Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

DOM-TOM et autres îles

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et autres îles



06/04/18Guadeloupe : Sur la route des pales
Le balai nocturne du transport des éoliennes de Sainte Rose se poursuit. Jusqu'au 18 mais, des convois exceptionnels, entre Jarry Baie-Mahault et les deux sites de la commune, La Ramée et le Comté du Lohéac, ont à acheminer les éléments qui constitueront les deux nouvelles fermes éoliennes.
Un transport qui a lieu chaque nuit (sauf celles du week-end de Pâques) de 22h à 4h, du dimanche au vendredi. Le parc de 8 éoliennes, se situe sur 2 sites, la Ramée et le Comté de Lohéac. Chacun des sites comportera une ligne composée de 4 éoliennes.
L'OPTION EOLIENNE DE SAINTE ROSE
Et c'est pour permettre le transport de leurs éléments constitutifs que la circulation entre Jarry et Sainte Rose a été réglementée et est fortement perturbée. Un spectacle exceptionnel pour beaucoup qui ne manquent pas d'être sur le bas côté des routes, particulièrement lors des passages difficiles. Et actuellement, ce sont les des pales, longues de 45 mètres qui sont transportées.
POUR UNE PASSAGERE D'EOLE
La mise en service du parc éolien est prévue pour fin 2018. En plus des emplois indirects liés à sa construction, son exploitation doit permettre de maintenir sur le site 2 à 3 emplois permanents.
https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/route-pales-576461.html
29/03/18 : Guadeloupe : Transport d'éoliennes en convois exceptionnels entre Baie-Mahault et Sainte-Rose
En vue de l'installation de 2 parcs éoliens sur la commune de Sainte-Rose, des éléments d'éoliennes seront transportés en convois exceptionnels, entre Jarry Baie-Mahault et les deux sites de la commune, La Ramée et le Comté du Lohéac, à partir de ce jeudi et jusqu'au 18 mai. Les transports auront lieu de nuit, de 22h à 4h, du dimanche au vendredi, sauf le dimanche 1er et le lundi 2 avril, selon l'itinéraire suivant :
- Départ du port autonome de Jarry Baie-Mahault par la RN10 jusqu’au giratoire de la Voie Verte en passant par la rue de l’Industrie.
- Passage par la Voie verte jusqu’à l’échangeur de La Jaille (RD 32)
- RN1 en direction de l’échangeur de Destrellan
- RN2 entre Destrellan et Sainte-Rose
- RD 01 échangeur de Bréfort (pour une partie du convoi )
- RD 36 Route de Vincent ( pour l'autre partie du convoi )
Arrivée à La Ramée et au Comté du Lohéac à Sainte-Rose
Routes de Guadeloupe demande aux usagers de la route de faire preuve de la plus grande vigilance pour prévenir tout risque d’accident et surtout de respecter l’ensemble des dispositifs de signalisation mis en place pour assurer leur propre sécurité, mais aussi celle du personnel du convoi.
http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/faits-divers/transport-d-eoliennes-en-convois-exceptionnels-entre-baie-mahault-et-sainte-rose-478249.php

22/03/18 : Martinique : En images : ces impressionnantes éoliennes sur le port de Fort-de-France
Une cargaison inédite est arrivée d'Europe ce mardi au Grand Port Maritime de la Martinique : 7 éoliennes destinées à Grand-Rivière, hautes de 80 mètres. Elles sont actuellement déchargées en morceaux et stockées provisoirement sur la plate-forme portuaire. Nos photos et vidéos. Notre dossier sur ce projet « jamais vu aux Antilles » dans l'édition de ce jeudi 22 mars.
« Un vent d'énergie souffle sur la Martinique » (France-Antilles de ce jeudi 22 mars). Les sept éoliennes qui doivent constituer la ferme éolienne de Grand-Rivière sont arrivées sur le port de Fort-de-France cette semaine. Ce projet privé doit ancrer encore davantage la Martinique dans la transition énergétique engagée.

Logistique hors normes
La logistique pour déplacer ces très volumineux morceaux d'éolienne depuis l'Europe est colossale. D'ici quelques semaines, ils devront également être acheminés à Grand-Rivière, avec une technicité tout aussi importante. Nos premières images du déchargement sur le Grand Port Maritime de Martinique.
Dossier complet de deux pages dans l'édition du jour.
http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/diaporamas/en-images-ces-impressionnantes-eoliennes-sur-le-port-de-fort-de-france-461694.php
21/03/18 : Martinique : Les éoliennes de Grand-Rivière sont arrivées en Martinique
Le nouveau parc d'éoliennes de Grand-Rivière devient de plus en plus concret. Les sept éoliennes destinées à être installées à l’habitation Beauséjour sont arrivées au port de Fort-de-France.
Les pales, puis les mâts et les nacelles dont certaines pèsent plus de 70 tonnes ont été débarqués durant deux jours sur le port de Fort-de-France. Du matériel nécessaire à la construction de la ferme de sept éoliennes, prévue sur les hauteurs de Beauséjour à Grand-Rivière.
Pour l'occasion, un cargo a spécialement été affrété et plusieurs corps de métiers mobilisés sur cette opération de transport spectaculaire.
Suite du voyage fin avril, les éoliennes seront transportées par barge à Grand-Rivière, puis des remorques spéciales les transporteront du port à l'habitation Beauséjour.
Ce projet de ferme éolienne d'un coût de 45 millions d'euros, porté par la société Grand-Rivière Éolien Stockage Services (GRESS), devrait être mis en service au cours de dernier trimestre de 2018.
Reportage en ligne
https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/eoliennes-grand-riviere-sont-arrivees-martinique-571527.html

08/03/18 : Martinique : 
Les éoliennes de Grand-Rivière seront opérationnelles fin 2018
La construction de sept éoliennes a été lancée depuis plusieurs mois par la société Gress (Grand-Rivière Éolien Stockage Service). Mais les riverains sont inquiets des conséquences que pourraient avoir les travaux, l’acheminement des éoliennes ainsi que leur présence.
La ferme composée de sept éoliennes devrait s’étendre sur 1,5 hectare, intégré dans un champ de canne de 60 hectares, situés sur les hauteurs de Beauséjour à Grand-Rivière.
Un projet avec des effets sur tous
Le projet d'un coût de 45 millions d'euros est porté par la société Grand-Rivière Éolien Stockage Services (GRESS), dont les actionnaires sont entre autres EDF PEI, NW Ernergy et Total eren.
La mise en service de cette ferme éolienne d’une puissance de 14 Mégawatts devrait intervenir au cours de dernier trimestre de 2018.
Une réunion d’information a eu lieu mardi soir (6 mars) en présence de l’un des responsables du projet, du sous-préfet de Trinité et des sociaux professionnels de la commune qui ont pu fait part de leur inquiétude.
(Re)voir le reportage avec des images de Thierry Porchel : éoliennes
reportage en ligne

