Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Allemagne



https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1INuwcABHShZclo6l2SgcZi12ixs&ll=51.42888506703834%2C10.491262849999998&z=6

Le tournant énergétique allemand est un «désastre»
https://loi-energie-non.ch/blog/le-tournant-energetique-allemand-est-un-desastre/

Mord am Stillfüssel 2017 - Windtollwut - Gefährdeter Bezirk Odenwald
https://youtu.be/s1jGkqBSNY0

La Guerre des Éoliennes (version sous-titrée)
https://www.youtube.com/watch?v=LD5Pufk94HM

L’éolien fauteur de troubles – Pourquoi tant de protestations en Hesse
https://www.youtube.com/watch?v=948tNmqCx88

VIDEO éoliennes en Allemagne impact sur l'homme et la nature
https://m.youtube.com/watch?v=bPCNbkvb7co

Eoliennes en Allemagne un Vent de Folie qui détruit notre pays
https://www.youtube.com/watch?v=dt334wtzso0

- Windwahn in Deutschland (Vent de folie en Allemagne)
https://youtu.be/BWt8eunDWwU
https://www.youtube.com/watch?v=SyecQnWorvE (en français)

https://www.facebook.com/vernunftwende/videos/1459537600733135/

-  Carte : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1INuwcABHShZclo6l2SgcZi12ixs&hl=en_US&ll=51.42888506703836%2C10.491262849999998&z=5



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22/05/17 : Appel d’offres éolien en Allemagne : les citoyens font (beaucoup) mieux que les professionnels
Groß surprise vendredi dernier lors de la présentation des résultats du tout premier appel d’offres éolien terrestre en Allemagne : 96% des 807 MW obtenus sont « Bürgerenergiegesellschaften », c’est-à-dire des projets de coopératives citoyennes et non des dossiers présentés par des développeurs professionnels. Lesquels se sont révélés moins compétitifs. Ce qui fait dire à un développeur français, avec le sourire, que « l’überisation guette les énergies renouvelables ».
Bon marché, l’éolien citoyen
Lors de cette compétition inédite outre-Rhin, quelque 70 projets – avec une puissance minimale très faible, soit 0,750 MW – ont été retenus, sur 256 dossiers et 2 137 MW proposés au total ; 65 étaient présentés par des coopératives. Les prix ont été salués par Jochen Homann , le président de l’agence de l’énergie allemande, car ils correspondent à l’objectif ultime des appels d’offres : sortir les énergies renouvelables des subventions. De fait, le prix moyen de cette session inaugurale ressort à 57,1 €/MWh, avec un plus haut à 57,8 € et un plus bas à 55,8 €, selon les régions. Les noms des lauréats n’ont pas été dévoilés.
Personne n’avait vu venir ces projets participatifs, qui ne regroupent que 10 personnes physiques au maximum, car ils n’étaient pas soumis à la procédure de pré-qualification. Les projets devront désormais être réalisés dans un délai compris entre 24 et 30 mois.
Encore neuf sessions d’ici 2020
Deux autres rounds éoliens vont être organisés dans l’année afin de respecter l’objectif de 2,8 GW par an que prévoit la nouvelle stratégie allemande des énergies renouvelables. Elle consiste à limiter et non accélérer leur développement désormais. En 2014, année record, 4,7 GW éoliens ont été installés. L’année dernière, la puissance raccordée a encore atteint 4,26 GW, ce qui a été interprété comme un rush des développeurs pour profiter de la dernière année du guichet unique. Dans le cadre de l’appel d’offres, quatre nouvelles sessions sont programmées pour 2018 et trois pour 2019.
Dans l’Hexagone, le cahier des charges des futurs appels d’offres éoliens, pour des projets d’au moins 7 éoliennes, fait en théorie une place de choix au financement participatif, avec un bonus situé entre 2 et 3 €/MWh, en fonction de la proportion du financement (entre 20% et 40%) fourni par les citoyens ou les collectivités. Les capitaux nécessaires au développement éolien correspondent aux possibilités de certains acteurs du financement participatif, comme les Sociétés d’économies mixte (SEM) et les coopératives, mais pas à celles des plateformes de crowfunding.
https://www.greenunivers.com/2017/05/appel-doffres-eolien-allemagne-citoyens-beaucoup-mieux-professionnels-162704/

16/05/17Grosse frayeur : une pale d'éolienne tombe sur l'autoroute
Un chauffeur de poids lourd a échappé de peu à la mort, ce mardi, sur l'autoroute A33, quand une énorme pièce s'est abattue sur son véhicule.
Un accident spectaculaire a bloqué l'A33, une autoroute proche de Bielefeld, dans le nord-ouest de l’Allemagne, ce mardi matin.
Transportée par un convoi routier, une pale d'éolienne s'est détachée dans un virage : l'énorme pièce s'est abattue sur un poids lourd qui circulait à sa hauteur, barrant les deux voies de circulation.
Par miracle, le conducteur du camion fracassé n'a été que légèrement blessé, selon le "Frankfurter Allgemeinen".
http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/05/16/grosse-frayeur-une-pale-d-eolienne-tombe-sur-le-camion

16/05/17 : Allemagne: une éolienne s'écrase sur une autoroute
Une éolienne s'est effondrée mardi sur un camion qui circulait sur une autoroute du nord-ouest de l’Allemagne, non loin de Bielefeld, selon le Frankfurter Allgemeine. L'accident, spectaculaire, a bloqué l'A33 dans les deux sens de circulation. Par miracle, le conducteur du camion, dont la cabine a été pulvérisée, n'a été que légèrement blessé.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/05/16/97001-20170516FILWWW00322-allemagne-une-eolienne-s-ecrase-sur-une-autoroute.php

24/04/17L’éolien offshore n’a plus besoin de subvention en Allemagne
C’est une étape clé dans son développement que vient de connaître la filière industrielle de l’éolien en mer. Trois grands projets ont gagné l’appel d’offres organisé en Allemagne en ne demandant aucune aide publique. Une première mondiale.
Record hors-raccordement
Le gouvernement allemand lui-même ne s’attendait pas à ça. Les groupes Dong Energy et EnBW ont remporté l’appel d’offres avec des projets éoliens cumulant respectivement 480 et 900 MW. Ils ne bénéficieront d’aucun soutien de l’Etat et vendront l’électricité directement sur le marché. Un quatrième projet (110 MW) a été attribué à Dong Energy pour un prix cible de 60 €/MWh. A noter que le coût du raccordement n’est pas inclus dans les projets et sera pris en charge par le gestionnaire de réseau TenneT.
Convaincu par les prix historiquement bas proposés par les développeurs, Berlin a décidé d’organiser dans les prochains mois d’autres appels d’offres pour plus de 3 GW. Une occasion de renouveler le parc électrique vieillissant à moindre coût. En effet, le secteur des renouvelables se livre à une concurrence féroce sur les prix.
Age d’or des renouvelables
Le record allemand n’est pas un cas isolé. Depuis des années, les différents appels d’offres internationaux pour la construction de nouvelles installations électriques sont dominés par les énergies renouvelables. En concurrence frontale avec d’autres technologies (gaz, charbon, pétrole, nucléaire), les énergies renouvelables remportent la grande majorité des projets grâce à une durée de construction courte (2-3 ans en moyenne) et des coûts en chute libre. Des performances dues souvent aux conditions favorables de certains pays à l’instar du Chili qui a obtenu en août 2016 un prix de 25,6 €/MWh pour un projet photovoltaïque dans la région de Tarapaca (désert d’Atacama). Plus récemment, c’est un pays moins connu pour son soleil, le Danemark, qui affiche un nouveau record européen pour le solaire avec 17,3 €/MWh + prix marché spot.
Concentration
La chute des prix de vente s’est accompagnée d’un mouvement de concentration des acteurs du secteur pour faire face à la concurrence, notamment dans l’éolien. Récemment, l’Espagnol Gamesa a fusionné avec l’Allemand Siemens. Du coté français, il y a bien sûr Alstom Energie racheté par l’américain General Electric en 2015 et Adwen (Areva) absorbé par Siemens grâce à Gamesa. A noter aussi l’Espagnol Acciona passé sous le contrôle de l’Allemand Nordex. Ce mouvement de concentration vise également à faire face à la montée en puissance des acteurs asiatiques tels que le Chinois Goldwind, passé en 2016 en 1ère position détrônant Vestas à la surprise générale.
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/leolien-offshore-na-plus-besoin-de-subvention-en-allemagne-42830/

