieurs associations déposé contre un parc de 83 éoliennes en mer au large de Fécamp et d'Etretat (Seine-Maritime), a-t-on appris auprès de l'une des requérantes. 
"La cour a rejeté notre demande", a indiqué à l'AFP Cécile Dutreil, vice-présidente de "Protection du site des petites dalles", l'une des sept associations de défense de l'environnement à l'origine de ce recours, visant à faire annuler l'autorisation d'exploiter ce parc en mer, délivrée par arrêté préfectoral en avril 2016 à la société Eoliennes offshore des hautes falaises (EOHF), un consortium piloté par EDF Energies nouvelles (EDF EN). 
Le projet prévoit l'installation de 83 éoliennes d'une puissance totale de 498 mégawatts (MW), à une distance comprise entre 13 et 22 km du littoral, sur une surface globale de 67 km2. Elles doivent alimenter en électricité plus de 770.000 personnes, "soit plus de 60% des habitants de Seine-Maritime", précise le site internet du projet. 
Les associations avaient annoncé en août le dépôt de ce recours, dénonçant "l'absurdité de ce projet pharaonique de 83 éoliennes géantes de 175 m de haut" et disant craindre "la destruction du site emblématique d'Etretat" et de ses falaises. 
Les motivations de la cour administrative d'appel de Nantes n'étaient pas connues mercredi soir. 
La juridiction administrative, seule compétente en France depuis janvier 2016 pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, avait déjà rejeté le 15 mai un recours similaire dirigé contre un parc offshore de 80 éoliennes au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). 
La cour doit prochainement statuer sur un troisième recours, déposé contre le parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer (Calvados), également attribué en 2012 à EDF lors d'un premier appel d'offres gouvernemental national. 
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/la-justice-rejette-un-recours-contre-le-parc-eolien-au-large-de-fecamp-21-06-2017-7075416.php

21/06/17 : Parc éolien offshore de Fécamp : le recours rejeté en appel
Le recours contre le parc éolien offshore au large de Fécamp (Seine-Maritime) a été rejeté mercredi 21 juin par la cour administrative de Nantes en appel. Les 83 éoliennes prévues doivent couvrir les besoins en électricité de 770 000 personnes.
La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté mercredi le recours qui avait été déposé contre le projet de parc éolien offshore prévu au large de Fécamp (Seine-Maritime), non loin des falaises d’Étretat. Ces 83 éoliennes fabriquées par General Electric (ex-Alstom), qui seront implantées à une distance comprise entre 13 et 22 km du rivage, sont censées couvrir les besoins en électricité de 770 000 personnes, soit 60 % de la population de la Seine-Maritime.
Lors de l’audience, le rapporteur public avait déjà fait valoir que l’étude d’impact du consortium composé de EDF-Energies nouvelles (EDF-EN), Enbridge et de WPD Offshore était « suffisante » à tous points de vue, que ce soit sur les « effets visuels » des éoliennes sur les falaises d’Étretat, le risque de « turbidité » des eaux de mer ou bien encore la prise en compte des tempêtes.
Pas de « graves risques » selon le rapporteur public
Le rapporteur public avait également rejeté les « graves risques » que ferait courir le parc éolien de Fécamp sur la faune marine et les oiseaux migrateurs. Il avait enfin considéré que les arguments des associations sur les incidences du parc éolien sur les conditions de pêche et de plaisance n’étaient « pas nécessairement convaincants », dans la mesure où aucun syndicat de pêcheurs ou association de plaisanciers n’avait jugé nécessaire d’attaquer le projet.
Les juges nantais, dont l’arrêt n’était pas disponible dans l’immédiat, ont condamné les sept associations de défense de l’environnement à l’origine de la requête à verser 500 € chacune à la société Éoliennes offshore des Hautes Falaises (EOHF).

20/06/17 : Le Barcarès : conférence sur le projet des éoliennes flottantes du golfe du Lion

Jean-Mathieu KOLB, Directeur projet EFGL (ÉOLIENNES FLOTTANTES DU GOLFE DU LION) et Jean-Marc BAGUET, Pilote de projets raccordement parc éoliens flottants seront en conférence de présentation le mardi 20 juin au Barcarès pour exposer le projet d’éolienne flottantes.
Les porteurs du projet pilote « Eoliennes Flottantes du Golfe du Lion » (EFGL) chargés du développement, de la construction et de l’exploitation du futur parc éolien flottant expérimental situé au large des communes de Leucate et du Barcarès et RTE, chargé de son raccordement au réseau électrique, lancent la concertation publique sur le projet. Saisie volontairement par les maîtres d’ouvrage, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a nommé Claude BREVAN garante de la concertation. Son rôle est de veiller à la qualité et à la sincérité de l’information et des échanges.
Sélectionné le 3 novembre 2016, dans le cadre d’un appel à projet lancé par le Gouvernement et l’ADEME, EFGL est porté par ENGIE, EDP RENEWABLES, LA CAISSE DES DEPOTS et leurs partenaires EIFFAGE, PRINCIPLE POWER, GENERAL ELECTRIC en association étroite avec RTE, le gestionnaire public du réseau de transport d’électricité. EFGL prévoit l’implantation, d’ici 2020, de quatre éoliennes flottantes au large des communes de Leucate et du Barcarès. Cette ferme-pilote sera en capacité de produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 50 000 habitants pour une puissance installée de 24 MW.
Pour raccorder ce parc éolien au réseau existant, RTE va créer une liaison électrique sous-marine et souterraine sur environ une vingtaine de kilomètres. Construit en concertation avec les acteurs locaux et respectueux de l’environnement, ce projet participe à la transition énergétique du territoire et sera porteur d’activités pérennes.
Le savoir faire français en 1ère ligne
Le projet EFGL prévoit que toute la chaine de réalisation des éoliennes flottantes soit de conception française. Depuis la phase d’études confiée à une dizaine d’entreprises d’Occitanie, à la conception et la construction du flotteur et des ancrages (Aix-en-Provence et Fos-sur-Mer), l’ingénierie et la construction des turbines (Nantes et Saint-Nazaire), jusqu’à la construction des pales (Cherbourg). Pour finir, la base industrielle pour l’assemblage des éoliennes sur les flotteurs sera située dans le port de Port-La Nouvelle et la base de maintenance à proximité immédiate du parc, à Leucate ou Le Barcarès.
ENGIE, EDP RENEWABLES et LA CAISSE DES DEPOTS ont déjà collaboré sur les projets des éoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport et Yeu-Noirmoutier pour lesquels RTE assure le raccordement au Réseau Public de Transport d’électricité.
https://www.le-journal-catalan.com/le-barcares-conference-sur-le-projet-des-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion/43739

20/06/17 : Éoliennes flottantes à Leucate-Le Barcarès : lancement officiel de la concertation publique

Du 27 juin au 27 septembre, aura lieu la concertation du projet d’éoliennes flottantes au large de Leucate et Port-Barcarès, porté par le consortium ENGIE-EDP Renewables-Caisse des Dépôts. Les contours de cette concertation ont été présentés le 20 juin.
Le 20 juin au Barcarès a eu lieu le lancement officiel de la concertation publique autour du projet d'implantation d'une ferme expérimentale d'éoliennes flottantes au large des côtes de Leucate et du Barcarès (66).
Prévue sur trois mois, du 27 juin au 27 septembre 2017, cette concertation a pour but d'informer les habitants, résidents secondaires, touristes, utilisateurs professionnels ou non de l'espace marin concerné, sur les tenants et aboutissants du projet, mais aussi de recueillir leurs suggestions, attentes, ou avis.
« Ils peuvent faire évoluer le projet qui reste maniable à ce stade, explique Claude Brevan, garante de la concertation, nommée par la Commission nationale du débat public (CNDP). Durant cette procédure fermée, ils peuvent faire valoir des éléments. »
Un autre acteur peut peser sur la réalisation de ce projet : le Parc naturel marin du Golfe du Lion, qui aura à donner un « avis décisif », selon Michel Molly, son président.
Cette concertation se déroulera sur la toile à travers un site internet, une newsletter et les réseaux sociaux, mais aussi sur le terrain avec des ateliers thématiques, ou encore des points d'information.
Deux réunions sont prévues, les 27 juin et 5 juillet, et une réunion de restitution des échanges aura lieu fin septembre. Ensuite, en 2018, aura lieu une enquête publique. En parallèle, des études environnementales, socio-économiques ou encore paysagères sont actuellement menées.
C'est à partir des éléments obtenus dans les différentes étapes que les porteurs du projet pilote « Eoliennes flottantes du Golfe du Lion (EFGL) », ENGIE, EDP Renewables et la Caisse des Dépôts, pourront déposer, début 2018, les neuf demandes d'autorisations administratives nécessaires au démarrage de la construction du parc éolien expérimental en 2020 et son exploitation à partir de 2021, pour une durée de vingt ans.
Un projet à 180 M€
Le projet de création de ce parc éolien marin s'inscrit dans le cadre du plan Littoral 21 de la région Occitanie. Le consortium formé par ENGIE, EDP Renewables et la Caisse des Dépôts a été retenu par l'État et l'ADEME en 2016.
Leur projet comprend des éoliennes flottantes développées en partenariat avec Principle Power, basé à Aix-en Provence. Principle Power est aussi chargé de la partie ingénierie des flotteurs et ancrages basés sur une technologie nouvelle. C'est Eiffage qui est chargé de la construction, notamment des turbines, et General Electric (GE) France qui apportera son savoir-faire dans la construction d'éoliennes offshore.
Pour sa part, RTE, réseau de transport d'électricité, est chargé de raccorder le parc éolien marin au réseau électrique terrestre. Il est à noter que les éoliennes seront 100 % made in France puisque toutes les sociétés (donneurs d'ordres et sous-traitants) impliquées dans le projet sont installées dans l'Hexagone.
L'ensemble du projet est estimé à 180 M€, financés par les maîtres d'ouvrages et l'Etat dans le cadre des Projets d'Avenir.
Pour la partie assemblage des éoliennes flottantes, la construction d'un site est prévue sur le port de Port-la-Nouvelle. La région Occitanie y a injecté quelque 210 M€, qui serviront également à réaménager le port pour accueillir un tel projet. Pour la maintenance, un second site devrait voir le jour à proximité immédiate du parc, à Leucate ou au Barcarès.
Un parc expérimental de 4 éoliennes flottantes
Dans un premier temps, le parc éolien expérimental, installé à plus de 16 km des côtes de Leucate et du Barcarès, comportera quatre éoliennes flottantes. A elles seules, elles auront la même puissance que 12 éoliennes terrestres et seront capables de produire l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 50 000 habitants, pour une capacité installée de 24MW.
Cette expérimentation permettra de « mesurer la viabilité économique et technique » du projet, l'objectif étant de développer une véritable filière industrielle autour des éoliennes flottantes en Occitanie et sur le territoire des Pyrénées-Orientales.
« Il s'agit d'un projet d'avenir avec de nombreux enjeux économiques et environnementaux, indique le maire du Barcarès, Alain Ferrand, qui parle de 70 à 100 éoliennes flottantes à terme. Nous tenons à ce que ce projet réussisse. Et pour qu'il réussisse, une adhésion de tous est nécessaire. »
Des centaines d'emplois pourraient être générés, dont 10 de techniciens de maintenance, a assuré Jean-Mathieu Kolb, directeur du projet EFGL au sein d'ENGIE.
http://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2017-06-20/eoliennes-flottantes-a-leucate-le-barcares-lancement-officiel-de-la-concertation-publique-740935.html
 17/06/17 : Aude : Des éoliennes au large de la station
Olivier Guiraud, à droite sur la photo, est responsable du bureau local de la société Quadran basé à Port-La Nouvelle explique les tenants et les aboutissants d’un tel projet.
Un projet expérimental de parc éolien en mer se prépare sur Gruissan. Il s'agit d'implanter dans un premier temps quatre éoliennes au large plus ou moins au ...

14/06/17 : Gruissan : trois mois pour savoir si la ferme d’éoliennes flottantes fait des vagues
L’an dernier, le projet EolMed de création d’un parc pilote de 4 éoliennes flottantes au large de Gruissan (Aude) a été retenu par l’Etat. Avant sa mise en service fin 2020, le consortium piloté par Quadran (Béziers) entame, jusqu’au 15 septembre, une concertation publique.
« Ces 4 éoliennes, ce sera pour nous comme un entraînement grandeur nature », lance, hier à Gruissan, Olivier Guiraud, responsable Energie marine renouvelable de Quadran. Créée en 2012-2013 à Béziers, cette société de 250 salariés, spécialisée dans les énergies renouvelables (parcs éoliens terrestres, centrales solaires...), a vu son projet EolMed de ferme éolienne pilote sur fondations flottantes au large de Gruissan être retenu par l’Etat en juillet dernier.
En 2015, dans l’objectif de développer cette filière en France, un appel à projets avait été lancé. EolMed fait partie des 4 projets validés sur le territoire, dont trois sur la façade méditerranéenne (deux dans le Golfe du Lion : EolMed ; et Engie au large de Leucate (Aude). « EolMed réunit Quadran ; la start-up Ideol (La Ciotat), conceptrice de la solution flottante ; Bouygues Travaux Publics qui construira ces fondations ; et le turbinier allemand Senvion », précise Olivier Guiraud.
La Région soutient le projet
Sur une emprise en mer de 5 à 7 km2, la ferme sera constituée par 4 éoliennes flottantes ancrées à plus de 16 kilomètres de la côte. Outre le fait que « l’impact visuel sera faible », cette localisation loin de la bande côtière, « là où soufflent les vents forts et réguliers, donne des performances énergétiques accrues. »
Ces grands oiseaux de fer se hisseront jusqu’à 176 m de haut en bout de pale, et 100 m à hauteur de nacelle. Ils seront arrimés à des fondations flottantes « qui ressemblent à un donut », elles-mêmes lestées par un flotteur de 9 800 tonnes, et reliées jusqu’à une ancre. La puissance installée équivaudra à 24,8 MW (soit 4 éoliennes de 6,2 MW). La capacité de production sera de 100 millions de KWh : l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 50 000 habitants.
Grâce au raccordement au poste RTE (Réseau de Transport d’Electricité) de Port-la-Nouvelle, l’électricité, produite avec un coût « très cher », admet O. Guiraud - c’est-à-dire à 260 euros le MWh -, sera revendu à Enidis à 240 euros le MWh. EolMed, grâce « aux aides à l’investissement », ne perd cependant pas d’argent. Cette ferme expérimentale, application grandeur nature d’un test de flotteur construit à Saint-Nazaire puis installé au Croisic d’ici l’été, permettra « d’étudier tous les leviers de baisse des coûts ». Si l’expérience de Gruissan s’avère concluante, l’objectif de Quadran serait d'installer en 2025, 80 éoliennes de 6 MWh sur le littoral occitan (soit 500 MW, et 16% de la consommation domestique en Occitanie). Consciente de l’enjeu, la Région s’est engagée à abriter, sur la future extension du port de Port-la-Nouvelle, l’entrepôt où seront fabriquées les 4 éoliennes.
A ce jour, Olivier Guiraud certifie que ce projet est bien accepté par la population. Selon une enquête réalisée en janvier par des étudiants montpelliérains, « la première attente des gens concerne les retombées économiques. » Dans un article publié en février dans Midi Libre, le prud’homme major de Sète, Raphaël Scanapiecco, montait cependant au créneau pour dénoncer le manque à gagner des chalutiers, qui ne pourront plus pêcher dans cette zone...
http://www.lamarseillaise.fr/herault/developpement-durable/61211-gruissan-trois-mois-pour-savoir-si-la-ferme-d-eoliennes-flottantes-fait-des-vagues

14/06/17 Eolien offshore : essais en terre
La société des éoliennes en mer Dieppe et Le Tréport teste la réaction du sous-sol sur la terre ferme.
Le long cheminement qui devrait conduire d’ici 2021 à l’implantation d‘un parc éolien de 62 machines au large de Dieppe et du Tréport, passe par des essais sur la terre ferme. Pendant 4 à 5 mois, à Sauchay, près de Dieppe, les porteurs du projet effectuent une série de tests géotechniques.
« L’objectif est de mieux connaître les réactions du sous-sol par rapport à l’installation des pieux », explique Henry Valibus, directeur technique des projets éoliens en mer de Dieppe / Le Tréport et Iles d’Yeu / Noirmoutiers. « C’est en quelque sorte une maquette de ce que nous effectuerons en mer ».
Les études en mer ont révélé la présence d’un sol sous-marin de type crayeux, dont les réactions ne sont pas parfaitement cadrées techniquement. « Il était nécessaire d’effectuer des tests complémentaires. Nous avons choisi de les effectuer à terre pour des raisons de simplicité logistique, de coût et de limitation de la durée de travail », précise Henry Valibus. Des carottages ont permis de constater que la composition du sol de Sauchay se rapprochait le plus de celle des fonds marins.
Modélisations précises
Les travaux ont consisté dans un premier temps à enfoncer douze pieux d’un mètre de diamètre à une profondeur de 15 à 30 mètres. Ils seront ensuite soumis à de multiples tests de comportement, avec l’aide de vérins hydrauliques qui leur feront subir des pressions et des vibrations de haut en bas ou de gauche à droite. Des capteurs permettront de mesurer la réponse du sol, la façon dont la craie réagit, afin d’adapter par la suite la dimension des pieux et des fondations des éoliennes. Des capteurs de bruit ont également été implantés. « Cela va nous permettre de générer des modélisations précises et de limiter les impacts sur l’environnement », prévoit Henry Valibus.
À l’issue des études, la parcelle sera entièrement remise en état et de nouveau apte aux travaux agricoles.
http://normandinamik.cci.fr/234382-eolien-offshore-essais-en-terre

14/06/17 : Parc éolien flottant : début de la concertation publique dans 9 communes de l'Aude
Une nouvelle phase s'ouvre, ce jeudi, pour le projet de parc éolien flottant EolMed, qui devrait voir le jour à la fin 2020 au large, à 15 km du littoral audois. Annoncé en début d'année, ce projet de ferme pilote de 4 éoliennes a d'abord fait l'objet de six mois de concertation avec les collectivités et experts. Place désormais à la concertation publique, à partir du 15 juin et jusqu'au 15 septembre.
L'occasion pour le maître d'ouvrage, l'entreprise bitteroise Quadran, d'aller à la rencontre des habitants des neuf communes concernées : Gruissan, Port-la-Nouvelle, Leucate, Vendres, Fleury, Sigean, Peyriac-de-Mer, La Palme et Narbonne. "Le projet suscite des questions légitimes, explique Jacques Roudier, le garant de la concertation. Quel est l'intérêt de produire de l'électricité de cette façon ? Quels sont les impacts sur l'environnement et le paysage ? Quelles retombées économiques pour la région ? "
Pour répondre à ces interrogations, un calendrier de réunions publiques a été mis en place dans ces communes, ainsi que des rencontres avec le maître d'ouvrage dans les mairies et offices de tourisme. Des expositions seront également installées, et des animations organisées sur les plages et les marchés, à destination des touristes du littoral.
Rappelons que ce projet de 4 mats, de 6MW chacun, avait remporté l'appel d'offres lancé par le gouvernement le 22 juillet 2016. L'objectif de cette "ferme pré-commerciale" est de valider les conditions financières et économiques de ce type de technologie, avant de passer à une phase industrielle. Celle-ci pourrait laisser envisager, à terme, la mise en place d'une filière nationale, dans laquelle la Ville de Port-la-Nouvelle tirerait son épingle du jeu, en accueillant l'usine de construction des barges flottantes.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/14/2593737-parc-eolien-flottant-eolmed-lancement-concertation-publique-9-communes.html

09/06/17 : ACTUALITÉS : OCCITANIE - PROJET DE PARC PILOTE LES EOLIENNES FLOTTANTES DU GOLFE DU LION AU LARGE DE LE BARCARÈS ET DE LEUCATE
http://www.occitanie-tribune.com/articles/2565/occitanie-projet-de-parc-pilote-les-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion-au-large-de-le-barcares-et-de-leucate/


09/06/17 : Pas-de-Calais : MARESQUEL-ECQUEMICOURT
Nicolas Hulot « pour les éoliennes en mer mais pas n’importe comment »

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a visité une ferme, ce vendredi matin, en compagnie de Thibaut Guilluy candidat de la République en marche dans la quatrième circonscription du Pas-de-Calais. Il s’est entre autres exprimé sur la chasse et le projet des éoliennes en mer au large de Berck.
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a fait une étape d’une heure à Maresquel-Ecquemicourt, ce vendredi matin, où il a visité la ferme de Roger Houzel, maire d’Offin. Dans cette ferme familiale, on cultive céréales et betteraves ...

08/06/17 : Eolien offshore : STX lance une sous-station modulable de nouvelle génération
« Standard, customisable et haut de gamme ». Voilà comment Frédéric Grizaud, directeur Energies Marines de STX France, qualifie SeeOs (pour Scalable Efficient Evolutive Offshore Station), le tout nouveau modèle de sous-station électrique imaginé par le chantier de Saint-Nazaire. On sait ce dernier très investi dans le marché des énergies renouvelables, pour lequel il a en partie réorganisé son site, investi dans un nouvel outil industriel, formé ou embauché plusieurs centaines de personnels. Avec à la clé déjà plusieurs contrats remportés: deux sous-stations sont d’ailleurs actuellement en construction à Saint-Nazaire : une installation de 385 MW pour E-ON et une autre de 309 pour Rentel. – Voir notre reportage complet sur les énergies renouvelables à STX France
Une standardisation du principal et des options
« Depuis que nous avons commencé à travailler dans ce domaine, nous avons répondu à une trentaine d’appel d’offres. Ceci nous a permis d’avoir un bon aperçu des besoins des clients. Et cela nous a permis de nous rendre compte qu’il y avait un véritable noyau commun, correspondant à une grande partie des besoins du marché ». D’où l’idée de proposer une installation basée sur un module standardisé rassemblant tous ces besoins de base, auquel on peut ensuite, selon les demandes spécifiques du client ajouter des options. « L’idée est de mettre sur le marché un produit répondant à 90% des besoins. Cela va permettre de standardiser le processus, de réduire les délais de conception et de fabrication, et donc de baisser les prix ». De produire avec, comme on les aime à Saint-Nazaire, un effet de « moyenne série » dans lequel le client pourra bénéficier d’un produit éprouvé auquel il ajoutera, au besoin, des modules supplémentaires correspondant à ses besoins propres.
Un module entièrement fermé, de 200 à 900 MW
Les ingénieurs nazairiens ont imaginé un module de base de 200 à 300 MW entièrement fermé avec un GIS (Gas Insulated Substation, poste électrique sous enveloppe métallique) de moyenne tension, un transformateur, et un tableau électrique de moyenne tension. Deux ou trois modules de base peuvent être réunis pour répondre aux besoins de puissance jusqu’à 900 MW. « Le fait que l’unité soit complètement fermée offre une très grande fiabilité, mais également des coûts de maintenance réduits ». Les demandes spécifiques des clients telles que les générateurs de sécurité, les réactances de compensation, les générateurs auxiliaires, les quartiers de vie, les ateliers ou entrepôts, seront ajoutés sur le module de base.
La même adaptabilité est prévue pour les fondations, puisque la série SeeOS peut être adaptée sur des monopiles, des jackets et même des structures flottantes. « Nous sommes les premiers au monde à proposer ce genre de modèle ». Bien évidemment, cette nouvelle installation trouvera sa place dans les futurs champs d’éoliennes flottantes. « Et nous pourrons la faire évoluer pour accueillir tout nouveau type d’équipement électrique ou nouvelle technologie comme le 66 kV ».
https://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-offshore-stx-lance-une-sous-station-modulable-de-nouvelle-generation

07/06/17 : Voilà la future éolienne en mer qui devrait arriver dans la région en 2020
A Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le premier dispositif flottant jamais construit en France est en cours de finition. Il servira de modèle pour la ferme pilote de quatre éoliennes qu'EolMed implante au large de Gruissan - Port-la-Nouvelle (Aude).
Les chiffres disent tout le gigantisme du projet. Le flotteur en béton, un carré de 33 m sur 33 m, sur lequel sera érigé le mat et les pales de la première éolienne flottante en mer jamais construite en France, pèse 5 000 tonnes. Et, par exemple, chacune des six "petites" ancres posées au fond de l'eau reliées par des câbles en acier au flotteur affiche 18 tonnes sur la balance... Immense barge Ce chantier installé...
http://www.midilibre.fr/2017/06/06/voila-la-future-eolienne-en-mer-qui-devrait-arriver-dans-la-region-en-2020,1517773.php

01/06/17 : Les éoliennes flottantes du golfe du Lion : Un projet exemplaire au sein du Parc naturel marin
http://www.lebarcares.fr/2017/05/les-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion-un-projet-exemplaire-au-sein-du-parc-naturel-marin/

31/05/17 : Législatives. Éolien marin, fausse bonne idée ou solution d’avenir ?

Le projet de parc éolien au large de Courseulles-sur-Mer est loin de faire l’unanimité parmi les candidats de la 4e circonscription du Calvados.
S’il y a bien un sujet qui fait souffler un vent de discorde entre les candidats de la 4e circonscription du Calvados, c’est celui de l’énergie éolienne en mer.
« Pollution visuelle » pour les riverains, selon Véronique Rouillé (Parti de la démondialisation) ; « inutile », pour Philippe Fouché Saillenfest (Front national). La plupart des ...
http://www.ouest-france.fr/normandie/cabourg-14390/legislatives-eolien-marin-fausse-bonne-idee-ou-solution-d-avenir-5030402

29/05/17 : Projet éolien off-shore au large de Fécamp : le recours en passe d’être rejeté
Hier lundi, le rapporteur public a préconisé à la cour administrative d’appel de Nantes de rejeter le recours déposé contre le projet de parc éolien off-shore prévu au large de Fécamp, non loin des falaises d’Etretat. Ces 83 éoliennes fabriquées par General Electric (ex-Alstom), qui seront implantées à une distance comprise entre 13 et 22 km du rivage, sont censées couvrir les besoins en électricité de 770 000 personnes, soit 60 % de...
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/projet-eolien-off-shore-au-large-de-fecamp--le-recours-en-passe-d-etre-rejete-AI9846543

29/05/17 : Le parc éolien offshore de Fécamp devant la Cour administrative d'appel de Nantes

NANTES (Reuters) - Le rapporteur public a préconisé lundi à la cour administrative d'appel de Nantes de rejeter le recours déposé contre le projet de parc éolien offshore prévu au large de Fécamp (Seine-Maritime), non loin des falaises d'Etretat.
Les 83 éoliennes fabriquées par General Electric (ex-Alstom), qui seront implantées à une distance comprise entre 13 et 22 km du rivage, au large de Fécamp, sont censées couvrir les besoins en électricité de 770.000 personnes, soit 60 % de la population de la Seine-Maritime.
Lors de l'audience, le magistrat a fait valoir que l'étude d'impact de la société Eoliennes Off-Shore des Hautes Falaises (EOHF) - consortium composé de EDF-Energies nouvelles (EDF-EN), Enbridge et de WPD Offshore - était "suffisante" à tous points de vue, que ce soit sur les "effets visuels" des éoliennes sur les falaises d'Etretat, le risque de "turbidité" des eaux de mer ou bien encore la prise en compte des tempêtes. Le rapporteur public a également écarté les "graves risques" que ferait courir le parc éolien de Fécamp sur la faune marine et les oiseaux migrateurs, selon les sept associations à l'origine du recours.
Il juge enfin que leurs arguments sur les incidences du parc éolien sur les conditions de pêche et de plaisance n'étaient "pas nécessairement convaincants", dans la mesure où aucun syndicat de pêcheurs ou association de plaisanciers n'avait jugé nécessaire d'attaquer le projet. L'avocat des sept associations requérantes a néanmoins insisté sur l'absence de prise en compte des "effets cumulés" des différents champs d'éoliennes en mer français.
"Le littoral de l'ouest de l'Europe se couvre peu à peu de parcs de ce type", a déploré Me Francis Monamy. "Il y aura évidemment des conséquences importantes pour la faune aquatique et les oiseaux migrateurs : chaque champ va générer un "effet barrière" pour leurs migrations... Mais chaque promoteur monte son projet dans son coin, sans que personne n'étudie les effets cumulés des différents parcs", a-t-il regretté.
La cour administrative d'appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra pour sa part son arrêt sous quinze jours. Le 15 mai dernier, elle avait déjà rejeté un recours similaire contre le projet d'éoliennes offshore prévu au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Cette juridiction a été désignée par le gouvernement pour statuer en premier et dernier recours sur tous les recours dirigés en France contre les éoliennes offshore afin de ne plus perdre de temps dans ce dossier "hautement politique", selon Me Francis Monamy, qui défendait également les associations opposées au parc de Saint-Nazaire.
http://www.usinenouvelle.com/article/le-parc-eolien-offshore-de-fecamp-devant-la-cour-administrative-d-appel-de-nantes.N545753

26/05/17
: EOLIEN EN MER AU LARGE DE FÉCAMP : L’ARRÊTÉ DU PRÉFET AU TRIBUNAL

La cour d’appel administrative de Nantes examine ce lundi 29 mai le recours de sept associations, dont celle de protection du site des Petites-Dalles et Cap littoral de Veulettes-sur-mer, contre l’arrêté préfectoral autorisant l’aménagement et l’exploitation d’un parc éolien en mer, au large de Fécamp.
http://www.lecourriercauchois.fr/actualite-130759-eolien-en-mer-au-large-fecamp-larrete-du-prefet-au-tribunal.html?conn_fb=true&id_fb

26/05/17 : L’éolien en mer, le grand gaspillage ?
L’éolien en mer est la solution miracle apportée par l’Etat pour répondre à la transition écologique. Cependant elle pose de nombreux problèmes économiques et environnementaux. L’exemple du parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc est un bon exemple de la gabegie de l’éolien maritime.
La transition énergétique est l’un des enjeux majeur du XXIème siècle. Preuve en est, l’apparition dans de nombreux programmes politiques de moyens de la mettre en œuvre. Le gouvernement actuel a fait le choix de l’éolien pour les quarante prochaines années. Sur le territoire terrestre Français il est particulièrement complexe d’implanter de l’éolien en mer. la faute à des démarches administratives interminables. C’est donc vers la mer que s’est tourné l’Etat, pour espérer atteindre les 40% d’énergie renouvelable en 2030 fixés par la loi de transition énergétique. Cet objectif sera probablement atteint mais à quel prix ?
Le projet de parc éolien en mer le plus abouti à l’heure actuelle est probablement celui qui devrait normalement voir le jour d’ici à 2020 dans la baie de Saint-Brieuc. Mais il n’est pasle seul. Deux autres parcs similaires sont à l’étude, en Normandie et dans le Nord Pas de Calais. Cette idée de l’éolien séduit depuis toujours. Une énergie qui serait propre, économique et qui aurait des impacts limités sur la faune, la flore et le paysage. Mais la réalité est bien moins rose que ce que les services de communication de l’Etat essaient de nous faire avaler discrètement.
Il faut voir dans ces projets le caractère symbolique qu’ils portent en termes de transition écologique. C’est pour cela qu’il sont aussi médiatiques. L’éolien est un accélérateur politique, pour écolo convaincu. C’est même plus que cela car cette solution « miracle » arrive à mettre d’accord les écolos convaincus et les libéraux acharnés, qui voient en ce projet l’expression parfaite de la soutenabilité faible. Alors l’éolien offshore est-il une solution d’avenir ?
L’écologie à grand frais
L’éolien en France, qu’il soit marin ou terrestre apparaît comme deux à trois fois plus onéreux que l’énergie nucléaire française. Comparé à l’éolien européen, les coûts sont multipliés par quatre. La France est le pays européen qui possède le plus grand parc nucléaire. A ce titre, toutes les énergies alternatives sont comparées au coût de l’électricité tirée du nucléaire. Mais l’Etat français ne prend pas en compte dans ces calculs le coût du démantèlement des centrales usagées, ce qui fait automatiquement augmenter le coût de production de l’énergie
nucléaire. Il faudrait donc prendre en compte ce dernier pour rétablir une certaine équivalence.

Un problème bien plus mathématique fait grimper les prix de l’éolien en flèche. Durant la fin des années 90, alors que le développement durable était à ses prémices, l’éolien est apparu comme la solution miracle. Il est donc devenu le cheval de bataille des différents ministres de l’écologie successifs. Les projets de parcs éoliens ont été mis en route avec la volonté d’imiter ce qu’avait fait nos voisins danois ou espagnols, à savoir des champs d’éoliennes immenses. Face à cela de nombreux collectifs et associations se sont érigés sur la route de ces parcs. En cause, l’altération du paysage. Pour parer à cela, l’Etat a pris la décision que ne seraient pas construits des parcs de plus de 10 éoliennes. Les coûts ont donc été étalés et il a été impossible pour les prestataires de réaliser des économies d’échelles.
L’Etat s’est donc tourné vers la mer, sur laquelle il était plus simple de faire de grand parcs. Mais du fait des conditions particulièrement hostiles en mer, les coûts d’installation et de production ont explosé. On est passé de 82 € le MW/h pour de l’éolien terrestre à 222 MW/h pour de l’éolien en mer, selon un rapport d’enquête publique mené par la préfecture des côtes d’armor. Autrement dit c’est une énergie qui est certes propre mais qui cherche encore sa rentabilité. Enfin, l’éolien est particulièrement fragile, la durée de vie moyenne d’une éolienne est de 40 ans à terre, ce qui pourrait permettre un retour sur investissement, mais en mer, du fait de l’érosion, des vents et des courants, la durée de vie est divisée par deux. Ce qui veut dire que les 222€ par MW/h sont fortement sous-estimé car ils ne prennent pas en compte le renouvellement d’éolienne tous les 20 ans.
Répartition des coût d’une éolienne en mer

L’économie Armoricaine en danger
Le monde de la pêche est également menacé directement par ce projet. En effet de nombreux effets indésirables risquent de perturber fortement la ressource halieutique, selon le comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins des côtes d’Armor. Les pêcheurs armoricains sont particulièrement inquiet quand à leur avenir professionnel car de nombreuses questions restent en suspend. Ainsi ils ne savent pas encore si les câbles inter éolienne seront ensouillés et si oui de quelle façon. Car Sans ensouillage, la zone ne serait plus draguable et la pêche de la principale ressource locale, la coquille saint Jacques, serait également impossible. Au sujet de l’ensouillage, la société Ailes Marines propose d’utiliser une charrue. Mais cet outil soulève des quantités de sédiments conséquentes rendant l’eau turbide et faisant fuir les poissons et les crustacés.
Nous ne pouvons pas dire que nous sommes farouchement opposé à ce projet, mais nous avons encore de très nombreuses craintes sur l’avenir de notre métier. Certains éléments de mise en oeuvre de ce projet ne sont pas soutenable.
Gregory le Droumaguet, chargé de mission à la CDPMEM22
Le parc éolien Au large de Saint-Brieuc pose un problème économique directe car il réduirai de 20 % la zone de pêche actuelle. Les pêcheurs se sont exprimés en opposition à ce projet qui réduirai considérablement leurs gains. L’éolien en mer n’est donc pas la solution miracle que dépeint l’Etat à grand coup de campagne de communication. C’est un sujet particulièrement complexe qui mobilise de nombreux acteur et dans lequel rentre en compte de nombreux paramètres, qui ne peuvent être réduit à la transition énergétique.
http://www.worldzine.fr/2017/05/26/leolien-en-mer-le-grand-gaspillage/

24/05/17Éolien offshore : les turbiniers montrent les muscles
De record en record lors des appels d’offres, l’éolien offshore dévale la pente des prix, au-delà même des prévisions les plus optimistes. Côté turbiniers, la course à la taille ne semble plus vouloir s’arrêter. Si les deux leaders mondiaux, Siemens/Gamesa et MHI Vestas, tiennent la corde avec des machines de 9 MW aux portes du marché, le « petit » challenger Senvion (6% du marché) prépare apparemment un grand coup.
10 MW et plus
Lors d’un point presse en marge de l’AWEA* Windpower 2017 en Californie, le vice-président du turbinier allemand, Immo Von Fallois, s’est en effet chargé de teaser une annonce importante, dont les détails sont attendus début juin. « Nous annoncerons ...
https://www.greenunivers.com/2017/05/eolien-offshore-turbiniers-montrent-muscles-162783/

17/05/17ÉOLIEN EN MER : UN POTENTIEL QUI TARDE À SE CONCRÉTISER DANS LE NORD DE LA FRANCE 👿
Le ministère de l’Energie et de l’Environnement a dévoilé jeudi 11 mai 2017, les dix dossiers de candidature sélectionnés dans le cadre de l’appel d’offres pour un futur parc éolien en mer au large de Dunkerque dans le Nord de la France. Prévu pour 2022, ce projet avance donc à bon rythme et dénote d’une véritable volonté gouvernementale en la matière. Pour autant et malgré ce soutien, la filière, elle, ne progresse pas ou peu, toujours bloquée par des procédures administratives trop contraignantes et des recours à répétition. Explications.
Un troisième appel d’offres dans les délais
A la suite d’une délibération de la Commission de régulation de l’énergie, dix groupes français et étrangers ont été présélectionnés et peuvent encore prétendre à remporter le futur projet de parc éolien offshore au large de Dunkerque, enjeu du troisième appel d’offres lancé par le gouvernement français en 2016. On retrouve parmi les sélectionnés, le producteur belge d’énergie renouvelable Elicio, l’espagnol Iberdrola Renovables avec RES, le norvégien Statoil, le français Engie associé au portugais EDPR, le suédois Vattenfall, InControl France, le belge Parkwind avec le français Valeco, le belge Deme Concessions Wind, EDF EN avec Innogy et Enbridge, et enfin le canadien Boralex avec CMI5i Pastor.
Comme précisé par le gouvernement, « cette présélection a permis de retenir, sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront avec l’administration une étape dite de dialogue concurrentiel« . Cette phase doit débuter « avant l’été » pour définir le cahier des charges définitif du projet, dont le lauréat sera désigné en 2018 pour une mise en service du parc espérée en 2022. Si ce délai est bien sûr indicatif, le gouvernement compte toutefois sur ce projet pour relancer une filière au point mort depuis l’attribution des premiers contrats en 2012.
Une filière paralysée par les recours en justice
En effet, malgré les espoirs que suscite cette filière énergétique d’avenir, la France reste en retard et n’a pour le moment pas réussi à concrétiser un seul projet. Des appels d’offres ont été lancés, des projets ont été attribués, élaborés et financés, mais dans les faits, les parcs éoliens offshore tant attendus ont bien du mal à voir le jour. La faute principalement aux nombreux recours en justice déposés par des associations anti-éoliennes qui critiquent l’impact visuel des éoliennes, mettent en avant des problèmes éventuels liés à la sécurité des navires, et retardent du même coup les procédures de mise en service.
Lire aussi : Éolien offshore : EDF prévoit une mise en service de ses premiers parcs français en 2021
Les travaux d’installation des champs d’éoliennes en mer prévus en Normandie (Courseulles sur mer, Fécamp, Le Tréport) et dans les Pays de la Loire (Saint-Nazaire, Iles d’Yeu et de Noirmoutier) par exemple, n’ont toujours pas commencé. Ces projets, emmenés par EDF et Engie, ont pourtant tous obtenu la validation des préfectures concernées pour pouvoir lancer les chantiers, mais les recours formulés contre ces arrêtés préfectoraux bloquent toujours pour l’instant le processus.
« Les recours contre ces projets font perdre encore une année supplémentaire (…) les premières éoliennes pourront être en mer en 2020, et les parcs mis en service en 2021-2022″, explique Béatrice Buffon, présidente du Syndicat des énergies renouvelables (SER) et directrice générale adjointe d’EDF EN en charge des activités maritimes. « Il n’y aura rien avant 2020, date initialement prévue pour la mise en service de nos trois parcs (Courseulles sur mer, Fécamp et Saint-Nazaire) d’une capacité totale de plus de 1.400 mégawatts (MW) », ajoute-t-elle.
Vers une simplification administrative des procédures
Évoqué lors de la campagne présidentielle, ce problème fait débat et certains n’hésitent plus à proposer des mesures pour limiter ces recours. « Un décret permet déjà d’accélérer le traitement des recours », fait observer Béatrice Buffon, qui compte désormais (comme nombreux professionnels du secteur) sur la simplification administrative promise par le gouvernement.
Lire aussi : Eolien en mer : Engie avance sur les projets de parcs éoliens du Trépor et de Noirmoutier
A l’occasion du dernier colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER), le Président du groupe EDF Jean-Bernard Lévy avait lui même pointé du doigt la lenteur du processus administratif applicable dans ce cadre et demandé plus de simplicité dans le sens d’une plus grande efficacité pour tous les acteurs de la filière. « Chacun voit bien que ça patine. On termine le quinquennat actuel avec encore des difficultés en ‘permitting’ (autorisations, NDLR), de recours. (…) Malgré tous nos efforts, la France est un pays où ça prend beaucoup, beaucoup plus de temps que chez la plupart de nos voisins », déplorait alors le PDG avant de plaider pour de « gros efforts de simplifications ».
Depuis, la ministre de l’Environnement et de l’Energie Ségolène Royal a annoncé toute une série de dispositions visant à réduire les coûts et à simplifier les procédures, dans le cadre d’une ordonnance et d’un décret publiés cette année. Plusieurs mesures de simplification visant à faciliter l’obtention des autorisations pourraient donc être inaugurées à l’occasion de ce troisième appel d’offres et des suivants, comme l’attribution au lauréat d’une concession d’occupation du domaine public en même temps que l’appel d’offres. Cette double attribution devrait notamment permettre d’accélérer considérablement la réalisation concrète du projet, et se pose donc comme une condition indispensable à l’atteinte des objectifs gouvernementaux en matière de capacités raccordées dans les années à venir.
Des ambitions à la hauteur des enjeux
Pour rappel, les ambitions du gouvernement sont très élevées en la matière et la loi de transition énergétique table de fait sur un développement croissant et performant de l’énergie éolienne offshore. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi, prévoit par exemple d’attribuer jusqu’à 6.000 mégawatts de projets pour l’éolien en mer posé d’ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance. Cet objectif ambitieux est aujourd’hui toujours réalisable mais nécessitera la concrétisation rapide des projets en cours et la multiplication des appels d’offres dans un futur proche.
Lire aussi : La première éolienne offshore française mise en service d’ici fin 2017
A ce jour, outre Dunkerque, seul un autre appel d’offres prévoit la construction d’un parc au large de l’île d’Oléron (Charente-Maritime), pour lequel la ministre de l’Energie Ségolène Royal a annoncé en avril le « lancement à venir du dialogue concurrentiel« .
https://lenergeek.com/2017/05/17/eolien-en-mer-un-potentiel-qui-tarde-a-se-concretiser/

15/05/17 : Parc éolien au large de Saint-Nazaire, le tribunal administratif déboute les associations
Le tribunal administratif a débouté les associations qui avaient formé un recours.
Trois associations ("Prosimar" de Pornichet, "GRSB" de La Baule et "Aspen" du Pouliguen) réunies au sein du collectif "Défense de la mer", avaient saisi en juillet la juridiction administrative, seule compétente en France depuis janvier 2016 pour statuer, en premier et en dernier ressort, sur les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer.
Le rapporteur public avait estimé que les associations "ne procédaient que par affirmations". Avant d’ajouter que "ni l’étude d’impact, ni l’expérience des autres parcs éoliens offshore à l’étranger ne confirment de telles allégations".
Le tribunal administratif vient de rejeter les recours des associations. Les travaux vont pouvoir commencer.
Le parc éolien offshore au large de Saint-Nazaire prévoit l'installation de 80 éoliennes, d'une puissance totale de 480 mégawatts, à 12 km des côtes, pour un coût estimé à deux milliards d'euros.
La décision de la Cour
Par arrêt lu le 15 mai 2017, la cour administrative d'appel de Nantes a statué sur la légalité de l’arrêté du 17 mars 2016 du préfet de la Loire-Atlantique délivrant, en application de l’article L. 214-3 du code de l’environnement (faisant partie de ce qui est plus communément appelé « loi sur l’eau »), à la société « Parc du Banc de Guérande » une autorisation d’installer et d’exploiter pendant une durée de 40 ans un parc éolien de 80 aérogénérateurs situé en haute mer, sur le domaine public maritime, au large de l’estuaire de la Loire à une distance comprise entre 12 et 20 km du littoral.
La légalité de cet arrêté a été contestée devant la Cour, saisie comme juge statuant en premier ressort conformément aux dispositions du décret n° 2016-9 du 8 janvier 2016, par trois associations de défense de l’environnement et des sites des communes du Pouliguen, de La Baule et de Pornichet.
La Cour a rejeté ces recours et confirmé la légalité de l’arrêté attaqué, sans avoir besoin de se prononcer sur l’intérêt à agir de ces associations, qui était contesté.
Elle a notamment estimé que l’étude d’impact était suffisante, que l’enquête publique n’était pas entachée d’irrégularité, que les associations requérantes ne pouvaient pas se prévaloir d’irrégularités entachant la procédure de sélection de l’opérateur par voie d’appel d’offres, que les dispositions de l’article L.121-23 du code de l’urbanisme (relevant de ce qui est plus communément appelé « loi littoral ») n’avaient pu être méconnues dès lors que le projet, situé en haute mer, n'était pas situé sur le littoral au sens de cet article, qu’il n’y avait pas de méconnaissance de l’objectif de gestion équilibrée de la ressource en eau défini par l’article L. 211-1 du code de l’environnement et que le principe de précaution n’avait pas été méconnu.
http://www.media-web.fr/parc-eolien-au-large-de-saint-nazaire-le-tribunal-administratif-deboute-les-associations-80-102-2547.html

15/05/17 : Eolien en mer/Saint-Nazaire: rejet de recours contre un parc
La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté des recours visant à faire annuler l'autorisation d'exploiter un parc de 80 éoliennes en mer au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), délivrée en mars 2016 par arrêté préfectoral au groupe EDF, a-t-elle annoncé lundi. Trois associations, réunies au sein du collectif "Défense de la mer", avaient attaqué en juillet dernier l'arrêté préfectoral autorisant la société Parc du Banc de Guérande, une filiale d'EDF Energies nouvelles (EDF EN), à installer et à exploiter pour une durée de 40 ans ce parc éolien offshore.
Situé au large de l'estuaire de la Loire, à une distance comprise entre 12 et 20 km du littoral, ce parc prévoit l'installation sur le domaine public maritime de 80 éoliennes, d'une puissance totale de 480 mégawatts, pour un coût estimé à deux milliards d'euros. Sa mise en service avait été initialement envisagée en 2020 mais a été repoussée à 2021 ou 2022 du fait de ces recours. Le collectif "Défense de la mer" contestait le choix de la zone d'implantation de 78 km2, sur le banc de Guérande, fait "sans concertation" et présentant une menace pour la biodiversité selon les associations requérantes. "La Cour a rejeté ces recours et confirmé la légalité de l'arrêté attaqué", écrit dans un communiqué la juridiction administrative, seule compétente en France depuis janvier 2016 pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer.
La cour a estimé notamment que "l'étude d'impact était suffisante", que l'enquête publique et l'appel d'offres n'étaient pas entachés d'irrégularité, et qu'il "n'y avait pas de méconnaissance de l'objectif de gestion équilibrée de la ressource en eau défini par l'article L. 211-1 du code de l'environnement". Les requérants peuvent former un pourvoi devant le Conseil d'Etat dans un délai de deux mois, mais sur des questions de droit uniquement. La cour administrative d'appel de Nantes doit par ailleurs statuer dans les prochaines semaines sur des recours déposés contre deux autres parcs éoliens en mer, ceux de Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), également attribués en 2012 à EDF lors d'un premier appel d'offres gouvernemental national. Le recours contre le parc de Fécamp doit être examiné le 29 mai, celui contre Courseulles-sur-Mer le sera probablement en juin, a indiqué la cour à l'AFP.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/05/15/97002-20170515FILWWW00219-eolien-en-mersaint-nazaire-rejet-de-recours-contre-un-parc.php?cmtpage=0

15/05/17 : Dieppe - Eolien offshore : les demandes d’autorisations déposées auprès de l'Etat
Mercredi 10 mai, la société Eoliennes en mer Dieppe et Le Tréport a déposé ses demandes d’autorisations auprès de l’Etat pour la construction du parc offshore
Un point d’étape important dans le calendrier du projet d’implantation du parc d’éoliennes offshore vient d’être atteint : mercredi 10 mai 2017, la société Eoliennes en mer Dieppe et Le Tréport (Seine-Maritime) a officiellement déposé auprès des services de l’Etat ses demandes d’autorisations. Elle avait trois ans pour le faire, à partir de l’obtention de l’appel d’offres.
> Lire aussi : Eoliennes en mer : les promoteurs font des concessions pour la pêche
Elle est donc dans les temps. Il s’agit pour la société d’obtenir une concession d’utilisation du domaine public maritime ainsi qu’une autorisation au titre de la Loi sur l’eau.
Prochaine étape
Prochaine grande étape : l’ouverture programmée pour début 2018 de l’enquête publique. En attendant, la société va poursuivre ses rencontres avec le public pour expliquer le projet. Une nouvelle exposition itinérante sur l’environnement va être présentée cet été. Des ateliers dits de proximité sont également programmés et de nouvelles réunions publiques.
Puis, sous réserve de l’obtention des autorisations, le début de la phase de construction et d’installation devrait être lancé en 2019, pour le lancement de l’exploitation à partir de 2021, pour une durée minimum de 20 ans.
http://www.lesinformationsdieppoises.fr/2017/05/17/eolien-offshore-les-demandes-d-autorisations-deposees-aupres-de-l-etat/

15/05/17 : Parc éolien de Noirmoutier-Yeu : Les demandes d’autorisation déposées
Le 9 mai 2017, Eoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) a déposé auprès des services de l’Etat ses dossiers de demandes d’autorisation, conformément aux exigences du cahier des charges qui impose un dépôt au plus tard à la date T0+36 mois après l’obtention de l’appel d’offres, soit le 3 juin 2017.
Afin de procéder à la construction du parc éolien en mer, EMYN doit en effet au préalable obtenir, notamment, une concession d’utilisation du domaine public maritime ainsi qu’une autorisation au titre de la « loi sur l’eau », rappelées dans le cahier des charges de l’appel d’offres.
Le projet de parc éolien en mer des Îles d’Yeu et de Noirmoutier prévoit l’installation de 62 éoliennes d’une puissance unitaire de 8 MW, d’une sous-station électrique en mer et d’un mât de mesure, sur une surface de 83 km².
Avec une puissance totale de 496 MW, le parc devrait produire en moyenne 1900 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d’environ 790 000 personnes, soit plus de la totalité de la population vendéenne (662 000 habitants au 1er janvier 2017). Annuellement il permettra d’éviter l’émission de 132 000 t éq CO2 par an.
Le parc éolien sera situé à 11,7 km de l’île d’Yeu et à 16,5 km de Noirmoutier, sur des fonds marins dont la profondeur varie de -17 mètres à -35 mètres.
Sous réserve de l’obtention des autorisations, la phase de construction du parc doit débuter à partir de 2019 pour une mise en exploitation à compter de 2021.
http://www.meretmarine.com/fr/content/parc-eolien-de-noimoutier-yeu-les-demandes-dautorisation-deposees

15/05/17 : Eolien en mer : Dieppe - Le Tréport poursuit son avancée
Une étape a été franchie dans le projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport, même si beaucoup de travail reste encore à accomplir.
« C’est un jour particulier ». En égrenant les étapes du calendrier du parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport, Raphaël Tilot, le directeur du projet, sait que le 10 mai 2017 est à marquer d’une pierre blanche. Avant cette date ce fut l’attribution de l’appel d’offres le 3 juillet 2014, le lancement du débat public le 24 avril 2015, la levée des risques le 3 juin 2016, les pré-accords industriels le 3 décembre 2016. Après elle ce sera, peut-être, l’enquête publique en 2018, le début de phase de construction en 2020, le lancement de l’exploitation en 2021.
Mais ce 10 mai, c’est celui du dépôt des demandes d’autorisation. Dans le long processus administratif et technique, c’est le passage essentiel qui va permettre de recevoir le feu vert des services de l’État pour l’obtention de la concession d’utilisation du domaine public maritime et une autorisation au titre de la loi sur l’eau. En d’autres termes, la société éolienne en mer Dieppe Le Tréport doit montrer qu’elle maîtrise l’impact environnemental de son projet, ce qu’elle démontre au travers d’une étude forte de 3 000 pages. « Nous présentons l’état initial du site, l’évaluation des impacts marins et terrestres pour les sols, la qualité de l’eau, la faune et la flore, le paysage et le patrimoine, la santé et la sécurité publique, la pêche, le tourisme, le transport, l’immobilier », détaille Christophe Leblanc, Directeur du développement.
Le travail qui a été effectué consiste à déterminer les mesures à mettre en place, autour d’un triple commandement : éviter, réduire, compenser. « Nous déterminons ce qui peut être affecté, la sensibilité et le niveau de l’enjeu, et les mesures spécifiques à apporter », continue Christophe Leblanc.
Éviter , Réduire, Compenser
Quand il est possible de le faire, ce sont l’évitement ou la réduction qui sont priorisés. Le parc n'empiètra pas sur les dunes sous-marines des Ridens de Dieppe, pour préserver des habitats naturels. La réduction concernera par exemple le bruit pendant l’installation des pieux sous-marins, qui affectera la faune. Un rideau de bulle sera mis en place pour isoler acoustiquement le secteur des travaux. Et quand il n’est pas possible d’éviter ou de réduire, c’est la compensation qui est organisée. Ce sera le cas avec la création d’une zone de réserve pour les goélands argentés qui risqueraient d’entrer en collision avec les pâles. « Nous avons collecté énormément de données», explique Christophe Leblanc. « Un groupement d’intérêt scientifique va être mis en place pour définir et adapter les mesures de suivi pendant toute la durée de vie du projet ».
« Une de nos valeurs est la transparence », poursuit Raphaël Tilot. C’est pour cela que l’étude sera mise à disposition du public (sous une forme abrégée de 160 pages ou en intégralité) dans le cadre de l’enquête publique. Dans le même temps, des réunions d’information sont organisées, sur l’environnement, le tourisme, les retombées socio-économiques.
Une fois le dépôt du dossier de demandes d’autorisation effectué, le projet continue sa mise en œuvre. L’ingénierie et la caractérisation des sites se poursuivent, avec une nouvelle campagne de forages très complète pour parfaitement connaître les sols, et des mesures de vent en mer affinées. Les partenaires sont tout aussi mobilisés, comme RTE qui travaille à la construction des liaisons sous-marines et à leur raccordement vers le poste de Penly, ou le syndicat mixte du Port de Dieppe qui mène des travaux au niveau du quai Gaston-Lalitte. Il s’agit notamment de gagner environ 4 000 m2 sur la mer pour l’aménagement des futurs locaux de stockage ou de maintenance.
« Nous avançons comme prévu », se réjouit Raphaël Tilot. Mais il reconnait que « le projet n’est pas sans risque ». La mise en place de la fusion Siemens – Gamesa est pour lui « une excellente nouvelle », avec « la validation de l’ensemble des accords, y compris le volet industriel, dont la construction de l’usine d’assemblage de nacelle et de fabrication de pâles au Havre ». Sur la machine elle-même, l’éolienne de 8Mw, elle entre en phase de test au large de Bremerhaven (Allemagne). « Le calendrier est respecté », constate Raphaël Tilot, qui souligne toutefois la question du coût du projet : « nous avons mis un prix sur la table au moment de l’appel d’offres, mais il reste encore des incertitudes. Nous ne sommes pas à l’abri d’une mauvaise surprise sur la question des sols. D’autre part, tout n’est pas arrêté sur les fournisseurs des composants. Enfin, le calendrier et les éventuels recours peuvent avoir un impact majeur sur le prix final. L’histoire n’est pas finie ». Il s’adresse aussi aux pêcheurs, en demandant « une approche de cohabitation ». « Il est essentiel que l’activité de pêche puisse continuer sur la zone. Nous savons qu’ils sont opposés aux projets, mais leur intérêt est de travailler avec nous le plus en amont possible pour convenir de propositions conjointes ». Raphaël Tilot conclut toutefois en constatant que « ce projet est attendu par une large majorité de la population. Il correspond à de vraies attentes en matière de développement durable et d’énergie ».
http://normandinamik.cci.fr/232718-eolien-en-mer-dieppe-le-treport-poursuit-son-avancee


14/05/17 : Contre un nouveau parc éolien en mer, au nord de la baie de Somme
Le syndicat mixte s’oppose à un nouveau projet de parc éolien en mer, cette fois au nord de nos côtes.

11/05/17 : Parc éolien au large de Dunkerque: 10 dossiers
Dix dossiers de candidature de groupes français et étrangers ont été présélectionnés dans le cadre de l'appel d'offres pour un futur parc éolien en mer au large de Dunkerque (Nord), selon un document du ministère de l'Environnement et de l'Energie consulté jeudi par l'AFP. Les entreprises retenues, seules ou en consortium, à la suite d'une délibération de la Commission de régulation de l'énergie sont: le producteur belge d'énergie renouvelable Elicio, l'espagnol Iberdrola Renovables avec RES, le norvégien Statoil, le français Engie associé au portugais EDPR, le suédois Vattenfall, InControl France, le belge Parkwind avec le français Valeco, le belge Deme Concessions Wind, EDF EN avec Innogy et Enbridge, et enfin le canadien Boralex avec CMI5i Pastor.
Il s'agit du troisième appel d'offres lancé par l'Etat français pour développer les éoliennes marines "posées" (par opposition aux turbines flottantes) en France. Cette présélection a permis de retenir, sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront avec l'administration une étape dite de dialogue concurrentiel. Celle-ci doit débuter "avant l'été" pour définir le cahier des charges définitif du projet, dont le lauréat sera désigné en 2018 pour une mise en service du parc en 2022, a-t-on indiqué au ministère. Outre Dunkerque, un autre appel d'offres prévoit la construction d'un parc au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime), pour lequel la ministre de l'Energie Ségolène Royal avait annoncé en avril le "lancement à venir du dialogue concurrentiel".
La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi de transition énergétique, prévoit d'attribuer jusqu'à 6.000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.
LIRE AUSSI
>> Ouverture d'un des plus grands parcs éoliens en mer
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/05/11/97002-20170511FILWWW00347-parc-eolien-au-large-de-dunkerque-10-dossiers.php

11/05/17 : Parc éolien Dieppe-Le Tréport : les demandes d’autorisations déposées
Éoliennes. La société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport a déposé mercredi son dossier en préfecture. La réponse est espérée dans un an. Entre temps, l’enquête publique sera menée. Les marins-pêcheurs désapprouvent ce projet.
Une étape capitale vient d’être franchie dans le projet de parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport, susceptible d’être exploité à partir de 2021. « Nous avons déposé en préfecture les demandes de permis, ce mercredi 10 mai », annonce Raphaël Tirot, directeur du projet à 2 milliards d’euros. Il prévoit l’installation de 62 éoliennes d’une puissance unitaire de 8 MW, sur une surface de 78,8 km², à 17 km de Dieppe et...
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/parc-eolien-dieppe-le-treport--les-demandes-d-autorisations-deposees-GD9630190

11/05/17Le projet de parc éolien en mer de Dieppe (76) - Le Tréport modifié pour mieux respecter l'environnement
Paysage enlaidi, destruction de la faune marine, risque pour l'activité de pêche : les inquiétudes sont nombreuses face au projet de parc éolien en mer de Dieppe - Le Tréport (Seine-Maritime). La société a réagi en modifiant le schéma d'implantation des éoliennes.
C'est une nouvelle étape franchie pour le projet de parc éolien en mer de Dieppe et Le Tréport. Les demandes d'autorisations ont été déposées mercredi auprès des services de l'Etat, qui procède désormais à une enquête publique.
La société a pris les devants pour s'assurer d'obtenir ces autorisations. Elle a fourni une étude d'impact environnemental réalisée sur trois ans. Le projet d'origine a depuis été modifié pour nuire le moins possible à l'environnement, aux espèces marines, et surtout aux pêcheurs.
Quelles améliorations pour les pêcheurs ?
Le parc comptera 62 éoliennes, c'est moins que le projet initial, mais elles seront plus puissantes. Elles seront espacées de plus d'un kilomètre afin de ne pas gêner le passage des bateaux. Le schéma des câbles sous-marins a également été revu : ils respecteront le sens du courant pour ne pas non plus perturber l'activité de pêche.
La société Eolienne en mer s'appuie sur les précédentes constructions de parcs éoliens, qui démontrent que les poissons reviennent au plus tard plusieurs mois après la fin du chantier.
Et pour la faune ?
Certaines zones seront évitées, comme celles du Creux et des Ridens de Dieppe où il n'y aura ni éolienne ni câble. Reste que le chantier sera très bruyant pour la faune marine, surtout pendant la phase de battage des pieux. Pour atténuer la nuisance sonore, la société propose d'installer des rideaux de bulles.
Mais il y a aussi des situations sans solution, comme les goélands argentés qui risquent de se cogner contre les pales d'éoliennes. Si cela peut paraître anecdotique, c'est une espèce protégée en France. Puisqu'il est impossible d'éviter une collision, la société financera la mise en place d'une réserve pour ces oiseaux.
Le calendrier
Si le calendrier est respecté, les éoliennes tourneront à partir de 2021 pendant vingt ans. Un calendrier qui ne tient pas compte des recours éventuels des opposants, qui pourraient retarder le projet.

L'étude d'impact environnemental sera mise à disposition du public dans un souci de "transparence", explique la direction du projet. Le document long de 3.000 pages existera également en version courte (150 pages).
Le projet en chiffres
Le projet coûte 2 milliards d'euros. Les 62 éoliennes devraient produire l'équivalent de la consommation électrique annuelle d'environ 850.000 personnes, soit les deux tiers de la Seine-Maritime.
Le parc éolien se situera à 17 km de Dieppe et 15.5 km du Tréport. La construction des éoliennes devrait engendrer la création de 750 emplois au Havre. L'exploitation et la maintenance du parc devraient créer 125 emplois directs à Dieppe et au Tréport.
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/le-projet-de-parc-eolien-en-mer-de-dieppe-le-treport-modifie-pour-mieux-respecter-l-environnement-1494519340

10/05/17 : Parc éolien Yeu-Noirmoutier (85). Les premiers travaux en 2019
La société EMYN, qui gère le projet de parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier, vient de déposer auprès de l’État des demandes d’autorisation d’exploitation du domaine maritime. Une étape essentielle dans la suite d’un projet qui doit aboutir en 2021.
L’implantation d’éoliennes offshore au large de la Vendée, on en parle depuis 2013
Dans le cadre du second appel d’offres « éolien en mer » lancé par l’État, le consortium constitué d’Engie, d’EDP Renewables et de la Caisse des Dépôts (repreneur de Neoen Marine) a été retenu pour la mise en œuvre de ce parc éolien, le 3 juin 2014.
62 éoliennes pour l’équivalent de 800 000 habitants
Depuis, les jalons administratifs n’ont cessé d’être franchis. Un débat public de mai à août 2015, a été suivi d’ateliers publics encore régulièrement organisés.
Rappelons que le projet comprend l’installation de 62 éoliennes d’une puissance unitaire de 8 MW. Le site, sur une surface en mer de 83 km2 fournira de l’électricité à une population équivalente à 800 000 habitants.
Sous réserve de demande de compléments, les enquêtes publiques devraient pouvoir débuter en toute fin d’année 2017.
Les travaux quant à eux, devraient débuter en 2019, pour une mise en service en 2021.