06/02/18GUADELOUPE : LE PLUS GRAND PARC ÉOLIEN DES ANTILLES FRANÇAISES POUR FIN 2018
Élevée au rang de modèle de développement durable pour toutes les zones non-interconnectées lors de la COP22 de Marrakech en novembre 2016, la Guadeloupe se rêve aujourd’hui en véritable pionnière de la transition énergétique. Le département d’outre-mer qui vise une part de 50% d’énergie renouvelable d’ici 2030 et l’autonomie énergétique à l’horizon 2050, continue d’innover dans toutes les filières propres, de la valorisation énergétique des déchets à l’exploitation de la géothermie en passant par le développement d’installations éoliennes dernière génération. La prochaine centrale éolienne prévue pour la fin de l’année 2018 proposera dans ce cadre une puissance inédite pour les Antilles françaises de 16 MW, ainsi qu’un système de stockage et de gestion de l’énergie optimisé. Explications.
Un nouveau parc éolien multi-mégawatt en Guadeloupe
Avec une puissance installée totale de 30 MW, représentant 5% du système de production de l’île, le parc éolien guadeloupéen reste encore assez discret. La production issue de l’énergie éolienne s’est stabilisée en 2016 avec une production de plus de 52 GWh, mais devrait augmenter de manière significative dans les années à venir compte tenu des nombreux projets en cours. Parmi tous ces projets, les premières éoliennes de Basse-Terre devraient être mises en service d’ici la fin de l’année, tous les autres parcs éoliens en exploitation étant actuellement situés sur Grande-Terre, à Marie-Galante ou à La Désirade. Le groupe Valorem, opérateur en énergies vertes à l’origine du projet, a en effet annoncé, samedi 20 janvier 2018, le lancement du premier parc éolien « multi-mégawatt » des Antilles françaises, « à la fin de l’année 2018 » dans la commune de Sainte-Rose.
D’un budget global de 50 millions d’euros, financé par Valorem (65%), la Caisse des Dépôts (30%) et Guadeloupe-EnR, une société d’économie mixte locale (5%), ce parc comptera 8 éoliennes réparties sur 12.000 m2 pour une puissance cumulée de 16 MW. « Avec 16 mégawatts de puissance installée, il produira 35 gigawattheures, soit l’équivalent de la consommation de 17.000 personnes », explique à l’AFP Loïs Pacou, chargé du projet au sein de Valorem.
Turbines anticycloniques et Energy Management System
Doté de turbines anticycloniques adaptées aux conditions climatiques parfois extrêmes des Antilles (on retrouve le même type de dispositif innovant à l’île Maurice ou en Jamaïque), le parc éolien de Sainte-Rose pourra produire de l’énergie, même en cas de cyclone. Il sera « capable de résister à des vents cycloniques de 150 km/h », poursuit le chef du projet. Une innovation bienvenue pour assurer une production la plus régulière possible dans le temps et qui s’ajoutera à un système de stockage sur batteries (dit Energy Management System), couplé à un smart grid (réseaux d’électricité intelligents), pour sa gestion.
Ce logiciel d’optimisation énergétique, déjà mis en place et testé par EDF SEI dans d’autres zones isolées (les îles bretonnes d’Ouessant et de Sein par exemple) analyse en temps réel les données relatives à la production d’énergie renouvelable, au stockage d’énergie et à l’effacement éventuel de charges, et offre aux gestionnaires des réseaux électriques la possibilité de surveiller, de contrôler et d’optimiser les performances de la production et du réseau électrique tout en assurant sa sûreté de fonctionnement. En facilitant l’intégration progressif des énergies propres, l’EMS permettra ainsi de « verdire » petit à petit le mix électrique du territoire guadeloupéen tout en profitant aussi longtemps que cela sera nécessaire, de la capacité de suivi de la variation de la courbe des centrales thermiques. Ces centrales utilisées aujourd’hui comme base du système de production électrique, ne serviront que de moyens de secours une fois cette transition achevée. « Il s’agit de prévoir la quantité d’électricité produite 24 heures en avance, pour informer EDF du volume qui sera injecté sur le réseau, ce qui lui permettra de savoir quelle quantité produire (…). Ce système de gestion d’énergie permet de s’affranchir de l’intermittence de la production d’énergie éolienne », ajoute Loïs Pacou.
Un potentiel de production renouvelable prometteur
Cette nouvelle installation permettra d’augmenter de 10% la production d’électricité issue des énergies renouvelables, diminuant ainsi la part de production via les centrales à charbon notamment. Plafonnée pour le moment à 18%, la part des énergies vertes dans le mix électrique de l’île devrait presque doubler dans la prochaine décennie à en croire les objectifs fixés par la loi de transition énergétique pour 2030.
La Guadeloupe dispose en effet d’un potentiel de production prometteur (solaire, éolien, géothermique ou biomasse avec la bagasse), et de nombreux projets renouvelables ont vu le jour ces dernières années. Outre la centrale géothermique de Bouillante, dont la capacité de production augmentera dans les années à venir, la première centrale éolienne avec système de stockage de France a vu le jour en juin 2016 sur l’île de Marie-Galante et une nouvelle unité de valorisation de biogaz, a été inaugurée à la Gabarre le 30 novembre dernier. Elle produira à terme 18 000 kilo/watts heure d’électricité par an, soit environ 1.5% de la production globale du département.

http://lenergeek.com/2018/02/06/guadeloupe-parc-eolien-edf-antilles-fin-2018/

25/01/1850 millions d'euros d'investissement pour un parc éolien multi-mégawatt en Guadeloupe
Le premier parc éolien "multi-mégawatt" des Antilles françaises, qui nécessite 50 millions d'euros d'investissement, sera "mis en service à la fin de l'année 2018" à Sainte-Rose, a indiqué à l'AFP Loïs Pacou, chargé du projet au sein du groupe Valorem, opérateur en énergie vertes.
Ce parc installera les premières éoliennes sur la Basse-Terre (tous les autres parcs éoliens en exploitation étant en Grande-Terre, Marie-Galante ou La Désirade).
Le financement est assuré par Valorem (65%), la Caisse des Dépôts (30%) et Guadeloupe-EnR, une société d'économie mixte locale (5%).
Le parc comptera 8 éoliennes, "capable de résister à des vents cycloniques de 150 km/h", sur 12.000 m2. "Avec 16 mégawatts de puissance installée, il produira 35 gigawattheures, soit l'équivalent de la consommation de 17.000 personnes", a précisé Loïs Pacou.
La particularité de ce parc réside dans son système de stockage sur batteries (dit Energy Management System), couplé à un smart grid (réseaux d'électricité intelligents), pour sa gestion.
"Il s'agit de prévoir la quantité d'électricité produite 24 heures en avance, pour informer EDF du volume qui sera injecté sur le réseau, ce qui lui permettra de savoir quelle quantité produire", explique Loïs Pacou, qui rappelle que ce dispositif existe déjà en Guadeloupe, mais de moindre envergure, avec une production de quelque 850 kilowattheures.
"Ce système de gestion d'énergie permet de s'affranchir de l'intermittence de la production d'énergie éolienne", a ajouté Loïs Pacou. Mais également d'augmenter de 10% la production d'électricité issue des énergies renouvelables, diminuant ainsi la part de production via des centrales à charbon notamment.
En Guadeloupe, la part d'électricité verte s'élève pour l'instant à 18%, loin de l'objectif fixé par la loi de Transition énergétique qui vise l'autonomie énergétique d'ici à 2030. Par ailleurs, depuis plusieurs années, le territoire connaît de fréquentes coupures d'électricité.
Outre les emplois nécessaires à sa construction, l'exploitation de la centrale éolienne doit maintenir sur site 2 à 3 emplois permanents.
https://www.notretemps.com/droit/50-millions-d-euros-d-investissement-afp-201801,i161140