20/04/17 : Éolien offshore: comment les Allemands cassent les prix
Dong et EnBW vont pratiquement se passer de subventions pour leurs prochains parcs éoliens en mer du Nord allemande. Un choix très audacieux. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.
Le 13 avril est passé inaperçu. Ce jour sera peut-être à marquer d’une pierre blanche tant la nouvelle est sidérante. Pour la première fois, des exploitants de parcs éoliens marins promettent pratiquement de se passer d’aide tarifaire, tant leurs coûts de production seront bas.
L’agence fédérale des réseaux (BNetzA) a en effet déclaré EnBW et Dong vainqueurs du dernier appel d’offres. Cette compétition portait sur la réalisation de 1.490 mégawatts (MW) de capacités, en mer du Nord.
4 Parcs marins
L’ancienne filiale d’EDF, EnBW, construira le parc de He Dreiht (900 MW) qui devra être raccordé au réseau en 2025. À l’énergéticien danois, Dong, la réalisation des parcs de OWP West (240 MW), Borkum Riffgrund West 2 (240 MW) et de Gode Wind 3 (110 MW). Ces trois installations doivent être mises en service en 2024.
Pour trois des quatre parcs, commente la BNetzA dans un communiqué, les électriciens prévoient de vendre leur courant directement au prix du marché (autour de 37 euros le mégawattheure). Seul le parc de Gode Wind 3 bénéficiera d’une prime estimée à 60 €/MWh.
4,4 €/MWH de subvention
Au total, le montant des subventions pour les futurs parcs de cet appel d’offres se situe aux alentours de 4,4 €/MWh. Du jamais vu! « Ces offres ont été très inférieures aux prévisions », concède Jochen Homann, le président de la BNetzA. Pour mémoire, les coûts de production des futurs parcs marins français devraient tourner autour de 220 €/MWh.
Comment expliquer des coûts aussi bas? Les sites sont particulièrement ventés: une vitesse moyenne de vent de 10 mètres à la seconde, « ce qui est la plus forte observée sur notre portefeuille », explique Dong. Les autorités allemandes ont accepté de porter de 25 à 30 ans la durée des concessions. L’énergéticien danois prévoit aussi de mutualiser les coûts de maintenance entre plusieurs de ses parcs marins.
Éoliennes de plus de 10 MW
Mais le plus important relève encore du pari. EnBW et Dong estiment que le prix de gros de l’électricité, sur le marché allemand, est appelé à se relever sensiblement ces prochaines années, rendant l’électron marin très compétitif. Très audacieux pour un marché qui souffre de surproduction. Mieux, les deux énergéticiens annoncent vouloir installer des turbines de 11 MW unitaires (pour EnBW) et de 13 à 15 MW unitaires (pour Dong). Or ces machines n’existent pas encore. Pas même à l’état de prototype. Les plus puissantes du moment, telle l’AD8 de 8 MW d’Adwen, sont actuellement en cours d’essai.
https://www.euractiv.fr/section/energie/news/eolien-offshore-comment-les-allemands-cassent-les-prix/

19/04/17 : Eolien offshore : l'Allemagne attribue les premiers parcs sans aucune subvention
La nouvelle a fait quelque peu sensation outre-rhin la semaine dernière. La Bundesnetzagentur, autorité fédérale en charge de l’attribution des concessions offshore, a annoncé les lauréats de la première phase de WindseeG, le nouveau plan fédéral d’implantation d’éoliennes en mer. Et à la plus grande surprise de tous, y compris de l’agence elle-même, des énergéticiens ont proposé des offres ne nécessitant aucune subvention publique.
Le groupe danois Dong a remporté trois champs : OWP West (240 MW), Borkum Griffrund West 2 (240 MW) et Gode Wind (110 MW). Les deux premiers ne bénéficieront d’aucune subvention et le dernier prévoit une aide de 60 euros/MWH. EnBW, énergéticien allemand basé dans le très terrien Bade-Würtemberg, a quant à lui remporté le gigantesque champ de He Dreiht de 900 MW, là encore sans demander aucune subvention.
Des turbines de 13 à 15 MW
Comment est-ce possible ? Plusieurs facteurs sont mis en avant par les lauréats, à commencer par la maturité de la technologie et ses avancées à venir. Dong prévoit ainsi d’équiper ses futurs champs de turbines de 13 à 15 MW anticipant la construction de ce nouveau gabarit de plateformes pour la mise en route des futurs champs en 2024. Le groupe danois prévoit également de regrouper les champs OWP et Borkum en un pour pouvoir réaliser des économies d’échelle et souligne le fait que l’extension, par l’agence fédérale, de la durée d’exploitation des machines de 25 à 30 ans permet une meilleure visibilité opérationnelle. Même son de cloche chez EnBW qui estime que son futur champ, qui démarrera en 2025, bénéficiera de « développements techniques rapides » et de synergies avec les champs voisins d’Albatros et de Hohesee.
Cette avancée illustre le nouvel élan de l’Energiewende, la politique de transition énergétique menée par l’Allemagne depuis son annonce du retrait progressif de l’énergie nucléaire. Après quelques années de flou, l’éolien offshore revient sur le devant de la scène, comme un des piliers du nouveau mix énergétique, offrant aux industriels des perspectives plus sereines et donc des capacités accrues d’investissement dans l’évolution des technologies.
http://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-offshore-lallemagne-attribue-les-premiers-parcs-sans-aucune-subvention

18/04/17 : Quand l'éolien en mer se passe de subventions (Allemagne)
Certains projets allemands sont devenus très compétitifs.
Energie. : Pour la première fois, trois projets de parcs éoliens en mer en Allemagne se passeront totalement de subventions et prévoient de vendre leur électricité au prix du marché, à un niveau estimé à 33,40 euros par mégawattheure. Ce record pour une énergie renouvelable est rendu possible par les conditions propres à cet appel d'offres, mais il témoigne du fait que la production d'énergie éolienne en mer devient de plus en plus compétitive. En France, une nouvelle procédure dite de « dialogue compétitif » devrait permettre également de réduire les coûts.


16/04/17 : Des éoliennes volantes arrivent bientôt en AllemagneDes éoliennes volantes arrivent bientôt en Allemagne
L’énergéticien allemand E.ON s’est associé avec Ampyx Power pour développer des éoliennes qui planent au-dessus de nos têtes…
Pour oublier ses 15,45 milliards d’euros de pertes nettes accumulées ces deux dernières années, E.ONEOAN -1,22% préfère garder la tête dans les nuages… L’énergéticien s’est associé avec la société néerlandaise Ampyx Power pour mettre au point une éolienne volante capable de générer de l’énergie à moindre coût.
Le groupe allemand est parti d’un constat assez simple. Avec près de 27.270 éoliennes sur son sol, la république fédérale commence à manquer d’espace pour accueillir de nouvelles fermes.
Les turbines traditionnelles sont, en outre, de plus en plus coûteuses à construire et à installer. Un chantier d’assemblage d’un "moulin à vent" haut de 200 mètres coûte en moyenne 120.000 euros par… jour. Cette facture est encore plus élevée lorsque les éoliennes sont installées en pleine mer. Au large des côtes, la construction des fondations et des mâts au sommet desquels sont fixées des pales longues de 90 mètres représente 30% des investissements dégagés par les énergéticiens.
"Yoyo" volant
Cette course au gigantisme commence à atteindre ses limites. Une donnée physique pousse pourtant les exploitants à aller plus haut… Le vent est toujours plus fort à une altitude plus élevée. E.ON et Ampyx Power ont donc eu l’idée de mettre au point une éolienne aéroportée.
Leur système ressemble à celui d’un "yoyo". Un cerf-volant aux allures de drone et équipé de deux petites hélices effectue dans le ciel un vol en forme de "8" à une altitude comprise entre 200 et 450 mètres. Ce "planeur" génère de l’énergie lors de la phase de traction quand il s’éloigne et qu’il déroule la corde du treuil auquel il est rattaché qui entraîne un générateur électrique.
Lorsque le câble d’une longueur de 750 mètres est tendu, le cerf-volant redescend automatiquement, ce qui provoque le rembobinage du fil d’acier et le processus se répète ensuite indéfiniment. Le drone est relié à une petite plateforme flottante qui peut être installée en mer là où les vents sont les plus forts.
Un premier prototype capable de générer 250 kW, baptisé AP3, est actuellement opérationnel. Les 3 millions d’euros apportés par E.ON, selon le quotidien financier Handelsblatt, vont permettre à Ampyx Power de construire un site de test en Irlande. Dès 2020, la société néerlandaise compte produire des cerfs-volants de 2MW qui pourront concurrencer directement les éoliennes "traditionnelles". Cette initiative n’est pas unique en son genre.
Google dans la course
En 2013, GoogleGOOG -0,09% a racheté la start-up californienne Makani Power qui produit également des éoliennes volantes fonctionnant comme un "yoyo". La société italienne KiteGen a, elle, mis au point un modèle plus simple ressemblant à un cerf-volant traditionnel. La compagnie américaine Altaeros teste, pour sa part, une turbine intégrée à un ballon. Baptisée "The Bat" et conçue par le MIT de Boston, cet aérostat gonflé à l’hélium de 10 mètres de diamètre vole à une altitude comprise entre 300 et 600 mètres. Son hélice centrale produit de l’électricité qui est transférée à la terre par des câbles métalliques.
E.ON s’est également associé au mois de décembre au pétrolier Royal Dutch Schell et au géant Schlumberger pour investir 5 millions de livres sterling dans la société britannique Kite Power Systems qui a développé un cerf-volant "yoyo". La reconversion de l’énergéticien allemand dans l’éolien n’est pas le fruit du hasard.
La décision inattendue d’Angela Merkel d’ordonner la fermeture des centrales nucléaires allemandes au lendemain de la catastrophe de Fukushima et les critiques liées à l’utilisation des centrales à charbon polluantes ont conduit E.ON à se séparer de ses activités d’énergies fossiles en les introduisant en Bourse à l’automne dernier. Pour survivre, le groupe doit aujourd’hui compter sur l’aide d’Eole…