08/05/17 : ÉOLIENNES EN MER DIEPPE – LE TRÉPORT : Les demandes d’autorisation déposées le 10 mai
Les demandes d’autorisation pour l’implantation du parc éolien au large de Dieppe et du Tréport vont être déposées mercredi. L’enquête publique devrait débuter début 2018.
La société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale d’Engie (ex GDF-Suez), déposera, mercredi 10 mai, à la préfecture de Seine-Maritime, les demandes d’autorisation pour son projet de parc éolien au large des côtes picarde et normande. Soit bien avant la date limite, fixée au 3 juin 2017 par le cahier des charges de l’appel d’offres qu’Engie a remporté en 2014.
Le projet d’EMDT comprendra 62 éoliennes de 8 mégawatts, soit une puissance installée de 496 MW. Le fabricant des éoliennes, Adwen, récemment racheté par l’allemand Siemens, teste actuellement le prototype. Ces éoliennes n’ont encore jamais été mises en service.
Le dossier des demandes d’autorisation fait 5 000 pages, indiquait récemment au Courrier picard Christophe Leblanc, directeur du développement d’EMDT. Les services de l’État instruiront ce dossier, qui comprend l’étude d’impact fournie par EMDT. La préfecture de Seine-Maritime devrait lancer l’enquête publique début 2018.
Ce projet est critiqué par des associations environnementales, inquiètes de l’impact visuel des éoliennes vues des côtes, et par les pêcheurs en mer, qui reprochent surtout le choix de la zone d’implantation, à une quinzaine de km de Dieppe, du Tréport et de Mers-les-Bains. Une zone très poissonneuse, où ils font l’essentiel de leur pêche. Les pêcheurs préconisent une autre zone, à l’ouest du chenal du port de Dieppe, beaucoup moins poissonneuse et encore plus venteuse, selon eux.
Le projet a fait l’objet également d’un débat public, en 2015. Malgré le fait que les opposants ont pu s’exprimer pendant des mois, ils ont le sentiment de ne pas avoir été écoutés. Concernant l’implantation, Engie et EMDT ont toujours répondu que ce choix n’était pas le leur : il faisait partie de l’appel d’offres, et a été imposé par l’État. L’année dernière, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, avait réaffirmé qu’un changement de zone n’était pas possible : « Un déplacement de la zone romprait l’attribution du projet », avait-elle écrit dans un courrier adressé aux élus du secteur, cité par Marie Le Vern, députée PS de Seine-Maritime.
Le projet a néanmoins évolué. En octobre 2016, EMDT a modifié la disposition prévue des 62 éoliennes en mer, afin d’améliorer la sécurité maritime, et de faciliter la pêche par drague et chalut. Ce qui n’a pas convaincu les pêcheurs professionnels, persuadés qu’il leur sera impossible de naviguer entre les éoliennes.
http://www.courrier-picard.fr/28873/article/2017-05-08/les-demandes-dautorisation-deposees-le-10-mai

08/05/17 : Un nouveau parc éolien marin en projet de Fort-Mahon jusqu’au Touquet
Entre 40 à 80 machines pourraient être installées à environ 18 km des côtes. Les élus de la côte picarde s’y opposent.
Élus et acteurs du littoral picard et côte d’Opale ne décolèrent pas devant une initiative prise à la hussarde par Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la mer, de les consulter sur un projet éolien offshore d’une capacité minimale de 500 mégawatts sur la zone appelée « de Bassure de Baas », face à Fort-Mahon-Plage, Berck-sur-Mer et Le Touquet. À la mi-avril, contactés de manière parfois folklorique (par téléphone, par exemple), ces responsables ont exprimé à la fois leur surprise et leur impression d’être sommés de se prononcer sur un dossier épais comme une feuille à cigarette et en quelques jours seulement. Convoquée de manière expresse, une réunion s’est déroulée à la sous-préfecture d’Abbeville, dernièrement, pour éclairer les élus du secteur concerné sur ce programme, qui n’est toutefois pas sorti du chapeau ce printemps.
Cuvillier pour, Fasquelle contre
La ministre s’était en effet rendue à Boulogne-sur-Mer, le 26 février, et avait évoqué ce projet avec Frédéric Cuvillier, maire socialiste de Boulogne et partisan de cette initiative, à l’inverse de son collègue du Touquet, Le Républicain, Daniel Fasquelle, qui en est un farouche opposant. Lequel Daniel Fasquelle a eu l’occasion de réaffirmer sa position, lors du dernier conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et mer d’Opale, réuni la semaine dernière, jeudi 4 mai.
« J’ai proposé à Ségolène de venir ici à Boulogne discuter transition énergétique et croissance verte autour du projet d’hydrolienne d’Eel Énergie », expliquait le maire de Boulogne à nos confrères de la Voix du Nord, en février. Ségolène Royal avait chargé le préfet de Région de poursuivre les consultations pour un parc dans la zone de Bassure de Baas.
Le parc éolien – on parle de 40 à 80 machines – pourrait se trouver à environ 18 km des côtes. Pour l’instant, ce projet attire des critiques unanimes côté picard, comme le confirme le maire de Fort-Mahon-Plage, Alain Baillet. « Il y a une volonté de passer en force, mais pour nous, c’est niet. » Les réactions sont vives aussi dans le Pas-de-Calais.
À l’image de celle du premier vice-président du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, Jean-François Rapin. « Le Ministère demande un avis de principe au Parc, en dehors de tout respect des procédures et avec un dossier creux », considère le conseiller régional des Hauts-de-France, ancien maire de Merlimont. « Ces dernières années, les réflexions sur l’éolien offshore ont évolué, tout comme les projets. L’éolien est et restera dans les années à venir, une source d’énergie renouvelable et décarbonée importante et son développement doit être considéré intelligemment », ajoute-t-il. Le Parc naturel marin a donc décidé de ne rien décider sur ce dossier flou, lui qui doit d’abord émettre un avis sur le programme de la société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale d’Engie (ex GDF-Suez), qui déposera, ce mercredi 10 mai, à la préfecture de Seine-Maritime, les demandes d’autorisation pour son projet de parc éolien au large des côtes picarde et normande : 62 éoliennes de 8 mégawatts, soit une puissance installée de 496 MW.

04/05/17 : Sauchay (76) - Des pieux testés à terre pour le futur parc éolien offshore de Dieppe-Le Tréport
A Sauchay, pour le futur parc éolien offshore, des tests sont réalisés sur des pieux, dans un champ qui présente un sol aux caractéristiques semblables aux fonds marins.
Dans un champ de Sauchay-le-Bas (Seine-Maritime), l’entreprise EMCC est en train de réaliser des tests en vue de la création du futur parc éolien offshore Dieppe-Le Tréport. Elle a commencé à enfoncer des pieux dans le sol de ce terrain qui présente les mêmes caractéristiques que les fonds marins au large de Dieppe. Il s’agit de tester la craie.
http://www.lesinformationsdieppoises.fr/2017/05/05/des-pieux-testes-a-terre-pour-le-futur-parc-eolien-offshore-de-dieppe-le-treport/

03/05/17 : Le projet EFGL, mené par l'Etat, coûtera 60,5 millions d'euros
Des éoliennes au large de Leucate-Le Barcarès en 2019
L'un des tout premiers parcs éoliens offshore de France verra le jour au large du Pays Catalan et du Languedoc, entre Le Barcarès et Leucate. Dans un premier temps, quatre éoliennes offshore y seront installées.
Un important projet éolien se profile au large de Leucate et du Barcarès, entre Languedoc et Pays Catalan. Cette réalisation, comportant quatre aérogénérateurs flottants, a été validée le 3 novembre 2016 par le ministère de l'Ecologie. Attendue pour 2019, elle fait partie du Programme des investissements d'avenir (ex-Grand emprunt), sous couvert de la loi sur la transition énergétique, qui prévoit 100 mégawatts d'énergie marine en France d'ici 2023. Ce site, baptisé « Les éoliennes flottantes du golfe du Lion » (EFGL), coûtera 60,5 millions d'euros. Il sera placé sous observation technique et commerciale pendant deux ans avant de devenir une véritable ferme de production, grâce à la multiplication de ses éoliennes, pour une première période d'exploitation jusqu'en 2040.
Du matériel français, portugais et américain
Le projet EFGL mise sur la robustesse et l'efficacité du matériel «WindFloat», à l'essai depuis 2011 au large du Portugal. Ses éoliennes, fabriquées par l'entreprise américaine General Electric, recevront des flotteurs construits par le Français Eiffage Métal. Développé par l'opérateur public français Engie (anciennement GDF Suez), la Caisse des Dépôts et Consignations et l'opérateur Energias de Portugal (EDP), ce parc flottant pilote fournira une puissance de 6 mégawatts par éolienne.
Le Barcarès et Saint-Cyprien suivront ?
Le mouvement Oui au Pays Catalan, engagé dans les projets territoriaux pensés par et pour les Pyrénées-Orientales, défend l'idée d'un parc éolien flottant au large du Barcarès. Dans un communiqué du 26 avril, cette force politique émergente défend un « plan énergétique durable » fondé sur un « gisement énergétique (...) colossal ». Ce potentiel donnerait lieu à des « éoliennes en haute mer, entre Le Barcarès et Saint-Cyprien ». Oui au Pays Catalan conditionne cette ambition à l'initiative des élus, qui « négligent les appels à projets européens, nationaux et régionaux », mais estime que ce « gâchis » n’est « pas une fatalité ».

03/05/17Bourbon va amarrer l'éolienne flottante Floatgen
Le groupe Bourbon a été choisi par l'Ecole Centrale de Nantes pour l'installation en mer de l'ancrage de la première éolienne flottante du projet européen Floatgen, en cours de construction à Saint-Nazaire. Celle-ci sera mise en place à l'été 2017 sur le site d'essais du SEM-REV au large du Croisic. Les équipes Subsea Services de BOURBON seront en charge de la gestion du projet, de l'ingénierie et de l’installation de l’ancrage. Elles feront notamment intervenir des robots sous-marins et un navire de type AHTS pour le pré-tensionnement du système d’ancrage.
D’un coût de 25 millions d’euros, dont 10 supportés par l’Europe, ce premier démonstrateur d’éolienne flottante est réalisé dans le cadre du projet Floatgen, qui réunit 7 partenaires en France (ECN, Ideol, Bouygues), en Allemagne (Université de Stuttgart et Fraunhofer-Iwes), au Royaume-Uni (RSK Group) et en Espagne (Zabala). L’objectif est de valider par des tests en conditions réelles différentes technologies développées pour cette première éolienne du genre, ainsi que ses performances de production d'électricité, tout en bénéficiant d’un précieux retour d’expérience en matière de méthodes de construction, d’installation et d’exploitation du système flottant. Véritable vitrine technologique, ce projet permettra d'achever la maturation de ce concept en vue d'en accélerer la commercialisation sur le marché international.
Le prototype, qui sera équipé d'une turbine Vestas de 2 MW, est actuellement en cours de construction à Saint-Nazaire : après la réalisation, par Bouygues, de son flotteur en béton développé par Idéol, il va être armé à quai en forme Joubert. Il va disposer d’un système d’ancrage original, avec trois lignes doublées qui ne sont pas réalisées en acier mais en nylon. Fournis par l’usine Le Béon Manufacturing de Plouay, ces câbles extrêmement résistants de 20 centimètres de diamètre présenteront l’avantage de ne pas être sujets à la corrosion, leur élasticité permettant en outre d’absorber une partie des mouvements générés par la houle sur le flotteur.
http://www.meretmarine.com/fr/content/bourbon-va-amarrer-leolienne-flottante-floatgen

28/04/17 : Éoliennes au large de St-Nazaire. Les recours des opposants contestés
Le rapporteur public a conseillé, ce vendredi, à la cour administrative d’appel de Nantes de rejeter les recours déposés par les opposants au parc éolien offshore, prévu par EDF au large de Saint-Nazaire, à partir de 2019.
Vent contraire pour les opposants au parc éolien offshore visé par EDF au large de Saint-Nazaire, à partir de 2019. Le rapporteur public a contesté, ce vendredi, leurs recours.
Les trois associations requérantes soutiennent que le lieu retenu est soumis à des risques de séismes, qui pourraient fragiliser les fondations. Elles redoutent également que le chantier de ces 80 éoliennes génère une "turpitude accentuée" des eaux de mer ainsi qu'"une diminution de la photosynthèse" de nature à faire fuir définitivement les crustacés et les remplacer par des "espèces opportunistes".
Le rapporteur public a estimé que les opposants "ne procédaient que par affirmations". Avant d’ajouter que "ni l’étude d’impact, ni l’expérience des autres parcs éoliens offshore à l’étranger ne confirment de telles allégations".
De leur côté, les juges de la cour administrative d’appel de Nantes, en charge du dossier, ont mis leur décision en délibéré. Ils rendront leur arrêt le 15 mai.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/eoliennes-au-large-de-st-nazaire-les-recours-des-opposants-contestes-4956314

28/04/17Bourbon : choisi pour l'ancrage de la première éolienne flottante en France
Bourbon annonce la signature d'un contrat portant sur l'installation du système d'ancrage de la première éolienne flottante dans le cadre du projet européen FLOATGEN, éolienne qui sera installée sur le site d'essais SEM-REV opéré par l'Ecole Centrale de Nantes (ECN). Ce projet renforce ainsi le savoir-faire du groupe sur le marché des énergies renouvelables.
L'installation de l'ancrage sera réalisée dans le courant de l'été 2017 sur la base d'une méthode définie conjointement par les ingénieurs de Bourbon et d'Ideol, en collaboration avec l'Ecole Centrale de Nantes. L'éolienne flottante sera, quant à elle, installée avant la fin de l'année 2017 sur le site SEM-REV, au large du Croisic.
Les équipes Subsea Services de Bourbon seront en charge de la gestion du projet, de l'ingénierie et de l'installation de l'ancrage, en s'appuyant sur une solide expérience de ce type d'opérations. Elles feront notamment intervenir des robots sous-marins et un navire AHTS (Anchor Handling Tug Supply) pour le pré-tensionnement du système d'ancrage.http://www.boursier.com/actions/actualites/news/bourbon-choisi-pour-l-ancrage-de-la-premiere-eolienne-flottante-en-france-725764.html

28/04/17Eolien en mer: la justice examine un recours contre un parc au large de Saint-Nazaire
La cour administrative d'appel de Nantes a examiné vendredi un recours visant à faire annuler l'autorisation d'exploiter un parc de 80 éoliennes en mer au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), délivrée en mars 2016 par arrêté préfectoral au groupe EDF. 
Trois associations réunies au sein du collectif "Défense de la mer", avaient saisi en juillet la juridiction administrative, seule compétente en France depuis janvier 2016 pour statuer, en premier et en dernier ressort, sur les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer. 
Cette requête est la première d'une série d'actions en justice introduites par des opposants à l'énergie éolienne et des écologistes. Ils veulent obtenir l'annulation des arrêtés préfectoraux autorisant les trois premiers parcs éoliens prévus au large des côtes françaises: Saint-Nazaire, Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados). Tous ont été attribués en 2012 à EDF lors d'un appel d'offres gouvernemental national. 
Les recours contre les deux parcs au large des côtes normandes devraient être examinés dans les prochains mois. 
Le parc éolien offshore au large de Saint-Nazaire prévoit l'installation de 80 éoliennes, d'une puissance totale de 480 mégawatts, à 12 km des côtes, pour un coût estimé à deux milliards d'euros, et une mise en service initialement envisagée en 2020 mais repoussée à 2021 ou 2022 du fait de ces recours. 
Le collectif "Défense de la mer" conteste le choix de la zone d'implantation de 78 km2, sur le banc de Guérande, "un plateau en roche calcaire de faible profondeur et très riche en biodiversité", où sont notamment présentes des espèces d'oiseaux menacées ( goéland marin, puffin des Baléares), a expliqué à l'AFP l'un des membres du collectif, Alain Doré. 
"Les choses ont été faites en dépit du bons sens. L'Etat a délimité la zone propice sans étude préalable et sans concertation. Le débat public a eu lieu après et on nous explique qu'il ne peut pas porter sur la pertinence de cette zone", a soulevé lors de l'audience l'avocat du collectif, Francis Monamy. 
Ce dernier s'est également étonné du "délai aussi bref" de l'instruction du dossier, moins de dix mois après le dépôt du recours. 
En cas de rejet de leur demande, comme l'a préconisé vendredi le rapporteur public, les associations pourront toutefois saisir le Conseil d'Etat, mais sur des questions de droit uniquement. 
La cour doit rendre sa décision sous deux à trois semaines. 
http://www.leparisien.fr/nantes-44000/eolien-en-mer-la-justice-examine-un-recours-contre-un-parc-au-large-de-saint-nazaire-28-04-2017-6898596.php

22/04/17 : Baie de Saint Brieuc. Le préfet valide le parc éolien
Un nouveau pas vers la mise en chantier du parc éolien en Baie de Saint Brieuc a été réalisé. Ainsi, le préfet des Côtes d’Armor a délivré le 18 avril à la société Ailes Marines les trois autorisations administratives nécessaires au lancement du projet éolien offshore.
Qu’en est-il ?
Ces trois autorisations concernent donc :
La concession d’utilisation du domaine public maritime ;
L’Autorisation Unique pour les Installations Ouvrages Travaux et Activités et la demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés ;
L’Approbation du Projet d’Ouvrage privé.
Il est à noter que la phase d’instruction du dossier avait été lancée en octobre 2015, il y a plus d’un an et demi désormais. Du côté de la société Ailes Marines, le directeur du projet Emmanuel Rollin, dans un communiqué de presse en date du 20 avril, commente la décision :
« Nous nous réjouissons de l’obtention des autorisations qui valide le travail conséquent engagé depuis plus de cinq ans par Ailes Marines et ses prestataires pour mener l’ensemble des études nécessaires. […]Ce jalon décisif ouvre une nouvelle phase qui permettra la concrétisation du parc éolien, dans le respect de nos engagements. »
Les prochaines étapes
A présent, les choses vont se préciser puisqu’il va être question pour Ailes Marines de finaliser les études techniques et d’anticiper l’aménagement des infrastructures du port de Saint-Quay-Portrieux, port qui a été désigné comme port de maintenance du parc éolien.
Par ailleurs, la société va également poursuivre son travail de concertation et d’information du public. Un travail de concertation qui ne s’annonce pas des plus évidents pour les promoteurs de l’éolien offshore, l’opposition au projet étant vive, notamment sur la côte de Penthièvre.
Compte tenu de l’ampleur du projet et des nombreux points qui restent à régler, la mise en service des éoliennes ne devrait pas avoir lieu avant 2020.
Une surface gigantesque occupée
L’un des nombreux arguments des opposants à ce projet éolien en Baie de Saint Brieuc est notamment sa surface. Avec 103 km² occupés par les 62 éoliennes, c’est un espace maritime non négligeable qui sera désormais dédié à la production d’énergie. Et bien que situé à 16 kilomètres de la côte, les éoliennes, du haut de leurs 216 mètres, seront visibles depuis le littoral. Signalées par une lumière rouge à leur sommet, elles seront aussi visibles de nuit et formeront un vaste champ clignotant qui crée déjà des réticences sur la côte bretonne.
En termes de production, le parc éolien fournira au réseau 1.850 gigawatt/heure par an, ce qui correspond en moyenne à la consommation de 850.000 habitants selon les chiffres annoncés par Ailes Marines
« Gardez les Caps » contre l’éolien offshore
En ce qui concerne les opposants au projet, on les retrouve organisés notamment autour de l’association « Gardez les Caps ». Un collectif qui n’a pas manqué de commenter la décision du préfet des Côtes d’Armor sur son site internet :
« Quelle ironie ! A 5 jours de l’élection présidentielle, au moment-même ou le gouvernement est désavoué par la justice dans sa planification éolienne terrestre, avec l’annulation du schéma éolien de la Région Bretagne mardi 18 avril par la cour administrative d’appel de Nantes, le gouvernement force la vapeur sur l’éolien en mer en donnant son feu vert à l’implantation de 62 machines industrielles plus une station électrique dans une baie qui bénéficie à titres divers de fortes protections environnementales nationales et internationales ! »
Une productivité remise en cause
« Gardez les Caps » n’hésite pas non plus à remettre en cause les chiffres annoncés par les porteurs du projet quant à la production effective d’énergie.
Selon ces défenseurs de l’environnement en Baie de Saint Brieuc, les 62 éoliennes vont « produire en un an à peine une journée de la consommation électrique française avec une électricité de mauvaise qualité (intermittente et aléatoire), à un prix 5 fois supérieur au prix du marché, financée par les consommateurs, et sans création d’emplois ».
Schéma éolien régional annulé
Pour compléter les propos du collectif « Gardez les Caps », rappelons que le tribunal administratif de Nantes a effectivement annulé, le 18 avril dernier, le schéma éolien régional de la région administrative de Bretagne (B4). Un schéma élaboré par le Conseil régional de Jean-Yves Le Drian et par le Ministère de l’Écologie. Mais ne satisfaisait nullement les nombreuses associations de défense de l’environnement. Effectivement, le schéma ne prévoyait pas moins de 2500 nouvelles éoliennes sur le territoire breton d’ici 2020. Des implantations qui n’auraient pas tenu compte par ailleurs des nombreux sites préservés et protégés, le Cap Fréhel, Carnac mais aussi le parc naturel des Monts d’Arrée étant susceptibles de se voir attribuer des éoliennes.
Un schéma qui, plus généralement, déclarait 97% du territoire de la région Bretagne (B4) comme conforme pour un développement de l’éolien. Les opposants à ce type de production énergétique, bien que soulagés par cette annulation, restent sur le pied de guerre. Et la bataille de la Baie de Saint Brieuc n’en est probablement pas à ses derniers rebondissements.
http://www.breizh-info.com/2017/04/22/67704/saint-brieuc-prefet-valide-eoliennes

22/04/17 : Eolien offshore: Engie prête à appareiller
Éolien offshore. Engie a annoncé hier son intention de déposer, début mai, ses demandes d’autorisations administratives pour les parcs du Tréport et de Vendée.
Engie déposera sous peu, début mai, ses demandes d’autorisations administratives pour la construction de deux projets de parcs éolien en mer en Seine-Maritime et en Vendée, a indiqué hier la directrice générale des énergies renouvelables en France d’Engie.
Le dépôt de ses demandes d’autorisations, notamment d’occupation du domaine public maritime et au titre de la loi sur l’eau, permettra de lancer les enquêtes publiques sur ses projets, a précisé...
http://www.paris-normandie.fr/region/eolien-offshore-engie-prete-a-appareiller-DB9388489

21/04/17 : Feu vert pour le parc éolien en mer à grande échelle en Bretagne 😥😥
Le consortium Ailes Marines, spécialisé dans l’installation d’éolien en mer, a obtenu les trois autorisations administratives nécessaires à la construction et l’exploitation d’un nouveau parc au large de la baie de Saint-Brieuc, en Bretagne. Composé de 62 éoliennes, le projet devrait être en mesure de produire l’équivalent de la consommation électrique de 850 000 habitants.
Victoire pour Ailes Marines ! Répondant à l’appel d’offres lancé en 2011 par le ministère de l’Énergie et du Développement durable, le consortium (Iberdrola en Espagne et Eole-RES en France) vient d’obtenir les autorisations administratives qui étaient nécessaires au lancement de la construction d'un parc éolien, à savoir, la concession d’utilisation du domaine public maritime, l’AUIOTA (Autorisation Unique pour les Installations Ouvrages Travaux et Activité ) et l’APO (Approbation du Projet d’Ouvrage).
Installé en baie de Saint-Brieuc, il s’agit selon Ailes Marines « du premier projet d’énergie marine renouvelable de grande échelle en Bretagne, et l’un des premiers de cette nature au niveau national à se voir attribuer l’ensemble de ses autorisations ». Une nouvelle rassurante pour les sociétés voulant se lancer dans l’éolien, après l’annulation du schéma éolien en Bretagne et dans d’autres régions du pays. Preuve de la meilleure santé de l'éolien offshore, malgré ses difficultés ?
Le projet entre dans le cadre du « Pacte électrique Breton » décidé en décembre 2010, qui repose notamment sur le développement des énergies renouvelables, avec un objectif de 3 600 MW de puissance installée, dont 1 000 MW d’éolien en mer.
Un projet ambitieuxLes 62 éoliennes, massives, culminent à 216 mètres de haut et, pour éviter la pollution visuelle et sonore, se trouvent à plus de 16 km des côtes les plus proches (Cap Fréhel), 33 km de Saint Brieuc et 35 km de Saint-Malo. D’une capacité installée de 496 mégawatt (MW), le projet apportera sur le réseau 1 850 gigawatt-heure par an, l’équivalent de la consommation de 850 000 habitants.
Le groupe a également assuré que le parc éolien permettra la création de 2 000 emplois, dont 140 dédiés à sa maintenance. Le coût, financé intégralement par les actionnaires d’Ailes Marines, est évalué à 2,5 milliards d’euros.
Les nombreux pêcheurs en activité dans la baie de Saint-Brieuc, notamment de coquilles Saint-Jacques, ont exprimé leurs inquiétudes vis à vis de la présence de ces éoliennes et de l'impact de ces colosses de béton sur la faune et la flore maritimes. Pour y répondre, des mesures ont été prises afin d'harmoniser la coexistence des deux exploitations. Les câbles reliant les éoliennes au continent seront enfouis. Quant aux bases des éoliennes, elles seront en métal, et non en béton.
Pour l’instant en pleine phase de préparation, le parc commencera sa période de construction en 2018 pour être livré en 2020.
http://www.batiweb.com/actualites/eco-construction/feu-vert-pour-le-parc-eolien-en-mer-a-grande-echelle-en-bretagne-21-04-2017-30323.html

21/04/17 : Eolien en mer en Seine-Maritime : demandes d’autorisations d’Engie « début mai »
Engie déposera «début mai» ses demandes d’autorisations administratives pour la construction de deux projets de parcs éolien en mer en Seine-Maritime et en Vendée, a indiqué vendredi 21 avril la directrice générale des énergies renouvelables en France d’Engie.
Le dépôt de ses demandes d’autorisations, notamment d’occupation du domaine public maritime et au titre de la loi sur l’eau, permettra de lancer les enquêtes publiques sur ses projets, a précisé Gwenaëlle Huet, en marge d’une visite du centre de contrôle des parcs d’énergies renouvelables du groupe à Châlons-en-Champagne.
Engie a remporté en 2014 deux appels d’offres pour développer deux parcs éolien d’environ 500 mégawatts chacun, un au large du Tréport (Seine-Maritime) et un autre au large des Iles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée).
Les éoliennes seront en principe des turbines de 8 mégawatts développées par Adwen, ancienne co-entreprise entre l’espagnol Gamesa et Areva, cédée l’an dernier à Siemens, lors de la fusion des activités éoliennes du groupe allemand avec Gamesa.
Dans la mesure où Siemens possède également une technologie d’éolienne de même taille, Engie «réfléchit» sur l’opportunité de finalement opter pour cette dernière, a indiqué Mme Huet.
«La technologie d’Adwen est une bonne technologie», les demandes d’autorisation seront déposées avec la technologie Adwen, mais «cela fait partie des possibilités, rien n’est fermé», a-t-elle précisé.
Toutefois, «quelle que soit la technologie choisie, elle devra être construite en France», pour respecter les engagements pris auprès de l’Etat français, portant notamment sur la création de 750 emplois, a assuré M. Huet.
Adwen a d’ailleurs déposé les permis de construire pour deux usines de fabrication de pales et de nacelles au Havre.
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/eolien-en-mer-en-seine-maritime--demandes-d-autorisations-d-engie-debut-mai-FN9384632

21/04/17 : Eolien en mer: demandes d'autorisations d'Engie "début mai"
Châlons-en-Champagne - Engie déposera "début mai" ses demandes d'autorisations administratives pour la construction de deux projets de parcs éolien en mer en Seine-Maritime et en Vendée, a indiqué vendredi la directrice générale des énergies renouvelables en France d'Engie.
Le dépôt de ses demandes d'autorisations, notamment d'occupation du domaine public maritime et au titre de la loi sur l'eau, permettra de lancer les enquêtes publiques sur ses projets, a précisé Gwenaëlle Huet, en marge d'une visite du centre de contrôle des parcs d'énergies renouvelables du groupe à Châlons-en-Champagne.
Engie a remporté en 2014 deux appels d'offres pour développer deux parcs éolien d'environ 500 mégawatts chacun, un au large du Tréport (Seine-Maritime) et un autre au large des Iles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée).
Les éoliennes seront en principe des turbines de 8 mégawatts développées par Adwen, ancienne co-entreprise entre l'espagnol Gamesa et Areva, cédée l'an dernier à Siemens, lors de la fusion des activités éoliennes du groupe allemand avec Gamesa.
Dans la mesure où Siemens possède également une technologie d'éolienne de même taille, Engie "réfléchit" sur l'opportunité de finalement opter pour cette dernière, a indiqué Mme Huet.
"La technologie d'Adwen est une bonne technologie", les demandes d'autorisation seront déposées avec la technologie Adwen, mais "cela fait partie des possibilités, rien n'est fermé", a-t-elle précisé.
Toutefois, "quelle que soit la technologie choisie, elle devra être construite en France", pour respecter les engagements pris auprès de l'Etat français, portant notamment sur la création de 750 emplois, a assuré M. Huet.
Adwen a d'ailleurs déposé les permis de construire pour deux usines de fabrication de pales et de nacelles au Havre.
https://www.romandie.com/news/Eolien-en-mer-demandes-dautorisations-dEngie-debut-mai/789853.rom

20/04/17 : Feu vert au parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc
Le projet de parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc, constitué de 62 unités, a obtenu les trois autorisations administratives nécessaires à sa construction et à son exploitation, a annoncé jeudi la société Ailes Marines, chargée du projet.
"Ailes Marines a obtenu les trois autorisations administratives (...) à savoir: la concession d'utilisation du domaine public maritime, l'autorisation unique pour les installations ouvrages travaux et activités (...) et l'approbation du projet d'ouvrage privé", indique la société dans son communiqué.
"Il s'agit du premier projet d'énergie marine renouvelable de grande échelle en Bretagne, et l'un des tout premiers de cette nature au niveau national à se voir attribuer l'ensemble de ses autorisations", précise Ailes marines.
Les 62 éoliennes atteindront 216 m de haut à plus de 16 km des côtes les plus proches, pour une emprise totale de 103 km2. 
D'une capacité installée de 496 mégawatt (MW), le projet apportera sur le réseau 1.850 gigawatt-heure (GWH) par an, soit l'équivalent de la consommation de 850.000 habitants.
Il devrait également permettre la création de 2.000 emplois. Le coût du projet, financé par les actionnaires d'Ailes marines, est évalué à 2,5 milliards d'euros.
En janvier, la commission d'enquête publique avait rendu un avis favorable assorti de recommandations, considérant que ce projet constituait un élément majeur du "Pacte électrique Breton" de décembre 2010, qui repose notamment sur le développement des énergies renouvelables avec un objectif de 3.600 MW de puissance installée, dont 1.000 MW d'éolien en mer. 
Elle avait recommandé la "réalisation d'un état de référence et d'un suivi de la ressource halieutique" et un enfouissement maximal des câbles inter-éoliennes, alors que les professionnels de la pêche demandaient un ensouillage total. Jugeant que le projet n'aura aucune incidence sur des sites Natura 2000, elle avait toutefois préconisé la réduction des perturbations acoustiques, la mise en ?uvre d'un dispositif de réduction du bruit sous-marin et des mesures de suivi (eau, sédiments, animaux filtreurs, faune).

20/04/17 : Éoliennes en baie de Saint-Brieuc. Ailes Marines a ses autorisations

La société Ailes Marines vient d’obtenir les trois autorisations administratives nécessaires à la construction et à l’exploitation du parc éolien en baie de Saint-Brieuc.
Le préfet des Côtes-d’Armor a accordé, le 18 avril :
- La concession d’utilisation du domaine public maritime
- L’AUIOTA (autorisation unique pour les installations ouvrages travaux et activités) et la demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés
- L’APO (approbation du projet d’ouvrage) privé.
Les responsables d’Ailes Marines s’en félicitent et soulignent : « Il s’agit du premier projet d’énergie marine renouvelable de grande échelle en Bretagne, et l’un des premiers de cette nature au niveau national, à se voir attribuer l’ensemble de ses autorisations. »
Enjanvier dernier, la commission d’enquête avait rendu un avis favorable au projet.
On arrive maintenant dans la phase préopératoire, avec divers travaux techniques de préparation. Le planning de construction proprement dit est, lui, prévu dans la période 2018-2020
http://www.ouest-france.fr/bretagne/paimpol-22500/eoliennes-en-baie-de-saint-brieuc-ailes-marines-ses-autorisations-4940289

19/04/17 : LE TOUQUET (62) - Résolument contre les éoliennes en mer, le collectif Horizon se renforce
Le collectif Horizon, opposé aux éoliennes en mer, se transforme en association pour mieux combattre ce projet.
« Non, c’est non. » Les opposants au projet de parc éolien au large de Berck et du Touquet (sur le banc de Bassure de Baas) n’ont pas changé d’avis. Hier, ils se sont une nouvelle fois réunis à l’hôtel de ...
http://www.lavoixdunord.fr/150454/article/2017-04-19/resolument-contre-les-eoliennes-en-mer-le-collectif-horizon-se-renforce

18/04/17 : Vendée : Noirmoutier. L’étude d’impacts du parc éolien présentée
D’ici 2021, 62 éoliennes se dresseront à 216 mètres de haut, au large des côtes vendéennes. Y aura-t-il des conséquences sur le milieu, en mer et sur terre ?
Poursuivant la phase de concertation, la société des éoliennes des Îles d’Yeu et de Noirmoutier présentait, mercredi, « l’étude d’impacts, réalisée à la suite de deux années d’expertise sur le terrain par 22 bureaux d’étude différents. Un dossier conséquent, dont les 3 000 pages seront accessibles lors de l’enquête publique, prévue pour la fin de cette année », annonce Clémence Soret, responsable environnement.
Pour présenter ce document, la société a choisi de réaliser trois focus sur des thèmes emblématiques : les activités humaines, la faune et les fonds marins. « Il s’agit de déterminer un niveau d’enjeu pour chaque secteur. Si l’impact s’avère significatif pour le milieu, on met en place des mesures pour l’éviter, le réduire, voire le compenser, en cas d’enjeu moyen à fort », explique Lucile Forget, responsable locale du projet.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/noirmoutier-en-lile-85330/noirmoutier-l-etude-d-impacts-du-parc-eolien-presentee-4935169

18/04/17 : Quand l'éolien en mer se passe de subventions (Allemagne)
Certains projets allemands sont devenus très compétitifs.
Energie. : Pour la première fois, trois projets de parcs éoliens en mer en Allemagne se passeront totalement de subventions et prévoient de vendre leur électricité au prix du marché, à un niveau estimé à 33,40 euros par mégawattheure. Ce record pour une énergie renouvelable est rendu possible par les conditions propres à cet appel d'offres, mais il témoigne du fait que la production d'énergie éolienne en mer devient de plus en plus compétitive. En France, une nouvelle procédure dite de « dialogue compétitif » devrait permettre également de réduire les coûts.

17/04/17 : Eoliennes flottantes - inquiétude - 180 mètres au-dessus de l'eau
Les éoliennes, d’une hauteur de 180 mètres au-dessus de l’eau et d’une masse de 11.400 tonnes, seront constituées à leur base de quatre colonnes cylindriques en acier, assurant la flottabilité, et d’une embase en béton assurant la stabilité. Image: Image de synthèse DCNS – GE.
Suite à la réunion publique de présentation du projet de construction d’une ferme éolienne flottante entre Groix et Belle-Ile, qui a eu lieu mardi 11 avril à Quiberon, Claire Ferras Douxami, la vice-présidente de la Fédération des associations de protection de la baie de Quiberon et du Grand site Dunaire, espère une mobilisation de la population : « Nous ne sommes pas opposé aux énergies renouvelable, mais nous demandons que les éoliennes soient plus éloignées des côtes ! »
« Plus éloignées de la côte »
L’emplacement des éoliennes avait été validé en 2014 par la Conférence Régionale Mer et Littoral de Bretagne, puis par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Le choix avait été fait car le secteur est représentatif des conditions de mer de l’essentiel du marché mondial pour l’éolien flottant. Les infrastructures existent dans le Grand Ouest pour accueillir les activités de construction, d’assemblage et de maintenance. Eolfi et RTE, les porteurs du projet insistent sur la concertation. Des propos que Claire Ferras-Douxami ne valide pas : « Aucune des associations de la presqu’île, ni des communes du grand site dunaire n’a été sollicitée.
Pourtant le site de Kerhellegant, situé à Plouharnel, a finalement été choisi, et validé par le préfet. Nous avons des territoires attractifs, il ne faudrait pas les dénaturer en installant des éoliennes si proches de nos côtes. Tient-on compte de la protection des sites Natura 2000, qu’en sera-t-il du label grand site de France ? Les photos montages que l’on nous présente minimisent l’impact visuel. Nous ne sommes pas hostiles à ce projet, mais nous demandons que les éoliennes soient plus éloignées de la côte ».
Appel à la mobilisation
Pour la fédération des associations, l’argument d’Eolfi, qui explique que la position est un compromis entre le souhait de ne pas trop impacter le paysage et la simplicité pour la maintenance, ne tient pas. « On nous dit que ces éoliennes représentent une ferme pilote mais que les projets finaux seront plus éloignés, ajoute la vice-présidente. Il serait donc beaucoup plus judicieux de faire des essais en condition réels. De plus aujourd’hui on nous parle de quatre éoliennes mais qui nous assure que ce chiffre ne changera pas ». La fédération veut donc mobiliser la population avant que le projet ne soit définitivement celé. « Si l’opinion publique se réveille, on peut faire des merveilles ».
17/04/17 : Quiberon. Eoliennes flottantes : les associations inquiètes
Suite à la réunion publique de présentation du projet de construction d'une ferme éolienne flottante, entre Groix et Belle-Ile-en-Mer, qui a eu lieu mardi dernier à Quiberon, Claire Ferras-Douxami, la vice-présidente de la Fédération des associations de protection de la baie de Quiberon et du Grand-site dunaire, espère une mobilisation de la population : « Nous ne sommes pas hostiles à ce projet mais nous demandons que les éoliennes soient plus éloignées des côtes ». Pour la fédération des associations, l'argument d'Eolfi (l'un des porteurs du projet avec RTE), qui explique que la position est un compromis entre le souhait de ne pas trop impacter le paysage et la simplicité pour la maintenance, ne tient pas.
http://www.letelegramme.fr/morbihan/quiberon-eoliennes-flottantes-les-associations-inquitetes-17-04-2017-11478041.php?cx_tag=behavioral&cx_navSource=CxRecPourVous&cx_artPos=0

16/04/17 : Eoliennes flottantes. Un projet expérimental pour Groix 
Une réunion d'information publique, dans le cadre réglementaire de la procédure de concertation, a été organisée jeudi 13 avril, par EOLFI, société lauréate de l'appel à projet de l'ADEME. Sous la surveillance de M. Bruno de Trémiolles, garant de la concertation publique, en présence du maire D. Yvon, et de RTE, chargée du raccordement électrique, le public a pu obtenir réponse à toutes les questions posées. La ferme pilote de quatre éoliennes flottantes, installée dans une zone repérée pour ses caractéristiques (fond sédimentaire notamment) située à 13 km de Groix, et 19 de Belle-Ile, a une vocation d'expérimentation. Et il n'est pas prévu, à terme d'y installer une ferme commerciale. Cette zone a été validée par l'ensemble des interlocuteurs (pêcheurs, natura 2000, préfecture). Aucune nuisance n'a été révélée lors de l'étude d'impact. Le montage des éoliennes se fera en zone portuaire. L'atterrage des câbles aura lieu dans la commune de Plouharnel, sur une zone déjà artificialisée (parking).
Projet pionnier attractivité et fiscalité
Avec une meilleure stabilité des vents, et donc un meilleur rendement, avec pas ou peu de nuisance visuelle, l'éolien flottant est une des pistes technologiques d'avenir. Avec la taxe sur l'éolien en mer, en partie reversée aux communes, et une fréquentation accrue lors des opérations, Groix devrait tirer profit de ce projet pilote.
Pratique
Permanence publique le mercredi 3 mai de 10 h à 12 h, à la mairie.
http://www.letelegramme.fr/morbihan/ile-de-groix/eoliennes-flottantes-un-projet-experimental-16-04-2017-11477624.php

14/04/17 : Eoliennes flottantes 
Présentation du projet par Eolfi et RTE.
Il a été précisé que le raccordement se fera sur la commune de Plouharnel. Pas d’emplois à prévoir pour Groix donc. Aucune nuisance à craindre ici et même pas visuelle car la vue ne sera pas vraiment agressée. D’ailleurs, là où sont déjà implantées d’autres éoliennes en mer, le prix du foncier est resté stable. La puissance est trop importante pour que Groix puisse bénéficier de cette production. Si l’endroit choisi est idéal pour une expérimentation, il ne permettra pas l’installation d’une ferme plus importante compte tenu des obligations de préservation des sites littoraux. La démolition est prévue et budgétée après 20 ans.
Une permanence aura lieu en mairie le 3/5
(Eoliennes flottantes et questions lorientaises
Lors de la réunion de février à Lorient, des questions pertinentes avaient été posées. Réponses ici : https://www.lorient-agglo.fr/fileadmin/user_upload/Portail_cap/actualites/PDF/EOLFI-Reunion_publique_Lorient_14022017_-_CR_v2.pdf)
http://ile-de-groix.info/blog/spip.php?article12238

13/04/17 : Quiberon. Le projet d’éoliennes flottantes a été présenté

Une quarantaine de personnes a assisté, mardi soir, à la réunion publique sur le projet d’éoliennes flottantes situé entre Groix et Belle-Ile. Le site de Kerhellegant, à Plouharnel, a finalement été choisi et validé par le préfet.
« Ce site a été sélectionné en 2014, après concertation avec différents acteurs du territoire, dont les pêcheurs. Après toutes les démarches auprès de l’État, et l’appel à projet, nous avons été sélectionnés pour le développement, la construction, et l’exploitation de la ferme éolienne », a détaillé Thierry Daugeron, chef de projet senior chez Eolfi.
Quatre éoliennes
Quatre éoliennes flottantes de grande puissance, de 6 mégawatts chacune, vont donc être installées sur des fonds de 60 à 70 m. Situées à 12 km de Groix, 18 km de Belle-Ile, et 25 km de Quiberon, elles pourront alimenter trente mille foyers, hors chauffage. Réseau de transport d’électricité (RTE) est chargé du raccordement au Réseau public de transport.
« Le site de Kerhellegant, situé à Plouharnel, a finalement été choisi, et validé par le préfet. Si 25 km de câbles seront nécessaires en mer, seulement 4 km seront mis en place à terre, et pour une puissance de 63 000 volts. Le budget de cette partie représente 30 à 35 millions d’euros », a expliqué Hervé Macé, responsable de projets à RTE. La ferme éolienne a, quant à elle, une enveloppe de 200 millions d’euros. Les partenaires du projet estiment sa mise en service en 2020.
Une permanence publique pour rencontrer les maîtres d’ouvrage aura lieu mercredi 10 mai, à 18 h, à la maison des associations.
http://www.ouest-france.fr/bretagne/quiberon-56170/quiberon-le-projet-d-eoliennes-flottantes-ete-presente-4927166

12/04/17 : Des pieux à terre avant les éoliennes en mer
Avant de construire son parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, Engie (ex GDF Suez) va tester l’implantation des pieux sur la terre ferme, près de Dieppe.
Un consortium mené par Engie (ex-GDF-Suez) a remporté, en mai 2014, l’appel d’offres sur la construction de parcs éoliens en mer, au large du Tréport et de Dieppe, et des îles d’Yeu et de Noirmoutier.

12/04/17 : Découvrez le projet « Les Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion » au large de Le Barcarès et de Leucate
Le projet Les Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion est porté par un consortium regroupant ENGIE, EDPR et la Caisse des Dépôts et Consignations. RTE, qui assurera le raccordement au réseau de transport d’électricité terrestre, est co-maître d’ouvrage.
Le parc comportera 4 éoliennes d’une puissance de 6 MW installées dans le Golfe du Lion, au large de Leucate et de Le Barcarès. Il vise à tester, en conditions réelles, l’ensemble des technologies déployées. Le coût de construction du parc et de son raccordement électrique, incluant les coûts de développement, est estimé à 180 M€.
La Commissions Nationale du Débat Public (CNDP) a estimé qu’il n’y a plus lieu de débattre de son opportunité, le projet ayant été lauréat d’un appel à projets de l’ADEME en novembre 2016.
Ce projet a d’ores et déjà fait l’objet d’une concertation approfondie avec les acteurs institutionnels depuis 2015. Considérant que le projet contribue au développement des énergies renouvelables en France et revêt un intérêt national, qu’il présente d’importants enjeux socio-économiques mais que ses impacts sur l’environnement et l’aménagement du territoire apparaissent limités en l’état actuel, la Commission a décidé d’organiser une concertation sous l’égide d’une garante, Madame Claude BREVAN.
La Commission nationale du débat public :
Créée en 1995 par la loi Barnier, autorité indépendante depuis 2002, la Commission nationale du débat public veille au respect de la participation du public à l’élaboration des projets d’aménagement ou d’équipement qui ont un impact sur l’environnement et qui présentent de forts enjeux socioéconomiques.
La CNDP est une instance collégiale de 25 membres (parlementaires, élus locaux, membres du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, des tribunaux administratifs, représentants des associations, du patronat, des syndicats…). La diversité de ses membres est une garantie d’indépendance et de neutralité. La CNDP porte les valeurs du débat public : transparence, rigueur, impartialité et loyauté de la procédure, afin de contribuer à légitimer les décisions.

10/04/17 : La lutte continue pour les anti-éoliens du Tréport
Le Tréport. Les opposants au parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport ont revu leurs arguments et lancent de nouvelles démarches.
Créée il y a dix ans suite à l’annonce de l’implantation d’une usine de 62 éoliennes géantes de 8 mégawatts sur une surface de 90 km² à 15 km en mer au large du Tréport, l’association « Sans offshore à l’horizon » est plus que jamais opposée au projet.
« Après deux débats publics qui n’auront servi à rien, la société Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport (EMDT), aveugle et sourde, poursuit l’instruction du dossier. La proposition de zones alternatives maintes fois réitérée par les comités de pêche de Haute-Normandie et du Nord-Picardie n’a même pas été regardée au prétexte qu’il n’était pas possible de la modifier sans remettre en cause la totalité du projet et l’appel d’offres. EMDT exclut toute concertation avec les professionnels de la pêche depuis l’origine », dénonçait le président Gérard Bilon, le vendredi 7 avril en assemblée générale.
Pour se faire entendre, dénoncer la situation et tenter de mettre un terme au projet, l’association va placer son action sur le plan juridique.
Le mastodonte Siemens
« Une plainte est en cours d’élaboration pour être déposée à la Commission européenne. Nos arguments, les aides de l’État ne sont pas déclarées. Son travail devrait étoffer nos recours nationaux contre l’autorisation définitive attribuée au promoteur », ajoutait-il.
Après « la débâcle » d’Areva, la grande filière exportatrice d’éoliennes offshore sera allemande. Le constructeur et décideur, le mastodonte Siemens. « Sa filiale Adwen aurait déposé les demandes de permis de construire pour deux usines sur le port du Havre, sans préciser leur fonction. Le nombre d’emplois, envisagé à 750, est donc incertain. »
Objectivité en cause
En outre, EMDT a réalisé à ses frais, une étude d’impact sur l’environnement maritime. « Le consortium est juge et partie, ces études n’ont pour but que de minimiser l’importance des activités pêche, tourisme, commerce et celle des impacts négatifs comme l’impact visuel. Il ne faut pas se faire d’illusion sur l’objectivité des conclusions qui seront présentées à l’enquête publique », estimait Gérard Bilon.
Après l’annonce d’EMDT du dépôt des demandes d’autorisation en préfecture en avril et l’enquête publique au début 2018, l’association dénonce un passage en force du promoteur. « Une loi a été précipitamment votée pour créer l’autorisation unique, le recours unique et la réduction des délais de recours de six à quatre mois. »
Mélenchon interpellé
Quant aux perspectives dans le contexte d’élection présidentielle, pour Gérard Bilon, il est peu probable que cela change les choses. La maire PCF Laurent Jacques a rappelé qu’il n’était pas opposé à l’énergie éolienne, mais dans ce cas de figure « oui », puisque ce projet menace plusieurs pans de l’économie locale. « L’idée est de faire bouger la zone d’implantation afin de garantir l’activité pêche au Tréport », indiquait-il. L’élu a précisé que lors de la venue de Jean-Luc Mélenchon sur le territoire, un candidat favorable au développement de l’éolien, il lui avait « expliqué qu’installer des éoliennes dans une zone de pêche allait faire mourir toute une activité. Cette éventualité l’a interpellé et il en a pris acte. »

07/04/17 : Eolien offshore: Royal débloque le dossier du parc de l’Île d’Oléron
A deux reprises, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, a confirmé la réalisation du parc offshore au large de l’île d’Oléron (Charente-Maritime): le 23 novembre dernier tout d’abord en l’inscrivant dans un nouvel appel d’offres et le 22 mars au Salon Seanergy du Havre.
S’il n’avait pas été retenu lors du dernier appel d’offres relatif aux «installations éoliennes de production d’électricité en mer», ce projet n’est donc pas enterré. Ségolène Royal a mandaté, en fin d’année 2016, le Préfet maritime de l’Atlantique, celui de la région Nouvelle-Aquitaine et le Préfet de Charente-Maritime pour «poursuivre les consultations locales et définir, en concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire et le public, un périmètre précis pour le développement d’un parc éolien en mer posé et son raccordement au réseau public de transport d’électricité».
Un chantier à 2 milliards
Depuis maintenant quatre ans, l’énergéticien WPD Offshore travaille sur ce dossier qui fait aujourd’hui pratiquement l’unanimité de la part des élus impliqués. Le projet dans son ensemble table sur l’immersion de 60 à 80 éoliennes. Elles seront situées à une quinzaine de kilomètres au large du port de la Cotinière, au sud-ouest de l’île, sur un périmètre d’une centaine de kilomètres carrés. Les machines culmineront à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer et reposeront à 30 mètres de profondeur. «Nous devrons conduire des études de sol pour savoir le type d’amarrage que nous utiliserons. Les mâts seront soit ancrés via des pieux enfoncés à 10 voire 15 mètres de profondeur, soit posés dans des socles en béton précontraint», suggère Vincent Balès, directeur général de WPD France. À terme, le parc délivrera une puissance de 500 MW, soit la consommation en électricité de 650 000 personnes, l’équivalent de la consommation domestique de la Charente-Maritime.
© WPD Offshore - La carte de localisation du projet.
Outre son investissement colossal, 2 milliards d’euros, ce dossier est également présenté comme un levier économique considérable pour le territoire. Ainsi, Pascal Massicot, président de la communauté de communes d’Oléron précise que le parc «générera près de 2000 emplois directs pour la construction et plus de 100 emplois locaux en exploitation».
Alors que des réunions publiques ont été organisées sur le territoire en début d’année, il faudra attendre mars 2018 pour connaître les résultats de l’appel d’offres. Quant au démarrage des études d’impact et de faisabilité, il est imminent. Le parc pourrait entrer en service à l’horizon 2023.
http://www.lemoniteur.fr/article/eolien-offshore-royal-debloque-le-dossier-du-parc-de-l-ile-d-oleron-34377179

06/04/17 : Occitanie : Découvrez le projet « Les Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion » au large de Le Barcarès et de Leucate
Le projet Les Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion est porté par un consortium regroupant ENGIE, EDPR et la Caisse des Dépôts et Consignations. RTE, qui assurera le raccordement au réseau de transport d’électricité terrestre, est co-maître d’ouvrage.
Le parc comportera 4 éoliennes d’une puissance de 6 MW installées dans le Golfe du Lion, au large de Leucate et de Le Barcarès. Il vise à tester, en conditions réelles, l’ensemble des technologies déployées. Le coût de construction du parc et de son raccordement électrique, incluant les coûts de développement, est estimé à 180 M€.
La Commissions Nationale du Débat Public (CNDP) a estimé qu’il n’y a plus lieu de débattre de son opportunité, le projet ayant été lauréat d’un appel à projets de l’ADEME en novembre 2016.
Ce projet a d’ores et déjà fait l’objet d’une concertation approfondie avec les acteurs institutionnels depuis 2015. Considérant que le projet contribue au développement des énergies renouvelables en France et revêt un intérêt national, qu’il présente d’importants enjeux socio-économiques mais que ses impacts sur l’environnement et l’aménagement du territoire apparaissent limités en l’état actuel, la Commission a décidé d’organiser une concertation sous l’égide d’une garante, Madame Claude BREVAN.
La Commission nationale du débat public :
Créée en 1995 par la loi Barnier, autorité indépendante depuis 2002, la Commission nationale du débat public veille au respect de la participation du public à l’élaboration des projets d’aménagement ou d’équipement qui ont un impact sur l’environnement et qui présentent de forts enjeux socioéconomiques.
La CNDP est une instance collégiale de 25 membres (parlementaires, élus locaux, membres du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, des tribunaux administratifs, représentants des associations, du patronat, des syndicats…). La diversité de ses membres est une garantie d’indépendance et de neutralité. La CNDP porte les valeurs du débat public : transparence, rigueur, impartialité et loyauté de la procédure, afin de contribuer à légitimer les décisions.. www.debatpublic.fr.
https://www.le-journal-catalan.com/decouvrez-le-projet-les-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion-au-large-de-le-barcares-et-de-leucate/41160

06/04/17 : Quel avis sur les éoliennes off-shore ?
La question des éoliennes au large de Berck et du Touquet n’a pas encore fait l’objet de déclaration publique de la part du GDEAM. « Nous avons besoin de compétences internes pour appréhender le dossier », explique le directeur Marc Everard, c’est pourquoi nous n’avons pas encore pris de position sur le sujet. » On se souvient que l’association a contribué à bloquer le projet d’extension du parc de Widehem.
http://www.lavoixdunord.fr/144221/article/2017-04-06/quel-avis-sur-les-eoliennes-shore


06/04/17TESTER DES ÉOLIENNES FLOTTANTES : LE PROJET DE DEUX ENTREPRISES
Le groupe Nass&Wind, spécialisé dans la production d'énergie renouvelable, et l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer) ont annoncé unir leurs compétences pour concevoir ROTOR, une plate-forme permettant de tester les concepts d'éoliennes flottantes en bassins d'essais.
Dans un communiqué, l'Ifremer explique que dans le sillage de l'éolien offshore fixe, la filière éolienne offshore flottante française est en plein essor et dans une forte dynamique de développement.
L'objectif de la France dans ce domaine est ambitieux :faire de l'éolien offshore flottant une véritable filière d'excellence avec un potentiel considérable de croissance à l'international. L'éolien flottant est en effet considéré comme l'une des solutions pour réussir la transition énergétique française.
Selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), son potentiel est évalué à six gigawatts d'ici 2030. Dans ce contexte, un appel à projets a été lancé par l'ADEME mi-2015 : quatre consortium ont été sélectionnés le 3 novembre 2016 pour le développement de fermes pilotes éoliennes flottantes.
Des expertises complémentaires
« Le projet ROTOR, soutenu par la région Bretagne, est une nouvelle étape dans les développements communs menés par Nass&Wind Industrie et Ifremer depuis 2008 dans l'éolien flottant. C'est le mariage parfait entre deux expertises complémentaires », explique Dominique Le Roux, co-pilote du projet et ingénieur au Laboratoire Comportement des Structures en Mer du Centre Ifremer Bretagne à Brest. Nass&Wind dispose de compétences avérées dans l'éolien, dans l'architecture navale et dans le contrôle-commande des machines. L'Ifremer apportera son savoir-faire dans l'analyse hydrodynamique et aérodynamique en bassin d'essai, dans la conception mécanique et électronique ainsi que dans l'instrumentation.
Au terme du projet, fin 2017, Nass&Wind Industrie et l'Ifremer disposeront ainsi de moyens d'essais en bassin permettant de tester, d'optimiser et de qualifier tous les systèmes éoliens flottants équipés de turbine à axe horizontal en cours de développement. Ces innovations s'appuieront sur une méthodologie de mise en oeuvre et une maquette de turbine adaptable à tous projets éoliens flottants quel que soit le type de flotteur et la stratégie de contrôle-commande pour des puissances de turbines allant de 6 à 10 MW.
Une maquette d'éolienne flottante à taille réduite, avec un rotor de 3 mètres de diamètre environ, sera conçue, construite et ensuite testée en octobre 2017 au bassin d'essai du Centre Ifremer Bretagne à Brest. La maquette sera constituée d'une structure flottante modulaire et d'une turbine permettant le test de systèmes de régulation de puissance et de vitesse, en intégrant directement les stratégies de contrôle-commande des constructeurs de turbines. Chacune des pales de la turbine pourra en outre être orientée autour de son axe de façon indépendante.
« La complexité du couplage entre la structure et la turbine sous les effets conjugués du vent et des vagues pourra être testée à échelle réduite et permettre ainsi la validation des lois de contrôle-commande », souligne Cyril Bourgoin, pilote du projet chez Nass&Wind Industrie.
Cette maquette sera également équipée d'une batterie de capteurs. Les données ainsi acquises lors des essais permettront d'alimenter les modèles numériques pour la conception et l'optimisation des éoliennes flottantes à taille réelle.
http://www.rse-magazine.com/Tester-des-eoliennes-flottantes-le-projet-de-deux-entreprises_a2135.html
http://www.economiematin.fr/news-eolienne-flottante-test-energie-renouvelable-france-entreprise-rse

05/04/17 : Éoliennes flottantes à Groix et Belle-Ile. Trois nouvelles réunions publiques

Eolfi, qui assure le développement, la construction et l'exploitation de la ferme éolienne flottante de Groix et Belle-Île, et RTE, chargé de son raccordement électrique, poursuivent la concertation sur ce projet auprès du public.
Installation de quatre éoliennes grande puissance
À ce titre, les deux maîtres organisent des réunions publiques de présentation du projet les 11, 12 et 13, à Quiberon, Belle-Île-en-Mer (Le Palais) et Groix (jeudi 13, à 18 h 30, à la salle des Fêtes). Le projet consiste en l'installation, entre Groix et Belle-Ile et par 60 à 70 mètres de fond, de quatre éoliennes de grande puissance (6 MW chacune) sur des flotteurs spécialement conçus pour des conditions de mer océaniques.
Des permanences locales, qui permettront des échanges plus individualisés avec Eolfi et RTE, sont également prévues durant la concertation publique, à la mi-mai. Elles se dérouleront sur différentes communes, dans la continuité des réunions publiques (voir en pièce jointe les modalités pratiques, également disponibles sur les sites internet du projet : www.eoliennes-groix-belle-ile.com/concertation-publique/#agenda et de RTE).
http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/eoliennes-flottantes-a-groix-et-belle-ile-trois-nouvelles-reunions-publiques-05-04-2017-11463376.php

04/04/17 : Une nouvelle génération d'éoliennes marines flottantes

La première éolienne marine française est en construction et sera mise en service d'ici à la fin de l'année. Il s'agit d'une éolienne flottante conçue par Ideol, start-up de La Ciotat. La jeune entreprise s'est alliée à Bouygues Travaux Publics pour la construction de sa fondation flottante en ciment, sa spécialité, et à l'École centrale de Nantes, qui a mis à disposition sa plate-forme d'essais en mer au large du Croizic, en Loire-Atlantique.
Ideol a par ailleurs été retenu comme l'un des quatre projets de fermes pilotes d'éoliennes flottantes attribués par le gouvernement, celle prévue au large de Gruissan, en Méditerranée. Il est associé au producteur d'énergie Quadran, qui a choisi son flotteur en béton.
Ideol, créé par Paul de La Guérivière et Pierre Coulombeau, est également présent sur le marché japonais. Hitachi Zosen lui a confié le design et l'ingénierie de la fondation de deux démonstrateurs, l'un en acier (en construction actuellement), l'autre en béton. Enfin, l'entreprise a aussi signé des accords avec le groupe taïwanais China Steel pour des parcs prévus pour 2019 et, il y a quelques jours, avec le britannique Atlantis Resources pour développer 1,5 gigawatt de projets éoliens flottants au Royaume-Uni, dont une première tranche de 100 MW d'ici à 2021.
Après avoir pris beaucoup de retard dans l'éolien maritime "posé" (c'est-à-dire arrimé au fond), freiné par de nombreux recours d'associations, la France pourrait bien combler cette lacune grâce à l'éolien flottant. Les machines peuvent être installées au-delà de 40 mètres de profondeur, la limite pour l'éolien posé, ce qui réduit la pollution visuelle.
Le flotteur d'Ideol a la particularité d'être en béton et d'avoir la forme d'un anneau carré de 36 mètres de côté sur 9,50 mètres de haut avec une ouverture centrale. À l'intérieur, le ballottement de l'eau s'oppose au mouvement du flotteur provoqué par la houle et équilibre l'ensemble arrimé au fond par des filins. Moins cher à construire, trois fois plus léger que celui de ses concurrents qui préfèrent l'acier, l'équipement doit encore faire la preuve de sa compétitivité par rapport aux autres solutions et de la viabilité économique de l'éolien flottant.
C'est l'objet du projet Floatgen qui sera exploité dans deux ans. L'entreprise, qui emploie 60 personnes, a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 2,8 millions et dégagé un résultat net de 860.000 euros. Elle table sur 4 millions pour 2016. Mais les perspectives sont plus importantes pour les prochaines années. Paul de La Guérivière évalue le marché potentiel des fondations d'éoliennes flottantes en France, au Japon et au Royaume-Uni, à 20 milliards d'euros.
http://www.rtflash.fr/nouvelle-generation-d-eoliennes-marines-flottantes/article

03/04/17 Les énergies marines en France, où en est-on ?
Ce sujet, qui a été abordé mercredi dernier aux Assises des énergies marines renouvelables dans la ville du Havre, laisse encore de nombreuses interrogations, tant chez les professionnels que chez les particuliers.
Pas encore d’éoliennes off-shore en France
À côté de quelques pays voisins, la France affiche un certain retard en matière d’énergie marine renouvelable. On peut bien sûr évoquer les éoliennes en mer, dont les piliers sont fixés sur les fonds marins. À l’heure actuelle, il s’agit de la technologie la plus à la pointe en matière énergétique renouvelable. Si la France n’en possède aucune, nos voisins européens, eux, en compte au total près de 2 500, dont 1 300 rien qu’au Royaume-Uni (aux larges des côtes des différentes îles et dans la mer du Nord).
Produire sa propre électricité ou son chauffage par le biais des énergies renouvelables est désormais accessible aux particuliers en installant des panneaux solaires, par exemple.
Pourquoi la France ne s’est-elle pas encore équipée d’éolien marin ? Bonne question puisque l’Hexagone et ses DOM et ses TOM comptabilise au total 11 millions de km² d’espace maritime et les kilomètres de côtes se comptent en milliers. Cela en fait, derrière les États-Unis, le deuxième pays possédant le plus grand espace maritime.
Des projets audacieux chez nos voisins
De leur côté, des compagnies d’énergie danoises, allemandes et néerlandaises – dont les pays sont déjà avancés sur le plan des énergies maritimes – ont pour projet la création d’une île artificielle de 6 km² au beau milieu de la mer du Nord. Sur cette île sera installé un immense parc éolien qui sera à même de produire environ 30 000 mégawatts d’électricité dans le but d’alimenter 80 millions de personnes, soit la moitié du potentiel du parc nucléaire français. Ce projet ambitieux et pharaonique a été discuté lors des Assises des énergies maritimes renouvelables du Havre mercredi dernier.
Des projets également en France, malgré le retard
Malgré le potentiel de que présente l’espace maritime français, le pays reste en retrait, même vis-à-vis du voisin allemand, qui possède de maigres côtes en comparaison. Mais la France veut faire des efforts : plusieurs projets de parcs éoliens sont en cours d’appel d’offre au large de la Bretagne, de la Normandie et de la Vendée.
Au total, 8 parcs sont en projet. À raison de 500 mégawatts de puissance chacun, en 2023, l’Hexagone serait alors doté de 3 000 mégawatts supplémentaires. Cela peut paraître beaucoup, pourtant, le Grenelle de l’environnement de 2007 visait l’objectif apparemment trop ambitieux de 6 000 mégawatts de plus en 2020, soit le double de ce qui est prévu et en moins de temps.
Mais l’énergie marine renouvelable ne concerne pas que les éoliennes. En effet, la France utilise également des technologies telles que l’énergie marémotrice, houlomotrice ou l’énergie thermique de la mer. Les hydroliennes et les éoliennes flottantes viennent compléter la famille des éoliennes marines. Au final, de nombreuses solutions existent sur terre comme sur mer pour produire de l’énergie proprement et en grande quantité. Qu’attendons-nous ?