20/01/18Bientôt le plus grand parc éolien des Antilles en Guadeloupe
L’annonce de l’ouverture du plus grand parc éolien des Antilles françaises fin 2018 en Guadeloupe confirme cette tendance vers davantage d’énergies propres, pour un département qui vise les 50% d’énergie totale renouvelable en 2030 et l’autonomie énergétique en 2050.
Selon le site réseaudurable.com, l’île vient également de faire un pas vers l’exploitation du biogaz. Début décembre 2017 a été inauguré la première centrale de production électrique par fermentation des déchets ménagers putrescibles de l’île. Située sur le site de la Gabarre, elle a été raccordée au réseau et permettra de produire environ 18 000 MWh par an, soit entre 1 et 1,5% de l’électricité consommée en Guadeloupe. Un coup double : les déchets sont recyclés au lieu d’être enfouis ou brûlés et dans le même temps de l’électricité est produite. Cette inauguration marque également le point de départ d’une vaste opération de déploiement des usines à biogaz en Guadeloupe : « Cette unité incarne le décollage d’une filière qui s’inscrit de plain-pied dans la volonté du territoire d’aller vers l’autonomie énergétique, à travers une ressource 100 % locale et 100 % renouvelable. » a déclaré Éric Le Tinier, chef de service système électrique à EDF.
Une seconde usine à biogaz est en cours d’achèvement sur le site de l’espérance, à Sainte-Rose, d’autres sont en construction ou en projet. Cette énergie présente en effet l’avantage d’être stable et prévisible (à l’inverse de l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque) : « Cette unité s’inscrit dans un nouveau modèle de développement économique, au carrefour de la croissance verte et du numérique. Il réconcilie l’économie et l’écologie » a ainsi déclaré Jean-Michel Jumez, sous-préfet de Pointe-à-Pitre. Autre avancée vers les énergies renouvelables : un parc éolien d’une ampleur inédite pour les Antilles françaises devrait voir le jour fin 2018. Situé à Sainte-Rose, il offrira une puissance totale de 16 MW. La centrale sera entièrement réalisée par l’entreprise française Valrea, spécialiste des énergies renouvelables, en utilisant des éoliennes géantes de type G90-2.0 MW, parfaitement adaptées aux régions tropicales.
Déjà installées dans des parcs à l’île Maurice ou en Jamaïque, ces éoliennes disposent en effet d’un dispositif innovant anticyclonique, qui permet de produire de l’énergie même en cas de cyclones. La centrale éolienne disposera en plus d’une unité de stockage d’électricité, pour faire face à l’intermittence de production de l’électricité. Mais ce qui distingue le plus ce parc, c’est son système de pilotage, nommé Energry Management System(EMS), qui offrira un précieux soutien au gestionnaire réseau. En effet, l’EMS est un puissant outil technologique, incluant prévision de production, gestion du stockage et de l’énergie produite. Il permet notamment de prévoir avec une grande précision le profil de production du site jusqu’à 24 heures à l’avance, et d’effectuer les ajustements sur les autres moyens de production.
Disposant de technologies smart grid, l’EMS de Sainte-Rose s’appuie sur les expérimentations du démonstrateur « Insul’grid », menée par Valorem à Bègles, près de Bordeaux. Une fois achevé, fin 2018, le parc éolien permettra à lui seul à la Guadeloupe d’augmenter de 10% la production électrique issue de sources renouvelables. Deux exemples parmi d’autres pour un département qui fourmille de projets et d’innovations, le faisant un des territoires français pionniers des énergies renouvelables.
http://rci.fm/infos/economie/bientot-le-plus-grand-parc-eolien-des-antilles-en-guadeloupe

28/12/17
Valorem installe éoliennes et batteries en Guadeloupe
Valorem débute la construction du parc éolien de Sainte-Rose en Guadeloupe, qui se distingue de par sa taille et la présence de batteries lithium-ion pour le stockage de l'électricité produite. Les 8 éoliennes capables de résister aux cyclones représentent une puissance cumulée de 16 MW. Elles devraient produire 33 GWH/an, soit l'équivalent des besoins en électricité de 17.000 personnes.
Surtout, ce parc sera piloté par un système de gestion de l'énergie (EMS, Energy Management System) permettant d'anticiper et de gérer la production d'électricité éolienne dans le réseau local, en couplage avec la capacité de stockage de 6 MWh. Le parc sera mis en service en 2018.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/valorem-guadeloupe-eoliennes-batteries-30353.php4

18/12/17 : Nouvelle-Calédonie : 
Mobilisation contre les éoliennes à Yaté
Les négociations se poursuivent autour du projet d’éoliennes à Unia.
Cela fait 4 semaines que les engins sont immobilisés. Un collectif de la tribu de Waho demande l’annulation ou le déplacement du projet.


15/12/17 : Un premier parc éolien avec stockage d'énergie aux Antilles
Le premier parc éolien multi-mégawatt va voir le jour dans les Antilles Françaises. Baptisé Sainte-Rose, le parc est construit par l’entreprise générale Valrea, sous la supervision des opérateurs Valorem et Valorem Caraïbes.
D’une puissance de 16 MW, ce parc éolien fournira de l’énergie en s’appuyant sur des technologies inédites de prévision de la production, de stockage et de gestion d’énergie via son EMS (Energy Management System). Chaque jour, le gestionnaire de réseau aura ainsi connaissance du profil de production des éoliennes pour le lendemain. Une première sur le réseau électrique français.
La réalisation de ce parc est cruciale pour la mise en oeuvre de la transition énergétique guadeloupéenne. A compter de sa mise en service en fin d’année 2018, le parc de Saint Rose viendra augmenter de 10% la production électrique issue des énergies renouvelables sur l’île.
Le parc sera réalisé par Valrea, depuis les accès et fondations jusqu’à la remise en état du site, en passant par le transport des éoliennes et leur installation, la fourniture du système de stockage et de l’EMS. Les entreprises guadeloupéennes sont sollicitées pour la réalisation des travaux de terrassement et de génie civil (groupement Eiffage/DCT, Sotradom, Balineau...).
Les éoliennes, de type G90-2.0 MW, sont conçues pour des vents forts et turbulents et sont équipées d’un dispositif innovant anticyclonique qui assure la continuité du système d’orientation de la nacelle en cas de déconnexion au réseau. Déjà installé sur des parcs, notamment en Jamaïque et à Maurice par Siemens Gamesa Renewable Energy, ce système réduit les charges mécaniques sur les turbines lors d’événements cycloniques.
https://www.constructioncayola.com/environnement/article/2017/12/15/116448/premier-parc-eolien-avec-stockage-energie-aux-antilles.php

13/12/17 : 
Le parc éolien de Sainte-Rose (Guadeloupe) cofinancé par la Caisse d’Epargne CEPAC, l’Agence Française de Développement, le groupe Caisse des Dépôts et VALOREM
La Caisse d’Epargne CEPAC, l’Agence Française de Développement, le groupe Caisse des Dépôts et VALOREM cofinancent la réalisation du parc éolien de Sainte-Rose (Guadeloupe) pour un montant total de 50 millions d’euros. Il s’agit du premier parc éolien multi-mégawatt à voir le jour dans les Antilles Françaises.
Ce parc éolien de Sainte-Rose, d’une capacité de 16 MW, sera équipé de huit éoliennes de 2 MW chacune. Il fournira de l’énergie en s’appuyant sur des technologies inédites de prévision de la production, de stockage et de gestion d’énergie via son EMS (Energy Management System). Chaque jour, le gestionnaire de réseau aura ainsi connaissance du profil de production des éoliennes pour le lendemain.
La réalisation de ce parc éolien constitue un jalon important dans la mise en œuvre de la transition énergétique guadeloupéenne. A compter de sa mise en service en fin d’année 2018, il viendra augmenter de 10% la production électrique issue des énergies renouvelables sur l’île, diminuant ainsi sa dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole.
Le parc éolien de Sainte-Rose est géré par la société Sainte-Rose Energies dont les actionnaires sont VALOREM (65%), la Caisse des Dépôts (30%) et la SEML Guadeloupe EnR (5%).
http://www.puissance2d.fr/Enbref-le-parc-eolien-de-sainte-rose-guadeloupe-cofinance-par-la-caisse-d-epargne-cepac-l-agence-francaise-,8905

