Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Allemagne



https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1INuwcABHShZclo6l2SgcZi12ixs&ll=51.42888506703834%2C10.491262849999998&z=6

ūüĒľ Un jour en Allemagne - ARTE
https://www.youtube.com/watch?v=I5Z2vAn5vFM


ūüĒľ https://www.youtube.com/watch?v=eAesz8AoDdw

ūüĒľ http://www.proplanta.de/Maps/Windkraftanlagen_points1404907272.html

ūüĒľ Le tournant √©nerg√©tique allemand est un «d√©sastre»
https://loi-energie-non.ch/blog/le-tournant-energetique-allemand-est-un-desastre/

ūüĒľ Mord am Stillf√ľssel 2017 - Windtollwut - Gef√§hrdeter Bezirk Odenwald
https://youtu.be/s1jGkqBSNY0

ūüĒľ La Guerre des √Čoliennes (version sous-titr√©e)
https://www.youtube.com/watch?v=LD5Pufk94HM

ūüĒľ L’√©olien fauteur de troubles – Pourquoi tant de protestations en Hesse
https://www.youtube.com/watch?v=948tNmqCx88

ūüĒľ VIDEO √©oliennes en Allemagne impact sur l'homme et la nature
https://m.youtube.com/watch?v=bPCNbkvb7co

ūüĒľ Ces asperges g√©antes qui nous pourrissent la vie
https://www.youtube.com/watch?v=sZhqDkANOqQ&feature=youtu.be

ūüĒľ Eoliennes en Allemagne un Vent de Folie qui d√©truit notre pays
https://www.youtube.com/watch?v=dt334wtzso0

ūüĒľ Windwahn in Deutschland (Vent de folie en Allemagne)
https://youtu.be/BWt8eunDWwU
https://www.youtube.com/watch?v=SyecQnWorvE (en fran√ßais)

ūüĒľ https://www.facebook.com/vernunftwende/videos/1459537600733135/

ūüĒľ Carte : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1INuwcABHShZclo6l2SgcZi12ixs&hl=en_US&ll=51.42888506703836%2C10.491262849999998&z=5


ūüĒľ Transition √©nerg√©tique allemande : la fin des ambitions ?
Malgr√© un exceptionnel d√©veloppement de ses √©nergies renouvelables, l’Allemagne est en passe de manquer les objectifs qu’elle s’√©tait fix√©s dans sa transition √©nerg√©tique lanc√©e en 2011. Cette note d’analyse en d√©taille les raisons et montre pourquoi les prochaines √©lections f√©d√©rales pourraient √™tre l’occasion de revoir √† la baisse les ambitions de l’Energiewende.
http://www.strategie.gouv.fr/publications/transition-energetique-allemande-fin-ambitions

ūüĒľ Le poids culturel du charbon en ex-RDA
Pour alimenter une √©conomie qui se porte bien, l’Allemagne a d√Ľ recourir de nouveau davantage au charbon. A la centrale thermique de J√§nschwalde, pr√®s de Cottbus, on refuse de croire que la fin du lignite approche. Car le charbon reste actuellement n√©cessaire pour combler les «trous» d’approvisionnement en √©lectricit√©. .......
ES WEHT EINE STEIFE BRISE DURCH DIE REGION - WINDKRAFT ALS ECHTE ALTERNATIVE ODER TERROR F√úR MENSCH UND NATUR?


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19/01/18L’√©olien a r√©pondu √† 60% de la demande √©lectrique allemande entre 6 et 7 H du matin le 1er janvier 2018

Record absolu pour la premi√®re puissance industrielle europ√©enne. Plus des deux tiers de l’√©lectricit√© allemande a √©t√© d’origine renouvelable √† l’aube de la nouvelle ann√©e 2018 selon les donn√©es issues de la Bundesnetzagentur, l’agence f√©d√©rale des r√©seaux √©lectriques.
L’ann√©e venait de commencer. Entre 6 et 7H du matin, les unit√©s EnR allemandes ont d√©livr√© 41 GWh, dont 35 GWh d’√©olien, le reste partag√© entre la bio√©lectricit√© et l’hydro√©lectricit√©. Les centrales thermiques fossiles ont de leur c√īt√© contribu√© √† hauteur de 8 GWh et les centrales nucl√©aires de 4,7 GWh. Il faisait nuit, par cons√©quent la production solaire √©tait nulle.
La production √©lectrique totale √©tait de 58 GWh et la demande √©lectrique, faible √† ce moment-l√†, √©tait de 41 GWh. L’√©lectricit√© allemande √©tait ainsi √† 70,6% d’origine renouvelable, et √† 60% d’origine √©olienne.
17 GWh ont √©t√© export√©s vers les pays voisins dont 6,4 GWh vers la France, 5 GWh vers l’Autriche et 2 GWh vers le Danemark.
Contrairement √† une information diffus√©e dans certains m√©dias il n’est pas correct d’affirmer que 100% l’√©lectricit√© allemande √©tait d’origine renouvelable (et 85% d’origine √©olienne) √©tant donn√© que la production des centrales thermiques fossiles et nucl√©aires n’√©tait pas nulle.
Le fait que la consommation √©lectrique allemande √©tait strictement √©gale √† la production √©lectrique d’origine renouvelable ne suffit pas pour conclure que l’int√©gralit√© de l’√©lectricit√© consomm√©e en Allemagne √©tait verte.
Les pays voisins de l’Allemagne ne sont pas des poubelles √† √©lectrons sales. L’√©lectricit√© qui a √©t√© export√©e n’est pas int√©gralement d’origine fossile ou fissile, il y a aussi de l’√©lectricit√© verte. Et d’ailleurs surtout des √©lectrons verts.
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/eolien-demande-electrique-allemande-janvier-2018-51132/

17/01/18 : Kraftsiried – Sturm rei√üt Rotorblatt von Windrad ab – Achtung Lebensgefahr !

Zu einem Zwischenfall kam es im Windpark Kraftisried, Lkrs. Ostallg√§u. Durch anhaltende Sturmb√∂en in den letzten Stunden knickte am Mittwoch, 17.01.2018, ein Rotorblatt an einem Windrad ab und st√ľrzte im weiteren Verlauf zu Boden. Dabei wurde gl√ľcklicherweise niemand verletzt. Immer wieder fallen jedoch weitere Teile herunter. Das Gebiet um das entsprechende Windrad sollte dringend gemieden werden, es besteht Lebensgefahr !
Un incident s'est produit dans le parc √©olien Kraftisried, Lkrs. Ostallg√§u. En raison des fortes rafales ces derni√®res heures, une pale de rotor s'est effondr√©e d'une √©olienne le mercredi 17.01.2018 et s'est √©cras√©e au sol dans l'instant suivant. Heureusement, personne n'a √©t√© bless√©. De plus en plus, cependant, des pi√®ces tombent. La zone autour de cette √©olienne doit √™tre s√©curis√©e de toute urgence car il y a danger !
http://www.new-facts.eu/kraftsiried-sturm-reisst-rotorblatt-von-windrad-ab-achtung-lebensgefahr-253335.html

10/01/18Climat: l’Allemagne tent√©e d’abandonner son objectif 2020 (pour performance insuffisantes)
La reprise de la croissance enregistr√©e par la premi√®re √©conomie de la zone euro et le prix mod√©r√© des hydrocarbures agissent contre l’ambition climatique de Berlin.
Conservateurs et sociaux-d√©mocrates, en discussion pour former un nouveau gouvernement, proposent d’abandonner l’objectif climatique 2020. L’Allemagne est de toute fa√ßon mal partie pour l’atteindre en raison de la place du charbon dans son mix √©nerg√©tique et des faibles √©conomies de CO2 dans les transports ou l’agriculture.
Les n√©gociateurs s’√©taient engag√©s √† se taire pendant les six jours de tractations. Mais d√®s le deuxi√®me jour, conservateurs et sociaux-d√©mocrates ont fait filtrer une info de taille sur la feuille de route d’un √©ventuel cabinet Merkel IV. Le groupe de travail √©nergie, confirmant des signaux donn√©s ces derni√®res semaines, veut mettre officiellement l’objectif climat 2020 au placard. En 2007, √† l’√©poque o√Ļ Angela Merkel jouait √† fond la carte de «chanceli√®re du climat», le gouvernement allemand s’√©tait engag√© √† r√©duire ses √©missions de CO2 de 40 % par rapport au niveau de 1990. Une d√©cennie plus tard, la R√©publique f√©d√©rale est mal partie pour tenir sa promesse et tenir son r√īle de leader.
«D’apr√®s la tendance actuelle, l’Allemagne ne r√©duira ses √©missions que de 30 %», indique Patrick Graichen, directeur d’Agora Energiewende, institut de r√©f√©rence outre-Rhin sur la transition √©nerg√©tique. Comment l’Allemagne en est arriv√©e l√†, malgr√© la vingtaine de milliards d’euros investis chaque ann√©e dans la transition √©nerg√©tique au frais des consommateurs ?
Sources renouvelables. Ce syst√®me de subvention a acc√©l√©r√© la couverture du pays en √©oliennes et en panneaux solaires. D√©sormais, les sources renouvelables couvrent 36,1 % de la consommation nationale. L’abondance ponctuelle des √©nergies vertes et...
https://www.lopinion.fr/edition/international/climat-l-allemagne-tentee-d-abandonner-objectif-2020-performance-141143

08/01/18‘Bonne Ann√©e’ renouvelable en Allemagne
Le 1er janvier, les √©nergies renouvelables ont fourni pendant une heure la totalit√© de l’√©lectricit√© consomm√©e outre-Rhin. Une premi√®re.
C’est une premi√®re allemande, et peut-√™tre mondiale. Le 1er janvier, les √©nergies renouvelables ont inject√© sur les r√©seaux de quoi satisfaire la totalit√© des besoins en √©lectricit√© des consommateurs allemands. «Personne ne s’attendait √† ce que les √©nergies renouvelables puissent produire 100% de l’√©lectricit√© consomm√©e en d√©but de matin√©e d’un jour d’hiver», s’est exclam√© le secr√©taire d’Etat √† l’√©nergie, Rainer Baake, dans un entretien publi√© par le S√ľddeutsche Zeitung.
RECORD √ČOLIEN
Aussi incroyable soit-elle, cette performance n’a pas dur√©. En √©pluchant les statistiques de l’agence f√©d√©rale des r√©seaux, on constate que l’√©olien, les centrales √† bois, les barrages ont g√©n√©r√© plus de 41 gigawattheures (GWh), entre 6 et 7 heures du matin, soit exactement le volume d’√©lectricit√© consomm√©e en Allemagne √† cette heure matinale. A elles seules, les turbines marines et terrestres ont produit 85% du courant consomm√© outre-Rhin; autre record battu. Mais une heure plus tard, les ENR avaient d√©j√† c√©d√© du terrain.
VENT FORT
Comment expliquer pareil verdissement de la production d’√©lectricit√©, dans un pays o√Ļ habituellement les ENR ne produisent que 36% des √©lectrons? Tout simplement par des conditions m√©t√©o exceptionnelles (le vent soufflait relativement fort sur l’Allemagne et ses c√ītes) et une consommation tr√®s faible, quelques heures apr√®s les festivit√©s du changement d’ann√©e.
PRIX N√ČGATIFS
Pour autant, les centrales classiques n’√©taient pas √† l’arr√™t. Les chaudi√®res thermiques √† flamme ont inject√© plus de 8 GWh, contre 4,7 GWh pour les r√©acteurs nucl√©aires. Cons√©quence: les √©lectriciens allemands ont mis sur le march√© plus de 58 GWh: 40% de plus que la consommation instantan√©e. Les prix se sont donc effondr√©s: atteignant -49 euros le m√©gawattheure (MWh) sur l’EEX, la bourse allemande de l’√©lectricit√©, et 2,66 €/MWh en France.
Forte de cette surcapacit√©, les √©lectriciens allemands ont massivement export√©: pr√®s de 6,4 GWh en France, plus de 5 GWh en Autriche (o√Ļ les prix √©taient comparables √† ceux observ√©s en Allemagne), et plus de 2 GWh au Danemark.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/bonne-annee-renouvelable-en-allemagne,89431

04/01/18√Ä No√ęl, les Allemands ont gagn√© de l’argent gr√Ęce √† la surproduction d’√©lectricit√© verte ūüėĪ
Utiliser l’√©nergie renouvelable a eu des cons√©quences inattendues en Allemagne. Gr√Ęce au vent et au soleil, le pays a produit tellement d’√©lectricit√© que les consommateurs ont √©t√© pay√©s pour utiliser de l’√©nergie pendant les f√™tes de fin d’ann√©e. Une surproduction incroyable qui d√©montre le potentiel des solutions alternatives.
COMMENT L’ALLEMAGNE A PRODUIT TROP D’√ČNERGIE ?
Comme plusieurs autres pays, l’Allemagne a choisi d’investir dans l’√©nergie renouvelable et en particulier dans les installations √©oliennes et solaires. Au total, ce sont 200 millions de dollars qui ont √©t√© inject√©s dans ces nouveaux modes de production d’√©nergie. Cependant ces √©nergies d√©pendent du temps, et quand celui-ci est trop ensoleill√© ou trop venteux, les centrales produisent beaucoup d’√©lectricit√©.
Une √©lectricit√© qu’il est difficile de stocker √† l’heure actuelle car les technologies ne permettent pas encore de mod√©rer cette surproduction. Etant donn√© que les centrales produisant dans ces cas-l√† un surplus d’√©nergie alors que la demande reste faible (comme cela peut √™tre le cas les week-ends par exemple), les prix baissent, passant parfois en dessous de z√©ro.
DES CONS√ČQUENCES INSOLITES
Cette situation a fait que pendant la p√©riode des f√™tes, les allemands ont √©t√© « pay√©s » pour utiliser de l’√©lectricit√©. L’√©nergie produite exc√©dant la demande, de nombreux consommateurs ont vu le prix de leur fournisseur d’√©lectricit√© passer en dessous de z√©ro.
Cela ne veut pour autant pas dire que les utilisateurs recevront un virement de la part des fournisseurs d’√©nergies : en r√©alit√©, cela prendra la forme d’une baisse des factures d’√©lectricit√© au cours de l’ann√©e.
UNE SITUATION QUI POURRAIT SE REPRODUIRE ?
Si le ph√©nom√®ne est moins rare que ce qu’on pourrait penser, il est parfaitement capable de se reproduire dans le futur. Cependant, il repr√©sente √©galement un d√©fi pour les producteurs d’√©nergies renouvelables. Contrairement aux r√©seaux √©lectriques classiques, la technologie de stockage li√©e aux √©nergies renouvelables n’est pas encore d√©velopp√©e pour produire en fonction de la demande. Elle d√©pend enti√®rement de la m√©t√©o et peut donc produire bien plus que n√©cessaire.
Ce d√©tail fait que quand la situation se reproduit, les gouvernements incitent les consommateurs √† augmenter leur consommation d’√©nergie. Comme le prix de l’√©nergie est alors dans les n√©gatifs, les consommateurs l’utilisent sans pour autant augmenter leurs factures. Toutefois, cette irr√©gularit√© des prix devrait prochainement √™tre r√©gl√©e. Le secteur des √©nergies renouvelables est en plein essor et d’ici 2040, malgr√© ces petits soucis, 40 % de la production mondiale d’√©lectricit√© aura pour origine les √©nergies renouvelables.

03/01/18 : Fast 100 Meter hohes Windrad umgest√ľrzt
S√ľdlich von Hamburg ist ein 94 Meter hohes Windrad umgest√ľrzt. Die Anlage in Neu Wulmstorf sei am Morgen umgeknickt, sagte ein Polizeisprecher.
"Ein Fu√üg√§nger hat das Umfallen beobachtet und die Feuerwehr verst√§ndigt." Verletzt wurde niemand. Nun wird gepr√ľft, warum die Bolzen der Rohrverschraubung in etwa 20 Metern H√∂he rissen. Das "Hamburger Abendblatt" geht davon aus, dass eine starke B√∂e das Windrad abgeknickt habe.
"Wohl ein Totalschaden"
Die 2001 errichtete Anlage auf dem Gel√§nde einer fr√ľheren Deponie f√ľr Hausm√ľll wird von der Stadtreinigung Hamburg betrieben. "Das ist wohl ein Totalschaden", hie√ü es von dort. Die Freiwillige Feuerwehr Neu Wulmstorf sicherte den Bereich, berichteten das "Stader Tageblatt" und der NDR.
Erst kurz nach Weihnachten war im Windpark Sitten bei Leisnig in Sachsen ein 95 Meter hohes Windrad umgeknickt. Die Ursache der Havarie dort ist weiterhin nicht ermittelt.
http://www.t-online.de/nachrichten/panorama/id_79978626/94-meter-hohes-windrad-in-neu-wulmstorf-umgestuerzt.html

03/01/18 : HIER HAT DER STURM EIN 70-METER-WINDRAD EINFACH UMGELEGT
Stadthagen - In der Gemeinde Volksdorf im Kreis Schaumburg (Ostwestfalen) fiel am Mittwochmorgen gegen 10 Uhr ein elektronisches Steuerteil an einer Windkraftanlage aus, wie die Polizei mitteilt.
"In der Folge fielen weitere Steuerungselemente, wie zum Beispiel die hydraulische Bremse aus." Es wird vermutet, dass dadurch auch die Rotorblätter "nicht mehr entsprechend der Windstärke ausgestellt werden" konnten.
Dadurch zerbrachen zunächst einige Teile eines Rotorblattes. Gegen 13.30 Uhr knickte schließlich der komplette Turm des etwa 70 Meter hohen Windrades ab.
Die komplette Anlage st√ľrzte zu Boden. Verletzt wurde dabei niemand. Durch die entfernte Lage bestand auch keine Gefahr f√ľr Menschen.
Bisher können noch keine Angaben zum Sachschaden gemacht werden.


03/01/18 : Unwetter in der Oberpfalz
Sturm "Burglind": Wenig Einsätze, aber Windanlage zerstört

Der Sturm "Burglind" hat am Mittwoch auch in Ostbayern zu Eins√§tzen von Feuerwehr und Polizei gef√ľhrt. Verletzt wurde aber niemand. Im Landkreis Amberg-Sulzbach besch√§digte der starke Wind eine Windkraftanlage.
(Dans l'arrondissement d'Amberg Sulzbach, le fort vent endommageait une installation √©olienne.)Im Landkreis Amberg-Sulzbach hat am Mittwoch das Sturmtief "Burglind" eine Windkraftanlage besch√§digt. 
Im Windpark Illschwang brach ein Teil eines f√ľnf Tonnen schweren Rotors ab. Warum der Rotor dem Sturm nicht standhielt ist noch unklar. Durch den herabst√ľrzenden Rotorteil wurde aber niemand verletzt. Die Anlagen werden nun √ľberpr√ľft.
Sturm verlief glimpflich
Im Landkreis Tirschenreuth sind am Mittwochvormittag in sieben F√§llen Keller und Stra√üen √ľberflutet worden. Insgesamt musste die Polizei in der Oberpfalz zu 26 Eins√§tzen ausr√ľcken. Insgesamt verlief der Sturm aber in der Oberpfalz glimpflich. Verletzt wurde nach ersten Angaben der Polizei niemand.


30/12/17Des entreprises allemandes pay√©es pour consommer de l’√©lectricit√©
Cette ann√©e, en Allemagne, les consommateurs d’√©nergie ont d√©j√† √©t√© pay√©s plus de 100 fois pour leur consommation. Cette situation s’explique par la surproduction d’√©nergie renouvelable bon march√© atteinte √† certains moments.
Ces deux derni√®res d√©cennies, l’Allemagne a investi 200 milliards de dollars pour promouvoir les √©nergies renouvelables. Quand une production importante d’√©nergie durable est enregistr√©e, la r√®gle de l’offre et la demande √† la bourse europ√©enne de l’√©lectricit√© Epex Spot peut entra√ģner une baisse des tarifs.
Dans un tel contexte, plusieurs pays europ√©ens sont alors √™tre confront√©s √† des tarifs d’√©nergie n√©gatifs. Ce ph√©nom√®ne s’observe fr√©quemment en Allemagne.
Les prix de l’√©lectricit√© deviennent n√©gatifs lorsqu’une production importante s’accompagne d’une demande faible. Cette situation a lieu principalement les week-ends et les jours f√©ri√©s lorsque les usines sont inoccup√©es et que les bureaux sont vides.
Si ces p√©riodes vont de pair avec une production d’√©nergie √©olienne ou solaire importante, le secteur peut √™tre alors √™tre fortement d√©s√©quilibr√©. C’est souvent le cas lorsque que les temp√©ratures sont douces. Parfois, l’Allemagne peut exporter son surplus d’√©lectricit√© vers les pays voisins afin de r√©√©quilibrer le march√©,wind mais ce n’est pas toujours le cas.
BatteriesIl n’est pas toujours facile de garantir un √©quilibre entre l’offre et la demande. La production d’√©nergie √©olienne est particuli√®rement sensible aux changements des conditions m√©t√©orologiques. En outre, les sources traditionnelles d’√©nergie telles que les centrales au charbon et les r√©acteurs nucl√©aires ne peuvent pas toujours r√©duire suffisamment leur niveau d’activit√© lorsqu’une p√©riode de surproduction menace.
En Allemagne, en 2017, des propri√©taires d’usine ou des consommateurs importants d’√©nergie ont √©t√© pay√©s parfois plus de 50 euros par m√©gawatt-heure pour consommer de l’√©nergie. Durant le dernier weekend d’octobre, les prix de l’√©nergie sont devenus n√©gatifs pendant 31 heures. A un moment donn√©, ils sont pass√©s √† moins 83 euros. D√®s lors, tout consommateur qui se connectait √† ce moment pour une consommation d’√©nergie importante a re√ßu une indemnisation de 83 euros par m√©gawatt-heure.
Un stockage de cette √©nergie en surplus dans des batteries pourrait √™tre une solution. Toutefois, cette technologie n’est pas suffisamment d√©velopp√©e pour absorber toute la surproduction.
« La plupart des r√©seaux traditionnels sont con√ßus pour adapter la production √† la demande », a expliqu√© Tobias Kurth, directeur du consultant berlinois Energy Brainpool. « Nous avons maintenant d’une technologie qui ne produit pas en fonction de la demande, mais en fonction des conditions m√©t√©orologiques. »
Selon Kurth, il s’agit d’une des principaux d√©fis de la transition du march√© de l’√©nergie vers l’√©nergie renouvelable.
Actuellement, ce probl√®me ne peut √™tre partiellement r√©solu qu’en incitant les consommateurs √† adapter leur consommation √† la production d’√©nergie.
Le co√Ľt de production ne repr√©sente cependant qu’un cinqui√®me de la facture d’√©lectricit√© que le consommateur allemand re√ßoit. Le reste se compose de taxes et de contributions √† la production d’√©nergies renouvelables et de redevances pour l’utilisation du r√©seau.
Les m√©nages allemands ne peuvent donc pas compter sur une indemnisation financi√®re de la part de leur fournisseur. Cependant, la facture peut √™tre inf√©rieure √† la normale lorsque les prix de l’√©nergie deviennent parfois n√©gatifs.

