Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

DOM-TOM

Départements et Territoires d'Outre-Mer





20/09/17Makemo : la société Te Mau Ito Api placée en redressement judiciaire
PAPEETE, le 20 septembre 2017 - Annoncé la semaine dernière, le jugement du tribunal mixte de commerce de Papeete a été rendu public ce mercredi.
La semaine dernière, la société d’économie mixte Te Mau Ito Api des "éoliennes" de Makemo a saisi le tribunal mixte de commerce de Papeete cette semaine, placée dans l’incapacité de rembourser une avance de 76 millions de francs que lui réclame son actionnaire majoritaire, le Pays.
Comme l'ont révélé nos confrères de Radio 1 mercredi dernier, le Pays a adressé à la société d’économie mixte un commandement de payer les 76 millions de francs d’avances en compte courant libérées au fil des derniers mois pour lui permettre de faire face à ses dépenses.
Cette injonction de payer a été signifiée à la SEM le 1er septembre dernier. Incapable de payer, la Sem a saisi le tribunal de commerce. Lundi 11 septembre, elle a été placée en redressement judiciaire.
http://www.tahiti-infos.com/Makemo-la-societe-Te-Mau-Ito-Api-placee-en-redressement-judiciaire_a164827.html

16/09/17 : La Réunion : 
Un nouveau souffle pour l'éolien
Le groupe Quadran annonce pour plus de 100 millions d'euros d'investissements à La Réunion dans le solaire mais aussi dans l'éolien avec l'installation d'éoliennes de 2 MW et des projets de nouvelles fermes à l'horizon 2020.
Avant d'accueillir son PDG, Jérôme Billerey, d'ici la fin du mois, c'est à une députée de la France insoumise, Mathilde Panot, que Quadran Réunion fera visiter demain matin sa ferme éolienne de la Perrière, dans les hauts de Sainte-Suzanne. Depuis 2005, le site héberge 37 éoliennes de 275 kw soit une puissance installée de 10 MW. La seule ferme éolienne de l'île avec celle d'EDF Énergie Nouvelle à Sainte-Rose. Un secteur en panne d'investissements : alors que le photovoltaïque ne cesse de progresser dans le mix énergétique (+ 13,3 MW depuis 2014, 186 MW de puissance installée), l'éolien fait du surplace.
En 2016, il ne pesait que pour 0,6 % (16,5 MW) de l'énergie produite localement. Plus pour longtemps. Quadran annonce des investissements importants dans le secteur en commençant par la modernisation de sa ferme de l'Est. Un permis de construire va être déposé d'ici à la fin de l'année pour remplacer les anciennes machines par 9 éoliennes de 2 MW. Plus grandes d'une quinzaine de mètres (80 m) et plus puissantes, elles affichent également une meilleure portance au vent avec leurs pales de 25 m de largeur. Un investissement de 37 millions d'euros qui permettra de quasi doubler la puissance de la ferme (18 MW). De nouvelles machines qui seront équipées d'une solution de stockage et d'un système de prévision qui permettra à Quadran de s'engager, vis-à-vis d'EDF, sur une puissance qu'il pourra distribuer sur le réseau le lendemain. À l'instar du solaire, l'éolien pourra ainsi participer à passer le fameux pic de consommation journalier.
Des solutions qui permettent petit à petit de faire progresser la part des énergies intermittentes dans le mix énergétique : contre 32 % aujourd'hui, il passera à 35 % en 2018 puis à 45 % en 2023. Le producteur lance par ailleurs des études pour implanter au moins deux nouvelles fermes de "4 à 6 éoliennes (de 2 MW)" à l'horizon 2020. Des mâts de mesure vont être implantés dans les hauts de Saint-Philippe et de Saint-Pierre. D'autres sites pourraient être étudiés ailleurs : "Le potentiel est là et les nouvelles machines permettent de mieux rentabiliser les investissements", résume Laurent Groleau, directeur de l'agence Quadran océan Indien.