28/11/17 : Madagascar : Projets d'énergies renouvelables : la gestion des risques scrutée à la loupe
http://www.newsmada.com/2017/11/28/projets-denergies-renouvelables-la-gestion-des-risques-scrutee-a-la-loupe/

05/11/17Île Maurice - Electricité: à la découverte de la fabrication et du fonctionnement des éoliennes
Un bon vent nous amène au pied d’un majestueux cylindre métallique. Quittant la terre ferme, nous grimpons un petit escalier menant à une porte ovale. Dès l’ouverture, on se croirait à bord d’une fusée spatiale. Des panneaux de contrôle trônent par-ci et des cadrans par-là, une échelle s’incruste aux parois murales tandis qu’une vibration fait tanguer l’édifice. La destination de ce tronc de fer : un voyage aux quatre vents. En effet, nous sommes à l’intérieur d’une éolienne sise au parc énergétique de Plaine-des-Roches.
«Ces éoliennes font 65 mètres de haut et sont dotées de pales, c’est-à-dire des blades de 29 mètres de long. Ce sont de petits modèles. Les prochaines qui seront installées à Maurice feront 80 mètres de haut et auront des pales de 50 mètres», déclare Cyril Oudin, directeur général d’Eole Plaine des Roches Ltd.
Depuis 2010, la première phase du projet a le vent en poupe. Elle est notamment issue d’un partenariat avec Aerowatt Mauritius, qui fait partie du groupe Quadran en France, et la socié- té locale Sugar Investment Trust (SIT) à 49 %. Une seconde phase d’installation d’éoliennes est prévue à proximité de Plaine-des-Roches. Parallèlement, deux autres régions du sud et de l’est de Maurice ont été identifiées pour aménager de nouveaux parcs. «Plus vous produisez, plus le prix baisse. Et là, vous procurez de l’électricité au Central Electricity Board (CEB)». Cette instance achète la production électrique éolienne. Selon notre interlocuteur, le CEB est en pleine mutation énergétique car la direction s’est rendu compte que «l’énergie renouvelable, comme le soleil ou l’éolienne, est devenue très compétitive et coûte moins cher que l’énergie fossile. De plus, les énergies renouvelables sont rentables et ont un prix fixe pour 20 ans à Maurice. A contrario, s’il y a une crise au niveau du pétrole ou du charbon dans un an, cela peut doubler, voire tripler les prix».
Danse du vent
À ce stade, 11 éoliennes génèrent de l’électricité en capitalisant sur la danse du vent. Comment fonctionnent-elles au quotidien ? D’abord, il faut comprendre la structure. Une éolienne est composée de cinq sections spécifiques. D’abord, il y a une base en béton d’une profondeur de dix mètres sous terre pour tenir l’éolienne. Celle-ci est dimensionnée pour résister aux cyclones. «Les éoliennes ont été conçues pour ce type d’intempérie au Mexique, aux États-Unis et en Jamaïque», déclare le directeur général. Ensuite, le corps de l’éolien comprend un emboîtement de trois niveaux métalliques faisant chacun 20 à 25 mètres de haut. Au sommet, on trouve une boîte de vitesse, les fameuses pales et une génératrice.
«La structure est en acier tandis que les pales sont en fibre de verre. Elles exécutent environ 17 à 25 tours la minute», souligne Patrick, qui travaille sur le parc. Le matériel a été intégralement importé d’Espagne puis monté ici. Ce processus a nécessité l’approvisionnement d’une grue de 600 tonnes d’Afrique du Sud. La durée de fabrication était de trois mois. Une fois construites, les éoliennes sont entrées en opération vers 2015/2016. D’après Cyril Oudin, leur vitesse varie en fonction de la densité du vent. «Par exemple, on produit de l’électricité à partir de 4 mètres par seconde. Cela s’arrête à 26 mètres par seconde mais là, on serait en condition cyclonique.»
Briser un tabou
Et en un coup de vent, l’électricité est produite et canalisée vers un système de câblage au sol. S’ensuit un petit tour vers le poste de livraison qui redirige cette énergie sur 11 kilomètres de ligne électrique à Amaury, la sous-station du CEB. Et de là, la distribution atterrit sur le réseau électrique. Depuis 2016, le parc a produit 25 gigawatts d’électricité, ce qui équivaut à l’alimentation en électricité de 12 000 à 15 000 foyers.
Selon Cyril Oudin, Maurice aurait une capacité d’atteindre les 100 à 150 mégawatts et a su s’intégrer dans ce développement social et énergétique. «Aujourd’hui, l’éolienne est un symbole de transition écologique. Vous voyez directement le mode de production : le vent, avance-t-il. Quand vous avez une usine de charbon, vous ne voyez pas comment est produite l’électricité. De plus, nous avons pu briser un tabou. Les gens avaient peur, pensant que les éoliennes faisaient du bruit. Vous le voyez, ce n’est pas un avion à réaction qui décolle.»
Au total, le premier parc éolien mauricien a nécessité un investissement de Rs 750 millions. Pour les futures installations, les coûts n’ont pas encore été évalués. Des atlas de vent, c’est-à-dire des exercices de modélisation de Maurice en trois dimensions pour obtenir des données de vent sur les 20 à 25 prochaines années, sont en cours sur les zones identifiées. Il est également prévu que les nouvelles éoliennes aient une capacité renforcée de 2 mégawatts.

https://www.lexpress.mu/article/320070/electricite-decouverte-fabrication-et-fonctionnement-eoliennes
20/09/17Makemo : la société Te Mau Ito Api placée en redressement judiciaire

PAPEETE, le 20 septembre 2017 - Annoncé la semaine dernière, le jugement du tribunal mixte de commerce de Papeete a été rendu public ce mercredi.
La semaine dernière, la société d’économie mixte Te Mau Ito Api des "éoliennes" de Makemo a saisi le tribunal mixte de commerce de Papeete cette semaine, placée dans l’incapacité de rembourser une avance de 76 millions de francs que lui réclame son actionnaire majoritaire, le Pays.
Comme l'ont révélé nos confrères de Radio 1 mercredi dernier, le Pays a adressé à la société d’économie mixte un commandement de payer les 76 millions de francs d’avances en compte courant libérées au fil des derniers mois pour lui permettre de faire face à ses dépenses.
Cette injonction de payer a été signifiée à la SEM le 1er septembre dernier. Incapable de payer, la Sem a saisi le tribunal de commerce. Lundi 11 septembre, elle a été placée en redressement judiciaire.
http://www.tahiti-infos.com/Makemo-la-societe-Te-Mau-Ito-Api-placee-en-redressement-judiciaire_a164827.html