04/12/17«Energie, pierre d'achoppement de l'accord de coalition en Allemagne»
Conservateurs proches d’Angela Merkel et sociaux-d√©mocrates sont pr√™ts √† discuter pour sortir le pays de l’impasse politique. Les march√©s financiers observent la situation de tr√®s pr√®s. Christian Stoffaes explique en quoi le secteur de l’√©nergie se retrouve malgr√© lui au cŇďur des tractations outre-Rhin.
Le temps suspend son vol en Europe dans l'attente qu'aboutissent les tractations pour former la coalition qui va gouverner demain le pays, non seulement première puissance économique, mais aussi modèle à suivre pour la démocratie et les choix de société. La subtile mécanique du régime électoral, qui force les partis au dialogue et aux traités de coalition, donne ici des signes de dérapage. Toute l'attention se focalise sur la question des immigrés, la générosité de la politique d'accueil de la majorité sortante ayant paradoxalement débouché sur l'entrée au Parlement de puissantes forces populistes, qui va leur offrir une bruyante tribune, et une référence pour les pays d'Europe centrale et orientale. Les marchés financiers, qui ne détestent rien tant que l'incertitude et l'instabilité, observent avec une attention inquiète l'irruption de cette situation inattendue au sein du pays garant de la stabilité et de la sagesse.
L'Energie Wende, lancé il y a dix ans, est bien plus qu'une politique sectorielle : c'est un choix de société. C'est aussi un produit d'exportation à succès. Ainsi, en France, la transition énergétique entrée dans le langage courant, comme le développement durable et le combat climatique, pour lesquels les deux pays se disputent le leadership mondial.
"Tout ce qui se mesure s'améliore"
Tous ces d√©bats, passionnels jusqu'√† devenir irrationnels, font penser √† la devise de l'ing√©nieur : "Tout ce qui se mesure s'am√©liore", et au slogan du pr√©sident Marcel Boiteux, qui pilota EDF pendant un quart de si√®cle par les vertus du calcul √©conomique : "Pr√©f√©rer le gouvernement par les ratios plut√īt que par les ragots."
Notre ministre de la transition √©cologique et solidaire ne dit pas autre chose lorsqu'il rappelle, √† propos de la fermeture des centrales nucl√©aires, qu'il faut compter en carbone. S'appliquant √† l'√©poque √† l'arbitrage entre les centrales thermiques et les barrages hydro√©lectriques, elle pourrait certainement s'appliquer aux choix d'aujourd'hui en faisant partager une analyse compl√®te : le co√Ľt de l'intermittence et de l'al√©atoire, et celui des lignes de transport √† construire. Le moment est venu d'une approche europ√©enne de l'√©nergie, comme le charbon-acier – qui incarnait auparavant la guerre civile franco-allemande – fut le vecteur de la construction communautaire.
Querelle d'Allemands
Au cŇďur du d√©bat interallemand, il est un sujet tabou, presque dissimul√© : le lignite, charbon de tr√®s mauvaise qualit√©, tr√®s polluant, exploit√© dans de gigantesques carri√®res par de dantesques machines. Quand on contemple cette vision du diable, on ne peut s'emp√™cher de comparer ses nuisances √©cologiques aux d√©penses colossales dans les renouvelables, consenties pour √©pargner p√©niblement quelques grammes de carbone. Jadis orgueil de la RDA, ses centrales continuent √† cracher fum√©es et poussi√®res. Les Verts ont sorti le nucl√©aire du d√©bat, ayant persuad√© la Chanceli√®re de d√©clarer l'arr√™t d√©finitif et de fermer la dizaine de centrales subsistantes, victoire hautement symbolique. Les √©oliennes et le solaire connaissent une spectaculaire expansion.
L'opinion publique, qui a chaudement pl√©biscit√© les contraintes d'achat oblig√© d'√©nergies renouvelables impos√©es aux compagnies d'√©lectricit√©, les r√©duisant aujourd'hui √† la quasi-faillite, commence √† comprendre que cela co√Ľte tr√®s cher au consommateur : 25 milliards d'euros par an, une facture individuelle qui a doubl√© sur dix ans. L'Energie Wende est en question.
L'expression de querelle d'Allemand s'applique ici id√©alement : une dispute dont on a oubli√© les germes, o√Ļ la passion id√©ologique triomphe sur la raison rationnelle, et qui divise gravement le pays, jusqu'√† la guerre civile, qui s'exporte √† l'√©tranger comme jadis la R√©forme, le Marxisme. "Cette √©nergie est dangereuse" : lorsque la Chanceli√®re, partout r√©v√©r√©e comme un mod√®le de sagesse, condamne le nucl√©aire apr√®s Fukushima, sans concertation, comment les Europ√©ens n'en seraient-ils pas convaincus ?
La politique europ√©enne de l'√©nergie est largement plac√©e sous influence allemande au Parlement comme √† la Commission. Et personne ne para√ģt se souvenir de l'existence d'un Trait√© Euratom qui √©rige le nucl√©aire en politique commune. La t√Ęche est immense, mais c'est un beau terrain pour la nouvelle g√©n√©ration et le monde nouveau.
Christian Stoffaes, membre du Cercle des économistes;
Professeur √† l’Universit√© Paris Dauphine
Président de la Fondation Genshagen-France

Le Cercle des √©conomistes a √©t√© cr√©√© en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le d√©bat √©conomique. Gr√Ęce √† la diversit√© des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assur√© des fonctions publiques ou priv√©es, le Cercle des √©conomistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde √©conomique. Le succ√®s de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un d√©bat ouvert, attentif aux faits et √† la rigueur des analyses. 
http://www.boursorama.com/actualites/energie-pierre-d-achoppement-de-l-accord-de-coalition-en-allemagne-4f1adef1f3b750ec67edaf72450d7296

21/11/17L’√©lectricit√© deux fois plus ch√®re en Allemagne qu’en France
Entre 2010 et 2015, suite aux investissements dans les √©nergies renouvelables, les Allemands (m√©nages et entreprises) ont pay√© un surco√Ľt de l’ordre de 125 Mds d’euros pour leurs factures d’√©lectricit√©.
Lors des derni√®res √©lections en Allemagne, l’AFD (Alternative pour l’Allemagne) a obtenu un surprenant score de 13 %. Parmi ses promesses figure aussi la fin des subventions pour les √©nergies vertes, en particulier l’√©olien. Les sondages r√©cents montrent que pas moins de 61 % des Allemands ne veulent pas d√©penser plus pour l’√©nergie m√™me si elle est renouvelable. Et pour cause.
Le prix de l’√©lectricit√© a explos√© de l’autre c√īt√© du Rhin. Selon la US Energy Information Administration et Selectra, le co√Ľt du KWH est plus de deux fois plus √©lev√© pour un m√©nage allemand (0.30 euro) que pour un m√©nage fran√ßais (0.14 euro) et presque trois fois plus √©lev√© que pour un m√©nage am√©ricain (0.11 euro).
Entre 2010 et 2015, suite aux investissements dans les √©nergies renouvelables, les Allemands (m√©nages et entreprises) ont pay√© un surco√Ľt de l’ordre de 125Mds d’euros pour leurs factures d’√©lectricit√©. Et, le comble, malgr√© le virage √©cologique, Mme Merkel a reconnu ne pas pouvoir atteindre les objectifs de r√©duction du CO2 (- 30 % pour 2020). L’Allemagne commence √† comprendre les limites de l’√©cologie…
La France en t√™te de classements internationaux, cela devient rare. Pourtant il est un domaine dans lequel nous sommes privil√©gi√©s, et c’est celui de la production √©nerg√©tique. La France produit 5,37 tonnes de CO2 par habitant ; l’Allemagne que l’on dit si vertueuse en termes de transition √©nerg√©tique, en produit 84% de plus. Seules la Suisse et la Su√®de, parmi les pays d√©velopp√©s, font mieux que la France avec une production respectivement moindre de 13% et 12%.
Le point commun entre ces trois pays : une part de la production √©nerg√©tique issue des centrales nucl√©aires importante. 33% de la production d’√©lectricit√© proviennent de centrales nucl√©aires en Suisse, 42,2% en Su√®de, 72,3% en France en 2016. Ces trois pays profitent en outre de la force hydraulique √† travers de nombreux barrages.
√Čmission de CO2 t/hab/an

SOURCE : GLOBAL CARBON ATLAS, OCDE – TRAITEMENT IREF

Alors m√™me que l’on s’alarme sans arr√™t du r√©chauffement climatique anthropique, Les √Čchos du 14 novembre allant m√™me jusqu’√† titrer : « La plan√®te va droit dans le mur », pourquoi en veut-on autant √† la fili√®re nucl√©aire en France ? Aujourd’hui entre √©nergie √©mettrice de carbone et √©nergie renouvelable, il faut choisir. Les √©nergies dites renouvelables n’ont pas encore trouv√© leur mod√®le technique ni financier et leur promotion rel√®ve donc de la politique de l’incantation, pour un r√™ve support√© par les contribuables et les habitants ruraux qui subissent ces grands moulins. 
FRANCE, ALLEMAGNE ET AUSTRALIE, RATTRAP√ČS PAR LA R√ČALIT√Č
Face √† l’√©chec de leurs strat√©gies tourn√©es vers l’√©olien, les dirigeants de ces deux pays souhaitent revenir √† plus de raison. En Australie, le dernier plan (Clean Energy Target) a √©t√© abandonn√©.
En Allemagne, c’est la Cour f√©d√©rale des comptes qui a soulign√© les faiblesses et les incoh√©rences de la strat√©gie suivie : la surcharge pay√©e par les consommateurs aurait tripl√© depuis 2010, le prix moyen de l’√©lectricit√© pour les entreprises aurait augment√© de 60%.
Le gouvernement allemand aurait « une visibilit√© insuffisante des cons√©quences financi√®res de la transition √©nerg√©tique ». Enfin, la France finalement repousse aussi ses objectifs antinucl√©aires, et pour cause, ils sont irr√©alistes, les plans sont b√Ętis sur des projetions absurdes qui consid√®rent que la consommation aura √©t√© divis√©e par 2 en 2050 gr√Ęce √† une meilleure isolation.
https://www.contrepoints.org/2017/11/21/303647-lelectricite-deux-plus-chere-allemagne-quen-france


17/11/17Le brief éco. Avis de tempête dans la branche éolienne de Siemens
Le groupe allemand a annoncé jeudi la suppression de près de 7 000 emplois dans le monde, après une vague de 6 000 suppressions, envisagée il y a une dizaine de jours.
Le groupe allemand Siemens a d√©clar√© envisager, jeudi 16 novembre, la suppression de pr√®s de 7 000 emplois dans le monde, apr√®s une vague pr√©c√©dente de 6 000 suppressions, annonc√©e il y a une dizaine de jours. Des d√©parts √©tal√©s jusqu’en 2020 et qui cachent une profonde mutation de l’entreprise.
Le conglom√©rat allemand, qui n’exclut par des licenciements secs, affirme qu’il ne peut pas encore donner le co√Ľt de cette restructuration. On sait juste que la moiti√© environ des d√©parts aurait lieu en Allemagne o√Ļ l’annonce a cr√©√© un √©lectrochoc, surtout dans l’ex-RDA, l’ancienne Allemagne de l’Est, fortement touch√©e par le ch√īmage. D'autres pays seraient touch√©s, ainsi que les Etats-Unis.
Un plan mis sur le dos de la transition énergétique
Le d√©graissage aura lieu dans les divisions "prestation de services" pour les secteurs de l’√©lectricit√©, du p√©trole et du gaz. Selon le groupe allemand, ces secteurs souffrent de la rapide croissance de la fili√®re des √©nergies renouvelables. Les turbines √† gaz que fabrique le groupe sont de plus en plus d√©pass√©es par le d√©veloppement des √©nergies solaires et √©oliennes. Malgr√© un b√©n√©fice de quelque 6 milliards d’euros sur son dernier exercice, la demande a chut√© de 40% pendant la m√™me p√©riode.
Concrètement, la demande mondiale de turbines à gaz destinées aux centrales électriques devrait se stabiliser autour de 110 unités produites par an, alors que les capacités de production tournent autour de 400 unités annuelles. On produit quatre fois plus que ce qui est acheté par les grands énergéticiens dans le monde. Il faut donc réduire la voilure.
Pourquoi Siemens ne se tourne-t-il pas vers les √©nergies d’avenir ?
Migrer rapidement vers les m√©tiers porteurs des renouvelables est plus facile √† dire qu’√† faire dans l’industrie lourde, et les syndicats, dont IG Metall, ont beau jeu de d√©noncer le manque d’anticipation du groupe.
Siemens veut se transformer en sp√©cialiste des logiciels industriels. Il va introduire en bourse son p√īle sant√© et reloger ses actifs dans le rail et l’√©olien dans des co-entreprises pour bien s√©parer les activit√©s et √™tre plus r√©actif face aux clients
Alstom en fond de décor
Cette semaine, Alstom est r√©apparu dans deux dossiers : √† travers Siemens et General Electric (GE) √† qui a √©t√© revendue la branche √©nergie d’Alstom. Or, GE a lui aussi annonc√© en novembre un plan social massif, notamment aux Etats-Unis. Chez certains observateurs, cela suscite quelques interrogations m√™me si, tant du c√īt√© de Siemens que de General Electric, on affirme que ce qu’il reste des int√©r√™ts fran√ßais ne serait pas touch√©. Mais les promesses n’engagent g√©n√©ralement que ceux qui y croient. Bercy veille au grain et jeudi soir, le pr√©sident de la R√©publique, Emmanuel Macron, s’est entretenu √† Paris avec le patron de Siemens, Joe Kaeser, et celui d’Alstom. Une affaire √† suivre...
http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/le-brief-eco-avis-de-tempete-dans-la-branche-eolienne-de-siemens_2449170.html


16/11/17 : Siemens pr√©pare ses employ√©s √† des milliers de suppressions de postes
Objectif rentabilit√©: l'industriel allemand Siemens, d√©j√† largement b√©n√©ficiaire, doit d√©tailler jeudi √† ses employ√©s un vaste plan de restructuration qui menace des milliers d'emplois dans le secteur √©nerg√©tique, en pleine transition.
La branche énergie du conglomérat, qui produit aussi bien des turbines à gaz, des éoliennes que des locomotives, avait déjà été réduite lors d'un vaste plan de restructuration de Siemens en 2013.
Mais Joe Kaeser, à la tête d'un groupe qu'il a transformé à marche forcée depuis quatre ans pour redresser ses marges, a annoncé jeudi dernier de nouvelles "coupes douloureuses".
"Nous devons nous attaquer aux difficultés structurelles de certaines activités", avait-il glissé la semaine dernière sans précisions, préférant détailler l'année "record" de Siemens: un bénéfice net annuel de 6,2 milliards d'euros lors de son exercice décalé 2016-17, en hausse de 11% sur un an, et 83 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Apr√®s des semaines de rumeurs au sein du groupe munichois, Joe Kaeser tient ce jeudi un comit√© d'entreprise pour exposer √† ses salari√©s les d√©tails de son plan, assurant faire tout son possible pour "att√©nuer ce coup" avec, par exemple, des requalifications et r√©affectations de salari√©s plut√īt que des licenciements secs.
- La principale usine menacée -
Le géant allemand a déjà annoncé début novembre la suppression de 6.000 emplois au sein de sa coentreprise leader mondial de l'énergie éolienne, Siemens-Gamesa, en raison d'une baisse des ventes. Selon le journal Manager Magazin, Siemens envisage désormais la fermeture de 11 de ses 23 sites mondiaux de production électrique, qui emploient au total 30.000 personnes, dont 12.000 en Allemagne.
La direction du personnel de Siemens envisage une coupe "à quatre chiffres", principalement en Allemagne, selon le plus grand syndicat allemand de l'industrie, IG Metall.
Sur la liste des sites menac√©s se trouverait la principale usine du groupe, la c√©l√®bre "Dynamowerk" de Berlin, d'o√Ļ est partie l'aventure Siemens au d√©but XXe si√®cle, une immense b√Ętisse de briques rouges o√Ļ travaillent aujourd'hui 11.000 salari√©s.
D'autres usines sont sur la sellette, principalement dans l'est du pays, une zone déjà sinistrée économiquement et un terreau électoral de choix pour l'extrême droite allemande.
La ministre allemande de l'√Čconomie, la sociale-d√©mocrate sur le d√©part Brigitte Zypries, a √©crit au patron de Siemens pour le mettre en garde, relate le journal Bild.
"Cela peut nourrir le mécontentement et les doutes qui favorisent les développements politiques auxquels on a assisté aux dernières législatives", dit-elle en référence au score historique du parti d'extrême droite AfD (Alternative pour l'Allemagne), qui a fait son entrée au parlement allemand en octobre.
- 'Résistance créative' -
IG Metall a jugé plus généralement "irresponsable" de mettre à la porte des milliers d'employés alors que le groupe affiche des résultats positifs et s'était engagé au nom de la célèbre "Mitbestimmung" allemande - le principe de cogestion direction/salariés - à consulter les employés sur tout futur plan de licenciement.
"Siemens doit se préparer à un combat difficile", a averti le syndicat, qui annonce la tenue de manifestations d'ampleur devant les sites menacés et des "moyens de résistance créatifs", citant par exemple "le refus (d'effectuer) des heures supplémentaires".
Pour accompagner la transition énergétique allemande du nucléaire vers les énergies renouvelables, le groupe aux 351.000 salariés avait déjà sacrifié 15.000 postes en 2013, dont un tiers en Allemagne.
Siemens avait entrepris de recentrer ses activités, cédant l'électroménager et les réseaux télécoms, puis abandonnant le nucléaire et l'énergie solaire. Le groupe avait misé sur l'éolien, qui a connu des débuts confus.
"Siemens est quand même censé pouvoir supporter certaines difficultés temporaires en attendant des solutions plus durables", estime IG Metall.
Une capacité d'amortissement que n'a pas son principal concurrent en difficulté, l'Américain General Electric, qui a annoncé lundi un vaste plan de restructuration pour se recentrer sur trois activités (aéronautique, santé et énergie) et s'accompagnant de milliers de suppressions d'emplois à travers le monde.
http://www.boursorama.com/actualites/siemens-prepare-ses-employes-a-des-milliers-de-suppressions-de-postes-5078474e2d6b77203bbae4162d18bf28

13/11/17Etude : l'Allemagne, une menace pour le climat en Europe
Alors que le temps presse, pour la premi√®re fois une √©tude dresse le bilan des politiques climatiques pays par pays en Europe. Baptis√©e European Climate Leadership Report 2017 : Measuring the Metrics that Matter, l’√©tude analyse les strat√©gies de chaque pays europ√©en pour r√©duire ses √©missions de gaz √† effet de serre. Bilan : une transition √©nerg√©tique efficace est possible, il faut simplement tourner son regard au bon endroit.
Le changement climatique n’est pas un concept abstrait, un horizon lointain. Ses cons√©quences, d√©j√† perceptibles, vont s’accro√ģtre, commence Energy for Humanitydans son rapport : crises de l’eau, crises alimentaires, √©v√©nements climatiques extr√™mes, effondrement de la biodiversit√©, etc. Autant de cons√©quences dramatiques et pr√©visibles appellent √† prendre des actions concr√®tes et rapides. Le GIEC estime √† cet effet que les pays dans leur ensemble doivent r√©duire de moiti√© le niveau d’√©mission actuel pour parvenir √† contenir le changement climatique.
Partant de ce constat, l’ONG a analys√© les trajectoires emprunt√©es par les diff√©rentes pays europ√©ens (UE-28 + AELE) et la Turquie afin de mettre en lumi√®re les avanc√©es r√©alis√©es, pays par pays, et les m√©thodes utilis√©es par chacun d’eux, et donc les politiques les plus efficaces.
L'Energiewende : un cas d'école à ne pas reproduire
L’√©tude analyse longuement la transition √©nerg√©tique allemande. Au regard de la m√©thode et de ses cons√©quences, il apparait d√©sormais qu’il s’agissait moins pour le pays, dont les centrales au charbon tournent √† plein r√©gime, de r√©duire ses √©missions de gaz √† effet de serre que de sortir du nucl√©aire. De fait, entre 2010 et 2015, la France a davantage r√©duit ses √©missions nettes de gaz √† effet de serre que l’Allemagne : 10 % de r√©duction contre 4 % pour l’Allemagne. Autre chiffre marquant : tandis que l’√©nergie est indispensable √† l’√©conomie, pour une m√™me quantit√© de richesse produite, la France √©met 30 % de CO2 de moins que l’Allemagne.
Ainsi, malgr√© 500 milliards d’euros d√©j√† investis, l’Allemagne demeure le plus grand √©metteur en Europe (UE-28 + AELE + Turquie) et un mauvais √©l√®ve puisqu’elle ne d√©carbonise pas aussi vite que les autres grands √©metteurs (14e sur 23 pays analys√©s). Au final, la part des √©nergies renouvelables reste inf√©rieure √† 30 % dans la production √©lectrique allemande, et inf√©rieure √† 15 % dans l’√©nergie primaire du pays. Les √©missions sur la p√©riode n’ont pourtant pas chang√©, les √©nergies renouvelables s’√©tant substitu√©es au nucl√©aire, une autre source de production bas carbone.
Regarder au bon endroit
"Notre analyse montre que l'excellence climatique provient de pays comme le Royaume-Uni, la Su√®de, la Suisse et la France, o√Ļ la politique √©nerg√©tique a rendu possible la transition vers une √©conomies bas-carbone. A contrario, la promotion de la croissance verte o√Ļ les renouvelables constitue l'√©nergie du futur se traduit par une d√©pendance sur le long terme aux √©nergies fossiles.” Wolfgang Denk, co-auteur de l'√©tude.
Le Royaume-Uni une transition énergétique pragmatique qui fonctionne
Loin devant l’Allemagne dans l’action climatique, le Royaume-Uni occupe la premi√®re place du podium de l’√©tude. Pragmatique, le pays a accompli une r√©elle politique en faveur du climat, pourtant bien moins m√©diatis√©e que l’essai allemand, malgr√© des r√©sultats sans appel : en cinq ans, le Royaume-Uni a r√©duit ses √©missions de 20 %. Pour y parvenir, il est pass√© du charbon au gaz, a investi dans l’√©olien et dans un renouvellement de son parc nucl√©aire.
Energy for Humanity montre que les leaders climatiques sont des pays qui combinent trois caract√©ristiques : une √©lectricit√© bas carbone, une r√©duction rapide de leurs √©missions, le tout avec un niveau de vie et un PIB demeur√© √©lev√©. Ces bons √©l√®ves, qui fonctionnent avec une combinaison de nucl√©aire et de renouvelables (dont une grande partie d’hydro√©lectricit√©), comprennent la Norv√®ge (hydro-√©lectricit√©), la France, la Suisse et la Su√®de (nucl√©aire et hydro√©lectricit√©). L’√©nergie nucl√©aire appara√ģt ainsi comme un moyen efficace pour d√©carboner rapidement une √©conomie en croissance. Les exemples de la Su√®de (1976-1986) et de la France (1979-1989) √©tant les plus parlants.
En d√©finitive, le rapport met en lumi√®re qu’un pourcentage √©lev√© de capacit√©s renouvelables ne garantit pas une baisse des √©missions de CO2. Un avertissement √©clairant pour trouver le chemin le plus efficace et le moins co√Ľteux pour d√©carboner aussi vite que possible les pays europ√©ens.
http://www.sfen.org/fr/rgn/etude-lallemagne-une-menace-pour-le-climat-en-europe#.WgxV4OPdgYI.facebook