Il promet une absence d'impact visuel aussi bien à Sainte-Suzanne qu'à Saint-Philippe où le groupe a déjà obtenu un accord de principe de la mairie. Il rappelle que les fermes sont toujours implantées à un minimum de 500 mètres d'habitations "et le plus souvent à plus de 750 mètres." Même absence d'impact sur la faune assure le producteur : "Depuis que des éoliennes ont été implantées, aucun impact sur les oiseaux n'a été observé par la Séor." Si elles ne se couchent pas au sol, les nouvelles machines sont capables de résister à des vents de plus de 250 km/h chiffre Quadran. Suffisant alors qu'Irma a fait souffler des rafales à plus de 300 km/h aux Antilles '
"Les éoliennes ont été conçues pour résister aux plus forts vents jamais connus à La Réunion, même couchées les anciennes ne résisteraient pas face à des vents de 300 km/h à l'instar du réseau électrique aérien ou de nombreux équipements", répond Serge Borchiellini, responsable du développement Réunion. La plus forte rafale jamais enregistrée dans l'île est à mettre au crédit de Dina en 2002 avec 277 km/h au Maïdo, devant Hollanda en 1994 (234 km/h à Sainte-Rose) et Jenny en 1962 avec 223 km/h à Gillot.
Des ambitions dans le solaire
Au total, ce sont plus de 100 millions d’euros d’investissements que Quadran (en passe d’être racheté par Direct énergie) annonce à La Réunion. D’ici deux ans, le groupe va tripler son parc de centrales solaires en exploitation. Il a récemment raflé 80 % du volume régional (17,7 MWc) sur le dernier appel d'offres lancé par l’État pour l'exploitation d'installations photovoltaïques avec stockage. Une ferme au sol de 7,5 MW va être installée sur des délaissés de l’aéroport de Pierrefonds, une autre de 7 MW verra le jour en extension de celle existante au pied des éoliennes de la Perrière. Deux grandes toitures de la Nordev, à Saint-Denis, seront également équipées. La société a également 4 projets en autoconsommation dans les tuyaux pour 1,1 MWc (Esiroi à Saint-Pierre, Brasseries de Bourbon, Leader Price de Sainte-Suzanne et STEP du Grand Prado). Quadran a, par ailleurs, remporté un appel d’offres de la Région pour équiper 25 toitures de lycées en installations de 100 kWc (sans stockage). D’autres projets sont également en cours concernant l’installation de micro-turbines sur le basculement des eaux. Le groupe, qui emploie 15 personnes localement, prévoit d’embaucher 5 personnes supplémentaires d’ici 5 ans.
https://www.clicanoo.re/Economie/Article/2017/09/15/Un-nouveau-souffle-pour-leolien_490519

07/09/17
Polynésie française : Makemo : Te Mau Ito Api dénonce un "sabordage"
PAPEETE, 7 septembre 2017 - La société d’économie mixte Te Mau Ito Api des "éoliennes" de Makemo a saisi le tribunal mixte de commerce de Papeete cette semaine, placée dans l’incapacité de rembourser une avance de 76 millions Fcfp que lui réclame son actionnaire majoritaire, le Pays.
Contacté jeudi matin, Jean-Louis Chailly, directeur général de Te Mau Ito Api, dénonce un "sabordage" de la part de son actionnaire à 66,4 %. Comme le révèlent nos confrères de Radio 1 mercredi soir, le Pays a adressé à la société d’économie mixte un commandement de payer les 76 millions Fcfp d’avances en compte courant libérées au fil des derniers mois pour lui permettre de faire face à ses dépenses. Cette injonction de payer a été signifiée à la SEM le 1er septembre dernier. Le tribunal de commerce est saisi depuis le début de la semaine. "En tant que mandataire social, j’ai la responsabilité de déposer le bilan dès lors que certains critères sont atteints", commente Jean-Louis Chailly, contacté jeudi matin. "En l’occurrence, nos actifs disponibles ne nous permettent pas de faire face à cette demande de remboursement". L’affaire est dorénavant entre les mains du tribunal mixte de commerce de Papeete. Une procédure de redressement judiciaire devrait être ouverte dans les jours prochains. Compte tenu de la fragilité de la structure financière de cette société, qui génère une perte de l'ordre de 20 millions Fcfp en moyenne chaque année, on voit mal comment cette procédure pourrait ne pas déboucher sur une liquidation judiciaire.