11/04/17Le tournant énergétique allemand est un «désastre»
Fritz Vahrenholt, ancien élu socialiste allemand actif dans le domaine de la protection de l’environnement et manager du secteur énergétique, s’exprime sur la politique énergétique allemande et sur la Suisse qui, à son avis, devrait éviter de suivre l’exemple allemand.
Reprise autorisée et raccourcie de l’interview de Dominik Feusi, «Basler Zeitung (BaZ)» du 18.02.2017
BaZ: Vous avez qualifié la politique énergétique allemande de «désastre». Pourquoi?
Fritz Vahrenholt: Pour commencer, le gouvernement allemand a décidé en l’espace d’un week-end après le tsunami au Japon de renoncer à l’énergie nucléaire qui, jusque-là, assurait la capacité électrique de base pour l’industrie allemande. Depuis, le gouvernement allemand tente de remplacer cette ressource énergétique sûre et fiable par une production électrique variable basée sur le soleil et le vent. C’est insensé et en réalité tout le monde le sait.
Moi, je ne le sais pas, Alors expliquez-moi.
50 à 100 jours par an, parfois durant des semaines entières, nous n’avons ni vent ni soleil. Pendant ces périodes, ces équipements produisent moins de 10% de nos besoins en énergie. Quand le vent souffle et que le soleil brille, il y a trop d’électricité dans le réseau et, comme nous n’avons pas de capacité de stockage, nous sommes contraints de déclencher les éoliennes. Nous avons un problème qui s’aggrave constamment – soit nous avons trop d’électricité, soit nous n’en avons pas assez.
Commençons par le début. L’énergie nucléaire n’a pas d’avenir, tout de même!
C’est ce que la politique a décidé alors que les centrales nucléaires allemandes n’ont suscité ni critiques, ni craintes sérieuses quant à leur sécurité.
La Suisse a prévu de laisser produire les centrales nucléaires aussi longtemps que leur sécurité le permet.
C’est intelligent. Vous gagnez ainsi du temps jusqu’à ce que l’on dispose éventuellement de technologies avantageuses de stockage énergétique.
Et les déchets radioactifs?
La problématique du stockage final des déchets radioactifs doit être résolue indépendamment du fait que les centrales nucléaires tournent pendant 30, 40 ou 50 ans. Après Fukushima, seule la Suisse et l’Allemagne ont décidé de lancer un tournant énergétique. Même le Japon continue de miser sur la force nucléaire et sur le charbon. La dernière centrale nucléaire allemande sera arrêtée en 2022. Il n’y aura alors plus d’approvisionnement fiable dans le sud de l’Allemagne. Nous dépendrons de plus en plus des forces de la nature si, par la suite, nous renonçons aussi aux centrales au charbon ou au gaz.
Il suffit d’installer suffisamment de centrales éoliennes et solaires…
Non, même si vous triplez la capacité éolienne, la production est quasiment égale à zéro par calme plat. Le même constat vaut pour le solaire, notamment la nuit. La quantité de courant produite par les éoliennes équivaut à 90 jours par an de production à pleine puissance. Pour les installations photovoltaïques, on ne compte même que 35 jours par an à plein rendement. Ces simples chiffres font comprendre que, faute d’un stockage énergétique suffisant, il est impossible de garantir un approvisionnement fiable avec ces ressources.
Pourquoi cela est-il si important?
Il faut avoir conscience de ce que le système en place doit produire. A chaque fois qu’un besoin d’électricité se déclenche quelque part, le système doit immédiatement fournir l’électricité demandée. Si un soir d’hiver on enclenche les projecteurs illuminant le stade du FC Bâle, la demande en électricité doit être satisfaite dans les secondes qui suivent. L’énergie solaire ou éolienne ne permet pas d’augmenter instantanément la production.
La production excédentaire allemande menace aussi notre force hydraulique.
Nous disposons en Allemagne de 50000 mégawatts de puissance éolienne. Lorsque toutes les éoliennes produisent, nous devons d’abord stopper les centrales au charbon et au gaz, mais ensuite même des éoliennes, faute de quoi le système s’effondre. Si cela ne suffit pas, nous envoyons de l’électricité à l’étranger et nous détruisons de la sorte l’approvisionnement national des pays voisins. A l’inverse, nos voisins doivent nous soutenir lorsqu’il n’y a plus de vent. Les Polonais n’acceptent plus cela. Ils ont installé des déphaseurs à leurs frontières pour empêcher que l’électricité excédentaire allemande leur parvienne. Les Tchèques en feront bientôt autant.
La Suisse pourrait-elle agir de même?
Je peux tout à fait m’imaginer que ce débat commence bientôt en Suisse et que l’on se pose la question suivante: «Sommes-nous réellement obligés de supporter les conséquences de la politique énergétique téméraire et mal calculée de l’Allemagne?» Il existe sans doute des gens en Suisse qui répondront non à cette question. Je les comprends parfaitement.
LES ÉOLIENNES DÉTRUISENT LES PAYSAGES ET LES ALENTOURS DES VILLAGES. CONSÉQUENCES: DE PLUS EN PLUS D’INITIATIVES CITOYENNES SONT LANCÉES EN ALLEMAGNE POUR S’OPPOSER À LEUR CONSTRUCTION.
Quelle menace représentent les éoliennes?J’ai moi-même fondé en 2000 une entreprise de force éolienne et je l’ai développée. Je connais donc très bien cette technologie. Il ne me serait jamais venu à l’esprit de croire que l’on envisagerait de faire fonctionner un réseau de chemins de fer avec une énergie aussi variable. Nous devons tous nous en rendre compte. Les éoliennes n’ont pas que des avantages. Nous devons tous apprendre cela. En Allemagne on projette de construire en moyenne tous les 2,7 km une éolienne alors que nous savons bien que ces équipements font disparaître les oiseaux rapaces, les chauves-souris et d’autres espèces menacées. Le milan rouge est menacé. Les effectifs des 26 espèces les plus importantes d’oiseaux chanteurs sont en baisse. Les conséquences nuisibles des éoliennes pour les espaces vitaux des plantes et animaux sont énormes. Si une centrale nucléaire avait autant d’effets destructeurs sur la nature que les éoliennes, il y a longtemps qu’on l’aurait arrêtée.
Pourquoi les organisations de protection de la nature se taisent-elles?
La raison profonde est la suivante: le parti politique des verts a fait du tournant énergétique son programme et il poursuit ce programme coûte que coûte. Les verts allemands n’ont en réalité jamais été un parti de protection de l’environnement, mais un parti anticapitaliste qui s’engage contre l’énergie nucléaire et l’industrie. Voilà pourquoi la flore et la faune ne les intéressent que marginalement. Il existe des organisations de protection de la nature qui sont sur cette ligne politique et d’autres qui se préoccupent effectivement de la protection de la nature. Pour les premières, le tournant énergétique est plus important que la protection de la nature.
Mais on constate tout de même des résistances contre les éoliennes.
Oui. Il existe dans les campagnes un énorme potentiel de protestation politiquement de droite. Cela me rappelle – et la chose ne manque pas d’ironie – le début du mouvement antinucléaire. Aujourd’hui la réalité est la suivante: le rêve des élites urbaines d’un approvisionnement énergétique prétendument propre est réalisé aux dépens des populations campagnardes qui y perdent leur patrie.
Quels sont, financièrement, les gagnants et les perdants dans cette affaire?
Celles et ceux qui touchent des subventions pour leur toit solaire ou qui participent à un fonds pour des éoliennes n’appartiennent en règle générale pas aux couches les moins aisées. Les salariés, les assistés sociaux, les habitants d’immeubles locatifs – voilà les gens qui doivent passer à la caisse pour financer les rendements confortables que l’Etat garantit pendant vingt ans aux nantis.
Pour vous, il y a deux manières de participer à ce développement: fermer les yeux et continuer sur la même voie ou corriger.
Il faudra bien tôt au tard corriger – au plus tard après les premiers effondrements du réseau électrique. Mais plus nous attendons, plus les difficultés seront grandes. Si dans dix ans nous avons une batterie fantastique qui coûte 5 centimes d’euro par kilowattheure, les choses pourront peut-être s’arranger. Mais c’est là une politique basée sur de vagues espoirs. Je ne prendrai pas de pari sur elle et, comme responsable politique, je n’engagerai certainement pas une nation sur cette voie.
https://loi-energie-non.ch/blog/le-tournant-energetique-allemand-est-un-desastre/