13/11/17[L'industrie c'est fou] Une éolienne de 246,5 mètres de haut implantée en Allemagne
Une éolienne géante a été implantée en Allemagne. La société Max Bögl Wind a construit une éolienne haute de 246,5 mètres dans une ville d'Allemagne, comme l'a repéré Electrek.
La soci√©t√© allemande Max B√∂gl Wind AG a construit la plus grande √©olienne, selon Electrek. En comptant de la base jusqu'au bout des pales, l'√©olienne mesure 246,5 m√®tres. Le mastodonte a √©t√© implant√© √† Gaildorf pour un co√Ľt total de 70 millions d'euros, pr√©cise encore le site. Mais la soci√©t√© esp√®re en tirer 6,5 millions d'euros par an. Les ing√©nieurs pensent qu'elle va produire environ 10,500 MWh/an alors qu'un m√©nage consomme environ 10 MWh/an.
Trois autres turbines ont √©t√© implant√©es √† c√īt√© dont la plus petit fait 152 m√®tres de haut, pr√©cise PopularMechanics. Les quatre √©oliennes doivent fournir assez d'√©lectricit√© pour 1 000 foyers. Surtout, toutes disposent d'un r√©servoir √† eau √† leur base duquel de l'eau peut √™tre rel√Ęch√© afin de faire tourner plus rapidement la turbine lorsque la demande en √©lectricit√© est √©lev√©e.
https://www.usinenouvelle.com/article/l-industrie-c-est-fou-une-eolienne-de-246-5-metres-de-haut-implantee-en-allemagne.N612503

10/11/17Climat : l'Allemagne, mauvaise élève de l'Europe
L'ONG Energy for Humanity estime que la transition énergétique menée outre-Rhin a empiré la situation pour le climat. Mention spéciale pour le Royaume-Uni et le pragmatisme de sa politique énergétique.
La Grande-Bretagne tout en haut du podium et l'Allemagne au fond de la classe. Le classement que vient de publier l'ONG Energy for Humanity sur les performances des pays de l'Union europ√©enne, √©largie √† plusieurs Etats non-membres (Suisse, Turquie, Norv√®ge, notamment), ne laisse pas de surprendre. On savait que la transition √©nerg√©tique √† l'allemande - l'Energiewende - tarderait √† donner les r√©sultats attendus , mais pas au point d'avoir « empir√© la situation du climat », comme l'en accuse ce rapport.
L'Allemagne confrontée à son échec en matière de lutte contre le CO2
Le pays h√īte de la COP 23, qui √©met √† lui seul 18,3 % du total des √©missions de gaz √† effet de serre (GEG) des 33 pays √©tudi√©s, se voit reprocher de ne pas se d√©carboner aussi vite que les autres grands pays √©metteurs que sont, notamment, la France et le Royaume-Uni. La raison ? La r√©duction de la production √©lectrique d'origine nucl√©aire a enferm√© le pays dans « la pire d√©pendance possible aux √©nergies fossiles, celle du charbon », estime l'ONG. Ses √©missions ont diminu√© de 4,09 % entre 2010 et 2015, contre -4,82 % entre 2005 et 2010 lorsque son parc nucl√©aire √©tait plus d√©velopp√©.
Vidéo : Trop dépendante du charbon, l'Allemagne peine à réduire ses émissions de gaz à effet de serre
La Suisse, pays modèle
« En exportant son √©lectricit√© d'origine fossile, l'Allemagne augmente sensiblement l'intensit√© CO2 de la consommation √©lectrique des pays voisins », observent par ailleurs les auteurs de cette √©tude . Parmi ces riverains figure l'Autriche, qui ne produit pas un kilowatt d'√©nergie nucl√©aire mais, en revanche, s'appuie beaucoup sur les centrales √† charbon. Ses √©missions rapport√©es √† son produit int√©rieur brut √©taient en 2010 plus de deux fois sup√©rieures √† celles de la Suisse qui, elle, affiche le meilleur ratio europ√©en. Le territoire de la Conf√©d√©ration helv√©tique pr√©sente pourtant une topographie identique. Mais √† la diff√©rence de l'Autriche, ce pays a fait le choix de recourir √† l'atome apr√®s avoir tir√© tout ce qu'il pouvait de son potentiel d'√©lectricit√© d'origine hydraulique, expliquent les experts de Energy for Humanity.

« Les bons √©l√®ves du climat carburent aux renouvelables, hydro√©lectricit√© comprise, et au nucl√©aire », r√©sume l'√©tude. Au tableau d'honneur figure ainsi la Norv√®ge, riche de ses innombrables barrages. De m√™me que la France, puissance nucl√©aire dont les √©missions ont baiss√© de plus de 10 % entre 2010 et 2015 apr√®s avoir d√©j√† recul√© de plus de 7 % entre 2005 et 2010. On y trouve aussi la Su√®de, qui combine √©nergie renouvelable et √©nergie nucl√©aire.
Au Royaume-Uni, la taxe carbone a déjà fait progresser les entreprises
Mais le pays ayant accompli la plus grande r√©duction de ses √©missions est le Royaume-Uni. De 643,9 millions de tonnes en 2010, celles-ci sont pass√©es √† 536,9 millions en 2015. L'ONG y voit l'effet d'une « politique climatique et √©nerg√©tique ambitieuse, mais pragmatique ». A noter enfin que la croissance n'est pas forc√©ment l'ennemie du combat climatique. La Pologne, la Slovaquie et la R√©publique tch√®que sont √©galement parvenues √† r√©duire leurs niveaux d'√©missions tout en d√©veloppant leur √©conomie.
https://www.lesechos.fr/amp/13/2129213.php


09/11/17Le charbon, face sombre de la transition énergétique allemande. Vrai ou Faux ?
Moins de nucléaire et moins de charbon ?
Après les dernières annonces de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, le directeur du WWF Pascal Canfin réfute les comparaisons avec la sortie du nucléaire en Allemagne
"J'ai été vraiment très surpris dans la bouche de Nicolas hulot d'entendre l'argument selon lequel on devrait opposer le charbon et le nucléaire. Je peux vous montrer les statistiques officielles allemandes, l'argument est souvent brandi selon lequel les Allemands sortent du nucléaire donc ils augmentent le charbon. C'est de la désinformation : la production de charbon diminue alors que le nucléaire diminue également."
L'Allemagne produit-elle moins d'électricité au charbon. Vrai ou Faux ?
Vrai. Depuis 1990, l'utilisation du charbon pour produire de l'√©nergie baisse assez r√©guli√®rement en Allemagne. Du moins jusqu'en 2011. Date de la d√©cision d'Angela Merkel d'acc√©l√©rer la sortie du nucl√©aire apr√®s Fukushima. A partir de cette date, la production li√©e au charbon a rebondi et augment√© pendant 3 ans. Mais depuis 2014, Pascal Canfin a raison : l'utilisation du charbon d√©cline de nouveau et assez nettement en Allemagne : on est m√™me revenu aujourd'hui au niveau d'avant 2011. L'Allemagne n'a donc jamais aussi peu utilis√© de charbon pour son √©lectricit√© qu'aujourd'hui. C’est donc un vrai pour Pascal Canfin.
Après la sortie du nucléaire, la sortie du charbon ?
C'est tr√®s discutable. D’abord, les √©nergies renouvelables (√©olienne et solaire) ont plus que compens√© la fermeture des r√©acteurs. D’autre part les √©missions de gaz √† effet de serre baissent r√©guli√®rement depuis 15 ans chez nos voisins outre Rhin. Environ 27% de moins depuis l’an 2000. Mais depuis 2 ans, elles augmentent √† nouveau l√©g√®rement selon les derni√®res donn√©es de l'institut Eurostat. Selon le minist√®re de l'√©nergie allemand, le mauvais √©l√®ve, c'est surtout le secteur des transports, l’autre raison c’est un climat plus froid. Si l'utilisation du charbon est en diminution, l'Allemagne l’utilise encore √©norm√©ment car environ 40% de son √©lectricit√© en d√©pend.

https://www.franceinter.fr/emissions/le-vrai-faux-de-l-europe/le-vrai-faux-de-l-europe-09-novembre-2017

09/11/17Allemagne : moins de nucléaire, plus de charbon ?
France 2 fait le détail de la production d'énergie en Allemagne quelques années après sa sortie du nucléaire.
D'un c√īt√©, l'Allemagne d√©mant√®le ses vieilles centrales nucl√©aires, de l'autre, elle construit des √©oliennes. Sur le papier, la transition √©nerg√©tique se d√©roule comme pr√©vu, dans la pratique, c'est plus compliqu√©. En 2011, Angela Merkel a pris une d√©cision historique : abandonner le nucl√©aire d'ici 2022. Mais la chanceli√®re pr√©vient toutefois que "personne ne peut affirmer qu'une telle transition √©nerg√©tique sera facile".
Hausse de la part des énergies renouvelables
Dès 2011, 8 réacteurs sur 16 sont mis à l'arrêt. Mais comment l'Allemagne a-t-elle compensé leur disparition ? Elle s'est d'abord appuyée sur les centrales à charbon. Certaines mines à ciel ouvert tournent à plein régime. Dans le même temps, les Allemands vont aussi investir dans les énergies renouvelables. Bilan cinq ans après : la part de l'énergie nucléaire est passée de 17,6 % à 13,1 %, celle des énergies renouvelables a augmenté de 20,1 % à 29,5 %, mais la part du charbon est restée stable autour de 40 %.
http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/allemagne-moins-de-nucleaire-plus-de-charbon_2458348.html

07/11/17 : L’Allemagne peine √† poursuivre sa transition √©nerg√©tique
H√īte de la COP23, et souvent cit√©e en mod√®le de transition √©nerg√©tique, l’Allemagne risque pourtant de rater ses objectifs climatiques. La faute √† sa d√©pendance au charbon et au manque d’ambition politique.
Berlin (Allemagne), correspondance
Pour la premi√®re fois, au mois d’octobre, pas moins de 44 % de l’√©lectricit√© produite en Allemagne √©tait d’origine renouvelable. En quelques ann√©es, gr√Ęce √† sa politique volontariste d’Energiewende (« tournant √©nerg√©tique »), l’Allemagne est devenue le premier parc √©olien et le premier producteur d’√©nergie photovolta√Įque d’Europe. Mais ce succ√®s est en trompe-l’Ňďil.
Car l’Allemagne risque de rater les objectifs climatiques ambitieux qu’elle s’est impos√©s, soit une r√©duction d’√©missions de gaz √† effet de serre (GES) de 40 % en 2020 par rapport au niveau de 1990. Les experts du minist√®re f√©d√©ral de l’Environnement tirent la sonnette d’alarme. Selon leurs calculs, si le gouvernement ne prend pas de nouvelles mesures, la baisse ne serait au mieux que de 32,5 %. « Un tel manquement serait un grave revers pour la politique climatique de l’Allemagne », s’inqui√®tent les auteurs de la note des experts.
Les causes sont multiples, li√©es √† une « s√©rie d’erreurs d’appr√©ciation du d√©veloppement √©conomique ». Autrement dit, la croissance de l’Allemagne aurait √©t√© mal anticip√©e : sa population augmente √† nouveau, l’√©conomie est en plein boom, entra√ģnant une hausse de la consommation d’√©nergie bien au-del√† des projections du gouvernement. Les ventes de voitures ne diminuent pas, consommant toujours plus d’essence et de carburant diesel.
Un manque d’ambition politique
Mais surtout, le gros point noir du bilan climatique allemand reste sa d√©pendance au charbon. Une centaine de centrales de houille et de lignite continuent de tourner √† plein r√©gime dans le pays. Elles fournissent 40 % de la consommation d’√©lectricit√© des Allemands et exportent aussi tr√®s bien leur courant bon march√© vers les pays voisins, dont la France. En cause, notamment, « l’inefficacit√© du march√© europ√©en des droits √† polluer », selon Christoph Podewils, du think tank Agora Energiewende. Le prix √† payer par tonne de dioxyde de carbone (CO2) √©mise √©tant trop bas, les exploitants sont incit√©s √† continuer √† produire plut√īt qu’√† fermer leurs centrales.
En cause √©galement un manque d’ambition politique. En 2015, le gouvernement avait bien d√©cid√© de d√©connecter du r√©seau les huit centrales de lignite les plus polluantes du pays, pour faire diminuer la production de 45 GW (gigawatts) √† 40 GW en 2020. Mais c’est largement insuffisant : la production d’√©lectricit√© issue du charbon devrait √™tre divis√©e par deux pour tenir les engagements climatiques. En 2016, l’Allemagne a rejet√© l’√©quivalent de 906 millions de tonnes de CO2. D’ici √† 2020, pour respecter le but fix√©, cette valeur ne devrait pas d√©passer 751 millions de tonnes.
Le renouvelable est entré dans une ère de turbulences
Comment le pionnier des √©nergies renouvelables a-t-il pu en arriver l√† ? Certains ressorts de la transition ont rouill√© et l’Allemagne est en plein doute. Parti sur les chapeaux de roue, encourag√© par une loi de programmation s√©curisant les investissements dans le secteur, le renouvelable allemand est entr√© dans une zone de turbulences. Pour le principal producteur de photovolta√Įque du pays, Solarworld, l’eldorado s’est transform√© en cauchemar et l’entreprise a fait faillite au d√©but de l’ann√©e. Autre signe de f√©brilit√©, l’√©lan citoyen qui s’√©tait form√© autour des coop√©ratives d’√©nergie a √©t√© frein√© par une nouvelle m√©thode d’entr√©e sur le march√© par appel d’offres, favorisant la concentration des plus gros acteurs.
« L’Energiewende ne tient pas ses promesses : le renouvelable devait sortir du march√© les centrales √† √©nergies fossiles et ainsi servir la protection du climat », explique le journal lib√©ral Die Welt. Car si le renouvelable a bel et bien remplac√© le nucl√©aire dans le mix √©nerg√©tique allemand, il n’a pas permis de s’√©manciper du charbon. Plut√īt que les centrales de houille et de lignite, ce sont les centrales √† gaz, pourtant jug√©es plus propres, mais moins rentables, qui ont √©t√© d√©connect√©es du r√©seau.
Pour les sceptiques, les autorit√©s allemandes auraient p√™ch√© par pr√©cipitation. « L’horizon s’est obscurci », juge l’organisme France strat√©gie, rattach√© au Premier ministre fran√ßais, qui dresse un bilan s√©v√®re dans une note du mois d’ao√Ľt 2017.
L’Energiewende serait trop co√Ľteuse et mettrait en jeu la s√©curit√© √©nerg√©tique du pays en n√©gligeant le d√©veloppement de capacit√©s de stockage. « L’Allemagne est menacée par les quantités considérables d’√©nergies renouvelables intermittentes qui fragilisent le système électrique, laissant planer des menaces de black-out », affirme l’auteur de la note, √Čtienne Beeker, ancien ing√©nieur EDF, qui ne manque pas l’occasion de souligner que le nucl√©aire, banni par les Allemands, a l’avantage d’√™tre « stable et d√©carbon√© ».
Des arguments balay√©s par Vincent Boulanger, auteur du livre Transition √©nerg√©tique : comment fait l’Allemagne ?, qui d√©nonce une vision « partiale » frisant « la malhonn√™tet√© intellectuelle ». « Certes, l’Allemagne ne montre pas l’exemple en mati√®re d’√©missions de CO2, reconna√ģt-il, mais aujourd’hui, l’√©nergie renouvelable ne co√Ľte pas plus cher √† produire que l’√©nergie conventionnelle. L’Allemagne a cr√©√© des champions mondiaux des √©nergies renouvelables mais aussi des dynamiques territoriales qui font √©cole √† travers le monde. »
Un modèle à la croisée des chemins
Le mod√®le est donc √† la crois√©e des chemins, et son avenir d√©pend d√©sormais des n√©gociations de coalition en cours √† Berlin. Les conservateurs de la CDU d’Angela Merkel, les lib√©raux du FDP et les √©cologistes, appel√©s, s’ils arrivent √† s’entendre, √† former le prochain gouvernement, s’√©charpent sur la question. Les Verts se veulent les garants de la d√©carbonation du pays, en demandant la fin des moteurs √† combustion, la sortie du charbon et 100 % d’√©nergies renouvelables d’ici 2030. La CDU accepterait de maintenir les subventions au renouvelable, mais √©chelonnerait la fermeture des centrales √† charbon d’ici √† la fin du si√®cle, craignant des cons√©quences √©conomiques. Quant au FDP, il sera sans doute le plus dur √† convaincre. Le parti lib√©ral veut au contraire supprimer les subventions aux √©nergies renouvelables pour « laisser faire le march√© ». Pas question non plus d’une sortie des √©nergies fossiles.
Les trois partis se sont cependant engag√©s √† respecter l’accord de Paris sur la r√©duction des √©missions de dioxyde de carbone. Et alors que la COP23 s’est ouverte lundi 6 novembre √† Bonn, dans l’ouest du pays, c’est leur cr√©dibilit√© politique qui est en jeu. « Vis-√†-vis de l’opinion internationale, l’Allemagne ne peut pas se permettre de rater son objectif climatique, explique Vincent Boulanger. Elle a trop communiqu√© sur sa politique √©nerg√©tique pour cela. »
Pour Christoph Podewils, d’Agora Energiewende, un compromis qui permettrait √† l’Allemagne d’√™tre dans les clous de ses engagements est possible. « Il faudrait engager tout de suite des solutions rapides, sans forc√©ment mettre hors service les centrales √† charbon, mais en les mettant en r√©serve, hors du r√©seau d’√©lectricit√©, explique-t-il. C’est r√©aliste car nous produisons bien plus de courant que nous n’en consommons. »
Cette proposition sera-t-elle choisie par les dirigeants politiques ? La chanceli√®re, Angela Merkel, a promis pendant la campagne √©lectorale qu’elle « trouverait les moyens d’atteindre les objectifs climatiques de 2020 ». Mais reste bien silencieuse depuis le d√©but des n√©gociations. Pas de quoi s’alarmer pour Vincent Boulanger : « Tout est possible, quand on voit la rapidit√© avec laquelle elle a d√©cid√© de sortir du nucl√©aire en 2011. » Les semaines √† venir seront probablement d√©cisives pour l’avenir de la transition √©nerg√©tique allemande… et celui du climat.
https://reporterre.net/L-Allemagne-peine-a-poursuivre-sa-transition-energetique

07/11/17Les plus hautes éoliennes du monde installées en Allemagne
C'est en Allemagne, non loin de Stuttgart, qu'ont été construites les plus hautes éoliennes du monde. Culminant à près de 265 mètres, celles-ci sont installées au-dessus de réservoirs d'eau alimentant une centrale de pompage-turbinage qui prendra le relais lorsque les éoliennes ne seront pas en service.
Si l'√Čcosse peut s'enorgueillir de poss√©der le tout premier parc √©olien flottant, c'est en Allemagne que l'on trouve les plus hautes √©oliennes terrestres. Le constructeur Max B√∂gl Wind vient d'achever l'installation d'une ferme de quatre √©oliennes situ√©e dans la ville de Gaildorf, pr√®s de Stuttgart. L'une de ces g√©antes poss√®de une tour de 178 m√®tres de haut et elle culmine √† 264,5 m√®tres si l'on prend en compte l'extr√©mit√© de ses pales. Le pr√©c√©dent record de 230 m√®tres √©tait d√©j√† d√©tenu par une √©olienne install√©e en Allemagne.
Chaque √©olienne est √©quip√©e d'un g√©n√©rateur de 3,4 m√©gawatts (MW) qui se combine avec une centrale de pompage-turbinage pour former un syst√®me hybride in√©dit. Les fondations soutenant les √©oliennes sont en fait des r√©servoirs d'eau qui augmentent la hauteur de quarante m√®tres. Plus la tour d'une √©olienne est haute, moins elle est sujette aux turbulences et plus celle-ci augmente son rendement. Selon les estimations de Max B√∂gl Wind, chaque m√®tre suppl√©mentaire permet √† une √©olienne d'augmenter le rendement √©nerg√©tique annuel de 0,5 √† 1 %. Ce type d'installation est particuli√®rement int√©ressant √† l'int√©rieur des terres, l√† o√Ļ le vent est faible.
La ferme éolienne alimentera le réseau à partir du printemps 2018
Les r√©servoirs, aussi appel√©s « batteries d'eau », ont une capacit√© de stockage de 70 m√©gawattheures (MWh). Ils sont reli√©s physiquement par une conduite en poly√©thyl√®ne √† la centrale de pompage-turbinage situ√©e 200 m√®tres plus loin. Cette technique consiste √† pomper l'eau pour l'emmagasiner dans des bassins lorsque la demande d'√©nergie est faible et √† la faire circuler ou « turbiner » pour produire de l'√©lectricit√© lorsque la demande est forte. Il ne faut que 30 secondes pour passer du pompage au turbinage et vice versa.
Gr√Ęce √† ce syst√®me d'√©nergie renouvelable hybride (voir le fonctionnement avec une animation sur le site Max B√∂gl Wind), le dispositif hydro√©lectrique servira de tampon pour r√©guler le r√©seau en garantissant une alimentation continue. L'installation de Gaildorf commencera √† alimenter le r√©seau √©lectrique allemand au printemps 2018. Selon les estimations, il permettra de produire plus de 10 gigawattheures (GWh) par an pour alimenter 2.500 foyers de quatre personnes.

http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/energie-renouvelable-plus-hautes-eoliennes-monde-installees-allemagne-69126/