03/04/17Eoliennes en mer : y a-t-il des bombes dans la baie de Saint-Brieuc?
Depuis ce lundi matin, Ailes Marines, le porteur de projet du parc éolien en mer de Saint-Brieuc, cherche des bombes! Il s'agit d'identifier la présence potentielles de munitions non-explosées issues des deux guerres mondiales.
Le bateau va explorer les 75 km² du futur parc éolien pendant une dizaine de jours. Équipé d'un sonar et de magnétomètres, des appareils capables de détecter des métaux dans les fonds marins, ce navire peut repérer des obus, des mines, des munitions voire des épaves de navires ou des bombardiers engloutis.
Sécuriser la zone du futur parc
Il s'agit pour Ailes Marines de sécuriser la zone de son futur parc avant le début d'une campagne de carottage prévue en juin. Des prélèvements de sédiments jusqu'à 50 mètres de profondeur vont en effet être effectués à l'emplacement des 62 éoliennes géantes. Même si le risque de trouver des engins explosifs dans la baie de Saint-Brieuc est négligeable, le porteur du projet préférerait donc éviter de tomber sur une bombe non-explosée au fond de la mer...
Le parc de la baie de Saint-Brieuc composé de 62 éoliennes devrait produire selon Ailes Marines 1850 GWh par an, "l'équivalent de la consommation annuelle d'électricité de 850 000 habitants". Sa construction est programmée fin 2018 mais les recours des opposants devraient la repousser de 2 ans environ.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/eoliennes-en-mer-y-t-il-des-bombes-dans-la-baie-de-saint-brieuc-1491231268

01/04/17Eolien offshore en France : LOC Group désigné en tant qu'expert technique maritime
Le spécialiste en ingénierie maritime LOC Group a annoncé au début de mois de mars avoir été sélectionné pour des services d'expertise maritime complets pour les premiers parcs éoliens offshores qui vont être érigés dans les eaux françaises.
Garantir la conception et le bon déroulement de la construction
Les travaux concernent trois sites offshores individuels : le parc éolien de Fécamp (498 MW), de Courseulles-sur-Mer (450 MW) et de Saint-Nazaire (480 MW). Le développement des trois sites a été confié à un consortium dirigé par EDF Énergies Nouvelles et Enbridge. Le groupe LOC travaille avec ce consortium pour offrir des conseils préalables quant aux travaux de conception et afin d'assurer la sécurité du processus de construction.
Le gouvernement français cherche activement à développer l'éolien offshore dans le pays, il est donc désireux de sélectionner des entreprises des secteurs industriels et maritimes basés en France. L'équipe de LOC, basée à Paris, est composée de professionnels hautement qualifiés et bilingues, ce qui en fait le partenaire idéal pour les prestations de services d'expertise maritime sur les trois parcs éoliens. L'équipe travaille en étroite collaboration avec EDF Énergies Nouvelles en vue de conseiller la compagnie sur le transport et l'installation des différentes turbines et afin de veiller à ce que toutes les procédures respectent les normes requises par l'expert technique maritime.
Dans le cadre de son offre de service, le groupe LOC a pris en compte les différentes conditions environnementales et la profondeur d'eau sur chaque site. Le forage initial a ainsi révélé des conditions de sol très différentes, le site de Saint-Nazaire a en effet un fond de mer dur quand celui de Courseulles-sur-Mer en dispose d'un plus tendre, composé principalement d'argile et de calcaire, le sol de Fécamp, quant à lui, est à base de craie. Par conséquent, les 83 turbines de Fécamp utiliseront des fondations gravimétriques, tandis que les deux autres sites utiliseront des fondations monopoles pour les turbines.
« Ces premières turbines à ériger en eaux françaises sont des projets importants pour le développement de l'industrie éolienne offshore en France » déclare Hugues Delanoue, directeur Général de LOC France. « Nous sommes fiers d'offrir un examen technique complet et indépendant ainsi que l'approbation des opérations de construction et de transport sur l'ensemble du contrat. L'équipe de LOC Paris conseille et contribue également à l'examen préliminaire pour la prochaine ronde d'appels d'offres qui concernera les fondations et les stations offshores. »
L'éolien flottant arrive
R.V. Ahilan, le directeur du groupe Renewables Advisory & Energy Technology chez LOC, précise que la France a l'intention d'installer 6 GW de parcs éoliens d'ici à 2020 et que le pays va ainsi jouer un rôle de premier plan dans le développement des opportunités dans l'éolien flottant. Sur ce marché, les ingénieurs de l'équipe de LOC Paris spécialisés dans l'offshore sont bien placés pour prendre part au développement de cette industrie dans l'Hexagone.
À ce jour, LOC a agi en qualité d'expert technique maritime sur plus de 1 000 grands projets d'infrastructures énergétiques de tous types, ainsi que dans des milliers d'autres plus petites opérations maritimes.
http://www.les-smartgrids.fr/emplois-industries-et-marches/01042017,eolien-offshore-en-france-loc-group-designe-en-tant-qu-expert-technique-maritime,2118.html

01/04/17 : Eolien en mer : la signature pour le parc offshore de Saint-Nazaire est imminente
Les éoliennes ne tournent pas encore au large de Saint-Nazaire, l’usine de nacelles et turbines implantée à Montoir-de-Bretagne, si. Elle a été lancé en septembre et s’occupe jusqu’en 2018 de la production des nacelles et turbines de 68 Haliade pour un méga-parc éolien offshore en mer du Nord, face aux côtes allemandes, et vient de décrocher celles de trois éoliennes Haliade pour un parc pilote situé sur les côtes chinoises ; les pales seront fabriquées au Danemark et les mats sur place, en Chine.
Par ailleurs la Préfecture de Loire-Atlantique a annoncé le 23 mars que « les conventions de concession sur le domaine public maritime sont aujourd’hui stabilisées, leur signature est désormais imminente ».
http://www.breizh-info.com/2017/04/01/66315/eolien-mer-signature-parc-offshore-de-saint-nazaire-imminente

31/03/17 : Tester des éoliennes flottantes : le projet de deux entreprises
Le groupe Nass&Wind, spécialisé dans la production d'énergie renouvelable, et l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer) ont annoncé unir leurs compétences pour concevoir ROTOR, une plate-forme permettant de tester les concepts d'éoliennes flottantes en bassins d'essais.
Dans un communiqué, l'Ifremer explique que dans le sillage de l'éolien offshore fixe, la filière éolienne offshore flottante française est en plein essor et dans une forte dynamique de développement.
L'objectif de la France dans ce domaine est ambitieux : faire de l'éolien offshore flottant une véritable filière d'excellence avec un potentiel considérable de croissance à l'international. L'éolien flottant est en effet considéré comme l'une des solutions pour réussir la transition énergétique française.
Selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), son potentiel est évalué à six gigawatts d'ici 2030. Dans ce contexte, un appel à projets a été lancé par l'ADEME mi-2015 : quatre consortium ont été sélectionnés le 3 novembre 2016 pour le développement de fermes pilotes éoliennes flottantes.
Des expertises complémentaires
« Le projet ROTOR, soutenu par la région Bretagne, est une nouvelle étape dans les développements communs menés par Nass&Wind Industrie et Ifremer depuis 2008 dans l'éolien flottant. C'est le mariage parfait entre deux expertises complémentaires », explique Dominique Le Roux, co-pilote du projet et ingénieur au Laboratoire Comportement des Structures en Mer du Centre Ifremer Bretagne à Brest. Nass&Wind dispose de compétences avérées dans l'éolien, dans l'architecture navale et dans le contrôle-commande des machines. L'Ifremer apportera son savoir-faire dans l'analyse hydrodynamique et aérodynamique en bassin d'essai, dans la conception mécanique et électronique ainsi que dans l'instrumentation.
Au terme du projet, fin 2017, Nass&Wind Industrie et l'Ifremer disposeront ainsi de moyens d'essais en bassin permettant de tester, d'optimiser et de qualifier tous les systèmes éoliens flottants équipés de turbine à axe horizontal en cours de développement. Ces innovations s'appuieront sur une méthodologie de mise en oeuvre et une maquette de turbine adaptable à tous projets éoliens flottants quel que soit le type de flotteur et la stratégie de contrôle-commande pour des puissances de turbines allant de 6 à 10 MW.
Une maquette d'éolienne flottante à taille réduite, avec un rotor de 3 mètres de diamètre environ, sera conçue, construite et ensuite testée en octobre 2017 au bassin d'essai du Centre Ifremer Bretagne à Brest. La maquette sera constituée d'une structure flottante modulaire et d'une turbine permettant le test de systèmes de régulation de puissance et de vitesse, en intégrant directement les stratégies de contrôle-commande des constructeurs de turbines. Chacune des pales de la turbine pourra en outre être orientée autour de son axe de façon indépendante.
« La complexité du couplage entre la structure et la turbine sous les effets conjugués du vent et des vagues pourra être testée à échelle réduite et permettre ainsi la validation des lois de contrôle-commande », souligne Cyril Bourgoin, pilote du projet chez Nass&Wind Industrie.
Cette maquette sera également équipée d'une batterie de capteurs. Les données ainsi acquises lors des essais permettront d'alimenter les modèles numériques pour la conception et l'optimisation des éoliennes flottantes à taille réelle.
http://www.rse-magazine.com/Tester-des-eoliennes-flottantes-le-projet-de-deux-entreprises_a2135.html

28/03/17 : Arrêté du 28 mars 2017 portant déclaration d'utilité publique d'un ouvrage de transport d'électricité
Par arrêté de la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, en date du 28 mars 2017, sont déclarés d'utilité publique, en vue de l'institution de servitudes, les travaux de création d'une liaison électrique à deux circuits à 225 000 volts sous-marine et souterraine entre le poste de livraison Baie de Saint-Brieuc de la société Ailes Marines SAS et le poste RTE de La Doberie sur le territoire des communes d'Erquy, Hénansal et Saint-Alban, dans le département des Côtes-d'Armor.
Le présent arrêté emporte mise en compatibilité des documents d'urbanisme des communes d'Erquy, Hénansal et Saint-Alban dans le département des Côtes-d'Armor, conformément aux dossiers soumis à l'enquête publique. Il sera fait application des articles R. 153-20 et suivants du code de l'urbanisme pour l'exécution des mesures de publicité, d'information et de mise à jour.
Le maître d'ouvrage mettra en œuvre les mesures d'évitement, de réduction et de compensation des impacts du projet sur l'environnement et les mesures de suivi annexées au présent arrêté.
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/3/28/DEVR1709832A/jo/texte

27/03/17 : Une ambition renouvelée pour l’éolien en mer
Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à Cherbourg-en-Cotentin, le 23 mars 2017, pour la pose de la première pierre de l'usine de construction de pales d’éoliennes en mer. Ce projet industriel devrait permettre l’emploi de 500 personnes sur site et la création de 2000 emplois indirects.
Le développement des énergies renouvelables en mer est une priorité de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publiée le 28 octobre 2016 en application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, et de la stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML) publiée le 24 février 2017. "C’est là un choix écologique, énergétique mais aussi industriel, car le potentiel des énergies marines renouvelables a été estimé à 30 000 emplois d’ici 2030", a déclaré le Premier ministre lors de l’inauguration de l’usine de pales de Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
Ce projet industriel témoigne de l'engagement de General Electric, associé au constructeur danois de pales LM Wind Power, pour développer l'éolien en mer. Les premières productions de pales prévues mi-2018 devraient équiperont trois parcs éoliens en mer d'EFDMF (Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Nazaire).
L’État investit en tant qu’investisseur avisé dans les projets de parcs éoliens en mer. "Ce sont près de 70 millions d’euros du programme des investissements d’avenir qui sont consacrés à cette initiative, dans laquelle s’inscrit cette usine de Cherbourg", a précisé Bernard Cazeneuve.
A ces investissements s’ajoutent ceux réalisés par l’autorité portuaire, Port Normands Associés.
DES OBJECTIFS AMBITIEUX
la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)
Prévue par la loi de transition énergétique pour la croissance verte, elle fixe, énergie par énergie, les grandes orientations de la politique énergétique en France métropolitaine continentale. Des PPE spécifiques sont définies de façon autonome en Corse et en outre-mer.La France prévoit d'attribuer jusqu'à 6 000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3000 MW qui devraient être en service à cette échéance (Décret du 27 octobre 2016 relatif à la programmation pluriannuelle de l'énergie). Concernant spécifiquement l'éolien en mer flottant et l'hydrolien (courants sous-marins), l'objectif est une puissance installée de 100 MW d'ici fin 2023. Une production qui pourra monter entre 200 et 2 000 MW attribués d'ici à 2023, pour les projets attribués.
"Nos atouts géographiques et maritimes, nos savoir-faire locaux, la qualité de notre main d’œuvre comme nos capacités d’innovation doivent assurer à la France une place éminente parmi les nations industrielles dans ce monde de haute technologie et de progrès écologique. Il appartient à l’État, aux côtés des entreprises et des collectivités, de continuer à soutenir avec constance cette grande ambition", a conclu Bernard Cazeneuve.
http://www.gouvernement.fr/une-ambition-renouvelee-pour-l-eolien-en-mer

25/03/17 : Les autorisations administratives pour le parc éolien au large de Saint-Brieuc bientôt délivrées
Les autorisations administratives pour le parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc devraient être délivrées "dans les prochains jours". Ce projet avait reçu un avis favorable de la commission d'enquête publique, assorti toutefois de recommandations.
Ségolène Royal l' annoncé en fin de semaine: les autorisations administratives pour le parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc seront délivrées "dans les prochains jours". Ce projet de la société Ailes Marines avait reçu un avis favorable de la commission d'enquête publique, assorti toutefois de recommandations. Son coût est estimé à 2,5 milliards d'euros.
Par ailleurs, Mme Royal a annoncé le lancement d'un appel d'offres pour la réalisation de fermes commerciales hydroliennes et le début des concertations par les préfets "pour définir précisément deux zones en Bretagne et en Normandie". La PPE, feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi de transition énergétique, fixe un objectif de 100 MW en fonctionnement à fin 2023, avec la possibilité d'attribuer jusqu'à 2.000 MW de plus.
La Programmation pluriannuelle de l'énergie prévoit d'attribuer jusqu'à 6.000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/autorisations-administratives-parc-eolien-au-large-saint-brieuc-bientot-delivrees-1221515.html

24/03/17 : Quadran veut se développer dans les éoliennes en mer

Eolien en mer, vente d'électricité, autoconsommation solaire: le producteur indépendant d'énergie renouvelable Quadran fait feu de tout bois pour devenir un acteur "global" du marché de l'électricité français, selon les ambitions affichées vendredi par son directeur général.
"Notre stratégie est d'essayer de construire un groupe global", un modèle "original" pour un acteur indépendant, car encore surtout "porté par les grands énergéticiens", comme EDF et Engie, a déclaré Jérôme Billerey, directeur général lors d'un point de presse.
Quadran compte environ 500 mégawatts de capacités installées dans le solaire, l'éolien terrestre, l'hydraulique et le biogaz, et désormais le groupe s'intéresse aussi à l'éolien en mer posé.
Il envisage d'être candidat à l'appel d'offres à venir pour construire un parc au large de l'Ile d'Oléron, à condition d'être "dans un consortium crédible", porté par un grand acteur industriel, a indiqué M. Billerey.
Quadran a déjà été lauréat d'un appel à projet dans l'éolien flottant pour un parc pilote en Méditerranée.
Quadran veut aussi profiter de l'émergence du marché de l'autoconsommation d'électricité, surtout issue du solaire, par les particuliers et les entreprises.
"Nous avons répondu à un certain nombre d'appels d'offres nationaux et régionaux", a précisé le dirigeant.
"Nous installons actuellement entre 15 et 20 mégawatts par mois", toutes énergies confondues, a indiqué le directeur général du groupe, surtout présent en France, notamment en outre-mer, mais aussi dans une dizaine de pays.
Le groupe a aussi racheté fin 2016 le fournisseur d'électricité Enel France, pour accélérer le développement de sa filiale Energies libres dans la commercialisation d'électricité.
Cette acquisition doit lui permettre de doubler son chiffre d'affaires, qui dépassera les 200 millions d'euros cette année, contre environ 110 millions d'euros cette année.
Concentré jusqu'ici sur la clientèle des entreprises et industriels, Energies Libres visera aussi "d'ici 2018" le marché des collectivités et des appels d'offres territoriaux groupés, a dit M. Billerey.
Actuellement, la société vend 2 térawattheures d'électricité par an, soit moins de 1 % du marché français.
Le groupe vient aussi d'ajouter une nouvelle corde à son arc dans les services de maîtrise de la demande d'électricité à destination des entreprises et collectivités, avec une équipe dédiée à cette activité.
"Nous venons de signer un partenariat avec But" pour revoir leur consommation d'énergie liée à l'éclairage, a annoncé M. Billerey.
A la faveur du changement de régles de vente de l'électricité renouvelable, Quadran veut aussi devenir un acteur important du marché de l'agrégation, c'est-à-dire d'intermédiaire pour vendre sur le marché le courant acheté à plusieurs producteurs.
Le groupe plaide notamment pour que les parcs déjà installés et qui fonctionnent sous l'ancien mode de soutien public (une vente obligatoire de leur électricité à EDF à un tarif d'achat bonifié pendant 15 à 20 ans) puissent choisir de basculer vers le nouveau système et ainsi, espère Quadran, se tourner vers un agrégateur.
Il faudrait mettre en place une "incitation" en ce sens pour accélérer la "décentralisation" du secteur de l'énergie en France, avance Carole Lajous, directrice générale d'Energies Libres.
http://www.lepoint.fr/economie/quadran-veut-accelerer-et-s-interesse-a-l-eolien-en-mer-24-03-2017-2114504_28.php

24/03/17Parc éolien au large de Saint-Nazaire : nouvelle étape administrative
La préfecture de Loire-Atlantique est optimiste sur le démarrage du futur parc éolien marin en Loire-Atlantique. "Les conventions de concessions sur le domaine public maritime sont aujourd’hui stabilisées et leur signature est désormais imminente", indiquent les représentants de l'Etat. "Le projet disposera alors de toutes les autorisations nécessaires au démarrage des travaux."
Cette nouvelle autorisation n'éteint pas pour autant les deux recours déposés par l'association Défense de la mer. Le premier concerne l'arrêté ministériel du 18 avril 2012 qui autorise l'exploitation.
Le second conteste l'autorisation liée à l'impact environnemental du 17 mars 2016. Le tribunal administratif d'appel doit se prononcer sur ce dernier recours avant juillet 2017.
L'association n'a pas encore communiqué sa décision concernant cette dernière autorisation préfectorale annoncée ce vendredi et qui accompagne les Conventions de concessions sur le domaine public maritime.
Composé de 80 éoliennes d’une puissance de 480 MW, le projet de parc éolien en mer, au large de Saint-Nazaire, devrait permettre, à terme, d’alimenter 720 000 foyers en électricité chaque année.
Sa mise en service est prévue pour 2019, soit plus d'un an de retard par rapport au calendrier initial.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/parc-eolien-au-large-de-saint-nazaire-nouvelle-etape-adminstrative-4881178

24/03/17 : Le point sur la construction du parc éolien au large de Saint-Nazaire
Nicole Klein, préfète des Pays de la Loire, préfète de la Loire-Atlantique, et Emmanuel de Oliveira, préfet maritime, ont réuni l’instance de concertation et de suivi pour le parc éolien en mer de Saint-Nazaire ce 21 mars 2017.
Composé de 80 éoliennes d’une puissance de 480 MW, le projet de parc éolien en mer, au large de Saint-Nazaire, devrait permettre, à terme, d’alimenter 720 000 foyers en électricité chaque année. Ce projet participe, au plan national, à l’objectif stratégique que s’est fixé le Gouvernement en matière de transition énergétique.
La réunion de l’instance de concertation a permis d’effectuer un point sur l’avancement du projet, notamment en matière de connaissance sur les suivis environnementaux, sur les appels d’offres techniques et sur les tests réalisés pour l’installation des fondations.
Nicole KLEIN s’est félicitée du travail de concertation mené sur ce projet majeur pour le territoire. Elle a annoncé la poursuite de la concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. Un groupe de travail se réunira en septembre, associant EDFEnergies
Nouvelles et Réseau de transport et d’électricité (RTE), porteurs de ce projet, pour faire le point sur les avancées du projet dans toutes ses dimensions (emploi-économie, usages et environnement).
Du point de vue des autorisations, les conventions de concessions sur le domaine public maritime sont aujourd’hui stabilisées et leur signature est désormais imminente. Le projet disposera alors de toutes les autorisations nécessaires au démarrage des travaux.
http://www.media-web.fr/le-point-sur-la-construction-du-parc-eolien-au-large-de-saint-nazaire-78-79-2491.html

24/03/17 : Engie confiant pour le parc éolien de Dieppe-Le Tréport

Les demandes d’autorisation pour le parc éolien en mer doivent être déposées avant le 3 juin 2017. Engie, pilote de ce parc, continue sa route malgré une très vive opposition des pêcheurs.
Des trois parcs éoliens en mer prévus au large des côtes normandes, Dieppe-Le Tréport est celui qui rencontre le plus d’opposition. Les pêcheurs sont très remontés contre l’installation des 62 éoliennes dans une zone qu’ils....

23/03/17 : L’EUROPE ALIMENTÉE EN ÉLECTRICITÉ PAR UNE ÎLE ARTIFICIELLE ?
Une île artificielle en pleine mer du Nord vise à alimenter en électricité 80 millions d’Européens grâce à une combinaison de 7 000 éoliennes et de panneaux solaire !
L’Europe alimentée en partie par des énergies renouvelables ? Deux entreprises l’imaginent : les opérateurs de réseaux électriques, le germano-néerlandais TenneT et le danois Energinet, ont reçu ce jeudi 23 mars à Bruxelles l’autorisation de la Commission Européenne pour développer le North Sea Wind Power Hub, une plate-forme de production d’électricité renouvelable.
Une île nordique
Ce projet consiste à construire en mer du Nord une île artificielle d’une surface de six kilomètres carrés, voire de plusieurs îles, nommées Power Link Islands. Ces dernières devraient être installées sur les grands bancs de sable de Dogger Bank situés à une centaine de kilomètres des côtes Est britanniques, d’une superficie de 17 600 km² et d’une profondeur moyenne de 20 mètres (entre 15 m et 36 m). Cette zone géographique a été retenue pour sa faible profondeur des fonds marins et sa situation centrale dans la mer du Nord, mais aussi pour son exposition aux vents.
80 millions d’habitants alimentés
TenneT et Energinet prévoient une puissance entre 70 000 et 100 000 MW alimentant 80 millions d’Européens. Le tout grâce à près de 7000 éoliennes autour de cette île artificielle équipée de panneaux solaires censés alimenter les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Norvège et la Belgique en électricité toute l’année. Dommage que la France n’en bénéficie pas ! Selon Torben Glar Nielsen, le directeur technique d’Energinet, le projet pourrait également « apporter une contribution significative aux ambitions de l’Union européenne en matière de réduction des émissions de dioxyde de carbone ».
“Les éoliennes marines se sont montrées, ces dernières années, de plus en plus compétitives et il est important pour nous d’aller plus loin dans la réduction de leur coût de raccordement et d’interconnexion au réseau de distribution. Nous avons besoin de projets innovants de grande envergure pour permettre à l’énergie éolienne de jouer un rôle plus important dans notre approvisionnement énergétique futur”, explique Peder Østermark Andreasen, le PDG d’Energinet
Un projet coûteux
Cette île artificielle est prévue pour 2050 et d’après les premières estimations chiffrées révélées par le quotidien danois, Copenhagen Post, les fondations de l’île coûteraient environ 1,3 milliard d’euros, sans inclure les dépenses nécessaires pour construire les panneaux solaires, le système éolien et les connexions aux réseaux électriques des pays européens.
« Cela semble un peu fou et on dirait de la science-fiction, mais une île sur le Dogger Bank pourrait rendre l’éolien de l’avenir beaucoup moins cher et plus efficace», commente Torben Glar Nielsen.
Il ne reste plus qu’à trouver les indispensables partenaires pour amasser cette somme importante !
http://actualites.reponse-conso.fr/leurope-alimentee-electricite-ile-artificielle/

23/03/17 : Un projet de 7 000 éoliennes en mer du Nord pour 80 millions de consommateurs
Une île artificielle entourée d’éoliennes en mer du Nord. Deux entreprises, danoise et hollandaise, vont présenter jeudi un projet inédit, sur lequel commence à souffler l'inquiétude d'associations de défense de l'environnement.
Un projet gigantesque d'éoliennes en mer du Nord a été imaginé par les opérateurs de réseaux de transport d’électricité danois, Energinet, et hollandais TenneT. Ces deux entreprises vont signer un accord à Bruxelles, jeudi 23 mars, à l'occasion d'un forum des énergies. A la recherche de financements, elles vont tenter de convaincre les pays concernés pour un projet déjà surveillé par les organisations écologistes.
80 millions de foyers potentiellement concernés
En plein milieu de la mer du Nord, 7 000 éoliennes seraient installées autour d’une île artificielle grande comme un terrain de football, dans le nord-ouest de l'Europe. Le lieu, présenté sur le site de TenneT a été choisi pour des raisons économiques et environnementales.
Puisque les eaux y sont peu profondes, la mise en place sera plus aisée et moins coûteuse. Par ailleurs, le vent souffle extrêmement fort dans ce secteur, ce qui est évidemment idéal pour la production d'énergie éolienne. Et surtout, l'implantation choisie se situe à proximité de plusieurs pays européens, ce qui permettrait de fournir de l’énergie à plus de 80 millions de personnes habitant au Danemark, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Norvège et en Belgique.
Vigilance des défenseurs de l'environnement
Le problème, c'est que l'île serait bâtie sur une zone Natura 2000, un grand réseau de sites protégés par l'Union européenne. Thomas Kirk Sorenson, responsable du programme pour la conservation des océans au WWF, organisation de protection de l’environnement doute de l'opportunité du projet. "Nous ne pensons pas que cette île est nécessaire. Nous opterions plus pour une approche moins invasive, pourquoi pas une plateforme ?" Thomas Kirk Sorenson met en avant ses impératifs en matière écologique : "Quoique vous fassiez, vous devez vous efforcer d’avoir le plus faible impact négatif possible sur l’environnement."
Avant de monter au créneau, les associations de l’environnement attendent de vérifier les résultats des études prévues dans les prochains mois. La fabrication de l’île, avec du sable et la roche, coûterait plus d’un milliard d’euros. Le projet ne devrait pas voir le jour avant 2050
http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/un-projet-de-7-000-eoliennes-en-mer-du-nord-pour-80-millions-de-consommateurs_2110997.html

23/03/17 : La concertation se poursuit autour des éoliennes flottantes
Les habitants de Port -Saint-Louis-du-Rhône et de Martigues étaient invités par EDF Energies Nouvelles à deux soirées d'information et de discussion autour du projet pilote de construction de trois éoliennes flottantes sur la zone de Faraman, au large du golfe de Fos, à 17 kilomètres des côtes de Port-Saint-Louis. D'une puissance de 8 MW chacune, elles pourront fournir l'équivalent de la consommation d'une ville de 40 000 habitants, ce qui est loin d'être quantité négligeable.
Limiter les nuisances
Ce projet, baptisé "Provence Grand Large", totalement novateur (à ce jour il n'existe nulle part au monde de ferme éolienne offshore) a été initié en 2010-2011, après que l'Union européenne ait lancé un appel à projets sur les énergies nouvelles avec une catégorie éolien flottant. Cette technologie présente l'avantage de pouvoir construire des éoliennes portées par des flotteurs fixés au fond de la mer, à des profondeurs importantes, au-delà de 50 mètres. Des éoliennes suffisamment loin des côtes pour limiter fortement les nuisances sonores, visuelles et autres. EDF Énergies Nouvelles, en partenariat avec les sociétés Nénuphar et Technip, a bouclé son projet fin 2014. Le site est retenu et la concertation engagée. Après enquête publique, le commissaire enquêteur a donné un avis favorable. "Mais l'aventure a bien fini s'arrêter là, souligne Philippe Veyan, directeur du projet. Le développement de l'éolienne de Nénuphar a rencontré des difficultés pour des raisons industrielles. Allions nous arrêter aussi ? La question s'est posée".
200 millions d'euros
Heureusement, au mois d'août 2015, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) a lancé un appel à projets pour des fermes pilotes éoliennes flottantes. "Nous avons fait des appels d'offres européens et nous avons sélectionné Siemens pour fournir les éoliennes et SBM Offshore pour les flotteurs. Le projet pouvait être relancé avec succès puisque le 3 novembre 2016, le gouvernement français a annoncé la sélection de Provence Grand Large".
Le démarrage des travaux (d'un montant total d'environ 200 millions d'euros) est prévu en 2019 pour une mise en service en 2020 et une activité de 20 ans . "Il ne faut pas tarder car nous ne sommes pas les seuls sur le coup de l'éolien flottant. Si cette expérience est probante, nous pourrons passer à une dimension industrielle. L'éolien flottant peut représenter un quart de l'énergie de la région d'ici 15 à 20 ans. Nous évaluons le potentiel à plus de 7000 GW dans le monde, soit 50 fois la puissance électrique installée en France".
Une potientialité industrielle
Le maire de Port-Saint-louis-du-Rhône, Martial Alvarez, a rappelé combien il était favorable à ce projet Provence Grand Large, qui devrait permettre de créer des emplois dans le secteur. Il a salué également l'excellent travail de concertation mené depuis 2011 avec l'ensemble des acteurs du territoire.
De son côté, le sous-préfet d'Istres Jean-Marc Sénateur a indiqué combien il était important de mobiliser des financements pour ce projet novateur dans le domaine des énergies renouvelables. "Le choix de ce site et de ce projet retenu par l'ADEME tient à la production de vent, mais aussi au fait que le Golfe de Fos dispose d'une potentialité industrielle, avec une longue pratique de l'industrialisation et de la concertation. Ce projet est remarquable car il est de nature à positionner la France en pilote de ces nouvelles technonologies au niveau international".
http://www.laprovence.com/article/edition-martigues-istres/4375265/la-concertation-se-poursuit-autour-des-eoliennes-flottantes.html

21/03/17Où en est la France sur les énergie marines renouvelables?
Les Assises des énergies marines renouvelables s’ouvrent mercredi au Havre. Sur l’éolien posé, pas de doute, la France est à la traîne. Mais sur d’autres technologies, comme l’éolien flottant et les hydroliennes, elle est dans la course…
Sept milles éoliennes et une île artificielle de 6 km² posées sur leDogger Bank, un banc de sable et de rochers situé en mer du Nord. Des compagnies énergétiques danoises, néerlandaises et allemandes, les trois pays impliqués, signeront jeudi un accord pour examiner les portées de ce projet fou qui ambitionne de produire à court terme 30.000 mégawatts [le parc nucléaire français en produit 63.000 par an à titre de comparaison] et d’alimenter en énergie 80 millions de personnes.
Toujours pas d’éoliennes en mer en France
Beaucoup de « si » entourent encore ce projet, mais il témoigne de l’avance prise par certains de nos voisins européens en matière d’énergies marines renouvelables. L’éolien posé en mer, c’est-à-dire fixé au fond marin, est la technologie la plus aboutie à ce jour. Fin 2014, l’Europe comptait en 2.488 raccordées à son réseau électrique. Dont 1.301 au Royaume-Uni, 513 au Danemark, 258 en Allemagne.
Et en France ? Rien encore. Ce n’est pourtant pas la place qui manque. En comptant l’outre-mer, la France possède le deuxième espace maritime au monde, derrière les Etats-Unis, avec 11 millions de km² et des milliers de kilomètres de côtes.
« Nous sommes partis plus tard »
Pourquoi donc la France, où s’ouvrent ce mercredi les quatrièmes assises des énergies marines renouvelables, au Havre, est-elle aussi à la traîne ? « Nous sommes partis plus tard sur l’éolien posé, explique Marion Lettry, déléguée générale adjointe du Syndicat des énergies renouvelable (SER). L’Allemagne a eu beaucoup de peine à installer ses premiers parcs éoliens en mer, mais a su relever les défis et a pris depuis beaucoup d’avance. »
>> Lire aussi: Pourquoi l’éolien a du mal à se faire une place en Bretagne
La France n’a toutefois pas abandonné la partie. Deux appels d’offres lancés en 2011 et 2013 ont attribué à des industriels six projets de parcs éoliens en mer. Au large des côtes normandes, bretonnes et vendéennes. « A l’automne dernier, Ségolène Royal, ministre de l’environnement, en a rajouté deux autres au large de Dunkerque (Nord)et d’Oléron (Charente-Maritime) », complète Marion Lettry.
Atteindre les 3.000 mégawatts en 2023
Cela donne un total de huit parcs éoliens en cours d’élaboration en France d’une puissance moyenne de 500 mégawatts chacun. Toutefois, les premières mises en service ne sont pas attendues avant 2020 et on table sur une production de 3.000 mégawatts en 2023. Loin, très loin de l’objectif du Grenelle de l’Environnement, signé en 2007, d’atteindre une production de 6.000 mégawatts… en 2020.
>> Lire aussi: La première éolienne en mer de France mise en service à Saint-Nazaire fin 2017
Heureusement, les énergies marines renouvelables ne se résument pas à l’éolien posé. « Au contraire, elles regroupent une multitude de technologies aujourd’hui à des degrés de maturité divers », rappelle David Marchal, directeur adjoint « productions et énergies durables » à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).
Il n’y a pas que l’éolien posé
L’éventail est large. L’énergie marémotrice utilise le flux et le reflux des marées ; l’énergie thermique des mers exploite les différences de températures entre les eaux de surface et les eaux profondes ; l’énergie houlomotrice se sert de la force du courant et des vagues.
Il y a aussi et surtout les hydroliennes, immergées en mer et qui transforment la force des courants en énergie électrique, ou encore les éoliennes flottantes qui, contrairement à l’éolien posé, sont montées sur des structures flottantes. Elles peuvent alors être installées dans des zones plus profondes, plus loin des cotes, là où il y a potentiellement plus de vent.
David Marchal comme Marion Lettry s’attardent un peu plus sur ces deux dernières solutions. C’est qu’elles sont à un stade développement plus avancé et, cette fois-ci, la France est bien placée dans la course internationale.
En course sur l’éolien flotté et les hydroliennes
Sur l’éolien flottant, quatre projets de fermes pilotes ont ainsi été retenus l’été dernier en France. Trois en mer Méditerranée et un quatrième au large de l ’île de Groix en Bretagne. « On parle de fermes de trois à quatre éoliennes, installées à l’horizon 2020, et qui vont permettre aux industrielles de jauger les potentialités de cette énergie, de lever les risques, réduire les coûts de productions avant de pouvoir lever des fonds pour passer à une phase plus industrielle. »
L’énergie hydrolienne en est au même stade. Après de premières immersions d’hydroliennes au large de l’île d’Ouessant (Finistère), en juin 2015, et au large de Paimpol (Côtes d’Armor), en 2016, la suite doit passer par le lancement de deux fermes pilotes au Raz Blanchard au large du Cap de la Hague. L’une pilotée par DCNS et EDF, l’autre par Engie. Mais en janvier, Engie a jeté l’éponge. « C’est regrettable, note Marion Lettry. Il reste le projet DNCS et EDF. Il reste aussi des PME très prometteuses. » Comme la Bretonne Sabella. C’est elle qui est derrière l’hydrolienne au large d’Ouessant. Immergée à 55 mètres de fond de juin 2015 à juin 2016, elle a été la première hydrolienne française à avoir injecté de l’électricité dans un réseau. Celui des Ouessantins.
http://www.20minutes.fr/planete/2035047-20170321-o-france-energie-marines-renouvelables

19/03/17Avec le FOWT, l’avenir mondial de l’éolien flottant se pilote en Provence
Le forum mondial de l’éolien offshore flottant (FOWT) s’est tenu les 15 et 16 mars au Parc Chanot à Marseille. L’occasion de faire le point sur les enjeux et les perspectives de cette énergie renouvelable pleine de potentiel et notamment du projet Provence Grand Large, situé au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône.
Ce projet représente une opportunité pour le territoire provençal de devenir une référence mondiale dans les énergies marines et d’initier une nouvelle filière d’avenir. Il pourrait aussi permettre le développement de nouvelles activités porteuses d’emploi pérennes sur le territoire, et plus largement en PACA et au niveau national.
Le FOWT, plus grand événement mondial de l’offshore flottant, est d’ailleurs le témoin de cet engouement pour la Provence de la part des professionnels.
Quelle différence entre une éolienne posée et une flottante ?
En mer, une éolienne est dite « posée » lorsqu’elle touche le sol, c’est-à-dire quand il y a environ 40 à 50 mètres de profondeur. En revanche, elle est dite « flottante », lorsque la profondeur des eaux est supérieure à 50 mètres. C’est pour cela que l’on parle d’éoliennes flottantes au large de la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône, car, à 17km au large des côtes, la profondeur sera supérieure à 50 mètres.
Pourquoi installer des éoliennes en pleine mer ? Selon Pauline Le Bertre, déléguée générale de France Energie Eolienne « Il n’y a pas de raison esthétique au fait d’installer des éoliennes offshore, on décide de les installer au large car le potentiel est énorme en mer. Effectivement, on y trouve les meilleurs vents car ils y sont beaucoup plus forts et réguliers. En mer, une éolienne c’est 6 à 8 mégawatt tandis que sur terre, une éolienne c’est 2 à 3 mégawatt ». Le projet Provence Grand Large coûtera environ 200 millions d’euros.
Provence Grand Large, aux portes de Marseille
En novembre 2016, Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, annonçait les deux nouveaux lauréats de l’appel à projets de l’ADEME (l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) pour les fermes pilotes d’éoliennes flottantes en Méditerranée. Le site de Faraman, en Région PACA, était l’un d’eux. Situé au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône, le projet est soutenu par EDF énergies nouvelles, une filiale d’EDF dédiée aux énergies renouvelables.
Les experts sont unanimes : la zone géographique qui s’étend du Golfe du Lion jusqu’à Barcelone abrite un gros potentiel, grâce à ses gisements de vents et la profondeur de ses eaux. Le site de Faraman, à l’embouchure du Rhône se présente ainsi comme le site le plus prometteur en Méditerranée. Plusieurs éléments ont motivé les spécialistes : le site serait situé à 17 kilomètres au large de la petite ville des Bouches-du-Rhône et bénéficierait par conséquent de vents forts, notamment le Mistral, des installations portuaires se trouvant à proximité, des nombreuses industries situées à Fos-sur-Mer ainsi qu’un réseau électrique puissant.
3 éoliennes produiront la consommation électrique de 40 000 habitants
La ferme pré-commerciale comptera 3 éoliennes d’une puissance de 8 mégawatt chacune. Il s’agit d’une ferme dite « test », ce que nous explique Pauline Le Bertre « on espère que la ferme pré-commerciale sera effective d’ici 2021. On parle de ferme pilote car elle permettra de tester la technologie utilisée ». Concrètement, les 3 éoliennes permettront de produire l’équivalent de la consommation électrique (hors eau chaude et chauffage) d’environ 40 000 habitants, selon les experts. Et à terme, les spécialistes ont l’ambition de couvrir un quart de la consommation électrique de la Région PACA.
Le constructeur allemand Siemens construira les turbines des éoliennes du site Faraman et la société SBM Offshore Monaco se chargera des flotteurs.
FOWT, le plus grand événement mondial de l’offshore flottant
Mercredi 15 mars, le coup d’envoi de la 4ème rencontre « Floating Offshore Wind Turbines » (FOWT) a été donné au Parc Chanot. Une rencontre née en 2014 de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille Provence (CCIMP) et du Pôle Méditerranée en partenariat avec France Energie Eolienne. Soutenu par la Région, l’événement réunissait tous les acteurs du secteur de l’éolien.
Aujourd’hui, l’éolien est un secteur qui compte 18 pays dont les deux principales délégations sont la Norvège et le Japon. Gilles Dickson, PDG de l’entreprise WindEurope, affirme « l’éolien onshore soutient les coûts de l’éolien offshore ». Comprenez que l’éolien terrestre et l’éolien offshore s’équilibrent l’un et l’autre. Les experts présents ce jour-là présentaient les perspectives du marché de l’éolien à l’horizon 2030. Et l’objectif, d’ici là, est de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux relevés dans les années 1990. Une ambition qui, semble-t-il, passera par l’installation d’éoliennes offshore dans l’Union Européenne, une zone qui représente à elle seule un potentiel de 4000 gigawatt, notamment dans l’Océan Atlantique et en Mer Méditerranée.
Et l’exemple de la France semble être un cas très attractif pour les investisseurs étrangers, notre pays étant bordé à la fois par l’Atlantique mais également par la Méditerranée. Double enjeu ! Dans un contexte d’initiatives en faveur des nouvelles énergies dites « plus propres », lancées par le gouvernement depuis quelques années, la Région PACA est dans le viseur de tous les experts.
http://madeinmarseille.net/23901-eolien-offshore-flottant-provence/

17/03/17 : Leucate : Engie dévoile enfin son projet pilote de ferme éolienne en mer

http://www.lindependant.fr/2017/03/17/leucate-engie-devoile-enfin-son-projet-pilote-de-ferme-eolienne-en-mer,2297546.php

15/03/17 : Fusion autour de l’éolien en mer
Bruxelles a donné son feu vert à l’acquisition par l’Allemand Siemens du fabricant espagnol d’éoliennes Gamesa. Fusion qui conditionne l’assemblage d’éoliennes offshore sur le port du Havre.
Depuis qu’Areva s’est retirée de la course pour l’éolien offshore, les deux usines d’assemblage d’éoliennes en projet sur le port du Havre ont été mises au conditionnel. Jusqu’à ce que l’Allemand Siemens et l’Espagnol Gamesa entrent dans la course. Sauf que Bruxelles avait son mot à dire, le rapprochement annoncé en juin 2016 entrant en contradiction avec une clause de non-concurrence existant entre le Français Areva et l’Espagnol Gamesa...
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/fusion-autour-de-l-eolien-en-mer-GH8922118#















































































































































15/03/17 : bientôt des éoliennes au large de Marseille ?
Energie. Et si Marseille devenait la référence en terme de production d'électricité grâce à l'éolien offshore flottant ? Réunis au Parc Chanot, les meilleurs experts mondiaux reconnaissent tous les atouts du Golfe du Lion pour développer cette filière d'avenir. Une filière créatrice d'emplois. 
http://www.laprovence.com/article/ecoplanete/4364086/le-1818-bientot-des-eoliennes-au-large-de-marseille.html

15/03/17 : Eolien flottant : une nouvelle plateforme pour tester les technologies en bassin d'essai fin 2017
L'institut national de recherche intégrée en sciences marines (Ifremer) et le groupe Nass&Wind Industrie s'associent pour lancer une plateforme d'essai pour les éoliennes flottantes. Le projet, dénommé Rotor, devrait voir le jour fin 2017 au bassin d'essai du Centre Ifremer Bretagne à Brest (Finistère).
L'objectif est de disposer "de moyens d'essais en bassin permettant de tester, d'optimiser et de qualifier tous les systèmes éoliens flottants équipés de turbines à axe horizontal en cours de développement". Ces tests s'appuieront sur une maquette d'éolienne flottante à taille réduite, avec un rotor de trois mètres de diamètre environ, "adaptable à tous projets éoliens flottants quel que soit le type de flotteur et la stratégie de contrôle-commande pour des puissances de turbines allant de 6 à 10 MW".
La structure flottante modulaire et la turbine permettront le test de systèmes de régulation de puissance et de vitesse, en intégrant directement les stratégies de contrôle-commande des constructeurs de turbines, explique l'Ifremer. "Chacune des pales de la turbine pourra en outre être orientée autour de son axe de façon indépendante". Des capteurs permettront d'acquérir les données nécessaires à la modélisation et à l'optimisation des technologies.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-flottant-rotor-plateforme-test-ifremer-28632.php4

13/03/17 : Eolien flottant : l’Ifremer et Nass & Wind lancent une plateforme de tests
En France, la filière éolienne flottante prend racine. Un nouveau dispositif voit le jour : la plateforme « Rotor », où seront testés, optimisés et qualifiés tous types de systèmes éoliens non posés équipés de turbines à axe horizontal. Il ne s’agit pas d’un site d’essais grandeur nature, à l’inverse du Sem-Rev inauguré en 2015 au Croisic (Loire-Atlantique), mais d’une maquette 1/50e. Les tests se dérouleront à Brest (Finistère), dans un bassin de l’Ifremer. Ce dernier est co-créateur du projet, aux côtés du développeur-exploitant EnR Nass & Wind (lire encadré). Le financement est assuré par la région Bretagne et les fonds propres de l’Ifremer et Nass & Wind mais le montant...
https://www.greenunivers.com/2017/03/eolien-flottant-lifremer-et-nass-wind-lancent-une-plateforme-de-tests-159210/

13/03/17 : La sous-station électrique, élément clé d’un champ éolien offshore
Les sous-stations électriques sont considérées comme l’élément critique des parcs marins d’éoliennes. Ce sont en effet ces structures qui permettent de transformer l’électricité produite par les machines pour la transférer vers la terre. Elles servent également de relais pour le pilotage à distance du parc, qui comprend selon sa taille, son positionnement géographique par rapport à la côte et le réseau alimenté, une ou plusieurs sous-stations.
Elever la tension pour limiter les pertes d’énergie
Assurant la même fonction qu’un poste de transformation terrestre, les sous-stations comprennent généralement deux grands transformateurs électriques. Ils servent à élever la tension de l’électricité générée par les turbines des éoliennes afin de limiter les pertes dans les câbles alimentant le réseau terrestre. Il faut en effet se rappeler que la sous-station est située au sein du parc, c’est-à-dire à plusieurs dizaines de kilomètres de la côte. A titre d’exemple, la distance à la terre de la sous-station P34, en cours de construction à Saint-Nazaire en vue d’équiper en 2018 le champ Arkona (60 éoliennes de 6 MW), installé en Baltique, sera approximativement de 35km, le câble export mesurant en tout quelques 90 kilomètres.
De 33.000 à 220.000 volts
Si des études sont en cours pour monter la production initiale à 66.000 volts, le standard est pour le moment du 33.000 V (HTA) en sortie des éoliennes. Au sein des transformateurs, le courant passe à de la très haute tension (HTB), le voltage dépendant de celui du réseau terrestre qui sera alimenté. Par exemple sur le P33, livré en 2014 par STX France pour le champ britannique Westermost Rough (36 éoliennes de 6 MW), le courant quittant la sous-station pour gagner la terre affiche 150.000 V, alors qu’il sera de 220.000 V pour le P34.
La sous-station dispose également d’un tableau électrique très haute tension, appelé GIS (gas insulated switchgear) pour le courant HTB expédié vers la terre et un tableau électrique moyenne tension qui sert de point d’entrée à l’électricité HTA provenant des éoliennes.
Interconnexions des éoliennes
On notera à ce propos que le champ éolien n’est pas constitué d’un réseau en étoile reliant chaque machine à la sous-station. L’utilisation de câbles triphasés permet en fait de connecter plusieurs éoliennes entre elles et donc de réduire le nombre de lignes connectées aux transformateurs. Selon la puissance des éoliennes et la taille du champ, seuls 4 à 12 câbles arrivent généralement à la sous-station, où ils sont logés dans de grands tubes en forme de « J » intégrés à la fondation.
Evidemment, les tableaux sont équipés de disjoncteurs afin de couper le système en cas de défaillance et, ainsi, assurer la protection du réseau, en amont comme en aval de la structure.
De nombreux auxiliaires
La sous-station dispose, par ailleurs, de très nombreux auxiliaires, alimentés par un réseau basse tension dont l’énergie provient des éoliennes lorsque celles-ci fonctionnent. Si ce n’est pas le cas, le courant est envoyé depuis la terre par les câbles et, en cas d’indisponibilité, des générateurs diesels de secours prennent le relais.
Il s’agit notamment d’alimenter les systèmes de sécurité, qu’il s’agisse de détection de fumée et de feu, de lutte contre les incendies, de vidéosurveillance ou d’éclairage d’urgence. Il faut aussi alimenter différents équipements, comme la climatisation (HVAC) avec un système adapté à l’évacuation de la chaleur émise par les transformateurs, ou encore les appareils de levage servant aux opérations de manutention (notamment pendant les phases de maintenance), l’éclairage de la sous-station en intérieur comme en extérieur, ainsi que le système de commande et de contrôle.
Des structures automatisées car inhabitées
Ce dernier est également un élément clé de la structure puisque les sous-stations, si elles disposent généralement de petits locaux vie (cuisine, sanitaires) pour les équipes de maintenance, sont conçues pour être inhabitées. Elles sont donc automatisées et disposent d’un ensemble d’outils logiciels et de systèmes, appelés SCADA, permettant d’assurer la supervision à distance par des opérateurs situés dans un centre de contrôle terrestre. Ce dernier dispose en temps réel de tous les paramètres liés au fonctionnement et à la sécurité de la sous-station, mais également des éoliennes qui en dépendent et dont elle centralise les informations fournies par de nombreux capteurs. Ces données sont transmises au moyen de fibres optiques, intégrées dans les câbles sous-marins. Ce dispositif permet non seulement de surveiller le bon fonctionnement de l’ensemble du parc, notamment sa production électrique, mais aussi de détecter immédiatement le moindre problème. Et c’est aussi par le SCADA que les opérateurs, à terre, peuvent piloter le champ éolien en décidant par exemple d’arrêter une ou plusieurs machines.
Grâce aux automates et au recours à des systèmes intelligents, le champ va, en réalité, s’autogérer la plupart du temps et réagir de manière automne en fonction de l'évolution de l'environnement où d'un évènement anormal. Les éoliennes vont par exemple adopter toutes seules la meilleure orientation face au vent pour optimiser la production des turbines et, si les rafales deviennent trop puissantes, elles se mettront automatiquement en « drapeau ».
Résister dans un environnement très dur
Conçues pour une durée de vie d’au moins 25 ans, les sous-stations sont extrêmement robustes et réalisées selon les normes très strictes de l’offshore pétrolier et gazier. Leur fabrication fait appel à des aciers de très haute qualité (inox 316L), des matériaux composites (GRP), de la peinture très résistante ou encore des procédés de soudage spécifiques. L’ensemble permet à la structure de supporter les énormes contraintes subies dans des zones aussi rudes que la mer du Nord, tant en termes de vent que de houle, tout en étant protégée au mieux contre la corrosion puisque contrairement à un navire, une sous-station ne peut passer régulièrement en cale sèche.
La sous-station, au coeur d'un dispositif très redondé, est dimensionnée pour limiter au maximum la maintenance, en particulier les interventions humaines. Lorsque celles-ci sont nécessaires, les équipes techniques sont acheminées par bateau sur les sous-stations, qui disposent généralement de deux plateformes de transfert de personnel (boat landing). Certaines sont également équipées d’une plateforme hélicoptère permettant un transport par voie aérienne, y compris de certains équipements, qui sont autrement transbordés au moyen de grues.
http://www.meretmarine.com/fr/content/la-sous-station-electrique-element-cle-dun-champ-eolien-offshore

11/03/17 : Malgré les remous, l’hydrolien garde le cap sur l’avenir, l’éolien flottant aussi !
En ce qui concerne l’hydrolien, les PME françaises jouent la carte de l’innovation afin de tirer leur épingle du jeu.
Alors que plusieurs des projets d’éoliennes immergées permettant de transformer les courants marins en énergie électrique rencontrent des déboires et retards, le marché de l’hydrolien pourtant reste prometteur.
L’hydrolien connaît quelques déconvenues
« Le marché n’est pas au rendez-vous des espoirs suscités entre 2009 et 2013 » : c’est par cette explication laconique que l’entreprise américaine General Electric (GE) a fait part de sa décision de suspendre le développement de sa turbine Océade. C’est cette hydrolienne qui devait permettre au groupe français Engie d’installer un parc au Raz Blanchard, dans le Cotentin, capable de délivrer une puissance de 1,4 mégawatt (MG) par turbine et d’alimenter quelque 15.000 personnes en électricité. Les quatre hydroliennes devaient être livrées par GE à l’horizon 2018.
La décision du conglomérat américain représente un nouveau coup dur pour le développement de l’énergie hydrolienne en France. Immergés sous la mer, silencieux, ces monstres de technologie atteignant parfois 20 mètres de diamètre utilisent la force des courants marins afin de produire de l’électricité. Comme leur nom l’indique, les hydroliennes sont en quelque sorte les éoliennes des fonds marins, à la différence près que les courants marins sont prévisibles, contrairement au vent. Le gisement potentiel des courants marins est estimé entre 75 et 100 gigawatts (GW) dans le monde, et entre 2 et 3 GW en France – ce qui représente 20 % du potentiel européen.
Un potentiel important donc, mais qui tarde à être exploité. De fait, nombre d’industriels qui s’étaient très tôt positionnés sur cette technologie ont depuis revu leurs ambitions à la baisse, quand ils n’ont pas tout simplement jeté l’éponge, à l’instar des Allemands Siemens et Voith Hydro.
Pour Jean-François Daviau, le patron de la PME bretonne Sabella, « les premières fermes commerciales ne devraient pas entrer en service avant 2023-2025, un horizon trop lointain pour ces grands groupes ». Mais si les grandes entreprises internationales se montrent frileuses, ce n’est justement pas le cas de Sabella, qui reste à l’heure actuelle la seule entreprise à avoir remporté le pari de produire de l’électricité marine en France.
En Bretagne, l’hydrolien, ça marche !
« Toujours les seuls », twittait l’entreprise bretonne le 6 janvier dernier. Un tweet mi-victorieux mi-défaitiste, qui reflète les débuts laborieux de la filière hydrolienne dans l’Hexagone. De fait, la PME basée à Quimper, à la tête d’une petite quinzaine de salariés, peut se targuer d’être à la pointe dans le domaine de l’énergie marine. En immergeant, de juin 2015 à juillet 2016, sa « Sabella D10 » dans le passage du Fromveur, l’entreprise pionnière a réussi l’exploit de fournir 70 Mwh sur la période aux habitants de l’île d’Ouessant.
Si l’hydrolienne Sabella D10 a dû être sortie de l’eau au bout d’un an afin de remédier à la détérioration d’un câble et au piratage de l’ordinateur permettant la connexion par satellite avec son système de pilotage, les dirigeants de la PME comptent bien pouvoir l’immerger à nouveau au cours du printemps. Ils placent également leurs espoirs dans le lancement d’un nouvel appel d’offres pour une ferme de quatre hydroliennes au large d’Ouessant, également attendu ce printemps.
Sabella ne devrait pourtant pas garder le monopole de l’hydrolien tricolore très longtemps. Depuis 2012, un démonstrateur a été lancé par EDF à Paimpol-Bréhat, en Bretagne. Le prototype, d’un diamètre de 16 m et d’un poids de 850 tonnes pour une puissance de 2 MW, inspire le développement d’un parc de 7 hydroliennes conçu par EDF Energies Nouvelles et DCNS dans le Raz Blanchard, au large du Cotentin. Baptisé « Normandie Hydro », ce projet devrait, dès le raccordement des turbines au réseau, prévu en 2018, marquer une étape décisive dans la création d’une filière industrielle française digne de ce nom.
Si DCNS Energies compte exploiter l’énergie marémotrice, le spécialiste de la mer entend également exploiter le potentiel des océans de deux autres façons : via l’énergie thermique des mers et l’éolien en mer flottant. C’est justement sur cette dernière énergie que mise une autre start-up française, Ideol.
L’éolien flottant, autre solution marine innovante
Basée à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, Ideol emploie déjà 60 personnes et a réalisé, en 2015, un chiffre d’affaires de 2,8 millions d’euros. Son créneau ? Les éoliennes flottantes, dont le premier exemplaire est aujourd’hui en construction, pour une mise en service prévue d’ici à la fin de l’année 2017. Associée à Bouygues Travaux publics, Ideol a développé un modèle de flotteur innovant, en béton, alors que la plupart de ses concurrents choisissent l’acier.
Pour l’un de ses dirigeants, Paul de La Guérivière, qui évalue le marché des éoliennes flottantes à 20 milliards d’euros pour les seuls Royaume-Uni, Japon et France, « la France et l’Europe, sur ce marché émergeant, ont l’opportunité de devenir leader mondial ». La France, qui a accumulé du retard en termes d’éolien en mer en raison de l’opposition de nombreuses associations, pourrait bien le rattraper grâce à l’éolien flottant. En effet, les installations flottantes peuvent être disposées au-delà de 40 mètres de profondeur, la limite pour l’éolien « posé » sur les fonds marins. Un atout de taille en matière de pollution visuelle, que compte bien exploiter Paul de La Guérivière, pour qui « l’avenir de l’éolien en mer passe par celui du flottant ».
Éolien ou hydrolien, une chose est sûre : l’avenir de l’énergie issue de la mer sera dessiné par les acteurs les plus innovants.
http://www.consoglobe.com/hydrolien-eolien-flottant-cg

10/03/17 : Pas-de-Calais : RANG-DU-FLIERS
Les élus se divisent au sujet des éoliennes offshore

09/03/17 : La première éolienne de France sera installée au large du Croisic
À ce jour, aucune éolienne en mer, ni fixe, ni flottante, n'existe en France. Le projet porté par Ideol, Centrale Nantes et Bouygues Travaux Publics, baptisé « Floatgen », nom donné à une éolienne flottante de 2MW, vise à exploiter la première du genre au large du Croisic dès 2018. Les travaux de construction, menés en plusieurs étapes depuis septembre par Bouygues TP, battent aujourd'hui leur plein.
L'intervention par Bouygues TP s'articule en deux temps : les réalisations à quai (sur le port de Saint-Nazaire) d'une fondation flottante Ideol en béton armé précontraint et d'une éolienne Vestas V80 de 2 MW. Les équipes de Bouygues TP, sélectionnées pour mener à bien le bétonnage de la fondation, ont développé un matériau léger auto-plaçant. Ils le travailleront jusqu'au printemps, époque où sera également installé un système d'ancrage inédit, à partir de nylon.
L'ensemble fondation+éolienne devrait être remorqué vers le site d'installation cet été pour que l'alimentation électrique soit armée avant la fin 2017. Le montant des travaux dépassant les 20 MEuros répartit son financement entre l'Union européenne, l'État, l'Ademe, les Pays-de-la-Loire et la Loire-Atlantique.
Sur plus 3 200 éoliennes installées dans le monde à ce jour, seules six sont flottantes, en Norvège, Portugal et au Japon.
Vous pouvez suivre l'avancée des travaux en temps réel, en cliquant ici.

09/03/17Eolien flottant en mer : Ideol démarre les tests d'ici fin 2017
La jeune entreprise Ideol a décidé de concentrer son activité autour de la production d'un flotteur innovant afin de démonter l'intérêt d'un tel procédé par rapport aux appareils disposant d'un point d'attache fixe.
Concept français
La construction, sur le site d'essai de l'École Centrale de Nantes à Croizic, en Loire-Atlantique, de la première éolienne marine hexagonale est ainsi lancée, celle-ci devrait entrer en phase d'exploitation d'ici la fin de l'année 2017.
Ideol, start-up basée à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, est à l'origine de ce projet dans lequel Bouygues Travaux Publics est également impliqué (pour la construction de sa fondation flottante en ciment).
La technologie d'Ideol a d'ailleurs été sélectionnée par le gouvernement dans le cadre de l'appel à projet de fermes pilotes d'éolien flottant. Ideol devrait installer ces futures éoliennes à partir de 2020 à Gruissan, en Méditerranée.
http://www.les-smartgrids.fr/recherche-et-developpement/09032017,eolien-flottant-en-mer-ideol-demarre-les-tests-d-ici-fin-2017,2073.html

08/03/17 : Éolien, hydrolien: La Bretagne accélère
Produire près du quart de la consommation actuelle d'électricité en Bretagne, à l'horizon 2030. C'est l'objectif des acteurs de la conférence mer et littoral qui s'est tenue la semaine dernière en préfecture de Rennes : l'État, la Région, des associations environnementales, de pêcheurs, des professionnels. Trois macrozones qui semblent particulièrement adaptées à ce type de productions ont été déterminées. Il s'agira, à terme, de les affiner. Pour l'hydrolien, c'est le Fromveur, au large d'Ouessant (29). Les retours de la société Sabella sont positifs. Elle y a produit de 0,5 à 1 MW. La création d'une zone plus grande, dans quelques années, pourrait permettre de monter à 250. Par ailleurs, deux secteurs sont jugés favorables à l'accueil d'éolien flottant. Un au sud, de l'ouest de Belle-Île en Mer au sud de Groix. Des réunions publiques sont déjà organisées depuis un moins, dans le Morbihan (sur le continent) et bientôt sur les îles, concernant un projet pilote. L'autre secteur, plus vaste, part de Saint-Pol-de-Léon (29) jusqu'à l'île Bréhat (22). Un premier projet verrait le jour vers 2023 à 2025, le second plutôt entre 2025 et 2030. On parle d'1,5 GW de production. Au total, ces trois « usines » d'énergies renouvelables en mer produiraient près du quart de la consommation bretonne actuelle. Même si cette dernière continuera de croître, la réussite de tels projets aura un impact loin d'être négligeable. Des appels d'offres devraient être lancés en début d'année 2018. Les entreprises bretonnes actuelles peuvent y voir un débouché important : celles déjà spécialisées dans ces domaines, comme celles qui pourraient se diversifier.
Côté environnement, l'impact serait, semble-t-il, raisonnable, surtout que ces énergies seraient propres. L'impact sur la pêche est étudié. Les professionnels ont attiré l'attention sur le fait que le Brexit pourrait inciter des bateaux à se rapprocher des côtes bretonnes, et donc densifier le trafic. La concertation se poursuivra dans les mois à venir.
http://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-hydrolien-la-bretagne-accelere

07/03/17Énergies marines renouvelables : une filière à la croisée des chemins
Où en sont les énergies marines renouvelables ? L'observatoire de l’économie maritime Isemar publie une note éclairante sur leur filière, le tissu industriel en cours d'organisation et l'adaptation des ports qui misent sur leur accueil et leur développement.
« L'ensemble du processus national des énergies marines renouvelables (EMR) avance lentement mais il avance ».
Dans une note de synthèse publiée début mars sur son site, l'observatoire Isemar revient sur la volonté politique de mettre en place des champs d’éoliennes posées - « sept au final en Atlantique et en Manche » - et de développer en complément l'éolien flottant (4 fermes pilotes). Du côté des entreprises, elle estime « le champ industriel en cours de redéfinition ». Les énergéticiens EDF EN ou Engie, des développeurs-exploitants comme WPD (Wind Power Development) et des fournisseurs industriels français sont sur les rangs, sachant que la filière est aussi « constituée de savoir-faire étrangers ». Une partie de ce tissu industriel s'inscrit ainsi dans « des stratégies européennes sous l'égide de General Electric et Siemens ».
« Comme activité en mer, les EMR ont besoin des ports ». Car qui dit installation en mer dit pré-assemblage et mise en service à terre. Et donc recours, durant deux à trois ans, à des ports dits « de proximité ». Le câblage et le stockage des pièces nécessitent aussi des lieux d'accueil, au même titre que la maintenance des champs d'éoliennes, qui mobilisera de petits ports. Quant aux démonstrateurs et technologies innovantes, ceux de Cherbourg, Brest et Saint-Nazaire en ont vu passer. « Ce sera aussi bientôt le cas dans des ports méditerranéens », révèle l'étude.
Accueillir des unités industrielles est générateur de revenus fonciers pour les ports. Et d'emplois pour les territoires. Mais la seule usine sortie de terre est pour l'heure la double usine Alstom/GE à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Elle produit des turbines et nacelles, pour l'instant exportées « en attendant les 238 pour les champs français d'EDF EN ». Le port le plus avancé, où la dynamique est la plus forte, est celui de Saint-Nazaire. Avec un soutien public, les EMR y ont enclenché une diversification du chantier naval STX France. A Cherbourg également, elles sont l'occasion d'une « diversification pour les pôles mécaniques présents ». Le Havre, Brest, La Rochelle et Dunkerque nourrissent aussi des ambitions en la matière. Tout comme Sète, Fos voire Toulon, en Méditerranée. La note attire l'attention sur les processus logistiques nouveaux qui sont en jeu. « Nombre de ports connaissent la logistique des colis lourds (…) mais avec des lots limités » - or il s'agira ici de très grosses unités (mâts, pâles, nacelles). Si les EMR sont une « manne pour les ports », cette nouvelle industrie a besoin d'espace et de quais.
Il revient du coup aux logisticiens français de se positionner. Sachant que se dégage une tendance à l'émergence d'une « offre globale de services logistiques ». Et probablement à terme d'un acteur principal, sur lequel les industriels et énergéticiens impliqués – pour la plupart « étrangers au domaine maritime et portuaire » - pourraient faire porter le risque. Reste que rien ne garantit que les logisticiens portuaires français endossent ce rôle. Du moins pas en seuls dans leur coin : le scénario le plus probant reste l'alliance et le partenariat. « Les retards affichés sur le développement de la filière EMR en France ne seraient-ils pas finalement une opportunité pour ces acteurs maritimes et portuaires de définir leur stratégie de diversification et de s'organiser pour faire face à la concurrence internationale ? », interroge en guise de conclusion cette étude.
http://www.environnement-magazine.fr/article/49128-energies-marines-renouvelables-a-la-croisee-des-chemins/

06/03/17 : Éolien Offshore: de nouvelles règles pour l'appel d'offres de Dunkerque
L'appel d'offres concernant le champ de Dunkerque (Nord) démarre officiellement lundi, avec le dépôt d'un dossier de présélection par les opérateurs en lice. Hélène Gelas, associé chez LPA-CGR avocats décrypte les nouvelles modalités de cette bataille industrielle.
LE FIGARO: Les opérateurs déposent aujourd'hui leurs offres dans le cadre du dialogue concurrentiel préalable à l'attribution du champ d'éoliennes offshore de Dunkerque. C'est le troisième round organisé par les pouvoirs public pour ce secteur d'activité? Qu'est ce qui change exactement dans cet appel d'offres après les deux premiers?
Hélène GELAS: L'évolution principale de cet appel d'offres réside dans la procédure applicable. Il s'agit, pour la première fois en matière d'appel d'offres, de la mise en œuvre de la procédure de dialogue concurrentiel créée par le décret du 17 août 2016. Bien qu'applicable à tout appel d'offres pour les installations de production d'électricité, elle a surtout été dimensionnée pour les projets éoliens offshore en prenant en compte les particularités de projets d'une telle ampleur. Alors que les précédents appels d'offres de 2011 et 2013 se déroulaient en une seule phase de remise de l'offre, la procédure de dialogue concurrentiel s'articule autour de deux phases principales: une première de «pré-sélection» des candidats sur la base de leurs capacités techniques et financières, au terme de laquelle les candidats sélectionnés sont admis à participer à une seconde phase de dialogue technique avec l'État. Ce n'est qu'à l'issue de cette phase qu'une offre sera remise. Cette procédure doit ainsi permettre aux candidats et à l'État - et éventuellement à Réseau de transport d'électricité (RTE) et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) si le ministre le souhaite - de dialoguer pour affiner les conditions du cahier des charges sur la base duquel les offres pourront être remises.
L'instauration de ce dialogue concurrentiel constitue-t-il une avancée par rapport au déroulement des appels d'offres en une seule phase?
Sur le plan des principes, cette nouvelle procédure permet, pour des projets d'une telle ampleur, de mieux dimensionner les caractéristiques du futur projet. Elle est inspirée de la procédure danoise d'invitation au dialogue qui fonctionne plutôt bien étant donné le développement réussi de cette industrie dans ce pays. Pour autant, si elle présente des avantages indéniables par rapport à la procédure qui était jusqu'alors utilisée, on peut regretter qu'elle n'ait pas été poussée jusqu'au bout. En effet, l'intérêt, surtout, d'une telle procédure est que le dialogue se déroule sur la base d'études de caractérisation du site - susceptibles d'offrir aux candidats une bonne connaissance de la zone et leur permettre ainsi d'affiner au plus juste les données économiques du projet. Or, si des études seront mises à la disposition du candidat, on peut craindre qu'elles ne soient pas considérées comme suffisantes pour permettre une réelle connaissance du site à ce stade de développement du projet.
Autrement dit, l'opérateur qui sera retenu pour exploiter le champ de Dunkerque devra prolonger ses études du site?
Après attribution du champ, il appartiendra au lauréat, si ce n'est de les refaire, au moins de les compléter largement. On est encore loin du modèle danois où, à la fin de la procédure de dialogue, le candidat dispose d'une étude d'impact et, en tout cas, de toutes les autorisations administratives nécessaires pour démarrer rapidement les travaux. Ce dialogue concurrentiel reste néanmoins un pas important franchi par l'Etat français qui a bien voulu adapter les procédures à ces projets particuliers.
Avant de lancer ce nouvel appel d'offres dans l'éolien offshore, ne vaudrait-il pas mieux finir les chantiers en cours? Plusieurs projets attribués dès 2011 ont vu s'abattre une avalanche de recours, de telle manière que les dates de mise en production sont plus qu'incertaines.
La question peut être posée et l'est en tout cas par certains qui souhaiteraient bénéficier d'un retour d'expérience des projets des appels d'offres de 2011 et 2013 avant de lancer une nouvelle procédure. Je ne suis pas de cet avis. Si, en France, aucun parc éolien offshore n'a encore été mis en service, ce n'est pas le cas dans le reste de l'Europe. Le retour d'expérience existe ainsi, largement, notamment si l'on tient compte des différentes phases de développement des parcs. La technologie n'est en outre pas nouvelle. La France accuse déjà un grand retard en la matière, il ne faudrait pas l'aggraver faute d'avoir un regard qui porte hors de nos frontières. Il faut, au contraire, regretter que les chantiers des parcs éoliens des premiers appels d'offres soient toujours en cours et accélérer les procédures. Des accélérateurs ont, déjà, été mis en place par l'Etat, notamment à travers l'adoption du décret du 8 janvier 2016 permettant une accélération du temps contentieux. Il faut poursuivre cet allégement des procédures plutôt que les alourdir et aggraver encore le retard français.
Dans un dossier comme Dunkerque, à quel niveau l'avocate que vous êtes intervient-elle?
Le cabinet LPA-CGR avocats intervient au côté de ses clients dans toutes les phases des procédures d'appel d'offres. Il accompagne les futurs candidats dans le cadre de la remise de leur offre puis dans le cadre du développement des projets lauréats et, comme c'est malheureusement souvent le cas, dans les contentieux introduits par des tiers contre les autorisations délivrées pour les projets.
http://www.lefigaro.fr/societes/2017/03/06/20005-20170306ARTFIG00002-eolien-offshore-de-nouvelles-regles-pour-l-appel-d-offres-de-dunkerque.php

05/03/17 : CÔTE D’OPALE - Éoliennes en mer : des simulations visuelles à découvrir sur Internet
En pleine polémique sur l’appel d’offres du parc éolien au large de Berck, annoncé par Ségolène Royal, le promoteur WPD a diffusé sur son site des simulations visuelles. Une première.
Elles sont passées inaperçues lorsqu’elles ont été publiées en novembre. On les regarde avec intérêt aujourd’hui, alors que la ministre Ségolène Royal a assuré le 26 février à Boulogne : « Quand on me dit que l’on verra les éoliennes au large, c’est faux ! ....