16/09/17 : La Réunion : 
Un nouveau souffle pour l'éolien

Le groupe Quadran annonce pour plus de 100 millions d'euros d'investissements à La Réunion dans le solaire mais aussi dans l'éolien avec l'installation d'éoliennes de 2 MW et des projets de nouvelles fermes à l'horizon 2020.
Avant d'accueillir son PDG, Jérôme Billerey, d'ici la fin du mois, c'est à une députée de la France insoumise, Mathilde Panot, que Quadran Réunion fera visiter demain matin sa ferme éolienne de la Perrière, dans les hauts de Sainte-Suzanne. Depuis 2005, le site héberge 37 éoliennes de 275 kw soit une puissance installée de 10 MW. La seule ferme éolienne de l'île avec celle d'EDF Énergie Nouvelle à Sainte-Rose. Un secteur en panne d'investissements : alors que le photovoltaïque ne cesse de progresser dans le mix énergétique (+ 13,3 MW depuis 2014, 186 MW de puissance installée), l'éolien fait du surplace.
En 2016, il ne pesait que pour 0,6 % (16,5 MW) de l'énergie produite localement. Plus pour longtemps. Quadran annonce des investissements importants dans le secteur en commençant par la modernisation de sa ferme de l'Est. Un permis de construire va être déposé d'ici à la fin de l'année pour remplacer les anciennes machines par 9 éoliennes de 2 MW. Plus grandes d'une quinzaine de mètres (80 m) et plus puissantes, elles affichent également une meilleure portance au vent avec leurs pales de 25 m de largeur. Un investissement de 37 millions d'euros qui permettra de quasi doubler la puissance de la ferme (18 MW). De nouvelles machines qui seront équipées d'une solution de stockage et d'un système de prévision qui permettra à Quadran de s'engager, vis-à-vis d'EDF, sur une puissance qu'il pourra distribuer sur le réseau le lendemain. À l'instar du solaire, l'éolien pourra ainsi participer à passer le fameux pic de consommation journalier.
Des solutions qui permettent petit à petit de faire progresser la part des énergies intermittentes dans le mix énergétique : contre 32 % aujourd'hui, il passera à 35 % en 2018 puis à 45 % en 2023. Le producteur lance par ailleurs des études pour implanter au moins deux nouvelles fermes de "4 à 6 éoliennes (de 2 MW)" à l'horizon 2020. Des mâts de mesure vont être implantés dans les hauts de Saint-Philippe et de Saint-Pierre. D'autres sites pourraient être étudiés ailleurs : "Le potentiel est là et les nouvelles machines permettent de mieux rentabiliser les investissements", résume Laurent Groleau, directeur de l'agence Quadran océan Indien.
Il promet une absence d'impact visuel aussi bien à Sainte-Suzanne qu'à Saint-Philippe où le groupe a déjà obtenu un accord de principe de la mairie. Il rappelle que les fermes sont toujours implantées à un minimum de 500 mètres d'habitations "et le plus souvent à plus de 750 mètres." Même absence d'impact sur la faune assure le producteur : "Depuis que des éoliennes ont été implantées, aucun impact sur les oiseaux n'a été observé par la Séor." Si elles ne se couchent pas au sol, les nouvelles machines sont capables de résister à des vents de plus de 250 km/h chiffre Quadran. Suffisant alors qu'Irma a fait souffler des rafales à plus de 300 km/h aux Antilles '
"Les éoliennes ont été conçues pour résister aux plus forts vents jamais connus à La Réunion, même couchées les anciennes ne résisteraient pas face à des vents de 300 km/h à l'instar du réseau électrique aérien ou de nombreux équipements", répond Serge Borchiellini, responsable du développement Réunion. La plus forte rafale jamais enregistrée dans l'île est à mettre au crédit de Dina en 2002 avec 277 km/h au Maïdo, devant Hollanda en 1994 (234 km/h à Sainte-Rose) et Jenny en 1962 avec 223 km/h à Gillot.
Des ambitions dans le solaire
Au total, ce sont plus de 100 millions d’euros d’investissements que Quadran (en passe d’être racheté par Direct énergie) annonce à La Réunion. D’ici deux ans, le groupe va tripler son parc de centrales solaires en exploitation. Il a récemment raflé 80 % du volume régional (17,7 MWc) sur le dernier appel d'offres lancé par l’État pour l'exploitation d'installations photovoltaïques avec stockage. Une ferme au sol de 7,5 MW va être installée sur des délaissés de l’aéroport de Pierrefonds, une autre de 7 MW verra le jour en extension de celle existante au pied des éoliennes de la Perrière. Deux grandes toitures de la Nordev, à Saint-Denis, seront également équipées. La société a également 4 projets en autoconsommation dans les tuyaux pour 1,1 MWc (Esiroi à Saint-Pierre, Brasseries de Bourbon, Leader Price de Sainte-Suzanne et STEP du Grand Prado). Quadran a, par ailleurs, remporté un appel d’offres de la Région pour équiper 25 toitures de lycées en installations de 100 kWc (sans stockage). D’autres projets sont également en cours concernant l’installation de micro-turbines sur le basculement des eaux. Le groupe, qui emploie 15 personnes localement, prévoit d’embaucher 5 personnes supplémentaires d’ici 5 ans.
https://www.clicanoo.re/Economie/Article/2017/09/15/Un-nouveau-souffle-pour-leolien_490519

07/09/17
Polynésie française : Makemo : Te Mau Ito Api dénonce un "sabordage"

PAPEETE, 7 septembre 2017 - La société d’économie mixte Te Mau Ito Api des "éoliennes" de Makemo a saisi le tribunal mixte de commerce de Papeete cette semaine, placée dans l’incapacité de rembourser une avance de 76 millions Fcfp que lui réclame son actionnaire majoritaire, le Pays.
Contacté jeudi matin, Jean-Louis Chailly, directeur général de Te Mau Ito Api, dénonce un "sabordage" de la part de son actionnaire à 66,4 %. Comme le révèlent nos confrères de Radio 1 mercredi soir, le Pays a adressé à la société d’économie mixte un commandement de payer les 76 millions Fcfp d’avances en compte courant libérées au fil des derniers mois pour lui permettre de faire face à ses dépenses. Cette injonction de payer a été signifiée à la SEM le 1er septembre dernier. Le tribunal de commerce est saisi depuis le début de la semaine. "En tant que mandataire social, j’ai la responsabilité de déposer le bilan dès lors que certains critères sont atteints", commente Jean-Louis Chailly, contacté jeudi matin. "En l’occurrence, nos actifs disponibles ne nous permettent pas de faire face à cette demande de remboursement". L’affaire est dorénavant entre les mains du tribunal mixte de commerce de Papeete. Une procédure de redressement judiciaire devrait être ouverte dans les jours prochains. Compte tenu de la fragilité de la structure financière de cette société, qui génère une perte de l'ordre de 20 millions Fcfp en moyenne chaque année, on voit mal comment cette procédure pourrait ne pas déboucher sur une liquidation judiciaire.
Sous contrat d'affermage depuis 2006, la SEM Te Mau Ito Api (TMIA) est délégataire de service public pour la fourniture d’électricité à Makemo. Son modèle économique est déficitaire depuis que son parc d’éoliennes n’est plus en fonction (2009). La société d’économie mixte planifiait à l’origine de produire son énergie à partir d’un mix entre l’éolien et le thermique. L’électricité ainsi obtenue devait servir à alimenter à prix conventionnels les 215 foyers raccordables de Pouheva, le chef-lieu de l’atoll.
Mais depuis 2009 l’électricité est exclusivement d’origine thermique, produite par un groupe électrogène. Prix du carburant, absence de péréquation comptable, et tarifs de l'électricité inférieur au coût de revient : la société a toujours plus de mal à honorer son contrat d’affermage avec la municipalité des Tuamotu. Depuis plusieurs années, le Pays tente d'en finir avec cette SEM.
> Lire aussi : Grogne à Makemo face au "bricolage" de Te Mau Ito Api
Un plan de continuation puis deux procédures de conciliation ont déjà été engagées avec les créanciers de la SEM, dont la dernière en début d’année déclarées infructueuse. La société porte une dette depuis plusieurs années envers la banque BPCE de "près de 70 millions, compte tenu des intérêts de retard". Ce qui surprend aujourd’hui le directeur général de TMIA, c’est que le coup de grâce qui lui est porté vienne de son actionnaire majoritaire : "Généralement, de telles procédures sont engagées par des tiers extérieurs à la société". Venant du Pays, majoritaire au conseil d’administration, et donc en position de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour statuer sur une éventuelle dissolution, l'envoi vendredi dernier de ce commandement de payer, la situation financière de TMIA étant notoire, pourrait, selon Chailly, constituer un "délit de banqueroute".
En attendant, sur l'atoll de Makemo, il semble que l'on assiste ces jours-ci à l'épilogue d’un projet énergétique pilote, présenté comme novateur en 2006, mais qui aura tourné au fiasco en à peine 10 ans.
http://www.tahiti-infos.com/Makemo-Te-Mau-Ito-Api-denonce-un-sabordage_a164442.html