03/11/17 : 
COP 23 : l'Allemagne, terre d'énergie renouvelable et de charbon
Alors que Bonn accueille la COP23, voyons comment l'Allemagne mise sur les énergies renouvelables et continue de recourir massivement au charbon.
Ce mois-ci, Bonn accueille la 23√®me Conf√©rence de l’ONU sur le climat (COP23). Gros plan sur l’ambivalence de la politique √©nerg√©tique de l’Allemagne. Ce pays se veut le champion des √©nergies renouvelables, mais a du mal √† se passer du charbon et en particulier de la lignite, sa variante la plus polluante, dans son mix √©nerg√©tique.
La 23√®me Conf√©rence de l’ONU sur le climat ou COP 23 se tient ce mois-ci √† Bonn. √Ä cette occasion, on peut s’attendre √† ce que un village allemand en particulier attire l’attention : Feldheim qui compte un peu plus de 120 habitants dispose d’importantes installations d‘√©nergie renouvelable. Seul 1% de l‘√©lectricit√© produite sur place sert pour la consommation locale, le reste alimente d’autres communes.
La responsable de la protection du climat pour la r√©gion nous fait visiter. “Le b√Ętiment gris, c’est la centrale de chauffage, c’est l√† que se trouve le r√©servoir d’eau chaude, nous montre Barbara Ral. Et l√† derri√®re les arbres, c’est l’unit√© de biogaz qui produit de la chaleur et de l‘√©nergie √† partir des excr√©ments des cochons et des vaches, on a ensuite les √©oliennes, puis la centrale r√©gionale de r√©glage qui √©tait la plus grande d’Europe au moment de sa construction et qui est utile pour le stockage et la stabilisation du r√©seau et enfin, l√†-bas, ce sont les modules solaires,” √©num√®re-t-elle.
La premi√®re √©olienne a √©t√© install√©e dans le village en 1995. Aujourd’hui, on en compte 55 auxquels s’ajoutent 248 panneaux solaires et une unit√© de biogaz. Depuis la construction de son propre r√©seau √©lectrique en 2010, Feldheim est autosuffisant en √©nergie. Les prix de l‘√©lectricit√© y sont plus bas que dans le reste de la r√©gion. La commune est ainsi √† la pointe de la r√©volution des √©nergies renouvelables en Allemagne.
“Il est clair qu’il y a des terrains perdus parce que des √©oliennes y sont install√©es, fait remarquer Siegfried Kappert, un habitant. Mais dans toute bonne chose, il y a toujours un petit inconv√©nient : nous, on est fier de tout ce qui a √©t√© fait ici,” souligne-t-il.
Des discours et des faits
Depuis 2009, la production d‘√©nergie renouvelable a quasiment doubl√© en Allemagne. Et au premier semestre de cette ann√©e, elle a m√™me couvert 35% de la consommation √©lectrique nationale. C’est moins que dans d’autres pays, mais c’est beaucoup pour un grand pays industrialis√©. Pour autant, ces bons chiffres cachent une autre r√©alit√©.
“Cela va probablement surprendre beaucoup de monde, mais en Allemagne, les √©missions de CO2 n’ont pas diminu√© depuis 2009, pr√©cise Viviane Raddatz, sp√©cialiste du changement climatique √† WWF Allemagne. Peut-√™tre qu’on fait bien les choses quand on s’engage √† lutter contre le changement climatique au niveau international, mais quand on regarde ce qui est fait dans le pays, les choses sont un peu diff√©rentes : la situation n’a pas √©volu√© depuis des ann√©es,” d√©nonce-t-elle.
L’ombre au tableau, c’est le charbon. La mine √† ciel ouvert de J√§nschwalde se situe √† quelques heures de voiture √† l’est de Feldheim, mais le contraste est frappant. Chaque ann√©e, quelque 11 millions de tonnes de lignite sont extraites du site avant d‘√™tre br√Ľl√©es dans une centrale √©lectrique voisine. Environ 40% de la production √©lectrique allemande est issue du charbon, la moiti√© provenant de sa version la plus polluante : le lignite.
Le charbon – aux yeux de ses partisans – garantit √† l’Allemagne des ressources √©nerg√©tiques stables. “Les √©nergies renouvelables sont l√† et quand tout fonctionne comme il faut, elles sont suffisantes, reconna√ģt Thoralf Schirmer, porte-parole de la soci√©t√© LEAG, prioritaire de la mine de J√§nschwalde, avant d’ajouter : Mais le probl√®me, c’est qu’on doit s’assurer de fournir de l‘√©lectricit√© 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce n’est pas possible aujourd’hui avec les √©nergies renouvelables et c’est pour cela qu’on a besoin de la part qui est apport√©e par les producteurs d‘√©nergie conventionnelles, en particulier avec le lignite,” affirme-t-il.
La question de la stabilit√© de l’approvisionnement
Les d√©fenseurs de l’environnement ne sont pas d’accord. Selon eux, le pays pourrait se passer du charbon puisqu’il exporte son √©lectricit√©. Et tant qu’il ne le fait pas, il ne remplira pas ses objectifs de r√©duction d‘√©missions de gaz √† effet de serre.
“Pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat, insiste Viviane Raddatz de WWF Allemagne, on doit prendre des d√©cisions et entamer d√®s aujourd’hui, la sortie du charbon, on doit s’y mettre maintenant et pas dans vingt ans, on peut le faire, c’est faisable, c’est possible aujourd’hui.”
“On ne peut pas fixer de date limite pour abandonner le charbon, estime pour sa part Thoralf Schirmer, de la soci√©t√© LEAG. Cela d√©pend vraiment de la mani√®re dont l’approvisionnement en √©nergie √©volue, dit-il. On va poursuivre nos activit√©s tant que ce pays aura besoin de produire de l‘√©lectricit√© √† partir du charbon pour garantir un approvisionnement stable,” indique-t-il.
“L’Allemagne est-elle le pays des merveilles des √©nergies renouvelables ou a-t-elle encore besoin de br√Ľler du charbon pour fournir de l‘√©lectricit√© √† ses habitants et √† ses industries ? C’est peut-√™tre un peu les deux et il est probable que la situation ne change pas dans l’imm√©diat,” conclut notre reporter Jona K√§llgren.
http://fr.euronews.com/2017/11/03/cop-23-l-allemagne-terre-d-energie-renouvelable-et-de-charbon

02/11/17 : Ende des Booms - Warum der Ausbau der Windkraft stockt
Die Windkraftgegner in Hessen sind im Aufwind. Die Industrie dagegen jammert. Immer mehr Projekte werden gekippt. Mex zeigt, was derzeit los ist in der Windkraftbranche.
La fin des parcs √©oliens allemands avec le co√Ľt d'arr√™t aux subventions
L'énergie éolienne est l'élément le plus important de la transition énergétique verte de l'Allemagne. La fin des subventions pour les éoliennes pour les plus anciennes menace d'innombrables parcs éoliens. En 2023, plus d'un quart des parcs éoliens terrestres allemands auront disparu.
Plusieurs milliers d'éoliennes en Allemagne devraient être fermées au cours de la prochaine décennie car elles ne recevront plus de subventions. "Si les prix de l'électricité n'augmentent pas au cours de la prochaine décennie, seules quelques usines survivront sur le marché sans subventions", indique une analyse du cabinet de conseil basé à Berlin, Energy Brainpool. Cette évaluation est partagée par la plupart des professionnels. "En tout cas, d'ici 2020, la fermeture des installations existantes est plus ou moins prévisible", conclut un article de plusieurs économistes du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale à Leipzig.
Le point d'achoppement est le prix de l'√©lectricit√© de 2021, que personne ne conna√ģt aujourd'hui. Les anciennes √©oliennes qui fonctionnent depuis 20 ans ou plus perdront leurs subventions en vertu de la loi sur les √©nergies renouvelables (EEG), mais pas leur permis d'exploitation.Elles pourraient continuer √† produire de l'√©lectricit√© si elle √©taient rentables. Comme toutes les anciennes technologies, apr√®s 20 ans d'usure, les √©oliennes sont sujettes aux r√©parations et demandent plus d'entretien que les nouveaux produits. Les co√Ľts d'exploitation sont √©galement plus √©lev√©s. Le prix actuel de l'√©lectricit√© d'environ trois cents le kilowatt-heure ne suffirait pas √† faire fonctionner les parcs √©oliens - avec peut-√™tre quelques exceptions dans des endroits particuli√®rement bien situ√©s.
En 2021 seulement , 5 700 éoliennes d'une capacité de 4 500 mégawatts seront fermées. Dans les années suivantes, de 2 000 à 3 000 mégawatts seront déclassés par an . L'Association allemande de l'énergie éolienne estime que d'ici 2023 environ 14 000 mégawatts de capacité installée auront disparu. Ce serait plus d'un quart de la capacité actuelle d'énergie éolienne terrestre qui serait éliminée.
Le plan d'expansion pr√©vu pour l'√©nergie √©olienne terrestre pr√©voit l'installation de 2 900 m√©gawatts d'√©nergie en 2020 et les ann√©es suivantes. Mais c'est du brut, pas du net. Les installations d√©class√©es et d√©mantel√©es ne sont pas prises en compte. √Ä la lumi√®re de la situation actuelle, il y aura plus plus de capacit√© √©olienne qui sera d√©class√©e que de nouvelle capacit√© ajout√©e. L'√©nergie √©olienne terrestre diminuerait et ne cro√ģtrait pas.
Angela Merkel commence les discussions avec les Verts allemands sur le climat et elle est en position de faiblesse.
Oui, et c’est int√©ressant parce que le r√©sultat de ces discussions va dessiner la coalition qui sera port√©e au pouvoir et parce que, aussi, l’Allemagne fait figure d’un pays qui fait des efforts consid√©rables pur lutter contre le r√©chauffement climatique. En r√©alit√©, notre grand voisin est sorti -sort- du nucl√©aire (c’√©tait la principale d√©cision de Merkel) mais elle est loin d’√™tre sortie du charbon, il y a encore des dizaines de centrales tr√®s polluantes. Du coup, les Verts veulent la fin du charbon et du lignite, qui repr√©sentent aujourd’hui 40% de la production √©lectrique. Certes, la part des √©oliennes et du solaire progresse, mais pour l’instant l’Allemagne rate ses objectifs climatiques. Les √©missions de CO2 devaient diminuer de 40% entre 1990 et 2020, ce sera environ 32%. Et encore une petite astuce explique que la comparaison avec 1990 est trompeuse : √† cette √©poque, il y avait encore beaucoup d’usines de l’ex-Allemagne de l’Est, qui polluaient √©norm√©ment, mais qui ont √©t√© ferm√©es tr√®s vite. Pour la p√©riode r√©cente, une croissance plus √©lev√©e et des exportations d’√©lectricit√© record expliquent pourquoi les √©missions de CO2 n’ont -√©coutez bien- plus baiss√© depuis 2011. Ce qui pose un probl√®me quand m√™me. Alors que faire ? ce sera au cŇďur des n√©gociations qui d√©marrent aujourd’hui avec les Verts.
O√Ļ en est la comparaison avec la France ?
Mauvaise nouvelle : Les √©missions de CO2 y ont aussi l√©g√®rement remont√© l’ann√©e derni√®re, en raison de l’arr√™t prolong√© de plusieurs centrales nucl√©aires l’hiver dernier, compens√© par des centrales au gaz. Donc, deux mauvais √©l√®ves, un partout, balle au centre ? Pas exactement. Parce qu’il faut regarder le niveau des √©missions. Quand l’Allemagne √©met l’√©quivalent de 902 millions de tonnes de CO2 en un an, la France se situe aux alentours de … 475 millions. Evidemment, c’est le r√īle jou√© par le nucl√©aire qui explique cela. Un nucl√©aire contest√©, contestable parce qu’il devient tr√®s cher par rapport √† d’autres √©nergies et parce qu’il pr√©sente des risques, mais un nucl√©aire qui permet d’√™tre un pays qui contribue pas loin de deux fois moins au r√©chauffement climatique que l’Allemagne.

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-eco/l-edito-eco-26-octobre-2017

25/10/17 : L'Allemagne confrontée à son échec en matière de lutte contre le CO2 (vidéos en ligne)
L'énergie et le climat sont jeudi au menu des discussions entre la CDU-CSU, les Libéraux (FDP) et les Verts.Les Verts, qui pourraient gouverner avec Angela Merkel, réclament la sortie du charbon.
Les √©nerg√©ticiens allemands ont le regard tourn√© vers Berlin, o√Ļ se joue en partie leur avenir. Ce jeudi, Angela Merkel va aborder pour la premi√®re fois l'√©nergie et le climat lors de discussions exploratoires entre son camp, la CDU-CSU, les Lib√©raux (FDP) et les Verts . Pour les √©cologistes, l'enjeu est clair : pas de contrat de coalition sans sortie du charbon et du lignite, qui g√©n√®rent ensemble 40 % de la production √©lectrique et 75 % de ses √©missions de CO2.
« Sans une sortie du charbon, l'Allemagne ne pourra pas remplir ses engagements climatiques nationaux et internationaux », d√©clare aux « Echos » la d√©put√©e √©cologiste Annalena Baerbock, qui participe aux n√©gociations. « Il s'agit pour nous d'un sujet central. » Son parti veut fermer les 20 centrales √† charbon allemandes les plus polluantes d'ici 2020, √©ventuellement par le biais de budgets de CO2 accord√©s d'ici l√† aux exploitants comme RWE ou Steag.

L'Allemagne se prépare à rater ses objectifs
Alors qu'Emmanuel Macron tente de peser sur les discussions en for√ßant l'id√©e d'un prix plancher de CO2, Angela Merkel joue sa r√©putation de « chanceli√®re du climat » . Selon les estimations du minist√®re de l'Environnement, l'Allemagne se pr√©pare √† rater totalement ses propres objectifs de r√©duction d'√©missions de CO2 de 40 % entre 1990 et 2020. Au lieu d'une baisse globale de 34,7 % pr√©vue dans un rapport en mai dernier, celle-ci devrait √™tre comprise entre 31,7 et 32,5 %.
A l'origine de cette d√©rive, une s√©rie d'hypoth√®ses qui ont d√Ľ √™tre r√©vis√©es : une croissance √©conomique meilleure que pr√©vu (2 %), un solde exportateur net d'√©lectricit√© plus √©lev√© que pr√©vu (54 t√©rawattheures, le record d'Europe), des prix de l'√©nergie et des mati√®res premi√®res en baisse et l'augmentation de la population. Par ailleurs, la mise sous cocon de quelques centrales √† charbon a √©t√© plus que compens√©e par la production en hausse d'autres centrales.
« La cr√©dibilit√© de l'Allemagne sur la sc√®ne internationale est en danger », juge Michael Sch√§fer, directeur de l'√©nergie et du climat au WWF. Alors qu'Angela Merkel a fait de la lutte contre le CO2 une priorit√© du G20, l'administration am√©ricaine, qui refuse de ratifier l'accord de Paris sur le climat, la juge « hypocrite ». « Le fait est que leurs √©missions (allemandes) ont augment√©, car ils utilisent plus de charbon », d√©clarait en avril le ministre de l'Energie am√©ricain, Rick Perry.
Compétitivité industrielle
"La d√©carbonisation est bien s√Ľr un objectif, mais pas √† n'importe quel prix"
Angela Merkel affirme vouloir redresser le tir. « Nous trouverons les moyens de remplir notre objectif de 40 % d'ici √† 2020, a-t-elle assur√© pendant la campagne. Je vous le promets. » Mais son camp s'inqui√®te. « La d√©carbonisation est bien s√Ľr un objectif mais pas √† n'importe quel prix, d√©clare Peter Tauber, secr√©taire g√©n√©ral de la CDU. Notre comp√©titivit√© industrielle doit √™tre pr√©serv√©e. » C'est tout l'enjeu : comment se rapprocher des objectifs sans alourdir la facture d'√©lectricit√©.
Inquiétude sur les prix
Les industriels tirent la sonnette d'alarme. « Les entreprises s'inqui√®tent de voir les prix de l'√©nergie constamment augmenter, d√©clare Dieter Kempf, pr√©sident de la F√©d√©ration de l'industrie allemande. Une sortie imm√©diate du charbon rench√©rirait le prix de l'√©lectricit√© jusqu'√† 15 euros par m√©gawattheure. » Soutenus par le FDP, les industriels veulent au contraire une suppression des taxes, qui repr√©sentent outre-Rhin 45 % du prix de l'√©lectricit√©.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030783936083-lallemagne-confrontee-a-son-echec-en-matiere-de-lutte-contre-le-co2-2125204.php

25/10/17 : L’Energiewende, ou transition √©nerg√©tique en Allemagne, un enjeu national d’une port√©e mondiale
Berlin – Quand on interroge les touristes foulant pour la premi√®re fois les pav√©s de Berlin sur ce qui les a le plus frapp√© au cours de leur passage par la capitale allemande, leurs r√©ponses portent sur le nombre impressionnant de cyclistes que compte la m√©tropole aux 3,5 millions d’habitants.
Il suffit, en effet, de se promener quelques centaines de mètres pour croiser un touriste hagard, bloquant le passage à un autochtone exaspéré ayant pour habitude de rouler librement sur les innombrables voies cyclistes que compte la ville.
Les v√©los √† Berlin sont le reflet d’une vielle tradition allemande, un pays o√Ļ le concept de “durabilit√©” avait d√©j√† √©t√© th√©oris√© au d√©but du 18√®me si√®cle, et l’un des pionniers de l’action mondiale en faveur de la promotion de politiques climatiques et √©nerg√©tiques √† m√™me d’assurer la r√©alisation des objectifs trac√©s par l’Accord de Paris sur les changements climatiques, tels que r√©affirm√©s √† Marrakech lors de la COP22.
“La s√©curit√© √©nerg√©tique et la durabilit√© sont des jumeaux, n√©s en 1713” gr√Ęce au travail de Hans Carl von Carlowitz, a fait savoir, au cours d’un rencontre avec les participants internationaux au programme “Post COP21: Les politiques climatiques pour 2050”, le fondateur de l’Institut √©cologique de Berlin, Andreas Kraemer.
Pour de nombreux observateurs, la transition √©nerg√©tique en Allemagne a d√©but√© avec la d√©cision de la chanceli√®re allemande Angela Merkel de sortir progressivement de l’√©nergie nucl√©aire √† l’horizon 2022 et ce, notamment, apr√®s l’incident survenu en mars 2011 dans la centrale nucl√©aire de Fukushima, au Japon.
Or, comme le fait observer M. Kraemer, le projet soci√©tal a d√©but√© des d√©cennies avant la d√©cision du gouvernement Merkel. Il s’agit, explique-t-il, d’un long processus profond√©ment ancr√© dans l’histoire allemande qui a enclench√© une forte pouss√©e des √©nergies renouvelables et qui est d√©sormais au cŇďur d’un passage vers une √©conomie neutre en √©missions de carbone.
Ce processus, poursuit-t-il, est largement connu en Allemagne par l’expression “Energiewende”, √©quivalent allemand de “transition √©nerg√©tique”.
Si l’Allemagne n’est pas directement vis√©e par les effets des changements climatiques, il n’en demeure pas moins que pour beaucoup d’Allemands, la promotion de bonnes politiques climatiques √† l’√©tranger est dans leur propre int√©r√™t, fait-il-remarquer.
“Cet √©tat d’esprit s’explique √† la fois par la dissipation de tout sentiment nationaliste en Allemagne apr√®s la 2√®me Guerre mondiale, auquel s’est substitu√© celui d’appartenance europ√©enne, d’une part, et une crainte li√©e √† l’impact qu’auront les changements climatiques sur les questions migratoires, de l’autre”, estime le scientifique allemand.
Beaucoup d’obstacles entravent toujours la r√©alisation des objectifs du gouvernement allemand qui consistent √† produire au moins 80% de l’√©nergie du pays via les √©nergies renouvelables √† l’horizon 2050, contre 31,5% seulement en 2015.
Si la sortie du nucl√©aire est act√©e et irr√©versible, l’abandon de certaines √©nergie fossiles, notamment du charbon, est loin d’√™tre √©vidente, affirme, de son c√īt√©, le chercheur de l’Institut √©cologique, Andreas Prahl, au cours d’une visite √† une mine d’extraction de lignite √† Cottbus, tout pr√®s de la fronti√®re polonaise, dans le cadre de ce programme financ√© par le minist√®re f√©d√©ral allemand des Affaires √©trang√®res.
En 2016, l’industrie du lignite employait toujours plus de 20.000 personnes en Allemagne, indique M. Prahl, faisant savoir que le gouvernement f√©d√©ral est en train de se pencher sur l’abandon de cette source d’√©nergie fossile √† l’horizon 2035-2040.
L’Allemagne est souvent point√©e du doigt pour sa r√©ticence √† abandonner rapidement le charbon, regrette le chercheur, pr√©cisant que pas moins de 40% de l’√©lectricit√© du pays d√©pend de cette industrie.
L’enjeu est de taille, car si l’Allemagne h√©site √† abandonner le charbon, elle servira de mauvais exemple √† d’autres pays qui militent farouchement pour l’exploitation de ce type de mines, √† l’instar de la Pologne voisine o√Ļ cette industrie g√©n√®re plus de 80.000 emplois, d’apr√®s Urszula Stefanowisz, coordinatrice de projets et porte-parole de l’Alliance climatique polonaise.
Le gouvernement polonais compte profiter de la tenue de la COP24 √† Katowice pour d√©fendre l’id√©e d’une industrie du charbon “propre”, a-t-elle indiqu√©.
“Croire aujourd’hui encore, malgr√© toute l’√©vidence scientifique qui pointe dans le sens contraire, que le charbon est une √©nergie propre, ce n’est ni plus ni moins qu’une aberration”, l√Ęche t-elle sans d√©tour au micro de la MAP, dans le cadre de sa participation √† ce programme.
A quelques encablures de Cottbus, c’est une autre facette de l’Energiewende qui est offerte aux visiteurs du charmant petit village de Drehnow dont les habitants ont accept√© d’abriter un parc √©olien en √©change d’une part dans les profits qu’il g√©n√®re.
Cette initiative a ainsi permis √† la municipalit√© de Drehnow de financer plusieurs projets, notamment une caserne de pompiers et une garderie, le tout en r√©duisant l’empreinte √©cologique de la bourgade.
Autre exemple de cette dynamique allemande à tous les niveaux, la multinationale DHL, première entreprise logistique dans le monde, qui a lancé récemment un projet visant à équiper le parc automobile de la Deutsche Post de voitures électriques conçues par les ingénieurs de la firme.
Les participants √† la COP23 qu’abritera l’ancienne capitale allemande, Bonn, √† partir du 6 novembre prochain, pourront ainsi croiser une centaine de v√©hicules 100% √©lectriques dot√©s d’une autonomie d’entre 80 et 100 km.
Ce changement de paradigme ne se fait pas sans rencontrer d’obstacles, comme l’explique Markus D√∂hn, de la section eMobility GoGreen Deutsche Post/DHL, car l’industrie automobile allemande est particuli√®rement r√©ticente au passage vers l’√©lectrique.
“Pour nous faire comprendre que nous n’√©tions plus les bienvenus chez eux, les constructeurs qui √©quipent notre parc automobile traditionnel ont us√© de quelques stratag√®mes”, raconte, un sourire au coin des l√®vres, M. D√∂hn.
“Quand on envoie un v√©hicule au garagiste, il ne faut pas s’attendre √† le r√©cup√©rer avant plusieurs semaines, m√™me si c’est pour un probl√®me technique mineur”, poursuit-il, expliquant que l’entreprise a m√™me d√Ľ investir dans ses propres garagistes.
Il ne fait aucun doute que l’assimilation du secteur du transport dans l’Energiewende sera crucial dans la qu√™te du pays vers une √©conomie faible en carbone. Or, il n’existe aucun consensus dans le pays sur la mani√®re dont cela pourra se faire.
Les constructeurs automobiles allemands ont plaid√© avec acharnement, et souvent avec succ√®s, contre des limites plus strictes en √©missions de carbone. L’impact de scandales comme le Dieselgate a √©t√© marginal sur l’industrie automobile, et il semble de plus en plus probable que le gouvernement n’atteindra pas l’objectif affich√© de mettre un million de v√©hicules √©lectriques sur les routes allemandes en 2020.
A l’instar de l’exploitation du charbon, l’enjeu est r√©el. Car, si l’Allemagne, qui compte les plus puissantes marques automobiles au monde, pi√©tine dans son passage vers les voitures √©lectriques, de nombreux pays en d√©veloppement n’auront d’autre choix que de continuer √† utiliser les v√©hicules de moteurs √† combustion disponibles sur le march√©.
Toutefois, l’optimisme est de rigueur au pays du Rhin, car l’Energiewende fait l’objet d’un fort consensus politique et d’une mobilisation de tous les acteurs publics et priv√©s. Cela est d’autant plus important que d’autres pays d√©velopp√©s remettent en question leurs engagements pris √† Paris. L’Allemagne a, dans ce cadre, un r√īle capital √† jouer, celui de moteur vert dans la lutte contre les effets des changements climatiques.
http://www.mapexpress.ma/actualite/opinions-et-debats/lenergiewende-ou-transition-energetique-en-allemagne-un-enjeu-national-dune-portee-mondiale/

05/10/17L'Allemagne accro√ģt ses capacit√©s √©oliennes terrestres
L'Allemagne poursuit sa transition √©nerg√©tique √† un rythme soutenu. Selon le cabinet de recherche Platts, 442 MW de capacit√©s √©oliennes terrestres ont √©t√© ajout√©es en ao√Ľt, portant le total √† 3,3 GW depuis le d√©but de l'ann√©e. En tout, l'Allemagne dispose de 49 GW de capacit√©s install√©es.
De son c√īt√©, le solaire photovolta√Įque progresse plus lentement avec seulement 1,2 GW raccord√©s depuis janvier pour une capacit√© totale de 42,3 GW.
Le solaire encore en retrait
L'ensemble de ces équipements, turbines éoliennes et panneaux solaires, ont produit 104 TWh depuis le début de l'année, en hausse de 8% par rapport à la même période de l'année dernière.
Le gouvernement allemand vise un objectif de 2,5 GW de nouvelles installations en rythme annuel à la fois dans l'éolien et dans le solaire. Si l'éolien terrestre dépasse largement cet objectif, en revanche le solaire reste en retrait.
Selon Barclays, le rythme de raccordement des installations éoliennes terrestres en Allemagne devrait ralentir légèrement en 2018 avant de chuter à partir de 2019 dès lors que les projets encore éligibles aux subventions vont se tarir, laissant la place à un dispositif d'enchères.
http://www.boursorama.com/actualites/l-allemagne-accroit-ses-capacites-eoliennes-terrestres-cdb935f1eff02acc88eb094ac1cdc0a2