05/03/17 : Projet d'éolien offshore au lage d'Oléron : bientôt des études d'impact

Le préfet de Charente-Maritime Eric Jalon a organisé une réunion publique le 27/02 au soir à Saint-Pierre d’Oléron, après avoir rencontré élus locaux et usagers professionnels du milieu maritime courant février. Objectif : présenter aux habitants ce projet de parc éolien, de 60 à 80 mâts, prévu à une vingtaine de kilomètres au large de la pointe de Gatseau sur un périmètre de 120 km2. Entouré du conseiller régional Benoît Biteau et de représentants de RTE, de la DREAL et du préfet de l’Atlantique, Eric Jalon a expliqué le déroulement de la procédure, de la consultation à l’appel d’offre.
Ce fut une soirée placée sous le signe de l’ambivalence. D’un côté, Eric Jalon a affirmé vouloir consulter la population d’Oléron et la Presqu’île d’Arvert, concernés au premier chef, mais il a attendu la veille de la concertation publique pour rencontrer la population…. Et annoncer qu’une page internet concernant le projet était disponible jusqu’au 3 mars inclu pour déposer son avis. Les associations environnementales, LPO, Natura 17 et Natvert, qui s’inquiètent de l’implantation d’un parc éolien au cœur d’une zone environnementale classée, n’avaient pas été officiellement conviés au côté d’Eric Jalon et de ses partenaires pour débattre. A leurs représentants assis dans le public, le préfet a néanmoins tendu la main en assurant qu’il était prêt à travailler avec eux durant la période d’études d’impact. Ambivalence également, lorsque Benoît Biteau, visiblement agacé par les questions et les argumentations des associations environnementales à l’issue de la présentation, a fini par lâcher : « Moi aussi, j’aime bien les oiseaux […] mais je préfère qu’on en perde quelques-uns plutôt que de devoir se poser la question de renouveler la centrale du Blayais quand elle arrivera en fin de vie. S’il y a un accident nucléaire demain, nous aurons alors des problèmes bien plus graves. Il y a urgence à développer des alternatives. »
Même si le projet n’est pas acté, l’ouverture officielle de la zone à appel d’offre par Ségolène Royal en novembre dernier semble en faire un plan inéluctable. Il faut dire que du côté économique, les arguments sont de poids : une création de 400 emplois le temps de la construction, d’une centaine in situ pour la gestion du site à terme, des retombées pour les entreprises locales en terme de sous-traitance, pour un parc éolien susceptible de remplacer l’équivalent d’ 1/16e de la production actuelle de la centrale du Blayais. Sans oublier la taxe sur l’éolien, dont les bénéfices (environ 15 000 € estimés) vont notamment profiter aux communes. Eric Jalon et le préfet de l’Atlantique Daniel Le Diréach ont néanmoins posé une condition : « Le conseil de gestion du Parc naturel marin devra être d’accord avec le projet retenu à l’issu de l’appel d’offre, sinon rien ne se fera ».
La procédure en elle-même va légèrement différer des appels d’offre classiques, puisqu’elle sera « avec dialogue concurrentiel ». Une première phase sera lancée au printemps 2017, avec une sélection des dossiers. Une deuxième phase en été permettra un dialogue avec les candidats présélectionnés. Le lauréat sera connu début 2018. « Mais ça ne veut toujours pas dire que le projet se fera », prévient Eric Jalon, «puisque le porteur de projet devra aussi convaincre le conseil de gestion du Parc naturel marin.» L’appel d’offre sera également reparti en deux lots : un pour l’implantation du parc éolien, et un autre pour le raccordement du parc éolien au transformateur de Préguillac, entre Saintes et Pons. Son tracé n'est pas encore connu, mais le périmètre concerné s'étend de la Seudre au littoral du nord au sud, et de La Tremblade jusqu'au sud de la Saintonge d'ouest en est.
Arguments économiques contre écologiques
En attendant, les études d’impact et de faisabilité vont être lancées dans les prochaines semaines. Le ministère de l’environnement va confier une étude géophysique des vents et de composition des sols à l’Agence française de l’environnement. Météo France établira également un rapport sur les vents. Le service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM) rendra compte des mesures bathymétriques (profondeurs et reliefs des fonds marins) et de sédimentologie. L’agence nationale la Biodiversité sera en charge de l’étude de levée des risques environnementaux, c’est-à dire de trouver des solutions pour éviter ou limiter l’impact du projet sur l’environnement. Cette phase devrait durer environ un an, et les comptes-rendus consultables sur le site du Comité régional de l’énergie (CRE). « Et il y aura des consultations complémentaires à mener », annonce déjà Eric Jalon. Concernant l’impact de l’implantation des pieux des éoliennes sur cette zone sismique, aucune étude n’est pour l’instant prévue mais Eric Jalon assure que le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), en charge de la zone, « n’a pas indiqué de contre-indication à la faisabilité du projet ». Les associations environnementales, elles, demandent à ce qu’une étude indépendante soit confiée à l’institut de physique du globe de Paris, estimant que le BRGM n'est "pas compétent sur le sujet".
En savoir plus :
Pour la consultation publique : http://charente-maritime.gouv.fr/
Concernant les arguments des associations environnementales : www.eolien-oleron.natvert.fr
http://www.aqui.fr/environnements/projet-d-eolien-offshore-au-lage-d-oleron-bientot-des-etudes-d-impact,15236.html

01/03/17 : 20000 foyers bretons bientôt alimentés par des éoliennes flottantes 😡😡😡
Les lorientais étaient invités hier à une discussion avec l’entreprise EOLFI ainsi qu’avec RTE sur la question des quatre éoliennes flottantes qui doivent être installées entre Groix et Belle-Ile d’ici 2020. Un format assez original dans lequel les citoyens pouvaient poser les questions qu’ils voulaient. Le Peuple breton s’est rendu à cette réunion d’information.
Aboutir à un projet d’éolienne prend du temps. Beaucoup de temps. En moyenne, il faut pratiquement 10 ans pour qu’un projet voit le jour. Le projet d’éoliennes flottantes s’inscrit, lui, dans une démarche de concertation initiée dès 2013. D’une puissance totale de 24 MW, pour un coût estimé à 200 millions d’euros, ces quatre éoliennes doivent d’abord passer un certain nombre d’étapes : les études environnementales, l’étude d’impact, les études techniques, les autorisations administratives et la construction. Si tout se passe bien, elles produiront de l’électricité pour environ 20000 foyers. « Le niveau de consommation laisse penser que l’énergie sera consommée localement », rassure le représentant de RTE à une question posée. Deux fuseaux sont envisagés pour acheminer l’énergie produite : l’un des fuseaux viserait le raccordement du parc éolien au poste électrique de Kerolay à Lorient. L’autre viserait à le raccorder au poste électrique de Kerhellegant, à Plouharnel. Aussi, on ne sait pas encore quelle population bénéficiera de cette électricité ! D’un côté, le poste de Kerolay qui est un peu plus éloigné et nécessiterait plus de câblage en mer, de l’autre le poste de Kerhellegant qui obligerait – du moins l’imagine-t-on – à couper la dune. Le choix doit être fait le 22 mars par le Préfet.
Eolfi est une entreprise parisienne, mais l’ensemble de la conception et de la maintenance se fera en Bretagne. La maintenance restera à Lorient, la construction et l’assemblage des pièces se feront à Brest et Saint Nazaire. On parle d’une centaine d’emplois à Brest pour la construction de ces éoliennes. Eolfi ne cache pas ses ambitions : « nous souhaitons bien sûr créer une filière industrielle. La zone validée par cette ferme-pilote l’a été en 2014 par le Préfet maritime, le Conseil régional de Bretagne et les instances de pêche, mais nous répondrons sûrement à d’autres appels d’offre à l’avenir ». En terme d’aspect paysager, la brochure démontre la quasi-invisibilité de ces éoliennes depuis Groix ou Belle-Ile. L’avantage de l’éolien flottant, c’est justement la possibilité de s’éloigner des côtes du fait des moindres contraintes de profondeur avec cette technologie.
Le projet est aujourd’hui (et jusqu’à mai) rentré dans la phase de participation du public donc les réunions vont continuer afin d’informer, mais aussi d’échanger avec les citoyens. « C’est vrai que c’est long, estime le représentant de RTE, mais il est logique de réaliser toutes les études auparavant. Ne pas le faire serait reproché ! » Une fois installée, l’exploitation de ces éoliennes flottantes est prévue pour 20 ans. Et à la différence du nucléaire, il ne sera pas compliqué de les démanteler et de les recycler…

01/03/17 : Vent de questions sur les éoliennes flottantes au large de Groix
Les deux maîtres d’ouvrage du futur parc éolien se sont livrés à un jeu de questions-réponses avec les habitants de Lorient. Une vingtaine de curieux se sont rendus à la permanence mardi, organisée par Eolfi et RTE.
« Nous voulons savoir quel monde sera laissé à nos petits enfants ! », lance une retraitée. Signe que le projet du parc éolien intéresse.
Est-ce qu’il inquiète ? « Bien sûr, nous avons des interrogations. Je suis venu pour savoir où le parc sera installé précisément », ajoute cet habitant de Larmor.
« 1 500 tonnes l’éolienne, et ça flotte ? »
Autour de Thierry Daugeron, chef de projet pour Eolfi, les questions fusent : « Comment les éoliennes flottantes vont-elles résister à la houle ? Et les câbles sous la mer ? »
La réponse est directe. « Si la machine penche trop, les pales se chargent de garder l’équilibre. Les câbles seront en partie enfouis sous le sol, et leur élasticité permet une marge de mouvements. »
Bilan début mai
Des réunions publiques et des permanences auront lieu, d’ici le mois d’avril à Groix, Belle-Ile-en Mer et Quiberon. Des ateliers thématiques et des expositions itinérantes seront également organisés.
Le bilan de cette concertation est attendu début mai.

01/03/17 : Eolien offshore : le gouvernement accorde un délai supplémentaire pour le 3ème appel d'offres
Intégrant pour la première fois en France une procédure de dialogue concurrentiel permettant aux candidats potentiels de s’informer sur le cahier des charges, le troisième appel d’offres consacré au parc éolien offshore de Dunkerque, a vu sa date limite repoussée d’une semaine par le ministère de l’Energie. Ce délai supplémentaire doit permettre aux candidats de mieux intégrer cette nouvelle procédure.
Alors que la première phase de dépôt des candidatures des groupes intéressés (seuls ou en consortium) devait s’achever le 28 février dernier, le ministère de l’Energie a décidé cette semaine de reporter au 6 mars la date limite de dépôt des candidatures pour l’appel d’offres du futur parc éolien en mer au large de Dunkerque dans le nord de la France. « Il y a eu beaucoup de questions posées à la CRE donc les professionnels ont demandé un délai pour bien s’approprier les réponses et cette nouvelle procédure« , explique le ministère.
Lire aussi : Jean-Bernard Lévy prône la simplification administrative dans l’éolien offshore
Une fois ce délai passé, la CRE disposera d’un mois pour sélectionner sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront avec l’administration une phase dite de dialogue concurrentiel pour définir le cahier des charges définitif du projet. « Ces échanges pourront prendre 4 à 6 mois« , ajoute le ministère, avant un dépôt des candidatures définitives.
Lire aussi : Parc éolien offshore de Dunkerque : le gouvernement table sur une mise en service en 2022
Plusieurs groupes se sont déjà montrés intéressés par ce projet estimé entre 250 et 750 MW de puissance, dont le groupe français EDF et l’allemand WPD Offshore. Rappelons qu’il s’agit ici du troisième appel d’offres lancé par l’Etat français pour développer les éoliennes marines « posées » en France et que la mise en service de ce parc au large de Dunkerque est prévue pour 2022.
http://lenergeek.com/2017/03/01/eolien-offshore-gouvernement-accorde-delai-supplementaire-3eme-appel-doffres/

27/02/17 : CÔTE D’OPALE - La résistance au projet d’éoliennes au large de Berck s’organise
Élus, représentants des pêcheurs, des chasseurs, des commerçants et des propriétaires ont organisé en urgence une réunion ce lundi soir au Touquet. Pour dire tout le mal qu’ils pensaient de ce projet d’éoliennes offshore et surtout pour organiser la résistance. Morceaux choisis.
Scandalisés par la « méthode ». «  Ce n’est pas aux élus boulonnais de décider à la place du Montreuillois, enrage Daniel Fasquelle. Le député-maire avance qu’en réalité, le parc ne compterait pas 40 mais 200 éoliennes à terme. S’il y a un projet, c’est à nous de décider si nous en voulons ou non. Que les élus du Boulonnais s’occupent donc de leur territoire, nous du nôtre et ça ira bien.  » Bruno Cousein n’y va pas de main morte lui aussi : «  Qu’une ministre vienne sur le territoire d’à côté prendre des nouvelles de décisions qui nous concernent, sans qu’on soit consultés, c’est invraisemblable.  »
Une manœuvre politique ? Bruno Cousein a fait savoir que le groupe socialiste a déposé ce lundi une motion en faveur de ce projet en séance plénière au conseil départemental : «  C’est un coup monté à la veille des échéances électorales.  »

Interloqués sur la forme. Daniel Fasquelle s’interroge. «  Où avez-vous vu qu’on annonce le lancement d’un appel d’offres avec un acteur privé qui a rédigé le cahier des charges et qui, bien évidemment, va être retenu ? Cuvillier fait ça à Boulogne, tout le monde trouve ça normal, la ministre vient, WPD présente son projet et hop, en avant !  »
Inquiets sur « le fond ». Pour le maire du Touquet, outre l’impact sur la pêche, l’implantation d’éoliennes en mer pose un problème de «  sécurité maritime : avec ces blocs de béton, on va créer des récifs dangereux. Qui dit qu’un bateau ne quittera pas le rail un jour de tempête pour s’échouer contre les éoliennes ?  »
L’aspect touristique et ses conséquences sur la dévaluation des prix de l’immobilier sont des préoccupations : «  Nous avons la chance d’avoir des paysages merveilleux et on va les gâcher, s’insurge Bruno Cousein. Il ne viendrait à l’idée de personne d’implanter des éoliennes offshore au large du site des deux caps ou dans la baie du mont Saint-Michel.  »
Les chasseurs s’inquiètent de possibles ravages sur les populations d’oiseaux migrateurs : «  Entre 9 000 et 13 000 oiseaux passent par ce couloir au moment de la migration, de juillet jusqu’en automne  », expose Thierry Forestier, président de l’association maritime des chasseurs.
Enfin, les questions du coût et du stockage de l’énergie produite en mer, de la problématique de la régularité de la production et du démontage des éoliennes arrivées en fin de vie ont été évoquées.
Les retombées financières en question. Pierre-Georges Dachicourt s’est chargé de décortiquer leur répartition. «  50 % ira aux territoires, 15 % aux ports de plaisance et 35 % à la pêche. Mais cet argent n’arriverait dans les caisses du comité national des pêches que deux ans près la fin du chantier. Si WPD pose 199 éoliennes au lieu de 200, le chantier ne sera jamais clos.  »
 Des actions

Une pétition sera mise en ligne ce mardi matin sur le site petition-publique.org. Des pétitions seront également à disposition dans les mairies et chez les commerçants.
Un apéritif géant sera organisé sur les plages à midi le 17 avril, soit le lundi de Pâques. Tous les habitants opposés au projet y sont invités.
Le Collectif Horizon fondé par Patrick Gonet il y a quelques années sera transformé en association. «  Elle pourra exercer des recours devant les tribunaux, nous allons multiplier toutes les procédures à notre portée  » prévient Daniel Fasquelle. Les personnes souhaitant rejoindre le collectif peuvent envoyer leurs coordonnées à : collectifhorizon@gmail.com
Des motions : Daniel Fasquelle en appelle aux élus locaux : «  Il est important que les maires délibèrent et s’engagent à ne pas autoriser le lien terrestre entre nos communes et les éoliennes : ce projet n’aura nulle part pour faire arriver les câbles électriques.  »
http://www.lavoixdunord.fr/124764/article/2017-02-27/la-resistance-au-projet-d-eoliennes-au-large-de-berck-s-organise

27/02/17 : PRENDRAIENT-ILS NOTRE TERRITOIRE POUR UN TERRAIN DE JEU ?

Energies Marines Renouvelables - Energies Marines : pourquoi la France peut gagner !
Eolien offshore, hydrolien, éolien flottant, houlomoteur, énergie thermique des mers, climatisation … Les technologies d’énergies marines se multiplient depuis quelques années, entrainant avec elles toute une filière industrielle innovante. Une filière en devenir, qui arrive aujourd’hui dans une phase clé de sa structuration, avec l’aboutissement de ses premiers projets et l’éclosion de ses premiers champions.
Alors, quelle sera la place de la France sur ce nouveau marché ? Saurons-nous profiter de la manne annoncée, soit un marché mondial de plus de 53 milliards d’euros par an à horizon 2050** ? Une chose est sure, nous avons aujourd’hui toutes les cartes en main pour prendre le large !
Notre atout stratégique ? Le duo ressource naturelle et savoir-faire technique
On ne le rappellera jamais assez : la France dispose, en matière d’Energies Marines Renouvelables (EMR), d’un double potentiel géographique et industriel que peu de pays dans le monde peuvent revendiquer.
Sur l’aspect géographique, nous bénéficions, avec plus de 11 millions de km² de surface maritime, du 2ème domaine maritime au Monde, réparti sur 3 façades maritimes au centre de l’Europe (Manche-Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée) et une présence dans tous les Océans du monde, grâce à la part non négligeable de l’ultramarin. Sur la dimension industrielle, nous sommes reconnus dans le monde entier pour notre expertise dans des domaines de compétences clés des EMR : l’énergie, l’Oil & Gas, le naval, les matériaux composites ou encore les installations en mer.
Ajoutez à cela que nous disposons de zones portuaires particulièrement accueillantes et adaptées à l’implantation d’infrastructures industrielles de pointe, et vous comprendrez pourquoi il convient d’être optimiste sur la capacité de la France à tirer son épingle du jeu sur les énergies marines.
Notre carte maitresse ? Le soutien de l’Etat, via des dispositifs agiles et efficaces
Les énergies marines sont par ailleurs un secteur sur lequel la France a su faire preuve d’une grande agilité, de sorte que nous bénéficions aujourd’hui d’un contexte institutionnel particulièrement favorable, et ce bien que nous n’ayons pas d’installation opérationnelle à ce jour. Une performance d’autant plus remarquable qu’elle se déroule dans un calendrier politique complexe, avec des échéances électorales d’habitude peu propices à l’émergence industrielle consensuelle.
Ainsi, la recherche et développement, soutenue par le programme des investissements d’avenir, a désormais trouvé sa stabilité au service des technologies innovantes et avec une visibilité pluriannuelle pour nos laboratoires de recherche. Les appels à projets successifs de l’Agence Nationale de la Recherche et de l’ITE France Energies Marines connaissent leurs premiers résultats, et la France montre la voie dans le domaine de la recherche de méthode de caractérisation de sites, d’impacts environnementaux ou d’outils de conception des technologies.
Les sites pilotes dans le domaine de l’hydrolien ou de l’éolien offshore flottant ont eux aussi le soutien de l’Etat et de l’ADEME, par la mobilisation du même programme financier, qui vise à faire émerger des consortiums dont le franchissement crucial de l’étape de démonstration vers l’étape d’industrialisation propulsera la vocation mondiale. L’attribution récente de quatre projets ambitieux de fermes pilotes d’éoliennes flottantes (Faraman, Leucate, Gruissan, Groix) témoigne de ce dynamisme, qui fait déjà des émules en Asie du sud-est, où la France multiplie ses actions stratégiques de collaborations économiques.
Le développement commercial de la filière pourra par ailleurs être boosté par la concrétisation de la fourchette haute des objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, dont les attentes de la profession sont de 21 000 MW à l’horizon 2030. Les énergies de la mer y trouvent une part non marginale avec des objectifs de 8 000 MW de capacités à l’horizon 2023 dans les différentes technologies (éolien posé et flottant, hydrolien…), qui viendront s’ajouter aux 3 000 MW actuellement attribués sur six parcs éoliens offshore français (Tréport, Fécamp,
Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire, Iles d’Yeu et de Noirmoutier), dont les mises en service sont attendues pour 2020 – 2023.
Cette planification pluriannuelle, assortie d’une planification spatiale en préparation, est la clé de la visibilité sur les volumes et les calendriers tant attendus des industriels, qui demandent depuis de nombreuses années à l’Etat de progresser dans la méthode d’attribution des fermes commerciales. Dans cette même veine, la mise en oeuvre du nouveau dispositif de « dialogue concurrentiel », assorti d’une phase préalable de « derisquage » des zones d’implantation, en cours d’expérimentation sur le 3ème appel d’offres éolien en mer, est regardé avec beaucoup d’attention.
Notre enjeu ? Concrétiser notre ambition, en France comme à l’export
La stratégie d’avoir soutenu les industriels et encouragé les technologies françaises porte aujourd’hui ses fruits, et contribue à créer des champions des énergies de la mer qui gagnent dès maintenant des marchés à l’export.
Ainsi, et même si l’on ne peut ignorer le retard opérationnel pris en France métropolitaine pour l’installation de sites EMR, les technologies et savoir-faire français s’exportent dans tous les océans du monde : ingénierie, industrie, développement de projet, sous-ensembles stratégiques de la chaine de valeur. Et les première usines ligériennes tiennent et tiendront leurs volumes grâce aux marchés gagnés à l’export.
La multiplication des fermes pilotes et projets concrets au large de nos côtes dans les années à venir devrait par ailleurs permettre de pérenniser ces développements, tout en créant les milliers d’emplois attendus ; soient 10 000 pour les seuls parcs éoliens offshore d’ici à 2020, selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER)***.
Autant de signaux positifs démontrant que l’ambition technologique et industrielle française en matière d’énergies marines est « réaliste »***, et qui confirment la naissance d’une nouvelle filière prometteuse, alliant performance économique et efficacité environnementale, au service de la transition énergétique.
**Chiffres Ocean Energy Europe 2016 : https://www.oceanenergy-europe.eu/images/Publications/OEF-final-strategic-roadmap.pdf
***Chiffres SER 2017 : http://www.enr.fr/userfiles/files/LIVRE-BLANC-2017.PDF
http://www.environnement-magazine.fr/blog/121-energies-marines-pourquoi-france-peut-gagner/

27/02/17 : France : une envolée de l'éolien offshore ?
Alors que la première éolienne flottante française est construite à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), l’éolien offshore continuent de progresser en France. Avec le lancement successif de trois appels d’offres entre 2011 et 2016, le pays compte bien invetsir le secteur et rattraper ses voisins européens.
Bien qu’elles ne représentent pour l’instant que 3,1% du mix énergétique français - contre 12,6% pour l’hydraulique, 5% pour les centrales thermiques et 77% pour l’atome, les « techniques éoliennes et énergies marines renouvelables (EMR) ont le vent en poupe ».
Le bimestriel rappelle en effet que « l’incroyable potentiel et l’inépuisable réserve que représente le domaine maritime tricolore » font de ce dernier le deuxième le plus important au monde avec 11 millions de km2. « Une véritable mine d’or », conclut le journal, pour qui la France pourrait tout simplement devenir le prochain « eldorado du renouvelable ».
L’association France Energie Eolienne (FEE) affirme pour sa part que l’éolien n’est rien de moins que le « pilier actuel et futur de la transition énergétique en France » : une énergie « créatrice d’emplois, compétitive et renouvelable ». Tous les experts s’accordent à dire que l’énergie éolienne marine, bien que coûteuse en l’état actuel du développement de la filière, est plus régulière dans la production d’électricité que l’éolien terrestre. D’où l’importance d’encourager son développement rapide si la France compte s’en tenir au respect de l’objectif de 40% d’électricité renouvelable en 2030.
La France légèrement en retard
Un chiffre qui tombe plutôt bien. Comme le signalait Jean-Frédéric Charpentier à Eco Réseau, « en termes de puissance installée, l’éolien offshore devrait être au même niveau que l’éolien terrestre en 2030 et atteindre 25 GW dès 2020 ». Un objectif certes ambitieux, mais que l’association FEE estime « raisonnable » et à la hauteur des ambitions européennes. Le gouvernement britannique s’est par exemple fixé un objectif de 40 GW d’éolien en mer en 2030, tandis que l’Allemagne table sur 15 GW.
Mais le rythme de développement du secteur en France est pour l’instant lent comparé à celui de ses voisins. Avec seulement 3 GW attribués, l’Hexagone est loin de pouvoir atteindre ses objectifs, et ce malgré la série de mesures annoncées par Ségolène Royal en 2016 afin de « réduire les coûts » et « simplifier les procédures ».
En décembre dernier, lors de la diffusion du troisième appel d’offres pour un parc éolien, la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer avait en effet lancé une procédure de « dialogue concurrentiel » adaptée aux particularités de la filière éolienne marine. Cette procédure devait permettre un échange entre les candidats et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), ainsi que la finalisation d’études de levée des risques.
Mais malgré cette bonne volonté affichée, le secteur de l’éolien en mer « patine », selon les termes du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy. « On va terminer le quinquennat actuel avec encore des difficultés en ‘permitting’ [autorisations], de recours. Malgré tous nos efforts, la France est un pays où ça prend beaucoup, beaucoup plus de temps que chez la plupart de nos voisins », avait-il lancé lors du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER). « Il y a de gros efforts de simplifications à faire », avait-il ajouté.
Un nécessaire effort de concertation
Il faut dire que les trois projets de parcs éoliens offshore menés par EDF ainsi que celui développé par Engie ont été ralentis par des recours administratifs déposés par des opposants à l’énergie éolienne. De nombreuses associations craignent en effet que l’environnement marin ne soit détérioré ou que l’énergie produite ne soit trop chère. Comme le reconnaît effectivement Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), le prix de l’éolien offshore est certes élevé, mais la filière « est en mesure d’améliorer rapidement ses coûts » comme l’avait fait la filière photovoltaïque avant elle.
Message entendu à Dunkerque, où le projet de parc éolien offshore « avance à grands pas ». Selon le maire de la ville, Patrice Vergriete, « l’Etat a souhaité avoir une autre démarche pour justement réussir le coup cette fois-ci, et entamer un dialogue concurrentiel avec les entreprises en termes de réalisation ». Le projet dunkerquois devrait donc avancer plus vite et les entreprises intéressées par le projet pourraient être connues avant la fin du mois. De quoi contenter EDF, mais aussi les Français. Car il ne faudra pas rater le train de l’éolien en mer. Alors qu’une éolienne offshore est installée en moyenne chaque jour en Europe depuis 2015, la France ferait bien de se rappeler l’immense potentiel qu’elle peut prétendre exploiter. Quelque 80 GW répartis sur une superficie de 10 000 km2 pour l’éolien posé et 140 GW répartis sur une superficie de 25 000 km2 pour l’éolien flottant.
http://www.mediaterre.org/france/actu,20170227100941.html

27/02/17 : Ségolène Royal s’engage pour un parc éolien au large de Berck-sur-Mer
En visite au port de Boulogne le dimanche 26 février, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a annoncé le lancement « imminent » de l’appel d’offres des éoliennes offshore à 15 kilomètres au large de Berck-sur-Mer.
Accueillie par celui qui fut son secrétaire d’État délégué au Transport, Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne, Ségolène Royal a d’abord visité l’Arpège, bateau hybride moins polluant construit par la Socarenam, avant de se rendre au bassin d’essais de l’Ifremer rencontrer les responsables de la start-up Eel Energy qui mettent au point une innovante hydrolienne à ondulation. Elle a alors annoncé que le projet éolien Boulogne grand large allait être intégré de façon imminente au prochain appel d’offres lancé par l’État.
La ministre a en effet apprécié que la zone de Bassure de Baas, non classée en zone Natura 2000 mais partie intégrante du parc marin des Estuaires picards et de la mer d’Opale, ait fait l’objet d’une concertation approfondie, confirmant sa pertinence au regard des contraintes de sécurité notamment. Elle a réfuté les oppositions des pêcheurs – « ils ne pêchent que trois semaines par an dans cette zone » – et celle des élus des stations touristiques qui redoutent la pollution visuelle – « à 15 km de la côte, il faudra une bonne vue pour apercevoir les éoliennes ».
Port de construction et de maintenance, Boulogne pourrait alors offrir une plateforme portuaire dotée d’une ingénierie industrielle au savoir-faire maritime reconnu. Pour les élus de son agglomération, « ce projet, qui bénéficiera prochainement de la signature et de la garantie de l’État, favorisera ainsi la diversification économique et énergétique en cours du port de Boulogne ».

26/02/17 : BOULOGNE-SUR-MER
Ségolène Royal annonce l’appel d’offres imminent des éoliennes offshore
La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a fait un passage éclair à Boulogne-sur-Mer ce dimanche après-midi avant de rejoindre le carnaval de Dunkerque. Elle a annoncé que l’appel d’offres du projet d’éoliennes offshore à 17 km au large de Berck-sur-Mer est « imminent ». Elle en a profité pour répondre à ses détracteurs.
http://www.lavoixdunord.fr/124142/article/2017-02-26/segolene-royal-annonce-l-appel-d-offres-imminent-des-eoliennes-offshore

26/02/17 Ségolène Royal envisage des éoliennes au large de Berck et du Touquet : «L’appel d’offres est imminent» (vidéo)
Ségolène Royal, en visite à Boulogne-sur-Mer, a apporté son soutien à l’installation d’éoliennes marines au large du Touquet-Paris-Plage et de Berck-sur-Mer. Pour la ministre, le projet n’est pas contradictoire avec la pêche
Depuis le début de l’année, il ne se passe pas une semaine sans que le projet d’éoliennes offshore au sud de la Côte d’Opale ne soit abordé. Ses supporters, à l’image de Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne-sur-Mer, font le forcing pour qu’il puisse voir le jour. À l’inverse, ses opposants, Daniel Fasquelle en tête, député-maire du Touquet-Paris-Plage, répètent qu’ils n’en veulent pas.
Décidée à accélérer le dossier
Ce dimanche 26 février, Ségolène Royal est venue apporter un soutien de poids au maire de Boulogne-sur-Mer. En visite dans la cité portuaire, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a réaffirmé sa volonté de voir le projet aboutir. «C’est un très beau projet qui doit voir le jour, a-t-elle déclaré après une rapide présentation du lieu d’implantation (au large du Touquet-Paris-Plage et de Berck-sur-Mer, plus précisément au niveau de la Bassure de Baas). Je vais prendre les décisions dans ce sens. »
La représentante du gouvernement s’est montrée véritablement conquise par l’implantation de ces éoliennes offshore. « C’est un projet mûrement réfléchi, a ajouté Ségolène Royal. La zone envisagée est absolument propice et elle doit compléter celle qui doit voir le jour au large de Dunkerque. »
Pas contradictoire avec la pêche
La ministre a été invitée à s’exprimer sur l’avis négatif des pêcheurs par rapport à ce projet. « Ces éoliennes ne sont pas contradictoires avec la pêche, a souligné Ségolène Royal. Il va falloir les installer et les entretenir. Ce sont donc de nouvelles débouchés qui vont voir le jour pour les gens de mer. »
Voilà une visite qui ragaillardit Frédéric Cuvillier qui croit en ce projet d’éoliennes offshore.

24/02/17 : BOULOGNE-SUR-MER
Ségolène Royal en visite dimanche pour parler du projet d’éoliennes offshore
Passage en force ? Alors que la polémique fait rage entre partisans (Frédéric Cuvillier et les élus de la CAB) et les opposants (Daniel Fasquelle et le comité régional des pêches) des éoliennes offshore, Ségolène Royal vient à Boulogne dimanche étudier le projet. Tiens, tiens…
Elle était initialement annoncée pour une visite de Nausicaà puis pour le carnaval de Dunkerque. La ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, ne viendra pas que pour faire du tourisme. Frédéric Cuvillier a saisi cette occasion pour lui présenter le projet éolien offshore qui suscite beaucoup de critiques chez nos voisins du sud de la Côte d’Opale.
Ce n’est peut-être pas un passage en force mais ça lui ressemble. « J’ai proposé à Ségolène de venir ici à Boulogne discuter transition énergétique et croissance verte autour du projet d’hydrolienne d’Eel Énergie » explique le maire de Boulogne. « Elle visitera aussi le chantier du grand Nausicaà et naturellement, on lui présentera le projet éolien offshore ». Loin de baisser les bras et de s’avouer vaincu, Frédéric Cuvillier continue donc de faire du lobbying pour ce projet. Ségolène Royal a chargé le préfet de Région de poursuivre les consultations pour un parc dans la zone de Bassure de Baas.
3,3 M € de retombées chaque année
« J’ai lu les critiques du président du comité régional des pêches. Je suis à mon tour effaré par son aveuglement. Les fonds dont j’ai parlé sont dans le texte de l’appel d’offres ». Soit 3,3 M € au total (1,3 million d’euros par an pour le comité régional des pêches et 2 millions d’euros de dotation pour les communes littorales concernées). « Si les pêcheurs n’ont plus besoin d’argent pour renouveler leurs navires, qu’ils le disent ! »
« Les fonds dont j’ai parlé sont dans le texte de l’appel d’offres. Si les pêcheurs n’ont plus besoin d’argent pour renouveler leurs navires, qu’ils le disent ! »
Les critiques sur l’impact visuel d’éoliennes situées à 18 km de la plage de Berck le laissent froid : « Elles ne seront pas visibles. Les Anglais ont également un projet et leurs éoliennes sont situées à 5 km de Ramsgate, ce n’est pas la même chose ».
On voit tout l’intérêt d’un centre de logistique et d’entretien à Boulogne avec ces deux projets des deux côtés de la Manche. Du travail aussi pour des pêcheurs et certains de leurs bateaux en mal de reconversion. Il serait temps de dépassionner le débat alors que la France accuse aujourd’hui un retard abyssal dans l’éolien offshore.
Entre 40 et 80 machines sur le banc de Bassure de Baas
Les projets éoliens sont présentés comme des moteurs de croissance puisque les ports à proximité, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque en ce qui nous concerne, serviraient de base pour la maintenance, le stockage et l’assemblage. On parle aussi d’investissements pour construire mâts, turbines et pales. Des emplois, plusieurs dizaines, sont escomptés. C’est cet argument de poids, sur un territoire qui a besoin d’investissements économiques, que met en avant Frédéric Cuvillier.
Sur le projet en lui-même, on en est resté à celui qu’avait présenté l’Allemand WPD lors d’un colloque sur les énergies renouvelables qui s’était tenu à Boulogne. Ce plan, ambitieux, prévoyait de planter en mer, à 17 km au large de Berck sur le banc de sable de Bassure de Baas, entre 60 et 80 éoliennes. WPD tablait sur une production d’électricité de 500 mégawatts, de quoi couvrir les besoins d’une population de 650 000 habitants. Le projet initial, c’est celui-ci.
Entre-temps, l’eau a coulé sous les ponts, les élus ont brassé du vent pour soutenir ou s’opposer.WPD a revu sa copie et réduit la voilure pour faire baisser la contestation. Ce projet bis, dont l’État a connaissance, concernerait 40 machines pour une production de 250 MW. Moins volumineux, il serait implanté à une distance comprise entre 12 km et 14 km devant Berck et à 18 km du Touquet.
Six parcs offshore en projet
Depuis 2011, l’État a lancé six projets de parcs offshore au large des côtes françaises. L’État a déjà attribué deux appels d’offres pour les construire et les exploiter. Le premier à EDF pour les parcs de Fécamp (76), Courseulles-sur-Mer (14) et Saint-Nazaire (44). Et à l’Espagnol Iberdrola pour celui de Saint-Brieuc (22).
L’ensemble représente 2000 MW (mégawatts) exploitables en 2020. Un deuxième appel d’offres, pour 1000 MW, a été attribué à GDF-Suez pour deux parcs : au large du Tréport (76) et à Noirmoutier (85). La Côte d’Opale est concernée par un troisième appel d’offres qu’a lancé Ségolène Royal en avril dernier. Il concerne le Dunkerquois. Et peut-être Boulogne-sur-Mer si Ségolène Royal le relance…
http://www.lavoixdunord.fr/123290/article/2017-02-24/segolene-royal-en-visite-dimanche-pour-parler-du-projet-d-eoliennes-offshore

24/02/17 : Pas-de-Calais - BERCK
La menace d’un retour des éoliennes offshore fait réagir le comité des pêches
Le comité des pêches par la voix de son président regrette d’être pris en tenaille entre le maire de Boulogne et le maire du Touquet. Mais pas seulement.
La semaine dernière, la Communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB) a voté une motion en faveur de l’élargissement du troisième appel d’offres à la zone de la Bassure de Baas. Le site désigne l’endroit où, au large de Berck, un projet d’éoliennes offshore pourrait voir le jour. Il a récemment été écarté par le ministère de l’Environnement mais pourrait de nouveau être d’actualité.
Cette prise de position politique a fait réagir Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins et Hauts-de-France (CRPMEM). Peu de temps après le vote de la mention, le responsable du CRPMEM a rédigé un communiqué de presse s’insurgeant, en substance, contre la divulgation de sommes par Frédéric Cuvillier, président de la CAB. « Le comité ne comprend pas d’où sort le chiffre de 1,3 million pour la pêche (…). Tout cela n’est que du vent et des dires de promoteurs ayant des projets dans le secteur », écrit le patron des pêcheurs du littoral. Cette somme a pourtant été confirmée par l’élu boulonnais lors de la réunion de la CAB. « Cet apport est indispensable pour le renouvellement des navires. Après, si l’on rejette l’argent privé, il n’y aura aucune raison qu’on vienne me réclamer de l’argent public », avait martelé Frédéric Cuvillier. « On ne veut pas d’argent, on veut travailler, résume Olivier Leprêtre. Actuellement, le projet de parc éolien dunkerquois, s’il aboutit en l’état, correspond à la disparition totale des surfaces de pêche pour la flotte dunkerquoise. Nous ne sommes pas du tout opposés aux projets d’éoliennes en milieu marin. Le gros souci c’est qu’à chaque fois, nous sommes associés aux réunions, notre avis semble pris en compte et en dernier ressort tout ce que nous préconisons est rarement pris en compte. Alors, aujourd’hui, nous sommes plus que méfiants. »
Méfiance également en raison du risque de politisation de cette affaire : « Le comité ne souhaite pas être pris à partie au sein de bisbilles opposant Messieurs Fasquelle (maire du Touquet), Cuvillier ou quiconque. » Car le projet du banc de Baas a de quoi froisser certains. Il laisse les nuisances visuelles aux habitants de la Côte d’Opale Sud tout en réservant les bénéfices économiques à Boulogne-sur-Mer, où une centaine d’emplois liés à la maintenance des engins est prévue. Mais avant cela, encore faut-il que le projet refasse surface.
http://www.lavoixdunord.fr/123326/article/2017-02-24/la-menace-d-un-retour-des-eoliennes-offshore-fait-reagir-le-comite-des-peches

24/02/17 : Pas-de-Calais - Grogne des pêcheurs contre le projet éolien
Les dernières déclarations de Frédéric Cuvillier, concernant un futur parc éolien au large du Touquet, ne sont pas du goût du comité régional des pêches.
Les informations présentées dans La Semaine dans le Boulonnais de ces dernières semaines (8 et 15 février), concernant le projet d’un parc éolien au large du sud de la Côte d’Opale, ont fait réagir les professionnels de la pêche. Par la voix de son président, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins des Hauts-de-France (CRPMEM) tient à apporter quelques précisions. Un organisme qui donne son point de vue notamment par rapport aux aides qui pourraient être accordées aux pêcheurs.
Pas opposé mais…
Le Comité rappelle que le monde de la pêche n’est pas opposé au développement des énergies marines renouvelables. « À condition que cela soit fait en bonne concertation, met en avant Olivier Leprêtre, le président du CRPMEM. Surtout si les projets ne nuisent pas au maintien des activités de pêche. »
Rappelons qu’à ce jour, deux projets ont réellement été lancés par l’État. Il s’agit de ceux au large de Dieppe-Le Tréport et de Dunkerque. « Les professionnels de la pêche sont opposés à ces projets en raison de leurs impacts directs sur la filière, souligne le président du Comité régional. Toutefois, nous sommes en discussion avec le promoteur concerné par le parc éolien envisagé au large de Dieppe - Le Tréport. Et d’ajouter, aucune indemnisation n’a été précisée pour le moment. »
Concernant le projet dunkerquois, Olivier Leprêtre pense « qu’il est prématuré de parler d’éoliennes dans cette zone tant que les conditions de l’appel d’offres ne sont pas encore définies. »
De la « pure spéculation »
Enfin, concernant l’éventuel projet qui pourrait voir le jour au large du Touquet, le président du Comité régional ne mâche pas ses mots. « Il n’y a, à ce jour, aucun appel d’offres lancé par l’État sur une autre zone au large des côtes des Hauts-de-France, précise Olivier Leprêtre. Tout ce qui circule à ce sujet n’est donc que pure spéculation. » Le Comité se réfugie derrière l’absence d’appel d’offres pour montrer son incompréhension. « D’où sort le chiffre de 1,3 million d’euros pour la pêche (somme présentée par Frédéric Cuvillier, ndlr) concernant un éventuel projet au large du Touquet ?, questionne le responsable. Tout cela n’est que du vent et des dires de promoteurs. » Le vent ne souffle pas encore dans le bon sens pour ce projet de parc éolien au large de la Côte d’Opale.
http://www.lepharedunkerquois.fr/boulogne-sur-mer/grogne-des-pecheurs-contre-le-projet-eolien-ia678b0n199404

24/02/17 : Floatgen, la première éolienne flottante en France sera innovante

La toute première éolienne flottante de France sera installée au large du Croisic fin 2017. Né d'un consortium européen, notamment formé par l'Ecole Centrale de Nantes, Bouygues et Ideol, le projet Floatgen est expérimental et innovant. Entretien avec le directeur de développement de l'Ecole Centrale de Nantes, Bertrand Alessandrini.
Le projet Floatgen est en cours de construction sur le site expérimental et international Sem-Rev, de l'Ecole Centrale de Nantes. Si les pales de l'éolienne flottante ne tourneront qu'en 2018, il s'agit d'un test sur 2 ans. Une mise en conditions opérationnelles des systèmes de récupérations des énergies marines, et notamment de la houle et du vent.
L'opération, développée dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région 2007-2013, vise à démarrer une production industrielle française dans le secteur des énergies renouvelables. Il s'agit-là également d'une ambition européenne, qui ne veut plus être dépendante en matière énergétique.
Pour se faire, il est nécessaire d'éviter toute anicroche avec les riverains et les associations écologiques. Bertrand Alessandrini est le directeur de développement de l'Ecole Centrale de Nantes. Il explique que toutes les moyens ont été réunis pour que l'expérience se fasse dans les meilleures conditions, également auprès de la population.
Un territoire d'innovations
Les matériaux eux-mêmes représentent une part importante de l'expérience. En effet, Floatgen réunit plusieurs innovations, menées par les différents partenaires du projet.
La fondation ne nécessite aucune fixation dans les fonds marins. Son flotteur en béton diffère de l'acier et de l'aluminium habituellement utilisés pour des constructions de ce type. Autre particularité, un ancrage en nylon. Il a pour qualité de résister à la corrosion et d'être résistant, grâce à son absorption d'une partie des mouvements de la houle. Autant d'avancées technologiques, sur lesquelles Bertrand Alessandrini apporte plus de précisions.
Coût total de l'opération, 25 millions d'euros. Un budget soutenu financièrement par l'ADEME, les Pays de la Loire et l'Union européenne. Le projet illustre la volonté française de rattraper son retard dans le secteur de l'éolien. Et ce, en prenant le parti des fermes flottantes, qui sont encore quasiment inexistantes dans les océans.
http://www.lesonunique.com/content/floatgen-la-premi-re-olienne-flottante-en-france-sera-innovante-69014

23/02/17 : Cherbourg-Octeville
Éolien offshore. Bientôt une usine de pales pour éoliennes en mer à Cherbourg, 550 emplois annoncés
Une usine de pales pour éoliennes en mer va être construite à Cherbourg (Manche). LM Wind Power l'a confirmé, le 23 février. Le premier bâtiment doit être prêt pour novembre 2017.
C’était une décision très attendue : le fabricant danois de pales d’éolienne LM Wind Power a confirmé, jeudi 23 février 2017, le lancement de la construction d’une usine à Cherbourg (Manche). Ce sera la quinzième unité de production de cet acteur majeur de l’éolien offshore. La production devrait démarrer en juin 2018 et plus de 550 emplois sont annoncés.
LM Wind Power est associé depuis les premiers appels d’offres français à Alstom. Le secteur énergie de ce dernier a été repris par General Electric, lequel a annoncé en octobre dernier l’acquisition de son fournisseur de pales.
La construction de l’usine à Cherbourg, qui sera portée par la société d’économie mixte régionale Shema, doit débuter dans les prochaines semaines, sur le site aménagé par Ports Normands Associés (PNA), en vue de la livraison d’un premier ensemble de bâtiments avant la fin de l’année 2017. LM Wind Power est en effet tenu par l’autorisation ICPE délivrée par la préfecture de la Manche.
La production devrait ensuite démarrer en juin 2018 et le groupe a d’ores et déjà annoncé « l’emploi de plus de 550 personnes, ainsi que la création de plus de 2 000 emplois indirects, dans la région ».
Un « projet attendu et essentiel pour la Normandie »
Le président du Conseil régional, Hervé Morin, a été le premier à s’en réjouir : « La Région soutient très fortement ce projet attendu et essentiel pour le Nord-Cotentin et la Normandie. Je me réjouis de cette excellente nouvelle. Depuis le mois de janvier, j’ai multiplié les contacts pour que cette implantation voie enfin le jour », a-t-il écrit dans un communiqué publié jeudi 23 février. Et d’ajouter : "Au-delà des aides publiques dont bénéficiera le projet, j’ai accepté que la Région fasse un nouvel effort et prenne en charge, à travers PNA et la Shema, les risques liés à des retards possibles, du fait des recours qui touchent les projets de parcs éoliens en mer français. Le projet d’implantation d’usines éoliennes au Havre recevra une attention tout aussi soutenue de la Région."
http://www.normandie-actu.fr/eolien-offshore-bientot-usine-pales-eoliennes-en-mer-cherbourg-550-emplois-annonces_257024/

22/02/17 : Ideol fait flotter les éoliennes en mer
La start-up mise sur son flotteur innovant pour démontrer l'intérêt de tels équipements par rapport aux machines fixes.
La première éolienne marine française est en construction et sera mise en service d'ici à la fin de l'année. Il s'agit d'une éolienne flottante et Ideol, start-up de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, en est le promoteur. La jeune entreprise s'est alliée à Bouygues Travaux Publics pour la construction de sa fondation flottante en ciment, sa spécialité, et à l'École centrale de Nantes, qui a mis à disposition sa plateforme d'essais en mer au large du Croizic, en Loire-Atlantique. Ideol a par ailleurs été retenu comme l'un des quatre projets de fermes pilotes d'éoliennes flottantes attribués par le gouvernement, celle prévue au large de Gruissan, en Méditerranée. Il est associé au producteur d'énergie Quadran, qui a choisi son flotteur en béton. La construction devrait démarrer en 2020.
Ideol, créé par Paul de La Guérivière et Pierre Coulombeau, est également présent sur le marché japonais. Hitachi Zosen lui a confié le design et l'ingénierie de la fondation de deux démonstrateurs, l'un en acier (en construction actuellement), l'autre en béton. Enfin, l'entreprise a aussi signé des accords avec le groupe taïwanais China Steel pour des parcs prévus pour 2019 et, il y a quelques jours, avec le britannique Atlantis Resources pour développer 1,5 gigawatt de projets éoliens flottants au Royaume-Uni, dont une première tranche de 100 MW d'ici à 2021.
Après avoir pris beaucoup de retard dans l'éolien maritime «posé» (c'est-à-dire arrimé au fond), freiné par de nombreux recours d'associations, la France pourrait bien combler cette lacune grâce à l'éolien flottant. Les machines peuvent être installées au-delà de 40 mètres de profondeur, la limite pour l'éolien posé, ce qui réduit la pollution visuelle. Floatgen, le démonstrateur d'Ideol qui sera installé au large du Croizic, pour un investissement total de 25 millions d'euros, sera le septième dans le monde, après les quatre en test au Japon, un en Norvège et un au Portugal.
«La France et l'Europe, sur ce marché émergent, ont l'opportunité de devenir leader mondial»Paul de La Guérivière, président d'Ideol
«Floatgen est une étape essentielle pour Ideol, explique Paul de La Guérivière, président d'Ideol. Elle va aboutir à la mise à l'eau d'une première unité de notre technologie, mais c'est aussi un moment important pour la France et l'Europe, qui, sur ce marché émergent, ont l'opportunité de devenir leader mondial. L'éolien posé repose sur des technologies qui fonctionnent à une profondeur relativement faible. Les seuls endroits dans le monde où il y a des sites propices, assez loin des côtes à faible profondeur sont en mer du Nord. Ces sites ont déjà été développés ou sont en cours de développement, donc clairement l'avenir de l'éolien en mer passe par celui du flottant.»
Pour l'heure, la fondation de Fl oatgen est en cours de construction dans le port de Saint-Nazaire. Le flotteur d'Ideol a la particularité d'être en béton et d'avoir la forme d'un anneau carré de 36 mètres de côté sur 9,50 mètres de haut avec une ouverture centrale. À l'intérieur, le ballottement de l'eau s'oppose au mouvement du flotteur provoqué par la houle et équilibre l'ensemble arrimé au fond par des filins.
Moins cher à construire, trois fois plus léger que celui de ses concurrents qui préfèrent l'acier, l'équipement doit encore faire la preuve de sa compétitivité par rapport aux autres solutions et de la viabilité économique de l'éolien flottant. C'est l'objet du projet Floatgen qui sera exploité pendant deux ans.
Paul de La Guérivière vise à faire d'Ideol le numéro un mondial des structures flottantes pour éoliennes. Pour financer Ideol, il a déjà levé près de 23 millions d'euros moitié publics, moitié privés, auprès de Demeter Partners, Emergence Innovation, groupe IO, HPC Capital, Paca Investissement, CPG, Tertium… Mais les deux fondateurs conservent la majorité du capital. Une nouvelle levée est prévue cette année.L'entreprise, qui emploie 60 personnes, a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 2,8 millions et dégagé un résultat net de 860.000 euros. Elle table sur 4 millions pour 2016. Mais les perspectives sont plus importantes pour les prochaines années. Paul de La Guérivière évalue le marché potentiel des fondations d'éoliennes flottantes en France, au Japon et au Royaume-Uni, à 20 milliards d'euros.
http://www.lefigaro.fr/entrepreneur/2017/02/22/09007-20170222ARTFIG00093-ideol-fait-flotter-les-eoliennes-en-mer.php

17/02/17 : Eolien en mer à Dunkerque : le parc sera mis en service en 2022

La Direction générale de l'énergie et du climat du ministère de l'Environnement prévoit que le parc éolien offshore de Dunkerque, actuellement en phase de mise en concurrence, entre en service en 2022. La CRE doit se prononcer sur les candidats retenus pour entrer en dialogue concurrentiel à la fin du mois de mars.
Le parc éolien en mer de Dunkerque (Nord) dont la procédure d'appel d'offres a débuté à la fin de 2016 devrait entrer en action avant 2023, échéance importante pour le niveau atteint par les renouvelables en France. Des documents publiés par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) indiquent : "La date prévisionnelle de mise en service des installations du parc envisagé est 2022".
La procédure est aujourd'hui en cours avec le dépôt des candidatures des groupes intéressés, comme EDF ou WPD Offshore (Allemagne), une première étape qui s'achèvera le 28 février prochain. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) disposera ensuite d'un mois pour étudier les dossiers et déterminer quels sont les groupements aptes à poursuivre les discussions avec l'administration dans le cadre du dialogue concurrentiel. Cette seconde étape permettra d'affiner les offres et de définir le cahier des charges précis du projet. Des échanges qui pourraient s'étaler sur "4 à 6 mois" selon la DGEC.

Huit parcs soit 4 GW espérés en 2023

Le développement de ce parc éolien offshore constitue un troisième appel d'offres après le premier, remporté par EDF (trois parcs) et Iberdrola (un parc) en 2012, et le deuxième, confié à Engie (deux parcs) en 2014. Un autre projet est également prévu à l'île d'Oléron (Charente-Maritime). Même si les détails ne sont pas connus pour ce parc et pour celui de Dunkerque, les puissances installées devraient être comprises entre 250 et 750 MW, la capacité moyenne de toutes les autres fermes attribuées s'établissant à 500 MW (soit environ 80 machines). Les premiers tours de pales sont attendus pour 2021, avec plusieurs années de retard sur le programme initial, en raison de nombreux recours d'associations locales.

17/02/17 : DUNKERQUE - Le parc éolien offshore en service en 2022 : faut-il y croire ?
Alors qu’aucune date n’avait été avancée lors de la venue de Ségolène Royal à Dunkerque en décembre, la direction générale de l’énergie et du climat de son ministère annonce les premiers tours de pales pour 2022. Réaliste ?

17/02/17 : Baie de Saint-Brieuc. Éolien en mer : la justice déboute deux sociétés

La société lorientaise Nass and Wind et Alstom Wind France SAS, qui ont perdu le marché du parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc, avaient formulé, fin 2015, des recours devant le tribunal administratif de Rennes.
Les sociétés demandaient notamment l’annulation de l’acte par lequel l’État a autorisé Ailes Marines à modifier les caractéristiques de son projet, passant notamment de 100 éoliennes de 5 MW à 62 éoliennes de 8 MW. Elles ont été déboutées.
Le tribunal, qui a rendu sa décision le 16 février dernier, rejette ces requêtes au motif que la « modification envisagée entre dans les prévisions du cahier des charges portant sur l’appel d’offres des installations éoliennes de production d’électricité en mer en France ».
Une requête de la société Alstom Wind France, qui demandait d’annuler la décision du préfet des Côtes-d’Armor accordant à la société Ailes Marines un délai d’une année supplémentaire pour le dépôt des dossiers de demande d’autorisation, a été jugée irrecevable.
http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/baie-de-saint-brieuc-eolien-en-mer-la-justice-deboute-deux-societes-4807509

17/02/17 : Attaqué sur son projet éolien en mer de Saint-Brieuc, Ailes Marines gagne au tribunal

Les acteurs de l’éolien en mer se désolent unanimement de la fragilité juridique de leur projets et de la lenteur des procédures… Mais ils sont en fait les premiers à manier cette arme contre leurs concurrents ! Dernier exemple en date: le consortium Ailes Marines (qui réunit Eole-Res et Iberdrola), attaqué par trois recours émanant de deux protagonistes de la filière : Nass&Wind et Alstom Wind France.

17/02/17 : Éolien en mer : trois zones expérimentales d'ici 2018
Leurs emprises seraient de 153 km², 70 km² et 53 km². Dans un premier temps.
Au regard du premier projet dévoilé en 2010, la localisation des zones pressenties pour l'installation de parcs éoliens off-shore a changé. Exit, en effet, celle qui était prévu au large d'Agde. Restent trois secteurs, de 50 km² face à l'embouchure du Rhône, de 153 km² au large de Leucate et de 70 km² au large de Gruissan, ces deux dernières zones étant plus régulièrement fréquentées par les chalutiers.
Trois fois 150 km² en phase commerciale
Une fois retranchés la zone des trois milles nautiques, les 205 000 hectares de Fishing restricted area (fermée à la pêche), il reste aux quelques 60 chalutiers méditerranéens 7 800 km² de "territoire" en outre parsemés de couloirs de navigation commerciale, de parcs marins et de zones Natura 2000, où ils ne peuvent travailler que dans le cadre d'un cahier des charges précis.
Si, à l'issue de la phase expérimentale qui devrait donc durer trois ans (2018-2021), l'exploitation commerciale des parcs éoliens off-shore est décidée, la superficie des parcs sera portée à 150 km² chacun (hormis celui de Leucate, dont c'est déjà l'emprise). De vastes rectangles de 15 km sur 10 que les chalutiers, mais aussi les plaisanciers, devront bien sûr contourner.
http://www.midilibre.fr/2017/02/17/eolien-en-mer-trois-zones-experimentales-d-ici-2018,1467598.php

16/02/17 : Eolien en mer : "Nous avons pris l’avis des pêcheurs", Didier Codorniou

Le prud'homme Raphaël Scannapieco estime que les chalutiers n'aient pas été consultés dans ce dossier. Le vice-président de Région à l'économie maritime, Didier Codorniou, assure le contraire.
Dans notre édition du jeudi 16 février, le prud'homme major de la pêche sétoise, Raphaël Scannpieco, déplorait que les projets de fermes éoliennes pilotes, dans le Golfe du Lion, n'ait pas fait l'objet d'une consultation suffisante auprès des patrons de chalutiers, qui pourraient voir leur territoire amputé de centaines de kilomètres carrés à l'issue de l'expérimentation. Didier Codorniou, vice-président de la Région et président du Parlement de la mer, assure qu'il n'en est...
http://www.midilibre.fr/2017/02/16/eolien-en-mer-nous-avons-pris-l-avis-des-pecheurs-didier-codorniou,1467488.php

16/02/17 : Sète : l'éolien en mer inquiète les pêcheurs

Le projet d'implantation de fermes éoliennes off-shore dans le Golfe du Lion se précise. Coup de gueule du prud'homme major de Sète, qui assure que les premiers concernés, les patrons de chalutiers, n'ont pas été consultés.

16/02/17 : Dunkerque: l’éolien en mer en 2022
Selon l’AFP, le ministère de l’Énergie a prévu une échéance pour la mise en service du parc éolien en mer au large de Dunkerque : ce sera pour 2022. Les candidats intéressés ont jusqu’au 28 février pour répondre à l’appel d’offres. Restera à définir un cahier des charges définitif. Ces échanges pourraient durer jusqu’à six mois, avant un dépôt des candidatures définitives.
Deux noms reviennent souvent dans les discussions : le groupe EDF et l’Allemand WPD Offshore, lesquels ont déjà fait part de leur intérêt.
« Il s’agit du troisième appel d’offres lancé par l’État français pour développer les éoliennes marines « posées » (par opposition aux turbines flottantes) en France », rappelle l’AFP.