Sous contrat d'affermage depuis 2006, la SEM Te Mau Ito Api (TMIA) est délégataire de service public pour la fourniture d’électricité à Makemo. Son modèle économique est déficitaire depuis que son parc d’éoliennes n’est plus en fonction (2009). La société d’économie mixte planifiait à l’origine de produire son énergie à partir d’un mix entre l’éolien et le thermique. L’électricité ainsi obtenue devait servir à alimenter à prix conventionnels les 215 foyers raccordables de Pouheva, le chef-lieu de l’atoll.
Mais depuis 2009 l’électricité est exclusivement d’origine thermique, produite par un groupe électrogène. Prix du carburant, absence de péréquation comptable, et tarifs de l'électricité inférieur au coût de revient : la société a toujours plus de mal à honorer son contrat d’affermage avec la municipalité des Tuamotu. Depuis plusieurs années, le Pays tente d'en finir avec cette SEM.
> Lire aussi : Grogne à Makemo face au "bricolage" de Te Mau Ito Api
Un plan de continuation puis deux procédures de conciliation ont déjà été engagées avec les créanciers de la SEM, dont la dernière en début d’année déclarées infructueuse. La société porte une dette depuis plusieurs années envers la banque BPCE de "près de 70 millions, compte tenu des intérêts de retard". Ce qui surprend aujourd’hui le directeur général de TMIA, c’est que le coup de grâce qui lui est porté vienne de son actionnaire majoritaire : "Généralement, de telles procédures sont engagées par des tiers extérieurs à la société". Venant du Pays, majoritaire au conseil d’administration, et donc en position de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour statuer sur une éventuelle dissolution, l'envoi vendredi dernier de ce commandement de payer, la situation financière de TMIA étant notoire, pourrait, selon Chailly, constituer un "délit de banqueroute".
En attendant, sur l'atoll de Makemo, il semble que l'on assiste ces jours-ci à l'épilogue d’un projet énergétique pilote, présenté comme novateur en 2006, mais qui aura tourné au fiasco en à peine 10 ans.
http://www.tahiti-infos.com/Makemo-Te-Mau-Ito-Api-denonce-un-sabordage_a164442.html

07/09/17Polynésie française :
 LE PAYS ENVOIE TE MAU ITO API EN REDRESSEMENT
Après les dernières coupures d’électricité à Makemo et le coup de gueule du maire Félix Tokoragi, le Pays vient de demander le remboursement de son avance en compte courant de 76 millions de Fcfp à la SEM Te mau ito api. Une décision qui ne peut avoir d’autres conséquences que d’envoyer la société en redressement judiciaire.
Décidément, la société d’économie mixte (SEM) Te mau ito api aura fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Après les nouvelles coupures de courant à Makemo et le coup de gueule du maire Felix Tokoragi, le Pays a décidé de passer à l’action. Actionnaire majoritaire de la société de « production, transport et distribution » d’électricité sur l’atoll des Tuamotu, le Pays vient de demander le remboursement de son avance en compte courant. Une avance conclue pour deux ans en 2013, mais jamais remboursée, qui se chiffre aujourd’hui à 76 millions de Fcfp. Dans l’incapacité de payer une telle somme, la SEM va donc se retrouver sous peu au tribunal mixte de commerce de Papeete sans autre perspective qu’un placement en redressement judiciaire.
Échec de la conciliation il y a quatre mois
A l’origine de cette véritable impasse -pour une société dont les éoliennes sont à terre depuis 2009 et qui ne fonctionne depuis qu’avec des groupes électrogènes- l’ancien vice-président Nuihau Laurey avait annoncé dès janvier 2016 la perspective d’une « dissolution » de la SEM. A l’époque, le commissaire aux comptes de Te mau ito api avait déclenché une procédure d’alerte, et le Pays et l’actionnaire privé -la Sedep de Dominique Auroy- avaient engagé une procédure de « conciliation » devant le tribunal de commerce.