 04/10/17Energie renouvelable: Le mod√®le allemand vend la flexibilit√©
Un syst√®me √©lectrique d√©centralis√©, vers 100% d’√©nergie propre
Un march√© qui mise sur l’√©olien et le solaire photovolta√Įque
La forte pouss√©e des √©nergies renouvelables (principalement l’√©olien et le solaire photovolta√Įque) contraste avec le d√©clin du charbon et du nucl√©aire dans le mix √©lectrique allemand. Les √©nergies renouvelables sont pass√©es de 20% √† 29,5% du mix √©lectrique entre 2011 et 2016
Pr√®s de 10 millions de personnes travaillent dans les √©nergies renouvelables √† travers le monde. Selon l’Agence de coop√©ration allemande, la Deutsche Gesellschaft f√ľr Internationale Zusammenarbeit (GIZ), le secteur atteindra 26 millions d’emplois √† l’horizon 2050.
Cependant, il n’y a pas que des opportunit√©s √† une transition √©nerg√©tique, il y a aussi des d√©fis notamment la flexibilit√© en r√©ponse √† la variabilit√© des √©nergies renouvelables. Contrairement √† l’Allemagne, le march√© marocain de l’√©nergie n’est pas ouvert. Il n’est m√™me pas un march√© r√©gul√©. A ce niveau, l’ouverture du march√© de la moyenne et de la basse tension est aussi un axe d’incitation au d√©veloppement des √©nergies renouvelables, avec la possibilit√© pour l’ONEE de racheter les exc√©dents de production.
En la mati√®re, l’Allemagne est un pionnier. Dans les ann√©es 2008-2009, le made in Germany installait la moiti√© des installations solaires mondiales. Aujourd’hui, la situation est diff√©rente. Les march√©s les plus dynamiques sont ceux des pays √©mergents comme la Chine. L’Allemagne n’installe que 3 √† 4% de l’ensemble des installations photovolta√Įques au niveau mondial, mais a d√©velopp√© de l’expertise et a permis la baisse des co√Ľts significatifs. «Si les co√Ľts sont aussi bas aujourd’hui, c’est parce qu’il y a 15 ans, les consommateurs allemands √©taient pr√™ts √† porter les co√Ľts de d√©veloppement technologique», soutient Dimitri Pescia, associ√© principal √† Agora Energiewende, l’un des think-tank les plus influents dans le secteur de l’√©nergie en Europe.
Le pays mise essentiellement sur le solaire photovolta√Įque en mer et terrestre. L’objectif est d’arriver √† 50% d’√©nergie renouvelable dans le mix √©lectrique en 2030 et une baisse de la production de charbon de 68% pour atteindre les objectifs climatiques. Dans sa strat√©gie, 90 giga Watt du syst√®me √©lectrique allemand install√© provient essentiellement de l’√©olien en mer et terrestre et du solaire photovolta√Įque, pour un syst√®me d’une capacit√© de 80-85 giga Watt. Le syst√®me qui √©merge actuellement en Allemagne se base compl√®tement sur la variabilit√© des √©nergies renouvelables. Ce qui a des r√©percussions importantes sur l’organisation du march√©.
Il y a une quinzaine d’ann√©es, le march√© √©tait centralis√©, avec de grandes installations qui injectaient l’√©lectricit√© au niveau des r√©seaux de haute tension, qui ensuite desservaient les consommateurs basse tension. Avec la transition √©nerg√©tique, on y compte √† peu pr√®s 25.000 √©oliennes, 1,5 million d’installations photovolta√Įques, qui alimentent les r√©seaux de distribution. Cette m√©tamorphose a facilit√© le d√©veloppement de projets renouvelables et la d√©centralisation de la production. Les citoyens sont au cŇďur de cette transition: plus de 900 coop√©ratives, et de nombreux agriculteurs, constituent les premiers installateurs de parcs √©oliens ou photovolta√Įques, devant les grands √©nerg√©ticiens.
Environ 40% des installations sont la propri√©t√© de citoyens, qui ont investi dans des installations de petite taille. Jusqu’en 2012-2014, l’essentiel des investissements dans les √©nergies renouvelables √©tait port√© par les citoyens. Cela est possible gr√Ęce √† une volont√© politique. Au Maroc, des progr√®s sont en cours pour relever les contraintes au d√©veloppement des √©nergies renouvelables, notamment avec des solutions pour le renforcement des r√©seaux par l’ONEE, l’utilisation d’autres technologies comme les STEP, l’introduction du gaz…
Depuis 2 ans, le Maroc et l’Allemagne collaborent dans la mod√©lisation de sc√©narios √©lectriques. Cette assistance technique, apport√©e par l’Agence de coop√©ration allemande (GIZ), a pour objectif d’accompagner les autorit√©s et autres acteurs-cl√©s sur les choix de trajectoires possibles pour le Maroc. «Le Maroc est leader en Afrique en mati√®re d’√©nergies renouvelables. Pareil pour l’Allemagne en Europe. Nous avons beaucoup √† gagner √† √©changer et coop√©rer sur les questions √©nerg√©tiques», souligne St√©phane Bourgeois, co-chair du secr√©tariat du Partenariat √©nerg√©tique maroco-allemand (Parema).
Mod√®les √©conomiquesDiff√©rentes options de flexibilit√© sont en concurrence en Allemagne: √©change d’√©lectricit√© avec les voisins via les infrastructures de r√©seau, √©change inter-territoire, utilisation flexible des centrales thermiques, gestion des demandes (d√©placement de la demande au moment o√Ļ les prix sont au plus bas), le stockage… L’essentiel de la flexibilit√© est port√© par l’√©change entre voisins et les centrales. Il est courant qu’en plein milieu de semaine, on baisse la production d’√©lectricit√© d’origine nucl√©aire et charbon et injecte dans le r√©seau de l’√©lectricit√© d’origine renouvelable. En ao√Ľt 2015, l’Allemagne a r√©alis√© un record, avec pr√®s de 83% de la consommation couverte par la production renouvelable, pendant plusieurs heures.
http://www.leconomiste.com/article/1018279-energie-renouvelable-le-modele-allemand-vend-la-flexibilite

28/09/17Windradfl√ľgel durchbohrt Sattelzug an der A1


Auf einem Rastplatz ist es zu einem schweren Unfall gekommen. Ein Lkw-Fahrer √ľbersah einen geparkten Schwertransporter.
https://www.abendblatt.de/region/niedersachsen/article212073967/Windradfluegel-durchbohrt-Sattelzug-an-der-A1.html

27/09/17Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute √©lectrique en Allemagne !

Dans le petit village de Ta√Įohae au fond de la majestueuse rade en eaux profondes de Nuku Hiva (illustration Wikipedia, √† droite le seul petit h√ītel du village), je me souviens avoir rencontr√© un chirurgien opthalmologiste de Boston qui naviguait une ann√©e sur trois pour payer moins d’imp√īts. Il me fit un r√©cit sinistre de la travers√©e du « pot-au-noir », c’est-√†-dire de cette zone correspondant √† l’Equateur m√©t√©orologique o√Ļ il n’y a pas de vent, seulement des gros nuages d’orage. Nuku Hiva (Iles Marquises) se trouve √† la limite sud de ce pot-au-noir tant redout√© des navigateurs qui changent d’h√©misph√®re comme cet Am√©ricain qui avait travers√© le canal de Panama et avait ensuite fait escale √† Puerto Vallarta pour faire le plein d’eau et de nourriture avant de se lancer dans la travers√© de la moiti√© de l’immense Oc√©an Pacifique pour atteindre les Marquises. La premi√®re « terre » √† l’ouest est justement Nuku Hiva apr√®s plus de 4500 miles de navigation. En anglais pot-au-noir se traduit approximativement par dark-doldrum et en allemand dunkeflaute. Il existe peut-√™tre des mots propres aux navigateurs mais le mot allemand « dunkeflaute » signifie marasme barom√©trique en termes m√©t√©orologiques.
Et l’ensemble de l’√©conomie allemande redoute un dunkeflaute durable l’hiver prochain bien que ce pays ne se trouve en aucun cas pr√®s de l’Equateur. Et pourquoi ? Parce que l’Allemagne est le champion du monde de l’√©nergie √©olienne install√©e par t√™te d’habitant. Et dans une situation de marasme barom√©trique comme par exemple un anticyclone persistant sur l’Europe centrale le ciel est couvert et plomb√© et il n’y a pas un souffle d’air. De plus les temp√©ratures peuvent devenir tr√®s rudement basses. Toutes ces conditions ont √©t√© presque r√©unies √† deux reprises durant l’hiver 2016-2017 et l’Allemagne a fr√īl√© le back-out √©lectrique. Seules les sources d’√©lectricit√© conventionnelles telles que le nucl√©aire, le charbon et le gaz ont pu √©viter in extremis cet incident qui se serait propag√© √† toute l’Europe car tous les pays sont inter-connect√©s. D’ailleurs la solidarit√© trans-nationale a jou√© √©galement son r√īle car aucun pays n’a int√©r√™t pour son √©conomie √† se trouver plong√© dans le noir absolu.
Un black-out ne se « r√©pare » pas en quelques heures. Le r√©seau √©lectrique √©tant devenu d√©faillant toutes les usines de production sont automatiquement d√©connect√©es, en particulier les centrales nucl√©aires dont la puissance est automatiquement amoindrie avec la chute de toutes les barres de contr√īle du flux neutronique, et il faut plusieurs heures voire plusieurs jours pour r√©tablir ce r√©seau √©tape par √©tape, un processus, certes, tr√®s automatis√©, mais qui requiert une intervention humaine d√©licate dans tous les centres de dispatching importants.
Malgr√© le foisonnement des moulins √† vent et des panneaux solaires en Allemagne mais √©galement dans d’autres pays d’Europe, la nouvelle marotte des √©cologistes qui pr√©tendent qu’il y a toujours un peu de vent quelque part, il n’existe aucun moyen fiable de lisser, pour employer un terme de professionnel, les √©nergies renouvelables dans l’√©tat actuel des technologies, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays europ√©en y compris le Danemark, champion dans le genre moulins √† vent, qui doit faire face √† une obligation quasi quotidienne de vendre √† perte l’√©lectricit√© d’origine √©olienne et d’en acheter au prix fort quand le vent « tombe » comme chaque soir pr√©cis√©ment aux heures de pointe de consommation, c’est tout de m√™me de la malchance … Du coup, le prix du kWh est devenu d√©lirant tant au Danemark qu’en Allemagne. Avec l’obligation de Madame Merkel de probablement gouverner avec les Verts dans le cadre d’une prochaine coalition gouvernementale, la situation risque de s’aggraver car il n’y a aucune possibilit√© d’am√©lioration du probl√®me du lissage. En effet, comme en France et en Suisse il n’existe pratiquement plus de sites susceptibles d’√™tre am√©nag√©s pour cr√©er des retenues d’eau, seule approche de stockage fiable et √©conomique de l’√©lectricit√© par pompage puis turbinage. D’ailleurs inutile de l’envisager les Verts s’opposeraient cat√©goriquement √† tout nouveau projet de barrage hydro√©lectrique.
L’agence f√©d√©rale de r√©seau allemande, compte tenu de l’imminence d’un incident durant l’hiver dernier, a donc mis en place des contrats avec les pays voisins dont la France √† hauteur de 10,4 GW alors que la capacit√© nominale d’√©nergies renouvelables install√©es en Allemagne est de 90 GW ! Est-ce que cette « r√©serve » suffira, nul ne le sait. Selon une √©tude de VGB PowerTech (lien en fin de billet) il faudrait que l’Allemagne dispose d’une capacit√© de stockage de 21 TWh pour assurer son approvisionnement en cas de conditions anticycloniques persistant plus de 10 jours. Or l’Allemagne ne dispose que d’une capacit√© de stockage (pompage-turbinage) de 0,05 TWh (vous avez bien lu) et la plus grande retenue situ√©e en Thuringe d’une puissance de 1060 MW ne peut fournir en cas d’urgence de l’√©lectricit√© que pendant 8 heures. Pour √™tre totalement √† l’abri d’un black-out il faudrait que l’Allemagne dispose de 2300 stations de pompage-turbinage avec retenues d’eau associ√©es √©quivalentes √† celle de Thuringe, cela rel√®ve de la plus pure utopie !
Autant dire qu’il est facile de comprendre devant une telle situation que l’abandon de l’√©nergie nucl√©aire exig√©e par les √©cologistes et la multiplication des moulins √† vent ne feront qu’aggraver la situation mais aussi et surtout cette situation r√©v√®le au grand jour l’ineptie totale des √©nergies renouvelables qui ne sont pas √©conomiquement viables.
Les estimations de Greenpeace pour pallier √† ce probl√®me de risque bien r√©el de black-out sont tout aussi d√©lirantes. Il faudrait, selon cette organisation, disposer de 67 GW de centrales √©lectriques √† gaz et de 42 GW d’√©lectrolyseurs pour stocker l’√©lectricit√© sous forme d’hydrog√®ne, une vraie usine √† gaz monstrueuse totalement irr√©alisable de 114 GW pour lisser les heures de pointe sans vent ni soleil, ces besoins de lissage atteignant 84 GW. L’Allemagne n’est pas sortie de ses difficult√©s √©lectriques et elle ne feront que s’aggraver dans le futur avec l’abandon total du nucl√©aire (ce que les Suisses ont aussi d√©cid√©, comme quoi la b√™tise ne connait pas de fronti√®res) et un refroidissement g√©n√©ral du climat, synonyme de conditions anticycloniques hivernales durables comme par exemple en f√©vrier 1956 : trois semaines sans vent et sans soleil et une temp√©rature avoisinant les moins 25 degr√©s de nuit comme de jour, qui s’en souvient ? Il est illusoire d’imaginer un instant que l’exemple de l’Allemagne soit pris en compte par le fr√©tillant ministre fran√ßais de l’√©nergie solidaire et √©olienne, √©nergie qui parfois n’est plus du tout renouvelable et se moque de la solidarit√© …
Source et illustration : sfen.org
https://www.vgb.org/studie_windenergie_deutschland_europa_teil1.html
https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/09/27/pot-au-noir-dark-doldrum-dunkeflaute-electrique-en-allemagne/

25/09/17 : L'√©chec de la sortie du nucl√©aire en Allemagne est une chance pour la France

La fausse "√©cologie anthracite" d'Angela Merkel a confort√© le r√īle du charbon et du gaz. Le charbon tr√®s polluant pose un grave probl√®me de sant√© publique.
L'organisme France Strat√©gie a publi√© une analyse sur l'√©chec factuel du plan de transition √©nerg√©tique d√©cid√© unilat√©ralement en 2011 par Angela Merkel. Cette √©tude reprend les conclusions rendues en 2014 et 2017 par la Cour des Comptes allemande constatant que le co√Ľt astronomique du plan n'a d'√©gal que son impasse √©cologique.
En vérité, loin de chercher une solution désintéressée au changement climatique et au péril sanitaire, Angela Merkel ne visait qu'à défendre l'industrie de son pays au détriment de ses propres ménages et de ses "partenaires" européens.
Depuis vingt ans, la classe moyenne allemande paie la comp√©titivit√© de son industrie exportatrice par la stagnation des salaires et la hausse des in√©galit√©s. Le plan de transition √©nerg√©tique utilise le m√™me principe en facturant aux seuls m√©nages les 500 milliards d'euros d√©j√† engag√©s, augmentant la facture de 300 euros par an; une inflation qui se poursuivra jusqu'√† atteindre un co√Ľt global de 1000 milliards d'euros.
Or, en six ans, les √©missions de gaz √† effet de serre allemandes ont stagn√© et leur baisse relative par rapport √† 1990 est deux fois plus lente que dans le reste de l'Europe, malgr√© la fermeture des industries polluantes de l'ancienne RDA! Les pr√©visions du plan Merkel ont √©t√© fond√©es sur des hypoth√®ses technologiques, √©conomiques et soci√©tales malhonn√™tes. A la lumi√®re des faits, l'augmentation de la production √©lectrique intermittente (√©olienne et photovolta√Įque) √† la place du nucl√©aire n'a fait que conforter le r√īle du charbon et du gaz, seules √©nergies capables de compenser les al√©as du vent et du soleil faute de moyen de stockage viable! Quant aux gains d'efficacit√© √©nerg√©tique, ils se sont av√©r√©s eux aussi largement surestim√©s par rapports aux comportements r√©els de la population et de l'industrie.
L'Allemagne a agi une fois encore en passager clandestin de la construction européenne, utilisant à son seul profit la solidarité et la bêtise de ses partenaires. L'apport assuré de l'électricité française et autrichienne a permis aux réseaux électriques allemands de pallier les effets techniques de l'énergie "fatale" de ses éoliennes et de ses panneaux solaires incapables de suivre les besoins réels de la consommation. En bref, l'Allemagne inonde d'électricité les marchés quand personne n'en a besoin et pompe ses voisins quand le climat est capricieux!
Au-del√† du r√©chauffement climatique, l'utilisation massive de lignite, ce charbon tr√®s polluant, pose un grave probl√®me de sant√© publique. D'apr√®s la WWF, les centrales allemandes sont la source principale des 1380 morts pr√©matur√©es caus√©es par le charbon en France. Aucun Allemand, ni aucun Fran√ßais d'ailleurs, n'est jamais d√©c√©d√© √† cause du nucl√©aire hexagonal. Notre pays propose depuis longtemps d'imposer un prix du carbone plancher qui ferait payer aux pollueurs les cons√©quences de leurs choix √©go√Įstes et morbides -500.000 d√©c√®s pr√©matur√©s chaque ann√©e en Europe. Naturellement, Angela Merkel, papesse de cette fausse "√©cologie anthracite", a refus√© de payer pour les maladies et les morts que son mod√®le √©conomique provoque et les gouvernements fran√ßais se sont soumis.
La sortie du nucléaire de l'Allemagne n'avait et n'aura aucun autre but que de favoriser l'industrie allemande, qui avait perdu tout leadership technologique dans ce domaine. L'ex-PDG de Siemens, Peter Löscher, dont l'entreprise a été condamnée par un tribunal arbitral pour avoir saboté le partenariat avec Areva sur l'EPR, a reconnu dès septembre 2011 que l'abandon du nucléaire était une opportunité tant les Allemands étaient plus performants dans le charbon et le gaz.
L'√©chec du plan allemand doit √™tre l'occasion de remettre au cŇďur du d√©bat les performances √©cologiques et √©conomiques de long terme du mod√®le √©nerg√©tique de la France, dont les acquis –√©lectricit√© la moins ch√®re et la plus propre des grands pays d√©velopp√©s- doivent √™tre modernis√©s d'urgence pour rattraper vingt ann√©es d'hypnose gauchisante.
Tout d'abord, puisque notre √©lectricit√© ne produit pas de CO2, il faut rompre avec le subventionnement id√©ologique de l'√©olien et des panneaux solaires chinois! Les m√©nages fran√ßais ont vu leur facture s'alourdir de 150 euros par an du fait de la CSPE, une taxe qui finance essentiellement ces nouvelles √©nergies subventionn√©es! Le co√Ľt annuel de la CSPE atteint d√©j√† 7 milliards d'euros en 2017 et passera √† plus de 10 milliards d'euros en 2022, soit une hausse finale de la facture des m√©nages fran√ßais de 50%... pour produire moins de 10% de la consommation √©lectrique!
Ce changement de politique doit s'accompagner de la fin de la feuille de route énergétique dictée depuis Bruxelles par Berlin au profit de véritables projets technologiques européens à la carte. La France doit aussi refuser la spoliation de ses barrages amortis avec l'argent du contribuable que la Commission veut privatiser de force ainsi que renégocier ses tarifs de fourniture d'électricité à ses voisins et en particulier l'Allemagne qui n'a pas à jouir de la rente nucléaire financée par les contribuables français.
La France doit ensuite r√©investir ces nouvelles ressources dans les √©nergies du futur –hydrolienne, solaire de nouvelle g√©n√©ration, stockage de l'√©nergie...- et la transformation de la fili√®re nucl√©aire, min√©e par de graves erreurs de gestion. A ce titre, la pr√©dation √©trang√®re r√©cente contre les fili√®res fran√ßaises -Alstom, Technip...- est inacceptable.
Enfin, l'échec allemand doit permettre à la France de repenser les plans d'économies et d'efficacité énergétiques. La modernisation des logements français ne peut se faire que par une véritable formation et reconnaissance des artisans afin de privilégier la qualité à la quantité.
Nous devons aussi acc√©l√©rer l'√©lectrification syst√©mique du parc automobile et le d√©veloppement massif du ferroutage, afin de reprendre l'initiative technologique dans un domaine o√Ļ la France excellait. Au-del√† de l'enjeu de sant√© publique, il s'agit d'√©liminer la facture p√©tro-gazi√®re de 40 √† 60 milliards par an que paient les consommateurs fran√ßais.
L'Allemagne, qui a réussi tant de paris technologiques, a raté sa transition énergétique. La France doit saisir cette opportunité pour développer une partie des solutions du XXIème siècle que notre pays est capable de proposer à son peuple et au reste du monde.
http://www.huffingtonpost.fr/nicolas-dupont-aignan/l-echec-de-la-sortie-du-nucleaire-en-allemagne-est-une-chance-pour-la-france_a_23221882/