16/02/17 : FERME ÉOLIENNE FLOTTANTE : LES RÉUNIONS PUBLIQUES SE MULTIPLIENT EN MORBIHAN
Les réunions publiques se multiplient dans le Morbihan… Au cœur des débats : le projet de ferme éolienne flottante entre l’île de Groix et Belle-Ile… 4 éoliennes sur flotteurs… de 180 mètres de haut et 150 mètres de diamètres par 60 à 70 mètres de fond sur un site de 17km2. Une ferme qui approvisionnerait en électricité 20 mille foyers. Coût de l’opération : 200 millions d’euros. Les travaux sur cette ferme pilote devraient débuter en 2019. Un projet inédit en France avec à la clé de multiples questions pour les riverains. Des réunions se sont tenues mardi à Lorient et hier soir à Erdeven… et prochainement à Groix, Belle-Ile et Quiberon.
http://www.hitwest.com/news/ferme-eolienne-flottante-les-reunions-publiques-se-multiplient-en-morbihan-22206

15/02/17 : Eolien en mer : mise en service prévue en 2022 pour le parc de DunkerqueLe ministère de l'Energie prévoit que le futur parc éolien en mer au large de Dunkerque (Nord), dont la procédure d'appel d'offres a débuté, soit mis en service en 2022, selon des documents publiés mercredi.
"La date prévisionnelle de mise en service des installations du parc envisagé est 2022", a indiqué la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) dans le document listant ses réponses aux questions posées par des candidats intéressés.
La première phase de cet appel d'offres doit s'achever le 28 février avec le dépôt des candidatures des groupes intéressés, seuls ou en consortium.
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) aura ensuite un mois pour sélectionner sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront avec l'administration une phase dite de dialogue concurrentiel pour définir le cahier des charges définitif du projet.
Ces échanges pourront prendre "4 à 6 mois", selon ce document, avant un dépôt des candidatures définitives.
Plusieurs groupes, dont EDF et l'allemand WPD Offshore, ont déjà fait part de leur intérêt pour cet appel d'offre, qui porte sur une capacité comprise entre 250 et 750 mégawatts.
Il s'agit du troisième appel d'offres lancé par l'Etat français pour développer les éoliennes marines "posées" (par opposition aux turbines flottantes) en France.
Le premier avait couronné en 2012 EDF pour trois parcs d'environ 500 MW chacuns et l'espagnol Iberdrola pour un parc, tandis qu'Engie avait été lauréat en 2014 des deux parcs proposés pour le deuxième appel d'offres.
L'ensemble de ces parcs, qui ont fait face à des recours d'associations environnementales, ne doivent pas être mis en service avant 2021.
Outre Dunkerque, le troisième appel d'offres prévoit aussi la construction d'un parc au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime), dont la procédure sera lancée prochainement.
http://www.leparisien.fr/lille-59000/eolien-en-mer-mise-en-service-prevue-en-2022-pour-le-parc-de-dunkerque-15-02-2017-6683892.php

15/02/17 : BOULONNAIS

Le FN ne veut pas des éoliennes en mer, Frédéric Cuvillier parle d’un pactole de 3 M€
On croyait le projet coulé, il a refait surface lors du dernier conseil communautaire. La majorité et l’opposition de la CAB se sont affrontées sur la question d’un parc éolien offshore au large de Berck. Le FN conteste les retombées économiques promises par Frédéric Cuvillier.
http://www.lavoixdunord.fr/119000/article/2017-02-15/le-fn-ne-veut-pas-des-eoliennes-en-mer-frederic-cuvillier-parle-d-un-pactole-de

15/02/17 : Iles bretonnes : le projet d'éoliennes flottantes au cœur du débat
Un projet de ferme éolienne flottante entre l’île de Groix et Belle-Ile est inédit en France, avec des questions à la clé. Où seront installées ces quatre éoliennes ? Quand ? Quelle capacité ? Quelles conséquences sur l’emploi ? Une première réunion publique a eu lieu mardi à Lorient.
Près de 150 personnes étaient présentes ce mardi soir à la Cité de la Voile de Lorient. Pour répondre à leurs questions, différents acteurs de ce projet se sont passés le micro : RTE, Eolfi, mais aussi une représentante du Conseil régional, éclairant le public sur cette ferme pilote dont les travaux doivent commencer en 2019.
Le projet de ferme éoliennes flottantes
Quatre éoliennes de 180 mètres de haut et 150 mètres de diamètres seront installées à l’horizon 2020 au large des côtes morbihannaises, sur un site de 17 km2 situé à mi-chemin entre l’île de Groix et Belle-Ile-en-Mer. Elles ne seront pas implantées dans les fonds marins, mais basées, par 60 et 70 mètres de fond, sur des flotteurs conçus pour résister aux courants marins. Pas de coulée de béton donc, ces éoliennes flottantes seront reliées au fond par des ancres.
Ces éoliennes seront rattachées au continent par des câbles « ensevelis sous la couche sédimentaire » d’après Hervé Macé, responsable du raccordement électrique. Trente kilomètres de liaison sous-marine et souterraine permettront ainsi de transférer l’électricité produite via deux probables raccordements : l’un à Lorient, l’autre à Plouharnel. Chacune de ces éoliennes devrait produire 6 mégawatts. Cette ferme éolienne pourrait donc approvisionner en électricité 20 000 foyers ; cela représente la consommation d’un tiers d’une ville comme Lorient. Environ 200 millions d’euros sont investis dans ce projet de parc éolien dont la mise en service devrait durer vingt ans.
L'impact de cette ferme
Quel sera l’impact sur la ressource ? C’est une des questions que se posent les pêcheurs, évidemmentconcernés. Avec ses 17 km2 d’emprise, cette ferme aura probablement des conséquences dans cette zone très poissonneuse. Le comité des pêches demande notamment à ce que les éoliennes soient le plus rapproché possible, et que les câbles soient bien enfouis « pour pouvoir toujours travailler au moins au-dessus ». L’établissement de mesures compensatoires collectives et individuelles est également à l’étude
Après quatre ans de concertation, c’est le projet porté par la société Eolfi et CGN EE qui a été désignée lauréate le 22 juillet 2016, de l’appel de projet de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).
D'autres réunions publiques à venir
Une autre réunion publique a lieu ce mercredi soir à Erdeven à 18h30. Cinq autres rendez-vous se tiendront courant mars ou avril sur Groix, Belle-Ile-en-Mer et Quiberon. Des permanences avec les maîtres d’ouvrage sont aussi prévues le 20 février à Erdeven, le 28 février à Lorient et Plouharnel.
Le reportage à Lorient (56) de Benoit Le Vaillant et Yannick Charles. Montage Benoît Thibaut (voir en ligne)

15/02/17 : Éolien. Le parc pilote mis en service en 2020 au large de Groix
En 2020, quatre éoliennes flottantes, de 180 m de haut sur 150 m de diamètre, seront mises en service au large de l'île de Groix (Morbihan). Les travaux doivent commencer en 2019. Un projet inédit en France, qui marque le grand retour des chantiers navals dans le Morbihan. Explications.
Pourquoi des éoliennes flottantes ?
L'avantage est multiple. Contrairement aux éoliennes flottantes implantées dans les fonds marins, ces modèles ne nécessitent pas une coulée de béton au sol. L'installation des quatre éoliennes, par 60 mètres de fond, doit s'effectuer sur des flotteurs conçus pour résister aux courants marins. Ces mastodontes de 180 m de haut sur 150 m de diamètre seront reliés au fond par des ancres.
Pourquoi sont-elles installées au large de l'île de Groix ?
« Le site de Groix présente des conditions de mer océanique idéales. Les ressources en vent sont suffisantes et la profondeur qui culmine à plus de 60 m permet d'envisager la construction du parc », affirme Thierry Daugeron, chef de projet du constructeur Eolfi.
Au total, le parc éolien de 17 m² devrait approvisionner en électricité 20 000 foyers. Cela couvre un tiers de la consommation d'une ville comme Lorient.
Comment se déroule un chantier en pleine mer ?
C'est une particularité des éoliennes flottantes : la construction et l'assemblage des machines s'effectuent dans les ports. Elles sont ensuite tractées en mer. Viendra ensuite le raccordement des câbles électriques. « Les câbles seront ensevelis sous la couche sédimentaire. Un sillon sera creusé dans le sol, soit par une charrue, soit par une projection d'eau sous pression », précise Hervé Macé, responsable du raccordement électrique.
Lire aussi : La première éolienne flottante de France est construite à Saint-Nazaire
Comment sera acheminée l'électricité ?
Des câbles de 30 km de long doivent transférer l'électricité produite au large jusqu'au continent. Deux raccordements sont toujours envisagés. L'un à Lorient, via le transformateur de Kerolay, l'autre à Plouharnel, via le poste de Kerhellegant.
Lire aussi : Où branchera-t-on les éoliennes flottantes de Groix ?
Combien le parc éolien va-t-il coûter ?
Environ 200 millions d'euros sont investis pour le projet de ferme pilote d'énergie marine renouvelable. Au total, l'État français y investit 85 millions d'euros. Le reste est financé par les sociétés privées participant au projet : un consortium sous l'égide du constructeur Eolfi, qui réunit notamment DCNS, Vinci et Valemo. Le géant chinois CGN Energy Europe détient aussi 90 % des parts du futur parc éolien.
Lire aussi : Un projet de ferme éolienne à 183 millions d'euros à Groix
Est-ce un atout économique ?
Les partenaires participant au projet restent réalistes. « Les retombées économiques seront limitées à la phase de travaux. Il n'y a pas de visée commerciale », rappelle Thierry Daugeron. De Saint-Nazaire à Brest et de Nantes à Cherbourg, le projet nécessitera la coordination de plusieurs pôles économiques de la région.
Lire aussi : Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian ont visité le site du futur parc éolien
Quels risques pour la pêche ?
Depuis les premières études menées en 2014, les pêcheurs ont donné leur avis pour définir la zone du parc éolien. « Les pêcheurs ne sont pas opposés au projet. Nous voulons simplement être consultés plus régulièrement », indique Olivier Le Nézet, président du comité des pêches. « Nous restons à l'écoute des pêcheurs, rassure Thierry Daugeron. Quant aux zones naturelles préservées par l'environnement, elles ne seront pas impactées ».
http://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/eolien-le-parc-pilote-mis-en-service-en-2020-au-large-de-groix-4803196

15/02/17 : Lorient. Éoliennes flottantes : le public au rendez-vous
Ce mardi soir, à la Cité de la Voile, à Lorient, une première réunion publique a eu lieu pour présenter le projet de la future ferme pilote d'éoliennes flottantes, qui s'installera entre Groix et Belle-île. Dans une salle comble, les maîtres d'ouvrage ont, durant deux heures, précisé le projet et répondu aux nombreuses interrogations des citoyens présents.
La concertation publique sur le projet de ferme éolienne flottante et son raccordement électrique démarre cette semaine. La première réunion publique s'est tenue hier soir, à la Cité de la Voile Éric-Tabarly. 132 personnes étaient présentes, dans une salle comble, pour faire part de leurs interrogations aux maîtres d'ouvrage et aux représentants du projet. Bruno de Trémiolles, garant de la concertation publique, s'est chargé d'arbitrer la séance et de veiller au bon fonctionnement du débat. « Je suis là pour être sûr que le grand public saisisse tous les enjeux. Je suis indépendant des maîtres d'ouvrage », a t-il martelé.
« Une nouvelle filière »
Le chef de projet, Thierry Daugeron, a commencé par rappeler l'ampleur de la réalisation.: À l'horizon 2020, quatre éoliennes flottantes seront installées, par 60 et 70 mètres de fond, au large des côtes morbihannaises, sur un site de 17 km², pour une mise en service qui devrait durer vingt ans. Elles produiront une grande puissance énergétique de 24 MW, soit 6 MW par unité, ce qui représente la consommation de 20.000 foyers. « Ce projet ancre la Bretagne dans une stratégie de développement des énergies marines renouvelables. On se dirige vers une nouvelle filière industrielle », a ajouté Gaël Le Saout, conseillère régionale.
Pas de développement commercial
Le projet est porté par la société Eolfi et CGN EE, désignée lauréate le 22 juillet dernier de l'appel à projet de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) Eolflo portant sur le développement de ferme pilote d'éoliennes flottantes. Eolfi assure le développement, la construction (avec des partenaires industriels dont DCNS et Vinci) et l'exploitation de la future ferme et RTE (Réseau de transport d'électricité) du transport de l'électricité. « Ces éoliennes pilotes représentent également des emplois directs et indirects, des retombées fiscales et une attractivité pour le territoire », a indiqué Thierry Daugeron, qui a également répondu aux interrogations du public dans un jeu de question-réponse.
Deux tracés pour les câbles
Parmi eux, un pêcheur lorientais, qui a interpellé les représentants sur la future zone de pêche et de navigation. « Tout le monde ne pourra pas rentrer dans le parc éolien. La pêche ne sera, a priori, pas autorisée non plus. Il faut délimiter de façon précise ce territoire pour être clair avec tous les partis », a répondu Marc Lanne, directeur mer et relations extérieures de Eolflo. « Mais ce projet pilote n'a pas pour ambition d'avoir un développement commercial à cet endroit précis », a précisé Thierry Daugeron.
Pour acheminer l'énergie produite jusqu'au continent, deux solutions de raccordement des câbles ont été présentées par RTE : via le transformateur de Kerolay, à Lorient, ou par le poste de Kerhellegant, à Plouharnel. « Ces deux endroits ont été choisis car il y a déjà des postes de raccordement existants. Nous allons effectuer un tracé pour les câbles représentant le meilleur compromis. Nous allons faire une procédure d'ensouillage le plus souvent possible, pour ne pas altérer les activités maritimes et ceux qui ont des intérêts, comme l'armée ou les acteurs du port. L'autre but étant d'avoir un impact le plus minime possible sur l'environnement », a informé Olivier Bressant, concertant chez RTE, où d'autres études complémentaires vont être effectuées. Le choix final sera donné en fin de concertation.
Une autre réunion publique aura lieu ce soir, à Erdeven, à 18 h 30, dans la salle A du complexe sportif. D'autres rendez-vous sont également prévus, d'ici le mois d'avril ou de mars, à Groix, Belle-Ile-en- Mer et Quiberon, avec une concertation qui devrait s'étaler jusqu'en mai prochain.
Permanences à Lorient mardi 28, de 17 h à 19 h
Pour permettre des échanges plus individualisés avec Eolfi et RTE, des permanences seront organisées dans plusieurs communes durant la concertation publique. À Lorient, cette rencontre aura lieu mardi 28, de 17 h à 19 h, à la mairie. Le public sera ensuite consulté à travers l'enquête publique qui se tiendra dans le cadre de l'instruction des demandes d'autorisation. Pour favoriser l'information et la participation des citoyens, un site internet et des expositions itinérantes devraient également voir le jour en plus des autres événements.
http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/eoliennes-flottantes-le-public-au-rendez-vous-15-02-2017-11402152.php

15/02/17 : L’éolien se jette à l’eau 😡😡
L’implantation d’éoliennes en mer devrait connaître un second souffle avec l’arrivée de fermes flottantes, qui permettent de repousser la limite de profondeur jusqu’à 200 mètres.
Avec le 2e gisement de vent du continent mais seulement le 4e rang européen pour la production d'électricité éolienne, la France peut-elle combler son retard sur ses partenaires, lancés pour certains depuis plus de 20 ans dans la course aux énergies propres et renouvelables ? A l'heure actuelle, un peu plus de 5% de l'électricité française est issue de l'éolien, mais après avoir été boudé par les gouvernements successifs, ce mode de production semble aujourd'hui avoir le vent en poupe - c'est le cas de le dire -, avec le lancement successif de trois appels d'offres entre 2011 et 2016 pour l'installation de fermes éoliennes en mer. Confrontées aux oppositions et aux ravages de l'effet Nimby*, qui a retardé voire torpillé nombre de projets terrestres, les autorités françaises semblent désormais convaincues que l'avenir du secteur se joue plutôt offshore. Le régime des vents y est plus favorable qu'à terre et les voisins y sont plus rares pour se plaindre du bruit et de la pollution esthétique. Même si les oppositions ne manquent pas de la part des pêcheurs, des chasseurs, des marins, des militaires, des riverains... et même de certains écologistes
Déjà 15000 emplois dans l'Hexagone
Certes encore loin des poids lourds d'outre-Rhin, dopés depuis l'an 2000 par la décision du gouvernement Schröder de sortir l'Allemagne du nucléaire**, les industriels français ont malgré tout fini par constituer une véritable filière de l'éolien tricolore. Le secteur emploie ainsi plus de 15 000 personnes dans l'Hexagone, selon l'association France Energie éolienne (FEE), qui regroupe les principaux acteurs. Un chiffre qui devrait croître encore avec la mise en service des premières fermes offshore dans les eaux françaises, en l'occurrence celles issues de l'appel d'offres de 2011. Elles devraient être installées au large Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp d'ici 2020, puis mises en service un ou deux ans plus tard. D'ici là, le champ expérimental d'éoliennes flottantes du groupement VertiWind, emmené par EDF, aura été installé en Méditerranée, au large de Leucate, où sa mise en service est annoncée courant 2017. Il s'agit d'une technologie nouvelle, développée à l'origine par Nénuphar, une PME française sur laquelle a misé EDF Energies Nouvelles. L'axe de rotation du moulin n'est plus horizontal mais vertical, ce qui permet de réduire l'encombrement de la voilure et d'obtenir un meilleur équilibre en mer, où l'engin n'est plus posé sur le fond mais sur un flotteur relié par des chaines au plancher marin. Cela permet d'envisager la mise en place d'éoliennes par 200 m de fond au lieu de 50 m, comme c'est le cas actuellement en mer du Nord, où Anglais, Belges, Hollandais, Allemands et Danois exploitent déjà des fermes offshore fixes. Les trois sites retenus pour l'expérimentation de ces fermes flottantes sont Leucate et Fos-sur-Mer, en Méditerranée, ainsi que Groix, en Atlantique.
*« Nimby » est l'acronyme de l'expression anglaise « not in my backyard », « pas au fond de mon jardin » en français, qui consiste à refuser tout projet d'aménagement dès lors que c'est à proximité de chez soi.
**L'Allemand Siemens est le leader mondial des éoliennes tripales. Soixante pour cent de celles qui tournent actuellement dans le monde sortent de chez lui.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie-avec-enedis/l-eolien-se-jette-a-l-eau-637570.html

14/02/17 : Éoliennes flottantes à Groix : le film du projet diffusé à Lorient
Une réunion publique d’information se déroule ce mardi soir à la Cité de la voile à Lorient. Il est question du projet de quatre éoliennes flottantes au large de Groix. Un court film a été diffusé à l’assistance. Vous pouvez le voir ici…
L’auditorium de la Cité de la voile de Lorient était trop petit, ce mardi soir, pour accueillir toutes les personnes qui souhaitaient assister à la réunion publique d’information.
Élus et techniciens évoquent le projet d’installer quatre éoliennes flottantes au large de Groix. Leur mise en service est prévue en 2020.
À cette occasion, un court film a été projeté à l’assistance.
Rencontres avec les maîtres d’ouvrage
Si une autre réunion publique est programmée demain mercredi 15 février à 18 h 30 au complexe sportif d’Erdeven, des rencontres avec les maîtres d’ouvrage sont également prévues.
Elles se dérouleront le 20 février à Erdeven, le 28 février à Lorient et enfin le 28 février à Plouharnel.

14/02/17 : Les projets d'éoliens offshore se précisent en Bretagne
Des réunions publiques sont organisées cette semaine pour informer le public sur le projet de ferme éolienne off shore au large de Groix et de Belle-Ile (Morbihan). En Bretagne, un autre projet d'éoliennes marines est prévu en baie de Saint-Brieuc ( Côtes d'Armor) .
Deux sites éoliens off shore sont programmés en Bretagne d'ici 2021 : un en baie de Saint-Brieuc et un autre au large de Lorient.
4 éoliennes flottantes au large de Groix et de Belle-Ile d'ici 2 ans
Au large des côtes morbihannaises, un [projet de ferme pilote d'éoliennes flottantes](http:// http://www.bretagne.bzh/jcms/prod_323623/fr/l-ile-de-groix-experimente-les-eoliennes-flottantes) est prévu pour 2019. C'est l'un des deux premiers sites français retenue par l'ADEME. 4 éoliennes de 6 MW chacune seront installées par 60 à 70 mètres de fond sur des flotteurs spécialement conçus pour des conditions de mer océaniques. Ce site de 17 kilomètres carrés sera situé au large des îles de Groix et Belle-Ile. L' installation pourra à terme fournir l'équivalent de la consommation électrique de la ville de Lorient.
Une concertation publique débute cette semaine : deux réunions publiques sont programmées, une ce mardi 14 à la cité de la voile Eric Tabarly à Lorient de 18h30 à 20h30 et ce mercredi 15 au complexe sportif d'Erdeven à la même heure. D'autres rencontres sont envisagées d'ici la mois d'avril à Groix, Belle-Ile et Quiberon.
En baie de Saint-Brieuc, 62 éoliennes opérationnelles en 2021
Le projet costarmoricain est un peu plus avancé. L'enquête publique sur le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc a eu lieu en 2016. Ce parc serait le premier du genre en Bretagne. Installé sur une zone de 75 kilomètres carrés, il accueillerait 62 éoliennes. Leur puissance totale devrait atteindre les 500 MW et permettrait l'alimentation en électricité de 850 000 habitants. Le parc sera opérationnel en 2021.
La région Bretagne investit dans cette nouvelle filière industrielle
Les éoliennes en mer sont un axe essentiel de la politique régionale " Energies marines renouvelables" avec à la clé des centaines d'emplois dans les ports de maintenance de Saint-Brieuc, Lorient mais surtout à Brest. Le port de Brest en cours d'aménagement accueillera notamment la phase finale de l'assemblage des éoliennes. La région Bretagne investit dans ces programmes d'éoliennes off shore et ces bases arrières : 25 à 30 millions d'euros par an sur la décennie 2010/2020.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/les-projets-d-eoliens-offshore-se-precisent-en-bretagne-1486739448

13/02/17La première éolienne offshore sera à Saint-Nazaire
C'est depuis septembre 2016 que se construit à Saint-Nazaire, dans la région Loire Atlantique, la première éolienne offshore de France.
Ce n'est donc pas loin des chantiers navals STX qu'est fabriquée cette éolienne qui fait, à juste titre, l'orgueil d'Idéol. Start-up lancée en 2011, l'entreprise est spécialisée dans la conception d‘éoliennes offshores et s'est engagé sur ce projet en compagnie de six autres partenaires européens, dont l'école Centrale de Nantes et Bouygues TP. Pour l'occasion, Idéol a conçu une éolienne flottante, baptisée Floatgen, qui deviendra la toute première du genre pour la France.
Le choix de la technologie flottante n'est pas anodin, puisqu'un tel engin n'est pas soumis à des contraintes de profondeurs comme le sont les modèles traditionnels. L'éolienne pourra donc être installée plus loin au large, limitant la pollution sonore (produite par les pales qui tournent) et l'inconfort visuel que suscitent les éoliennes placées à proximité directe des côtes. En outre, l'installation d'une éolienne flottante nécessite moins de moyens, celle-ci étant assemblée à terre et ne requérant aucun coulage en mer. En résulte une réduction des coûts.
Avec des pales atteignant les 60 mètres de haut, Foatgen est supposée être installée à une vingtaine de kilomètres au large du Croisic, en Loire-Atlantique. Là, une fois arrimée sur le plancher océanique par des câbles en nylon, elle devrait être capable de délivrer 2 MW, soit assez d'énergie pour subvenir aux besoins de 2 000 foyers sur un an.
Ce projet n'est pourtant qu'une phase de test grandeur nature pour Floatgen. Devant durer 2 ans, il permettra de mesurer les réels impacts et enjeux de l'éolien offshore pour des projets plus ambitieux entre 2020 et 2021. Floatgen sera mise en service fin 2017 pour un coût total estimé à 25 millions d'euros.
http://www.sur-la-plage.com/breves/la-premiere-eolienne-offshore-sera-a-saint-nazaire-441.php

13/02/17 : Coup d’envoi pour le projet éolien flottant au large de Gruissan
Le projet Eolmed, porté par Quadran, au large de Gruissan a démarré. En vue de l’installation de cette ferme pilote d’éoliennes flottantes, le cabinet Créocéan a installé sur le site une bouée océanographique et météorologique.
Fournie par l’entreprise canadienne Axys technologies, cette bouée est destinée à mesurer la vitesse et la direction du vent, la température de l’air, la pression atmosphérique et la direction de la houle. Son système d’aide à la navigation lui permet d’être localisée, de diffuser des informations météorologiques aux navires en approche ainsi que des alertes en cas de risques de collisions.
L’installation de cette bouée « marque une étape importante du développement de ce projet. Elle permettra de renforcer les connaissances environnementales et d’alimenter les premières études d’ingénierie et de financement », indique Axys technologies.
Retenu dans le cadre de l’appel à projets de l’Ademe, Eolmed porte sur l’installation de quatre éoliennes flottantes de 6,2 MW de puissance unitaire. Fournies par Senvion, ces turbines seront installées sur les fondations flottantes conçues par Ideol. L’exploitation de la ferme doit débuter en 2021.

12/02/17 : L'éolien en mer, ça flotte en France ?

Alors que la première éolienne flottante en France doit être érigée au Croisic (Loire-Atlantique) fin 2017, tour d'horizon d'un secteur qui s'installe doucement.
Imaginez, une énorme barge sur laquelle flotte une éolienne. Cette idée va bientôt devenir réalité pour la première fois en France et porte le nom de Floatgen.
La première éolienne en mer
Elle est réalisée par la société Ideol (Bouches-du-Rhône) en partenariat avec Bouygues Travaux Publics et l'École centrale de Nantes. Le chantier à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) doit se terminer à la fin de l'année pour une mise à l'eau de la structure à près de 20 km au large du Croisic.
A la différence de la majorité des éoliennes offshore, dîtes « posées », l'éolienne Floatgen ne sera pas fixée au fond de la mer, mais sera supportée par une structure flottante retenue par des fils de nylon à six ancres posées à 33 m de profondeur. Ce sera d'ailleurs la première éolienne en mer à voir le jour en France.
 Quatre fermes pilotes 
 « Floatgen est un prototype qui vise à tester la technologie du flotteur et étudier les retours sur expérience avant le lancement de quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes en mer en 2020, explique Matthieu Monnier, chargé de mission industrie et offshore chez France Énergie Éolienne. Trois seront installées en Méditerranée et une en Bretagne, au large de Groix. »
Floatgen étant un test grandeur nature, elle est plus petite que la normale et ne fournira que 2 MW – consommation annuelle d'environ 2.000 foyers - alors que les structures des parcs commerciaux actuels se situent entre 6 et 9 MW par éolienne, soit pour l'ensemble d'un parc, une puissance de 500 MW équivalent à une demi-tranche nucléaire.
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C'est en millions de kilomètres carrés, la surface maritime de la France, deuxième puissance mondiale maritime derrière les États-Unis.
http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2017/02/10/L-eolien-en-mer-ca-flotte-en-France-2998702

12/02/17 : Lorient (56) Éoliennes flottantes de Groix et de Belle-Ile : deux réunions d’informations
Deux premières réunions publiques seront organisées à Lorient et à Erdeven concernant l’installation des éoliennes flottantes de Groix et de Belle-Ile. EOLFI, qui assure le développement, la construction et l’exploitation de la ferme éolienne flottante de Groix & Belle-Ile et RTE, chargé de son raccordement électrique, veulent présent le projet au public.
A ce titre, les deux maitres d’ouvrage organisent deux premières réunions publiques de présentation du projet le 14 février à Lorient puis le 15 février à Erdeven.
La société de projet « Les éoliennes flottantes de Groix & Belle-Ile », détenue par EOLFI et CGN EE, a été désignée lauréate le 22 juillet 2016 de l’appel à projet de l’ADEME EOLFLO portant sur le développement de ferme pilotes d’éoliennes flottantes. Le projet consiste en l’installation, entre Groix et Belle-Ile et par 60 à 70 mètres de fond, de 4 éoliennes de grande puissance (6MW chacune) sur des flotteurs spécialement conçus pour des conditions de mer océaniques. RTE a été chargé par EOLFI, de procéder au raccordement au Réseau Public de Transport, de l’installation d’une puissance de production de 24 MW.
Les réunions auront lieux à :
Lorient, Mardi 14 février 18 h 30 à 20 h 30 :Cité de la Voile Eric Tabarly- Auditorium- Rue Morillot à Lorient La Base
Erdeven ; Mercredi 15 février 18 h 30 à 20 h 30 : Complexe sportif – Salle A – rue du Grand Large
D’autres réunions auront lieu, d’ici le mois d’avril à Groix, Belle-Ile-en Mer et Quiberon.
Des permanences locales, qui permettront des échanges plus individualisés avec EOLFI et RTE sont également organisées durant la concertation publique. Elles se dérouleront sur différentes communes, dans la continuité des réunions publiques (voir en pièce jointe les modalités pratiques, également disponibles sur les sites internet de RTE et EOLFI)

11/02/17 : Éolien en mer : notre dossier complet à lire ce dimanche

Alors que la première éolienne flottante française est construite à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les projets d'éolien offshore continuent d'avancer en France, avec un certain retard par rapport à l'Allemagne ou le Royaume-Uni.
La France souhaite rattraper ses voisins européens dans la course aux énergies renouvelables. Et quoi de mieux pour la seconde puissance mondiale maritime que d'investir notre littoral ?
C'est en ce sens qu'une éolienne offshore flottante, Floatgen, est construite à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). La technologie permettant de faire flotter ces pylônes d'une centaine de mètres de haut est très récente et il n'en existe que six dans le monde.
En France, c'est une première et le milieu de l'éolien a les yeux rivés sur ce prototype qui verra le jour fin 2017, avant les premières éoliennes fixes en mer. A ce jour, six projets de parcs éolien offshore ont été retenus par appels d'offres et devraient voir le jour en 2023. Mais les recours et contentieux à ces projets industriels retardent leur construction.
Plus près de chez nous, l'île d'Oléron a été choisi avec un projet à Dunkerque pour participer à un troisième appel d'offres, dont le résultat sera connu en 2018.
Si ce sujet vous intéresse, retrouvez ce dimanche 12 janvier 2017, dans toutes les éditions de La Nouvelle République, notre dossier complet «ça va faire l'actu» sur le thème de l'éolien en mer.
http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2017/02/11/Eolien-en-mer-notre-dossier-complet-a-lire-ce-dimanche-2998692

 10/02/17 : Eoliennes au Havre : Redémarrage du projet en vue ?
Le quai Johannès Couvert du Havre verra-t-il finalement l’implantation de deux usines de fabrication de pales et de nacelles d’éoliennes offshore ? Le projet initialement porté par Areva a été repris par Adwen qui a signé un nouveau protocole d’accord avec le port du Havre il y a quelques semaines.
L’objectif de cet accord est de travailler sur les bases du projet : les besoins d’Adwen et les investissements nécessaires localement. Ces échanges pourraient aboutir à la finalisation d’un titre domanial au premier semestre 2017. Ce dernier formalisera l’autorisation d’occupation du domaine publique et débouchera sur une convention d’occupation temporaire (COT) qui permettra les travaux. Un tel protocole avait déjà été signé par Areva, mais il n’avait pas débouché sur une COT.
Le port et Adwen travaillent donc sur des sujets techniques et administratifs sur les 40 hectares concernés quai J Couvert. Adwen n’a pas encore précisé la date du dépôt de permis de construire.
http://www.meretmarine.com/fr/content/eoliennes-au-havre-redemarrage-du-projet-en-vue

09/02/17 : Consultation du public sur l’éolien en mer au large de l’Île d’Oléron

Appel d’offres éolien en mer au large d’Oléron
http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-sur-l-eolien-en-mer-au-a9430.html


08/02/17 : Lorient. Où branchera-t-on les éoliennes flottantes de Groix ?
En 2020, près de 30 km de câbles relieront les machines au continent pour acheminer l’électricité produite au large de l’île de Groix. Des réunions publiques sont organisées.
Des éoliennes flottantes, reliées au fond marin par des ancres. C’est le projet qui verra le jour à environ 12 km au sud de Groix d’ici quatre ans. Quatre éoliennes flottantes seront installées, sous l’égide d’Eolfi, qui réunit DCNS, Vinci, etc. Un projet estimé à près de 200 millions d’euros.
24 mégawatts pour 40 000 foyers
Ces éoliennes constitueront ce qu’on appelle une ferme pilote, qui permettra aux promoteurs de tester leurs prototypes. Elles produiront 24 mégawatts, soit la consommation de 40 000 foyers.
Raccordement à Lorient ou Plouharnel








































































































































































Les éoliennes flottantes de Groix seront reliées au continent, soit à Lorient, soit à Plouharnel.
Les éoliennes flottantes de Groix seront reliées au continent, soit à Lorient, soit à Plouharnel. | Ouest-France

Mais cette électricité, il faudra bien l’acheminer vers le continent ! Deux raccordements sont envisagés. L’un à Lorient, via le transformateur de Kerolay. L’autre à Plouharnel, via le poste de Kerhellegant. Il faudra choisir.
Des réunions publiques
Une concertation va être lancée pour en débattre avec la population. Deux réunions publiques auront lieu : à Lorient le 14 février (18 h 30, à la Cité de la Voile) et à Erdeven le 15 février (18 h 30, au complexe sportif). Des réunions doivent être organisées à Groix, Belle-Ile et Quiberon. Les dates ne sont pas encore fixées.
Les maîtres d’ouvrage du projet tiendront également des permanences publiques : le 20 février à Erdeven (17 h, complexe sportif), le 28 février à Lorient (17 h, à la mairie) et à Plouharnel (14 h, à la mairie). Des permanences devraient aussi avoir lieu à Saint-Pierre-Quiberon, Étel, Gâvres et Larmor-Plage.

05/02/17L'Europe a ajouté 1,5 GW d'éolien offshore en 2016
L'Europe a installé 1.558 MW d'énergie éolienne en mer en 2016 avec une capacité cumulée qui atteint 12.631 MW, selon un nouveau rapport de WindEurope.
L'industrie éolienne offshore a annoncé un investissement total record de 18,2 milliards d'euros dans de nouveaux parcs éoliens à construire dans les années à venir. Ce qui représente 4,9 GW supplémentaires à venir dans les capacités de cinq pays d'Europe, avec la moitié au Royaume-Uni.
L'an dernier, il y aura eu 1,5 GW de nouvelles installations dans 3 pays - l'Allemagne (813 MW), les Pays-Bas (691 MW) et le Royaume-Uni (56 MW) - réparties en 7 parcs éoliens. Ces derniers, qui regroupent au total 338 éoliennes, disposent d'une puissance moyenne de 4,8 MW, soit 4,2W de plus que la capacité moyenne en 2015.
Le Royaume-Uni a par ailleurs inauguré ses premières turbines offshore (pour 8MW) l'an dernier.

02/02/17 : Eoliennes au large de Gruissan: lancement de la concertation
En 2021, quatre éoliennes flotteront sur la mer au large de Gruissan. EOLMED, un projet pilote, doit permettre de mieux mesurer l'intérêt de l'éolien maritime avant le développement éventuellement de véritables fermes éoliennes marines.
Début 2021Pour l'instant, elle sont virtuelles. Mais au fil des mois, les éoliennes du projet Eolmed deviennent de plus en plus concrètes avant leur 180 mètres de haut. Elles seront 4 au large de Gruissans, début 2021, avant de se multiplier peut-être, si les essais sont concluants. Car le projet reste expérimental et les inconnus sont encore nombreuses.
Large concertation
Pour implanter les éoliennes dans les têtes, avant de les positionner dans le paysage, Quadran, le contructeur a souhaité s'inscrire dans une large concertation. Des ateliers thématiques se tiendront ainsi tout au long de 2017 pour échanger avec les différents acteurs de la mer : professionnels du tourisme, collectivité ou associations environnementales.
Tout reste à construire
Impact sur le monde marin, sur les oiseaux mais aussi sur l'activité touristique ou halieutique : les ateliers doivent permettre de produire des connaissances communes, ou au moins de les centraliser. Car en matière d'éolien marin flottant, tout reste à construire.
La consultation du grand public, n'interviendra que dans un second temps, juste avant l'été. La semaine prochaine, ce sont les représentants des pêcheurs qui devraient faire entendre leur voix.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/eoliennes-au-large-gruissan-lancement-concertation-1189121.html

02/02/17 : Dunkerque : coup d'accélérateur pour le projet d'éoliennes offshore
Le projet de parc éolien offshore à Dunkerque avance à grands pas. D'ici quelques semaines, les enteprises partenaires du projet seront connues. Une accélération souhaitée par l'Etat, même si le projet inquiète toujours les pêcheurs du secteur.
Le parc éolien maritime toujours dans le brouillard à Dunkerque ? Plus pour très longtemps... D'ici fin février, moins de 3 mois après le lancement de l'appel d'offre, les entreprises intéressées par le projet seront connues. Un délai racourci, une nouvelle procédure aussi, plus efficace et plus rapide. "L'état a souhaité avoir une autre démarche pour justement réussir le coup cette fois-ci, et entamer un dialogue concurrentiel avec les entreprises en termes de réalisation, avance Patrice Vergriete, Maire de Dunkerque et Présient communauté urbaine de Dunkerque. C'est une démarche accélérée et qui permet d'avoir un dialogue avec l'entreprise au moment où le projet se construit."
Changement radical qui devrait rassurer EDF, l'un des candidats probables. Le groupe est engagé dans 3 autres projets qui ont déjà un an de retard, en Manche et en Atlantique. "Chacun voit bien que ça patine" déclare Jean-Bernard Levy, le PDG d'EDF qui prone de gros efforts de simplification en France.
Le projet dunkerquois pourrait donc avancer plus vite, même s'il faudra encore une dizaine d'années avant de voir tourner les 1ères éolinennes. On parle d'une puissance de 500 megawatt, pour des structures installées à une dizaine de kilomètres au large de Malo les bains et de Bray Dunes. Des machines très mal accueillies par les pêcheurs locaux. "Il ne faut pas oublier qu'on est dans une zone Natura2000, ça parait grand sur une carte mais c'est tout petit pour les pêcheurs, d'autant qu'on est frontaliers avec la Belgique et l'Angleterre. Ca va bouffer 80% de notre zone de pêche", explique Philippe Nowe, Président comité départemental des pêches.
Des interêts à défendre d'un côté, des emplois à créer de l'autre : 800 pour la construction du parc, plus de 300 pour la maintenance et l'espoir de créer une filière éolienne pérenne à Dunkerque
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord/dunkerque/dunkerque-coup-accelerateur-projet-eoliennes-offshore-1188977.html

01/02/17 : En France, l’éolien prend le large sous des vents contraires
Tandis que les projets d’éolien en mer se multiplient en France, leurs opposants, radicaux, dénoncent partout une parodie d’écologie.
Campés à l’ombre des superbes pins bordant la côte orientale de l’île, certains jurent apercevoir déjà une forêt de métal hurlant barrant l’horizon d’Oléron. Las, comme il en est souvent coutume désormais, c’est par un simple tweet que Ségolène Royal a dernièrement réveillé un serpent vieux comme la mer. Tandis que quelque 424 éoliennes offshore sont en projet avancé le long du littoral français (voir infographie), la ministre de l’Environnement a confirmé que 60 à 80 nouvelles machines pourraient ainsi être plantées face au port de la Cotinière.1 Soit toute l’électricité de la Charente-Maritime. Si plus de 3 500 éoliennes offshore tournent déjà rond entre le Royaume-Uni et l’Allemagne, c’est peu dire que la France aura attendu avant d’être à son tour balayée par ce vent porteur d’énergies renouvelables. Ou à tout le moins de ses promesses. Dernier-né des huit champs d’éoliennes à l’étude – essentiellement dans les eaux de la Manche -, celui…
http://www.sudouest.fr/2017/02/01/l-eolien-prend-le-large-so-us-des-vents-contraires-3157614-659.php

01/02/17 : Eolien en mer: pour le PDG d'EDF, “chacun voit bien que ça patine”
Le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, a regretté ce mardi la lenteur du développement des projets éoliens en mer en France, plaidant pour de "gros efforts" de simplification. En Normandie, l'électricien est partie prenante dans deux projets: l'un à Courseulles, l'autre à Fécamp.
Le PDG de l'électricien public EDF, Jean-Bernard Lévy, a regretté mardi la lenteur du développement des projets éoliens en mer en France, plaidant pour de "gros efforts" de simplification. "Chacun voit bien que ça patine", a déclaré M. Lévy au sujet du développement de l'industrie éolienne offshore, lors du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER).
"On va terminer le quinquennat actuel avec encore des difficultés en +permitting+ (autorisations, NDLR), de recours. (...) Malgré tous nos efforts, la France est un pays où ça prend beaucoup, beaucoup plus de temps que chez la plupart de nos voisins", a-t-il déploré. "Il y a de gros efforts de simplifications à faire", a ajouté le dirigeant.
En novembre, le groupe EDF avait indiqué qu'il ne pourrait pas mettre en service avant 2021 ou 2022 trois parcs éoliens qu'il développe au large des côtes françaises, en retard par rapport à la date de 2020 initialement prévue du fait de recours déposés par des opposants à l'énergie éolienne et des écologistes.
Les projets concernés sont celui d'une puissance de 498 MW au large de Fécamp (Seine-Maritime), un second de 480 MW au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et un troisième de 450 MW dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (Calvados). Ils avaient été attribués en 2012 à EDF lors d'un appel d'offres national.
Le parc éolien en mer développé par le groupe concurrent Engie au large de la Vendée a également été ralenti par des recours, rejetés par la justice fin 2016.
Par ailleurs, EDF s'intéresse également au troisième appel d'offres prévu en France dans l'éolien en mer. Le groupe candidatera "évidemment" au projet prévu au large de Dunkerque, a assuré le directeur général d'EDF Energies nouvelles, Antoine Cahuzac, à des journalistes en marge du colloque.
Pour ce projet, les groupes intéressés doivent faire part de leur candidature d'ici la fin février. Ceux qui seront sélectionnés poursuivront alors avec l'administration la phase de "dialogue concurrentiel" entamée fin 2016, notamment pour définir le cahier des charges du projet.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/pays-auge/calvados/eolien-mer-pdg-edf-chacun-voit-bien-que-ca-patine-1187827.html

31/01/17 : Energies renouvelables: avant la fin 2017, Floatgen sera la première éolienne marine à tourner en France
Difficile à croire. Et pourtant. A ce jour, aucune éolienne en mer, ni fixe, ni flottante, n’est encore installée en France. Portée par Ideol, Centrale Nantes et Bouygues Travaux Publics, Floatgen, une éolienne flottante de 2MW, devrait combler ce manque et devenir la première éolienne marine en France. Les travaux de construction de la fondation flottante qui battent aujourd’hui leur plein sur le port de Saint-Nazaire, permettront l’installation de l’engin au large du Croisic sur le site d’expérimentation en mer SEM-REV, avant la fin 2017. Le point.
L’innovation à tous les niveaux
Qu’il s’agisse du concept même de fondation flottante en forme d’anneau carré, du site d’essai en mer, du type de béton utilisé pour la construction ou encore du matériau qui équipera les lignes d’ancrage, l’innovation est au cœur de ce projet. La fondation en béton qui équipe Floatgen, développée par Bouygues Travaux Publics, filiale de Bouygues Construction, est issue du concept développé par la start-up française Ideol, implantée à La Ciotat: un système de fondation flottante en anneau, ouverte en son centre, permettant une stabilité optimisée à moindre coût. Floatgen sera la première unité au monde installée en mer avec cette technologie, avant l’installation à l’été 2018 d’une unité supplémentaire dans les eaux japonaises. Enfin, le système d'ancrage innovant composé de trois lignes doublées d’ancrage ne recoure pas à l’acier mais à une fibre synthétique, le nylon, qui présente d’excellentes qualités de résistance et n’est pas sujette à la corrosion.
Plateforme d'essais en mer
La plateforme d’essais en mer de Centrale Nantes SEM-REV sur laquelle sera installée l’éolienne, est un outil de recherche de dimension internationale qui permet de mettre au point, en conditions réelles et à l’échelle 1, des pilotes ou prototypes de récupération de l’énergie en mer, issue du vent et des vagues. Les chercheurs et industriels disposent ainsi des moyens nécessaires aux essais de prototypes avant leur exploitation industrielle.
Un projet créateur d'emploi local
La construction de la fondation flottante mobilise 70 emplois directs à Saint-Nazaire : le béton utilisé par la fondation Ideol permet une construction au plus près des sites d’installation. Les techniques de construction développées et mises en place par Bouygues Travaux Publics permettent de s’intégrer dans le paysage économique local et de s’adapter facilement aux contraintes des ports d’accueil. LeBéon Manufacturing mène le consortium pour la fourniture des lignes d’ancrage en nylon. Une part importante des pièces forgées a donc été manufacturée à l’usine de Plouay (Morbihan).
Les partenaires de Floatgen ont fait le choix de confier la plupart des commandes de composants ou d’activités logistiques à des fournisseurs installés dans l’aire nazairienne, une orientation vertueuse qui a été même appliquée à l’ensemble des achats liés au projet.
http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2017/01/21/bientot-la-premiere-eolienne-marine-en-france-1055269.html

26/01/17 : Une éolienne offshore est installée en moyenne chaque jour en Europe depuis 2015
Plus de 1.550 MW d'éolien offshore ont été installés en Europe en 2016, indique WindEurope qui présentait ses statistiques ce jeudi 26 janvier. Trois pays ont participé à cette progression : l'Allemagne (813 MW), les Pays-Bas (691 MW) et le Royaume-Uni (56 MW). Au total, la capacité installée en Europe atteint 12.631 MW. "Nous avons installé en moyenne une éolienne par jour en Europe au cours des deux dernières années", se félicite Giles Dickson, directeur général de WindEurope.
Un chiffre qui devrait progresser rapidement : "L'industrie a annoncé un record d'investissements de 18,2 Md€ dans de nouveaux projets qui devraient être réalisés dans les années à venir. Ce qui représente 4,9 GW de nouvelles capacités, réparties dans cinq pays, dont la moitié au Royaume-Uni", souligne l'association européenne de l'industrie éolienne. En 2017, WindEurope estime que 3 GW devraient être réalisés. La capacité devrait atteindre 25 GW d'ici 2020.
"L'Europe a besoin de maintenir une forte croissance de l'éolien offshore pour réaliser sa transition énergétique. Cette énergie est de plus en plus abordable : les prix qui ont émergés des quatre dernières offres montrent que l'éolien offshore est désormais concurrentiel avec toutes les autres formes de production d'électricité", souligne l'association.
Les 338 éoliennes installées et raccordées en 2016 ont une capacité moyenne de 4,8 MW, contre 4,2 MW l'année précédente. L'année 2016 a également été marquée par l'installation de la première turbine de 8 MW (Vestas), au Royaume-Uni. La France est en retard, puisqu'à ce jour, aucune éolienne offshore n'a encore été installée.
http://www.actu-environnement.com/ae/news/eolienne-offshore-europe-2015-28343.php4

24/01/17 : Installation d’une ferme éolienne flottante au large de Gruissan

Jacques Bascou, Président du Grand Narbonne a participé, à Port-la-Nouvelle, au lancement du débat public engagé par Eolmed (le consortium d’entreprises, piloté par Quadran, lauréat de l’appel à projets lancé l’an dernier par l’État) à propos de l’installation d’une ferme éolienne flottante au large de Gruissan. Le Président du Grand Narbonne a salué la volonté de Jean-Marc Bouchet, PDG de Quadran, d’organiser ce processus de concertation, alors qu’aucun règlement ne l’y oblige.
Cette démarche favorisera l’implication de tous les acteurs concernés et, plus largement, d’une meilleure connaissance du projet par l’ensemble de la population du Grand Narbonne.
Pour Jacques Bascou, « Ce projet de ferme éolienne flottante vient renforcer l’action du Grand Narbonne pour développer une filière de l’économie du vent, créatrice d’activités et d’emplois durables. Il renforce également l’investissement du Grand Narbonne (30 M€) dans les travaux d’extension et de modernisation du port. Et enfin, il démontre bien que notre engagement en faveur de la croissance verte est porteur d’avenir pour notre territoire et tous ses habitants.»
http://institution.legrandnarbonne.com/60-actualites/13264-installation-dune-ferme-eolienne-flottante-au-large-de-gruissan.html

24/01/17 : Et si votre électricité venait de la mer ?

Et si, à l'avenir, on s'éclairait grâce à des éoliennes flottantes, installées au large de nos côtes ? Des industriels tentent de créer une filière française dans ce domaine. 
Une éolienne flottante devrait être installée cette année au large du Croisic, en Loire-Atlantique. Ce sera d'ailleurs l'une des premières au monde à être testées… En ce moment, à Saint-Nazaire, on construit des paquebots, et à quelques encablures des chantiers navals, on construit aussi une éolienne flottante. Des dizaines d'ouvriers s'affairent pour bâtir le flotteur de ce moulin à vent, un immense anneau de béton.
La structure fait à peu près 36x36 mètres de côté, 9,5 mètres de haut et plusieurs milliers de tonnes en fin de construction. Pour la faire flotter malgré tout, c'est simple : "il suffit d'y faire assez de trous", explique Nicolas Jestins, directeur commercial de Bouygues. "C'est comme un bateau, il est en acier mais il est creux. Là c'est pareil, on a un objet qui certes est en béton mais qui a une section creuse et qui va créer de la poussée d'Archimède."
Une éolienne qui flotte comme une bouée, alors que d'habitude une éolienne en mer est posée, fixée au fond de l'eau comme un phare."L'intérêt, c'est de pouvoir s'affranchir de la profondeur", précise Paul de la Guérivière, PDG d'Idéol (coordinateur de ce projet). "Derrière, on peut donc développer des sites plus loin des côtes, avec moins d'impact visuel, et moins d'impact sur les autres usagers de la mer. On va également pouvoir disposer de sites qui ont de meilleurs gisements en vent. Aujourd'hui, des projets d'éoliens en mer en Méditerranée permettent de produire plus de 50 % du temps, pour une éolienne à terre, c'est 25 %."
Le tout, loin de la vue des riverains qui bloquent systématiquement les projets d'éoliennes fixées le long du littoral.
La première éolienne en mer à produire de l'électricité sera une éolienne flottante
Elle va être remorquée au large du Croisic, dans un site d'essais unique en France, celui de l’École centrale de Nantes. On appelle cela un démonstrateur en mer : il n'en existe que sept au monde. Et dans ce périmètre de 1 km² en mer, l'éolienne va subir une batterie de tests.
Arnaud Poitou, directeur de Centrale, détaille tout ce qu'elle va subir : "On va tester la résistance mécanique des ancrages, la stabilité de la plateforme, sa capacité aussi à résister à des tempêtes. C'est passionnant pour des étudiants d'être confrontés à la réalité de l'ingénierie. In fine, il y a toujours un élément auquel on n'avait pas pensé. Par exemple, il y a des moules par exemple qui viennent sur un câble : ça fait partie de la réalité."
Ce site d'essai en mer est raccordé par un câble haute tension qui va au Croisic. Et si tout va bien, l'énergie produite par l'éolienne fournira de l'électricité pour 2500 à 5000 foyers.
Et au-delà de l'expérience ?
L'éolien flottant peut-il aller plus loin que le stade expérimental ? C'est toute la question. Pour l'instant, quatre fermes pilotes (donc expérimentales) sont prévues : au large de Groix en Bretagne et en Méditerranée, en face de Narbonne et de Fos-sur-Mer.
La région de la Loire soutient la filière. Sébastien Pilar, vice président en charge de l'économie maritime : "L'éolien flottant, tous les experts disent que c'est la filière de demain pour les éoliennes offshore. En France, on a eu beaucoup de retard sur le posé, et il faut prendre ce virage. La France a la deuxième surface maritime du monde et nous devons être un leader sur ce sujet car on parle de nos emplois de demain."
Les services de l'État cartographient déjà les sites possibles d'implantation d'éoliennes flottantes. Si l'éolien flottant se développe, toute la question sera de trouver un mode de cohabitation entre ce nouvel engin et les autres usagers de la mer.
Christian Berhault, directeur du site d’essai de l’école centrale de Nantes :
Identifier des zones propices, c'est trouver des endroits où il y a du vent, là où il y a de la ressource mais aussi là où il y a le moins d'impact possible. Les service de l'État mènent les études de cumul des autres usages, de l'impact environnemental, la distance à la côte, les possibilités de raccordement... C'est un sujet qu'on fait aujourd'hui avec les autres usagers surtout les pêcheurs, savoir comment on gère l'éolien flottant vis à vis de la pêche par exemple.
Les promoteurs des éoliennes flottantes attendent maintenant le vrai coup d’envoi de l’éolien flottant en France : que le gouvernement lance des appels d'offre pour des parcs commerciaux... D’après le syndicat des énergies renouvelables (le SER), l’éolien flottant a un potentiel de six gigawatt en 2030, l’équivalent (si l’on tient compte de l’intermittence d’une éolienne) de trois réacteurs nucléaires.

21/01/17 : Eoliennes flottantes à Port-la-Nouvelle : la concertation est lancée
EolMed, c’est le nom du parc éolien offshore, qui devrait voir le jour en 2020 au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. Ce parc de quatre éoliennes flottanntes - de 6 MW chacune – est porté par le groupe Quadran, installé à Béziers. C’est lui qui a remporté le marché lancé par le gouvernement, le 22 juillet dernier.La concertation a été officiellement lancée ce vendredi, au Casino de Port-la-Nouvelle, en présence de tous les acteurs du projet.
Il s’agit d’une « ferme pré-commerciale », traduisez un projet pilote. « L’enjeu est de valider les conditions financières et économiques de ce type de technologie, avant de passer à une phase industrielle et commerciale, explique Olivier Guiraud, responsable développement éolien chez Quadran. On parle de 80 à 100 éoliennes, pour des grands parcs qui feraient jusqu à 500 mégawatts... » De quoi préfigurer une filière française. Mais avant cela, la filière sera d’abord régionale.
A commencer par la Ville de Port-la-Nouvelle, qui verrait s’implanter sur son port, agrandi, le site de construction des barges flottantes. Pour Agnès Langevine, vice-présidente du Conseil régional, en charge de la transition énergétique, il s’agit d’un projet « exemplaire » car il s’inscrit dans le territoire. Et de citer une étude selon laquelle 250 entreprises de la région Occitanie pourraient concourir à la réalisation de cette ferme pilote.
Un autre consortium a été lauréat de l’Etat en juillet dernier, pour un projet qui s’installera lui aussi dans l’Aude. Mené par la société Engie, il comptera également quatre mâts et devrait s’implanter au large de Leucate.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/21/2501433-eoliennes-flottantes-a-port-la-nouvelle-la-concertation-est-lancee.html

20/01/17 : Ferme éolienne. À bord du P'tit-Jul II
Dans le cadre du projet d'implantation d'une ferme de cinq éoliennes flottantes au large de l'île de Groix, des relevés halieutiques sont réalisés par les cabinets Creocéan et Nereis environnement. Pendant un an, des scientifiques embarquent sur des bateaux de pêche lorientais pour établir un état initial de la ressource. Chalut pélagique, chalut benthique, filet et casier... Ces quatre métiers sont suivis à raison d'une marée par saison. Reportage à bord du chalutier Le P'tit-Jul II.
http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/ferme-eolienne-a-bord-du-p-tit-jul-ii-20-01-2017-11370011.php

19/01/17 : Vent favorable pour le parc éolien en baie de Saint-Brieuc
Ailes Marines respire. La commission d'enquête publique a émis un avis favorable à son projet d'implantation de 62 éoliennes dans la baie de St-Brieuc. Reste à obtenir l'aval final du préfet pour la construction du parc, qui pourrait être différé de 2 ans...
Les vents sont porteurs pour le projet de parc éolien en mer. La commission d’enquête publique a émis, le 4 janvier, un avis favorable au projet mené par la société Ailes Marines pour l’implantation de 62 éoliennes en baie de Saint-Brieuc.
Pour Emmanuel Rollin, directeur d’Ailes Marines :
L’année 2017 commence vraiment très bien pour nous. C’est une étape excessivement importante, dont on se réjouit. Mais ce n’est pas encore le graal…
Il faut encore franchir une dernière étape : obtenir l’autorisation du préfet pour la construction du parc située à 16 kilomètres de la côte.
Elle devrait être attribuée au cours du premier semestre 2017.
64 % d’avis défavorables ou réservés
Lauréate en 2012 de l’appel d’offres, Ailes Marines a déposé en préfecture en octobre 2015 un dossier de 6 000 pages, dont la pièce maîtresse est l’étude d’impact.
L’un des points d’orgue de son instruction était l’enquête publique qui s’est déroulée du 4 août au 29 septembre dernier, sur 34 communes (Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine et Jersey).
Durant ces 57 jours, 300 personnes se sont déplacées, majoritairement sur le secteur d’Erquy à Saint-Cast, où souffle un vent de contestation chez certains résidents redoutant l’impact visuel du parc et la dévalorisation de leurs biens.
D’après la commission d’enquête, les éoliennes, d’une hauteur de 216 mètres et d’une puissance de 8MW, « seront visibles entre 47 et 79 % du temps » sur ce secteur le plus proche (Fréhel, Erquy, Plévenon), « sans pour autant occuper la totalité du champ visuel » (carte interactive des photomontages)
Sur les 1013 avis collectés, « dans un climat serein et de respect mutuel », 64 % sont défavorables ou réservés. Mais pour Emmanuel Rollin qui précise qu’Ailes Marines a répondu à chacune des 2 500 observations émises :
"On sait que dans le cadre d’une enquête publique, on se déplace quand on est contre ce projet"
Des câbles à ensouiller
Si leur avis est favorable au projet, les cinq experts indépendants ont émis quelques recommandations d’ordre environnemental et professionnel, qui n’ont « pas surpris » les porteurs du projet, et sur lesquelles ils planchent déjà.
La principale concerne l’ensouillage des câbles qui relient les éoliennes entre elles mais aussi le parc à la station d’atterrage à Erquy.
Dans le projet, seuls 50 % des câbles inter-eoliennes sont enterrés alors que les professionnels de la pêche demandent un ensouillage total.
Confrontée à la nature rocheuse des fonds, la société Ailes Marines, en quête d’une solution technique, s’engage à faire son maximum.
Un décalage de deux ans ?
En attendant l’aval du préfet, Ailes Marines continue d’avancer sur le projet.
Elle lance pour cet été une campagne géotechnique complète sur le site, avec carottage sur 100 % des installations (éoliennes et câbles). Elle poursuit aussi la concertation à Saint-Quay-Portrieux pour la création du port de maintenance (140 emplois) :
"On espère arriver en fin d’année au meilleur schéma d’implantation possible"
L’installation du parc est programmée pour 2018, sa mise en service en 2020. En théorie… car Ailes Marines s’attend à de nouveaux recours administratifs des opposants au projet,
"ce qui provoquerait un glissement du projet à deux ans, au minimum."
Ces recours ne sont pas suspensifs,
"mais bloquent les banques qui ne prêtent pas d’argent quand il y a une procédure en cours . "
Depuis 2012, Ailes Marines investit sur son projet et si l’un des recours aboutissait, « des dizaines de millions seraient perdus », chiffre Emmannuel Rollin.
Ailes Marines ne s’arrête pas à ce scénario et avance.
"Obtenir le permis du préfet va nous donner de l'air ..."
http://www.lapressedarmor.fr/2017/01/20/baie-de-st-brieuc-vent-favorable-pour-le-parc-eolien/

19/01/17 : Eolien offshore : ce qu’il faut savoir du dialogue concurrentiel en cours [Avis d’expert]
Le troisième appel d’offres éolien en mer, lancé début décembre par la ministre de l’Énergie Ségolène Royal, est régi par la nouvelle procédure de dialogue concurrentiel, introduite par l’ordonnance du 3 août 2016 relative à la production d’électricité renouvelable (décret d’application du 17 août 2016). Jean-Luc Heckenroth, avocat au cabinet BCTG, détaille pour GreenUnivers les spécificités de cette procédure, mise en œuvre pour la première fois.
A quel stade de cette procédure en est-on actuellement ?
Un avis de marché succinct a été publié au Journal officiel de l’Union européenne le 15 décembre 2016 (et déjà rectifié à deux reprises depuis lors). Cependant, la procédure a surtout débuté depuis la mise en ligne sur le site de la CRE d’un « document de consultation » (lire en fin d’article). Ce document n’est ni « un règlement de la consultation » qui sera rédigé et divulgué plus tard pour encadrer les modalités du dialogue concurrentiel, ni a fortiori « le cahier des charges » qui n’intervient qu’à l’issue du dialogue concurrentiel. Son objet est de définir les exigences et les pièces justificatives attendues lors de la phase de sélection des candidatures, en termes de capacités techniques et financières des candidats, ainsi que les modalités d’évaluation desdites capacités.
Le document de consultation a été finalisé par le gouvernement après que la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a rendu des recommandations, le 16 novembre 2016, presque toutes suivies, à l’exception de deux notables :
– Les délais pour constituer la candidature étaient estimés insuffisants
– La CRE recommandait qu’un projet de cahier des charges soit élaboré en tout début de procédure.
D’ici le 28 février 2017, trois types de pièces sont attendues des candidats, des questions pouvant également être posées par ceux-là jusqu’au 1er février 2017 :
– Une lettre de candidature présentant sa structure juridique
– Une note de capacités économiques et financières de 15 pages environ
– Une note de capacité technique de 20 pages environ.
Même si les documents évoqués ci-dessus, à produire par voie dématérialisée uniquement, ne sont pas volumineux, cette première étape ne doit pas être négligée. A titre d’exemple, la lettre de candidature s’avère cardinale, car elle doit décrire les relations entre les membres éventuels d’un groupement. Une convention de groupement lui est alors annexée, étant précisé qu’est imposé un groupement solidaire ou un groupement conjoint avec mandataire solidaire.
La question de l’évolution postérieure des candidats a, par ailleurs, été posée d’emblée. Tout d’abord, aucune modification de la candidature n’est possible entre le dépôt de la candidature et la décision du ministre chargé de l’Energie désignant les candidats invités à participer au dialogue. Ensuite, les candidats admis s’engagent sur la stabilité de leur candidature jusqu’à la fin de la phase de dialogue. Enfin, le cahier des charges transmis à l’issue du dialogue encadrera, passé ce stade, d’éventuelles modifications de la composition des candidats ou des groupements candidats.
En toute hypothèse, si un groupement est lauréat, il créera une société ad hoc qui portera le projet et sera titulaire des autorisations administratives et des conventions nécessaires à sa réalisation.
La principale nouveauté de la procédure : la phase de dialogue
Passé le dépôt des candidatures, la CRE est chargée de leur instruction et de proposer une liste de candidats admis à participer au dialogue. Pour autant, c’est le ministre qui sélectionne lesdits candidats après avis simple de la CRE s’il n’entend pas suivre la liste proposée par celle-ci. Un dialogue devrait ensuite être conduit par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) avec ces seuls candidats pendant quatre à six mois à compter du mois d’avril 2017.
Cette procédure, qui reste à éprouver, présenterait un double avantage pour faire baisser les coûts :
> D’une part, elle permet un échange entre les candidats et la DGEC avant le dépôt des offres finales. A titre d’exemple, le périmètre géographique proposé – une zone au large de Dunkerque – pourra évoluer au cours du dialogue concurrentiel. Les solutions proposées par les candidats devront être innovantes pour tenir compte des différentes contraintes de la zone soumise à consultation (environnement, sécurité maritime…).
Pourront être en particulier discutés :
– La répartition des risques entre l’État et l’exploitant, notamment les conditions d’indemnisation de l’exploitant relatives à l’occupation domaniale
– La constitution de garanties financières ou une consignation auprès de la Caisse des dépôts et consignations, aux fins d’assurer la réversibilité effective des modifications apportées au milieu naturel
– Les conditions de réalisation du raccordement.
Ces discussions interviennent avant que le détail du cahier des charges ne soit fixé et ont vocation à déterminer le contenu de celui-ci.
> D’autre part, cette procédure permet la finalisation d’études de levée des risques dont les résultats sont mis à la disposition des candidats. A ce stade, sont annexées au cahier des charges des indications sur les études de levées des risques déjà lancées :
– En matière géophysique, houle et courant (études réalisées par le SHOM)
– En matière de vent (études réalisées par Météo France)
– En matière de biodiversité (études réalisées par l’agence des aires marines protégées).
Là encore, l’idée est d’éviter que les prix des candidats ne soient majorés par sécurité. Toutefois, l’objectif ne peut être rempli que si les candidats sont satisfaits des études qui seront mises à disposition.
En tout état de cause, le lauréat devra obtenir toutes les autres autorisations nécessaires à son projet comme celles relatives à la préservation de l’environnement et à l’occupation du domaine public maritime.
Quelles sont les étapes finales de la procédure ?
A l’issue de la phase dialogue, les candidats seront invités à remettre leurs offres sur la base du cahier des charges arrêté par le ministre, de nouveau après avis de la CRE. Des questions pourront de nouveau être posées par écrit à ce stade.
Sans surprise, les critères suivants ont d’ores et déjà été annoncés dans cet ordre de priorité :
– Le prix proposé
– L’optimisation de l’occupation de la zone
– La prise en compte des enjeux environnementaux.
Une pondération éventuelle interviendra à l’issue de la phase de dialogue concurrentiel.
Après analyse des offres par la CRE, la désignation du lauréat sera effectuée par le ministre chargé de l’Energie qui, là encore, ne sera pas lié par la proposition de la CRE (article R 311-23 du Code de l’énergie).
Voir document en ligne

19/01/17 : La 1ère éolienne flottante française prend le large cet automne
Dans le cadre de son engagement à lutter contre le réchauffement climatique, la France s’est fixé d’ambitieux objectifs en termes de déploiement des énergies vertes : la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, publiée au journal officiel le 18 août 2015, entend notamment augmenter de plus de 50% la capacité installée des énergies renouvelables électriques par rapport à 2015. Pour y parvenir, l’État a d’ores-et-déjà proposé la mise en place de projets d’envergure, notamment dans la filière des énergies marines. L’Hexagone espère en effet tirer profit de ses zones maritimes en se lançant, à l’instar d’autres pays européens, dans l’éolien flottant. La première turbine offshore tricolore devrait même être mise à l’eau cet automne.
Une éolienne nouvelle génération
C’est sur le port de Saint-Nazaire, au cœur d’un chantier titanesque lancé en septembre dernier, que la première éolienne flottante française est en cours de construction. Baptisée « Floatgen », cette nouvelle génération de turbine offshore devrait entrer en service au large du Croisic avant la fin de l’année. Première éolienne en mer française, son développement est chapeauté par la société Ideol, en partenariat avec Centrale Nantes, Bouygues et l’entreprise Le Beon.
Haute de 80 mètres et équipée d’une turbine Vestas d’une puissance de 2 MW, cette éolienne reposera sur une imposante fondation flottante constituée d’un bloc de béton armé précontraint de 36 mètres de côté et de 10 mètres de hauteur. Ce flotteur en béton, ouvert en son centre, aura pour rôle d’assurer la stabilité de l’éolienne. L’assemblage des 16 cellules qui constitueront cette coque en béton « trois fois plus léger que l’acier » est assuré par Bouygues.
La mise au point de l’éolienne Floatgen et de sa fondation devrait être terminée d’ici l’automne prochain. Il s’agira ensuite de remorquer l’ensemble sur son site d’installation, au large du Croisic. Les promoteurs du projet ont jeté leur dévolu sur une zone baptisée Sem-Rev, à un vingtaine de kilomètres des côtes françaises. Il s’agit d’un site d’essais multi-technologies en mer administré par Centrale Nantes en lien avec le CNRS.
Une fois sur son site d’exploitation, Floatgen sera raccordée à un système d’ancrage innovant puis à un câble permettant d’exporter l’électricité produite. Le système d’ancrage, développé par le Béon Manufacturing à Lorient, est basé sur l’utilisation de nylon. Ce dernier permet en effet de constituer des lignes en fibre synthétique résistantes à la corrosion et élastiques pour absorber les mouvements de la houle. Ces lignes sont chargées de maintenir l’éolienne dans sa zone de production.
Une période de test de 2 ans
L’expérimentation s’étalera sur une période de deux ans. Des tests seront ainsi menés en conditions réelles d’utilisation afin d’évaluer notamment « la résistance des ancrages, la stabilité de la plateforme, sa capacité à résister aux tempêtes et aux effets de la houle ». Selon ses concepteurs, Floatgen devrait permettre de produire suffisamment d’électricité pour alimenter entre 2.000 et 5.000 foyers français.
Véritable démonstrateur technologique, le projet d’Ideol a pour objectif de prouver « l’immense potentiel de l’éolien en mer flottant à échelle commerciale pour produire de l’électricité renouvelable loin des côtes donc sans impact visuel et au meilleur coût grâce à la qualité du gisement de vent au large ».
Filière encore émergente au niveau mondial, l’éolienne flottante Floatgen sera d’ailleurs le septième démonstrateur de ce type au monde : les autres unités recensées à ce jour se trouvent en Norvège, au Portugal et au Japon.
Les éoliennes flottantes offrent la possibilité de contourner la contrainte de la profondeur. Les turbines posées sur les fonds marins sont en effet limitées à une utilisation proche des côtes, dans des zones dont la profondeur n’excède pas 40 mètres. Les éoliennes flottantes peuvent être installées dans des zones pouvant aller jusqu’à 250 mètres de profondeur. Soit des sites plus éloignés des cotes où la puissance du vent est plus importante (ce qui augmente les rendements).
La France tente de combler son retard
« Nous installons notre première éolienne quand il y en a déjà 3.000 en mer du Nord. Nous avons un certain retard que nous souhaitons combler en essayant d’être un leader mondial sur l’éolien flottant », explique le fondateur d’Ideol, Paul de la Guérivière.
Car malgré l’important potentiel que lui accordent ses zones maritimes, la France est pour le moment totalement dépourvue d’éoliennes offshore, qu’elles soient flottantes ou posées sur les fonds marins. Mais l’État entend bien combler ce retard en favorisant l’émergence d’une filière éolienne en mer innovante et dynamique. L’enjeu est d’autant plus primordial que le potentiel tricolore de l’éolien posé est estimé entre 12 et 15 GW alors que celui de l’éolien flottant est de 6 GW.
Le projet d’Ideol est largement soutenu par les pouvoirs publics. En plus d’une enveloppe budgétaire de 10 millions d’euros de l’Union européenne, la mise au point du démonstrateur Floatgen a reçu le soutien de l’État via une subvention de 5,7 millions de l’Ademe (au titre du programme des investissements d’avenir) ainsi que de la région Pays de la Loire. Grâce ce projet, Ideol bénéficiera d’un retour d’expérience non-négligeable pour son projet de parc pilote en Méditerranée, au sud-est de Gruissan. La société basée à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, a en effet remporté l’appel d’offres du gouvernement pour installer 4 turbines éoliennes flottantes de 6 MW dans les eaux méditerranéennes.
D’autres acteurs énergéticiens vont également contribuer à soutenir la vitalité de cette nouvelle filière. Un consortium mené par Engie a été chargé d’installer 4 éoliennes flottantes à Leucate, dans l’Aude. Toujours en Méditerranée, dans le cadre du projet de Faraman, le gouvernement a fait appel à EDF EN pour installer 3 éoliennes flottantes d’une puissance unitaire de 8 MW. L’électricien tricolore doit également mettre en service, dans le courant 2018, une ferme éolienne au large de Port Saint-Louis du Rhône (dans l’embouchure du Rhône).
Dans la course à l’éolienne flottante qui se joue actuellement entre une petite dizaine de pays, la France se présente comme un sérieux challenger. « Les flotteurs des éoliennes ne peuvent être construits que par l’intermédiaire de chantiers navals et, dans ce domaine, nous avons des leaders », estime Marc Lafosse, organisateur du colloque Floating Wind Power en faisant référence aux spécialistes tricolores des énergies marines tels que DCNS, STX ou encore CMN. « Ces groupes sont capables de produire des machines en série et c’est là l’atout de la France ».
http://www.lemondedelenergie.com/1ere-eolienne-flottante-francaise-prend-large-cet-automne/2017/01/19/