La procédure s’est prolongée jusqu’en avril 2017, avec deux problématiques principales : le remboursement d’un prêt de 63 millions de Fcfp contracté auprès de la BPCE et le remboursement de l’avance en compte courant de 76 millions de Fcfp du Pays. Or, l’information était passée jusqu’ici inaperçue, la procédure de conciliation a été déclarée infructueuse il y a près de quatre mois. Les parties ne sont pas tombées d’accord.
Quel avenir pour la SEM en redressement ?
La perspective d’un redressement judiciaire ne signifie pas la fin de la SEM Te mau ito api. Le tribunal observera toutes les possibilités de continuation d’activité de la société. Mais avec leurs prises de position récentes, le Pays et le maire de Makemo semblent toutefois peu enclin à tenter de relancer la société… Prochain rendez-vous pour ce dossier devant le tribunal de commerce dans les jours à venir.
https://www.radio1.pf/le-pays-envoie-te-mau-ito-api-en-redressement/

08/08/17 : La Réunion : 10 000 euros d'amende faute de garantie financière

ÉOLIEN. Faute d'avoir constitué - malgré plusieurs mises en demeure de la préfecture - une garantie financière pour son parc éolien de Sainte-Suzanne, la société Eole La Perrière a été condamnée au paiement d'une amende de 10 000 euros. Une amende dont le montant est exigible immédiatement.
Mais pourquoi une telle sanction ? En matière de code de l'environnement, il faut savoir que toute entreprise classée ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement), ce qui est le cas pour des installations de production d'électricité utilisant de l'énergie mécanique du vent, à obligation de gager par des garanties financières les coûts limités à la seule mise en sécurité des infrastructures en cas de cessation d'activité.
jurisprudence métaleurop
Des garanties consignées auprès de la Caisse des dépôts, d'une banque ou d'une compagnie d'assurance. Cette disposition liée au code de l'environnement avait été prise par le gouvernement suite à la mise en liquidation brutale en 2003 de la société Métaleurop, une fonderie située dans le Nord de la France et considérée comme un des sites les plus pollués de France.
C'est ce qu'aurait dû faire la société Eole La Perrière appartenant au groupe Quadran. Mise en demeure en décembre 2016 par la préfecture de la Réunion, cette entreprise qui gère 37 éoliennes n'avait pas transmis cette garantie financière.
Une situation qui a perduré pendant deux ans selon l'État puisque dès 2015, la société ne cautionnait plus cette somme. Si l'on en croit la méthode de calcul arrêtée par le ministère de l'écologie, l'entreprise devait cautionner 1,850 million d'euros (50 000 euros par éolienne) pour son site de Sainte-Suzanne.
Sollicitée par téléphone, la société Quadran en charge de l'exploitation du site éolien La Perrière à Sainte-Suzanne n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Elle a toujours la possibilité de contester cette amende devant le tribunal administratif de Saint-Denis.
https://www.clicanoo.re/Economie/Article/2017/08/08/10-000-euros-damende-faute-de-garantie-financiere_483892

21/04/17 : Guadeloupe : Transport exceptionnel d'éoliennes : la circulation perturbée ce dimanche
Ce dimanche, dans le cadre de l'installation future des parcs éoliens sur la commune de Sainte-Rose, une simulation de transport (Essai Convoi exceptionnel) d’éléments d’éoliennes se déroulera entre le Port Autonome de Jarry (Baie-Mahault) et les deux sites concernés, Comté de Lohéac et Espérance, à Sainte-Rose.
L'itinéraire prévu du convoi est le suivant : départ 5h00 du Port Autonome de Jarry (Baie-Mahault), rue de l'industrie (Jarry), Giratoire de la Voie Verte (RN10-RD32), Voie Verte (RD32), puis le Giratoire de la Jaille, la RN1 en direction de Destrellan , la RN2, le giratoire de Beau-Soleil , le giratoire de Wonche, le giratoire de la Boucan, le bourg de Sainte-Rose, les giratoires de la Ramée jusqu’aux entrées des sites, Comté de Lohéac et Espérance, fin de la simulation prévue, 12h00.