07/09/17Polynésie française :
 LE PAYS ENVOIE TE MAU ITO API EN REDRESSEMENT

Après les dernières coupures d’électricité à Makemo et le coup de gueule du maire Félix Tokoragi, le Pays vient de demander le remboursement de son avance en compte courant de 76 millions de Fcfp à la SEM Te mau ito api. Une décision qui ne peut avoir d’autres conséquences que d’envoyer la société en redressement judiciaire.
Décidément, la société d’économie mixte (SEM) Te mau ito api aura fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Après les nouvelles coupures de courant à Makemo et le coup de gueule du maire Felix Tokoragi, le Pays a décidé de passer à l’action. Actionnaire majoritaire de la société de « production, transport et distribution » d’électricité sur l’atoll des Tuamotu, le Pays vient de demander le remboursement de son avance en compte courant. Une avance conclue pour deux ans en 2013, mais jamais remboursée, qui se chiffre aujourd’hui à 76 millions de Fcfp. Dans l’incapacité de payer une telle somme, la SEM va donc se retrouver sous peu au tribunal mixte de commerce de Papeete sans autre perspective qu’un placement en redressement judiciaire.
Échec de la conciliation il y a quatre mois
A l’origine de cette véritable impasse -pour une société dont les éoliennes sont à terre depuis 2009 et qui ne fonctionne depuis qu’avec des groupes électrogènes- l’ancien vice-président Nuihau Laurey avait annoncé dès janvier 2016 la perspective d’une « dissolution » de la SEM. A l’époque, le commissaire aux comptes de Te mau ito api avait déclenché une procédure d’alerte, et le Pays et l’actionnaire privé -la Sedep de Dominique Auroy- avaient engagé une procédure de « conciliation » devant le tribunal de commerce.
La procédure s’est prolongée jusqu’en avril 2017, avec deux problématiques principales : le remboursement d’un prêt de 63 millions de Fcfp contracté auprès de la BPCE et le remboursement de l’avance en compte courant de 76 millions de Fcfp du Pays. Or, l’information était passée jusqu’ici inaperçue, la procédure de conciliation a été déclarée infructueuse il y a près de quatre mois. Les parties ne sont pas tombées d’accord.
Quel avenir pour la SEM en redressement ?
La perspective d’un redressement judiciaire ne signifie pas la fin de la SEM Te mau ito api. Le tribunal observera toutes les possibilités de continuation d’activité de la société. Mais avec leurs prises de position récentes, le Pays et le maire de Makemo semblent toutefois peu enclin à tenter de relancer la société… Prochain rendez-vous pour ce dossier devant le tribunal de commerce dans les jours à venir.
https://www.radio1.pf/le-pays-envoie-te-mau-ito-api-en-redressement/

08/08/17 : La Réunion : 10 000 euros d'amende faute de garantie financière

ÉOLIEN. Faute d'avoir constitué - malgré plusieurs mises en demeure de la préfecture - une garantie financière pour son parc éolien de Sainte-Suzanne, la société Eole La Perrière a été condamnée au paiement d'une amende de 10 000 euros. Une amende dont le montant est exigible immédiatement.
Mais pourquoi une telle sanction ? En matière de code de l'environnement, il faut savoir que toute entreprise classée ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement), ce qui est le cas pour des installations de production d'électricité utilisant de l'énergie mécanique du vent, à obligation de gager par des garanties financières les coûts limités à la seule mise en sécurité des infrastructures en cas de cessation d'activité.
jurisprudence métaleurop
Des garanties consignées auprès de la Caisse des dépôts, d'une banque ou d'une compagnie d'assurance. Cette disposition liée au code de l'environnement avait été prise par le gouvernement suite à la mise en liquidation brutale en 2003 de la société Métaleurop, une fonderie située dans le Nord de la France et considérée comme un des sites les plus pollués de France.
C'est ce qu'aurait dû faire la société Eole La Perrière appartenant au groupe Quadran. Mise en demeure en décembre 2016 par la préfecture de la Réunion, cette entreprise qui gère 37 éoliennes n'avait pas transmis cette garantie financière.
Une situation qui a perduré pendant deux ans selon l'État puisque dès 2015, la société ne cautionnait plus cette somme. Si l'on en croit la méthode de calcul arrêtée par le ministère de l'écologie, l'entreprise devait cautionner 1,850 million d'euros (50 000 euros par éolienne) pour son site de Sainte-Suzanne.
Sollicitée par téléphone, la société Quadran en charge de l'exploitation du site éolien La Perrière à Sainte-Suzanne n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Elle a toujours la possibilité de contester cette amende devant le tribunal administratif de Saint-Denis.
https://www.clicanoo.re/Economie/Article/2017/08/08/10-000-euros-damende-faute-de-garantie-financiere_483892


21/04/17 : Guadeloupe : Transport exceptionnel d'éoliennes : la circulation perturbée ce dimanche
Ce dimanche, dans le cadre de l'installation future des parcs éoliens sur la commune de Sainte-Rose, une simulation de transport (Essai Convoi exceptionnel) d’éléments d’éoliennes se déroulera entre le Port Autonome de Jarry (Baie-Mahault) et les deux sites concernés, Comté de Lohéac et Espérance, à Sainte-Rose.
L'itinéraire prévu du convoi est le suivant : départ 5h00 du Port Autonome de Jarry (Baie-Mahault), rue de l'industrie (Jarry), Giratoire de la Voie Verte (RN10-RD32), Voie Verte (RD32), puis le Giratoire de la Jaille, la RN1 en direction de Destrellan , la RN2, le giratoire de Beau-Soleil , le giratoire de Wonche, le giratoire de la Boucan, le bourg de Sainte-Rose, les giratoires de la Ramée jusqu’aux entrées des sites, Comté de Lohéac et Espérance, fin de la simulation prévue, 12h00.
Ce transport exceptionnel risque de perturber la circulation sur l'itinéraire prévu du convoi. La circulation sera alternée, voire arrêtée momentanément dans les deux sens de circulation, aux passages des zones délicates de l'itinéraire. Le convoi sera encadré de 4 véhicules d'escortes : 2 à l'avant et 2 à l'arrière pour la sécurité.
Il est demandé aux usagers de la route de faire preuve de la plus grande vigilance au passage du convoi et de respecter l’ensemble des dispositifs de signalisation mis en place.