22/03/17 : La Transition Énergétique Allemande, UNE COLOSSALE ERREUR !
Avec plus de 45 000 MW, l’Allemagne a bien en effet le plus gigantesque parc éolien industriel européen. En 2015 le territoire allemand était déjà saturé d'éoliennes industrielles.
Persistant dans le déploiement de cette forme d'énergie, l'Allemagne tente de continuer à en implanter malgré une résistance de plus en plus importante de la population et à établir des groupes d'éoliennes off-shore sur ses eaux territoriales, mais à des coûts nettement supérieurs aux installations terrestres.
Malgré l’augmentation de ces installations terrestres et offshores, l'éolien allemand n’a toujours pas permis à ce pays de réaliser son vœu le plus cher : fermer ses centrales nucléaires. Et il est à parier que cela ne sera pas facile d’y arriver. Jamais les énergies intermittentes comme l’éolien ne permettront de fermer des moyens pilotables tant que le stockage massif de l’électricité ne sera pas une réalité. Le vent n'y produit qu'environ 13% de l'électricité générée par ce pays. Cet exemple devrait faire réfléchir les autres pays car il démontre qu'à l'échelle d'un pays comme l’Allemagne, avec 13% d’éolien dont 1% d’offshore, cette énergie est condamnée à rester marginale. Même à coup d’investissements colossaux et de patrimoines culturels et naturels sacrifiés.
Cette impasse a été clairement analysée dans un article du Wall Street Journal du 13 avril 2016, « Le Fiasco de l'énergie verte en Allemagne risque d'empirer (Berlin’s renewable energy fiasco is about to get even worse) » (*), donc voici quelques extraits : « Depuis 2000, l'Allemagne a dépensé quelque 228 milliards de dollars pour transformer son industrie de l'énergie en un rêve vert. Le système actuel des subventions et des tarifs obligatoire de rachat de l'électricité renouvelable à des prix supérieurs au marché, a conduit à une prolifération de constructions solaires et de ferme éoliennes .L’éolien fournit 13% des énergies renouvelables en ajoutant le solaire (6%) et l’Hydraulique (3%), la biomasse (7%) presque un tiers de l'électricité produite en Allemagne.
Mais les énergies renouvelables ne semblent pourtant jamais en mesure d’atteindre les prix que les fervents supporteurs promettent, et avec des coûts qui montent en flèche, Berlin aura besoin d'un moyen moins coûteux pour augmenter la capacité renouvelable et d’ atteindre son objectif auto-imposé de 45% de la production d'électricité d'ici 2025. La transition Energétique allemande qui maintenant à 16 ans, a déjà détruit le marché de l'énergie du pays, dans sa quête à vouloir sevrer l'économie de combustibles fossiles et d'énergie nucléaire. Les distorsions du marché causées par une énergie chère et non fiable ont déjà poussé les services publics allemands à compter davantage sur les centrales électriques au charbon ou à lignite bon marché et sales pour compenser le manque à gagner lorsque les sources renouvelables ne peuvent pas répondre à la demande.
Un autre problème avec les éoliennes c’est qu'il faut construire des nouvelles lignes électriques coûteuses et inesthétiques allant du nord de l'Allemagne ou il y a du vent vers le sud industriel. C'est ce qui explique pourquoi cette énergie tombe progressivement en disgrâce, Mille milliards de dollars c’est ce qu’il faudrait sur les décennies à venir, et les émissions de charbon en hausse qu’elles engendrent conduisent à l'une des gaffes plus monumentales de la gouvernance moderne alors que Berlin aime s’autoproclamer comme le modèle de l'énergie verte pour le reste du monde. C’est vraiment réussi ! »
L’Allemagne se trouve aujourd’hui face à ce problème toujours pas résolu et qui ne le sera jamais : il y a du vent « exploitable » dans les länders proches de la Mer du Nord alors que l’industrie est essentiellement concentrée au sud du pays, là où le vent est beaucoup plus capricieux. Les partis verts s’opposent à la construction de lignes électriques à très haute tension pour acheminer l’énergie « verte ». Tous ces exemples illustrent l’incohérence totale de la politique énergétique allemande et par contre coup européenne et les dégâts irréversibles sur l’environnement qui en résultent.
Plus grave malgré sa réputation mensongère d'énergie "propre" et son déploiement massif, l'éolien industriel allemand ne parvient pas à peser significativement sur la diminution des émissions de CO2 du système électrique allemand. Il faut impérativement que savoir 50 % de l’électricité produite par l’Allemagne est faite avec de la lignite (24%) du charbon (18%) et du gaz (8%). Cette vérité incontournable est totalement cachée aux français pour ne pas détruire l’image médiatique du modèle écologique que l’Allemagne a imposé à l’Europe. Pourtant depuis des décennies l’Allemagne pollue massivement l’Europe. Et on peut même s’interroger sur les causes exactes de la pollution qui ont conduit la mairie de Paris et la Ministre de l’Environnement Ségolène Royal à recourir à la circulation alternée ou « différenciée » pour essayer de maitriser ce fléau sur la capitale, alors qu’au même moment les centrales à lignite de l’Allemagne crachaient à pleine capacité les et recouvraient silencieusement et sans protestation, l’Europe de CO2 et de particules fines fortement nocives à la santé ?
Mme Ségolène Royal la « chantre de la voiture électrique » devrait aussi se poser la question de son efficacité pour résoudre ce problème, car si toute voiture électrique ne pollue pas par ses gaz d’échappement là où elle circule, cela n’implique pas qu’elle ne soit pas polluante, aussi. Tout dépend d’où provient cette électricité. Elle ne l’est affectivement pas quand la source est hydroélectrique ou nucléaire, en revanche elle l’est beaucoup quand elle provient de centrales thermiques au charbon, comme en Allemagne, ou d’énergies «intermittentes »comme l’eolien et le solaire qui ont toujours besoin de centrales thermiques quand il y a ni vent, ni soleil.
Parler du côté sombre de la transition énergétique n’est « pas correct » politiquement. Il faut garder le silence. Pourquoi? Pourtant les faits sont têtus. La transition énergétique allemande « Energiewende » a donné naissance à un monstre et une énorme prolifération d’éoliennes et des panneaux solaires, des lignes électriques HT, des pylônes et des transformateurs électriques et elle menace notre pays et toute L’Europe. Les derniers paysages non détruits et les réserves naturelles sont en passe d’être massacrés aussi. ??En copiant le modèle Allemand la France a pris le pire des modèle pour sa « Transition Energétique » En plus notre Agence de Maitrise de l’Energie ( ADEME) ose ressasser depuis plus de 10 ans que la France est en retard sur ce pays !
Eolien, une catastrophe silencieuse, Editions du Toucan, 15 euros