Ce transport exceptionnel risque de perturber la circulation sur l'itinéraire prévu du convoi. La circulation sera alternée, voire arrêtée momentanément dans les deux sens de circulation, aux passages des zones délicates de l'itinéraire. Le convoi sera encadré de 4 véhicules d'escortes : 2 à l'avant et 2 à l'arrière pour la sécurité.
Il est demandé aux usagers de la route de faire preuve de la plus grande vigilance au passage du convoi et de respecter l’ensemble des dispositifs de signalisation mis en place.

15/12/16 : Antilles Françaises SAINT MARTIN : PROJET EOLiEN A TiNTAMARRE ?
Je me demande s’il y a des limites à la bêtise humaine.
Je viens de lire sur le site SxmInfo que le Conseil Exécutif a donné un avis favorable à l’implantation d’éoliennes sur Tintamarre.
” Présentation d’un projet d’installation d’une centrale éolienne sur l’ilet Tintamarre, la  poursuite d’études et l’implication sur l’environnement a été recommandée par les élus car l’ile se situe dans l’espace  protégé ; les élus ont émis un  avis favorable, voire une extension possible de la capacité prévue et suggéré une étude d’impact, même si la loi ne l’exige pas”
Après enquête, il semblerait que le projet porte sur 4 éoliennes, mais que vu “l’intérêt”, le Conseil recommande de poursuivre les études, notamment d’impact, pour même augmenter la puissance. Peut-on imaginer, sur une île vivant du tourisme, implanter sur l’un de ses joyaux les plus visités de pareilles incongruités?
http://www.sxminfo.fr/11765/23/04/2011/saint-martin-projet-eolien-a-tintamarre-by-jabiru/

30/06/16 : Quadran inaugure en Guadeloupe la première centrale éolienne avec stockage de France
Le groupe héraultais Quadran inaugure jeudi 30 juin sur l’île de Marie-Galante, en Guadeloupe, la première centrale éolienne de France couplée à un système de stockage par batteries pour lisser la production. La double insularité et le stockage portent le coût du parc à 9 millions d’euros pour une puissance installée de 2,475 MW.
Le groupe d’énergies renouvelables Quadran, basé à Villeneuve-les-Béziers (Hérault), inaugure le 30 juin la première centrale éolienne avec stockage de France, sur la commune de Capesterre-de-Marie-Galante, en Guadeloupe. Ce petit parc de 2,475 MW, composé de 9 éoliennes anticycloniques (rabattables) de 275 kW fournies par le constructeur français Vergnet, produit la consommation électrique de 3 300 habitants, soit la population de Capesterre-de-Marie-Galante. Mis en service fin 2015, c’est le repowering d’un site Quadran de 1,5 MW (25 machines de 0,6 MW) lancé en 1997 (le premier parc de Marie-Galante) et démantelé en 2013. Le nouveau parc éolien de Petite-Place a nécessité un an de travaux et coûté 9 millions d'euros à Quadran.
"La double insularité pèse, explique Jérôme Billerey, directeur général. Nous avons dû engager 2 millions d’euros pour le raccordement au réseau : la ligne traverse l’île sur 22 km." Le système de stockage a sa part : le parc possède une capacité de 0,46 MWh via des batteries Lithium-Ion de Saft et un convertisseur Nidec. Quadran a développé un algorithme de gestion de la batterie et le stockage intervient pour soutenir la tension et la fréquence du réseau, et pour respecter la prévision de production envoyée chaque soir à EDF.
Le parc de Marie-Galante bénéficie d’un tarif avec obligation d’achat de mars 2013 : 230 euros le MWh pour l’"énergie éolienne avec dispositif de lissage et prévision de la production dans les zones particulièrement exposées au risque cyclonique".
Avis favorable pour un investissement de 62 millions d'euros
"Quadran est présent dans les DOM depuis 1992, relève Jérôme Billerey. En Guadeloupe, nous avons déjà 20 MW." La filiale Quadran Caraïbes, basée au Moule en Guadeloupe, a aussi en projet le parc éolien de Dadoud : 10 éoliennes de 2 MW à Petit-Canal au nord de Grande Terre, disposant d’une capacité de stockage de 3,3 MWh ; l’enquête publique sur cet investissement estimé à 62 millions d’euros, s’est conclue sur un avis favorable fin avril 2016.