18/01/17 : L’éolien s’ancre en baie de Saint-Brieuc
Le projet de parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc a reçu, le 13 janvier dernier, un avis favorable de la commission d’enquête publique. Interview de Bertrand Guidez, responsable du développement du projet.
Prenons un peu le large… Décrivez-nous ce parc éolien qui va voir le jour en 2020 dans la baie de Saint-Brieuc.
Le projet de parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc est un projet d´énergie renouvelable significatif pour la Bretagne. Pour rappel, il est issu du premier appel d´offres éolien en mer lancé par l´Etat en juillet 2011 où une zone au large des Côtes-d´Armor avait préalablement été identifiée après une phase de concertation et d´études lancée en 2009-2010.
Porté par Ailes Marines*, ce projet d´une capacité de 496 MW est composé de 62 éoliennes de 8 MW reposant sur des fondations de type jacket, d’un réseau de câbles et d’une sous-station électrique. Les éoliennes sont disposées en 7 lignes, espacées de 1.300 mètres environ de manière à maintenir la pratique de la pêche. A l’intérieur de chaque ligne, l’espacement inter-éoliennes est d’environ 1.000 mètres. A noter que l´éolienne la plus proche du littoral se situe à plus de 16 kilomètres (cap Fréhel, Plévenon).
Combien de personnes pourront bénéficier de l’électricité de ce parc éolien ?
La production électrique annuelle du parc éolien est estimée à 1.850 GWh. Nous avons donc calculé que l´électricité produite et injectée sur le réseau public correspondra à l´équivalent de la consommation annuelle de 850.000 habitants (chauffage compris), soit davantage que la population actuelle du département des Côtes-d´Armor.
L’État cherche à accélérer sa transition énergétique en augmentant la part d’énergies renouvelables dans la consommation électrique. L’ambition écologique de ce parc est-elle doublée d’une ambition économique ?
Assurément ! Le projet est gage de retombées socio-économiques multiples. Par exemple, notre plan industriel va mobiliser plus de 2.000 emplois directs, principalement dans l´Ouest de la France (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire), participer à la création d´usines pour la fabrication des éléments constitutifs du parc éolien (éoliennes, fondations, etc.) et associer tout un tissu d´entreprises en vue de fournir des pièces ou composants pour le compte de nos partenaires industriels de rang 1.
Pour que ce projet se concrétise, il lui faut obtenir des autorisations. Qu’a démontré l’enquête publique qui s’est déroulée en août-septembre 2016 ? Avez-vous rencontré beaucoup de réticences ?
La participation du public a été importante lors de l´enquête. Au total, 1.013 dépositions ont été transmises à la commission d´enquête pour un peu plus de 2.500 observations différentes. Qualitativement, trois thèmes regroupant 86 % des observations sont ressortis : l´environnement, la politique énergétique et l´économie.
Après analyse de chaque observation en octobre 2016, nous nous sommes efforcés de transmettre en retour un mémoire contenant des réponses les plus claires et complètes possibles afin d´apporter des éclairages nouveaux ou réexpliquer certains points. Il est vrai que pour un projet d´une telle ampleur, il est parfois difficile d´interpréter les résultats de rapports d´experts qui ont pu être réalisés avant le dépôt des demandes d´autorisations. Notre travail a donc consisté à continuer d´expliquer, dans un certain sens à “rassurer” et à démontrer la qualité et le sérieux du travail mené. In fine, toutes les réticences ne seront sans doute pas levées j’en conviens, c´est pourquoi nous nous emploierons à poursuivre nos explications et démonstrations en toutes circonstances.
Que répondez-vous aux opposants du projet qui font part d’inquiétudes « sur les activités économiques de ce littoral, la pêche et le tourisme » ?
Nous comprenons que tout nouveau projet peut susciter une forme d´inquiétude au départ. Dans le cas présent, c´est d’autant plus vrai qu´aucune éolienne en mer n´est installée au large des côtes françaises. Malgré tout, les conclusions des études menées par nos prestataires, les retours d´expérience à l´étranger ou toute bibliographie sur le sujet ne concluent pas sur le fait que les activités économiques d’un territoire accueillant un parc éolien en mer seraient en “déclin” durant ou après son installation.
S´agissant de notre projet, tout comme certains acteurs qui nous accompagnent, nous sommes persuadés du contraire. A nous d’y veiller bien évidemment et de tout mettre en œuvre pour que le projet éolien s’inscrive comme un projet de territoire favorisant notamment le maintien de l’activité de pêche en son sein, une diversification de l’offre touristique actuelle et un maximum de retombées économiques (emploi, formation, taxes, partenariats, etc.).
Pour conclure, quand est attendue la décision du Préfet sur vos demandes d’autorisations ?
Après échanges avec ses services, il nous a été indiqué que nous la connaîtrions au cours du premier semestre 2017.
* Ailes Marines est la société de projet en charge de développer, construire et exploiter le parc éolien à terme. Ses actionnaires sont les sociétés IBERDROLA et AVEL VOR à hauteur respectivement de 70 et de 30 %. AVEL VOR est quant à elle, la structure créée par la société RES et la Caisse des Dépôts, qui détiennent respectivement 75 et 25 % de celle-ci.
http://www.lemondedelenergie.com/a-quoi-ressemblera-le-futur-parc-eolien-en-mer-en-baie-de-saint-brieuc/2017/01/18/

18/01/17 : Vidéo. Un semi-submersible reconverti en poseur de fondations d’éoliennes
Spécialiste des travaux maritimes et charges lourdes hors gabarit, le néerlandais Boskalis confirme son développement dans l’éolien offshore avec la conversion programmée en 2017 d’un de ses navires semi-submersibles en navire pose de fondations.
Sous positionnement dynamique de niveau 2 avec une capacité d’hébergement de 150 personnes, le navire sera surtout doté d’une grue pivotante capable de lever 3 000 tonnes de charge. C’est deux à trois plus que la capacité des plus gros navires de pose actuels, qui culminent à 1 500 tonnes dans le cas du jack-up Innovation géré par son homologue belge Deme.
L’objectif de Boskalis avec ce nouveau navire est d’augmenter la cadence de pose des fondations et du même coup d’abaisser les coûts de l’éolien posé. Seule une petite vingtaine de navires spécialisés occupe aujourd’hui ce marché centré sur l’Europe du nord. Aucune livraison neuve n’est intervenue depuis 2015.
Alors que les chantiers d’installation continuent de se multiplier en Europe, en dehors de la France toujours en retard sur ses voisins, le navire de Boskalis attendu pour 2018 ne devrait pas avoir de mal à trouver des clients.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/chantiers-navals/27479-video-un-semi-submersible-reconverti-en-poseur-de

18/01/17 : Provence Grand Large premier projet d’éolien flottant
Le projet de plate forme éolienne flottante Provence Grand Large, porté par EDF Energies Nouvelles, est réalisé par le Groupe néerlandais SBM en coopération avec l'IFP Energies Nouvelles.
Le site de la future plate forme éolienne en mer Provence Grand Large, est idéalement placé. A quelques kilomètres de Port Saint-Louis du Rhône, le site est balayé par les vents, en particulier le mistral qui vienne la vallée du Rhône. Des vents descendant du Massif Central pourront aussi faire tourner les trois pales insérées dans la nacelle qui surmonte à cent mètre le mât solidement fixé sur une plate forme en partie immergée, arrimée aux fonds marins par des liaisons qui la laissent flotter.
Gille Duchesne, après une quinzaine d'années dans l'exploitation pétrolière, est un des responsable commercial du projet. Ce dernier est piloté parle groupe néerlandais SBM, dont le siège est à Amsterdam, dont le titre est côté à la bourse de la même ville. SBM, est un spécialiste mondial des installations flottantes utilis"es dans le secteur pétrolier.
Après les FPSO (Plates formes de production, de stockage et de transfert du pétrole), le développement de flottes de navires de soutien, de systèmes d'arrimage, le groupe s'intéresse à la conception et à la construction de plates formes capables de supporter et de faire fonctionner efficacement de puissantes éoliennes.
10 000 Mégawatt d'éolien terrestre en Europe
L'éolien en mer fixe, a connu un important développement depuis quinze ans, explique Gilles Duchesne, lors d'une présentation du projet ce vendredi au Centre de Solaize de l'IFP Energies Nouvelles. La puissance installée en Europe seulement représente plus de 10 Gigawatt. Mais l'éolien maritime fixe a des limites. Il ne peut être installé trop loin des côtes, peut poser des problèmes d'acceptabilité, et ne permet pas d'exploiter les gisements de vent les plus intéressants.
L'éolien flottant peut être installé plus au large ce qui permet de bénéficier de gisements puissants. Mais la technologie doit encore faire des progrès, comme ceux qu'a accomplis l'éolien maritime fixe. Actuellement l'éolien en mer permet un prix du MW un peu inférieur à 100 euros. C'est ce premier horizon que SBM et les porteurs du projet ont en ligne de mire.
D'autre projets d'éolien flottants vont démarrer en France au large d'autres côtes que celles du delta du Rhône. Le gisement mondial de l'éolien en mer pourrait être exploité à 70% par l’éolien flottant. La France est bien placée au niveau technologique comme au niveau de son domaine maritime. D'autres pays, disposent de grandes longueurs de côtes et sont aussi intéressés, comme les Etats-Unis d'Amérique et comme le Japon qui souhaitent tourner la page du nucléaire.

17/01/17 : Ecole Centrale de Nantes: présentation du chantier de la 1ere éolienne offshore de France
Ideol, Centrale Nantes et Bouygues Travaux Publics présentent le chantier de construction de la première éolienne en mer en France !
A ce jour, aucune éolienne en mer, ni fixe, ni flottante, n’est installée en France. Le projet porté par Ideol, Centrale Nantes et Bouygues Travaux Publics et baptisé FLOATGEN, nom donné à une éolienne flottante de 2MW, sera la première éolienne en mer en France. Les travaux de construction de la fondation flottante battent aujourd’hui leur plein sur le port de Saint-Nazaire. Ils mèneront à l’installation de l’éolienne au large du Croisic. Elle sera installée sur le site d’expérimentation en mer SEM-REV avant la fin 2017.
IDEOL, CENTRALE NANTES ET BOUYGUES TRAVAUX PUBLICS: L’INNOVATION À TOUS LES NIVEAUX
Qu’il s’agisse du concept même de fondation flottante en forme d’anneau carré, du site d’essai en mer, du type de béton utilisé pour la construction ou aussi du matériau qui équipera les lignes d’ancrage, l’innovation est au cœur de ce projet.
La fondation en béton qui équipe FLOATGEN est issue du concept développé par la start-up française Ideol. C’est un système de fondation flottante en anneau. Elle est ouverte en son centre, permettant une stabilité optimisée à moindre coût. FLOATGEN sera la première unité installée en mer de cette technologie. Avant l’installation à l’été 2018 d’une unité supplémentaire dans les eaux japonaises.
L’usage du béton comme matériau principal de construction de la fondation flottante Ideol est en soi remarquable. Cela la distingue de solutions flottantes concurrentes, majoritairement en acier. Bouygues Travaux Publics a ainsi développé une formulation spécifique de béton léger et aussi auto-plaçant pour construire la fondation. Ainsi que des méthodes de construction innovantes sur trois barges solidarisées.
La plateforme d’essais en mer de Centrale Nantes SEM-REV sur laquelle sera installée l’éolienne est un outil de recherche de dimension internationale. Elle permet de mettre au point, en conditions réelles et à l’échelle 1, des pilotes ou prototypes de récupération de l’énergie en mer (vent, vagues). Les chercheurs et industriels disposent ainsi des moyens nécessaires aux essais de prototypes avant leur exploitation industrielle.
Enfin, le système d’ancrage innovant composé de 3 lignes doublées d’ancrage ne recoure pas à l’acier mais à une fibre synthétique, le nylon. Il présente d’excellentes qualités de résistance et n’est pas sujette à la corrosion.
IDEOL, CENTRALE NANTES ET BOUYGUES TRAVAUX PUBLICS: UN PROJET ANCRÉ DANS LE TERRITOIRE LIGÉRIEN
70 emplois directs mobilisés en pointe à Saint-Nazaire pour la construction de la fondation flottante. Le béton utilisé par la fondation Ideol permet une construction au plus près des sites d’installation. Les techniques de construction développées et mises en place par Bouygues Travaux Publics permettent de s’intégrer dans le paysage économique local. Il permet aussi de s’adapter facilement aux contraintes des ports d’accueil.
LeBéon Manufacturing mène le consortium pour la fourniture des lignes d’ancrage en nylon. Une part importante des pièces forgées a donc été manufacturée à l’usine de Plouay (Morbihan). Les partenaires de FLOATGEN ont fait le choix de confier la plupart des commandes de composants ou d’activités logistiques à des fournisseurs installés dans l’aire nazairienne. Une orientation qui a été même appliquée à l’ensemble des achats liés au projet. Qu’il s’agisse de communication ou encore d’assurance.
FLOATGEN, POINT DE DÉPART D’UN DÉPLOIEMENT EN SÉRIE
Le projet FLOATGEN, première éolienne en mer en France et premier démonstrateur de la technologie de fondation flottante Ideol, fournit déjà. Et il va continuer de fournir un retour d’expérience unique aux partenaires du consortium. Notamment en matière de méthodes de construction, d’installation et aussi d’exploitation du système flottant. Il servira aussi de vitrine commerciale à l’export.
Le gouvernement français a sélectionné le 13 juillet dernier un consortium porté par Quadran. Il réunit la solution de fondation flottante Ideol et aussi le savoir-faire de Bouygues Travaux Publics. Pour la réalisation d’une 1ère ferme éolienne en Méditerranée (4 unités installées au large de Gruissan. C’est l’un des meilleurs gisements en vent d’Europe : le projet EOLMED).
De nombreux pays se sont engagés sur le marché de l’éolien flottant, au premier rang desquels le Japon, pays en pleine redéfinition de son mix énergétique. Le Ministère de l’Environnement Japonais prévoit en effet entre 2,7 GW et 5,6 GW d’éolien en mer flottant d’ici 2030 et installera mi-2018 un démonstrateur d’éolien flottant utilisant la solution Ideol.
http://mcetv.fr/mon-mag-campus/ecole-centrale-nantes-presentation-chantier-1ere-eolienne-offshore-france-1701/

16/01/17 : Dieppe - « Le parc éolien se fera même si ce n’est pas acquis »

Christophe Leblanc est le directeur développement du projet d’éoliennes en mer entre Dieppe et Le Tréport. Il a présenté, mercredi 11 janvier, l’étude d’impact sur l’environnement.
Christophe Leblanc, directeur développement du projet d’éoliennes en mer entre Dieppe et Le Tréport a présenté une étude d’impacts sur l’environnement le 11 janvier dernier.
Gênes lors du battage du sol pour installer les éoliennes, tensions avec les pêcheurs, autorisations, recours…
http://www.lesinformationsdieppoises.fr/2017/01/17/le-parc-eolien-se-fera-meme-si-ce-n-est-pas-acquis/

16/01/17 : L’éolien offshore décolle dans un marché des renouvelables qui se tasse
Ajouté à la baisse rapide des coûts, le ralentissement du développement des énergies renouvelables en Chine et au Japon en 2016 entraîne une baisse des investissements au niveau mondial. Signe d’une nouvelle maturité, l’éolien offshore fait exception.
C'est le seul secteur des énergies renouvelables dont les investissements de l'année 2016 se sont accrus en 2016: l'éolien offshore. Essentiellement en Europe, notamment avec le feu vert accordé au parc de Hornsea au large des côtes britanniques, pour une puissance de 1,2 gigawatt (GW) et un investissement de 5,7 milliards de livres (6,48 Mds€) mais aussi en Chine.
Au total, l'éolien offshore a mobilisé près de 30 Mds$, en hausse de 40% par rapport à 2015. A elle seule, l'Europe a attiré 25,8 milliards de dollars (24,35 Mds €) contre 4,1 Mds$ pour la Chine, tandis que de nouveaux marchés émergent en Amérique du Nord et à Taïwan. Cette progression reflète une certaine maturité du secteur, notamment en termes de compétitivité, de fiabilité et de performance.
Elle est d'autant plus remarquable qu'elle s'inscrit dans un contexte de baisse globale des investissements dans les renouvelables, à 287,5 milliards de dollars (271,4 Mds€), en recul de 18%. Cette chute s'explique en partie par la poursuite d'une forte baisse des coûts des équipements. D'ailleurs, les capacités installées dans le solaire ont été plus importantes en 2016 qu'en 2015 (70 GW contre 56 GW), malgré des investissements en baisse de 32% à 116 Md€. En revanche, le marché mondial de l'éolien est passé de 63 GW à 56,5 GW, pour un investissement en recul de 11%.
Chine et Japon digèrent la forte croissance des dernières années
Mais cette baisse globale des investissements, toutes énergies renouvelables confondues, s'explique essentiellement par les ralentissements observés en Chine (-26% par rapport au record de 2015) et au Japon (-43%). Sur le premier marché mondial des renouvelables, qui a connu une croissance exponentielle ces dernières années, l'heure est à l'investissement dans les réseaux et à la réforme du marché de l'électricité, indispensable pour que les capacités déjà installées puissent être exploitées au mieux, alors qu'une partie de leur production est aujourd'hui perdue.
Au Japon, à la géographie difficile, la croissance viendra demain des installations solaires résidentielles, boostées par des conditions favorisant l'autoconsommation, plutôt que des grandes centrales au sol.
Ces deux marchés, qui pèsent 47% du marché mondial, expliquent un recul des investissements de 26% pour la zone Asie-Pacifique. Ils ont également reculé en Afrique du Sud, au Chili, au Mexique, au Brésil...Dans la plupart des pays émergents, la majeure partie des projets ayant remporté les enchères au cours de l'année ne sont pas parvenus à boucler leur financement avant fin 2016.
L'Europe progresse grâce à l'éolien offshore
L'Europe en revanche a vu ses investissements augmenter légèrement (3%) en 2016, à près de 71 Mds$, un phénomène largement dû à la bonne tenue de l'éolien offshore, aujourd'hui concentré en Europe. Dès lors, rien d'étonnant si le Royaume-Uni mène la danse sur le Vieux Continent (25,9 Mds$), ou plutôt dans ses eaux, suivi par l'Allemagne (15,2 Mds$). Avec 3,9 Mds$ (en baisse de 5%), la France arrive en troisième position. Les professionnels du secteur se félicitent du redémarrage de la filière éolienne, avec 45% de hausse des capacités installées. Malgré cela, le pays n'est toujours pas sur la trajectoire qui doit lui permettre d'atteindre ses objectifs (23%) fixés dans le cadre du paquet climat-énergie décidé par l'Union européenne en 2008. Il faudrait pour cela que le rythme d'installation de nouvelles capacités entre 20015 et 2020 soit deux fois supérieur à celui observé entre 2005 et 2014.
Globalement, comme l'a rappelé le directeur général de l'Irena(Agence internationale des énergies renouvelables), Adnan Amin dimanche 14 janvier lors de l'Assemblée générale, pour respecter les objectifs climatiques arrêtés lors de la COP21, les investissements dans les énergies renouvelables doivent au moins tripler pour atteindre environ 900 Mds$ (845 Mds€) par an d'ici à 2030.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/l-eolien-offshore-decolle-dans-un-marche-des-renouvelables-qui-se-tasse-630637.html

16/01/17 : LA PREMIÈRE ÉOLIENNE EN MER DE FRANCE MISE EN SERVICE FIN 2017 À SAINT-NAZAIRE
La première éolienne offshore française sera installée à la fin de l’année au large du Croisic, aux environs de Saint-Nazaire. Un panneau informatif, affiché à l’entrée du bassin de Penhoët, près des chantiers navals STX, explique : « Ici se construit la première éolienne en mer de France ». Car c’est à Saint-Nazaire qu’est réalisé depuis septembre le premier modèle d’éolienne offshore de France. Baptisé « Floatgen », l’engin, qui sera flottant et non pas fixé au fond de l’océan, sera mis en service avant la fin d’année à 20 km au large du Croisic, en Loire-Atlantique.
« Grâce à ses pales culminant à 60 m de haut, Floatgen sera en capacité de produire 2 MW, de quoi couvrir la consommation annuelle d’environ 2.000 foyers », explique un article en ligne du journal 20Minutes, qui ajoute : « Pour autant, si l’électricité sera bel et bien réinjectée sur le réseau, il ne s’agira que d’une éolienne de démonstration dont le fonctionnement servira de test grandeur nature. »
Le projet a été mené par sept partenaires européens, dont la start-up française Idéol, le constructeur Bouygues TP et l’école Centrale de Nantes. Ce projet environnemental coûte près de 25 millions d’euros.
L’éolien flottant, des avantages particuliers
Paul de la Guérivière, PDG d’Idéol, explique : « Il y a plus de 3.000 éoliennes en mer installées dans le monde (aucune en France) mais on ne compte que six unités flottantes (quatre Japon, une Norvège, une au Portugal). L’éolien flottant a pour avantage de ne pas avoir de contrainte de profondeur, donc de pouvoir aller chercher des vents forts plus au large, sans impact visuel sur les côtes. Le potentiel est très important. »
Un autre avantage des engins flottants est que « leur assemblage se fait à terre avant d’être transporté sur zone, ce qui réduit les coûts », précise l’article de 20Minutes, qui ajoute : « A Saint-Nazaire, la construction de l’immense flotteur en béton léger se poursuivra jusqu’au printemps : une fois en mer, il sera ancré à 33 m de fond par des lignes en nylon. Et branché au réseau par un câble haute tension sous-marin déjà installé. Le test doit durer deux ans. »
Le PDG d’Idéol assure : « Cette première éolienne est pour nous une vitrine extraordinaire » en vue des prochains appels d’offres que doit lancer le gouvernement français. Quatre projets de fermes éoliennes flottantes ont déjà été attribués par l’Etat, en Bretagne et en Méditerranée, avec pour objectif une installation entre 2020 et 2021. »
Quant à Sébastien Pilard, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, il affirme : « On est au lancement d’une nouvelle filière industrielle avec un impact conséquent en termes d’emploi. C’est un marché d’avenir pour notre région. »
http://www.economiematin.fr/news-eolien-mer-saint-nazaire-projet-electricite-renouvelable-rse

16/01/17 : [L'industrie c'est fou] Comment la première éolienne flottante est-elle fabriquée ?
La première éolienne flottante en France, et la septième au monde, devrait être installée à l'automne 2017 au large du Croisic (Loire-Atlantique). Une telle éolienne est fabriquée à quai avant d'être transportée au large.
L’éolienne flottante baptisée Floatgen est fabriquée à quai avant d’être transportée au large. Dans cette vidéo, Ideol, la société qui fabrique la première éolienne flottante qui sera posée au large des côtes françaises, explique le processus de fabrication.
Il est nécessaire de fabriquer un "damping pool", c’est le flotteur en béton sur lequel l’éolienne sera ensuite fixée. Celui-ci consiste en une grande piscine, servant à amortir les efforts de la houle, avec un flotteur en anneau autour. La coque doit être suffisamment résistante pour supporter l’éolienne.
14/01/17 : Feu vert au parc éolien. L'association Gardez les caps réagit
Après l'avis favorable de la commission d’enquête publique sur le projet de parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc, l'association Gardez les caps (Erquy et Fréhel), farouchement opposée au projet depuis le départ, réagit.
En début de semaine, le projet de parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc, constitué de 62 unités, a reçu un avis favorable de la part de la commission d’enquête publique, assorti toutefois de recommandations, selon son rapport publié sur le site de la préfecture du département des Côtes-d'Armor.
« Ce projet d’Ailes Marines obtient de la commission d’enquête publique un avis favorable en dépit de l’opposition de 60 % des riverains, notent les membres de l’association Gardez les caps. Il y a eu deux mois d’enquête publique et les riverains se sont déplacés en masse, pour un avis personnel in fine du commissaire-enquêteur. »
Les opposants s'appuient sur des chiffres : « 1 013 dépositions ont été comptabilisées. 59,5 % des avis sont défavorables au projet et ce chiffre monte à 64,4 % si l’on y ajoute les avis réservés. 28,4 % des avis sont favorables au projet ; ce chiffre monte à 31,2 % si l’on y ajoute les favorables avec réserve. Nous allons lire le rapport de la commission d’enquête avec le plus grand intérêt. »
http://www.ouest-france.fr/bretagne/erquy-22430/feu-vert-au-parc-eolien-l-association-gardez-les-caps-reagit-4735174


14/01/17 : IFPEN et SBM Offshore à la conquête de l'éolien flottant
Forts de leurs compétences respectives sur les marchés de l'offshore et de l'énergie, SBM Offshore et l'IFP Energies Nouvelles (IFPEN) investissent conjointement dans le développement de l'éolien flottant. A l'épreuve : 3 éoliennes offshore, d'une puissance cumulée de 24MW, qui seront installées à 17km au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône à l'horizon 2020 pour une preuve de concept avant leur commercialisation. Un marché dont le potentiel est immense.
"L'éolien offshore flottant est encore à sa genèse" indique Gilles Duchesne, responsable commercial de l'éolien flottant chez SBM Offshore, rappelant les nombreux avantages par rapport à l'offshore...http://acteursdeleconomie.latribune.fr/strategie/energie/2017-01-13/ifpen-et-sbm-offshore-a-la-conquete-de-l-eolien-flottant.html

13/01/17 : Concertation pour l’identification de zones pour des parcs commerciaux éoliens flottants et hydroliens
Cartographie dynamique
La cartographie dynamique est désormais en ligne. Cette dernière présente les données mobilisées dans le cadre de la concertation 2017 afin de procéder à l’identification de nouvelles zones propices pour l’implantation de fermes commerciales d’hydroliennes et d’éoliennes flottantes.

13/01/17 : Parc éolien. Vents porteurs pour Ailes Marines
Malgré quelques recommandations, la commission d'enquête publique chargée d'instruire le dossier du futur parc éolien de la baie de Saint-Brieuc a rendu un avis favorable. Mais la mise en service des 62 machines pourrait être reportée à 2022.1. L'avis de la commission d'enquête avant l'autorisation préfectorale ?
« Nous nous réjouissons de cette décision ». Hier après-midi, à l'heure de commenter la décision de la commission d'enquête annoncée la veille au soir, Emmanuel Rollin (ci-dessus), le directeur d'Ailes Marines, affichait un grand sourire : « C'est une année qui commence bien ». Car les cinq experts nommés par le tribunal administratif de Rennes dans le cadre de l'enquête publique n'ont émis que des avis favorables. Que ce soit sur la demande d'autorisation d'utilisation du domaine maritime, pour le raccordement du parc éolien au réseau public de transport d'électricité ou concernant la dérogation à l'interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés. Reste qu'il s'agit d'une « étape importante, mais pas encore du Graal », selon le patron d'Aile Marines... Désormais suspendu à la décision du préfet, le seul habilité à autoriser la construction du parc : 62 éoliennes de 216 mètres de haut produisant chacune 8 MW. Le tout pour un coût estimé de 2,7 milliards d'euros. « Nous espérons sa décision pour le 1e r semestre 2017, avant l'été », se projette Emmanuel Rollin.
2. Quelques inconvénients tout de même.
En étudiant les 6.000 pages du dossier fourni par Ailes Marines, en recevant 300 personnes et en lisant les 2.500 observations déposées, les membres de la commission ont pointé quelques « inconvénients », cependant jugés « limités, rapportés aux avantages du projet ». Parmi ceux-ci, l'incertitude concernant l'ensouillage des câbles. « Nous nous sommes engagés à enterrer au moins la moitié de ces câbles. Pour l'instant, il n'y a pas de solution technique pour faire plus, mais nous ferons le maximum », annonce Emmanuel Rollin. Autre sujet de discussion : l'impact paysager du parc. La commission souligne ainsi que « les éoliennes seront visibles entre 47 % et 79 % du temps depuis le littoral des communes les plus proches : Erquy, Plurien, Fréhel et Plévenon, sans pour autant occuper la totalité du champ visuel ».
3. Des recours probables et une mise en service en 2022.
Le préfet devrait autoriser, sauf immense surprise, la construction du parc. Pour autant, tout n'est pas gagné pour les porteurs du projet. « Nous avons prévu un début des travaux d'installation en 2018, pour une mise en service en 2020. Mais, c'est presque certain : il y aura un recours devant les autorités administratives. Les trois autres projets de parcs éoliens français portés par EDF ont fait l'objet de recours », se prépare Emmanuel Rollin. Pour son entreprise, une telle éventualité impliquerait « un glissement du projet de deux ans ». Autrement dit, une mise en service en 2022. Car même si les recours ne sont pas suspensifs, « aucune banque ne nous prêterait de l'argent avec un recours au-dessus de la tête », précise Emmanuel Rollin qui rappelle : « Ailes Marines investit en prenant des risques. Nous perdrions les dizaines de millions d'euros déjà investis si l'une de ces actions en justice aboutissait ».http://www.letelegramme.fr/bretagne/parc-eolien-vents-porteurs-pour-ailes-marines-13-01-2017-11360778.php#

12/01/17 : Les éoliennes en mer font face à des vents contraires
ENQUÊTE - Cinq ans après l'attribution des premiers champs au large des côtes françaises, aucune décision finale d'investissement n'a encore été prise en raison de nombreux recours déposés en justice. Ce délai interroge d'autant plus que les oppositions à l'éolien offshore sont toujours très vives.
Début 2012, un consortium emmené par EDF décrochait les trois champs de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), soit un potentiel de 1500 mégawatts (MW) de puissance installée, relayé par près de 240 éoliennes implantées en pleine mer. Bref, l'équivalent d'un réacteur nucléaire de nouvelle génération et surtout une grande première, car jamais jusqu'à cette date l'éolien offshore ne s'était invité dans le paysage hexagonal.
Depuis, presque cinq ans ont passé et l'électricien tricolore - épaulé par l'allemand WPD et le canadien Enbridge - n'a toujours pas statué sur sa décision finale d'investissement. Forcément, ce délai interroge d'autant plus que les oppositions à l'éolien offshore - portées par plusieurs associations - sont toujours très vives: pêle-mêle, l'électricité produite reviendrait beaucoup trop chère, l'environnement marin serait durement touché, et il n'y aurait aucune chance de voir émerger une filière industrielle française compte tenu du poids des fabricants étrangers.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/01/12/20002-20170112ARTFIG00363-les-eoliennes-en-mer-font-face-a-des-vents-contraires.php

12/01/17 : Les éoliennes offshore cherchent des vents porteurs
REPORTAGE - En 2012, les premiers champs étaient attribués au large des côtes françaises. Cinq ans plus tard, aucune décision finale d'investissement n'a encore été prise. De nombreux recours ont été déposés en justice et les industriels doivent y faire face.
Verra-t-on un jour des éoliennes au large des côtes françaises? La question est sûrement provocante - au regard à la fois des six zones déjà sélectionnées (sur les bords de la Manche et sur la façade Atlantique), des appels d'offres attribués, des géants industriels mobilisés et des enjeux de la transition énergétique -, mais elle se pose nécessairement à la lumière des glissements du calendrier. Début 2012, un consortium emmené par EDF décrochait les trois champs de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), soit un potentiel de 1500 mégawatts (MW) de puissance installée, relayé par près ...
http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/12/20005-20170112ARTFIG00271-les-eoliennes-offshore-cherchent-des-vents-porteurs.php


11/01/17 : Saint-Brieuc. Avis favorable pour le parc éolien offshore
Le projet de parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc, constitué de 62 unités, a reçu un avis favorable de la part de la commission d’enquête publique, assorti toutefois de recommandations, selon son rapport publié sur le site de la préfecture du département des Côtes d'Armor.
Au terme de son enquête publique, menée entre début août et fin septembre 2016, la commission a considéré que le projet, d’une capacité installée de 496 mégawatt (MW) et qui apportera sur le réseau 1 850 gigawatt-heure (GWH), soit l’équivalent de la consommation de 850 000 habitants, s’inscrivait dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
Elle estime que le projet, conçu par la société Ailes Marines, constitue un élément majeur du « Pacte électrique Breton » de décembre 2010 qui repose notamment sur le développement des énergies renouvelables avec un objectif de 3,600 MW de puissance installée, dont 1,000 MW d’éolien en mer.
Pour la commission, le projet, d’une emprise de 103 km2 et dont le coût global est évalué à 2,5 milliards d’euros, permettra « la création de 2 000 emplois », dont 140 pour la maintenance.
Maintien des activités de pêche
Elle relève que « le projet a été conçu pour permettre le maintien des activités de pêche dans l’enceinte du parc éolien » et qu’Ailes Marines acquittera annuellement à l’État plus de 2,1 millions d’euros, au titre de la redevance domaniale.
Elle recommande toutefois la « réalisation d’un état de référence et d’un suivi de la ressource halieutique » et un enfouissement maximal des câbles inter-éoliennes, alors que les professionnels de la pêche demandaient un ensouillage total.
Les 62 éoliennes atteindront 216 m de haut, à plus de 16 km des côtes les plus proches. Ce parc aura ainsi « un impact paysager important », note la commission dans ses conclusions sur la demande d’autorisation pour les installations et ouvrages soumis à la loi sur l’eau et la demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés.
Mais il n’aura aucune incidence sur des sites Natura 2000, selon la commission dont l’avis est favorable. Elle recommande cependant la réduction des perturbations acoustiques, la mise en œuvre d’un dispositif de réduction du bruit sous-marin et des mesures de suivi (eau, sédiments, animaux filtreurs, faune).
Quant à la demande de Réseau Transport d’Électricité (RTE) pour la réalisation du raccordement électrique, elle obtient aussi un avis favorable, la commission recommandant un enfouissement des câbles « à au minimum 1,50 m sur l’intégralité du tracé sous-marin ».
Ailes Marine détaillera jeudi 12 janvier, lors d’un point presse, les motivations de l’avis favorable rendu par la commission d’enquête ce mercredi.
http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/saint-brieuc-avis-favorable-pour-le-parc-eolien-offshore-4728541

11/01/17 : Floatgen sera la première éolienne en mer française
Floatgen, la première éolienne en mer française, doit être mise en service au large du Croisic (Loire-Atlantique) à la fin de cette année. Elle sera flottante et non fixée sur le fond marin.
Sauf anicroche, les pales de Floatgen tourneront début 2018 au large du Croisic (Loire-Atlantique), sur le site d’essais multi-technologies en mer Sem-Rev géré par l’Ecole centrale de Nantes. Première éolienne offshore française mise en service, elle présentera aussi la particularité d’être flottante et non fixée sur le fond marin : l’intérêt est de s’affranchir des contraintes de profondeur et de tirer profit d’un meilleur gisement éolien tout en s’éloignant des côtes. Le projet émane de la jeune pousse marseillaise Ideol.
Innovations dans l'éolien offshore
A ce stade, il ne s’agit encore que d’un démonstrateur équipé d’une turbine Vestas (2 MW) classique, installée habituellement sur des mâts terrestres. L’innovation réside dans la fondation flottante, un énorme carré en béton armé pré-contraint de 36 mètres de côté, 10 mètres de hauteur et 7 mètres de tirant d’eau, divisé en 16 cellules et ouvert en son centre, le "Damping pool". En cours de construction, ce flotteur nécessite la mobilisation de trois barges, assemblées entre elles dans un bassin du port de Saint-Nazaire, sur lesquelles a déjà été coulé le radier (30 centimètres d’épaisseur). Cet anneau doit permettre une stabilité optimisée à moindre coût. La formulation du matériau et sa mise en œuvre ont été confiées à Bouygues.
Autre innovation : le système d’ancrage conçu selon les exigences d’Ideol et de l’Ecole centrale par Le Béon Manufacturing à Lorient (Morbihan), à la tête d’un groupement d’entreprises. Ce système fait appel à des lignes en fibre synthétique, le nylon (20 cm de diamètre), confectionnées par le belge Bexco. Présentant d’excellentes qualités de résistance, le nylon n’est pas sujet à la corrosion et son élasticité absorbera en partie les mouvements de la houle et les efforts générés par les flotteurs en surface. Les éléments de chaîne ont été confiés au sud-coréen Dai-Han. Quant à la PME bretonne, elle a réalisé les connecteurs, notamment les manilles, en acier forgé allié.
Projet à 25 millions d'euros
Floatgen bénéficie du soutien de l’Union européenne pour 10 millions d'euros sur un budget total de 25 millions d’euros. Le programme est également soutenu par l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe), à hauteur de 5,7 millions d'euros, au titre du programme des investissements d’avenir, et par la région des Pays de la Loire. Outre l’Ecole centrale de Nantes et Bouygues, le consortium européen formé par Ideol comprend l’anglais RSK, l’espagnol Zabala, l’allemand Fraunhofer-Iwes et l’université de Stuttgart.
L’expérimentation sur le site Sem-Rev durera deux ans. Elle illustre la volonté de la France de rattraper son retard dans l'éolien en mer en prenant le virage des fermes flottantes, quasi inexistantes à ce jour sur les océans. Seules six unités sont recensées à travers le monde sur environ un total de 3 200 éoliennes en mer, 1 en Norvège, 1 au Portugal et 4 au Japon. En France, quatre projets de sites pilotes d’éolien flottant ont été attribués récemment par l’État, trois en Méditerranée dont Eolmed porté par Quadran sur la zone de Gruissan (quatre éoliennes de 6,12 MW chacune) auquel participe Ideol, et celui d’Eolfi/CGN Europe Energy dans la zone de Groix au large du Morbihan d’une puissance comparable. A moyen terme, les promoteurs de ces engins posés à la surface de l’eau visent une puissance unitaire de 12 MW.
http://www.usinenouvelle.com/article/floatgen-sera-la-premiere-eolienne-en-mer-francaise.N486259

10/01/17La première éolienne en mer française mise en service avant la fin de l'année
Après avoir raté le coche de l'éolien offshore, la France rattrape son retard sur l'éolien flottant: la première turbine française sera mise en service avant la fin de l'année au large du Croisic (Loire-Atlantique), le septième démonstrateur de ce type au monde. 
Baptisée "Floatgen", cette éolienne flottante de 80 mètres de diamètre, équipée d'une turbine de 2 mégawatts, devrait être remorquée à l'automne sur le site d'expérimentation en mer Sem-Rev, situé à 20 km des côtes, puis raccordée au réseau électrique pour une expérimentation de deux ans, ont indiqué mardi trois des partenaires de ce projet européen lors d'une visite du chantier, sur le port de Saint-Nazaire. 
Il s'agira de la première éolienne en mer mise en service en France, encore totalement dépourvue de ce type d'équipement, qu'il soit fixe ou flottant. Plus de 3.000 éoliennes "posées" sont actuellement en exploitation dans le monde, pour une capacité totale de 12 gigawatts (GW) environ. 
Filière encore émergente au niveau mondial, l'éolien flottant ne compte que six démonstrateurs: au Japon, en Norvège et au Portugal. Le projet "Floatgen", lancé en 2013 et représentant un investissement de 25 millions d'euros, constituera donc la septième éolienne flottante pilote. La France a lancé par ailleurs deux projets de fermes pilotes, en Bretagne, au large de l'île de Groix, et en Méditerranée, au large de Gruissan. 
"L'éolien posé repose sur des technologies qui fonctionnent à une profondeur relativement faible. Les seuls endroits dans le monde où il y a des sites propices, assez loin des côtes à faible profondeur sont en mer du Nord (...). Ces sites ont déjà été développés ou sont en cours de développement, donc clairement l'avenir de l'éolien en mer passe par celui du flottant", assure Paul de la Guérivière, PDG d'Ideol, coordinateur du projet "Floatgen". 
- Eoliennes ancrées par des câbles -
Simplement ancrées au plancher marin au moyen de câbles, les éoliennes flottantes peuvent être installées jusqu'à 250 mètres de profondeur, donc loin des côtes et là où les vents sont plus forts et stables, contre seulement 40 mètres pour les éoliennes posées, qui doivent se situer plus près du rivage.
Autre avantage des engins flottants: leur assemblage se fait à terre avant d'être remorqués sur zone, ce qui réduit les coûts. 
La construction de "Floatgen" avait été lancée le 1er juin 2016 sur le port de Saint-Nazaire, après trois ans d'études. 
En forme d'anneau carré, permettant une meilleure stabilité, le flotteur de cette éolienne est constitué d'une coque en béton, un matériau "trois fois plus léger que l'acier", habituellement utilisé dans les projets concurrents, souligne Nicolas Jestin, directeur commercial de Bouygues Travaux Publics. 
Une fois remorqué au large des côtes, le flotteur sera maintenu sur le site d'expérimentation à l'aide de deux lignes d'ancrage à l'avant et de quatre à l'arrière, en nylon, une fibre synthétique élastique et non sujette à la corrosion. 
Puis il sera raccordé au réseau électrique, à l'aide d'un câble haute tension de 8 MW déjà installé, qui va jusqu'au Croisic. 
Des tests seront menés en conditions réelles pendant deux ans pour examiner "la résistance des ancrages, la stabilité de la plateforme, sa capacité à résister aux tempêtes et aux effets de la houle. Et si tout va bien, l'énergie produite pourra alimenter 2.000 à 5.000 foyers", met en avant Arnaud Poitou, directeur de l'Ecole centrale de Nantes, concessionnaire du Sem-Rev, une zone d'un km2 dans l'océan. 
Si l'expérimentation est un succès, Ideol envisage un déploiement de sa fondation flottante à grande échelle. Outre le projet "Floatgen" et celui de la ferme pilote en Méditerranée, la société basée à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) doit construire des éoliennes pour le Japon et Taïwan. 
Energie d'avenir, l'éolien flottant a un potentiel de 6 GW en France à horizon 2030. Celui de l'éolien posé est estimé à 12 à 15 GW. Six projets de parcs offshore ont déjà été attribués et deux autres sont en cours d'appels d'offres, au large de Dunkerque et de l'île d'Oléron.http://www.leparisien.fr/high-tech/la-premiere-eolienne-en-mer-francaise-mise-en-service-avant-la-fin-de-l-annee-10-01-2017-6550305.php

10/01/17 : Saint-Nazaire[VIDEO] La première éolienne flottante en mer sera prête en 2017
Voilà dix ans que cet ingénieur de l’Ecole centrale de Nantes travaille sur le projet d’éolienne flottante. A Saint-Nazaire, le chantier de construction commence à prendre forme. Il s’agit d’une première nationale.
L’éolienne, baptisée Floatgen, fournira 2 MW et restera à titre expérimental. Elle devrait être prête pour la fin de l’année, après une mise à l’eau cet été dans la forme Joubert.
http://www.lechodelapresquile.fr/2017/01/10/video-la-premiere-eolienne-flottante-en-mer-sera-prete-en-2017/

10/01/17 : La première éolienne en mer française mise en service fin 2017
La première éolienne en mer française, une éolienne flottante actuellement en construction sur le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), sera mise en service au large du Croisic avant la fin de l'année, ont annoncé mardi ses promoteurs.
Baptisée "Floatgen", cette éolienne de 80 mètres de diamètre, équipée d'une turbine de 2 mégawatts, devrait être remorquée à l'automne sur le site d'expérimentation en mer Sem-Rev, situé à 20 km des côtes, puis raccordée au réseau électrique et mise en service pour une expérimentation de deux ans, ont indiqué trois des partenaires de ce projet européen lors d'une visite du chantier de construction.
Il s'agira de la première éolienne en mer française, et le septième démonstrateur d'éolienne flottante au monde, une filière émergente en pleine expansion, a précisé Paul de la Guérivière, PDG d'Ideol, la société qui brevette et développe la fondation flottante, coordinatrice du consortium.
"Il y a plus de 3.000 éoliennes en mer en exploitation aujourd'hui dans le monde et aucune en France. (...) La France a raté le coche de l'éolien posé, et au final c'est une éolienne flottante qui sort en premier", s'est réjoui le PDG d'Ideol, qui se présente comme l'un des leaders mondiaux dans l'éolien flottant.
Les éoliennes flottantes permettent notamment de s'affranchir de la contrainte de profondeur et, étant plus éloignées des côtes, de réduire l'impact visuel.
En forme d'anneau carré, permettant une meilleure stabilité à moindre coût, le flotteur de l'éolienne "Floatgen" est constitué d'une coque en béton, un matériau "trois fois plus léger que l'acier", habituellement utilisé dans les projets concurrents, a souligné Nicolas Jestin, directeur commercial de Bouygues Travaux Publics.
Le flotteur sera par ailleurs maintenu sur le site à l'aide de deux lignes d'ancrage à l'avant et de quatre à l'arrière, en nylon, une fibre synthétique élastique et non sujette à la corrosion.
Une fois sur site, des tests seront menés en conditions réelles pendant deux ans. "On va tester la résistance des ancrages, la stabilité de la plateforme, sa capacité à résister aux tempêtes et aux effets de la houle. Et si tout va bien, l'énergie produite pourra alimenter 2.000 à 5.000 foyers", a mis en avant Arnaud Poitou, directeur de l'Ecole centrale de Nantes, concessionnaire du Sem-Rev.
Le projet, lancé en 2013, a coûté 25 millions d'euros.
http://www.connaissancedesenergies.org/afp/la-premiere-eolienne-en-mer-francaise-mise-en-service-fin-2017-170110

09/01/17 : Le courtier Bessé conseille le premier projet européen d’éolienne flottante
Le courtier nantais Bessé, spécialisé en risques d’entreprises, apporte ses conseils en assurance dans le cadre de Floatgen, premier programme expérimental dédié aux éoliennes flottantes en Europe.
C’est une innovation sur laquelle la France compte pour rattraper son retard en matière d’éolien offshore. Floatgen est le premier programme expérimental dédié aux éoliennes flottantes en Europe. Lancé le 1er juin 2016 dans le port de Saint-Nazaire, il doit aboutir à la mise à flot d’un démonstrateur d’éolien en mer flottant d'une puissance de 2 mégawatts (MW) au large du Croisic d’ici le printemps 2017.
18 millions d’investissement
Ce projet est le fruit de trois ans d’étude et plus de 18 millions d’euros d’investissements cofinancés par Ideol, Bouygues Travaux Publics et d’autres investisseurs privés et publics comme l’Ademe et la Banque publique d’investissement. Dans ce cadre, Bessé, courtier spécialisé en risques d’entreprises basé à Nantes (il possède aussi des bureaux à Paris et Londres), a apporté son expertise à toutes les phases du projet pour l’assurer. « Nos équipes […] ont analysé la nature des risques potentiels pour chaque phase : construction, installation, démonstration et démontage », indique Bessé par communiqué.
Nouvelle dynamique
Au premier semestre 2016, l’association européenne pour l’énergie éolienne dénombrait 3 344 turbines éoliennes offshore en service en Europe pour une prodution totale de 11 538 (MW). La France, qui est encore totalement dépourvue d'éolien offshore en service, mise sur une nouvelle dynamique. Le 25 avril 2016, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a fixé comme objectifs à l’horizon 2023 de produire 3 000 MW pour l’éolien en mer posé et 100 MW pour les énergies marines renouvelables (EMR, éolien flottant, hydrolien).
http://www.argusdelassurance.com/intermediaires/le-courtier-besse-conseille-le-premier-projet-europeen-d-eolienne-flottante.114558

05/01/17 : Éoliennes en mer. Un Lidar installé ce jeudi en baie de Saint-Brieuc
Le futur parc éolien de la baie de Saint-Brieuc, conçu par la société Ailes Marines, comportera 62 éoliennes. L’entreprise a besoin d’affiner sa connaissance du vent dans ce secteur.
La première bouée équipée d’un lidar avait été installée, au nord du futur parc éolien de la baie de Saint-Brieuc, le 2 décembre.
La bouée sud sera mise à l’eau ce jeudi. La préfecture maritime recommande aux navigateurs d’être prudents aux abords de la position 48-49.80N, 002-31.73W.
Un troisième lidar a été fixé sur le phare du Grand Léjon. Ces appareils vont rester en place pendant deux ans. Ils mesurent le vent en altitude, entre 40 m et 200, et permettront à Ailes Marines d’affiner sa connaissance du vent, là où les 62 éoliennes seront installées. Les travaux devraient commencer fin 2018, pour une mise en service fin 2020.
http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/eoliennes-en-mer-un-lidar-installe-ce-jeudi-en-baie-de-saint-brieuc-4716885

28/12/16 : Projet éolien en mer: la grogne des pêcheurs
L'enquête publique pour le projet de 75 éoliennes en mer inquiète certains pêcheurs. Ils s'estiment mal pris en compte par un projet qui va bouleverser leur profession. Ce parc éolien pourrait produire dès 2018 l'équivalent de la consommation de 40% de la Basse-Normandie.
Ils se sentent oubliés. Un mouvement de désaccords des pêcheurs du comité départemental du Calvados se fait ressentir à propos du lancement de l'enquête publique concernant le projet éolien offshore au large de Courseulles-sur-Mer (14).
Les pêcheurs avait été consultés avant l'ouverture de l'enquête publique mais ils considèrent qu'ils n'ont pas été entendus. Pour rappel, le projet prévoit l'implantation d'un parc éolien offshore de 75 éoliennes à plus de 10 kilomètres des côtes sur une surface de 50km².
Le film de présentation du projet prévoit de "limiter les interférences avec les activités maritimes. Le projet serai à l'écart des zones de pêche et de 2 zones natura 2000. Les éoliennes seraient alignées selon l'axe des courants marins pour limiter l'impact sur les activités de pêche."
Des arguments que n'entendent pas les professionnels de la mer, pas opposés mais méfiants. Selon eux "les règles du jeu n'ont pas été fixées. Ils attendaient des décisions plus claires du préfet maritime avant de commencer cette enquête..."
Les interrogations demeurent et nourrissent l'anxiété des matelots donc sur des points précis:
Le droit ou non de pêche sur la zone
Si autorisée, de quelle nature sera la pêche ? Quid de la pêche à la coquille Saint-Jacques?
Quelles seront les conditions qui entoureront la période des travaux (4 ans) Les pêcheurs ont l'impression d'être les seuls lésés par ce projet "Il va certainement impacter l'écosystème en profondeur". Les constatations préalables entre pêcheurs et autorités n'auraient pas amené de décisions en leur sens.
Les pêcheurs de la Baie de Seine ne donneront pas d'avis favorable sans connaître toutes les conditions de ce projet...
http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/pays-auge/calvados/projet-eolien-mer-grogne-pecheurs-793263.html

26/12/16 : La France sur le chemin des 6 GW d'éolien offshore
La ministre française de l'Environnement Ségolène Royal a annoncé via Twitter, ce vendredi 9 décembre, le lancement d'une troisième appel à projet d'énergie éolienne offshore avec cette fois-ci le Nord comme zone de développement, au large de Dunkerque plus précisément.
Nouvel appel d'offres
Le ministre ouvre ainsi la procédure en affirmant que ce nouvel appel d'offres allait aider la France à atteindre l'objectif ambitieux de disposer de 6 GW d'éolien offshore d'ici 2023.
Le gouvernement a déjà lancé deux précédents appels d'offres concernant l'éolien offshore. En 2011, un total de 2.000 MW a été attribué dans quatre zones de développement : au large des côtes de Fecamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. En 2013, un autre appel à projets de 1000 MW a été initié, il concernait deux zones : au large de la côte de Treport et de celle de l'Ile d'Yeu et Noirmoutier.
Plus récemment, la France a annoncé avoir lancé un appel d' offres pour le développement d'un projet éolien offshore au large de l'île d'Oléron .
Les détails concernant la capacité du projet et le calendrier de production ne sont pas encore annoncées. La zone exacte restant encore à déterminer, notamment après qu'une évaluation préliminaire de toutes les questions d'impact environnemental et économique ait lieu. 
http://www.les-smartgrids.fr/environnement/26122016,la-france-sur-le-chemin-des-6-gw-d-eolien-offshore,1973.html

21/12/16 : Et si l’avenir des éoliennes était de flotter ?
Il y a du nouveau sur le front des énergies renouvelables. Offrant l’avantage d’une source écologique et inépuisable d’électricité, les éoliennes flottantes pourraient, dans les prochaines années, occuper une place de choix parmi les énergies vertes les plus prometteuses.
Les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et la recherche de nouveau moyens de production d’énergie à faible empreinte carbone ont motivé le développement de nombreuses filières vertes. Hydroélectricité, biomasse, biogaz, solaire, en France, les conditions climatiques ont poussé les investisseurs et chercheurs à se concentrer sur l’éolien. S’il y a encore peu de temps l’énergie éolienne était principalement considérée comme terrestre, les installations de turbine « offshore » – comprendre au large des côtes, ont depuis peu le vent en poupe. Et si les premières installations hydroliennes étaient fixées dans les fonds marins, c’est sur le potentiel des fermes flottantes que se porte aujourd’hui la recherche technologique.
Le principe, les avantagesImmergées au moyen de systèmes de bouées remplies d’eau et retenues par des câbles à ancrage sous-marin, les éoliennes flottantes ont l’avantage de pouvoir être installées en haute mer dans des zones particulièrement venteuses. Résultat, pour un prix de revient supérieur à celui de l’éolien posé, leur production d’énergie, du fait de leur exposition à des vents de large plus forts et plus réguliers, est sensiblement supérieure. Publiée en août dernier, une étude Bearing Point fait état d’un potentiel mondial de 240 GW pour l’éolien flottant. Et en France, selon l’association professionnelle France Energie Eolienne (FEE), les capacités de production des parcs éoliens flottants pourraient atteindre 6 GW, soit un dixième du parc nucléaire français.
Comme l’explique Paul de La Guérivière, PDG de la société Idéol, installée à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), « les éoliennes flottantes cumulent les avantages » : « on peut les installer beaucoup plus loin des côtes, ce qui réduit l’impact visuel et règle les conflits d’usage. Les générateurs profitent aussi de meilleurs vents. Enfin, contrairement aux éoliennes marines posées au fond, le montage et la maintenance peuvent être faits à quai, ce qui plus simple est moins cher ». Inutile de s’interroger, au vu des avantages que présente l’éolien flottant, sur l’avenir de la filière. Selon l’étude Bearing Point précitées et la FEE, l’éolien flottant pourrait compter parmi les secteurs de pointe de l’industrie française dès 2020.
Un développement mondialAilleurs dans le monde, la tendance prend progressivement : le Portugal a développé son prototype, la Norvège également. L’Allemagne a quant à elle récemment déployé ses premiers modèles dans la mer Baltique. Le Japon, qui a dores et déjà déployé quelques éoliennes flottantes, a dernièrement commandé à l’entreprise française Idéol son tout dernier modèle. L’accident nucléaire du 11 mars 2011 a eu un effet accélérateur au Japon qui compte déployer à l’horizon 2020 pas moins de 140 éoliennes flottantes totalisant une puissance d’1 GW (Gigawatt), soit celle d’un réacteur nucléaire.
Retour en France, ou, porté par EDF Énergies Nouvelles en collaboration avec l’entreprise française spécialisée Nénuphar et la société Technip, un projet de ferme pilote comprenant 13 éoliennes flottantes est en cours d’installation à une vingtaine de kilomètres au large de Fos-sur-Mer.
Baptisé « Provence Grand Large », ce projet vise une puissance finale de 26 MW et a nécessité un investissement de 130 millions d’euros, dont 39 issus des subventions de l’Union européenne. Les projets « Eolfi » à Groix (Morbihan) et « Quadran » à Gruissan (Aude) prévoient quant à eux l’installation à 14 km des côtes de 4 éoliennes de 6 MW chacune. Pour ces deux projets, sur les deux milliards d’euros d’investissement estimés, 25% seront financés par des fonds propres, 50% par des emprunts et 25% par des aides de l’Etat.
Belles perspectives donc, pour un secteur qui il y a quelques années, ne retenait l’attention que de quelques chercheurs et ingénieurs. D’après Arnaud de Villepin, directeur de la division industrie d’Eiffage Métal : « face à la crise d’investissement dans le pétrole et le gaz due à la baisse du prix du baril, l’éolien offshore est une excellente diversification ». Et d’ajouter « L’éolien flottant est un marché émergent qui se développera s’il arrive à fournir de l’énergie au prix du marché, ce qui exige une production industrielle ». Ayant le potentiel de multiplier par trois les possibilités d’implantation de sources de production d’énergie offshores en France, l’aventure de l’éolien flottant ne fait donc que commencer. L’arrivée des premiers kilowattheures dans les réseaux français est prévue pour 2020. La future énergie dont la Terre a besoin pourrait bien venir de la mer.
http://www.greenetvert.fr/2016/12/21/et-si-lavenir-des-eoliennes-etait-de-flotter/84501

19/12/16 : LES ÉOLIENNES POURRAIENT BIENTÔT RESSEMBLER À DES CERF-VOLANTS
Des ingénieurs français ont imaginé des éoliennes off-shore sans mât, à la manière de cerf-volants. Leur objectif : minimiser les coûts de fabrication de ces installations.
Un cerf-volant qui fait le Yo-Yo en altitude. Voici l'éolienne originale imaginée par Rogelio Lozano et Thibault Cherqui, chercheurs au CNRS et cofondateurs de Bladetips Energy. Leur idée : s'affranchir du mât des éoliennes, qui ne participe pas à la production d'électricité et génère d'importants coûts de fabrication, et le remplacer par un câble maintenu en traction par trois pales.
C'est la traction du câble qui est transformée en électricité
Chaque fois que le câble se dévide, c'est la traction qu'il exerce sur sa base - et non la rotation des pales - qui est transformée en électricité par un moteur-générateur. Pour minimiser les déperditions d'énergie lors du rembobinage du câble, l'angle des pales est modifié afin de limiter la prise au vent et faire redescendre le cerf-volant. Sur les pales, des petits rotors permettent le décollage et prennent le relais en cas d'absence de vent.
"Un prototype d'une puissance de 2 mégawatts pour 80 m de diamètre sera disponible en 2020. Nos éoliennes permettront le déploiement de fermes flottantes off-shore dans des endroits aujourd'hui inaccessibles" , espère Rogelio Lozano.
http://www.science-et-vie.com/video/les-eoliennes-pourraient-bientot-ressembler-a-des-cerf-volants-7360

16/12/16 : Le Tréport
SNSM - Eoliennes Dieppe Le Tréport : vers une formation pour intervenir sur le parc éolien
A l'occasion d'un don aux sauveteurs en mer de la SNSM, la question de l'intervention sur parc éolien offshore a été évoquée. Des contraintes sécuritaires qui préoccuppent autant les marins que le promoteur du parc.
« Pas de polémique aujourd’hui, pas question de dire si l’on est pour ou contre l’éolien en mer : quand le parc sera là, si nous voulons intervenir, il nous faudra une formation ». Eric Chevallier, président de la station SNSM du Tréport, coupe court à l’idée de débattre de l’éolien en mer ce mercredi 14 décembre. Pour les sauveteurs en mer, c’est avec une bonne nouvelle que vient Christophe Leblanc, responsable du développement du projet Eoliennes en mer Dieppe Le Tréport : du nouveau matériel, pour une valeur de 2500€, qui permettra aux bénévoles de mieux intervenir en mer.
Ce dernier a ensuite évoqué la façon dont les sauveteurs pourront intervenir à proximité des éoliennes. « Notre souhait, c’est qu’il n’y ait jamais d’intervention dans le parc. Mais il vaut mieux prévoir et pour cela, il faudra une bonne coordination entre les acteurs ».
http://www.linformateur-leclaireur.fr/2500eur-pour-la-snsm-vers-une-formation-pour-intervenir-sur-le-parc-eolien-2_27904/

16/12/16 : Eolien en mer : prochaine étape début 2017 pour un parc vendéen après le rejet de recours
Engie déposera "début 2017" le dossier de demandes d'autorisations administratives pour la construction de son parc éolien au large de la Vendée, a indiqué vendredi le groupe, au lendemain du rejet des recours contre ce projet.
"Le projet suit son cours. La prochaine échéance, c'est le dépôt du dossier de demandes d'autorisations début 2017", a indiqué une porte-parole d'Engie.
Selon Engie, qui a eu connaissance de la décision, le tribunal administratif de Nantes a rejeté jeudi trois recours visant à faire annuler
l'autorisation d'exploiter pour ce parc éolien de près de 500 mégawatts situé entre les îles d'Yeu et Noirmoutier, délivrée en 2014 par le ministère de l'Ecologie.
Mais le texte même de la décision n'avait pas encore été notifié aux parties vendredi.
Engie a également fourni à l'Etat un premier "état des lieux et avancées" du projet, 30 mois après avoir remporté l'appel d'offres pour ce parc, une étape prévue dans le cahier des charges, a ajouté le groupe.
L'association "Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu", des particuliers et la société WPD Offshore, qui faisait partie du consortium mené par EDF Energies Nouvelles et qui n'avait pas été retenu, demandaient, dans des recours distincts, l'annulation de l'arrêté du ministère de l'Ecologie daté du 1er juillet 2014, portant autorisation d'exploiter ce parc.
Ils estimaient que la procédure d'appel d'offres et la décision d'attribution étaient irrégulières car elles figeaient toutes les caractéristiques du parc et cela sans qu'il y ait eu un débat public ou une étude d'impact environnementale préalablement à la publication de l'arrêté.
Le rapporteur public, dont l'avis est généralement suivi par les juges administratifs, avait demandé le rejet de l'ensemble des requêtes, considérant que la réalisation effective du parc éolien serait subordonnée à d'autres autorisations et que la décision d'attribution n'avait à ce stade "aucun effet direct sur l'environnement".
Pour lancer la construction du chantier, Engie doit désormais obtenir plusieurs autorisations administratives, comme une autorisation d'occupation du domaine public maritime et une autorisation au titre de la loi sur l'eau.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/eolien-mer-prochaine-etape-debut-2017-parc-vendeen-apres-rejet-recours-1156885.html

15/12/16 : Eoliennes off-shore: Frédéric Cuvillier veut étendre le périmètre, Daniel Fasquelle monte au créneau
Eoliennes off-shore: Frédéric Cuvillier veut étendre le périmètre d'implantation, Daniel Fasquelle, farouchement opposé au projet, monte au créneau.
Daniel Fasquelle reproche à Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne l'envoi d'un courrier à Ségolène Royal pour demander l'élargissement du périmètre d’implantation des éoliennes, et ce jusqu'à la Bassure de Baas. Le maire du Touquet, farouchement opposé à ce projet d'extension explique que "si pour Frédéric Cuvillier cela représente un enjeu majeur de développement pour le littoral", pour lui "cela porterait gravement atteinte au sud de la Côte d'Opale". Daniel Fasquelle a lui aussi envoyé un courrier à la ministre de l'environnement pour lui réaffirmer son opposition.
Ségolène Royal avait officiellement lancé l'appel d'offres pour les éoliennes off-shore au large de Dunkerque, la semaine dernière.
http://www.radio6.fr/article-21767-eoliennes-off-shorefrederic-cuvillier-veut-etendre-perimetre-daniel-fasquelle-monte-au-creneau.html