15/12/16 : Antilles Françaises SAINT MARTIN : PROJET EOLiEN A TiNTAMARRE ?
Je me demande s’il y a des limites à la bêtise humaine.
Je viens de lire sur le site SxmInfo que le Conseil Exécutif a donné un avis favorable à l’implantation d’éoliennes sur Tintamarre.
” Présentation d’un projet d’installation d’une centrale éolienne sur l’ilet Tintamarre, la  poursuite d’études et l’implication sur l’environnement a été recommandée par les élus car l’ile se situe dans l’espace  protégé ; les élus ont émis un  avis favorable, voire une extension possible de la capacité prévue et suggéré une étude d’impact, même si la loi ne l’exige pas”
Après enquête, il semblerait que le projet porte sur 4 éoliennes, mais que vu “l’intérêt”, le Conseil recommande de poursuivre les études, notamment d’impact, pour même augmenter la puissance. Peut-on imaginer, sur une île vivant du tourisme, implanter sur l’un de ses joyaux les plus visités de pareilles incongruités?
http://www.sxminfo.fr/11765/23/04/2011/saint-martin-projet-eolien-a-tintamarre-by-jabiru/

30/06/16 : Quadran inaugure en Guadeloupe la première centrale éolienne avec stockage de France
Le groupe héraultais Quadran inaugure jeudi 30 juin sur l’île de Marie-Galante, en Guadeloupe, la première centrale éolienne de France couplée à un système de stockage par batteries pour lisser la production. La double insularité et le stockage portent le coût du parc à 9 millions d’euros pour une puissance installée de 2,475 MW.
Le groupe d’énergies renouvelables Quadran, basé à Villeneuve-les-Béziers (Hérault), inaugure le 30 juin la première centrale éolienne avec stockage de France, sur la commune de Capesterre-de-Marie-Galante, en Guadeloupe. Ce petit parc de 2,475 MW, composé de 9 éoliennes anticycloniques (rabattables) de 275 kW fournies par le constructeur français Vergnet, produit la consommation électrique de 3 300 habitants, soit la population de Capesterre-de-Marie-Galante. Mis en service fin 2015, c’est le repowering d’un site Quadran de 1,5 MW (25 machines de 0,6 MW) lancé en 1997 (le premier parc de Marie-Galante) et démantelé en 2013. Le nouveau parc éolien de Petite-Place a nécessité un an de travaux et coûté 9 millions d'euros à Quadran.
"La double insularité pèse, explique Jérôme Billerey, directeur général. Nous avons dû engager 2 millions d’euros pour le raccordement au réseau : la ligne traverse l’île sur 22 km." Le système de stockage a sa part : le parc possède une capacité de 0,46 MWh via des batteries Lithium-Ion de Saft et un convertisseur Nidec. Quadran a développé un algorithme de gestion de la batterie et le stockage intervient pour soutenir la tension et la fréquence du réseau, et pour respecter la prévision de production envoyée chaque soir à EDF.
Le parc de Marie-Galante bénéficie d’un tarif avec obligation d’achat de mars 2013 : 230 euros le MWh pour l’"énergie éolienne avec dispositif de lissage et prévision de la production dans les zones particulièrement exposées au risque cyclonique".
Avis favorable pour un investissement de 62 millions d'euros
"Quadran est présent dans les DOM depuis 1992, relève Jérôme Billerey. En Guadeloupe, nous avons déjà 20 MW." La filiale Quadran Caraïbes, basée au Moule en Guadeloupe, a aussi en projet le parc éolien de Dadoud : 10 éoliennes de 2 MW à Petit-Canal au nord de Grande Terre, disposant d’une capacité de stockage de 3,3 MWh ; l’enquête publique sur cet investissement estimé à 62 millions d’euros, s’est conclue sur un avis favorable fin avril 2016.
Le Groupe Quadran a réalisé un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros en 2015 et exploite 200 centrales en France métropolitaine et Outre-mer pour une puissance installée de 400 MW. Il emploie 210 personnes entre son siège de Villeneuve-les-Béziers et 14 agences et filiales.
http://www.usinenouvelle.com/article/quadran-inaugure-en-guadeloupe-la-premiere-centrale-eolienne-avec-stockage-de-france.N400017

13/01/16 : L’avenir pas si sombre de la France d’Outre-mer
La France d’Outre-mer est en crise : peut-elle s’en sortir grâce à son potentiel énergétique ?

La France d’Outre-mer est en crise à tous points de vue : économie, immobilier, social… nos DOM-TOM sont devenus un véritable poids pour l’État et ses finances… avant de peut-être devenir un poids lourd mondial dans le domaine des énergies renouvelables… Depuis la seconde moitié du 20ème siècle, nos territoires ultramarins sont structurellement déficitaires. Déficit que l’État parvient tant bien que mal à combler grâce à ses aides et des dispositifs de défiscalisation incitant les contribuables métropolitains à investir dans l’Outre-mer. Pourtant à l’aune de l’épuisement programmé des richesses fossiles conventionnelles, les DOM-TOM avec la zone économique exclusive qui y est associée, peuvent transformer la France en un géant énergétique mondial…
La situation catastrophique de l’Outre-mer
C’est un triste constat qu’amène une analyse de la situation ultramarine de la France : économie atone, tourisme en berne, chômage, corruption endémique, crise immobilière, exil des jeunes vers la Métropole, etc… Il est au premier abord très difficile de trouver des raisons d’être satisfaits de nos DOM-TOM, où presque tous les voyants sont au rouge… cramoisi. Ainsi une croissance nulle et un chômage structurellement élevé (dépassant les 20%) creusent de manière abyssale les comptes publics de nos territoires ultramarins où l’administration constitue, de loin, la première source d’emplois… Il est d’ailleurs impossible de trouver des chiffres officiels récents sur la situation économique en Outre-mer : à croire que l’État veut nous cacher cette triste réalité. Pour vous donner une idée voici quelques indices :
• 80% de la population de La Réunion est éligible aux logements sociaux
• À Mayotte 31% des logements sont constitués de tôles. De plus avec un PIB par habitant de 7900€ (chiffres 2011), l’île est au niveau de la Bulgarie.
• En Polynésie française, 6000 demandes de logements sociaux sont insatisfaites à cause de l’incompétence des autorités locales (au total 100.000 logements sociaux sur 10 ans seront nécessaires dans tous les DOM-TOM)
• En Guadeloupe les 2 derniers Directeurs Généraux de l’organisme semi-public en charge de la construction des logements sociaux ont été mis en examen car ils s’étaient attribué un salaire de1,5 million d’euros annuels
• La Martinique est, avec la région Champagne-Ardenne, la seule région française à perdre des habitants
• Saint-Martin dans les Antilles connaît un taux de chômage de 30% et une activité marginale alors que sa voisine néerlandaise, avec qui elle partage l’île de Saint-Martin, est un véritable hub touristique mondial avec son port en eaux profondes accueillant des touristes du monde entier venus profiter de ses nombreux casinos et boîtes de nuit
Bref la France d’Outre-mer, à l’instar de la Métropole se porte mal, voire très mal…
Des DOM-TOM portés à bout de bras par l’État
Sans l’aide de l’État et les aides publiques, nombreuses de nos îles ultramarines connaîtraient une situation économique bien éloignée des standards européens. Ainsi l’État est dans les DOM-TOM le premier employeur : plus de 40% en moyenne des emplois sont publics ! De plus, les fonctionnaires ultramarins bénéficient d’une sur-rémunération : de 40 % en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane et de 53% à La Réunion. En Nouvelle-Calédonie, Polynésie et à Wallis et Futuna, un « complément spécial » majore la rémunération de base de 65% jusqu’à 108% en plus d’une « indemnité d’éloignement ». Cette sur-rémunération serait censée compenser un surcoût de la vie, pourtant actuellement estimé entre 10 et 25%. L’effet pervers de cette politique de rétribution des fonctionnaires est que les secteurs privés sont obligés de suivre pour attirer des salariés.
De même la commande publique reste le premier moteur de croissance dans l’industrie et les services. En comptant également les prestations sociales et les aides publiques ainsi que les aides européennes, les transferts monétaires depuis le continent vers l’Outre-mer atteignent des dizaines de milliards d’euros…
Enfin il y a la défiscalisation : loi Girardin industriel, loi Girardin logement social, loi Pinel Outre-mer, FIP DOM. L’administration fiscale autorise des réductions d’impôts pouvant atteindre un plafond spécifique (18.000 euros au lieu de 10.000 euros pour les dispositifs de défiscalisation classiques) aux contribuables investissant dans l’Outre-mer.
Investir dans l’Outre-mer = investir dans l’avenir ?
Pourtant ces investissements ne sont pas fatalement à perte. En effet la France, grâce à ses DOM-TOM est la deuxième zone économique exclusive au monde derrière les États-Unis : cela signifie qu’elle possède un droit d’exploitation exclusif sur 11 millions de km² de mer ! La France a récemment augmenté son plateau continental de près de 600.000 km² en plus de sa ZEE, extension de zone où elle a un droit quasi-exclusif sur l’exploitation du sol et du sous-sol.
Non seulement la France possède un droit d’exploitation exclusif sur la pêche mais aussi et surtout l’exploitation de toute autre ressource marine, des fonds marins et sous-sols sur plus de 11 millions de km²… Ainsi avec la modernisation des techniques d’extraction, le pétrole et le gaz off-shore (extraits en haute-mer) deviennent de plus en plus attractifs. Apparaissent également de nouvelles techniques énergétiques issues de l’exploitation des forces marines et éoliennes :
• éolien off-shore (exploitation du vent)
• énergie hydrolienne (les courants marins)
• énergie houlomotrice (les vagues)
• énergie marémotrice (les marées)
Enfin, les océans, zones quasi-inexplorées excepté leur surface, regorgent de ressources énergétiques pour l’instant encore difficilement qualifiables et quantifiables. Citons-en quelques-unes : les algues ; les nodules polymétalliques et sulfures polymétalliques hydrothermaux qui produisent manganèse, fer, silicium, bauxite, nickel, cuivre ou cobalt ; les microplastiques ; les vers marins ; l’eau de mer potabilisée…
Pour l’instant les autorités françaises n’ont pas encore réellement pris conscience de ces richesses ultramarines, la France accusant un retard conséquent sur d’autres pays comme l’Écosse qui vont chercher vers leurs côtes et la mer leur autosuffisance énergétique.
Mais la France, grâce à ses Outre-mer, reste assise sur un véritable trésor resté intact. Il suffit d’en prendre conscience et de développer intelligemment des projets en ce sens, la France deviendra alors un nouveau géant énergétique…
https://www.contrepoints.org/2016/01/13/235350-lavenir-pas-si-sombre-de-la-france-doutre-mer