Le Groupe Quadran a réalisé un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros en 2015 et exploite 200 centrales en France métropolitaine et Outre-mer pour une puissance installée de 400 MW. Il emploie 210 personnes entre son siège de Villeneuve-les-Béziers et 14 agences et filiales.
http://www.usinenouvelle.com/article/quadran-inaugure-en-guadeloupe-la-premiere-centrale-eolienne-avec-stockage-de-france.N400017

13/01/16 : L’avenir pas si sombre de la France d’Outre-mer
La France d’Outre-mer est en crise : peut-elle s’en sortir grâce à son potentiel énergétique ?

La France d’Outre-mer est en crise à tous points de vue : économie, immobilier, social… nos DOM-TOM sont devenus un véritable poids pour l’État et ses finances… avant de peut-être devenir un poids lourd mondial dans le domaine des énergies renouvelables… Depuis la seconde moitié du 20ème siècle, nos territoires ultramarins sont structurellement déficitaires. Déficit que l’État parvient tant bien que mal à combler grâce à ses aides et des dispositifs de défiscalisation incitant les contribuables métropolitains à investir dans l’Outre-mer. Pourtant à l’aune de l’épuisement programmé des richesses fossiles conventionnelles, les DOM-TOM avec la zone économique exclusive qui y est associée, peuvent transformer la France en un géant énergétique mondial…
La situation catastrophique de l’Outre-mer
C’est un triste constat qu’amène une analyse de la situation ultramarine de la France : économie atone, tourisme en berne, chômage, corruption endémique, crise immobilière, exil des jeunes vers la Métropole, etc… Il est au premier abord très difficile de trouver des raisons d’être satisfaits de nos DOM-TOM, où presque tous les voyants sont au rouge… cramoisi. Ainsi une croissance nulle et un chômage structurellement élevé (dépassant les 20%) creusent de manière abyssale les comptes publics de nos territoires ultramarins où l’administration constitue, de loin, la première source d’emplois… Il est d’ailleurs impossible de trouver des chiffres officiels récents sur la situation économique en Outre-mer : à croire que l’État veut nous cacher cette triste réalité. Pour vous donner une idée voici quelques indices :
• 80% de la population de La Réunion est éligible aux logements sociaux
• À Mayotte 31% des logements sont constitués de tôles. De plus avec un PIB par habitant de 7900€ (chiffres 2011), l’île est au niveau de la Bulgarie.
• En Polynésie française, 6000 demandes de logements sociaux sont insatisfaites à cause de l’incompétence des autorités locales (au total 100.000 logements sociaux sur 10 ans seront nécessaires dans tous les DOM-TOM)
• En Guadeloupe les 2 derniers Directeurs Généraux de l’organisme semi-public en charge de la construction des logements sociaux ont été mis en examen car ils s’étaient attribué un salaire de1,5 million d’euros annuels
• La Martinique est, avec la région Champagne-Ardenne, la seule région française à perdre des habitants
• Saint-Martin dans les Antilles connaît un taux de chômage de 30% et une activité marginale alors que sa voisine néerlandaise, avec qui elle partage l’île de Saint-Martin, est un véritable hub touristique mondial avec son port en eaux profondes accueillant des touristes du monde entier venus profiter de ses nombreux casinos et boîtes de nuit
Bref la France d’Outre-mer, à l’instar de la Métropole se porte mal, voire très mal…
Des DOM-TOM portés à bout de bras par l’État
Sans l’aide de l’État et les aides publiques, nombreuses de nos îles ultramarines connaîtraient une situation économique bien éloignée des standards européens. Ainsi l’État est dans les DOM-TOM le premier employeur : plus de 40% en moyenne des emplois sont publics ! De plus, les fonctionnaires ultramarins bénéficient d’une sur-rémunération : de 40 % en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane et de 53% à La Réunion. En Nouvelle-Calédonie, Polynésie et à Wallis et Futuna, un « complément spécial » majore la rémunération de base de 65% jusqu’à 108% en plus d’une « indemnité d’éloignement ». Cette sur-rémunération serait censée compenser un surcoût de la vie, pourtant actuellement estimé entre 10 et 25%. L’effet pervers de cette politique de rétribution des fonctionnaires est que les secteurs privés sont obligés de suivre pour attirer des salariés.