13/03/17
L'énergie verte peut causer la plus grande faillite dans l'histoire de l'Allemagne
L'une des plus grandes sociétés de fabrication de l’électricité de l'Allemagne est confrontée à la faillite en raison des gigantesques montants financiers qu’elle doit dépenser dans l'énergie verte, selon un rapport publié mercredi par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Le fabricant allemand (RWE) Rheinisch-Westfälisches Elektrizitätswerk a été contraint par le gouvernement de fermer plusieurs de ses réacteurs nucléaires rentables et de construire des parcs éoliens coûteux et des fermes solaires. La décision du gouvernement pour remplacer les réacteurs nucléaires par Del ‘éolien et du solaire a couté plus de plus 1100 milliards de dollars. La société a 46% de chance de faire faillite dans les deux prochaines années, selon les groupes d'investissement.
"C’est le désespoir total qui est derrière ces projets En effet, RWE a besoin d'énormes quantités d'argent très prochainement, surtout pour sa sortie du nucléaire, a déclaré mercredi le "Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Un bon de 10 milliards d'euros ont déjà été réservés. Mais cela suffit à peine.
L'offre publique initiale (IPO) est censée générer les ressources supplémentaires nécessaires.
RWE ne peut pas se permettre d'accumuler plus de dettes. Il est déjà endetté de 45 milliards € [50 milliards $ en] au passif à long terme sur son bilan, presque huit fois son capital, un taux menaçant, tandis que les agences de notation ont donné RWE juste au-dessus d statut des sociétés « pourries ».
Les bénéfices globaux de RWE ont chuté de près de 10 % entre 2014 et 2015 et sont prévus pour chuter de 14 %. L’idée de l'entreprise de vendre des actions à risques est une tentative pour essayer de réunir les fonds nécessaires pour éviter la faillite.
"Si l'introduction en bourse se passe mal, alors RWE est - comme il est d'usage pour les entreprises sans avenir - un cas pour les dirigeants,". "Ce serait la plus grande faillite de l'histoire économique allemande." a le poursuivi le journal
Le seul espoir de RWE pour éviter la faillite peut être est d’entreprendre une action en justice par les services publics allemands contre le gouvernement pour un montant de 21 milliards $ de dommages-intérêts en raison du plan de l’Allemagne de fermer tous les réacteurs nucléaires d'ici 2022.
Le plan d'arrêt a certainement fait d'énormes dégâts aux services publics, en détruisant leurs principales sources de profit et par l'augmentation du prix de l'électricité dans toute l'Allemagne. L'Allemand moyen paie 39 cents par kilowattheure pour l'électricité grâce au soutien financier intense pour l'énergie verte. L'Américain moyen ne dépense 10,4 cents par kilowattheure.
Le déclin de l'énergie nucléaire a créé une aubaine pour l’industrie du charbon, selon un article de Voice of America publié en Novembre. Le charbon fournit maintenant 44 pour cent de la puissance électrique de l'Allemagne, malgré le fait que les cendres de charbon soient en fait en fait plus radioactives que les déchets nucléaires.
En l'an 2000, l'énergie nucléaire représentait 29,5 % de l'énergie de l'Allemagne. En 2015, la part est tombée à 17 pour cent, et en 2022 le pays a l'intention toutes ses centrales nucléaires arrêtées. Ce changement a causé une augmentation par an de de 28 millions de tonnes du dioxyde de carbone (CO2) de l'Allemagne près la politique de changement concernant le nucléaire. Le gouvernement de l'Allemagne a décidé d'abandonner l'énergie nucléaire après la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon ce qui a galvanisé l'opposition.
L’électricité éolienne nouvelle est presque quatre fois plus cher que l'électricité provenant des centrales nucléaires existantes selon l'analyse de l'Institut de recherche sur l'énergie. La hausse du coût des subventions a été transférée sur les contribuables modestes tes, ce qui a déclenché des plaintes pour dénoncer les fait que les ménages pauvres
http://www.epaw.org/echoes.php?lang=fr&article=n528
http://dailycaller.com/2016/07/06/green-energy-could-cause-the-largest-bankruptcy-in-german-history/9/

13/03/17Transition énergétique : une catastrophe financière en Allemagne
Le géant allemand de l'électricité E.on prévoit 12,4 milliards d'euros de pertes, et peut être davantage, et son concurrent RWE, 5,7 milliards. 1000 emplois sont menacés
La transition énergétique risque de mener à un effondrement complet du secteur de la production d’électricité en Allemagne.
LE GÉANT DE L’ÉLECTRICITÉ PERD PLUS DE 12 MILLIARDS
La dernière nouvelle est que le géant allemand de l’électricité E.on s’attend à afficher une perte massive de 12,4 milliards d’euros pour l’année 2016, écrit le site NTV News ici. Prenant garde à ne pas relier cette perte à la politique allemande en situation d’échec sur les renouvelables, NTV pointe du doigt la filiale de E.on, Uniper et ses sorties de bilan pour sa « séparation du secteur des centrales nucléaires » et les « prix de gros qui ont fortement chuté ».
L’action E.on a chuté de 7,57 euros en début de semaine à 6,98 euros jeudi en début de matinée, avant de regravir la pente jusqu’à 7,15 euros lors de la séance du vendredi.
Le chiffre des pertes n’est qu’une estimation préalable, le vrai résultat sera connu le 15 mars. Mais Handelsblatt écrit que les pertes pourraient être encore plus lourdes. « Ce sera encore pire » disent des sources à l’intérieur de la compagnie.
Handelsblatt rapporte aussi qu’au moins 1000 pertes d’emplois sont planifiées par E.on, dans un effort pour ramener sous contrôle la situation des coûts.
TRAUMATISME FINANCIER MASSIF
Il y a juste quelques jours, NTZ écrivait qu’un autre des producteurs majeurs d’électricité en Allemagne, RWE, a aussi affiché des pertes stupéfiantes de 5,7 milliards d’euros.
Les pertes de E.on viennent à la suite d’un déficit de 7 milliards d’euros subi par le géant allemand en 2015.
Autrefois solidement profitables et fournisseurs d’emplois stables et bien payés de techniciens et d’ingénieurs, l’industrie traditionnelle allemande de la production d’électricité a beaucoup souffert depuis que la transition énergétique a vraiment pris effet. Des emplois ont été perdus par milliers.
Le réseau allemand de distribution d’électricité était autrefois considéré comme un des plus stables au monde, fournissant aux consommateurs une électricité bon marché et fiable, mais il s’est depuis détérioré du fait des conditions de marché distordues et des énormes fluctuations de la production éolienne et solaire qu’on lui impose d’absorber.
https://www.contrepoints.org/2017/03/13/283788-electricite-renouvelables-catastrophe-financiere-allemagne?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3113bd2a18-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3113bd2a18-113970649&mc_cid=3113bd2a18&mc_eid=7562c94020

10/03/17 : Allemagne : série noire pour les éoliennes
En moins d'un mois, quatre éoliennes géantes ont été détruites en Allemagne. En cause : un mécanisme complexe qui régule mal la puissance des turbines.
Pale tordue par le vent, nacelle écrasée sur le sol en raison du bris du mât… Les images d'éoliennes géantes détruites en Allemagne sont impressionnantes et inquiétantes. Une route nationale a même dû être fermée pendant une demi-journée pour permettre aux techniciens de démonter une pale qui risquait de s'effondrer.
La loi des séries n'explique pas tout. Les enquêtes ont montré que les quatre accidents qui se sont produits entre le 11 décembre et le 3 janvier dans quatre régions éloignées les unes des autres avaient tous la même cause. Le système de régulation aérodynamique actif (« pitch control ») de ces modèles assez anciens, construits entre 1999 et 2002, ne limite pas assez rapidement la puissance des éoliennes lorsque le vent souffle trop fort. Ce mécanisme, qui permet de faire varier l'angle de calage des pales sur le moyeu à l'aide de vérins hydrauliques, est complexe et exige un entretien régulier.
Les deux modèles quasiment identiques impliqués dans les quatre accidents « réagissaient trop lentement », a expliqué au magazine Spiegel un des porte-parole d'Enertrag, un sous-traitant en charge de la maintenance de deux des quatre turbines détruites. Ces systèmes de régulation potentiellement défectueux seraient aujourd'hui présents sur environ 1 950 éoliennes en Allemagne . La Fédération fédérale de l'énergie éolienne (BWE) estime qu'il n'est pas forcément nécessaire de changer ces pièces coûteuses si les opérateurs les révisent régulièrement, mais le doute commence à s'installer outre-Rhin.
Des accidents impressionnants
L'Allemagne compte 27 270 « moulins à vent » sur son sol. En 2016, 1 624 nouvelles turbines ont été installées et 336 modèles anciens ont été démontés. Si la technologie permet de mettre au point des éoliennes de plus en plus puissantes et de moins en moins dangereuses, des défauts de fabrication ou la casse de certaines pièces peuvent provoquer des accidents très impressionnants. Le plus fréquent est le bris de pales. Mais des incendies ont déjà détruit des turbines, notamment en Allemagne et en Angleterre.
Un système de freinage défectueux peut même provoquer l'explosion de la nacelle comme le montre cette impressionnante vidéo tournée au Danemark. Lors d'une telle catastrophe, des débris peuvent être retrouvés à plus de 500 mètres de l'emplacement du mât. En 2016, 160 accidents ont été répertoriés à travers le monde. Ce nombre est à peu près stable depuis six ans. Parfois, la nature a le dernier mot…
http://www.lepoint.fr/europe/allemagne-serie-noire-pour-les-eoliennes-10-03-2017-2110825_2626.php