20/09/17 : Le poids culturel du charbon en ex-RDA

Pour alimenter une √©conomie qui se porte bien, l’Allemagne a d√Ľ recourir de nouveau davantage au charbon. A la centrale thermique de J√§nschwalde, pr√®s de Cottbus, on refuse de croire que la fin du lignite approche. Car le charbon reste actuellement n√©cessaire pour combler les «trous» d’approvisionnement en √©lectricit√©.
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Les neuf tours de refroidissement, qui crachent des fum√©es jour et nuit, tr√īnent au milieu de champs et de for√™ts √©parses. Difficile, pour la centrale √† charbon de J√§nschwalde, √† quelques kilom√®tres de la ville de Cottbus, en ex-RDA, de passer inaper√ßue. Exploit√©e par la soci√©t√© LEAG, elle s’√©tend sur 300 hectares et produit 3000 m√©gawatts, l’√©quivalent de trois centrales nucl√©aires. De quoi fournir en √©lectricit√© six villes de la taille de Dresde. Quatre-vingts trains y apportent chaque jour 80 000 tonnes de lignite, ce charbon brun dont l’odeur √©tait caract√©ristique de l’ex-Allemagne de l’Est.
Immenses mines de lignite à ciel ouvert
A quelques kilom√®tres de l√†, d’immenses mines de lignite √† ciel ouvert sont exploit√©es par des machines g√©antes de 100 m√®tres de hauteur, capables de creuser 240 000 m³ de terre par jour. Le malheur de J√§nschwalde, c’est l’impopularit√© du charbon dans l’√®re des √©nergies renouvelables. Sa chance, c’est la situation actuelle de l’Allemagne. Au cŇďur de la centrale, Gerd Stecklina, chef d’√©quipe, brandit un tableau qui montre le mix √©nerg√©tique dans la production d’√©lectricit√© en janvier 2017.
Il pointe du doigt le 24 janvier. Un jour sans vent, sans soleil. M√™me si le pays compte des installations solaires et √©oliennes dont la puissance install√©e se chiffre au moins √† 84 gigawatts, les √©nergies renouvelables ont √©t√© incapables de faire face √† la demande de 70 gigawatts. La puissance produite √† 7 heures du matin par l’√©olien √©tait de 0,8 gigawatt. Celle du solaire √©tait nulle… «Nous avons m√™me d√Ľ importer du courant d’Autriche», se souvient Gerd Stecklina.
Besoin de stabilité
Porte-parole de LEAG, Kathi Gerstner est jeune et dynamique. Elle n’avait que 9 ans lors de la chute du mur de Berlin dont elle garde un vague souvenir. Pour elle, travailler √† la centrale de J√§nschwalde, c’est la chance d’avoir un emploi s√Ľr et bien pay√© dans l’environnement √©conomique plut√īt d√©prim√© de cette partie de l’ex-RDA. Vivant dans une maison le long de la Spree, elle incarne la nouvelle classe moyenne de la partie orientale. Elle le rappelle: «Il y avait plus de 100 000 personnes qui travaillaient dans l’industrie du charbon en RDA. Nous ne sommes plus que 8000, mais nos activit√©s ont engendr√© 16 000 emplois indirects.»
Cette Allemande, qui a travaill√© dans la partie occidentale du pays avant de pr√©f√©rer vivre √† l’est, dans un cadre o√Ļ elle se sent humainement plus int√©gr√©e, d√©fend l’industrie du charbon: «Nos clients nous le disent: ils veulent une s√©curit√© de l’approvisionnement. Avec nos mines de lignite √† ciel ouvert de J√§nschwalde, Schwarze Pumpe et Boxberg, nous sommes √† m√™me de garantir une stabilit√© de la production d’√©lectricit√©.» Ce besoin de stabilit√© est encore accentu√© par la sortie progressive du nucl√©aire que l’Allemagne a d√©cid√©e peu apr√®s l’accident de Fukushima. Depuis 2011, huit centrales atomiques ont √©t√© ferm√©es et en 2022 il ne devrait plus y en avoir une seule en activit√©.
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Nous ne pouvons pas simplement fermer les centrales à charbon du jour au lendemain
Dans la salle de contr√īle de la centrale, des op√©rateurs adaptent la production d’√©lectricit√© √† la demande et en fonction du temps et du vent. A partir du milieu de l’apr√®s-midi, on entend les moulins concassant le charbon tourner √† plus grand r√©gime. En s’approchant de la soir√©e, les besoins augmentent. A la caf√©t√©ria de la centrale, qui √©voque des atmosph√®res de l’√©poque de la RDA, l’√©quipe de J√§nschwalde n’√©lude pas la question environnementale, sachant que le charbon est un puissant g√©n√©rateur de gaz √† effet de serre.
«Notre centrale a √©t√© achev√©e peu avant 1989. Elle a √©t√© √©quip√©e de mat√©riels performants, rel√®ve Martina Wei√ü, du service de communication. Dans les ann√©es 1990, les installations ont √©t√© modernis√©es.» Filtres, processus de d√©sulfuration, l’exploitant estime √™tre conforme aux exigences pos√©es par la loi sur l’environnement.
Les efforts de renaturation
Au sommet des tours de refroidissement, au-dessus des «chaudi√®res», la chaleur est suffocante. Mais, ajoute Martina Wei√ü, elle est r√©cup√©r√©e pour chauffer √† distance toute la ville de Cottbus. De la centrale de J√§nschwalde, les routes en partie barr√©es au trafic m√®nent aux mines √† ciel ouvert. Les panneaux indicateurs sont en deux langues, allemand et sorabe, une langue slave propre √† cette r√©gion de Lusace (Lausitz).
Devant une immense mine √† ciel ouvert d√©saffect√©e, l’ing√©nieure responsable des mines Birgit Schroeckh √©voque un projet gigantesque: √† partir de 2018 va na√ģtre sur ce site le plus grand lac artificiel d’Allemagne: le Cottbuser Ostsee. 280 millions de m√®tres cubes d’eau vont inonder l’ancienne mine. La d√©marche s’inscrit dans les efforts de renaturation entrepris par LEAG.
Ces centrales sont n√©cessaires pour couvrir les besoins de l’industrie, notamment au sud de l’Allemagne et pour maintenir le tissu social en ex-RDA
Dans les L√§nder d’ex-RDA o√Ļ le charbon reste central, les revendications des Verts irritent. «Nous ne pouvons pas simplement fermer les centrales √† charbon du jour au lendemain», insiste Kathi Gerstner qui rel√®ve que J√§nschwalde va renoncer, sous la contrainte de Berlin, √† un tiers de sa production d'ici √† 2023. «Ces centrales sont n√©cessaires pour couvrir les besoins de l’industrie, notamment au sud de l’Allemagne et pour maintenir le tissu social en ex-RDA. Il n’y a pas une seule famille qui n’a pas quelqu’un travaillant de pr√®s ou de loin avec l’industrie du charbon.»
Le foss√© n’est pas politique, il est r√©gional. Dans les L√§nder d’ex-RDA du Brandebourg et de Saxe, le SPD, la CDU et m√™me Die Linke (gauche de la gauche) soutiennent encore l’industrie du charbon. «Ils se rendent compte que pour l’heure, nous n’avons pas de plan B», pr√©cise Kathi Gerstner, relevant que l’Allemagne ne produit que 2,3% des √©missions mondiales de CO2.
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Nous n’allons pas fermer les centrales √† charbon demain, mais dans les vingt ans √† venir, c’est certain
Pas √©tonnant d√®s lors que le pr√©sident de la soci√©t√© d’experts Agora Energiewende, Patrick Graichen, tire un bilan contrast√© du tournant √©nerg√©tique allemand. Pour ce qui est de la sortie du nucl√©aire et des √©nergies renouvelables, le bilan est, selon lui, positif. Quant aux √©missions de CO2, il est en revanche mauvais. «Le charbon est un facteur explicatif, mais les mesures modestes prises en mati√®re d’efficience √©nerg√©tique des b√Ętiments et du trafic y sont aussi pour quelque chose», rel√®ve l’expert. Les √©missions de CO2 avaient recul√© en 2015, mais elles sont reparties √† la hausse. Avec 27% de r√©duction des √©missions de dioxyde de carbone par rapport √† 1990, on est loin de l’objectif fix√© de 40%.
«C’est tout le paradoxe. On a fortement d√©velopp√© le renouvelable, mais √ßa ne suffit pas, poursuit Patrick Graichen. Pour des raisons culturelles, la sortie du charbon est plus compliqu√©e que celle du nucl√©aire. Les syndicats et le SPD, voire m√™me la CDU n’osent pas prendre la d√©cision de tout d√©brancher.» L’Europe a sa responsabilit√©. Les droits √† polluer sont beaucoup trop bon march√©: environ 5 euros la tonne. Patrick Graichen reste n√©anmoins optimiste: «Nous n’allons pas fermer les centrales √† charbon demain, mais dans les vingt ans √† venir, c’est certain.»
https://www.letemps.ch/monde/2017/09/20/poids-culturel-charbon-exrda

20/09/17 : En Allemagne, l’√©olien envers et contre tout ūüė°
Gr√Ęce √† une l√©gislation tr√®s favorable promue par l’ex-gouvernement de coalition rouge-verte de Gerhard Schr√∂der qui a amorc√© le tournant √©nerg√©tique allemand, les parcs √©oliens continuent de fleurir. A Ahlerstedt, Jan Ehlen, 46 ans, g√®re un parc √©olien «citoyen». Reportage
O√Ļ en est l'Allemagne? 
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Bonn, la face la plus internationale de l’Allemagne
«Berlin ne peut s’√©riger seul en rempart de l’√©rosion d√©mocratique»
A une heure au sud-ouest de Hambourg, l’horizon semble infini. A proximit√© des villages de Wohnste et Ahlerstedt, de respectivement 800 et 5300 habitants, de petites exploitations agricoles occupent le terrain. Champs de ma√Įs, de pommes de terre, de c√©r√©ales, √©levages de porcs. Et puis soudain, s’√©lan√ßant dans le ciel, d’√©normes tours qui semblent dicter le rythme de la vie de ce coin du nord de l’Allemagne.
Jan Ehlen, 46 ans, n’en est pas peu fier. C’est lui qui, avec quatre autres collaborateurs, g√®re ce parc de 23 √©oliennes d’une puissance de 52 m√©gawatts dans le cadre d’une soci√©t√© d√©nomm√©e Awomo. «C’est une histoire familiale. Mon p√®re, Helmut, produisait d√©j√† de l’√©nergie √† partir de tourbe, dans la commune voisine d’Ahrensmoor. Il a profit√© de nouvelles l√©gislations pour investir dans l’√©olien. Le premier parc √©olien ici a vu le jour en 1999.»
Un tournant énergétique qui fait pleinement sens
Dans son bureau, install√© dans une maison cossue √† l’entr√©e d’Ahlerstedt, petite bourgade du Land de Niedersachsen, cet ing√©nieur et √©conomiste dipl√īm√© a un temps travaill√© pour Airbus. Aujourd’hui, il garde la t√™te en l’air pour ainsi dire. Sur son ordinateur, il observe en temps r√©el le fonctionnement du parc √©olien: vitesse de rotation des √©oliennes, production (environ 120 millions de kilowatts/heure par an) et surtout √©conomie en √©missions de CO2 qu’il chiffre d√©j√† √† 1,8 million de tonnes.
Pour Jan Ehlen, le tournant √©nerg√©tique d√©cid√© par l’Allemagne fait pleinement sens. Le gouvernement allemand, la grande coalition rouge-verte de Gerhard Schr√∂der et Joschka Fischer, a promulgu√© une loi sur les √©nergies renouvelables (EEG), se fixant pour objectif de les d√©velopper massivement afin de r√©duire l’utilisation des √©nergies fossiles et de lutter contre le changement climatique. D’ici √† 2020, la proportion d’√©nergies renouvelables dans la production d’√©lectricit√© dans le pays doit s’√©lever √† 35%, d’ici √† 2025 √† 45% et grimper jusqu’√† 60% d’ici √† 2035.
https://www.letemps.ch/monde/2017/09/20/allemagne-leolien-envers-contre

20/09/17 : √Ä Gersbach, l’√©olien reste source de conflit
√Ä quelques jours des √©lections f√©d√©rales outre-Rhin, retour sur l’« EnergieWende », la transition √©nerg√©tique allemande, √† travers un cas particulier : celui du parc √©olien du Rohrenkopf, dans l’arrondissement de L√∂rrach, inaugur√© en juillet. Apr√®s plusieurs ann√©es de conflit, la majorit√© de la population semble l’avoir accept√©, mais certains continuent de s’y opposer farouchement.
« Nous avons besoin de davantage d’√©oliennes dans la r√©gion. L’√©olien, c’est de l’√©nergie dans les mains des citoyens. » Issue du mouvement antinucl√©aire, Eva Stegen est charg√©e de communication de la coop√©rative EWS, qui exploite le parc du Rohrenkopf, cinq √©oliennes √©rig√©es sur les hauteurs de Gersbach, un quartier de la ville de Schopfheim, pr√®s de L√∂rrach.
Biologiste de formation, elle a longtemps v√©cu √† Fribourg, le laboratoire de la transition √©nerg√©tique allemande. Le conflit autour du Rohrenkopf lui rappelle un vieux combat. « J’ai v√©cu la m√™me situation √† Fribourg, lors de la construction du parc √©olien du Rosskopf, en 2003. Les opposants avan√ßaient les m√™mes arguments qu’ici, annon√ßant que les touristes ne viendraient plus, les animaux non plus… √Ä l’√©poque, j’ai m√™me re√ßu des menaces. »
Une menace pour le milan royal ?
√Ä Gersbach, l’opposition est pacifique. « On reste d√©cent, assure Wolfgang √úhlin, opposant de la premi√®re heure. Jamais je n’en viendrai aux mains. » Ce septuag√©naire, artisan √† la retraite longtemps engag√© dans la vie politique de son village, est n√© et a grandi √† Gersbach. « Avant, l’avantage de vivre ici, c’√©tait le calme. Mais maintenant, c’est termin√© ». Il y a deux ans et demi, Wolfgang √úhlin a cr√©√© l’association des opposants au projet du Rohrenkopf. Cette association compte aujourd’hui 140 membres, principalement des habitants de Gersbach. « 90 % des Gersbachois √©taient oppos√©s au parc », assure Wolfgang √úhlin. Pourtant, comme beaucoup d’entre eux, le retrait√© n’a pas d’a priori contre l’√©nergie √©olienne. « C’est la transition √©nerg√©tique. Qu’elle se fasse, mais seulement o√Ļ elle est judicieuse ! » Et de citer la mer du Nord et la Baltique en exemples.« L√†-bas, il y a suffisamment de vent, et √ßa ne g√™ne personne » , clame-t-il.
Des citoyens peu intéressés
Le site du Rohrenkopf a √©t√© d√©sign√© par le Windatlas comme l’un des lieux les plus propices √† la construction d’√©oliennes dans la r√©gion. Cette cartographie r√©alis√©e par le gouvernement r√©gional du Bade-Wurtemberg d√©termine les zones g√©ographiques les plus √† m√™me de recevoir de telles installations, sur la base, notamment, des mesures du vent.
Les opposants au parc r√©torquent qu’il menace le milan royal, un rapace class√© au rang des esp√®ces prot√©g√©es. √Ä elle seule, la r√©gion du Bade-Wurtemberg abriterait 10 % de sa population mondiale. Selon Wolfgang √úhlin, les √©oliennes grands gabarits, comme celles de Gersbach, sont situ√©es √† la hauteur de vol de l’oiseau. Elles perturberaient √©galement l’habitat des rongeurs dont il se nourrit. Sans compter la nuisance sonore : « Les √©oliennes sont bruyantes, surtout par mauvais temps. Mais le plus g√™nant, c’est l’irr√©gularit√© : √ßa va, √ßa vient, parfois fort, parfois moins » , insiste Wolfgang √úhlin.
Pourtant, EWS a re√ßu toutes les autorisations requises pour la construction des √©oliennes. « Elles ont √©t√© d√©livr√©es apr√®s de nombreuses √©valuations command√©es √† des biologistes, √©cartant tout impact n√©faste, et pour l’homme, et pour les animaux », assure Eva Stegen. EWS d√©nonce la mauvaise foi des opposants et, plus g√©n√©ralement, le manque d’int√©r√™t de la population. « Nous avons organis√© une vingtaine de s√©ances publiques, ouvertes au d√©bat et √† la discussion, en amont du projet. Tout le monde √©tait convi√©, mais tr√®s peu de gens y ont particip√© » , d√©plore Sebastian Sladek, membre du directoire d’EWS.
Vendre des éoliennes aux habitants pour les rassurer
Pour rem√©dier √† cette situation, et tenter de faire accepter le parc √©olien par la population, la soci√©t√© propose de vendre trois des cinq √©oliennes. « Pour l’instant, beaucoup de Suisses sont int√©ress√©s, mais nous pr√©f√©rerions les c√©der √† des habitants de la r√©gion. » La soci√©t√© a octroy√© un d√©lai de trois ans aux habitants avant toute acquisition. « Une phase d’observation qui vise √† convaincre les habitants qui pensent que les √©oliennes ne seraient pas rentables √©conomiquement » , affirme Sebastian Sladek.
Les Gersbachois montrent d√©j√† des signes d’acceptation. Christian Walter, repr√©sentant du quartier, a tourn√© la page. « Le pass√© est le pass√©. Fini le conflit, nous allons faire avec… » Les Gersbachois envisagent m√™me de cr√©er un « sentier √©nerg√©tique », √† travers le parc √©olien. Wolfgang √úhlin semble, lui, bien d√©cid√© √† poursuivre le combat. « Je ne suis pas forc√© de vivre avec quelque chose qui ne me convient pas » , mart√®le-t-il.

19/09/17 : Allemagne : une transition énergétique en questions
A quelques jours des √©lections l√©gislatives allemandes, la politique √©nerg√©tique ne divise pas r√©ellement les deux principaux candidats, la chanceli√®re Angela Merkel (CDU/CSU) et Martin Schulz (SPD). La population allemande soutient le choix d’une transition √©nerg√©tique forte, assum√©e, √† destination des √©nergies renouvelables. Pour autant, un r√©cent rapport de France Strat√©gie souligne les ambig√ľit√©s de cette politique, qui a r√©ussi √† augmenter, de fa√ßon spectaculaire, la part des √©nergies renouvelables, mais sans r√©duire, pour l’heure, les √©missions de gaz √† effet de serre, notamment dans le secteur industriel, et a fait exploser les factures d’√©lectricit√©. Analyse.
Ce week-end, le 24 septembre, les Allemands vont renouveler le Bundestag, la chambre des d√©put√©s, mais que le futur chancelier s’appelle Martin Schulz ou Angela Merkel, il ne risque pas de toucher √† l’Energiewende, ou « virage de l’√©nergie », pris par l’Allemagne en 2011.
Des ambitions élevées, avec une volonté publique forte
Cette transition √©nerg√©tique est l’une des plus ambitieuse d’Europe, visant un approvisionnement en √©lectricit√© plus s√Ľr et plus propre, en s’appuyant massivement sur les √©nergies renouvelables pour atteindre une sortie du nucl√©aire en 2022 et du charbon entre 2033 et 2050.
L’organisme France Strat√©gie, rattach√© au premier ministre fran√ßais, vient de publier un rapport √† charge, intitul√© Transition √©nerg√©tique allemande : la fin des ambitions ?. La ligne directrice de ce rapport est de souligner que l’Allemagne n’atteindra pas, loin s’en faut, la majorit√© des objectifs fix√©s en 2011.
30% d’√©nergies renouvelables dans le mix √©nerg√©tique, bient√īt 35%
Pourtant, les √©nergies renouvelables, notamment l’√©olien et le photovolta√Įque, continuent un essor spectaculaire. L’Allemagne √©tait d√©j√†, en 2011, le pays d’Europe o√Ļ ces √©nergies √©taient les plus d√©velopp√©es, la tendance ne s’est pas ralentie : les √©nergies renouvelables ont d√©pass√© les 30% dans le mix √©lectrique allemande d√®s 2015, et devraient d√©passer les 35% d’ici 2020 – objectif phare de l’Energiewende. Le pays devrait sortir du nucl√©aire, comme pr√©vu, vers 2022-2025.


Mix électrique en Allemagne 2015 (les chiffres entre parenthèses sont ceux de 2014)
Les causes de cette r√©ussite sont une politique publique dynamique, une expertise technique reconnue, la maturit√© qu’ont atteint ces technologies – qui diminue leurs co√Ľts et augmente leur rendement –, et des d√©penses d’infrastructures plus que cons√©quentes. L’Allemagne a en effet d√©cid√© d’investir environ 25 milliards d’euros par an dans l’Energiewende, pendant 20 ans.
Malgr√© des factures d’√©lectricit√© en forte hausse, la population soutient la transition
Et si les chantiers de parcs √©oliens et photovolta√Įques se multiplient avec la b√©n√©dictions de la population, les milliers de nouvelles lignes √† tr√®s haute tension que la pays va devoir construire soul√®vent des tensions et oppositions locales.
Les cons√©quences se font √©galement sentir sur la facture d’√©lectricit√© : les tarifs pour les petits consommateurs ont plus que doubl√©s entre 2000 et 2013. Pour une famille de 4 personnes, l’institut estime que ce choix √©nerg√©tique co√Ľte en moyenne 300 euros de plus par an.
Cela n’emp√™che pas que l’Energiewende « jouit toujours d’un fort soutien populaire et reste pour beaucoup d’Allemands un grand projet de soci√©t√© », affirme le rapport.
Mais une consommation de charbon qui repart à la hausse
Les autorit√©s doivent profiter de ce soutien pour renforcer les autres objectifs, qui sont pour l’heure loin d’√™tre atteints. Le plus probl√©matique est probablement la consommation d’√©nergie primaire : elle devait baisser de 3% par an, et a augment√© de 0,9% en 2015 et de 1,1% en 2016. Berlin a beau justifier une partie de ce chiffre par l’afflux de r√©fugi√©s dans le pays, qui a n√©cessit√© des mesures d’urgence, y compris d’un point de vue √©nerg√©tique, le probl√®me est √©galement structurel.
Et si le pays ambitionne une sortie du charbon, il construit pour l’heure de nouvelles centrales √©lectrique fonctionnant √† la lignite, et le charbon p√®se encore 40% de son mix √©lectrique. C’est une cons√©quence directe de la sortie du nucl√©aire : le pays a besoin de s’appuyer sur une source d’√©nergie fiable, mature et toujours disponible – ce que ne sont pas les √©nergies renouvelables intermittentes comme l’√©olien et le photovolta√Įque. Pour l’instant, et pour encore assez longtemps, cette solution sera, comme pour une majorit√© de pays du monde, le charbon.
Le stockage de l’√©lectricit√© : un enjeu de poids
La question centrale, qui risque de bloquer rapidement l’essor des √©nergies renouvelables en Allemagne, est celle du stockage de l’√©lectricit√©. D√©passer les 25% d’√©nergies intermittentes n’est possible qu’avec des syst√®mes de stockage efficaces, √† grande √©chelle. L’Allemagne vient de franchir la barre des 20%, et aucune solution mature de stockage ne s’est encore impos√©e.
En multipliant, comme c’est pr√©vu, les stations STEP et les fermes de batteries, le pays va r√©pondre √† une partie de ce d√©fi. Mais une simple partie. Certains proposent un partenariat avec la Norv√®ge pour y installer de vastes stations hydrauliques, et les utiliser comme r√©servoir d’√©nergie ; d’autres une acc√©l√©ration des exp√©rimentateurs √† √©chelle r√©elle sur les solutions de stockage √† grande √©chelle, hydrog√®ne, CAES, batteries √† flux.
D√©fendre l’industrie allemande, c’est (encore) d√©fendre le charbon !
L’autre question est celle de la d√©pendance de l’industrie allemande au charbon, et le fait que le pays ne souhaite pas faire peser la transition √©nerg√©tique sur son secteur industriel. Le refus de s’aligner sur la position fran√ßaise proposant un prix plancher du carbone √† 30 euros par tonne s’explique par ce choix : « Les Allemands d√©noncent l’avantage comp√©titif tr√®s important qu’un tel prix plancher procurerait au parc nucl√©aire fran√ßais. Pour le cabinet P√∂yry17, un prix du CO2 de 30 euros par tonnes (€/tonne) ferait passer le co√Ľt marginal de fonctionnement des centrales √† charbon de 35 euros par m√©gawattheure (€/MWh) √† 55 €/MWh et celui des centrales √† gaz les plus performantes de 39 √† 47 €/MWh. Le prix du kWh pour les industriels allemands augmenterait de 40 % » expose le rapport.
Un augmentation que l’Allemagne refuse : la d√©fense de son industrie demeure un axe fort de la politique, tant int√©rieure qu’ext√©rieure, du pays. Les « sacrifices » que le pays doit faire pour basculer vers une √©nergies plus durable ne doivent pas avoir d’impact sur sa comp√©titivit√© industrielle. C’est sans doute l√† la raison principale de l’augmentation de la consommation d’√©nergies primaire.
Autres échecs : émissions de gaz à effet de serre en hausse, mobilité verte au point mort
Cons√©quemment, les √©missions de gaz √† effet de serre de l’Allemagne restent stables, alors que l’Europe est sur une pente largement descendante : l’Allemagne « reste aujourd’hui l’un des plus gros √©metteurs de gaz √† eff­et de serre en Europe avec 11,5 tonnes √©quivalent CO2 (t√©qCO2) par habitant, contre 6,5 t√©qCO2 en France », indique le rapport. Et le premier semestre 2017 a vu une augmentation des √©missions de 1,2% par rapport au premier semestre 2016.