De même la commande publique reste le premier moteur de croissance dans l’industrie et les services. En comptant également les prestations sociales et les aides publiques ainsi que les aides européennes, les transferts monétaires depuis le continent vers l’Outre-mer atteignent des dizaines de milliards d’euros…
Enfin il y a la défiscalisation : loi Girardin industriel, loi Girardin logement social, loi Pinel Outre-mer, FIP DOM. L’administration fiscale autorise des réductions d’impôts pouvant atteindre un plafond spécifique (18.000 euros au lieu de 10.000 euros pour les dispositifs de défiscalisation classiques) aux contribuables investissant dans l’Outre-mer.
Investir dans l’Outre-mer = investir dans l’avenir ?
Pourtant ces investissements ne sont pas fatalement à perte. En effet la France, grâce à ses DOM-TOM est la deuxième zone économique exclusive au monde derrière les États-Unis : cela signifie qu’elle possède un droit d’exploitation exclusif sur 11 millions de km² de mer ! La France a récemment augmenté son plateau continental de près de 600.000 km² en plus de sa ZEE, extension de zone où elle a un droit quasi-exclusif sur l’exploitation du sol et du sous-sol.
Non seulement la France possède un droit d’exploitation exclusif sur la pêche mais aussi et surtout l’exploitation de toute autre ressource marine, des fonds marins et sous-sols sur plus de 11 millions de km²… Ainsi avec la modernisation des techniques d’extraction, le pétrole et le gaz off-shore (extraits en haute-mer) deviennent de plus en plus attractifs. Apparaissent également de nouvelles techniques énergétiques issues de l’exploitation des forces marines et éoliennes :
• éolien off-shore (exploitation du vent)
• énergie hydrolienne (les courants marins)
• énergie houlomotrice (les vagues)
• énergie marémotrice (les marées)
Enfin, les océans, zones quasi-inexplorées excepté leur surface, regorgent de ressources énergétiques pour l’instant encore difficilement qualifiables et quantifiables. Citons-en quelques-unes : les algues ; les nodules polymétalliques et sulfures polymétalliques hydrothermaux qui produisent manganèse, fer, silicium, bauxite, nickel, cuivre ou cobalt ; les microplastiques ; les vers marins ; l’eau de mer potabilisée…
Pour l’instant les autorités françaises n’ont pas encore réellement pris conscience de ces richesses ultramarines, la France accusant un retard conséquent sur d’autres pays comme l’Écosse qui vont chercher vers leurs côtes et la mer leur autosuffisance énergétique.
Mais la France, grâce à ses Outre-mer, reste assise sur un véritable trésor resté intact. Il suffit d’en prendre conscience et de développer intelligemment des projets en ce sens, la France deviendra alors un nouveau géant énergétique…
https://www.contrepoints.org/2016/01/13/235350-lavenir-pas-si-sombre-de-la-france-doutre-mer

01/06/16 : Les énergies marines renouvelables au point mort Outre-mer
Seanergy, le salon des professionnels des énergies marines renouvelables ouvre ses portes à Biarritz. L’Outre-mer aurait logiquement toutes les qualités pour abriter des projets. Pourtant, en Martinique, à La Réunion ou en Polynésie, les énergies marines n’ont pas le vent en poupe.
Grâce à l’Outre-mer, la France possède le deuxième espace maritime au monde. Et pourtant en matière d’énergie marine renouvelable, l’Outre-mer ne brille pas par son dynamisme. La climatisation par l’eau profonde, les hydroliennes, les éoliennes en mer ou encore l’énergie thermique des mers sont encore bien peu implantées localement. Pire, des projets d’envergure sont peu à peu abandonnés. Alors que le 17e salon des professionnels des énergies marines, Seanergy, ouvre ses portes à Biarritz ce mercredi, La1ère.fr a dressé un panorama de la situation :
#1 Martinique : l’abandon de NautilusEn Martinique, du côté de Bellefontaine au sud de Saint-Pierre, la PME Akuo Energy a lancé deux projets ambitieux. Il y a d’abord NEMO, une centrale flottante dont l’objectif est de fabriquer de l’électricité grâce au différentiel de température qui existe entre les eaux de surface et les eaux profondes et puis il y a Nautilus. Deux projets novateurs qui valorisaient l’énergie thermique des mers.