28/02/17 : Allemagne : Siemens sera en charge du projet éolien offshore EnBW Hohe See
Siemens Wind Power va fournir un solution complète de centrale éolienne offshore comprenant également des fondations pour le projet éolien EnBW Hohe See.
71 éoliennes
Le propriétaire du projet Hohe See EnBW a pris une décision finale d'investissement concernant sa centrale éolienne offshore de 497 MW.
La construction du parc éolien offshore sera lancée au début de 2018 sur un site situé à 90 kilomètres au nord de l'île allemande de Borkum, en mer du Nord, à des profondeurs d'eau allant jusqu'à 40 mètres. Il sera composé de 71 éoliennes de type SWT-7.0-154, d'une puissance nominale de 7 MW chacune. Ces turbines seront fabriquées au sein de la nouvelle usine de nacelles de Siemens de Cuxhaven, en Basse-Saxe, à partir de la mi-2018 et seront expédiées vers le site du projet début 2019.
Ce parc éolien fournira suffisamment d'énergie renouvelable pour 560 000 foyers. Les lames de turbine seront expédiées des usines de Hull, au Royaume-Uni, et d'Aalborg, au Danemark. La mise en service du parc éolien est prévue pour le troisième trimestre de 2019.
http://www.les-smartgrids.fr/environnement/28022017,siemens-sera-en-charge-du-projet-eolien-offshore-enbw-hohe-see,2061.html

07/02/17 : L’Allemagne a installé plus de 4 GW d’éolien terrestre en 2016
Quelque 4,26 GW d’éolien terrestre ont été installés sur le territoire allemand l’année dernière, selon les chiffres publiés par la fédération éolienne allemande BWE (Bundesverband WindEnergie) Un score à comparer au 1,5 GW mis en service de ce côté-ci du Rhin en 2016 et aux 3,5 GW raccordés en Allemagne en 2015.
Cette performance pourrait correspondre en partie à un ...

03/02/17 : Allemagne : Un avion léger percute une éolienne en Allemagne
Le 2 février vers 12h40, un monomoteur biplace DA20 Katana est entré en collision avec une éolienne, dans le nord de l’Allemagne. Le pilote a été tué.
Il s’agit du premier accident mortel impliquant une éolienne, répertorié en Allemagne. Il s’est produit sur la commune de Melle, près d’Osnabrück, à la frontière de la Basse-Saxe et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le nord de l’Allemagne. Les conditions météorologiques étaient bonnes et la visibilité apparemment correcte.
L’accident s’est produit à proximité de l’aérodrome de Melle-Grönegau sur lequel le pilote âgé d’une quarantaine d’années était membre de l’aéro-club local. Le biplace a percuté le pylône qui fait office de mât à une hauteur de 40 m au-dessus du sol. L’épave est restée enchevêtrée dans la structure métallique. Le pilote, seul à bord, a été tué.
https://www.aerobuzz.fr/breves-aviation-generale/avion-leger-percute-eolienne-allemagne/

05/01/17 ALLEMAGNE  : AllianzGI acquiert un portefeuille de fermes éoliennes allemandes
Allianz Global Investors (AllianzGI) annonce que son fonds Allianz Renewable Energy Fund (AREF2) vient de réaliser un deuxième investissement en finalisant, le 29 décembre 2016, l'achat d'un portefeuille de fermes éoliennes allemandes à PNE Wind AG. Cette acquisition fait suite à celle du parc éolien suédois Bohult" en novembre 2016. PNE Wind AG conserve 20 % du portefeuille et sera chargé de gérer les opérations commerciales et techniques.
La capacité du portefeuille négocié atteint 142 MW, et la transaction a été gérée par Thomas Engelmann, directeur de l'équipe d'investissement.
Armin Sandhövel, directeur des investissements Infrastructure Equity, explique : "les parcs éoliens allemands sont des investissements de référence pour un portefeuille équilibré comme celui d'AREF2. Ce projet présente des caractéristiques de toute première qualité, que nous considérons comme essentielles, telles que le niveau technique élevé des installations et une diversification régionale à travers les différents Länder. Pour les énergies renouvelables, l'Allemagne demeure globalement un marché robuste sur le long terme, et voué à rester extrêmement compétitif."
Afin d'assurer une diversification à l'échelle européenne, l'équipe d'Armin Sandhövel explore actuellement d'autres opportunités d'investissement, notamment en Scandinavie, en France et au Royaume-Uni.
La période de souscription pour AREF2 s'est achevée le 15 novembre 2016. Le montant total du fonds, qui atteint environ 350 millions d'euros, sera investi dans des centrales éoliennes et solaires en Europe, pour le compte d'investisseurs institutionnels. Lorsqu'AREF2 sera investi en totalité, l'équipe Infrastructure Equity d'Allianz Global Investors disposera d'environ 1,6 milliard d'euros sous gestion dans les énergies renouvelables et les projets d'infrastructure
https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/AllianzGI-acquiert-un-portefeuille-de-fermes-eoliennes-allemandes--23646979/

01/12/16 : L’Allemagne valide son schéma de raccordement pour l’éolien offshore à 10 ans
En Allemagne, l’Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) a validé, en début de semaine, un plan de développement à 10 ans du réseau électrique en mer pour raccorder les futurs parcs éoliens offshore (Offshore-Netzentwicklungsplan 2025).
7 lignes électriques validées
L’Agence a confirmé la construction d’ici à 2025 de quatre lignes électriques en mer du Nord, de 900 MW chacune et en HVDC (courant continu haute tension). Trois lignes de 250 MW en courant alternatif ont également été validées en mer Baltique.
Plus précisément en mer du Nord : la ligne Dolwin6 (Nor-3-3) est prévue pour 2023, Dolwin5 (Nor-1-1) pour 2024, Borwin5 (Nor-7-1) et Sylwin2 (Nor-5-2) pour 2025. En mer Baltique, Ost-2-1 et Ost-2-2 seront livrées en 2021 et Ost-2-3 en 2022 (voir ci-dessous).
http://www.greenunivers.com/2016/12/lallemagne-valide-son-schema-de-raccordement-pour-leolien-offshore-a-10-ans-153846/

28/10/16 : ALLEMAGNE: LA TAXE FINANÇANT LES RENOUVELABLES EN FORTE HAUSSE
http://geopolitique-electricite.fr/

28/10/16 : Wind Power Sends German Power Prices Rocketing as CO2 Emissions Continue to Rise
https://stopthesethings.com/2016/10/28/wind-power-sends-german-power-prices-rocketing-as-co2-emissions-continue-to-rise/