15/12/16 : L'Île-d'Yeu : Les recours contre le parc éolien off-shore des Deux-Îles rejetés
Le tribunal administratif de Nantes a rejeté jeudi les deux recours qui avaient été déposés contre le parc éolien off-shore prévu au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier, comme l'avait préconisé son rapporteur public lors de l'audience du 17 novembre dernier.
L’association « Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu » (Neny) estimait qu’il fallait annuler les autorisations d’exploitation que l’Etat avait accordées en juillet 2014 au consortium mené par Engie (ex-GDF-Suez).
Les opposants au parc éolien dit « des Deux-Îles » soutenaient par exemple que « l’absence d’étude d’impact environnemental » entachait d’irrégularité la procédure.
Ils invoquaient aussi un « risque de conflits d’usages » autour des côtes vendéennes, en raison du « trafic maritime du port de Saint-Nazaire ».
Les éoliennes en mer pourraient également « mettre en péril la sécurité des pêcheurs » en perturbant leur système de géolocalisation, soutenait l’association.
L’entreprise allemande WPD Offshore et sa filiale française – qui était associée à EDF-Energies Nouvelles (EDF-EN) dans le consortium concurrent qui avait été évincé – avaient demandé elles aussi, dans un recours distinct, à annuler l’appel d’offres.
Les requérants ont désormais deux mois pour faire appel de sa décision.
http://www.lecourriervendeen.fr/2016/12/15/les-recours-contre-le-parc-eolien-off-shore-des-deux-iles-rejetes/

15/12/16 : France : Rejet des recours contre le parc éolien d'Engie en Vendée
NANTES, 15 décembre - Le tribunal administratif de Nantes a rejeté jeudi les deux recours qui avaient été déposés contre le parc éolien off-shore prévu au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée), comme l'avait préconisé son rapporteur public en novembre dernier.
L'association "Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu" (NENY) estimait pourtant qu'il fallait annuler les autorisations d'exploitation que l'Etat avait accordées en juillet 2014 au consortium mené par Engie.
Les opposants au parc éolien dit "des Deux-Îles" soutenaient par exemple que "l'absence d'étude d'impact environnemental" entachait d'irrégularité la procédure.
Ils invoquaient aussi un "risque de conflits d'usages" autour des côtes vendéennes, en raison du "trafic maritime du port de Saint-Nazaire". Les éoliennes en mer pourraient "mettre en péril la sécurité des pêcheurs" en perturbant leur système de géolocalisation, soutenait l'association.
L'entreprise allemande WPD Offshore et sa filiale française - qui était associée à EDF-Energies Nouvelles (EDF-EN) dans le consortium concurrent évincé - avaient demandé elles aussi, dans un recours distinct, d'annuler l'appel d'offres.
Elles avaient demandé au tribunal de condamner l'Etat à reprendre l'instruction de son dossier sous un mois, à raison de 1.500 euros de pénalités par jour de retard. Mais, pour le rapporteur public, son recours était irrecevable : la société n'est que l'actionnaire minoritaire du consortium mené par EDF-EN, et n'aurait pas été lésée directement.
Arnaud Gossement, l'avocat de la société allemande, avait fait part de sa "surprise" à l'énoncé de ces conclusions, alors que WPD Offshore "n'a eu de cesse de porter le projet depuis 2007".
Il avait également rappelé que le consortium mené à l'époque par GDF-Suez, ancien nom d'Engie, au sein duquel étaient associés Neoen Marine et le producteur d'électricité portugais EDP, n'a aujourd'hui "plus d'existence formelle" : leur fournisseur d'éoliennes Areva s'est retiré du marché. Le consortium concurrent mené par EDF-EN avait, quant à lui, prévu de s'équiper en éoliennes General Electric (ex-Alstom), construites non loin de là à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Les motivations du tribunal administratif pour rejeter ces recours n'étaient pas disponibles dans l'immédiat. Les requérants ont deux mois pour faire appel de sa décision.
Depuis le 1er février dernier, un "décret de simplification des procédures" a désigné la cour administrative d'appel de Nantes comme seule juridiction compétente pour traiter, en premier et dernier ressort, les recours contre les parcs éoliens off-shore français.
Cette décision a été prise en raison du caractère "paralysant" des recours, avait rappelé à l'audience le rapporteur public, alors que chaque parc de 500 mégawatts génère un investissement de l'ordre de deux milliards d'euros (Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse)
http://investir.lesechos.fr/actions/actualites/france-rejet-des-recours-contre-le-parc-eolien-d-engie-en-vendee-1617910.php

15/12/16 : Les éoliennes offshore d'Engie face à la justice
Saisi par une association de riverains, le tribunal administratif de Nantes doit dire ce jeudi si le projet de parc de Yeu-Noirmoutier porté par le groupe énergétique est recevable en l'état.
En France, il est rare que les projets éoliens suscitent l'assentiment spontané des populations et cette constatation se vérifie de la même manière pour les projets éoliens offshore. En décembre 2014, quelques mois après qu'Engie (ex-GDF Suez) a décroché le champs de Yeu-Noirmoutier (500 mégawatts à construire au large de la Vendée, obtenu au terme d'un appel d'offres), l'association de riverains Neny s'est aussitôt manifestée auprès du tribunal administratif de Nantes. Elle a déposé un certain nombre de recours auprès de l'instance judiciaire, faisant notamment valoir l'absence de concertation avec les différents acteurs du dossier (à commencer par les riverains) et le défaut d'études d'impact d'un tel chantier sur la zone. L'association Neny a également pointé l'absence de compétences de l'État pour délimiter cette zone en faveur de l'éolien offshore.
Turbines en suspens
Le 17 novembre 2016, le tribunal administratif a écouté les différentes parties en présence et le rapporteur public a considéré que les arguments de Neny étaient insuffisants pour aboutir. Autrement dit, une position nette et précise en faveur du projet conduit par le géant énergétique. L'affaire a été mise en délibérée jusqu'au 15 décembre, date à laquelle le tribunal administratif doit à nouveau se prononcer: jeudi, partisans et défenseurs des projets éoliens offshore dans l'Hexagone auront donc les regards tournés vers Nantes. Pour le moment, Engie ne fait aucun commentaire dans ce dossier. Toutefois, à la lumière des conclusions du rapporteur publics énoncées le 17 novembre, l'entreprise a de quoi se montrer confiante. Mais tant que le droit n'est pas dit, le dossier reste en suspens.
Les éoliennes offshore de Yeu-Noirmoutier ne sont pas prévues pour être opérationnelles avant 2021. Dans le schéma initial, Engie a Areva pour partenaire, le groupe nucléaire ayant été retenu comme le turbinier du consortium. Mais Areva, en pleine restructuration, a fait savoir que le renouvelable n'était plus un axe de développement priotaire. Sa branche de l'éolien doit rentrer à terme dans le giron de l'espagnol Gamesa (avec lequel il a déjà créé une joint-venture), lequel Gamesa fait l'objet d'un projet de rachat de la part de l'allemand Siemens. Bref, il reste un certain nombre de questions à régler avant de savoir quelle société précisément équipera le parc de Yeu-Noirmoutier. Depuis le début, Engie a fait savoir qu'il n'avait aucun doute sur le fait que les engagements d'Areva seraient tenus.
http://www.lefigaro.fr/societes/2016/12/15/20005-20161215ARTFIG00013-les-eoliennes-offshore-d-engie-face-a-la-justice.php

12/12/16 : Eolien offshore : lancement du dialogue concurrentiel pour un parc au large de Dunkerque
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a annoncé, le 9 décembre, l'ouverture du dialogue concurrentiel pour le projet d'éoliennes en mer dans la zone de Dunkerque (Nord). Cette procédure doit permettre à l'administration d'échanger, en amont de l'appel d'offres, avec les différents lauréats afin de définir un cahier des charges. Dans un premier temps, une phase de sélection des candidats va se dérouler. "Ce dialogue permettra également de préciser la zone du parc", précise le minsitère de l'Environnement. Les pouvoirs publics ont également lancé des études techniques préalables.
"Une mise en concurrence accrue, conjuguée à des études préliminaires engagées par l'Etat, contribuera à baisser les coûts, condition de l'accélération du développement de l'éolien en mer en France. Ces procédures s'inspirent pour une part des modèles danois et hollandais mais laisseront encore au lauréat la charge de mener à bien plusieurs champs d'études pour dérisquer la zone et préparer les demandes d'autorisations", analyse Olivier Perot, président de France énergie éolienne (FEE).
Fin novembre, Ségolène Royal a également lancé l'ouverture des consultations en vue d'un projet d'éolien offshore au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime). Cette procédure est le préliminaire du dialogue concurrentiel.
http://www.actu-environnement.com/ae/news/parc-eolien-offshore-pose-dunkerque-dialogue-concurrentiel-28065.php4
12/12/16 : AREVA se plante dans l’éolien off-shore!
Il aura fallu 10 ans pour qu’Areva, le géant français du nucléaire, jette l’éponge et solde ses investissements gigantesques dans l’éolien en mer. Après avoir englouti – c’est le cas de le dire – des milliards d’EUR dans l’éolien « off-shore », avec des machines d’une capacité plus de 6 MWh, le groupe français vend à l’Espagnol Gamesa, lui-même repris par Siemens… pour 60 millions d’EUR. C’est digne de l’euro symbolique!
Celle par qui tout a commencé, c’est Anne Lauvergeon, conseillère (et probablement plus) d’un François Mitterand vieillissant. Cette créature du PS, parachutée à la tête d’Areva, avait cru très malin de se lancer dans le pseudo-renouvelable, déjà très à la mode en 2004.
Les sottises de la COP21 et de la COP22 n’imposaient pas encore des objectifs de renouvelables totalement irréalistes et la fin du nucléaire, mais AREVA allait investir dans le solaire thermique à concentration (rentabilité très douteuse sans subsides), l’éolien (une erreur absolue), les bioénergies (ça se défend en partie, sauf les biocarburants) et le stockage des énergies (bonne idée).
A l’époque, les Ecolos avaient hurlé à la manipulation. Pour eux, l’investissement d’Areva dans les renouvelables n’était qu’ »une diversion pour se donner bonne conscience ».
Mal gérée, obligée de revoir sans cesse la conception des nouvelles centrales comme la centrale finlandaise EPR d’Olkiluoto sous la pression de haine du nucléaire initiée par les Verts, AREVA en était à une perte annuelle de 550 millions d’EUR en 2014, pour un chiffre d’affaires de 5,5 milliards. Le gros du déficit vient de l’éolien en mer. D’où la vente, en pleine déroute…
Cela vaut la peine de se pencher sur le problème de l’éolien « off-shore ». Pourquoi Areva s’est-il trompé, comme les Allemands et les Danois?
C’est simplement colossalement compliqué d’installer des éoliennes (très puissantes) en mer. Une nacelle pèse 200 tonnes, les mâts plus de 1.000 tonnes. Un bateau est loué 100.000 euros la journée. Les éoliennes en mer reviennent deux fois plus cher que les machines terrestres. Les chiffres de la Commission de régulation de l’énergie  française sont parlants. Le coût d’achat moyen de l’éolien offshore ressort à 200 euros le MWh, alors que le prix de vente de l’électricité « normale » (le baseload) est de 40 EUR le MWh! Non rentable et impossible même à réaliser sans des subsides massifs qui ruinent les consommateurs industriels et les citoyens. De la pure stupidité.
Ajoutez à cela qu’une flèche d’un degré de l’éolienne, si elle est par exemple installée sur des fonds sableux comme les éoliennes belges en mer du Nord, et tout s’effondre à la moindre bourrasque! Les Allemands viennent de se planter avec leur plus grand parc de la Baltique, qui a littéralement disjoncté et grillé le jour du lancement. Les entreprises concernées ont pris des avocats et  « estent en justice ». Ca promet!
Comme le déclare un ingénieur de la branche: « il y a autant de différences entre l’éolien terrestre et l’éolien en mer qu’entre l’aviation et le spatial » Sur les sites en mer, les pales et les pièces des rotors rouillent, vieillissent plus vite vu les vents de tempête, ne peuvent être réparées par forte tempête avant plusieurs jours, etc…
Pour éviter la corrosion accélérée due au sel, AREVA n’avait pas trouvé d’autre solution que de les faire tourner à vide pour assurer la lubrification automatique en y installant… des moteurs diesel. Un comble pour l’offshore, énergie soi-disant décarbonée, mais qui a besoin de centrales au gaz ou au charbon pour les remplacer quand il n’y a pas de vent. L’éolien n’est pas une énergie renouvelable…
Aujourd’hui, avec la chute d’AREVA, la fuite en avant, c’est pour le repreneur de la plus grande part du marché: Siemens. Le géant de Munich détient 60% du marché offshore. Gare au vieillissement des éoliennes! Nous ne miserions pas un kopeck en bourse sur Siemens, qui fait « oeuvre pionnière » et pourrait fort bien se planter complètement à cause de l’éolien off-shore. La fuite en avant est une mauvaise idée en économie!
http://lepeuple.be/areva-se-plante-leolien-off-shore/75345

10/12/16 : Eolien au large de Dunkerque : le projet avance
La ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Ségolène Royal, a annoncé vendredi l'ouverture de la phase de dialogue concurrentiel de l'appel d'offres de l'éolien en mer au large de Dunkerque, lors d'une visite dans cette ville.
Cette phase de dialogue concurrentiel "est une nouveauté introduite par la loi de transition énergétique pour tenir compte du retour d'expérience des premiers champs éoliens en mer", a expliqué Ségolène Royal lors d'un discours à l'Hôtel de Ville de Dunkerque. Cette phase "permet d'échanger avec les candidats sur le cahier des charges et de leur donner la possibilité d'améliorer leur offre en cours de procédures".
"La sélection des candidats avec lesquels le dialogue pourra se poursuivre s'opèrera en mars prochain", a précisé la ministre. En avril dernier, la ministre avait annoncé que le troisième appel d'offres français pour la pose d'éoliennes en mer concernerait une zone au large de Dunkerque.
CRÉATION D'EMPLOIS
"Ce troisième appel d'offres s'inscrit dans le cadre de la politique très ambitieuse et transversale que je porte en faveur des énergies renouvelables en mer. L'objectif est de donner de la visibilité aux filières pour que la France conserve un temps d'avance et ainsi maximiser les retombées économiques et les créations d'emplois", a poursuivi la ministre.
Un premier appel d'offres avait attribué en 2012 à EDF trois parcs éoliens de 500 MW chacun à Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Saine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et un quatrième parc de même capacité à l'Espagnol Iberdrola à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Le deuxième appel d'offres avait été remporté en mai 2014 par un consortium mené par Engie (ex-GDF Suez) pour la construction de deux parcs éoliens d'une capacité totale de 1.000 MW, l'un au large du Tréport (Seine-Maritime), l'autre près des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée).http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/eolien-au-large-dunkerque-projet-avance-1152351.html

09/12/16 : DUNKERQUE - Ségolène Royal donne un deuxième feu vert à l’éolien offshore
Ce vendredi après-midi, la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer a officiellement acté une nouvelle étape du projet d’implantation d’éoliennes en mer au large de Dunkerque. Elle a lancé la procédure de dialogue concurrentiel : les entreprises et l’État vont construire le projet, dont on ne connaît pas encore la date de réalisation.
Dans sa veste rouge à basques, Ségolène Royal a joué les pères Noël à l’hôtel de ville de Dunkerque. La ministre a lancé la phase de dialogue concurrentiel de l’appel d’offres qui lui avait valu de retenir Dunkerque comme zone d’implantations d’éoliennes offshore, au printemps. Autrement dit, les entreprises intéressées vont travailler avec l’État pour monter le dossier. « Une nouveauté, a souligné la ministre, car actuellement, les délais de construction de fermes éoliennes sont trop longs. Cette procédure permettra de modifier le projet, de l’ajuster, sans avoir à refaire d’enquête publique à chaque fois. » Précieux, quand on sait que le premier appel d’offres, lancé en 2011, n’a pas encore débouché sur l’implantation d’une seule éolienne au large des côtes françaises…
Ségolène Royal a aussi annoncé « un raccourcissement des délais de recours », « le traitement des contentieux par la cour administrative d’appel de Nantes, qui sera spécialisée », et « le prolongement de la concession du domaine maritime, de 30 à 40 ans. »
« Je ne veux pas quelques dizaines d’emplois, mais une filière économique de centaines d’emplois »
Pour autant, cette nouvelle étape ne donne pas encore de lisibilité sur le calendrier de réalisation d’un champ éolien offshore de 500 MW au large de Dunkerque. Une seule date avancée : février, échéance à laquelle la ministre de l’environnement souhaite que les candidats à sa construction soient sélectionnés. « Le défi est d’être capable de construire rapidement », a insisté Ségolène Royal, impératif pour « sécuriser les investisseurs ». Et donc créer de l’emploi, une attente forte de son hôte du jour, Patrice Vergriete. Le président de la communauté urbaine de Dunkerque voit dans l’étape de ce vendredi un pas vers la création d’une filière : « J’attends ce dialogue concurrentiel avec les acteurs privés pour des engagements concrets sur l’emploi. Je ne veux pas quelques dizaines d’emplois, mais une filière économique de centaines d’emplois. Je mets la pression là-dessus car le territoire est compétitif et doit en tirer une valeur ajoutée. »
Justement, des emplois locaux dans l’éolien, Entrepose en a dans ses cartons. L’entreprise est prête à construire, à Loon-Plage, une usine de fabrication de mâts d’éoliennes, avec 400 emplois à la clé. Sauf que le groupe attend des engagements de donneurs d’ordre positionnés sur d’autres champs éoliens offshore français pour concrétiser son unité, notamment EDF. Dans le milieu industriel, on compte que l’État s’en mêle. Peut-il intervenir ? « Oui », répond Ségolène Royal, qui plaide pour que « le matériel soit fabriqué en France ». Des intentions aux actes, c’est à suivre…
Quel périmètre pour le futur champ éolien?
Lors de la consultation du public et des acteurs du monde maritime, cet été, le périmètre retenu pour l’implantation d’éoliennes offshore avait été vertement critiqué. D’une superficie de 180 km2, il se trouvait trop près des côtes et de l’entrée du port à l’ouest, lui reprochaient ses détracteurs.
Depuis, assure Patrice Vergriete, il a été revu. « Il a été ramené à 78 km2. Il se trouve à 10 km des côtes et sur la partie est du port. Il répond aux attentes de la concertation », résume le président de la communauté urbaine de Dunkerque.
« Si besoin, il pourra être modifié avec le dialogue compétitif », précise pour sa part Ségolène Royal.
http://www.lavoixdunord.fr/87516/article/2016-12-09/segolene-royal-donne-un-deuxieme-feu-vert-l-eolien-offshore

09/12/16 : Éolien offshore : Ségolène Royal ouvre le dialogue concurrentiel sur la zone de Dunkerque
La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a profité d’un déplacement dans le nord de la France pour annoncer l’ouverture de la phase de dialogue concurrentiel de l’appel d’offres lancé en avril pour l’allocation d’un parc éolien en mer, au large de Dunkerque.
Huit mois après le lancement de l’appel d’offres, les candidats vont donc bientôt pouvoir soumettre leur dossier de pré-qualification aux services de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Bientôt et pas aujourd’hui, car ce n’est pas le discours de la ministre mais bien un document de consultation publié au Journal officiel de l’Union européenne qui officialisera l’ouverture du dialogue. C’est une question de jours.
http://www.greenunivers.com/2016/12/eolien-offshore-segolene-royal-ouvre-le-dialogue-concurrentiel-sur-la-zone-de-dunkerque-154290/

07/12/16 : Future éolienne flottante : la bouée béton en train d'être coulée
La première éolienne française capable de flotter en mer franchit une nouvelle étape cette semaine sur le port. Sa coque béton est en train d'être coulée. Cette bouée carrée de 10 m de haut doit flotter seule dans le bassin nazairien à partir de janvier 2017. Puis accueilir son éolienne d'ici l'été.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/future-eolienne-flottante-la-bouee-beton-en-train-d-etre-coulee-4663428

07/12/16 : Eolien : une réunion publique pour le parc offshore de Dieppe-Le Tréport
Actuellement en train d'étudier la mise en application des travaux du futur parc éolien offshore de Dieppe-Le Tréport, la société Eoliennes en mer Dieppe-Le Tréport organise une réunion publique afin de pouvoir répondre à toutes les interrogations et craintes autour du projet.
Un premier rendez-vous
Cette réunion aura lieu le 8 décembre prochain à partir de 18h30 au Saint-Martin-en-Campagne (Normandie) en présence des représentants d'Adwen et de RTE.
Une première réunion publique qui précédera d'autres rendez-vous qui aborderont d'autres thèmes comme l'impact environnemental, socio-économique ainsi que celui sur le tourisme dans la région.
http://www.les-smartgrids.fr/environnement/07122016,eolien-une-reunion-publique-pour-le-parc-offshore-de-dieppe-le-treport,1961.html

07/12/16 : Eolien offshore. Nass&Wind Services sort de son silence
Absorptions et fusions ont rebattu les cartes dans le secteur de l'éolien offshore. L'entreprise bretonne Nass & Wind Services se demande si les choix qui lui ont valu d'être écartée du dossier briochin ne sont pas devenus caducs.
« Devant les incertitudes qui pèsent sur les délais de mise en service du futur parc éolien offshore de Saint-Brieuc et sur l'implantation d'une usine de production de machines en France », Peter Nass et Nathalie Le Meur, les dirigeants de Nass & Wind Services, un développeur de sites éoliens offshore, ont décidé de sortir de leur silence. « Nous n'avons toujours pas compris comment l'État a pu s'affranchir de ses propres règles. Éolien Maritime France (EMF), le consortium dont nous faisions partie, est arrivé en tête de l'appel d'offres pour le projet éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc. Pourtant, c'est Ailes Marines, un projet concurrent qui l'a emporté. » La Cour des comptes a d'ailleurs souligné que l'option retenue par le gouvernement « a abouti à privilégier un candidat en dépit d'un prix plus élevé que celui proposé par EMF ». L'État avait souhaité répartir les différents sites (Saint-Brieuc, Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Nazaire) soumis à appel d'offres entre Alstom (consortium EMF) et Areva (consortium Ailes Marines), afin de favoriser l'émergence de deux filières de production d'éoliennes en France.
Pas de mise en service du parc briochin avant 2023 ?
Évincée d'un dossier sur lequel elle travaillait depuis 2005, l'entreprise lorientaise Nass & Wind Services a dû réduire ses effectifs. « Nous avons effectué plusieurs demandes d'indemnisation à l'amiable et introduit des recours... En vain », regrette Nathalie Le Meur. D'autant que les choix industriels de l'État ne semblent plus d'actualité. « Areva Wind a été intégralement cédée à Gamesa, avant une fusion en cours avec Siemens où ce dernier sera majoritaire ». Résultat : « Comme Siemens possède des usines à l'étranger pour fabriquer sa machine 8 MW, il n'y a pas de logique industrielle et financière pour la construction d'usines en France », fait valoir Peter Nass. De fait, au Havre, où devait être implanté le futur site de production d'Areva, on est dans l'expectative. Conséquence : « S'il faut développer une nouvelle éolienne, la mise en service du parc de la baie de Saint-Brieuc ne sera possible qu'en 2023 au mieux. Alors que le projet d'EMF était programmé pour 2018 », remarquent les dirigeants de N & WS qui rappellent leur volonté initiale de coller au plan énergétique breton. Et l'entreprise d'enfoncer le clou en rappelant qu'au final, les choix de l'État feront de surcroît peser sur la collectivité le prix plus élevé de l'énergie.
http://www.letelegramme.fr/bretagne/mer/eolien-offshore-nass-wind-services-sort-de-son-silence-07-12-2016-11321184.php#g8luBWK8D5dd34d1.99

04/12/16 : Eolien en mer Dieppe-Le Tréport : réunion publique le 8 décembre
DIEPPE (NORMANDIE). La société Eoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, qui planche sur la construction du futur champ éolien qui crispe les esprits depuis plusieurs années, organise une réunion publique destinée « à appréhender et échanger sur les caractéristiques techniques du projet ». Elle se déroulera le jeudi 8 décembre à partir de 18 h 30 à la salle de conférence de la mairie de Petit-Caux, rue du Val des Comtes, à Saint-Martin-en-Campagne. Les représentants d’Adwen (fournisseur des éoliennes) et de RTE qui aura la charge du raccordement du parc seront présents.
A la suite de cette réunion publique, d’autres réunions thématiques auront lieu en 2017, sur l’impact sur l’environnement, le tourisme, les impacts socio-économiques.
Renseignements : dieppe-le-treport.eoliennes-mer.fr

03/12/16 : Parc éolien de Saint-Brieuc. Des bouées LiDAR pour mesurer le vent
Jeudi 1er décembre, une bouée LiDAR a été installée au large de Saint-Brieuc, sur le futur parc éolien. Elle servira à mesurer la force et la direction des vents, pour mieux connaître les ressources en énergie.
Reportage
Le Duke of Normandy glisse dans la nuit. Il est 6 h 30 ce jeudi matin, le remorqueur vient de passer l’écluse du port du Légué. Direction… le futur parc éolien. « Nous allons au nord de la zone, à environ 35 km de Saint-Brieuc », précise Jérôme Dumont, ingénieur vent pour la société Ailes marines, en charge du projet.
Une visite de courtoisie ? Pas tout à fait. La raison du voyage se trouve sur le pont du remorqueur. À bord, une bouée jaune d’un gabarit imposant. 6 m de long, 3,1 m de large, et des mats qui atteignent 9 m de hauteur. Poids de l’engin : 8 tonnes.
Effet Doppler
« C’est une bouée flottante qui va nous servir à mesurer la force et la direction des vents,poursuit Jérôme Dumont. Elle est équipée d’un LiDAR. Un laser qui fonctionne grâce à l’effet Doppler, comme les radars de voiture. L’onde émise est réfléchie par les particules d’air qui se déplacent avec le vent. »
8 h 40. Le soleil se lève à peine. Depuis, la fenêtre, on aperçoit un bateau qui s’approche. Coïncidence ? « C’est un bateau de maintenance qui arrive de Cherbourg, répond Michael Connaty, océanographe, spécialiste des opérations offshore pour la société Axys qui conçoit les LiDAR. Il est là par sécurité. »
160 m de chaîne
Le remorqueur est arrivé à destination. Dans la cabine, c’est l’heure du briefing. Autour du capitaine Carl Gavey, les quatre membres de l’équipage, ingénieurs et grutiers. Et les deux océanographes. Sandwich saucisses à la main, ils écoutent attentivement les dernières consignes. « Des questions ? »
L’opération peut débuter. Chacun rejoint son poste. L’ancre de 8 tonnes est jetée à 35 mètres de profondeur. Puis, c’est au tour de la chaîne d’être plongée dans l’eau. Un premier mètre. Puis un deuxième. Et un troisième… « Elle en fait 160 m ! », précise Peter Pinedo, ingénieur mécanique.
Grue
1 h 30 plus tard, il est temps de mettre la bouée à l’eau. « C’est la phase la plus délicate, rappelle l’ingénieur. Au moment où la grue la lève, il y a un effet pendule qu’il faut réussir à maîtriser. »En quelques minutes, la bouée est immergée. À bord, la tension retombe. Mais la mission, elle, n’est pas tout à fait terminée. Les océanographes rejoingent la bouée à bord du bateau de maintenance. « Nous devons connecter les câbles, déplier les panneaux solaires, vérifier que tout fonctionne bien, etc. »
Deux bouées
12 h 30. Le Duke of Normandy rentre à Jersey. « Demain matin, nous installons une bouée station météo au large de l’île. » Les océanographes, eux, repartent avec le bateau de liaison direction Saint-Quay-Portrieux.
D’ici quelques jours, ils retourneront au large pour installer une bouée similaire au sud de la zone. Les données de ces radars seront transmises par satellite et analysées quotidiennement pendant un ou deux ans. Que leur souhaiter ? Bon vent, évidemment !
http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-de-saint-brieuc-des-bouees-lidar-pour-mesurer-le-vent-4652466

02/12/16 : Éoliennes en mer : le Parc naturel marin aura son mot à dire
CÔTES PICARDE ET NORMANDE Pour voir le jour, le projet éolien en mer d’Engie devra être approuvé par le PNM.
http://www.courrier-picard.fr/region/eoliennes-en-mer-le-parc-naturel-marin-aura-son-mot-a-dire-ia0b0n891395

01/12/16 : L’éolien offshore en retard

Lors du Grenelle de l’environnement, en 2009, la France assurait vouloir s’équiper de 6 000 mégawatts (MW) d’éoliennes offshore à l’horizon 2020. Mais le pays est très loin du compte. Seuls 3 000 MW ont été lancés à ce jour et il apparaît désormais que les trois champs qui seront opérés par EDF vont prendre beaucoup de retard. Les recours déposés par des opposants aux projets ont fait perdre environ une année à l’électricien, malgré les procédures accélérées voulues par Ségolène Royal. Le verdict de la justice est attendu avant l’été 2017, ce qui permettra à EDF de prendre sa décision finale d’investissement dans la foulée. La construction débutera en 2018 pour une mise en service… en 2022. Il aura donc fallu attendre dix ans entre les résultats du premier appel d’offres et l’apparition des premiers champs. Le ministère de l’Environnement vient d’annoncer que l’île d’Oléron (Charente-Maritime) a été sélectionnée en vue d’un prochain appel d’offres. Cependant, ni la puissance, ni le calendrier n’ont été révélés.
http://www.usinenouvelle.com/article/l-eolien-offshore-en-retard.N469168

25/11/16 : EDF EN emporte l’appel d’offres éolien offshore provençal
EDF EN va installer quatre éoliennes en 2020, au large de Port-Saint-Louis du Rhône (13). Engie emmène diverses sociétés pour un projet offshore comparable au large de Leucate.
Le 3 novembre 2016, l’appel à projets lancé par l’Ademe en 2015 pour créer quatre « fermes pilotes pour l’éolien flottant » a rendu deux nouveaux résultats sur la façade méditerranéenne française.
Le projet porté par EDF Energies Nouvelles a été retenu au large de Port-Saint-Louis du Rhône et du phare de Faraman. Ce projet, dit Provence Grand Large, reposera sur des flotteurs SBM/IFPEN (Amsterdam), et se composera de trois éoliennes avec turbines Siemens de 8 MW. A l’origine du projet, en 2011, celui-ci misait sur des éoliennes à axe vertical Nenuphar (Lille).
Le projet est conçu pour subvenir théoriquement aux besoins d’électricité de 40 000 personnes. Le site offshore sera ouvert en 2020 à 17 km de la ville de Port-Saint-Louis du Rhône.
Au large de Leucate, sur le littoral occitan, c’est le projet EFGL, porté par Engie, EDPR et CDC qu’a retenu l’Ademe. Il développera quatre éoliennes de 6 MW reposant sur des flotteurs Eiffage/PPI.
Trois sites méditerranéens, un atlantique
Le 22 juillet 2016, deux autres projets avaient déjà été choisis dans le cadre du même appel d’offres Ademe. Toujours en Occitanie, précisément au large de Gruissan avec le projet EolMed. Le consortium, piloté par le groupe Quadran, comprend lui aussi quatre éoliennes de 6 MW. Elles flotteront sur des éléments Damping Pool en béton, conçus par Bouygues Travaux Publics et la société d’ingéniérie Ideol, et porteront des turbines Senvion. Ce dernier projet devrait générer 300 emplois et induire un développement du port de Port La Nouvelle, où seront construits les flotteurs.
Le site breton de l’Île de Groix en Bretagne sera lui, investi par Eolfi avec le groupe chinois CGN, et s'appuie sur des flotteurs mixtes acier-béton, développés par DCNS.
Lancé en août 2015, et clôt en avril 2016, l’appel d’offres de l'Adème a pour but de doper l’innovation dans les énergies marines, mais aussi dans le domaine du stockage de l’énergie. Ces projets doivent permettre aux différents opérateurs de valider les technologies employées, et leur conformité avec les règles imposées par le réseau électrique.

24/11/16Parc éolien en mer Dieppe/Le Tréport : les convictions de l’opérateur et ses nouvelles propositions aux pêcheurs
Dans son éditorial de novembre 2016, Christophe Leblanc, directeur du développement local du parc éolien en mer de Dieppe et du Tréport, affiche sa sérénité quant à l’aboutissement de ce projet rejeté depuis le départ par les pêcheurs locaux.
Christophe Leblanc déroule le calendrier du projet et indique que l’opérateur propose des aménagements techniques de nature à pemettre aux pêcheurs du Tréport de pouvoir continuer à pêcher dans de bonnes conditions même après l’implantation en haute mer des éoliennes.
« Le projet de parc éolien en mer de Dieppe et Le Tréport est développé, depuis son attribution en 2014, dans un esprit de co-construction avec les acteurs de la Normandie et des Hauts de France. Ils ont depuis lors partagé avec nous, à de nombreuses reprises, leurs attentes et leurs préoccupations à ce sujet.
C’est notamment pour prendre compte des questionnements répétés des acteurs du territoire à propos de la cohabitation du parc éolien en mer avec les activités de pêche professionnelle que, lors de la réunion plénière de l’Instance de Concertation et de Suivi qui s’est tenue le 19 octobre dernier à la Préfecture de la Seine Maritime à Rouen, nous avons proposé une évolution importante du projet : une nouvelle disposition des câbles et des éoliennes au sein du parc, afin de faciliter le maintien des activités de pêche professionnelle.
Forts des relations constructives que nous entretenons chaque jour avec les parties prenantes locales, nous sommes confiants quant au développement de notre projet, aux côtés de notre partenaire Adwen, fournisseur des 62 éoliennes 8MW du parc éolien. Adwen, qui, profitant de cette nouvelle lettre d’information, vous présente aujourd’hui les dernières avancées de sa technologie et de l’implantation de son plan industriel et d’usines au Havre.
Les équipes d’Eoliennes en mer Dieppe et Le Tréport sont, elles, dans la dernière phase de la réalisation de l’étude d’impact environnementale qui doit être remise aux services de l’Etat avant le mois de juin 2017. Une première réunion d’information publique, organisée le 18 octobre à Cayeux-sur-Mer, nous a déjà permis de présenter les résultats de « l’état initial » de cette étude essentielle. Une prochaine réunion, organisée au premier trimestre 2017, nous donnera l’occasion d’entrer dans le détail des impacts du parc éolien en mer sur son environnement naturel et humain et des mesures à prévoir pour les éviter, les réduire ou les compenser. Au préalable, nos équipes vous invitent à une réunion d’information publique sur les caractéristiques techniques du projet, le 8 décembre à Petit Caux.
Nous vous invitons pour l’heure à découvrir un exemple de mesure de compensation mise en place à Criel-sur-Mer, en lien avec le Syndicat Mixte du Bassin Versant de l’Yères et de la Côte, suite à la réalisation de travaux techniques dans une zone classée « Natura 2000 ».
Nous nous engageons en effet à être irréprochables sur le plan du respect de l’environnement dans la conduite de nos activités. Les associations de protection de la nature et de l’environnement suivent d’ailleurs de près le développement de l’éolien en mer dans nos régions pour s’assurer que les projets en cours contribuent aux objectifs nationaux de transition énergétique sans dégrader les milieux dans lesquels ils s’insèrent. A ce titre, nous avons invité Marie Atinault, présidente d’Horizon Normandie Nature Environnement (HNNE), à nous présenter la position de ces associations sur le développement des parcs éoliens en mer sur la côte normande.
Enfin, nous sommes heureux de constater que, quatre mois après son ouverture au sein du musée de l’Estran Cité de la Mer à Dieppe, le « Point info » du projet continue d’accueillir des visiteurs curieux d’en savoir un peu plus sur le futur parc éolien en mer. A ce jour, plus de 11 700 visiteurs ont déjà pu voir cette exposition. Nous avons par exemple eu le plaisir de recevoir, le 3 novembre dernier, une classe accompagnée par M. Marc Ranson, professeur du collège Millevoye d’Abbeville qui nous livre ici leurs impressions suite à leur visite.»
Christophe Leblanc
Directeur du développement local du parc éolien en mer de Dieppe et Le Tréport
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/parc-eolien-en-mer-dieppe-le-treport--les-convictions-de-l-operateur-et-ses-nouvelles-propositions-aux-pecheurs-KB7506950#
23/11/16 : Éolien offshore : les recours éloignent la mise en service des parcs
Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Nazaire. Trois villes, trois parcs éoliens en mer attribués à EDF en 2012 contre lesquels les recours se multiplient.
Les recours déposés sur les trois parcs éoliens offshore repoussent la mise en service à fin 2021 au plus tôt, soit une année plus tard que prévu selon EDF Énergies Nouvelles. L’opérateur s’est résolu à opérer un glissement sur son calendrier de mise en service des parcs situés à Fécamp en Seine-Maritime(498 MW), à Courseulles-sur-Mer dans le Calvados (450 MW) et à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique(480 MW). La puissance cumulée de ces trois installations avoisinera les 1 428 mégawatts. « Les premières éoliennes pourront être en mer en 2020, et les parcs mis en service en 2021-2022 », a indiqué mardi dernier Béatrice Buffon, directrice générale adjointe d’EDF EN chargée des activités maritimes.
En mai, le groupe avait annoncé un partenariat avec le canadien Enbridge qui remplaçait un précédent accord avec le danois Dong Energy pour développer, construire et exploiter ces trois parcs, représentant 6 milliards d’euros d’investissements dont moins de la moitié pour EDF.
L’éolien devient moins cher
Antoine Cahuzac, directeur exécutif d’EDF en charge du pôle énergies renouvelables, a rappelé mardi que le groupe souhaitait mettre en service 5 à 6 gigawatts (GW) supplémentaires de capacités de production d’électricité d’origine renouvelable en France à l’horizon 2030, un objectif qui implique des investissements de l’ordre de 5 à 6 milliards d’euros. Globalement, EDF veut quasiment doubler d’ici 2 030 ses capacités en matière d’énergies renouvelables pour les porter de 28 GW à plus de 50 GW.
Avec un total de 485 turbines disséminées sur 77 parcs, la France est aujourd’hui le quatrième pays européen en termes d’installations de parcs éoliens. L’énergie éolienne française a également été source de 12 520 emplois en 2014. Et contrairement à des nombreuses affirmations, l’énergie éolienne est une source bon marché. Ces dernières décennies, l’efficacité des turbines a sensiblement augmenté, et les coûts des matériaux ont baissé. Entre 2009 et 2015, le coût de cette source énergie a chuté de 58 %. Ce processus devrait se poursuivre. D’ici 2050, l’Agence internationale de l’énergie prévoit une baisse des coûts de 25 % pour les éoliennes terrestres et de 45 % pour les éoliennes offshore.
L’argument de l’aluminium en mer
Les trois parcs ont obtenu cette année le feu vert des préfectures concernées pour pouvoir lancer les chantiers, mais les arrêtés préfectoraux ont été attaqués par des associations anti-éolien et écologistes. Elles critiquent l’impact visuel, sur le milieu marin et la sécurité des navires. La décision de la cour administrative d’appel de Nantes est attendue au plus tôt à l’été 2017. Chargé de défendre les recours, Me Francis Monamy table sur des audiences, devant la cour administrative d’appel de Nantes, dans un délai d’un an environ après chaque saisine, pour des décisions rendues dans les trois à quatre semaines après chaque procès. Ces recours, qui visent les arrêtés préfectoraux autorisant les parcs, ont été déposés en juillet contre le projet de Saint-Nazaire, en août contre celui de Fécamp et en octobre contre celui de Courseulles-sur-Mer. Derrière, on trouve des associations anti-éoliennes mais également une association comme le Grape (Groupement régional des associations de l’environnement de Basse-Normandie), qui cosigne le recours contre le parc de Courseulles, tout en étant membre de la Fédération nature environnement (FNE) qui défend pourtant les parcs. « Nous, on est pour l’éolien et contre le nucléaire, mais on sera contre ce projet tant qu’il impliquera des déversements de kilos d’aluminium en mer », argumente Brahim Boufrou, vice-président du Grape.

23/11/16 Courseulles-sur-Mer : Eoliennes en mer : la mise en service encore repoussée
En raison des recours formés par huit associations, la mise en service du parc d’éolien en mer de Courseulles-sur-Mer est encore repoussée. A 2020-2021 au plus tôt.
La mise en service du parc éolien en mer de Courseulles – également de Saint-Nazaire et Fécamp – sera repoussée d’un an.
Prévu d’abord en 2018, puis repoussé entre 2020-2021, le lancement est désormais décalé à 2021-2022.
Béatrice Buffon, directrice des énergies marines renouvelables pour EDF Énergies nouvelles l’a annoncé mardi 22 novembre 2016. EDF EN qui pilote avec General Electric les trois projets.
Pourquoi tous ces recours
Le retard est lié aux recours, déposés auprès de la cour administrative d’appel de Nantes par des associations pour les trois parcs. La justice devrait se prononcer à l’été 2017.
A Courseulles-sur-Mer, le parc éolien a été attribué en 2012 à EDF lors d’un appel d’offres national. En juin 2016, la préfecture du Calvados, après un avis positif de l’enquête publique, avait donné son feu vert.
Mais depuis le mois d’octobre 2016, 8 huit associations ont engagé un recours contre le projet.
Craintes pour les plages du D-Day
Ainsi, les associations Libre Horizon ou encore D-Day Heritage, sont opposées au complexe éolien, en raison de la sauvegarde des Plages du Débarquement, en cours de classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Mais aussi du coût trop important à leurs yeux.
Pour Robin des bois, c’est l’impact sur la pêche et la sécurité maritime qui sont dénoncés.
Au large de Couseulles-sur-Mer (entre 10 et 16 km des côtes), sur une surface de 50 km2, le projet porte sur un parc de 75 éoliennes qui produira 450 mégawatts (MW).
Le coût de construction est estimé à 1,8 milliard d’euros (fonctionnement annuel : 50 millions d’euros), dont 150 millions pour l’électrification.
En Basse-Normandie, les prévisions sont de 500 emplois directs et 2 000 indirects. La base de maintenance du parc éolien à Ouistreham doit également créer 100 emplois.
Retard aussi à Ouistreham
D’un coût global de 6 millions d’euros et pour une durée de 18 mois, les travaux de cette plateforme devaient d’abord débuter en novembre 2015, puis à la rentrée 2016. Avec l’annonce D’EDF, les travaux sont à nouveau repoussé.
Mauvaises nouvelles pour les communes
Pour les communes du littoral situées à moins de 22 km du parc et depuis lesquelles au moins une éolienne est visible, ce nouveau report est aussi une mauvaise nouvelle. Ces communes doivent toucher une taxe en fonction de leur population et de la distance de l’éolienne la plus proche.
L’enveloppe globale estimée à 3,3 millions d’euros annuelle devait être distribuée dès 2018. A titre d’exemple, la commune de Ouistreham espérait jusqu’à 800 000 euros. Le Comité National des Pêches Maritimes doit aussi être indemnisé.
Ce retard annoncé s’ajoute aux craintes liées aux récents rachats et fusions des industriels de la filière des énergies marines renouvelables. Une ombre pour les usines du Havre et Cherbourg.
Dans nos colonnes, Hubert Dejean de la Batie vice-président de la région Normandie en charge de l’environnement assurait : « nous ne céderons pas ». Il ajoutait aussi à propos de la mise en service, être « plutôt optimiste. »
http://www.libertebonhomme.fr/2016/11/23/eoliennes-en-mer-la-mise-en-service-encore-repoussee/

23/11/16 : Parc éolien en mer des Iles d'Yeu-Noirmoutier : les deux recours sur le point d'être rejetés
Le tribunal administratif de Nantes a examiné le 17 novembre deux affaires concernant le parc éolien en mer prévu au large des Iles d'Yeu et Noirmoutier. L'association Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu (Neny) a attaqué l'arrêté ministériel publié en juillet 2014 suite à l'attribution du second appel d'offres. Elle conteste l'absence d'enquête publique avant la désignation par l'Etat du site ouvert à l'appel d'offres. "La définition du site a été basée sur des études bibliographiques et n'a pas fait l'objet d'une enquête publique. Lors du débat local il nous a été indiqué qu'il était impossible de changer ce site", déplore Jean-Pierre Huguet, président de l'association. Le rapporteur public a défendu le rejet du recours car l'arrêté attaqué n'est pas une autorisation de construire. L'association entend d'ores et déjà attaquer l'arrêté préfectoral qui autorisera la construction et l'exploitation du parc attendu pour juin 2017.
Le tribunal s'est également penché sur le recours de la société WPD qui conteste les conditions d'attribution de l'appel d'offres. "Sans remettre en cause l'attribution de la totalité de l'appel d'offres, WPD s'interroge sur les conditions d'attribution du lot n°2 des îles d'Yeu et de Noirmoutier et conteste la fiabilité technique et économique du consortium concurrent", expliquait l'industriel en mai 2014. A l'instant du recours de l'association, le rapporteur a demandé le rejet des arguments. La décision finale sera connue le 15 décembre prochain.
http://www.actu-environnement.com/ae/news/parc-eolien-mer-iles-yeu-noirmoutier-recours-rejetes-27934.php4

23/11/16 : Ségolène Royal relance le projet d'éolien au large de l’île d’Oléron
Un nouvel appel d'offres pour le projet offshore au large d'Oléron a été lancé ce mercredi
La dernière fois qu'on avait parlé du projet d'éolien en mer au large d'Oléron, c'était pour les Assises de la mer à La Rochelle, au début du mois. "L'État n'a pas encore inscrit le projet de parc éolien offshore d'Oléron à son troisième appel d'offres. Cela sera peut-être le cadeau du président de la République à cette tribune…", avait alors déclaré Dominique Bussereau, président LR du Conseil départemental de la Charente-Maritime, apprenant que François Hollande faisait le déplacement dans la cité maritime. Mais rien n'avait été annoncé.
Rebondissement. Ce mardi, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal annonce le lancement d'un nouvel appel d'offres au large de l'île d'Oléron. Et pour cela, elle mandate le préfet maritime de l'Atlantique, le préfet de la Région Nouvelle Aquitaine et le préfet de Charente-Maritime pour poursuivre les consultations et définir, "en concertation avec l'ensemble des acteurs du territoire et le public", une zone pour le développement d'un parc éolien en mer posé et son raccordement au réseau public de transport d'électricité.
Le communiqué du ministère rajoute : "Une attention particulière sera apportée aux enjeux des activités économiques, notamment la pêche, et aux enjeux environnementaux liés au choix de la zone."
http://www.sudouest.fr/2016/11/23/segolene-royal-relance-le-projet-d-eolien-au-large-de-l-ile-d-oleron-2578183-706.php

23/11/16 : Éoliennes en mer à Oléron : « Un parc éolien ne vit pas d’amour, de vent et d’eau fraîche c’est un parc industriel »
Plusieurs associations écologistes dénoncent l'implantation des éoliennes sur le secteur du Parc Naturel Marin de l'estuaire de la Gironde et des Pertuis, crée en 2015...
L’appel d’offres de l’Etat concernant un parc éolien en mer, au large d’Oléron en Charente-Maritime, vient d'être lancé ce mercredi par Ségolène Royal, ministre de l'environnement.
L'entreprise allemande WPD, un producteur d’électricité qui a déjà implanté 1.700 éoliennes dans le monde, est sur les rangs depuis quatre ans déjà et espère y investir deux milliards d’euros pour installer 60 à 80 éoliennes à l’horizon 2023.
Les oiseaux migrateurs et les tortues marines en danger ?
« Il y a un très fort lobbying de WPD offshore mais depuis 3 mois on est sorti du bois pour dire ce qu’on pense du projet », lâche Dominique Chevillon, vice président de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) France. Il rappelle que l’entreprise communique beaucoup sur les créations d’emplois (400 à 600 attendues) mais souligne que l’emprise du projet est « énorme » avec 100 km2 et qu’elle est « au centre d’une zone de protection spéciale pour les oiseaux migrateurs, les chauves-souris et les tortues marines. »
Les cinq associations mobilisées (Lpo, nature environnement 17, Re Nature Environnement, Nature en Arvert et Demain les Mathes) sont favorables aux énergies renouvelables mais demandent sur ce dossier « un peu de cohérence de l’Etat qui ne peut accepter de détruire les milieux et espèces qu’il a souhaité protéger en créant le Parc Naturel Marin ». L’agence des aires marines protégées a émis un avis défavorable sur ce projet.
« Le parc sera situé à plus de 15 kilomètres des côtes car on sait que jusqu’à 8 kilomètres, c’est là qu’il y a la plus forte concentration d’oiseaux migrateurs, rétorque Antoine Monteillet, chef de projet chez WPD off shore en charge du parc d’Oléron. Le secteur choisi pour implanter le parc est aussi assez éloigné du plateau de Rochebonne et de l’estuaire de la Gironde, deux zones sensibles. » Sur l’emprise du projet il relativise son étendue en précisant qu’il s’agit d' « 1 % du parc ». Il reconnaît qu’il y a des inquiétudes de la part d’associations et il les juge « légitimes car la filière est nouvelle »
Des pertes de lubrifiants dommageables pour le milieu ?
« Un parc éolien ne vit pas d’amour et d’eau fraîche, c’est un parc industriel, ironise Dominique Chevillon. Il y a des nuisances lors de la construction et de l’exploitation. » Il évoque des « pertes de lubrifiants », dont les pâles ont besoin pour fonctionner, une oxydation de matières qui se retrouvent dissoutes dans l’eau et beaucoup de vibrations dommageables pour les mammifères marins. Et, le béton et les pieux utilisés pour fixer les éoliennes vont « définitivement détruire des fonds marins », selon lui.
Chez WPD off shore, on rappelle que les impacts réels sur l’environnement n’ont pas encore été évalués et que les populations et les mouvements des oiseaux migrateurs vont être étudiés. « On ne sait pas encore s’il y a une compatibilité avec l’éolien », estime prudemment Antoine Monteillet. Il avance néanmoins que « la chaîne de valeur est connue et maîtrisée », précisant que si le milieu marin est perturbé pendant la construction, il y a une certaine résilience par la suite. « On observe qu’au bout d’un moment elles (les bases des éoliennes) font office de récifs et qu’il y a même davantage de populations (de poissons) qu’avant », souligne le chef de projet.
La société affirme sa volonté d’aménager des couloirs de pêche et des secteurs navigables pour les pêcheurs du port de la Cotinière. « Il n’y a pas un seul parc éolien off shore en Europe qui n’a pas interdit toute pêche sur les surfaces de ces parcs », s’étrangle le vice président de la LPO France, relevant « une opération de privatisation de surfaces marines ».
Aucun parc éolien offshore n’est encore en activité en France même si des autorisations ont déjà été délivrées notamment pour des parcs à Fécamp et au Calvados. En Europe 3. 500 éoliennes en mer sont installées. La première l’a été en 1991 mais les vrais parcs commerciaux ont plutôt commencé à rentrer en activité en 2000.
http://www.20minutes.fr/bordeaux/1967143-20161123-eoliennes-mer-oleron-parc-eolien-vit-amour-vent-eau-fraiche-parc-industriel

22/11/16 : Eolien en mer : EDF EN prend du retard
Dans un communiqué, EDF a annoncé que la mise en service de ses trois parcs éoliens au large des côtes françaises n’adviendra pas avant 2021-2022 alors que la date de lancement était initialement prévue pour 2020. En cause, les recours déposés par des associations anti-éolien et écologistes contre ces projets. Le jugement étant attendu pour 2017, EDF devra encore patienter pour décider du lancement des premiers investissements.
La filiale d’EDF dédiée aux énergies renouvelables, EDF EN, a indiqué ce mardi que la mise en service de ses trois parcs éoliens qu’elle développe au large des côtés françaises interviendra au plus tôt en 2021, du fait des recours déposés par des opposants à l’énergie éolienne et des écologistes.
Pour rappel, les projets concernés, attribués en 2012 à EDF lors d’un appel d’offres, sont celui d’une puissance de 498 MW au large de Fécamp (Seine-Maritime), un second de 480 MW au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et un troisième dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (Calvados).
Bien que ces parcs aient obtenu cette année le feu vert par des préfectures concernées pour pouvoir lancer les chantiers, ces arrêtés préfectoraux ont été attaqués par des associations anti-éolien et écologistes, qui critiquent notamment l’impact visuel des éoliennes, leur impact sur le milieu marin et la sécurité des navires.
Une mise en service en 2021-2022
Les recours contre ces projets « font perdre encore une année supplémentaire (…). Les premières éoliennes pourront être en mer en 2020, et les parcs mis en service en 2021-2022 », a ainsi déclaré Béatrice Buffon, directrice générale adjointe d’EDF EN en charge des activités marines, lors d’une rencontre avec la presse.
« Il n’y aura rien avant 2020 », date initialement prévue pour la mise en service des parcs d’une capacité totale de plus de 1 400 mégawatts, a-t-elle ajouté.
Un jugement attendu pour 2017La cour administrative d'appel de Nantes, seule compétente sur les recours concernant l'éolien en mer, a un an pour se prononcer. En conséquence, EDF « s'attend à avoir un jugement avant l'été 2017 ce qui nous permettrait une première décision d'investissement fin 2017 », a précisé Mme Buffon.
Malgré ce contretemps, EDF EN maintient son ambition dans les énergies marines électriques (éolien en mer posé, éolien flottant et hydrolien). Elles « font partie totalement de notre stratégie de développement dans le futur et si nous avons l'intention d'ajouter au portefeuille d'EDF 5 à 6 gigawatts (d'énergie renouvelables) dans les 10-15 ans qui viennent, il est évident que les énergies marines en feront jusqu'à 50% », a assuré Antoine Cahuzac, directeur général d'EDF EN.
Dans l’éolien flottant, un projet d’EDF EN au large de Fos-sur-Mer (Bouches du Rhône) a été lauréat d’un appel à projets début novembre. Il prévoit l’installation de trois éoliennes de 8 mégawatts, fournies par Siemens, et équipées de flotteurs développés par SBM Offshore et l’Institut IFP EN.
Outre la France et l'Europe, le groupe regarde aussi vers la Chine pour l'éolien en mer, où « des débuts de discussions » sont en cours, a indiqué M. Cahuzac.
http://www.batiweb.com/actualites/vie-des-societes/eolien-en-mer-edf-en-prend-du-retard-22-11-2016-29422.html


22/11/16 : Eolien en mer: EDF ouvrira ses parcs français au plus tôt en 2021
EDF mettra en service, au plus tôt en 2021, les trois parcs éoliens qu'il développe au large des côtes françaises, du fait de recours déposés par des opposants à l'énergie éolienne et des écologistes, a prévenu mardi EDF EN, sa filiale dédiée aux énergies renouvelables.
Les recours contre ces projets "font perdre encore une année supplémentaire (...) les premières éoliennes pourront être en mer en 2020, et les parcs mis en service en 2021-2022", a déclaré Béatrice Buffon, directrice générale adjointe d'EDF EN en charge des activités maritimes, lors d'une rencontre avec la presse.
"Il n'y aura rien avant 2020", date initialement prévue pour la mise en service de ces trois parcs d'une capacité totale de plus de 1.400 mégawatts (MW), a-t-elle ajouté.
Les projets concernés sont celui d'une puissance de 498 MW au large de Fécamp (Seine-Maritime), un second de 480 MW au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et un troisième de 450 MW dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (Calvados).
Ils ont été attribués en 2012 à EDF lors d'un appel d'offres national.
Ces parcs ont obtenu cette année le feu vert des préfectures concernées pour pouvoir lancer les chantiers, mais ces arrêtés préfectoraux ont été attaqués par des associations anti-éolien et écologistes, qui critiquent notamment l'impact visuel des éoliennes, leur impact sur le milieu marin et la sécurité des navires.
La cour administrative d'appel de Nantes, seule compétente sur les recours concernant l'éolien en mer, a un an pour se prononcer.
En conséquence, EDF "s'attend à avoir un jugement avant l'été 2017 ce qui nous permettrait une première décision d'investissement fin 2017", a précisé Mme Buffon.
Ces délais n'entament pas l'ambition d'EDF EN dans les énergies marines électriques (éolien en mer posé, éolien flottant et hydrolien).
Elles "font partie totalement de notre stratégie de développement dans le futur et si nous avons l'intention d'ajouter au portefeuille d'EDF 5 à 6 gigawatts (d'énergie renouvelables) dans les 10-15 ans qui viennent, il est évident que les énergies marines en feront jusqu'à 50%", a assuré Antoine Cahuzac, directeur général d'EDF EN.
Outre la France et l'Europe, le groupe regarde aussi vers la Chine pour l'éolien en mer, où "des débuts de discussions" sont en cours, a indiqué M. Cahuzac.
Dans l'éolien flottant, un projet d'EDF EN au large de Fos-sur-mer (Bouches du Rhône) a été lauréat d'un appel à projets début novembre. Il prévoit l'installation de trois éoliennes de 8 mégawatts, fournies par Siemens, et équipées de flotteurs développés par SBM Offshore et l'Institut IFP EN.
Dans l'hydrolien, EDF a annoncé la semaine dernière que la mise en service des deux hydroliennes de son parc pilote de Paimpol-Bréhat (Côtes d'Armor) serait retardée du fait d'un défaut détecté sur les turbines développées par son partenaire DCNS. Deux autres exemplaires de cette turbine ont commencé à être testés au Canada.
http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/eolien-en-mer-edf-ouvrira-ses-parcs-francais-au-plus-tot-en-2021_1853020.html

21/11/16 : Double recours contre le parc éolien off-shore au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier
Une association d'opposants au parc éolien prévu au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier a attaqué jeudi l'Etat devant le tribunal administratif de Nantes, pour obtenir l'annulation des autorisations d'exploitation qu'il avait accordées en juillet 2014 au consortium mené par Engie (ex-GDF-Suez).
L’entreprise allemande WPD Offshore et sa filiale française – qui était associée à EDF-Energies Nouvelles (EDF-EN) dans le consortium concurrent qui avait été évincé – ont demandé elles aussi, dans un recours distinct, à annuler l’appel d’offres.
L’association « Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu » (NENY) reproche en particulier au ministère de l’Environnement de ne pas avoir précédé d’une enquête publique l’attribution de ce parc, au terme du second appel d’offres gouvernemental ; seul un « débat public » avait été organisé, après que la décision contestée ait été prise.
Les opposants au parc éolien dit « des Deux-Îles » soutiennent aussi que « l’absence d’étude d’impact environnemental » entache d’irrégularité la procédure. Ils invoquent aussi un « risque de conflits d’usages » autour des côtes vendéennes, en raison du « trafic maritime du port de Saint-Nazaire ».
Les éoliennes en mer pourraient également « mettre en péril la sécurité des pêcheurs » en perturbant leur système de géolocalisation, soutient l’association.
L’association « Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu » reproche enfin à l’Etat de ne pas avoir respecté le « principe de précaution » inscrit dans la Charte de l’Environnement, en dépit des « atteintes irréversibles » à l’environnement.
Avis défavorable du rapporteur public
Reste que le rapporteur public a préconisé au tribunal administratif de Nantes de rejeter tous les arguments des requérants : la magistrate, dont les avis sont souvent suivis par les juges, considère que la décision attaquée était une simple « décision préparatoire », qui ne pouvait donc pas faire l’objet de recours en justice.
« Cette autorisation ne permet pas, à elle seule, de réaliser le parc éolien : il était soumis à bien d’autres. »
Le rapporteur public a aussi suggéré de débouter WPD Offshore, qui veut faire condamner l’Etat à reprendre l’instruction de son dossier sous un mois, à raison de 1.500 € de pénalités par jour de retard.
Son recours serait irrecevable, selon elle : la société n’est que l’actionnaire minoritaire du consortium mené par EDF-EN, et n’aurait pas été lésée directement.http://www.lecourriervendeen.fr/2016/11/21/double-recours-contre-le-parc-eolien-off-shore-au-large-des-iles-d-yeu-et-de-noirmoutier/

18/11/16 : Neopolia signe un partenariat pour le parc éolien de Vendée
La Cluster EMR du groupement d’entreprises Neopolia a annoncé hier soir, lors de son assemblée annuelle au Technocampus Océan de Nantes, la signature d’un partenariat avec le consortium chargé du développement du futur parc éolien offshore qui verra le jour entre les îles d’Yeu et Noirmoutier. Un accord extrêmement important, estiment les partenaires, pour accentuer le développement et la structuration de la filière des énergies marines renouvelables en Pays de la Loire. « C’est une base permettant de mettre en place une feuille de route gagnant-gagnant, dans la lignée de la stratégie qui a présidé au lancement des projets de parcs éoliens offshore, dont l’objectif est double : accroître la part des énergies renouvelables en France et développer une nouvelle filière industrielle », explique Dominique Follut, vice-président de Neopolia élu hier au poste de pilote du Cluster EMR. Alors que le parc des Deux Iles fait partie du second appel d’offres pour l’éolien posé en France, Neopolia est déjà positionné sur les projets du premier appel d’offres, en particulier celui de Guérande, porté par EDF EN. Retenu en 2012 par le gouvernement, il doit chronologiquement voir le jour avant son homologue vendéen, attribué en 2014 au consortium emmené par Engie, EDP Renewable et la Caisse des Dépôts (avec le turbinier Adwen ainsi que Neonen Marine). Toutefois, Guérande, comme d’autres projets, est confronté à une série de recours d’opposants, dont un suspensif actuellement, qui a entrainé un important retard dans le lancement de la phase de réalisation.
Du temps pour mieux se préparer 
Contre mauvaise fortune bon cœur, les entreprises ayant choisi d’investir dans cette nouvelle filière ont décidé de mettre à profit le glissement calendaire pour mieux se préparer. « Cette période est intéressante car, finalement, elle donne du temps pour mieux se préparer et être encore plus pertinent. Il s’agit de projets considérables et complexes pour lesquels nos entreprises, notamment les PME, doivent prendre le temps de bien se préparer afin de constituer une force de frappe collective et de grande ampleur », estime Dominique Follut. Et pour plus d’efficacité, il faut du concret, ce qui passe par le renforcement des échanges avec les donneurs d’ordres.
115 entreprises
Plutôt que d’attendre le lancement de la phase industrielle du projet des Deux Iles, qui doit comprendre 62 éoliennes dotées de machines Adwen de 8 MW et dont les travaux devraient débuter en 2020, Neopolia va donc, dès maintenant, travailler étroitement avec le consortium des Deux Iles. Ingénierie, production, logistique… Les 115 entreprises ligériennes regroupées dans le Cluster EMR disposent de nombreuses compétences pour oeuvrer dans ce secteur, ce qu’elles font d’ailleurs déjà, par exemple au profit de STX France. Nombre d’adhérents de Neopolia font en effet partie des sous-traitants historiques du chantier de Saint-Nazaire et l’accompagnent dans sa diversification vers les énergies marines, en participant notamment aux projets de sous-stations électriques. Il en va de même avec la nouvelle usine General Electric de Montoir de Bretagne, qui produit des nacelles et turbines d’éoliennes offshore.
Structurer la filière
Une base solide à partir de laquelle Neopolia veut aller plus loin, en structurant une filière industrielle puissante reposant sur un tissu de compétences très pointues et, surtout, parfaitement adaptée aux besoins des donneurs d’ordres. « Il s’agit de leur apporter des solutions pertinentes, compétitives et innovantes grâce à nos expertises et tout le travail collaboratif que nous menons ensemble, y compris en matière de R&D. Or, pour être le plus pertinent possible, il est impératif de connaître parfaitement le sujet et d’anticiper les besoins ». Avec cette fois, en ligne de mire, les premiers parcs éoliens installés au large des côtes françaises. Des projets gigantesques qui vont nécessiter de nombreux savoir-faire, certains maîtrisés et d’autres à développer.
Un partenariat très concret
D’où l’intérêt de l’accord conclu avec le consortium Eoliennes en Mer Iles d’Yeu et Noirmoutier (EMYN). « Grâce à ce partenariat, nous allons mieux connaître les exigences du porteur de projet, nous allons pouvoir trouver les compétences qui nous manquent afin d’être le plus en phase possible et apporter des réponses aux défis qui sont posés. Ce qui est vraiment crucial, c’est que l’on parle là d’actions concrètes. Il ne s’agit pas de simples réunions générales, on va rentrer dans le vif du sujet et nous avons les uns et les autres, au travers de cet accord de partenariat, des objectifs et des engagements de moyens ».
Concrètement, le porteur de projet du parc des Deux Iles et Neopolia vont commencer par plancher sur l’identification précise des compétences industrielles nécessaires au développement du champ. Des groupes de travail thématiques vont, également, être mis en place et doublés de différentes actions afin de permettre la montée en compétence des PME sur tous le spectre des métiers inhérents à cette activité. Il s’agira, aussi, de déterminer les collaborations à mettre autour des coréalisateurs de premier rang dans le cadre des futurs appels d’offres liés au projet.
Chez les partenaires, on souligne que cet accord ne constitue en rien une présélection dans le cadre des contrats qui seront amenés à être signés. Il y aura évidemment des appels d’offres et, comme on le rappelle chez Neopolia, les meilleurs l’emporteront. « Il s’agit là de nous préparer au mieux à la compétition et, encore une fois, de matérialiser concrètement la volonté politique de voir émerger une nouvelle filière industrielle française porteuse de développement économique et d’emplois dans nos territoires ».
L’export et des solutions clés en main
Au-delà des parcs français, Neopolia, qui mise également sur les projets d'éoliennes flottantes, vise bien entendu l’export, que ses membres ont commencé à toucher avec les sous-stations vendues par STX France. Pour se développer dans le domaine des énergies marines, les entreprises ligériennes suivent une double stratégie : par domaines d’activités stratégiques (DAS), avec le regroupement de compétences et de métier, et désormais en développant directement des offres pouvant aller jusqu’au niveau EPCI (engineering, procurement, construction and installation), c’est-à-dire clé en main. Et cela sur une très grande partie de la chaîne de valeur. Les domaines visés vont ainsi des études techniques et environnementales à la logistique portuaire, en passant par le support à l’installation en mer, les opérations de maintenance des câbles, fondations et machines une fois les champs opérationnels, ou encore les systèmes SHM (structural health monitoring) permettant d’optimiser le fonctionnement et le rendement.
Développement d’un panel d’offresDans la droite ligne de la philosophie qui préside chez Neopolia depuis des années, avec des entreprises sous-traitantes de grands groupes qui veulent développer par elles-mêmes leur business sans attendre systématiquement leurs donneurs d’ordres, l’objectif est ici d’accroître le potentiel de marchés susceptibles d’être décrochés. « Nous avons organisé un séminaire stratégique pour développer et structurer des offres. Nous voyons désormais clairement que nous sommes capables de fédérer des entreprises afin de constituer une force de frappe et nous positionner comme un panel de sociétés expertes dans tous les domaines. Certaines offres ont déjà été testées sur le terrain et les signaux sont très positifs », se félicite Florent Violain, développeur EMR de Neopolia.
Fort de sa montée en puissance et de ses succès, le groupement commence même, en s’appuyant sur les compétences de ses membres, à travailler sur le développement de solutions qui ne dépendent pas des donneurs d’ordres. Des réflexions sont par exemple en cours sur des objets autoportants, comme des systèmes flottants, par exemple des bouées de mesure, alors que des projets sont également en cours sur l’hydrolien fluvial, qui présente de belles perspectives d’avenir, en France comme à l’export.