La Martinique est le lieu idéal pour mettre en place ce type de centrale, expliquait Jean Ballandras, directeur énergies marines d’Akuo, car la température des eaux de surface est toujours supérieure à 25° et l’eau en profondeur est à 5°. Cet écart de 20°, c’est la clef de tout. C’est ce qui permet d’avoir la performance pour créer cette énergie".
En revanche le projet Nautilus, lui, a capoté. Akuo Energy vient de confirmer l’abandon de ce beau projet. Il reposait sur le même principe que NEMO, mais à terre. Or pour des raisons environnementales, le projet qui se trouvait à proximité du sanctuaire marin a été abandonné. L’impact environnemental des canalisations à mettre en place a été jugé trop important sur les fonds océaniques. "On ne pouvait pas concilier l’efficacité industrielle et technologique avec les exigences que nous avions fixé dès le début sur le respect environnemental associé à ce projet" constate Jean Ballandras. Mais Akuo n’exclut pas de développer ce projet sur un autre site.
#2 Polynésie : le SWAC en mauvaise passeLa Polynésie était la pionnière en France en matière de SWAC (Sea water Air conditionning). Cette technique permet de climatiser des bâtiments en utilisant l’eau froide des profondeurs de la mer. La première centrale de climatisation (SWAC) est en activité à Bora Bora, à l’hôtel Intercontinental depuis 2006. Malheureusement le système a des ratés. Après dix ans d’utilisation, il est tout simplement tombé en panne en avril dernier.
Ce dispositif malgré tout innovant a été mis en place dans un autre hôtel d’un site emblématique de la Polynésie : Tetiaroa, l’île de Marlon Brando. Les autorités polynésiennes ne manquent pas de faire visiter à tous leurs invités de marque cet hôtel dit écologique.
Le SWAC a donc le vent en poupe en Polynésie, à tel point que l’hôpital de Papeete devait être ainsi climatisé et permettre de faire de sérieuses économies. Lancé en 2014, le projet n’avance guère et l’appel d’offre est contesté au Tribunal administratif.
#3 La Réunion : la climatisation écolo à l’arrêtLe SWAC avait aussi bonne presse à La Réunion. Les communes de Saint-Denis et de Sainte-Marie envisageaient dès 2008 de faire climatiser l’aéroport de La Réunion grâce aux eaux des profondeurs des mers. En 2014, Engie (ex-GDF-Suez) à qui ce projet avait été confié prévoyait de climatiser une soixantaine de bâtiments publics des deux communes au moyen de la technique SWAC
Mais patatras… Deux ans après, le projet qui aurait fait de La Réunion, l’île leader du SWAC tombe à l’eau. Climabyss, le filiale d’Engie jette l’éponge. Interpellée par la députée de La Réunion Huguette Bello à l’Assemblée nationale, Ségolène Royal menace Engie de lui retirer le marché. Mais depuis, plus rien. Le projet semble bien mal en point.
En 2014, c’est le cyclone Bejisa qui emportait le projet CETO, un prototype installé au large destiné à expérimenter l’énergie de la houle dans les eaux australes.
#4 Eoliennes flottantes en Guadeloupe : Sur l’île papillon, l’entreprise Akuo (encore elle !) travaille sur un projet de 5 à 6 éoliennes flottantes pour une capacité de 30 mégawhatts. "L’idée même de ce projet pilote est de définir une technologie franco-européenne qui présente une solution d’éolien offshore flottant en zone cyclonique", explique Jean Ballandras, directeur énergies marines d'Akuo.
#5 Guyane, Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon et Nouvelle-Calédonie : RASLes énergies marines pourraient tout à fait trouver leur place partout Outre-mer. Toutefois en Guyane, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, pas l’ombre d’un projet pour l’instant.