24/10/16 : Allemagne : la facture d’électricité s’envole
L’Allemagne est l’un des pays d’Europe où les prix d’électricité pour les ménages sont les plus élevés : 29 cents/KWh, deux fois plus cher qu’en France. En 2017, la facture devrait continuer d’augmenter pour financer la transition énergétique.
Cette augmentation repose sur deux facteurs : la hausse du soutien aux énergies renouvelables et l’augmentation des investissements dans les réseaux électriques.
Selon l’université de Düsseldorf, le coût de la transition énergétique s’élèvera à 520 milliards d’euros d’ici 2025... Une dépense qui ne permet pas de réduire d'une façon significative les émissions de gaz à effet de serre.
Des taxes en hausse pour financer les renouvelables.
Selon les gestionnaires de réseau de transport (GRT), le montant prévisionnel du soutien accordé aux renouvelables augmentera de 8,3 % en 2017, faisant évoluer le prix du mégawattheure de 63,5 à 68,8 €.
En Allemagne comme en France, les subventions allouées aux énergies renouvelables sont calculées à partir de la différence entre le tarif d’achat pour la filière considérée (photovoltaïque, éolien, biomasse, etc.) et les prix de marché de gros de l'électricité. La crise du marché européen de l'électricité a entraîné une hausse des subventions.La figure ci-dessous montre l’augmentation spectaculaire des subventions (prélèvement EEG) en Allemagne par comparaison avec la CSPE en France depuis 2003. Ces deux valeurs ne sont pas directement comparables : la CSPE contient d’autres éléments que le soutien aux ENR, lequel représente les deux tiers de la taxe.
En France, la Commission de régulation de l’énergie évalue le montant de la CSPE à 8Mds€ en 2017, dont environ 5,7Mds pour le soutien aux ENR. Comme en Allemagne, cette hausse provient d’un développement massif des renouvelables dans un contexte de chute des prix de marché de gros de l’électricité. L’impact de la CSPE pour le consommateur français est pour le moment modéré parla décision du ministère de l’Energie de fixer son niveau à 22,5 €/MWh pour 2016 et 2017. En Allemagne, le prélèvement EEG est intégralement répercutée sur les ménages… En 2017, les Allemands devront financer 24Mds€ de subventions aux renouvelables, trois fois plus que la CSPE... De nouvelles hausses sont à prévoir, selon l’Institut d’Economie de Cologne, les subventions accordées pourraient atteindre 32Mds€ en 2025.
La coûteuse refonte des réseaux électriques
Le deuxième facteur de la hausse des coûts d’électricité est le tarif d’utilisation des réseaux. Actuellement, un ménage allemand paye en moyenne 70,7€/MWh. Les gestionnaires de réseau de transport ont annoncé pour 2017 de fortes hausses des tarifs allant jusqu’à 80 % dans la région de Tennet. Les trois autres GRT (50Hertz, TransnetBW et Amprion) augmenteront également leurs tarifs de réseau entre 5 % et 45 %. Pour l’essentiel, cette hausse provient des coûts de stabilisation des réseaux et de l’indemnisation des producteurs d’énergies renouvelables lorsque le réseau n’est pas en capacité d’accueillir cette production parce qu’il sature. Selon le rapport annuel de l’agence fédérale des réseaux, ces coûts ont été estimés à 1Md€ en 2015.Selon le portail Verivox destiné aux consommateurs, cette hausse pourrait entraîner une augmentation de la facture d’électricité de 30 à 82 € pour un ménage consommant 4 000 KWh/an suivant les régions.
Le tournant énergétique allemand coûtera 520 milliards d’euro jusqu’en 2025Il y 3 ans le ministre fédéral de l’environnement de l’époque Peter Altmaier était fortement critiqué lorsqu’il annonçait que la transition énergétique pouvait coûter 1 000Mds€ d’ici la fin des années 2030.
Une récente étude de l’Université de Düsseldorf confirme cette évaluation, laissant même entrevoir que cette somme pourrait être atteinte plus tôt…
Selon cette étude, jusqu’en 2015, la transition énergétique a coûté au consommateur 150Mds€. Les énergies renouvelables devraient représenter 40% de la production d'électricité en 2025. A ce rythme, la facture pourrait atteindre 520Mds€ d’ici 2025.
Compte-tenu des retards pris dans le développement du réseau électrique, de la fermeture des centrales à charbon, etc. la transition énergétique ne sera pas achevée à cette échéance et de nouvelles dépenses seront nécessaires…
Le rapport coût-bénéfice de la transition énergétique allemande est désastreux. En dépit de ces investissements astronomiques dans le développement des renouvelables, la décarbonisation du secteur électrique ne progresse pas. Les émissions des gaz à effet de serre sont mêmes revenues à leur niveau de 2009. En dépit de l’annonce de nouvelles mesures, l’Allemagne ne semble pas en mesure d’atteindre les objectifs climatiques qu’elle s’est fixée.
http://www.sfen.org/fr/rgn/allemagne-la-facture-delectricite-senvole#.WA8R79777lI.facebook

24/10/16 : ALLEMAGNE : les particuliers investissent dans les fermes éoliennes
En plus de bénéficier d’une meilleure acceptabilité au sein de la population, les parcs citoyens permettent à l’Allemagne de financer et développer davantage de projets éoliens dans le pays.
Compléter l’apport des banques
L’Allemagne développe actuellement ses capacités d’énergie renouvelable (EnR) en permettant aux investisseurs les plus modestes de participer au financement d’installations éoliennes, faisant des particuliers de véritables acteurs de la transition énergétique allemande.
Les Allemands ont désormais la possibilité d’investir entre 500 euros et 10.000 euros dans un parc citoyen situé dans le Schleswig-Holstein, un État qui fait face à la Mer du Nord et qui est parvenu l’année dernière à atteindre un niveau de production EnR équivalente à sa consommation d’énergie.
« Ces parcs coûtent très cher et les banques financent souvent la moitié de leur valeur. Le reste du capital provient des particuliers. » a expliqué Robert Habeck, ministre de la Transition énergétique de cet État allemand, lors de sa visite il y a quelques jours à Chennai, en Inde, pour le lancement d’un projet d’énergie renouvelable.
En Allemagne, les parcs citoyens sont ainsi collaboratifs et il est impossible pour une seule personne fortunée d’acquérir l’ensemble de l’installation, précise Robert Habeck. La primeur des investissements est en effet réservée aux personnes vivant à proximité du parc.
Les gros investisseurs ont l’opportunité de s’impliquer dans le projet à partir du moment où les premiers tours de table n’ont pas été en mesure de récolter l’argent nécessaire au développement de la ferme éolienne.
Des solutions alternatives au nucléaire
Ce genre de projets est censé permettre à l’Allemagne de parvenir à produire toujours plus d’énergie propre et à diminuer encore davantage l’utilisation du nucléaire et des centrales à charbon.
Pour le ministre allemand, les parcs citoyens sont une alternative bienvenue aux centrales généralement développées pour satisfaire l’intérêt de grandes entreprises plutôt que celui des citoyens.
« De cette façon, ils ne considèrent plus les parcs éoliens comme une occupation malvenue d’entreprises, de fonds d’investissement ou d’un gouvernement démoniaque » a-t-il déclaré lors de cette visite en Inde.
L’Allemagne s’est fixée comme objectif de fermer sa dernière centrale nucléaire d’ici à 2021-2022. Actuellement, le pays réfléchit également à une façon de se passer des centrales à charbon et se donne une vingtaine d’années pour fermer de l’ensemble de ses installations.

23/10/16 : Octobre 2016/étude/sondage de l'université de Stuttgart: après un soutien écrasant, maintenant plus que 29% des allemands sont supporters de la transition énergétique allemande.
http://notrickszone.com/2016/10/23/green-energy-thrill-is-gone-once-overwhelming-support-for-german-energiewende-fades-study-finds/

12/10/16 : L'Allemagne doit ralentir la construction de fermes éoliennes
La transition énergétique souhaitée par Merkel est un gouffre financier. Le pays manque désormais de lignes à haute tension pour acheminer l'électricité.
En érigeant des éoliennes sans penser à construire des lignes à haute tension, l'Allemagne a mis la charrue avant les bœufs. Les programmes les plus ambitieux promettent souvent des réveils douloureux. Après avoir annoncé son intention de sortir du nucléaire au lendemain de l'accident de la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011, Angela Merkel a compris qu'elle devait accélérer la « transition énergétique » que son pays avait lancée quelques années plus tôt.
En 2015, le tiers de l'électricité produite en République fédérale était généré par des sources d'énergie renouvelable. Pour franchir le cap des 80 % en 2050, Berlin souhaite disposer dès 2030 d'une capacité de production de 15 000 MW d'énergie éolienne offshore contre 3 300 MW fin 2015. Pour mémoire, l'Allemagne produisait en mer à peine… 12 MW en 2008. En garantissant aux producteurs des tarifs d'achat de l'électricité bien supérieurs aux prix du marché, l'État a encouragé les groupes énergétiques à investir dans de vastes projets de fermes éoliennes. Pas moins de 17 nouveaux sites vont être assemblés au large des plages allemandes cette année. La plupart des « moulins » à vent déjà installés ne tournent pourtant pas à plein régime. Lors des forts coups de vent, les turbines doivent souvent être stoppées plusieurs heures par jour. L'an dernier, l'éolien aurait ainsi été capable de produire 4100 gigawatts/heure supplémentaires, soit une énergie suffisante pour éclairer 1,2 million de foyers. La cause de ces arrêts intempestifs n'est pas technique, mais la République fédérale ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour transporter l'électricité produite en mer du Nord ou en mer Baltique vers le sud du pays où se trouvent la plupart des industries qui consomment le plus de mégawatts. Dans un rapport révélé par le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung, l'Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) a donc demandé à l'État de ralentir la construction de fermes éoliennes afin de donner le temps aux groupes énergétiques de tirer de nouvelles lignes à haute tension.
Une addition qui pourrait atteindre 520 milliards d'euros en 2025
En 2017, les projets de nouvelles fermes devraient permettre d'accroître la production d'électricité de 2 500 MW par an, mais le régulateur allemand juge que les sites en construction dans le nord du pays ne devraient pas produire plus de 902 MW supplémentaires afin d'éviter l'engorgement du réseau électrique national. Or, les vents les plus forts et les plus réguliers qui balaient la République fédérale se trouvent tous dans cette zone située près du Danemark. Mais le réseau national est déjà surexploité. Les quatre compagnies régionales de distribution d'électricité en Allemagne doivent dépenser 1 milliard d'euros par an pour maintenir un voltage constant sur leurs lignes en raison des pics et des creux provoqués par les énergies renouvelables. La transition énergétique (Energiewende) souhaitée par Angela Merkel se révèle être un véritable gouffre financier.
Plus de 150 milliards d'euros ont déjà été engloutis dans cette politique, mais cette addition plutôt salée pourrait atteindre 520 milliards d'euros en 2025, si l'on en croit les conclusions d'un rapport de l'Initiative nouvelle économie de marché (INSM). « Le gouvernement fédéral n'arrive clairement pas à enrayer la hausse des coûts de production de l'électricité, regrette Hubertus Pellengahr, le directeur de ce groupe de pression basé à Berlin. Si le soleil brille en été et que le vent souffle fort, des mesures doivent être prises pour que le réseau n'implose pas. Lors des périodes de pics, nous devons verser des primes aux pays voisins pour qu'ils acceptent notre courant. Nous devons payer des assurances pour des fermes éoliennes qui ne sont même pas reliées au réseau. Ce chaos doit être financé par le consommateur final. L'approvisionnement énergétique est hors de contrôle. »
http://www.lepoint.fr/environnement/l-allemagne-doit-ralentir-la-construction-de-fermes-eoliennes-12-10-2016-2075288_1927.php