√Čvolution compar√©e des √©missions de gaz √† effet de serre en Allemagne, en France et en Union europ√©enne (base 100 en 2005)
Autre chantier en jach√®re, au moins en partie : la mobilit√© verte. L’objectif annonc√© en 2011 √©tait d’atteindre le million de v√©hicules √©lectrique en 2020. A trois ans de l’√©ch√©ance, le march√© allemand, malgr√© des aides cons√©quentes, plafonne √† 30 000 v√©hicules.
Des défis à relever
Cela √©tant, la vision pessimiste de France Strat√©gie peut sembler exag√©r√©e, notamment quand le rapport affirme que le gouvernement « pourrait bien imprimer une courbe moins ambitieuse au tournant √©nerg√©tique ». Les chantiers de parcs d’√©nergies renouvelables ne devraient pas diminuer, c’est une certitude ; les infrastructures pour les raccorder au r√©seau national non plus.
Les points cruciaux sont bel et bien les syst√®mes de stockage d’√©lectricit√© et, surtout, l’int√©gration de l’√©nergie verte dans un syst√®me industriel gourmand, √©conomiquement dominant, lourd – et donc co√Ľteux √† r√©nover. Un chantier d’importance, que le nouveau gouvernement va devoir traiter rapidement s’il veut poursuivre la transition √©nerg√©tique du pays.
http://les-smartgrids.fr/allemagne-transition-energetique/


18/09/17German state plans 1.5km setback
The new CDU/FDP coalition government in Germany’s most populous state North-Rhine Westphalia has issued an amended decree with new setback distance rules for wind farms.
Developers would need to consider a minimum distance of 1.5km from municipalities and would no longer be allowed to install wind farms in forests, according to the decree.
Stakeholders have until 20 October to comment on the decree, with two hearings planned.
The decree could enter into force early next year, the government said.
The new rules would slash wind power expansion plans in the state, starting in 2019, putting the sector at risk, a group of 60 wind industry companies warned in a joint statement last month.
Last year, some 220 turbines were installed in North-Rhine Westphalia.
Developers also obtained construction licenses for an additional 450 machines with a cumulative capacity of 1.2GW.
12/09/17Transition énergétique : le virage allemand
L'Allemagne s'apprête à voter le 24 septembre pour renouveler les députés du Bundestag. Les leaders des deux principales formations, la chancelière Angela Merkel (CDU/CSU) et son challenger Martin Schulz (SPD), n'ont plus que quelques jours pour convaincre les électeurs du bien-fondé de leurs points de vue respectifs sur des sujets comme l'éducation et la sécurité nationale. En revanche un sujet semble mettre les deux partis d'accord, l'énergie. Par Stefan Ambec et Claude Crampes, de Toulouse School of Economics.
L'Allemagne a amorc√© un tournant dans sa politique √©nerg√©tique, « die Energiewende », pour rendre la production d'√©lectricit√© plus s√Ľre et plus propre. Cette politique s'appuie sur la mont√©e en puissance des √©nergies renouvelables, la sortie du nucl√©aire et la r√©duction de la d√©pendance au charbon.
Le défi de l'intermittence
La transition √©nerg√©tique allemande, une des plus ambitieuses en Europe, pose d'importants d√©fis techniques du fait de l'intermittence des principales √©nergies renouvelables, l'√©olien et le solaire. Ces sources d'√©nergie renouvelables ont des qualit√©s ind√©niables: l'√©nergie primaire qu'elles utilisent est gratuite, leur approvisionnement en √©nergie primaire ne d√©pend pas des coups de sang de potentats √©trangers ou de r√©volutions, et elles n'√©mettent ni particules ni gaz √† effets de serre. Mais les √©oliennes produisent de l'√©lectricit√© au rythme des r√©gimes de vent, les panneaux solaires uniquement en phase diurne et √† condition que l'ensoleillement soit suffisant. Les √©nergies renouvelables intermittentes ne pourront donc pas combler le vide laiss√© par les centrales au charbon et les centrales nucl√©aires pendant les nuits sans vent et les jours o√Ļ le brouillard s'installe sur les rives du lac de Constance. Ce sont des substituts imparfaits des centrales conventionnelles. Avec deux cents √©oliennes d'une capacit√© de 5MW on obtient l'√©quivalent d'une centrale nucl√©aire de 1GW, mais uniquement en termes de puissance. Les deux technologies sont totalement diff√©rentes en termes d'√©nergie produite au cours de l'ann√©e, car il ne sort pas d'√©lectricit√© des fermes √©oliennes quand la vitesse du vent est trop faible.
Comment alors, avec un parc de production domin√© par les √©nergies renouvelables, r√©pondre √† la demande d'√©nergie √©lectrique aux p√©riodes o√Ļ la nature ne fournit pas les √©nergies primaires n√©cessaires ? Doit-on multiplier la capacit√© install√©e par rapport aux centrales conventionnelles en comptant sur des corr√©lations n√©gatives entre r√©gimes de vent et sur la diversit√© des zones d'ensoleillement ? Doit-on investir dans des installations de stockage de l'√©lectricit√© pour lisser les √©carts entre production et consommation instantan√©es? Faut-il investir en interconnexions pour jouer sur les diff√©rences temporelles et g√©ographiques des pays voisins ? Ou encore, faut-il revoir nos mod√®les de consommation et accepter que l'offre naturelle d'√©lectricit√© rythmera dor√©navant notre existence?
La variabilité des énergies éolienne et solaire
Dans un article récent, l'économiste Hans-Werner Sinn étudie ces options pour le mix énergétique allemand. Il se base sur des données de production et de consommation de l'année 2014. Le premier constat est que la production d'électricité éolienne et solaire est très volatile et bien au dessous de la capacité de production comme le montrent les deux graphiques ci-dessous.
Que les technologies concern√©es n'atteignent jamais leur pleine capacit√© n'est pas √©tonnant puisque l'input en √©nergie primaire, vent et rayonnement solaire, est par d√©finition hors du contr√īle humain. C'est le rapport entre capacit√© utilis√©e et capacit√© install√©e qui surprend: en moyenne 17% pour l'√©olien, 10% pour le solaire. Les capacit√©s install√©es sont donc un mauvais indicateur de la p√©n√©tration de ces technologies.
Deuxième constat, la variabilité n'est pas seulement quotidienne ou hebdomadaire, elle est aussi annuelle. En moyenne il y a moins de solaire en hiver qu'en été et moins d'éolien en été qu'en hiver, ce qui est a priori favorable en termes de disponibilité puisque les deux sources sont complémentaires sur l'année. Mais dans une perspective de développement à très grande échelle de ces énergies, leur irrégularité oblige à se poser la question de leur répartition temporelle par stockage pour répondre à la demande.
À défaut de l'électricité, stockons l'eau
Le stockage d'√©lectricit√© √† grande √©chelle se fait encore principalement sous forme d'eau que l'on fait remonter gr√Ęce √† des pompes √©lectriques dans les r√©servoirs des stations de transfert d'√©nergie par pompage (STEP) avant de la turbiner et d'injecter l'√©lectricit√© produite dans le r√©seau. Un stockage sur une base quotidienne ou hebdomadaire pour pallier le d√©ficit √©nerg√©tique ne suffit pas. M√™me si on pompe de l'eau pour remplir les r√©servoirs pendant la nuit afin de garantir un approvisionnement pendant la journ√©e quand le vent et le soleil font d√©faut, il manquera de l'eau √† la fin de l'√©t√© pour servir la demande. Pour √©valuer les besoins en stockage, Sinn fait l'exercice suivant : il calcule l'√©nergie √©olienne et solaire qui doit √™tre stock√©e pour garantir la m√™me puissance tout au long de l'ann√©e, en l'occurrence la capacit√© moyenne utilis√©e qui, pour l'Allemagne en 2014, est de 9.55 GW (5.85 GW pour l'√©olien plus 3.7 GW pour le solaire). Les r√©sultats sont repr√©sent√©s dans le graphique ci-dessous en TWh par la courbe blanche intitul√©e « Wind and solar power ».
Le stockage se fait principalement en hiver et au printemps. Le pic de stockage a lieu fin ao√Ľt, puis les r√©servoirs sont vid√©s au cours de l'automne. Il faut stocker jusqu'√† 6.89 TWh d'√©nergie sous forme d'eau disponible dans les r√©servoirs pour compenser la variabilit√© de la production. Quand on sait que l'Allemagne a actuellement 35 STEPs d'une capacit√© total de 0.038 TWh, on voit le chemin √† parcourir.
Consid√©rons maintenant le profil annuel de demande observ√© et non une demande d'√©lectricit√© constante au cours du temps. La dynamique du stockage n√©cessaire est alors totalement diff√©rente. Elle est repr√©sent√©e par la courbe grise √©tiquet√©e « Consumption » qui culmine en octobre avec 11.18 TWh accumul√©s dans les STEPs. Ajoutons maintenant la production des centrales conventionnelles. Supposons qu'elles fournissent constamment tout au long de l'ann√©e leur puissance moyenne utilis√©e en 2014 √† savoir 48 GW. La dynamique de stockage est alors repr√©sent√©e par la courbe noire qui culmine √† 11.29 TWh. L'apport des centrales ne permet donc pas de r√©duire la capacit√© totale des STEPs.
Le probl√®me s'aggrave avec l'accroissement de la p√©n√©tration des renouvelables : un doublement et un triplement des renouvelables porteraient les besoins en capacit√© de stockage √† 15,24 TWh et 22,10 TWh respectivement, soit 14.153 et 20.517 STEPs ! Sans parler du co√Ľt financier, le co√Ľt environnemental de la construction de tant de STEPs est prohibitif et il n'existe probablement pas de sites (m√™me souterrains) pour les accueillir.
Les simulations de Sinn sugg√®rent qu'une meilleure gestion de la demande ne r√©sout pas le probl√®me de l'intermittence. Transf√©rer une partie de la consommation vers les heures creuses ou lorsqu'il y a de l'√©nergie √©olienne ou solaire permet d'att√©nuer la volatilit√© journali√®re, mais pas saisonni√®re. Les besoins en stockage sont donc inchang√©s. Une autre solution consiste utiliser les capacit√©s de stockage de la Norv√®ge dont la production √©lectrique est presque enti√®rement d'origine hydraulique. Cela suppose d'accroitre l'interconnexion entre les deux r√©seaux √©lectrique par la construction de nouvelles lignes √† haute tension et l'int√©gration des deux march√©s de gros, mais aussi que les Norv√©giens disposent des capacit√©s de stockage des exc√©dents d'√©nergie allemande. Les b√©n√©ficiaires seraient les producteurs hydro√©lectriques norv√©giens qui pourraient acheter l'√©lectricit√© produite par le vent et le soleil de l'autre c√īt√© de la Mer du Nord √† prix cass√©s, voire n√©gatifs.
Les co√Ľts √©conomiques associ√©s √† l'intermittence des renouvelables et aux options techniques et √©conomiques destin√©es √† les r√©duire sont maintenant bien connus. Dans un travail de recherche r√©cent, nous avons analys√© comment ils s'articulent avec les politiques publiques de support aux renouvelables. Les simulations de Sinn ont le m√©rite de quantifier mon√©tairement ces co√Ľts pour l'Allemagne. Ils font partie de la facture de l'Energiwende. Les citoyens allemands devraient en √™tre inform√©s pour voter en connaissance de cause. D'autant que la diff√©rence entre la transition fran√ßaise et le virage allemand d√©passe la subtilit√© s√©mantique. √Ä 180° non seulement un virage est difficile √† n√©gocier, mais on sait vers quoi il nous ram√®nerait: un monde dans lequel la s√©curit√© de la fourniture √©lectrique ne peut pas √™tre garantie.
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/transition-energetique-le-virage-allemand-749872.html

08/09/17France Strat√©gie publie un rapport pol√©mique sur l’Energiewende

« Transition √©nerg√©tique allemande : la fin des ambitions ? ». Tel est le titre d’une r√©cente note d’analyse de France Strat√©gie qui dresse un bilan assez sombre de la transition √©nerg√©tique outre-Rhin. Des acteurs du secteur des √©nergies renouvelables d√©noncent un rapport √† charge.
France Strat√©gie est un organisme de r√©flexion, d’expertise et de concertation, rattach√© au Premier ministre, et charg√© d’animer le d√©bat public. En s’attaquant au br√Ľlant sujet de la transition √©nerg√©tique allemande, Etienne Beeker, l’auteur de la note d’analyse, a relanc√© le d√©bat dans l’Hexagone. Les services du Premier ministre rappellent que le rapport n’engage que son auteur, et pas le gouvernement.
Le nucléaire : la pomme de discorde
Suite √† la catastrophe de Fukushima, le gouvernement allemand, sous pression de son opinion publique, a d√©cid√© l’arr√™t de 7 premi√®res tranches puis progressivement de toutes les centrales nucl√©aires en 2022, et leur remplacement par des √©nergies renouvelables. La baisse a √©t√© imm√©diate puisque la production nucl√©aire s’√©levait √† 84,6 TWh en 2016, soit 14,2% de la production √©lectrique contre 25% avant 2011. Le planning d’arr√™t des tranches restantes n’a depuis pas √©t√© remis en cause. De ce fait, Berlin a envoy√© un signal fort, mais n√©gatif, sur une fili√®re dont la France s’est fait une sp√©cialit√©. Plus encore, Paris place le nucl√©aire comme un outil phare pour r√©pondre aux besoins √©nerg√©tiques tout en luttant contre le changement climatique, et accessoirement trouver des d√©bouch√©s pour son industrie. Depuis les experts fran√ßais de l’√©nergie sont parfois suspect√©s d’entretenir un avis tr√®s critique, voire de mauvaise foi, sur les r√©sultats de la strat√©gie allemandes en faveur du climat.
Objectif rempli sur les Enr…
La transition √©nerg√©tique allemande, ou Energiewende, s’est caract√©ris√©e par une mont√©e en puissance rapide des Enr, √† commencer par le photovolta√Įque et l’√©olien qui repr√©sentaient fin 2016 une capacit√© install√©e respective de 40 GW et 49,6 GW. Un parc impressionnant auquel il faut ajouter une importante exploitation de la biomasse. L’Allemagne est en passe de remplir son objectif d’√©nergies renouvelables qui p√®seront 35% du mix √©lectrique en 2020. Pour autant, Etienne Beeker, estime que la fin programm√©e des tarifs d’achat engendre une forte incertitude sur l’avenir des Enr en Allemagne. Par ailleurs, il d√©nonce le co√Ľt pour le consommateur de cette politique pro-Enr : « Aujourd’hui l’horizon s’est obscurci. L’Allemagne produit certes un tiers de son √©lectricit√© gr√Ęce aux √©nergies renouvelables mais elle paie cette performance remarquable au prix fort, le prix de l’√©lectricit√© pour les petits consommateurs ayant plus que doubl√© entre 2000 et 2013 ». Or, la d√©cision d’arr√™ter le nucl√©aire ne datant que de 2011, on peut raisonnablement douter qu’elle soit √† l’origine des hausses de tarifs. Ces derni√®res, comme le rappelle d’ailleurs l’auteur, sont davantage dues √† un consentement de la population de faire reposer sur ses √©paules la majorit√© des co√Ľts du syst√®me √©lectrique pour √©pargner l’industrie lourde, grande pourvoyeuse d’emplois outre-Rhin.
…. mais pas sur les GES
Malgr√© la hausse spectaculaire du parc renouvelable, l’arr√™t des sept premi√®res tranches nucl√©aires s’est √©galement traduit par la mise en service de centrales thermiques fonctionnant au charbon ou au lignite, bon march√© mais tr√®s √©metteur de gaz √† effet de serre (GES). De fait, selon la note, l’Allemagne r√©duira ses rejets de seulement 33,5% √† 36,5% en 2020 contre l’objectif fix√© de 40%. Ce passage par la case charbon est tr√®s d√©cri√© en France, notamment lors d’√©pisodes de pics de pollution attribu√©s √† ces centrales thermiques. Du c√īt√© allemand, le charbon fait office d’outil de transition pour pallier la fin du nucl√©aire. Mais ces centrales devront √™tre progressivement converties au gaz naturel, moins polluant. Pour autant, comme le rappelle Etienne Beeker : « Les √©nergies fossiles repr√©sentent toujours 80 % du mix √©nerg√©tique total outre-Rhin, le p√©trole restant archi-dominant dans les transports et le gaz dans l’industrie et le chauffage, r√©v√©lant l’ampleur du chemin √† parcourir pour d√©carboner le secteur ».
Avantage comparatif du VE
Le v√©hicule √©lectrique est un bon exemple d’innovation dont l’impact est tr√®s diff√©rent selon les choix √©nerg√©tiques faits par les pays. La France pousse fort dans cette direction et est devenue cette ann√©e le premier march√© europ√©en avec plus de 100 000 VE immatricul√©s. Paris mis gros sur le VE pour r√©duire la pollution li√©e au transport qui repr√©sente 38% des √©missions de GES, un chiffre un peu moins √©lev√© en Allemagne (30%). Or, l’industrie automobile allemande s’est sp√©cialis√©e sur les grosses cylindr√©es et dispose d’une expertise reconnue mondialement, et ce, malgr√© le scandale des moteurs truqu√©s. Le passage au v√©hicule √©lectrique, dont l’essentiel de l’innovation r√©side dans l’√©lectrochimie, va poser des probl√®mes √† l’industrie allemande qui repr√©sente 800 000 emplois. Par ailleurs, le bilan carbone du VE d√©pend notamment des sources de production de l’√©lectricit√© inject√©e dans le v√©hicule. Or, si le bilan du parc √©lectrique fran√ßais est tr√®s faiblement carbon√© (environ 80 gCO2/KWh), celui de l’Allemagne est beaucoup plus √©lev√© : 500 grammes de CO2/kWh. De fait, le bilan carbone du VE diff√®re largement d’un c√īt√© √† l’autre du Rhin. Cela explique aussi pourquoi Berlin aura tant √† perdre en terme de comp√©titivit√© √† accepter la proposition fran√ßaise d’instaurer un prix plancher du carbone en Europe.
Chacun sa transition
Au final, le rapport apporte des √©clairages pertinents sur les m√©canismes ayant permis √† l’Allemagne de diminuer dans un premier temps ses √©missions (gr√Ęce √† la modernisation de la RDA) avant de les stabiliser. Mais certaines omissions ne rendent pas compte de la vision √† long terme et de la coh√©rence globale de la transition allemande. A l’instar des lignes haute-tension (comme Nordlink) tir√©es vers la Norv√®ge pour b√©n√©ficier de ses STEP. La coop√©ration europ√©enne est en l’esp√®ce cruciale pour r√©ussir la transition √©nerg√©tique du continent m√™me si elle ne ne passera pas forc√©ment par les m√™mes strat√©gies en fonction des pays et de leur h√©ritage √©nerg√©tique. En l’esp√®ce, il n’existe pas de recette magique universelle. Etienne Beeker ne dit pas autre chose : « Cette d√©pendance √† l’√©gard des r√©seaux des pays voisins d√©montre que le mod√®le √©nerg√©tique allemand ne peut pas √™tre g√©n√©ralis√©, mais aussi que la coordination europ√©enne entre transitions √©nerg√©tiques devient une urgente n√©cessit√© ».
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/france-strategie-publie-un-rapport-polemique-%E2%80%A8sur-lenergiewende-46861/

08/09/17TRANSITION √ČNERG√ČTIQUE, L'ALLEMAGNE SUR LE POINT D'√ČCHOUER

Une note de France Strat√©gie sur la transition √©nerg√©tique en Allemagne avance que le pays est sur le point d’√©chouer dans la vaste entreprise de transition √©nerg√©tique d√©but√©e en 2011. Malgr√© les millions d’euros investis dans le domaine, les objectifs ne vont pas √™tre tenus notamment √† cause d’une augmentation exponentielle du prix de l’√©lectricit√© et des d√©ceptions du secteur industriel dans le domaine.
Le mod√®le allemand n’en est peut-√™tre pas un finalement. Quand en 2011 le pays annon√ßait entamer sa transition √©nerg√©tique pour atteindre 80% de renouvelable d’ici 2050, les observateurs √©taient unanimes. Tr√®s vite, certains enthousiasmes ont √©t√© douch√©s par l’utilisation d’usines √† charbons en m√™me temps que des investissements massifs dans l’√©olien. Mais globalement, la trajectoire de l’Allemagne √©tait vue comme au niveau des esp√©rances d’√©volution du mix √©nerg√©tique en Europe.
Dans une notre d’analyse, France Strat√©gie montre que finalement l’Allemagne pourrait bien revenir sur ses objectifs. « Six ans apr√®s le lancement de cette politique, les ENR ont connu un essor spectaculaire et comptent aujourd'hui pour un tiers de la production d'√©lectricit√©. Malgr√© cette ind√©niable prouesse technique, l'Allemagne - doubl√©e par l'Asie - n'a pas r√©ussi √† cr√©er une industrie leader mondial du solaire photovolta√Įque et fait face √† une rude concurrence internationale en mati√®re d'√©olien » explique l’organisme li√© au Premier ministre.
http://www.economiematin.fr/news-transition-energetique-exemple-allemagne-echec-transformation-production-energie-rse

06/09/17L’Allemagne patine sur la transition √©nerg√©tique de par son co√Ľt exorbitant
Une √©tude de France Strat√©gie r√©v√®le que la transition √©nerg√©tique initi√©e en Allemagne depuis 2011 n’a pas encore les effets escompt√©s. Elle co√Ľte m√™me tr√®s cher aux Allemands.
En 2011, l’Allemagne d√©butait son vaste plan de transition √©nerg√©tique, bien avant les autres pays europ√©ens. Un exemple en la mati√®re puisque le pays visait alors non moins de 80% d’ENR dans son bouquet √©nerg√©tique global √† l’horizon 2050. Six ans √† peine apr√®s le d√©but des op√©rations, l’Allemagne a vu une explosion des installations solaires et photovolta√Įques √† tel point qu’elles permettent d√©j√† de g√©n√©rer un tiers de la production g√©n√©rale d’√©lectricit√© du pays. Mais France Strat√©gie nuance ces belles premi√®res retomb√©es : « Malgr√© cette ind√©niable prouesse technique, l’Allemagne – doubl√©e par l’Asie – n’a pas r√©ussi √† cr√©er une industrie leader mondial du solaire photovolta√Įque et fait face √† une rude concurrence internationale en mati√®re d’√©olien ». D’autant qu’en parall√®le du lancement de cette nouvelle politique orient√©e ENR, de nombreuses usines √† charbon continuaient de tourner √† plein r√©gime. Un paradoxe que la soci√©t√© allemande a bien du mal √† accepter. Autre point noir : tout le secteur industriel allemand devait b√©n√©ficier des bonnes retomb√©es √©conomiques mais elles sont loin d’√™tre au rendez-vous.
Une transition √©nerg√©tique qui co√Ľte tr√®s cher
Mais ce qui fait r√©ellement grincer des dents dans la soci√©t√© allemande sont les cons√©quences du plan d’investissement plus que cons√©quent que suppose la transition √©nerg√©tique : 25 milliards d’euros par an sur deux d√©cennies. R√©sultat : » la transition √©nerg√©tique est pay√©e au prix fort par les consommateurs, avec un prix de l’√©lectricit√© qui a plus que doubl√© pour les particuliers entre 2000 et 2013« .
http://www.lejournaleconomique.com/2017/09/06/allemagne-transition-energetique/