01/06/16 : Les énergies marines renouvelables au point mort Outre-mer
Seanergy, le salon des professionnels des énergies marines renouvelables ouvre ses portes à Biarritz. L’Outre-mer aurait logiquement toutes les qualités pour abriter des projets. Pourtant, en Martinique, à La Réunion ou en Polynésie, les énergies marines n’ont pas le vent en poupe.
Grâce à l’Outre-mer, la France possède le deuxième espace maritime au monde. Et pourtant en matière d’énergie marine renouvelable, l’Outre-mer ne brille pas par son dynamisme. La climatisation par l’eau profonde, les hydroliennes, les éoliennes en mer ou encore l’énergie thermique des mers sont encore bien peu implantées localement. Pire, des projets d’envergure sont peu à peu abandonnés. Alors que le 17e salon des professionnels des énergies marines, Seanergy, ouvre ses portes à Biarritz ce mercredi, La1ère.fr a dressé un panorama de la situation :
#1 Martinique : l’abandon de NautilusEn Martinique, du côté de Bellefontaine au sud de Saint-Pierre, la PME Akuo Energy a lancé deux projets ambitieux. Il y a d’abord NEMO, une centrale flottante dont l’objectif est de fabriquer de l’électricité grâce au différentiel de température qui existe entre les eaux de surface et les eaux profondes et puis il y a Nautilus. Deux projets novateurs qui valorisaient l’énergie thermique des mers.
La Martinique est le lieu idéal pour mettre en place ce type de centrale, expliquait Jean Ballandras, directeur énergies marines d’Akuo, car la température des eaux de surface est toujours supérieure à 25° et l’eau en profondeur est à 5°. Cet écart de 20°, c’est la clef de tout. C’est ce qui permet d’avoir la performance pour créer cette énergie".
En revanche le projet Nautilus, lui, a capoté. Akuo Energy vient de confirmer l’abandon de ce beau projet. Il reposait sur le même principe que NEMO, mais à terre. Or pour des raisons environnementales, le projet qui se trouvait à proximité du sanctuaire marin a été abandonné. L’impact environnemental des canalisations à mettre en place a été jugé trop important sur les fonds océaniques. "On ne pouvait pas concilier l’efficacité industrielle et technologique avec les exigences que nous avions fixé dès le début sur le respect environnemental associé à ce projet" constate Jean Ballandras. Mais Akuo n’exclut pas de développer ce projet sur un autre site.
#2 Polynésie : le SWAC en mauvaise passeLa Polynésie était la pionnière en France en matière de SWAC (Sea water Air conditionning). Cette technique permet de climatiser des bâtiments en utilisant l’eau froide des profondeurs de la mer. La première centrale de climatisation (SWAC) est en activité à Bora Bora, à l’hôtel Intercontinental depuis 2006. Malheureusement le système a des ratés. Après dix ans d’utilisation, il est tout simplement tombé en panne en avril dernier.
Ce dispositif malgré tout innovant a été mis en place dans un autre hôtel d’un site emblématique de la Polynésie : Tetiaroa, l’île de Marlon Brando. Les autorités polynésiennes ne manquent pas de faire visiter à tous leurs invités de marque cet hôtel dit écologique.
Le SWAC a donc le vent en poupe en Polynésie, à tel point que l’hôpital de Papeete devait être ainsi climatisé et permettre de faire de sérieuses économies. Lancé en 2014, le projet n’avance guère et l’appel d’offre est contesté au Tribunal administratif.
#3 La Réunion : la climatisation écolo à l’arrêtLe SWAC avait aussi bonne presse à La Réunion. Les communes de Saint-Denis et de Sainte-Marie envisageaient dès 2008 de faire climatiser l’aéroport de La Réunion grâce aux eaux des profondeurs des mers. En 2014, Engie (ex-GDF-Suez) à qui ce projet avait été confié prévoyait de climatiser une soixantaine de bâtiments publics des deux communes au moyen de la technique SWAC
Mais patatras… Deux ans après, le projet qui aurait fait de La Réunion, l’île leader du SWAC tombe à l’eau. Climabyss, le filiale d’Engie jette l’éponge. Interpellée par la députée de La Réunion Huguette Bello à l’Assemblée nationale, Ségolène Royal menace Engie de lui retirer le marché. Mais depuis, plus rien. Le projet semble bien mal en point.
En 2014, c’est le cyclone Bejisa qui emportait le projet CETO, un prototype installé au large destiné à expérimenter l’énergie de la houle dans les eaux australes.
#4 Eoliennes flottantes en Guadeloupe : Sur l’île papillon, l’entreprise Akuo (encore elle !) travaille sur un projet de 5 à 6 éoliennes flottantes pour une capacité de 30 mégawhatts. "L’idée même de ce projet pilote est de définir une technologie franco-européenne qui présente une solution d’éolien offshore flottant en zone cyclonique", explique Jean Ballandras, directeur énergies marines d'Akuo.
#5 Guyane, Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon et Nouvelle-Calédonie : RASLes énergies marines pourraient tout à fait trouver leur place partout Outre-mer. Toutefois en Guyane, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, pas l’ombre d’un projet pour l’instant.