17/11/16 : Tempête sur le projet éolien d'Engie en Vendée
Des associations locales et l'un des concurrents malheureux ont entamé des recours en annulation de l'appel d'offres et des autorisations d'exploitation accordés à Engie pour un parc éolien situé au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier.
Un vent de protestation
 Engie se retrouve en pleine tempête à propos d'un projet de parc éolien offshore. Ce dernier, situé au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier en Vendée, lui a été attribué au terme d'un appel d'offres public. Mais Engie se trouve confronté, pour ce parc dit « des deux îles », à des vents hostiles. Tout d'abord celui que fait souffler l'entreprise allemande WPD Offshore, qui faisait partie avec EDF du consortium débouté lors de l'appel d'offres. WPD Offshore a en effet déposé devant le tribunal administratif de Nantes un recours en annulation de l'appel d'offres.
L'autre bourrasque provient d'une association locale, baptisée joliment « Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu » (NENY). L'association a elle aussi déposé un recours devant la même juridiction, mais pour demander cette fois-ci l'annulation des autorisations d'exploitation que le gouvernement a accordées au groupe issu de la fusion entre GDF et Suez.
Principe de précaution
Selon l'association riveraine, le ministère de l'Écologie aurait en effet péché, d'abord en ne faisant pas précéder l'appel d'offres d'une enquête publique. Un vague débat public a bien été organisé, mais seulement une fois la décision prise, lorsque les premières contestations se sont élevées.
Ensuite, le dossier ne s'est pas non plus appuyé sur une étude d'impact environnemental, et il semble également ne prendre en compte ni les usagers des lieux, pêcheurs en tête, ni le trafic maritime en provenance ou à destination du port de Saint-Nazaire.
Plus généralement, l'association reproche au ministère de l'Écologie de ne pas respecter le principe de précaution inscrit depuis le second mandat de Jacques Chirac dans la Constitution et la Charte de l'Environnement.
Toutefois, la magistrate qui est chargée du rôle de rapporteur public estime qu'aucun des arguments de tous les plaignants n'est recevable, ce qui laisse de l'espoir à l'énergéticien Engie
http://www.societe.com/actualites/tempete_sur_le_projet_eolien_d_engie_en_vendee-13930.html

1711/16 : Double recours contre les éoliennes offshore vendéennes
NANTES (Reuters) - Une association d'opposants au parc éolien prévu au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée) a assigné jeudi l'Etat devant le tribunal administratif de Nantes, pour obtenir l'annulation des autorisations d'exploitation accordées en juillet 2014 à un consortium mené par Engie (ex-GDF-Suez).
L'entreprise allemande WPD Offshore et sa filiale française - qui était associée à EDF Energies Nouvelles (EDF-EN) dans le consortium concurrent évincé - ont demandé elles aussi, dans un recours distinct, à annuler l'appel d'offres.
L'association "Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu" (NENY) reproche en particulier au ministère de l'Environnement de ne pas avoir précédé d'une enquête publique l'attribution de ce parc éolien offshore, au terme du second appel d'offres gouvernemental sur le sujet. Seul un "débat public" avait été organisé, après que la décision contestée ait été prise.
Les opposants au parc éolien dit "des Deux-Îles" soutiennent aussi que "l'absence d'étude d'impact environnemental" entache d'irrégularité la procédure. Ils invoquent aussi un "risque de conflits d'usages" autour des côtes vendéennes, en raison du "trafic maritime du port de Saint-Nazaire".
Les éoliennes en mer pourraient également "mettre en péril la sécurité des pêcheurs" en perturbant leur système de géolocalisation, soutient l'association.
REJET PRÉCONISÉ PAR LE RAPPORTEUR PUBLIC
L'association "Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu" reproche enfin à l'Etat de ne pas avoir respecté le "principe de précaution" inscrit dans la Charte de l'Environnement, en dépit des "atteintes irréversibles" à l'environnement.
Reste que le rapporteur public a préconisé au tribunal administratif de Nantes de rejeter tous les arguments des requérants : la magistrate, dont les avis sont souvent suivis par les juges, considère que la décision attaquée était une simple "décision préparatoire", qui ne pouvait donc pas faire l'objet de recours en justice.
"Cette autorisation ne permet pas, à elle seule, de réaliser le parc éolien : il était soumis à bien d'autres", a-t-elle estimé dans ses conclusions.
Le rapporteur public a aussi suggéré de débouter WPD Offshore, qui veut faire condamner l'Etat à reprendre l'instruction de son dossier sous un mois, à raison de 1.500 euros de pénalités par jour de retard.
Son recours serait irrecevable, selon elle: la société n'est que l'actionnaire minoritaire du consortium mené par EDF-EN, et n'aurait pas été lésée directement.
Le tribunal administratif de Nantes, qui a mis ses deux décisions en délibéré, rendra ses jugements le 15 décembre prochain.
http://www.boursorama.com/actualites/double-recours-contre-les-eoliennes-offshore-vendeennes-b232770eb008d6548bafe0ebf2c813ed

17/11/16 : Eolien en mer: recours contre un parc au large de la Vendée
Le tribunal administratif de Nantes a examiné jeudi des recours visant à faire annuler l'autorisation d'exploiter un parc éolien en mer situé au large de la Vendée, entre les îles d'Yeu et de Noirmoutier, délivrée en 2014 par le ministère de l'Ecologie. 
Ce parc éolien offshore a été attribué à un consortium mené par Engie (ex-GDF Suez), dans le cadre du deuxième appel d'offres gouvernemental pour le développement de l'éolien en mer. Il prévoit l'installation de 62 éoliennes, d'une puissance totale de 496 mégawatts, à 12 km de l'île d'Yeu et à 17 km de Noirmoutier, pour un coût estimé à deux milliards d'euros, et une mise en service envisagée en 2021. 
L'association "Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu", des particuliers et la société WPD Offshore, qui faisait partie du consortium mené par EDF Energies Nouvelles et qui n'avait pas été retenu, demandent l'annulation de l'arrêté du ministère de l'Ecologie daté du 1er juillet 2014, portant autorisation d'exploiter ce parc éolien, localisé sur le domaine public maritime. 
Les requérants estiment notamment que la procédure d'appel d'offres et la décision d'attribution sont irrégulières, car elles figent toutes les caractéristiques du parc et cela sans qu'il n'y ait eu un débat public ou une étude d'impact environnementale préalablement à la publication de l'arrêté. 
Le rapporteur public - dont l'avis est généralement suivi par les juges administratifs - a demandé le rejet de l'ensemble des requêtes, considérant que la réalisation effective du parc éolien sera subordonnée à d'autres autorisations, et que la décision d'attribution n'avait à ce stade "aucun effet direct sur l'environnement". 
"Le choix de lancer un appel d'offres sur la zone ne veut pas dire qu'il y aura un parc sur la zone. (...) Ce n'est pas l'appel d'offres qui a une incidence sur l'environnement, c'est bien le projet", a plaidé Hélène Gelas, avocate de la société "Eoliennes en mer d'Yeu et de Noirmoutier", qui exploitera le parc. 
"Nous disons que le choix de l'implantation du site, sur un périmètre de 112 km2, est définitif, on ne pourra plus y revenir. La décision a bien des incidences sur l'environnement", estime de son côté l'avocate de l'association requérante, Isabelle de Bodinat. 
Les jugements ont été mis en délibéré au 15 décembre. 
http://www.leparisien.fr/nantes-44000/eolien-en-mer-recours-contre-un-parc-au-large-de-la-vendee-17-11-2016-6340836.php

16/11/16 : Des sphères géantes pour stocker l’énergie des éoliennes off-shore



Installées sous la mer, des sphères creuses se vident ou se remplissent d’eau selon que l’on a besoin de stocker ou de réinjecter dans le réseau l’électricité produite par des éoliennes. Un test avec une sphère de 3 mètres de diamètre - à l’échelle 1/10ème - vient de démarrer dans les eaux du lac de Constance.
Des énormes sphères creuses en béton dont les parois font 2,7 mètres d’épaisseur, immergées par 700 mètres de fond. C’est avec ce dispositif que des chercheurs de l’institut Fraunhofer IWES (Allemagne) veulent créer un nouveau système de stockage d’énergie adapté aux éoliennes en mer. Comme d’autres énergies intermittentes, les éoliennes ont besoin de stocker l’énergie produite afin de l’injecter sur le réseau quand elle est utile.
Le nouveau système reprend le principe du stockage d’électricité par pompage utilisé sur les barrages hydroélectriques : l’électricité à stocker sert à pomper de l’eau vers un réservoir haut, tandis que le flux d’eau libéré en sens inverse permet de faire tourner une turbine – et de récupérer l’électricité stockée. Mais le projet StEnSea (Stored energy in the sea), financé par le ministère allemand de l’économie et de l’énergie, veut l’adapter aux conditions de production des éoliennes off-shore.
Dans les sphères en béton, l’électricité en surplus est utilisée pour pomper de l’eau hors de la sphère immergée. Pour récupérer l’énergie, il suffit d’ouvrir les vannes pour que l’eau rentre dans la sphère en faisant au passage tourner une turbine. C’est donc la mer dans laquelle est plongée la sphère qui joue ici le rôle du réservoir "haut".
L’équipe du projet a évalué les conditions de fonctionnement optimal pour un tel système. Une sphère de 30 mètres de diamètre, placée à 700 mètres sous la surface de la mer, pourrait stocker environ 20 MWh. Pour un volume donné, la capacité de stockage d’énergie par la sphère est proportionnelle à la profondeur d’immersion. Une ferme d’éoliennes off-shore pourrait exploiter la capacité de stockage d’un système comprenant 5 à 120 sphères immergées.
Mais il faut d’abord valider le principe. C’est ce qui est en train de se faire sur les bords du lac de Constance, à Überlingen, où l’on vient d’immerger une petite sphère de 3 mètres de diamètre, à l’échelle 1/10ème par rapport au futur système de stockage commercial. La sphère en béton a été fabriquée par la société de BTP Hochtief, et transportée par bateau pour être immergée à une profondeur comprise entre 100 et 200 mètres sous la surface du lac. Les tests vont durer plusieurs semaines. En parallèle, les chercheurs de l’institut IWES recherchent leur futur site de démonstration pour une sphère de 30 mètres : une zone côtière avec 600 à 800 mètres de fond, qui pourrait être au large de la Norvège.
http://www.usinenouvelle.com/editorial/des-spheres-geantes-pour-stocker-l-energie-des-eoliennes-off-shore.N464233

14/11/16 : Criel-sur-Mer (76)


http://geophom.fr/PHOM/tre-l2/carte.html
Eoliennes en mer : des images pour mieux visualiser le projet depuis le littoral
Pour mieux informer les habitants sur le projet d'éoliennes en mer au large de Dieppe-Le Tréport, le promoteur multiplie les expositions et ateliers. Le dernier avait lieu à Criel-sur-Mer et avait pour thème le paysage.
Jeudi 3 novembre à Criel-sur-Mer, la société Eoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (Emdt) continuait sa série d’ateliers liés à son projet de parc éolien offshore. Parmi la cinquantaine de personnes présentes, des représentants des municipalités de Criel, du Tréport et de Petit-Caux, ainsi que des membres d’associations pro et anti-éoliennes en mer et quelques curieux.
Le thème choisi par Emdt était le paysage et des experts sont notamment venus présenter des photomontages réalisés dans différentes communes du littoral et permettant d’imaginer à quoi ressembleraient les éoliennes si elles été installées. « Notre société travaille principalement sur des simulations qui concernent l’éolien terrestre, et nous en faisons maintenant sur l’éolien en mer. Le principe consiste à superposer deux mondes : une vue de synthèse (ndlr : celle des éoliennes) et une vue réelle (une photo panoramique de l’horizon) » détaille Frank David, de l’entreprise Geophom.
Imaginer le parc éolien
L’idée derrière ces photomontages est de rendre compte aux visiteurs de ce qu’ils verraient s’ils étaient sur place. « Bien sûr, il existera toujours des imperfections, liées notamment au fait que la lumière et les conditions météo peuvent changer » précise Jean-Marc Vézien, chercheur spécialisé dans le mixage réel virtuel au laboratoire LIMSI­ CNRS d’Orsay.
Pour imaginer à quoi ressemblerait le parc éolien en mer, le promeneur peut aussi utiliser des points de repère sur la côte. Par exemple, vue depuis le haut de la falaise de Mers-les-Bains, une éolienne sera 1,4 fois plus grande que le phare du Tréport.
Le sujet est ailleurs
Les simulations visuelles, très réalistes, ont le mérite de permettre aux curieux de se projeter dans le futur (la construction du parc est prévue pour fin 2018, pour une mise en service en 2021). Mais pour beaucoup de participants à la réunion de ce jeudi, le sujet est ailleurs : « Je trouve anormal que vous appeliez ce projet ”parc”, c’est très subjectif, car on pense à parc floral ou animalier. Il me semble que ”centrale éolienne de production électrique” serait plus approprié » estime Gérard Bilon, président de l’association Sans offshore à l’horizon. De son côté, Carmen Bilon de la même association pense qu’il est anormal de ne pas évoquer la position des pêcheurs : « 2000 emplois en moins pour les pêcheurs, pourquoi ne pas choisir une autre zone »s’interroge-t-elle.
Sur ce dernier point, le responsable développement local d’Emdt Christophe Leblanc rappelle que sa société n’a pas de pouvoir sur ce point, puisque la zone a été choisie par l’Etat au moment du lancement de l’appel d’offres en 2014.
S’efforçant à recentrer les débats sur le paysage, le thème du jour, le promoteur a également été interpellé sur l’intermittence dans la production d’énergie ou l’impact des éoliennes sur la valeur immobilière des habitations en bord de mer. Des questions auxquels n’a pas pu répondre Emdt (l’intermittence concerne le Réseau de transport d’électricité RTE, celle de l’aspect socio-économique sera abordée dans un autre atelier).
Pratique
Les simulations visuelles sont disponibles en ligne, sur www.dieppe-le-treport.eoliennes-mer.fr, rubrique simulation visuelle.

14/11/16 : Eolien flottant : 4 technologies sur le banc d’essai
Le ministère de l’Energie et du Développement Durable a annoncé deux nouveaux lauréats de l'appel à projets pour des fermes pilotes d'éoliennes flottantes en Méditerranée. Ils rejoignent les deux autres vainqueurs de cet été. Quatre technologies vont ainsi être testées.
Le premier lauréat de l’appel à projet est la filiale renouvelables du plus grand électricien de l’Hexagone : EDF EN. Il mène un consortium qui installera, sur la zone de Faraman en Méditerranée, 3 éoliennes de 8 MW conçues par Siemens, installées sur des flotteurs élaborés par SBM/IFPEN (Institut français du pétrole et des énergies nouvelles). Le duo a imaginé un dispositif d’amarrage à inclinaison qui minimiserait les mouvements au niveau de la nacelle. L’intérêt du secteur parapétrolier à ces débouchés n’a rien d’étonnant, les besoins technologiques étant similaires à l’industrie pétrolière.
Le deuxième lauréat est le projet EFGL porté par Engie/EDPR (Energias de Portugal Renewables)/CDC (Caisse des Dépôts et Consignations), avec 4 éoliennes Haliades de 6 MW de General Electrics (anciennement Alstom) et des flotteurs Eiffage/PPI, sur la zone de Leucate. Le concept, développé par Principle Power dans son centre d’ingénierie d’Aix-en-Provence, conserve le principe du tripode mais l’éolienne est installée sur l’un trois des sommets. C’est l’une des technologies de flotteur avec le plus grand retour d’expérience. Un prototype est testé depuis 2011 au large du Portugal et aurait injecté quelque 16 GWh sur le réseau.
Investissements d’avenir
Ils rejoignent les deux premiers lauréats de l’appel à projets lancé en août 2015 dans le cadre du programme des investissements d’avenir désignés le 22 juillet 2016.
Le projet EolMed à Gruissan en Occitanie est mené par le spécialiste des énergies renouvelables Quadran. Il installera 4 éoliennes Senvion totalisant 24 MW. Pour cela, il sera épaulé de Bouygues Travaux Publics et Ideol pour l’ingénierie, la construction et l’installation du flotteur Damping Pool en béton.
Enfin, le projet Eolfi/CGN à Groix en Bretagne prévoit l’installation de quatre éoliennes GE/DCNS d’une puissance unitaire de 6 MW. Il bénéficiera d’une aide exceptionnelle de 85 millions d’euros selon la préfecture d’Ile et Vilaine.
Au final, le gouvernement a largement laissé sa chance à chaque acteur en validant quatre projets aux technologies distinctes. Les études, demandes d’autorisations et la construction devraient durer 4 ans, soit une mise en service en 2020 au plus tôt.
La France fait office de précurseur dans le domaine aux côtés du Portugal, de l’Ecosse et du Japon qui eux aussi ont lancé des projets pilotes. L’enjeu est grand car la technologie flottante pourrait affranchir les promoteurs éoliens des difficultés liées à l’installation des turbines sur terre ou près des côtes. On considère qu’à partir de 15 kilomètres, le parc éolien devient quasiment invisible. De plus, les vents sont plus fort et plus régulier au large, donc la productivité potentielle plus importante. Enfin, l’éolien flottant offre une alternative aux zones où les fonds marins sont rapidement profonds proches des côtes, comme c’est le cas en Méditerranée ou sur des îles, dont la France est largement pourvues. C’est également un débouché du savoir-faire français dans le secteur de la mer et ne potentielle source d’emplois qualifiés si cette filière connaît le succès commercial.
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/eolien-flottant-technologies-essai-37870/#pub

10/11/16http://www.info-eco.fr/eolien-offshore-hollande-enterre-projet-oleronnais/580803




08/11/16  : Tensions autour d'un projet d'éolien offshore au large d'Oléron
Ce pourrait être le débat polémique de ces prochains mois : un projet de parc éolien à 15 km au large de l’île d’Oléron, porté par la société WPD Offshore. Cet espace de 130 m2 équipé de 80 éoliennes de 180 m de haut fournirait 500 Mégawatts à l’horizon 2020. Un projet pharaonique de 4 milliards d’euros, dont 57% du coût pour la seule construction, qui engendrerait « 2000 emplois », promet la société, « dont 400 à 600 sur le port de La Rochelle », qui pourrait devenir la base arrière du site offshore. Mais le projet pose problème aux associations de protection de l’environnement : il est implanté au cœur du parc naturel marin.
Côté face, la vitrine est belle, avec ses créations d’emplois, un développement conséquent de l’activité du port de La Rochelle et des partenariats avec des entreprises de la région pour la fabrication et/ou la maintenance des diverses pièces. Coté production, les 500 Mégawatts promis suffiraient à couvrir la consommation de la Charente-Maritime, promet encore WPD Offshore. Sans compter la taxe, prévue par l’Etat sur les parcs éoliens, dont une bonne partie retomberait dans l’escarcelle des collectivités locales concernées. Les retombées promises ont suffisamment emballé les élus de la communauté de communes d’Oléron, pour qu’ils écrivent un courrier au gouvernement afin de demander que le projet soit inscrit au 4e appel d’offre lancé par L’Etat (1). La Ville de la Rochelle et la Région affichent également leur soutien, au point d’organiser un grand rassemblement sur un bateau de croisière, lundi 7 novembre, avec des entrepreneurs de l’éolien et des activités connexes, pour vanter les mérites du projet, à la veille du lancement des Assises de la Mer. François Hollande est d’ailleurs attendu à ces Assises, et les élus charentais-maritime sont nombreux à espérer que le président donnera officiellement sa position concernant ce projet.
Des questions ....
Côté pile, le projet soulève pour le moment bien des questions d’ordre environnemental, sur lesquelles ne manquent pas de mettre le doigt les associations de protection de la nature, comme Nature Environnement 17, la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Natver, Ré Nature environnement. Première pierre d’achoppement : le projet se situe au cœur du parc naturel marin, qui classe le site depuis avril 2015 comme zone sensible et protégée. Or, un parc éolien aurait irrémédiablement un impact sur la flore et la faune marine, en mer, mais aussi en l’air. « La couche superficielle de la terre sous-marine produit du phytoplancton et des sédiments qui servent de nursery et de garde-manger à un certain nombre d’espèces de faune et de flore. L’enfoncement des pieux et la pose des câbles, à 1m40 de profondeur, avec des travaux sur 3 à 4 ans, vont déstabiliser les sédiments, très volatiles, et ses habitants, privés de nourriture et de leur habitat », prévient Pierre Le Gall, enseignant chercheur en biologie marine et océanographe à la retraite. Couplé aux vibrations engendrées par les moteurs des éoliennes et aux chocs des vagues sur les pilônes, les poissons migrateurs comme l’esturgeon, et les mammifères marins, comme les dauphins, très présents sur la zone, et qui se dirigent au sonar, pourraient déserter, faute de pouvoir s’orienter. Un argument que la société WPD Offshore balaie d’un revers de main, assurant que sur « certains sites » d’éolien offshore, notamment en mer du Nord, « les poissons sont revenus » et « les pêcheurs avec ». Mais la configuration et les paramètres des parcs éoliens de la mer du Nord sont bien évidemment différents de l’Oléronais.
...l'inquiétude de la LPO
La LPO s’inquiète elle aussi de l’emplacement du projet, situé sur un axe migratoire important et entre deux « zones de protection spéciale » (ZPS) des pertuis Charentais et de Rochebonne, où nichent et se reproduisent des espèces rares ou en danger d’extinction, comme le Puffin des Baléares. Selon la LPO, les rares études d’impact sur l’éolien existantes ont démontré que les oiseaux migrateurs sont les premières victimes des pales des éoliennes. « Et on retrouve deux fois plus de cadavres quand les éoliennes sont implantées à moins d’un kilomètre d’une ZPS », précise Goeffroy Marx, responsable éolien et biodiversité à la LPO. Selon Nature environnement 17, les chauves-souris seraient également concernées (certaines espèces peuvent s’aventurer jusqu’à 80 km des côtes, ndlr).
Les associations environnementales s’inquiètent également de l’emplacement du site sur une zone sismique, non loin de l’épicentre du dernier tremblement de terre qu’a connu la Charente-Maritime au printemps. Elles demandent à ce que soit réalisée une véritable étude sismique, avec des professionnels indépendants, pour connaître les risques.
Ultime pierre d’achoppement : l’impact paysager. Le problème ne serait pas tant en mer que sur terre. Pour raccorder les éoliennes à la terre, le réseau de câbles à haute tension devra passer par la presqu’île d’Arvert, et donc par la forêt de la Coubre, pour aller jusqu’à son point de raccordement à Saintes, avec peut-être une zone intermédiaire à Saujon.
Mais ce qui interpelle le plus les associations environnementales, c’est une lettre de l’Agence des aires marines protégées, écrite à la préfète de Charente-Maritime en juillet 2015. Cet organisme de l’Etat y précise qu’au vue des « enjeux forts » environnementaux (les mêmes que ceux soulevés par les associations), « l’inscription en tant que telle en zone propice au développement de l’éolien offshore dans la zone « sud Oleron » serait de nature à compromettre les engagements pris par la France au titre de la directive Oiseaux ». Les associations espèrent que l’Etat ne désavouera pas.
(1) Rappel : l’Union européenne a fixé en 2007 de porter à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation d’électricité à l’horizon 2020, que ce soit en éolien terrestre, maritime ou de l’hydrolique ou du photovoltaïque. L’Etat a déjà lancé ainsi trois « appels d’offres », c’est-à-dire des sortes d’appels à projets sur des territoires définis par l’Etat.
http://www.aqui.fr/environnements/tensions-autour-d-un-projet-d-eolien-offshore-au-large-d-oleron,14637.html

08/11/16 : Eolien offshore : le calendrier au large du Tréport
Le point sur le projet de parc éolien en mer au large de Dieppe-Le Tréport avec la société qui porte le projet, liée à Engie. L’entretien d’EcoNormandie avec le directeur de développement, Christophe Leblanc.
La société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport est portée par l’énergéticien français Engie, lui-même adossé à l’Espagnol EDPR et à la Caisse des dépôts et consignation. Elle a remporté l’appel d’offres en 2014.
Où en est-on aujourd’hui dans le projet de parc ?
Quel est le calendrier ?
Pêche entre les éoliennes ?
À partir du début 2017, vous faites donc des demandes de permis de construire ?
Pourquoi une nouvelle enquête publique ?
À destination des pêcheurs, toujours opposés au projet, vous avez proposé mi-octobre en préfecture de Région des modifications sur le champ éolien.
Quelle sera la distance entre les éoliennes ?
Pourra-t-on ainsi pêcher entre les éoliennes ?
Vous êtes toujours dans la discussion avec les pêcheurs. Est-ce que leur opposition martelée vous agace ?
L’idée des pêcheurs de déplacer le parc vers l’ouest ne vous concerne donc pas ?
Recomposition industrielle
Combien de personnes pourraient travailler sur le chantier ?
Areva s’étant retiré pour la construction des éoliennes au Havre, l’Allemand Siemens et l’Espagnol Gamesa prennent le relais. Les atermoiements industriels vous inquiètent-ils ?
À Courseulles-sur-Mer, à Fécamp, nombre de recours sont déposés contre les projets éoliens en mer. Peuvent-ils affecter leur calendrier ?
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/eolien-offshore--le-calendrier-au-large-du-treport-JY7331847#.WCFrxPnhAdU

07/11/16 : Le projet éolien d'Engie, EDP, CDC, Eiffage, Principle Power et GE sélectionné par le gouvernement français
(Boursier.com) — L'État a sélectionné le projet de ferme pilote éolienne flottante en Méditerranée du groupement comprenant Engie, EDP Renewables, la Caisse des Dépôts, Eiffage, Principle Power et GE. Les partenaires se félicitent de cette décision, qui récompense des choix technologiques novateurs et l'expertise d'un groupement dont l'ambition est "de positionner rapidement l'éolien flottant comme une énergie compétitive intégrée au mix énergétique, aux côtés des acteurs nationaux et locaux déjà pleinement mobilisés".
Déjà engagés dans les projets éoliens en mer du Tréport et des Iles d'Yeu et de Noirmoutier, Engie, EDP Renewables et la Caisse des Dépôts se sont entourés de partenaires industriels de premier plan disposant d'une solide expérience des grands projets d'infrastructures et de la technologie de flotteur la plus prometteuse.
Située au large de Leucate - Le Barcarès, 1er gisement éolien maritime français, la ferme pilote comprendra 4 éoliennes GE Haliade 150-6 MW unitaires associées aux flotteurs semi-submersibles conçus par Principle Power à Aix-en-Provence et construits par Eiffage Métal à Fos-sur-Mer. L'assemblage, le stockage et la logistique de l'ensemble seront réalisés à Port-la-Nouvelle, dans l'Aude. Développé en concertation avec les acteurs des territoires, le projet bénéficiera en particulier aux entreprises des régions Occitanie et Provence Alpes Côte d'Azur (notamment via la diversification de l'usine de Fos-sur-Mer vers les énergies marines renouvelables).
À l'issue d'une phase d'études et de concertation, puis de construction, les éoliennes seront mises en production dès 2020 pour préfigurer le développement commercial de la filière éolienne flottante française et son positionnement compétitif à l'export.
http://www.boursier.com/actions/actualites/news/le-projet-eolien-d-engie-edp-cdc-eiffage-principle-power-et-ge-selectionne-par-le-gouvernement-francais-705616.html?rss

07/11/16 : Eolien flottant, hydrogène : les dernières annonces de Ségolène Royal
La transition énergétique avance tambour battant. La ministre de l'Environnement a rendu public les deux derniers lauréats de l'appel d'offres pour les fermes pilotes pour l'éolien flottant, ainsi ceux de l'appel à projets "Territoires hydrogènes". Tour d'horizon des initiatives sélectionnées.
La ministre de l'Environnement, de l'énergie et de la mer, a dévoilé les noms des deux nouveaux consortiums lauréats de l'appel à projets "Fermes pilotes pour l'éolien flottant" qui rejoignent les deux premiers, désignés au mois de juillet 2016. Il s'agit du projet "Provence Grand Large", porté par EDF Energies Nouvelles, et du projet "Eoliennes flottantes du golfe du Lion", d'Engie-EDP Renewables et Caisse des Dépôts.
Le premier consiste à déployer des turbines Siemens de 8 MW de puissance sur des flotteurs développés par SBM Offshore et IFP Energies Nouvelles. Trois machines seront installées dans la zone de Famaran, au sud de la Camargue (Bouches-du-Rhône). Quant au second projet, il se compose de turbines General Electric montées sur des flotteurs semi-submersibles Eiffage-PPI. Quatre engins de 6 MW seront installés sur la zone de Leucate (Aude). Rappelons que le but est d'expérimenter, pendant deux ans, le fonctionnement de fermes éoliennes offshore, avant d'éventuellement poursuivre leur exploitation pendant 15 ou 20 ans.
Le ministère a d'ailleurs annoncé l'étape suivante, qui consistera à lancer des appels d'offres commerciaux pour l'éolien flottant et l'hydrolien. Il a mandaté les préfets coordinateurs de façades maritimes pour identifier de futures zones d'implantation, en concertation avec les partenaires locaux et utilisateurs de la mer. D'autre part, la ministre annonce avoir saisi le Conseil supérieur de l'énergie d'un projet de décret visant à simplifier les procédures et le cadre assurantiel pour les énergies marines renouvelables. Le texte "devrait être publié d'ici à la fin de l'année", assure son cabinet.
Des "territoires hydrogènes" pour le stockage d'énergie
Autre filière qui connait un coup d'accélérateur, celle de l'hydrogène. L'appel à projets, lancé au mois de mai 2016, pour des travaux sur le stockage d'énergie a reçu une centaine de candidatures, réparties sur l'ensemble du territoire. Les utilisations proposées sont, d'après le ministère, "d'une grande diversité", allant de l'approvisionnement en énergie pour des écoquartiers, à de la valorisation d'hydrogène issu de procédés industriels, en passant par l'alimentation de secours de magasins de grande distribution. En tout, 29 d'entre eux ont été labellisés par le comité d'évaluation qui regroupait des experts issus des financeurs publics (ministères de l'Environnement et de l'Industrie, Ademe, BPIfrance, Caisse des Dépôts, CGI). Les lauréats bénéficieront d'un accompagnement de leur part "pour mobiliser les dispositifs de soutien permettant de concrétiser leurs projets".
Huit territoires ont ainsi été sélectionnés, dont la région Occitanie (cinq projets), les régions Normandie et Hauts-de-France (quatre projets chacune) ou le département de Vendée (deux projets). Des collectivités moins étendues ont également été retenues comme la communauté d'agglomération de la Rochelle, ou la communauté de communes des Landes d'Armagnac. Trois projets "avec un intérêt territorial fort" ont ensuite été labellisés : "Cashemir" et "HyWay II" (Auvergne-Rhône-Alpes), "Velhyre" (Centre-Val de Loire) et "Cleargen" (Martinique). Enfin, quatre projets présentant "un fort intérêt économique" cette fois, ont également été sélectionnés : "Sphynx" porté par Engie (Île-de-France), "Valhydate" de l'entreprise Kem One, les projets présentés par Carrefour et le projet"Be-e". Le ministère souligne "le succès de cet appel à projets" qui constitue "une première étape importante dans le développement d'une filière hydrogène, qui représente des enjeux importants pour l'industrie française, la transition énergétique et la croissance verte". Des enjeux identifiés depuis plusieurs années.

07/11/16 : Énergies marines renouvelables
Éolien flottant et hydrolien : la France entre en phase commerciale
Le gouvernement a désigné deux nouveaux projets de fermes pilotes pour l'éolien flottant. A cette occasion, le ministère de l'environnement annonce le lancement des préparatifs pour les appels d'offres commerciaux dans l'éolien flottant et l'hydrolien.
Deux premiers parcs avaient été attribués cet été. Les projets lauréats étaient alors portés par Quadran pour l'un, Eolfi et CGN pour l'autre. Deux nouveaux viennent d'être annoncés. Ils concernent des fermes pilotes pour l'éolien flottant. Le projet PGL comprendra trois éoliennes de 8 MW dans la zone de Faraman en Méditerranée. Il est piloté par EDF EN. Il utilisera des turbines fabriquées par Siemens et des flotteurs de SBM et Ifpen.
Quant au projet EFGL, il est porté par Engie, EDPR et la CDC. Il s'agit d'une ferme pilote de quatre éoliennes de 6 MW dans la zone de Leucate en Méditerranée. Les turbines seront fabriquées par GE et les flotteurs par Eiffage et PPI. Cet appel d'offres concernait des fermes pilotes. Mais le ministère de l'Environnement profite de cette annonce pour communiquer sur de futurs appels d'offres commerciaux sur l'éolien flottant et l'hydrolien. « Mandat est donné aux préfets coordinateurs de façade maritime pour identifier, en concertation avec les partenaires locaux, les futures zones des appels d'offres », annonce le ministère par communiqué. Au passage, il précise : « La ministre a saisi le Conseil supérieur de l'énergie d'un projet de décret pris en application de la loi sur l'économie bleue qui simplifie le cadre assurantiel des énergies marines renouvelables. Il devrait être publié d'ici la fin de l'année ».
Ces annonces ont été saluées par les professionnels de France Énergie Éolienne (FEE) : « Les acteurs se réjouissent du lancement à venir des concertations pour la définition de zones propices en amont d'appels d'offres commerciaux, cette phase préparatoire est fondamentale », déclare Olivier perot, président de FEE. « Nous espérons que les volumes dédiés à l'éolien flottant seront les plus élevés possibles. Nous sommes confiants sur le potentiel de baisse des coûts de l'éolien en mer flottant et sur les gains résultant de son industrialisation, la France a clairement une longueur d'avance sur cette technologie. »
http://www.environnement-magazine.fr/article/48441-eolien-flottant-et-hydrolien-la-france-en-phase-commerciale/

04/11/16 : Après Gruissan, un nouveau projet d'éolien flottant retenu au large de Leucate
Le ministère de l'Energie a annoncé jeudi les deux nouveaux projets retenus pour l'appel à projets d'éolien flottant. L'un d'eux porte sur 4 éoliennes au large de Leucate, dans l'Aude. L'autre prévoit 3 éoliennes au large de Fos-sur-Mer.
Finalement sur les 4 projets de fermes éoliennes lancées par le ministère de l'énergie sur tout le territoire français, l'Aude pourrait bien devenir le premier département concerné avec 2 projets lauréats. Le site au large de Gruissan a déjà été choisi par le gouvernement en août dernier. Et hier jeudi, un deuxième site audois, Leucate, a également eu les préférences au terme de l'appel à projets pour les parcs pilotes d'éolien flottant en France.
QUATRE ÉOLIENNES DE 6 MÉGAWATTS AU LARGE DE LEUCATE
Ce projet, appelé EFGL, est mené par Engie, le portugais EDPR et la Caisse des Dépôts. Au large de Leucate, Engie va installer quatre éoliennes de 6 mégawatts, fournies par General Electric et équipées de flotteurs construits par Eiffage.
De son côté, le projet retenu dans les Bouches-du-Rhône, baptisé "Provence Grand Large" est porté par EDF Energies nouvelles, filiale d'EDF dédiée aux énergies renouvelables. Il est un peu plus modeste que celui de Leucate puisqu'il prévoit au large de Fos-sur-Mer 3 éoliennes de 8 mégawatts, fournies par Siemens, et équipées de flotteurs développés par SBM Offshore et l'Institut IFP EN.
2 DES 3 SITES PILOTES EN MÉDITERRANÉE SONT AUDOIS
Cet été, le ministère de l'Energie avait déjà désigné deux premiers lauréats : le projet porté par Quadran sur la zone de Gruissan en méditerranée et le projet mené par Eolfi et le chinois CGN sur la zone de Groix en Bretagne. Ainsi, au terme de cette deuxième "vague", 2 des 3 projets pilotes méditerranéens sont prévus dans l'Aude, à quelques kilomètres de distance. L'un à Gruissan et l'autre à Leucate, ils vont "cerner" Port-la-Nouvelle. Dans un premier temps, ce ne sont que quelques éoliennes pilotes qui vont être installées, mais l'idée à terme est bien de créer des "champs" d'éoliennes.
Ces projets sont soutenus via le Programme des investissements d'avenir. La loi sur la transition énergétique prévoit l'installation d'ici 2023 de 100 MW de capacités d'énergies marines (éolien flottant, hydrolien, etc. hors éolien en mer posé) et l'attribution de projets pour une puissance comprise entre 200 et 2.000 MW "en fonction du retour d'expérience des fermes pilotes et sous condition de prix", selon un décret publié la semaine dernière.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/aude/narbonne/apres-gruissan-nouveau-projet-eolien-flottant-retenu-au-large-leucate-1122705.html

04/11/16ÉOLIEN EN MER Les simulations visuelles renforcent l‘inquiétude
La concertation se poursuit autour du projet de parc éolien offshore au large du Tréport. Son impact sur le paysage a été mesuré par des simulations visuelles présentées jeudi soir.
http://www.courrier-picard.fr/region/eolien-en-mer-les-simulations-visuelles-renforcent-ia174b0n875837

04/11/16 : Eolien flottant : deux nouveaux parcs pilotes attribués en Méditerranée
Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie et de la Mer a annoncé hier les lauréats de l’appel à projets pour le développement de fermes pilotes d’éoliennes flottantes au large de Faraman et Leucate, en Méditerranée. Le projet PGL, porté par EDF EN, a été retenu pour le premier site. Il comprendra trois machines Siemens de 8 MW supportées par des flotteurs SBM/IFPEN. Le site de Leucate a, quant à lui, été attribué au projet EFGL, piloté par Engie, EDPR et CDC. Il verra l’installation de quatre éoliennes GE de 6 MW dotées de fondations développées par Eiffage et PPI.
Ces attributions s’ajoutent aux deux projets désignés en juillet dernier pour deux autres fermes pilotes d’éoliennes flottantes : le site de Groix (projet Eolfi avec quatre turbines GE de 6 MW et des flotteurs DCNS) et celui de Gruissan (projet Quadran avec quatre machines de 6 MW Senvion et fondations Ideol).
En dehors de l’attribution des deux derniers sites de l’appel à projets, Ségolène Royal annoncé que mandat avait été donné aux préfets coordinateurs de façade maritime pour identifier, en concertation avec les partenaires locaux, les futures zones des appels d’offres pour les parcs commerciaux d’hydroliennes et d’éoliennes flottantes.
La ministre a, par ailleurs, saisi le Conseil supérieur de l’énergie d’un projet de décret pris en application de la loi sur l’économie bleue qui simplifie le cadre assurantiel des énergies marines renouvelables. Il devrait être publié d’ici la fin de l’année.http://meretmarine.com/fr/content/eolien-flottant-deux-nouveaux-parcs-pilotes-attribues-en-mediterranee

02/11/16 : À travers un documentaire, le regard d’un journaliste sur la filière de l’éolien offshore au Havre, Fécamp et Dieppe.
Énergies. Le journaliste scientifique Alexandre Sredojevic vient de réaliser un documentaire sur l’éolien en mer au Havre et dans la région.
C’est un travail de longue haleine que vient de réaliser le journaliste scientifique Alexandre Sredojevic. Depuis 2012, date à laquelle ont été lancés les premiers appels d’offres par le gouvernement sur l’attribution de parcs éolien offshore en mer, la Normandie s’est mobilisée et se mobilise toujours pour accueillir une filière prometteuse. Mais les choses ne sont pas aussi simples. La réalité du terrain et la conjoncture économique peuvent parfois en décider autrement. Alexandre Sredojevic, qui a déjà abordé par le passé les thématiques de l’énergie, a souhaité poser sa caméra au Havre, à Fécamp et à Dieppe-Le Tréport. Son documentaire intitulé « Les vents du Havre » est le témoignage d’une transition énergétique en marche avec ses acteurs qu’ils soient élus, chefs d’entreprises, pécheurs, riverains ou tout simplement les habitants de la région. Le journaliste le concède, le scénario de son projet a profondément évolué depuis 2013, date à laquelle le journaliste a fait ses premiers repérages.
Une volonté de s’exprimer
« J’ai démarré le tournage en février 2016 mais je suis à l’écoute de ce qui se passe ici depuis bien plus longtemps. J’ai assisté à des réunions du débat public. L’installation de parcs éoliens en mer a amené les gens à se poser beaucoup de questions car ce sont des projets qui concernent à la fois le développement économique, la protection de l’environnement, la protection du paysage, la pêche, le transport maritime ou encore l’emploi. Tout au long du tournage, j’ai senti des gens fortement impliqués et qui avait la volonté de s’exprimer », explique Alexandre Sredojevic.
Le journaliste explique également que le début du tournage a débuté à un moment un peu particulier. « Je me suis aperçu que la volonté politique avec la succession d’appels d’offres ne suffit pas toujours. Au début de l’année 2016, on a vu les choses changer. Les grandes entreprises françaises dans le domaine de l’éolien offshore ne sont plus là. Le prix du pétrole est au plus bas et du coup, on regarde l’éolien avec moins d’intérêt... Au cours du tournage par exemple, j’ai appris que le gouvernement réaffirmait le rôle du nucléaire en France. Parfois, les messages sont un peu brouillés » précise-t-il. Les Vents du Havre se penche justement sur la complexité de ce type de projets.
Passé, présent et avenir
Alexandre Sredojevic fait en effet le constat que si tous les acteurs veulent aller dans le sens de la protection de la planète, tout le monde n’est pas forcément d’accord sur le chemin à prendre. « Il y a parfois de la méfiance, des interrogations. C’était notamment le cas pour les pêcheurs... J’ai aussi rencontré des gens optimistes. Il y a une appétence pour l’environnement mais les gens se demandent parfois ce qu’ils sont prêts à céder pour ça ».
Le journaliste explique également que la Normandie est historiquement un territoire très représentatif dans le domaine des énergies que ce soit pour le gaz, le pétrole ou l’industrie nucléaire. « C’est le territoire de toutes les possibilités mais aussi de toutes les dépendances... Ce documentaire, c’est à fois un regard sur le passé, le présent et l’avenir. On sent que les choses sont en train de bouger. Les choses ne sont jamais figées. »
Alexandre Sredojevic raconte qu’il a rencontré au Havre des entreprises qui misent beaucoup sur l’implantation de la nouvelle filière. « Pour certaines, elles ont investi beaucoup de temps et d’argent. Avec le temps qui passe, j’ai ressenti un peu de scepticisme de la part de quelques acteurs havrais notamment chez certaines PME-PMI. Mais l’ambition est là malgré tout... Au Havre, le débat public a été plutôt consensuel avec une évidence économique et les répercussions que la filière peut avoir sur l’emploi. C’était moins le cas au Tréport ».
Le journaliste souhaite poursuivre son travail d’observation et espère pouvoir réaliser un second épisode sur cette grande saga industrielle.
F. H.
Documentaire « Les Vents du Havre » diffusé le lundi 7 novembre sur France 3 Haute Normandie (horaire non précisé) puis sur France 3 nationale le 17 novembre en soirée.
http://www.paris-normandie.fr/region/a-travers-un-documentaire-le-regard-d-un-journaliste-sur-la-filiere-de-l-eolien-offshore-au-havre-fecamp-et-dieppe-XF7272415#.WBry3eQzUdW

31/10/16 : Eolien offshore : XEMC Windpower noue un partenariat avec General Electric en Chine
General Electric (GE) a annoncé une collaboration avec XEMC Windpower, l'un des principaux équipementiers d'éolien en mer, en vue d'alimenter de futurs parcs éoliens offshore en Chine.
« En Chine, pour la Chine »
Tous les convertisseurs seront fabriqués dans l'usine de GE situé à Shanghai, ce qui démontre bien l'engagement de GE d'être « En Chine, pour la Chine. »
L'industrie éolienne offshore en Chine a connu une croissance robuste au cours des dernières années. Le gouvernement chinois a mis en place un plan ambitieux pour atteindre 30 GW d'ici 2020 d'installations dans l'industrie éolienne offshore.
http://www.les-smartgrids.fr/emplois-industries-et-marches/31102016,eolien-offshore-xemc-windpower-noue-un-partenariat-avec-general-electric-en-chine,1873.html

28/10/16 : Réunion pour débattre du parc éolien en mer
Le 3 novembre prochain, 20 heures, à l'espace multiloisirs des Mathes il sera question du projet d'implantation du parc éolien au large d'Oléron. L'occasion de s'informer gratuitement sur ce que pourrait devenir demain notre « horizon »…
Enjeux environnementaux
Le souffle d'Éole s'apprêterait donc à venir au secours des énergies renouvelables afin d'atteindre l'objectif fixé par l'Union européenne en 2007. D'une puissance totale de 6GW, les éoliennes implantées en mer permettraient donc d'y parvenir. Des zones de développement ont ainsi été définies. Écarté du fait de « sensibilités environnementales importantes », le projet d'implantation de quelque 80 éoliennes au large d'Oléron n'en resterait pas moins dans les cartons.
Quels sont les impacts potentiels des parcs éoliens en mer ? Sont-ils compatibles avec les enjeux environnementaux de ce territoire situé au cœur du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis ? Autant de questions que se posent les habitants d'Oléron et du Pays royannais. Et c'est pour tenter d'y répondre qu'a été organisée cette conférence-débat, en présence d'experts en la matière.
L'occasion aussi pour la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) France d'exprimer sa position officielle sur ce projet de parc offshore.
Renseignements sur le site www.eolien-oleron.natvert.fr
http://www.sudouest.fr/2016/10/28/reunion-pour-debattre-du-parc-eolien-en-mer-2549551-1392.php

27/10/16Eolien en mer : Des mesures du vent en baie de Saint-Brieuc
Dans le cadre du projet d’implantation de 62 éoliennes en baie de Saint-Brieuc, la société Ailes Marines, a présenté une des bouées qui va mesurer la force du vent sur le futur site.
http://www.media-web.fr/eolien-en-mer-des-mesures-du-vent-en-baie-de-saint-brieuc-80-102-2357.html

25/10/16 : Un parc éolien près d'Oléron
http://eolien-oleron.natvert.fr/

20/10/16 : Eolien en mer : les recours contre les parcs s'enchaînent
Un recours contre le projet de parc éolien en mer de Courseulles-sur-mer vient d'être déposé par huit associations. Le parc d'EDF prévu en Calvados subit donc le même sort que ses voisins de Fécamp et Saint-Nazaire.
Huit associations ont annoncé avoir déposé lundi 11 octobre un recours contre le parc éolien offshore prévu au large de la Normandie. Elles contestent l'autorisation d'implantation et d'exploitation octroyée par la Préfecture du Calvados en juin dernier. Certaines associations sont opposées à l'éolien sous toutes ses formes, d'autres s'inquiètent de la dénaturation du paysage sur ce lieu de mémoire lié au débarquement, d'autres encore plus particulièrement des impacts environnementaux de ces parcs. "La zone industrielle maritime occupera 50 km2 et sera hérissée par 75 monstres d'acier et de matériaux composites non recyclables de 150 m d'envergure. Ils culmineront à 180 m au dessus de la mer. Les fonds marins seront percés par les pieux de fondation. Les sédiments marins seront occupés par un fouillis de câbles électriques. Chaque machine pèsera au minimum 1.500 tonnes. Aucune éolienne de ce type et de cette puissance, 6 MW, n'a prouvé en condition réelle sa capacité de résistance et de productivité", argumente Robin des Bois, l'une des associations signataires du recours.
Lors des débats publics organisés en 2013 pour les trois parcs en projet, la question des paysages avait été le sujet le plus polémique et avait donné lieu à des discussions animées. Le thème avait pris une tonalité particulière à Courseulles-sur-Mer où la compatibilité du projet avec le site historique des plages du Débarquement "est et restera probablement un sujet de polémique" concluait le Commission nationale du débat public.
Le recours a été déposé devant la cour administrative d'appel de Nantes, cour unique choisie par décret pour traiter tous les recours relatif aux énergies marines en mer depuis le 1er février 2016. Elle traitera également les recours déposés sur les parcs de Fécamp en juin et de Saint-Nazaire en août. Cette juridiction unique concerne aussi les décisions relatives aux ouvrages des réseaux publics d'électricité dont au moins une partie est située en mer jusqu'aux premiers postes de raccordement à terre. S'y ajoutent également les décisions relatives aux industries portuaires rendues nécessaires par la construction, le stockage et le pré-assemblage des installations précédentes, de même que les opérations de transport et de dragage connexes.
http://www.actu-environnement.com/ae/news/recours-pars-eoliens-courseulles-normandie-27725.php4#xtor=ES-6



19/10/16 : Région > Villes Soeurs, Val de Bresle
ÉOLIEN EN MER :  Les opposants obtiennent des concessions
À Cayeux, mardi, le promoteur du parc éolien en mer au large du Tréport, a tenté une fois encore de convaincre les sceptiques. Ce mercredi, il a lâché un peu de lest en faveur de la pêche.http://www.courrier-picard.fr/region/eolien-en-mer-les-opposants-obtiennent-des-concessions-ia176b0n867887

19/10/16 Éoliennes en mer. Deux ans pour analyser le vent
La technologie lidar va équiper deux énormes bouées qui seront prochainement mises à l'eau, expliquent Emmanuel Rollin et Jérôme Dumont d'Ailes Marines, accompagnés de Pascal Craplet, directeur de RES, actionnaire dans le projet.

À partir de la semaine prochaine, Ailes Marines, porteur du projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc va procéder, pour une durée de deux ans, à des mesures de vent. Deux bouées high-tech vont être larguées en mer.
Jaune pétant, ventru, ressemblant vaguement à une coque de bateau, difficile de passer à côté de l'engin. Posé sur l'un des quais du port du Légué, il attend d'être largué prochainement en mer. Après une campagne de mesures géophysiques menée le mois dernier, Ailes Marines, chargée du développement, de la construction, de l'installation et de l'exploitation du futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc, va procéder à des mesures de vent. Non pas qu'elle n'ait pas déjà sa petite idée sur la question, mais cette fois, il s'agit d'affiner les relevés effectués lors d'une première campagne, entre 2012 et 2014. Des données qui avaient été prises au phare du Grand Léjon, à 10 km au sud de la zone où seront implantées les 62 éoliennes. Aujourd'hui, trois points de relevés sont prévus. L'un, toujours sur le phare et deux autres sur la zone même, au nord et au sud du périmètre concerné.

Jusqu'à 200 m d'altitude
Plutôt que d'avoir recours à des mâts de mesures qui nécessitent des fondations, ce qui est délicat en mer, Ailes Marines a opté pour une technologie innovante : le lidar, acronyme de « Light detection and ranging », une technique de mesure de distance et de vitesse par effet Doppler. Installé sur l'énorme bouée jaune, l'appareil est capable de mesurer de manière précise la vitesse et la direction des vents.
Concrètement, un faisceau lumineux laser balaiera en permanence l'atmosphère pour le scanner entre 40 et 200 m d'altitude. « On connaîtra en continu la vitesse et la direction du vent », affirme Jérôme Dumont, ingénieur chez Ailes Marines, responsable du lidar flottant et de l'étude des vents. « Il s'agit d'une technologie certifiée qui n'existait pas en 2012 », précise Emmanuel Rollin, directeur du projet. La campagne de mesures est prévue pour durer deux ans. Même si les relevés se feront en directe par satellite, l'analyse prendra forcément un peu de temps à l'issue des 24 mois.
Un million d'euros la bouée
Arrimée en mer par trois corps-morts de trois à cinq tonnes, la bouée fonctionnera en parfaite autonomie. Équipée de panneaux solaires, d'une éolienne et d'un moteur diesel en cas de pépin, elle nécessitera tout de même un petit contrôle tous les six mois. En outre, elle embarquera d'autres équipements pour mesurer la pression atmosphérique, la température, la houle ou encore la vitesse et la direction des courants en surface et en profondeur. Des caméras permettront bien évidemment de veiller au grain depuis la terre. C'est donc une batterie de données qui seront analysées. Certaines pourront d'ailleurs profiter aux professionnels de la mer via un site internet. Coût de chaque bouée : 1 M€. La mise à l'eau de la première est prévue la semaine prochaine, l'autre installation aura lieu courant novembre. Quant à l'installation du lidar sur le phare du Grand Léjon, elle interviendra en octobre.
http://www.letelegramme.fr/bretagne/eoliennes-en-mer-deux-ans-pour-analyser-le-vent-13-10-2016-11252480.php#EgyOS5pt1joGjuJ2.99

19/10/16 Eolien en mer : coup de frein sur les parcs d'EDF
Les recours vont retarder la mise en service des trois parcs d'au moins « un à deux ans ».
Les premiers parcs éoliens en mer français ne risquent pas de livrer de sitôt leurs premiers électrons. En début de semaine, huit associations ont annoncé avoir déposé un recours contre le parc de Courseulles-sur-Mer (Calvados), qui doit être construit par EDF EN : les anti-éoliens comme la Fédération Environnement durable ou Vent de colère ont été rejoints par des associations locales (Belle Normandie Environnement) mais aussi par D-Day Heritage, qui s'oppose à l'implantation d'éoliennes au large des plages du Débarquement.
Avec cette nouvelle action en justice, c'est maintenant l'ensemble des parcs d'EDF EN, attribués en avril 2012 au cours du premier appel d'offres, qui font l'objet d'un recours. Pour les deux autres, à Fécamp (Seine-Maritime) et à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les recours avaient été déposés cet été, tout juste quatre mois après leur autorisation - soit le maximum du délai autorisé. Du coup, c'est tout le calendrier relatif à ces parcs qui subira des retards. « Il faut compter entre un et trois ans supplémentaires », estime un industriel.
Le démarrage des travaux était prévu pour 2018
Pour réduire les délais liés aux recours, le gouvernement a pris un décret début 2016 relatif aux énergies renouvelables marines, qui confie leur traitement directement à la cour d'appel administrative de Nantes. Celle-ci devra se prononcer en douze mois, maximum. « Il restera encore la possibilité d'aller devant le Conseil d'Etat, soit potentiellement deux ans supplémentaires », poursuit cet industriel. Chez EDF EN, Béatrice Buffon, directrice des énergies marines renouvelables, estime le délai global « de l'ordre de un à deux ans ».
Soit autant de retard pour les projets, alors que le démarrage des travaux en mer était prévu pour 2018 et la mise en service à partir de 2020. « Nous n'avions pas intégré les recours au calendrier car nous devions être prêts à lancer la construction dès l'obtention des autorisations », explique Béatrice Buffon. Alors qu'EDF EN est en négociation avec les industriels sur les équipements (sous-stations, installations en mer, câbles et fondations), les recours vont retarder la signature de l'ensemble des commandes concernées.
Chez GE Renewable Energy (ex-Alstom), qui doit construire les turbines de ces parcs, c'est notamment le plan de charge de l'usine de Saint-Nazaire qui est en jeu. L'usine doit fournir les 66 turbines du parc allemand Merkur, en mer du Nord, qui la fera tourner jusqu'à mi-2018. GE espère remporter d'ici là d'autres contrats, mais « les recours français pourraient avoir un impact sur le plan de charge et l'emploi », indique-t-on dans le groupe.
http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211409992081-eolien-en-mer-coup-de-frein-sur-les-parcs-dedf-2036525.php?ZmzYAqKxu06LCWzx.99

06/10/16Charente-Maritime : les chiffres du projet d'éolien en mer
Des éoliennes au large de l'île d'Oléron. Le projet court toujours. On vous donne les chiffres-clés
http://www.sudouest.fr/2016/10/06/charente-maritime-les-chiffres-du-projet-d-eolien-en-mer-2525850-1584.php

04/10/16 : Croissance bleue. La sécurité des éoliennes en mer en débat
Quelle cohabitation entre les futurs champs éoliens, les pêcheurs et les plaisanciers ? Quels risques pour les navigateurs, les industriels et les sauveteurs? Quelle réglementation ? Éléments de réponse avec deux spécialistes de la mer.
Patrick Chaumette, spécialiste du droit maritime, professeur à l’université de Nantes :
Premier risque, les questions de conflit d'usage et de sécurité de la navigation. Un champ d'éoliennes à l'endroit où passe le trafic portuaire, c'est manifestement incompatible.
C'est aussi la question de la cohabitation de la pêche et du champ éolien. Fait-on un champ éolien relativement serré à l'intérieur duquel la pêche est interdite ? Ou, comme dans les projets modernes, l'ouvre-t-on de manière à ce que des pêcheurs puissent y slalomer, parce que ce sera des récifs artificiels correspondant en partie à une aire marine protégée.
Et quid de la navigation de plaisance ? Les plaisanciers emmèneront probablement leurs amis faire des photos de champs d'éoliens et on ira les chercher là-bas... La SNSM devra s'adapter à des interventions pour des selfies, c'est à peu près inéluctable (rires).
L'étape suivante, mais on commence l'expérimentation, ce sera l'éolien flottant, ancré dans le sous-sol, installé un peu plus au large. Avec, évidemment, la possibilité qu'un champ se désancre et parte à la dérive.
Imaginera-t-on des remorqueurs de haute mer plus ou moins disponibles, pour intervenir à la suite d'une tempête ? Quel coût représente un remorqueur qui sert une fois tous les dix ans ? C'est un calcul.
Sylvain Traversa, enseigne de vaisseau, chef du bureau Énergies marines renouvelables, préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord :
Le risque est par exemple celui d'une avarie, un navire qui va dériver dans le champ éolien. Comment intervenir et résoudre ce problème qui peut être très grave. Pour éviter que des bateaux s'y perdent, qu'on y organise par exemple des régates, il faut l'appréhender. La gestion des opérations de secours en mer par les préfets maritimes via les Cross est déjà difficile et vous mettez un jeu de quilles au milieu. Des aérogénérateurs en mer, c'est une difficulté supplémentaire, un risque pour les sauveteurs, l'industriel, mais également pour les navigateurs.
Le leitmotiv du préfet maritime, c'est le maintien des activités préexistantes mais de manière encadrée. On co-construit des règles communes, générales, mais qui seront appliquées de manière spécifiquement locale. Par exemple, s'agissant de la pêche professionnelle dans les parcs éoliens, la volonté est de maintenir les usages existants, comme dans le parc de Saint-Brieuc, où on a de la coquille saint-jacques, ce que l'on n'a pas à Fécamp.
Des messages de prévention seront passés par les autorités maritimes, les consortiums, mais il y a aussi le bon sens marin. On a tendance à l'oublier mais il est très présent chez les navigateurs.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/croissance-bleue-la-securite-des-eoliennes-en-mer-est-deja-dans-l-air-4534313

04/10/16« Dunkerque sera le champ éolien le plus rentable »
L’entreprise bretonne Nass&Wind vient d’avoir le rendu des mesures de vent qu’elle a effectuées avec sa bouée au large de Dunkerque. Elles confirment l’intérêt qu’offre la zone pour l’implantation d’éoliennes offshore.« Au vu des premières mesures, Dunkerque sera le champ éolien le plus rentable. » Jérémy Tolu, chef de projet à Nass&Wind, est clair. Le travail mené depuis mai par l’entreprise bretonne, qui a posé au large de Dunkerque une bouée de mesure du vent (notre édition du 7 juin), vient apporter de l’eau au moulin des défenseurs de l’éolien offshore sur les bancs dunkerquois. Il conforte le choix fait par Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de retenir le secteur comme zone d’implantation d’éoliennes en mer dans le cadre du troisième appel d’offres national. Surtout, il peut être un argument pour amener des investisseurs à se positionner pour l’implantation du futur champ.
« Un des gisements les plus intéressants du littoral français »
Le grand large dunkerquois se profile comme « un des gisements les plus intéressants du littoral français », envisage Nass&Wind, qui a déjà travaillé sur des zones comme Saint-Nazaire ou Saint-Brieuc. « Le site dunkerquois présente des vitesses de vent plus importantes, analyse Jérémy Tolu. Vu sa vitesse, l’intensité qui fait tourner les éoliennes plus vite, il produira plus d’énergie. » D’où sa meilleure rentabilité, car « le vent est ce qui est le plus important pour calculer au plus juste la rentabilité d’un projet éolien, donc le coût de l’électricité », poursuit le spécialiste.Une mesure fiable
Les mesures de Nass&Wind sont d’autant plus intéressantes qu’elles ont été réalisées entre mai et septembre, à une période plutôt calme question vent. Elles apportent aussi des éléments fiables vu la technique employée : « Sur notre bouée est installé un boîtier qui envoie un signal laser vertical, qui peut mesurer jusqu’à 200 m de hauteur. L’important est de connaître le vent au niveau du moyeu de l’éolienne, soit une centaine de mètres. Sur les quatre mois de mesures, notre système a fonctionné 99 % du temps. Et il donne des mesures réelles, pas des modélisations ou des extrapolations », explique Jérémy Tolu.
Ces résultats devront être complétés : « Pour un projet éolien, il faut au moins un an de mesures pour jauger les variations selon les saisons et avoir une bonne évaluation du vent, que ce soit en vitesse ou en direction », détaille le chef de projet.
http://www.lavoixdunord.fr/54004/article/2016-10-04/dunkerque-sera-le-champ-eolien-le-plus-rentable

03/10/16Eolfi. Un projet de ferme éolienne à 183 millions d'euros à Groix
http://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/au-sud-de-groix-cap-est-mis-sur-l-eolien-flottant-4531615

01/10/16 L'Europe développe son éolien offshore
D'ici à 2025, la puissance des parcs sera de 39,2 gigawatts. L'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas forment le trio de tête. La France quatrième.
La croissance de l'éolien en mer va se poursuivre en Europe. De 2017 à 2025, le cabinet de consultants Make, spécialisé dans les énergies renouvelables, estime qu'elle va se situer à 3 gigawatts (GW) par an.
Avec les 11 GW déjà en service à la fin de l'année 2015 et les éoliennes offshore en cours de raccordement au réseau en 2016, la puissance des parcs en activité ou en cours de construction atteindra alors 39,2 GW. Une capacité somme toute assez minime en comparaison avec l'éolien terrestre dont la puissance dépasse d'ores et déjà les 130 GW en service en Europe.
http://www.ouest-france.fr/economie/l-europe-developpe-son-eolien-offshore-4526971

29/09/16 : Éolien. Les pêcheurs " très réservés " face au projet dans la Manche
L'enquête publique sur le parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc se termine ce jeudi. Les pêcheurs sont parmi les premiers concernés par ces immenses éoliennes qui doivent voir le jour en 2020
Le comité des pêche des Côtes-d'Armor, celui d'Ille-et-Vilaine et le comité régional des pêches maritimes ont remis leurs observations, mercredi, dans le cadre de l'enquête publique sur le parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc. Enquête publique qui prend fin ce jeudi.
Dans ce rapport, les pêcheurs se disent « très réservés » face à ce projet qui prévoit la construction de 62 éoliennes de 216 m de haut.
« La première raison est l’absence de garantie concernant l’ensouillage des câbles, indique Alain Coudray, président du comité départemental des pêches maritimes. Nous n’avons pas la garantie d’un ensouillement intégral de tous les câbles. Les études, qui datent de 2012, évoquent un ensouillement partiel. On ne peut pas nous assurer qu’ils seront enfouis partout. Or nous demandons le maintien intégral des activités de pêche actuelles dans la zone des éoliennes. »
L'absence d'ensouillage total remettrait en cause l'usage du chalut et de la drague dans la zone.
Maintenance à Saint-Quay : "On n’est au courant de rien"
La deuxième inquiétude porte sur le chantier qui doit durer deux ans : « On manque de données sur l’impact du bruit et de la turbidité. Ailes Marines compte récupérer les sédiments issus des forages, et les rejeter en mer. Quelles seront les conséquences sur les espèces qui sont pêchées dans cette zone ? Les coquilles Saint-Jacques, les poissons, les céphalopodes ? Il n’y a pas d’études. »
En fin, troisième inquiétude, le port de maintenance prévu à Saint-Quay-Portrieux : « On n’est au courant de rien. Il y aura des aménagements. La pêche veut être associée aux décisions qui seront prises. On veut que tous les bateaux puissent continuer à travailler, à débarquer leur pêche, qu’ils soient côtiers ou hauturiers. Qu’ils gardent les espaces de stockage ou de parking dont ils ont besoin. »http://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-darmor/les-pecheurs-tres-reserves-face-au-projet-de-parc-eolien-offshore-4522351

26/04/16 : Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER, EN CHARGE DES RELATIONS INTERNATIONALES SUR LE CLIMAT Arrêté du 24 avril 2016 relatif aux objectifs de développement des énergies renouvelables