28/09/16 : Hambourg, centre névralgique de l’énergie éolienne en Europe
Le vent assure déjà près de 15 % de la production électrique allemande. Entre la mer du Nord et la Baltique, la deuxième ville du pays veut s’imposer comme le cœur de cette industrie.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/28/hambourg-centre-nevralgique-de-l-energie-eolienne-en-europe_5004681_3234.html#oC18GlB53fmW4Msr.99

12/08/15 : L'EFFONDREMENT DU SECTEUR ÉOLIEN S'ACCÉLÈRE
La directive de l'Union européenne sur les énergies renouvelables pour la période 2014-2020 est entrée en vigueur le 1er juillet dernier. Curieusement, en France, alors que les communiqués des milieux de l'énergie renouvelable nous inondaient de la nécessité absolue de respecter les objectifs européens, un silence assourdissant a accompagné cette publication, à laquelle la France va devoir se conformer d'ici 2017.
Sigmar Gabriel, le Vice Chancelier allemand, appuyé y compris par son pragmatique secrétaire d'Etat « vert » Rainer Baake, a appliqué ce virage en moins de deux mois... La loi a été votée le 27 juin, entrée en vigueur le 1er août. Il était temps... la facture du consommateur venait de doubler en cinq ans....sans résultat, avec la construction de 40 centrales charbon en urgence pour éviter la panne générale, et un gouffre budgétaire sans fin. Il aurait fallu injecter 30 milliards d'euros pendant quarante ans pour obtenir 80 % du résultat attendu, et avec les incertitudes de la météo chaque jour !... En Espagne, tout système de subvention aux énergies renouvelables est définitivement supprimé depuis le 14 octobre dernier, sous la menace de l'effondrement total du système électrique espagnol entier et la perte de 20 000 emplois dans ce secteur « porteur ».
L'Allemagne et l'Espagne ont tiré les conséquences de technologies inefficaces subventionnées à prix d'or. Après les promesses et l'euphorie des agences privées qui clament partout que les énergies renouvelables créent des emplois sans aucune statistique officielle, l'Agence pour les énergies renouvelables allemande a annoncé le 30 septembre la douche froide : 25 000 emplois perdus en 2013. En France, on a beau tourner les annonces dans tous les sens, le solde réel de 650 emplois au lieu de 10 000 fait frémir. Les taxes à l'énergie renouvelable dépassent les économies sur l'impôt sur le revenu ou le trou de la Sécu. Elles prélèvent un poids insupportable sur les ménages grâce à un subterfuge qui ne les inclue pas dans les dépenses publiques, mais le contribuable paie toujours plus.
La croissance chinoise devait nous sauver, elle va au contraire nous enfoncer d'avantage, avec l'actualité. En octobre 2014, le patron du secteur énergie éolienne de Shanghai, Liu Qi, associé à Siemens, procède au constat : « après les mirages du développement à court terme, la qualité n'est pas au rendez-vous et beaucoup d'acteurs de la profession disparaissent ». Les alliances fondées avec des sociétés européennes fondent comme neige au soleil. Elles disparaissent une à une, à peine formées depuis deux ou trois ans dans des perspectives d'illusoire croissance qui n'est jamais arrivée. La presse chinoise, comme le South China Morning Post, par exemple, n'en finit plus de compter les désastres en cette fin 2014.
Ce n'est pas fini : Depuis plusieurs années, des soupçons de connexions mafieuses dans les éoliennes ont été émis par des journalistes et suivis par Interpol. L'arrestation de Liu Tienan, patron de l'énergie chinoise, cette semaine, pour cause de corruption à vaste échelle confirme une fois de plus l'omerta sur ce secteur et ses gigantesques trafics. Elle montre que les Chinois ont enfin compris l'ampleur des malversations. Liu Tienan a continué à superviser personnellement plus de 50 projets par trimestre à vaste échelle y compris des projets en Europe et des prises de participation dans des sociétés dont certaines sont bien connues en France ou au Portugal. EDP, qui se prétend l'un des leaders mondiaux, a été sauvé de justesse de deux désastres successifs , avec le scandale financier du groupe Espirito Santo, impliqué dans de multiples affaires de fraude, d'abus de confiance, de falsification de documents, de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale, puis avec l'entrée de la Compagnie chinoise des Trois gorges, dont Liu Tienan, emprisonné pour corruption, avait la haute main.
Depuis 18 mois, la presse taiwanaise avait sorti le scandale sans grand résultat. Les quotidiens de Canton ont même osé publier ces informations malgré certaines menaces de mort émises par ce réseau mafieux englué dans les malversations, les voitures de luxe, les maitresses et les compromissions à l'étranger. Des bouleversements sont à attendre avec cette opération vérité. Les pots de vins se chiffrent en millions d'euros pour ce qui est connu. On sait que nombre d'éoliennes supposées construites en Allemagne et importées en France sont largement pourvues de pièces chinoises : à quel prix ?
Ce devait être la bouffée d'oxygène du secteur européen et c'est au contraire le boulet qui l'entraine un peu plus vers le fond. Vestas, Gamesa, Siemens sont les premiers à tomber au tapis. La chute de Vestas est impressionnante. Après avoir supprimé 4500 emplois, après avoir disparu plusieurs fois de l'indice danois OMX20, après des variations erratiques de son bénéfice de -230% à + 30 % d'un trimestre à l'autre, le groupe devait être sauvé par l'apport de groupes chinois, qui ne viendront pas. Même le gouvernement danois n'a pas les moyens de sauver Vestas, comme il l'a confirmé publiquement depuis octobre 2012, alors que la conjoncture était moins mauvaise.
Tous les organes de contrôle : la Commission de Régulation de l'Energie, la Cour des Comptes, France Stratégie, soulignent que le système est à bout et qu'il est ruineux pour des résultats dérisoires. L'argent capté par les spéculateurs aura détourné des subventions publiques vers d'immenses fortunes privées qui se moquent d'investir dans les vraies énergies renouvelables de demain, qui ne sont ni les vieilles éoliennes à hélices, ni les panneaux solaires à bas rendement et forte pollution, mais des turbines silencieuses ou urbaines, des piles à combustible zéro carbone, des stockages mixtes solaire hydrogène, etc... dont les premiers exemplaires fonctionnent déjà un peu partout. Un seul exemple : la division équipements spéciaux de Rolls Royce en Allemagne, CFC, gère depuis plusieurs années des équipements remarquables zéro rejet carbone, en toute modestie, et surtout, ça marche toute l'année au lieu d'un jour sur cinq. De plus les nouvelles énergies renouvelables produisent localement, ce qui diminue les problèmes de réseaux, devenus un casse-tête avec les bricolages de l'éolien ou du solaire.
http://www.economiematin.fr/news-eolien-echec-allemagne-corruption-energie-grangeon

29/04/14 : Le vice-chancelier allemand : « La transition énergétique est une folie »
http://www.contrepoints.org/2014/04/29/164531-le-vice-chancelier-allemand-spd-la-transition-energetique-est-une-folie

29/03/04 : Der Spiegel : Le délire éolien - Du rêve d'un énergie écologique au saccage du paysage hautement subventionné.
http://www.juracretes.ch/d2wfiles/document/4980/5019/0/Le20D%C3%A9lire20%C3%A9olien20-20avril20-202004.pdf