05/09/17 : Transition √©nerg√©tique, l’Allemagne sur le point d’√©chouer
Une note de France Strat√©gie sur la transition √©nerg√©tique en Allemagne avance que le pays est sur le point d’√©chouer dans la vaste entreprise de transition √©nerg√©tique d√©but√©e en 2011. Malgr√© les millions d’euros investis dans le domaine, les objectifs ne vont pas √™tre tenus notamment √† cause d’une augmentation exponentielle du prix de l’√©lectricit√© et des d√©ceptions du secteur industriel dans le domaine.
Le mod√®le allemand n’en est peut-√™tre pas un finalement. Quand en 2011 le pays annon√ßait entamer sa transition √©nerg√©tique pour atteindre 80% de renouvelable d’ici 2050, les observateurs √©taient unanimes. Tr√®s vite, certains enthousiasmes ont √©t√© douch√©s par l’utilisation d’usines √† charbons en m√™me temps que des investissements massifs dans l’√©olien. Mais globalement, la trajectoire de l’Allemagne √©tait vue comme au niveau des esp√©rances d’√©volution du mix √©nerg√©tique en Europe.
Dans une notre d’analyse, France Strat√©gie montre que finalement l’Allemagne pourrait bien revenir sur ses objectifs. « Six ans apr√®s le lancement de cette politique, les ENR ont connu un essor spectaculaire et comptent aujourd'hui pour un tiers de la production d'√©lectricit√©. Malgr√© cette ind√©niable prouesse technique, l'Allemagne - doubl√©e par l'Asie - n'a pas r√©ussi √† cr√©er une industrie leader mondial du solaire photovolta√Įque et fait face √† une rude concurrence internationale en mati√®re d'√©olien » explique l’organisme li√© au Premier ministre.
Outre le fait que les retomb√©es √©conomiques sur l’industrie ne sont pas au rendez-vous, la strat√©gie est de moins en moins populaire du fait des sommes investies avec pour r√©sultat une explosion du prix de l’√©lectricit√©. « Surtout, continue France Strat√©gie, la transition √©nerg√©tique est pay√©e au prix fort par les consommateurs, avec un prix de l'√©lectricit√© qui a plus que doubl√© pour les particuliers entre 2000 et 2013. La facture pour la mont√©e en puissance des ENR se r√©v√®le en effet tr√®s √©lev√©e, environ 25 milliards d'euros par an sur une vingtaine d'ann√©es. Les installations en ENR ont encore besoin du soutien financier des pouvoirs publics et des co√Ľts annexes se chiffrant en dizaines de milliards d'euros apparaissent pour construire des lignes tr√®s haute tension n√©cessaires √† la s√©curit√© du r√©seau, afin d'√©viter les risques de black-out »
http://www.rse-magazine.com/Transition-energetique-l-Allemagne-sur-le-point-d-echouer_a2352.html

02/09/17 : France Strat√©gie s'interroge sur la durabilit√© de la transition √©nerg√©tique allemande
Diplomatie oblige, il est rare, pour ne pas dire rarissime, qu'un document émanant de l'administration française s'interroge ouvertement sur la pertinence de la stratégie d'un de nos partenaires proches dans un domaine "sensible".
On trouvera tant que l'on veut des patrons pour critiquer ou au contraire louer telle ou telle mesure de la politique √©conomique allemande, tout comme un syndicat de salari√©s pourra sans probl√®me s'√©mouvoir publiquement du sort r√©serv√© aux jeunes ch√īmeurs en Espagne.
Mais, au titre d'une interpr√©tation tr√®s large du devoir de r√©serve, il est franchement inhabituel qu'un fonctionnaire dise publiquement qu'un de nos voisins est "√† c√īt√© de la plaque" en ce qui concerne une politique publique men√©e chez lui. C'est pourtant ce que vient de faire France Strat√©gie en ce qui concerne le "tournant √©nerg√©tique" allemand.
Dans une note d'analyse qui vient d'être publiée, parfaitement transparente sur ses sources (allemandes et "officielles" pour l'essentiel), la note s'interroge clairement sur la pertinence de ce que font nos voisins au regard de la question climatique. En creux, le message est limpide : si notre objectif est bien de s'attaquer au problème des émissions de gaz à effet de serre, il est urgent de ne pas les imiter.
Fait rare, France Stratégie propose aussi de télécharger les fichiers Excel avec les données quantitatives ayant servi aux graphiques. Ce qui devrait être la règle sur les sites d'organismes publics n'est en pratique qu'une exception, et rien que cela mérite un coup de chapeau.
Bonne lecture !
V√©ritable projet de soci√©t√©, la transition √©nerg√©tique allemande marque le pas. Il faudra sans doute attendre le r√©sultat des √©lections g√©n√©rales du 24 septembre pour la voir acc√©l√©rer. En attendant, un √©tat des lieux s’impose.
Le 24 septembre prochain, plus de 60 millions d’√©lecteurs allemands sont appel√©s √† se rendre aux urnes. Ils devront choisir parmi les 4.828 candidats ceux qu’ils enverront si√©ger au Bundestag, l’√©quivalent de notre Assembl√©e nationale. Le parti arriv√© en t√™te de ce scrutin formera le prochain gouvernement, seul, ou √† la t√™te d’une coalition.
Si la reconduite √† la chancellerie d’Angela Merkel ne semble plus faire de doute[1], sa strat√©gie √©nerg√©tique et climatique n’est pas des plus claires. Initi√©e progressivement depuis le d√©but du si√®cle, l’Energiewende a, en effet, besoin d’un nouveau souffle.
AMBITIEUX TOURNANT
Ce ‘tournant √©nerg√©tique’ est des plus ambitieux. Comme en France ou au Royaume-Uni, il pr√©voit d’abattre de 80% au moins les √©missions de gaz √† effet de serre entre 1990 et 2050. Et pour ce faire, de d√©velopper massivement les √©nergies renouvelables, baisser la consommation d’√©nergie primaire, am√©liorer l’efficacit√© √©nerg√©tique, √©lectrifier le parc de v√©hicules. Singularit√© de la strat√©gie allemande: la fermeture des centrales nucl√©aires en 2022. Le fruit conjugu√© d’un important et ancien mouvement antinucl√©aire national et de la catastrophe de Fukushima.
ADIEU RDA
Une quinzaine d’ann√©es apr√®s son lancement, la transition √©nerg√©tique √† l’allemande marque le pas. Ce qui n’exclut pas certaines r√©ussites ind√©niables. Entre 1990 et 2016, les √©missions de CO2 ont chut√© de 26%. Un chiffre √† mettre principalement au cr√©dit de la fermeture de l’industrie lourde de l’ex-R√©publique d√©mocratique allemande, apr√®s la r√©unification.
330.000 SALARI√ČS DANS LES ENR
Bien s√Ľr, les √©nergies renouvelables, √©lectriques notamment, ont connu une formidable acc√©l√©ration. Quasi inexistantes dans les ann√©es 1990, √©oliennes, centrales √† biomasse et parcs photovolta√Įques produisent d√©sormais le tiers du courant allemand. De quoi occuper en 2015 plus de 330.000 salari√©s. Pour autant, le secteur √©lectrique (30% des √©missions de CO2) peine √† all√©ger son bilan carbone. Charbon et lignite produisant toujours 4 √©lectrons sur 10, les √©missions carbon√©es du secteur n’ont baiss√© que de 6% depuis 2000.
LES OBJECTIFS DE L’ENERGIEWENDE
Objectifs
Etat actuel
2020
2030
2040
2050
Réduction des émissions de GES (base 1990)
- 27%
-40%
-55%
-70%
-80 à -90%
Sortie du nucléaire
11 réacteurs fermés
Fermeture des 8 autres d’ici √† 2022



√Čnergies renouvelables (% d’√©nergie finale consomm√©e)
15%
18%
30%
45%
Au moins 60%
Efficacit√© √©nerg√©tique (r√©duction de consommation d’√©nergie primaire, base 2008)
-8%
-20%


-50%
Véhicules électriques
30.000
1 million
6 millions



Pour financer le d√©veloppement des √©nergies renouvelables et des r√©seaux de transport d’√©lectricit√©, les consommateurs ont √©t√© mis √† contribution. R√©sultat: le prix du kilowattheure (kWh) factur√© aux particuliers a progress√© de 50% entre 2007 (20 c/kWh) et 2017 (30 c/kWh). Cela √©tant, le montant moyen de la facture d’une famille allemande (978 €/an) reste inf√©rieur √† celui d’un m√©nage danois (1.121 €/an) ou am√©ricain (1.110 €/an).
Pour r√©duire l’inflation de la facture et les oppositions aux champs d’√©oliennes terrestres, le gouvernement Merkel a r√©duit en 2014 le recours aux tarifs d’achat (comme l’a fait par la suite la loi sur la transition √©nerg√©tique fran√ßaise) et plafonn√© √† 2,5 gigawatts par an les nouvelles capacit√©s √©oliennes. Objectif: d√©velopper un maximum de capacit√©s √©oliennes en mer (6,5 GW) plut√īt qu’√† terre.
UN PLAN DE 17 MILLIARDS
Depuis 2000, √† coups de soutien √† la r√©novation des logements, l’efficacit√© √©nerg√©tique progresse d’environ 1,4% par an: une performance comparable √† celle de la France. Ce n’est pas suffisant pour atteindre les objectifs finaux. Il faudrait, comme en France, doubler la mise. Raison pour laquelle le ministre de l’√©conomie, Sigmar Gabriel, a lanc√© l’an pass√© un plan 2016-2020 d’am√©lioration de l’efficacit√© √©nerg√©tique, dot√© de 17 Md€. Nous n’en sommes pas l√† de ce c√īt√©-ci du Rhin.
Comme partout (Norv√®ge except√©e), la d√©carbonation des transports reste un vŇďux pieux. Malgr√© l’ambition f√©d√©rale de voir rouler un million de voiture z√©ro √©mission en 2020, on ne compte pour le moment qu’une trentaine de milliers de BMW, Volkswagen ou Audi √©lectriques √† sillonner les routes d’Allemagne, rappelle une r√©cente note de France Strat√©gie.
LA PEUR D’IG METALL
En cause: le manque d’attractivit√© des mod√®les actuels, l’absence de bornes de recharge. Mais surtout une tr√®s puissante industrie automobile (400 milliards de chiffre d’affaires annuel et 800.000 salari√©s) qui peine √† s’adapter √† la nouvelle donne √©nerg√©tique. Soutenue en cela par le tr√®s puissant syndicat IG Metall qui craint que la fabrication de v√©hicules √©lectriques (plus simple que celle de voiture thermique) ne soit synonyme de r√©duction d’emplois.
Contrairement aux pr√©c√©dents scrutins, l’Energiewende n’est plus cette fois au cŇďur des d√©bats politiques. Selon un r√©cent sondage publi√© par le ‘think tank’ Agora Energiewende, plus de 3 Allemands sur 4 sont favorables √† cette transformation √©nerg√©tique. Ce qui n’exclut pas quelques grognements, √† propos √† la hausse du prix de l’√©lectricit√© ou du d√©veloppement des r√©seaux de transport d’√©lectricit√©.
8.000 KM DE LIGNES THT
Pour mieux mailler les r√©seaux (il existe 4 gestionnaires de r√©seaux de transport) et acheminer l’√©lectricit√© des champs offshore de la mer du Nord vers le sud du pays, 8.000 kilom√®tres de lignes THT suppl√©mentaires doivent √™tre tir√©s en 10 ans. Fin 2016, moins de 10% de ce programme avait √©t√© achev√©. Pour m√©moire, il aura fallu plus de 20 ans √† la France pour tirer une ligne de transport de quelques dizaines de kilom√®tres, franchissant les Pyr√©n√©es.
Le rythme de la transition sera-t-il plus soutenu après les élections? Difficile à dire, tant les programmes des principales formations politiques restent flous.
Se pr√©parant pour une √©ventuelle coalition avec Angela Merkel, les Verts sont les seuls √† vouloir acc√©l√©rer les processus en cours. D’abord en interdisant les voitures √† moteurs thermiques d’ici la fin de la prochaine d√©cennie. Ensuite en voulant fermer les centrales et les mines de charbon et de lignite. Objectif: que toute l’√©lectricit√© consomm√©e en Allemagne en 2030 soit d’origine renouvelable.
UNE UTOPIE RAISONNABLE
Utopique? Pas forc√©ment. «La fin de la derni√®re mine de houille est pr√©vue pour cette ann√©e»,rappelle le journaliste sp√©cialis√© Vincent Boulanger. Une commission a √©galement √©t√© constitu√©e pour imaginer les soutiens √©conomiques qui pourraient √™tre apport√©s aux r√©gions productrices de lignite fermant leurs mines. Son rapport est attendu… apr√®s les √©lections. Par ailleurs, l’administration Merkel a d√©j√† obtenu la fermeture d√©finitive de 7 centrales au lignite d’ici 2020.
Le SPD, comme souvent, est moins r√©volutionnaire. Il sugg√®re un remplacement progressif du charbon par le gaz naturel. A la grande joie du gouvernement russe. Le parti de Martin Schulz propose aussi d’adapter le montant des aides publiques aux √©nergies en fonction de leur bilan carbone.
SORTIR DU THERMIQUE
Sans surprise, la CDU d’Angela Merkel, soutenue par les Bavarois de la CSU, entend poursuivre la politique actuelle, tout en mettant un coup d’acc√©l√©rateur √† la transformation du paysage automobile. Dans une r√©cente interview, la chanceli√®re confirme qu’il faudra interdire les voitures √† essence et au gazole. Sans toutefois fixer d’√©ch√©ance. Les √©nergies renouvelables √©lectriques verraient, elles, baisser progressivement leurs soutiens publics. Ce qui est d√©j√† pr√©vu.
Les plus petites formations ne sont pas sur cette longueur d’onde. L’AfD, le parti populiste de droite, et le FPD lib√©ral pr√īnent tous deux un abandon de l’Energiewende, tant pour des questions budg√©taires que de s√©curit√© d’approvisionnement en √©lectricit√©.
Quelle que soit leur position, les programmes sont tr√®s insuffisants au regard des engagements pris par l’Allemagne, rappellent Christine Merk et Wilfried Rickels, chercheurs √† l’Institut de Kiel pour l’√©conomie mondiale (IfW). De quoi inqui√©ter industriels et syndicalistes de l’√©olien, du photovolta√Įque et de la m√©tallurgie. Thyssenkrupp rappelait r√©cemment que les voitures √©lectriques, aussi, avaient besoin d’acier. A bon entendeur…
[1] Les sondages lui donnent entre 10 et 15 points d’avance sur son challenger le plus s√©rieux, Martin Schulz.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/allemagne-quelle-suite-a-donner-a-l-energiewende,85717

31/08/17 : Des milliers de personnes ont manifesté en Allemagne contre le charbon
Du 24 au 27 ao√Ľt, des militants de toute l’Europe se sont retrouv√©s dans le nord-ouest de l’Allemagne pour y bloquer les centrales √† charbon de l’√©nerg√©ticien RWE. Ce qu’ils ont r√©ussi √† faire pendant pr√®s de 8 heures.
Cologne (Allemagne), reportage
L’aurore peut √™tre troublante √† proximit√© d’une gigantesque mine de charbon comme celle de Garzweiler : est-ce la brume, pleine d’une beaut√© myst√©rieuse, ou est-ce un smog matinal comme P√©kin en conna√ģt tant ? En cette fin du mois d’ao√Ľt, les quelque 3.000 personnes (selon les organisateurs) qui participent √† l’action d’Ende Gel√§nde (« Pas plus loin ») souhaiteraient attribuer la culpabilit√© du doute √† l’entreprise propri√©taire des quatre centrales √† charbon du coin : RWE. Ils se sont r√©unis non loin de Cologne, en Rh√©nanie du Nord–Westphalie, pour perturber l’activit√© de cet √©nerg√©ticien dont la ressource principale est le charbon : la source d’√©nergie parmi les plus √©mettrices de CO2.
√Ä un mois des √©lections l√©gislatives allemandes, qui se tiendront le 24 septembre, il y a l’espoir de provoquer une prise de conscience dans l’opinion. Les militants veulent d√©truire l’image d’une Allemagne exemplaire sur le plan √©cologique. √Ä cet effet, un chiffre se trouve sur toutes les l√®vres : en 2016, l’Allemagne produisait 40 % de son √©lectricit√© gr√Ęce au charbon. Un reproche √† la chanceli√®re aussi : l’ann√©e derni√®re, le gouvernement Merkel a introduit un plafond pour la croissance des √©nergies renouvelables, provoquant la col√®re des d√©fenseurs d’une transition √©nerg√©tique rapide.
Parmi les critiques de cette d√©cision de la chanceli√®re, on trouve Anton Hofreiter, pr√©sident des Verts au Bundestag. L’homme politique s’est rendu sur le camp des militants dans la matin√©e du samedi 26 ao√Ľt. Le message qu’il portait √©tait sans concession : « Rien n’a √©t√© fait pour faire baisser les √©missions de gaz √† effet de serre [GES] sous le gouvernement Merkel. Au contraire, on a impos√© une limite aux √©nergies renouvelables », affirme-t-il.
Son propos est corrobor√© par les chiffres : entre 2011 et 2016, les √©missions allemandes de GESont diminu√© de moins de 1 %. Ceci est √† mettre sur le compte d’une exploitation presque stable des centrales √† charbon au cours des derni√®res ann√©es. Outre-Rhin, on s’est pourtant fix√© comme objectif une baisse de 40 % des √©missions d’ici √† 2020 (par rapport au niveau de 1990). Dans l’√©tat actuel de la politique environnementale allemande, cette finalit√© rel√®ve de l’id√©alisme.
C’est contre cette hypocrisie climatique qu’ont d√©cid√© de se r√©unir des militants de toute l’Europe. √Ä quelques dizaines de kilom√®tres de Cologne, ils se sont retrouv√©s pr√®s des centrales de lignite de la compagnie √©lectrique RWE, qui exploite cette ressource fossile plus √©mettrice encore que le charbon classique. Pour la quatri√®me ann√©e cons√©cutive, les militants de Ende Gel√§nde ont ainsi d√©montr√© la capacit√© de mobilisation de la soci√©t√© civile et son organisation sans cesse am√©lior√©e contre les activit√©s contribuant au changement climatique.
Douze heures avec un groupe de militants
7 h 52 : Un groupe d’une cinquantaine de personnes part du camp pour une action √† v√©lo. Les cyclistes s’en vont sous les applaudissements de ceux qui restent prendre le petit d√©jeuner v√©gane payable avec une donation libre.
9 h 10 : Plusieurs groupes, dispos√©s en cercles, font le bilan des actions de la veille. Un succ√®s majeur est √† souligner avec le blocage partiel de l’exploitation de Neurat pendant neuf heures. Les non-membres du groupuscule sont regard√©s avec m√©fiance lorsque le sujet de discussion tourne autour d’un projet aussi sensible que le blocage des rails d’un train ou l’irruption sur le terrain d’une centrale.
Ces nombreux groupes d’une dizaine de personnes t√©moignent du mode d’action choisi pour cette ann√©e. Plut√īt que d’organiser un blocage avec plusieurs milliers de personnes, il a √©t√© jug√© plus judicieux de multiplier les actes de sabotage en formant des groupes de 150 personnes. Chacun d’eux est constitu√© de plusieurs sous-groupes d’environ dix membres. Ces groupuscules prennent leurs propres d√©cisions avant d’envoyer un d√©l√©gu√© qui fera remonter le choix pendant une assembl√©e. Beaucoup de militants attachent une importance capitale √† la structure d√©mocratique de l’organisation et √† sa capacit√© √† inclure tout le monde dans la lutte.
12 h 13 : L’action principale de la journ√©e d√©bute. Environ 1.500 personnes, toutes v√™tues d’une combinaison blanche, quittent le campement en scandant des slogans en plusieurs langues. Sur les √©paules de ces militants de toute l’Europe, de lourds sacs √† dos d√©montrent l’intention de bloquer l’activit√© des centrales le plus longtemps possible. La banderole du cort√®ge de t√™te porte un message pertinent face aux critiques habituelles qu’entendent les militants environnementaux : « Il n’y a pas de jobs sur une plan√®te morte. »
13 h : Apr√®s une demi-heure de marche, un premier barrage de police est ais√©ment travers√©. Les forces de l’ordre semblent d√©pass√©es et finissent par ne plus opposer de r√©sistance aux manifestants. La foule est en liesse apr√®s ce premier succ√®s.
13 h 38 : Soudainement, la manifestation se scinde en deux groupes qui descendent de la route principale pour traverser les champs entourant les centrales √† charbon. Un camion vient en face √† vive allure. Il s’arr√™te √† la hauteur des militants. La porte arri√®re s’ouvre. En sortent deux membres d’Ende Gel√§nde qui lancent aux protestataires des sacs de paille. Le cort√®ge repart de plus belle, revigor√© par l’id√©e que ces sommaires boucliers les √©pargneront, ne serait-ce qu’un peu, des coups de matraque de la police.
14 h 20 : Une nouvelle fois, les deux cort√®ges r√©ussissent √† percer un barrage policier constitu√© d’une quarantaine de fourgonnettes. Il ne reste plus que 200 m√®tres √† parcourir avant d’atteindre les chemins de fer qui relient la mine de Garzweiler aux centrales de Frimmersdorf, Neurath et Niederaussem. Ce sont en tout 16 usines qui √©mettent ensemble plus de 175 tonnes de CO2 chaque jour.
15 h 23 : La situation a vir√© √† la confrontation entre manifestants, police et propri√©taire du champ pi√©tin√©, venu en tracteur pr√™ter main-forte aux forces de l’ordre. Maintenant, trois groupes de chacun cinquante personnes se trouvent sur les rails. Le reste — plus d’un millier de militants — est encercl√© par la police. Tous opposent une r√©sistance passive et refusent de gagner les bus affr√©t√©s pour d√©gager les semeurs de trouble.
Vers 20 h, et bien que tout le monde n’ait pas encore regagn√© le camp, on tire d√©j√† le bilan de la principale action d’Ende Gel√§nde. Pour Christopher, c’est un succ√®s : « 150 personnes bloquent les rails depuis plus de cinq heures. Voil√† ce que nous souhaitions. » Il semble que la strat√©gie choisie pour cette √©dition ait √©t√© efficace : cr√©er plusieurs groupes pour compliquer l’intervention de la police.
Et maintenant ?
Mais le blocage des chemins de fer est-il r√©ellement synonyme d’arr√™t des centrales √† charbon ? Selon le directeur du service presse de RWE, la manifestation du samedi n’a eu aucun impact sur l’activit√© des exploitations : « Seule l’action de vendredi nous a pouss√©s √† diminuer de 750 m√©gawatts la puissance de la centrale de Neurath. Nous n’avons pas eu √† modifier notre production samedi », explique Lothar Lambertz, avant d’ajouter que des poursuites judiciaires seront lanc√©es contre les militants.
N√©anmoins, cette manifestation a d√©montr√© deux faits cruciaux pour la suite du militantisme environnemental : celui-ci est non seulement capable de r√©unir plusieurs milliers de personnes de toute l’Europe, mais aussi de respecter le principe d’une d√©sob√©issance pacifique. Dans la journ√©e de samedi, aucune violence collective n’a √©t√© d√©lib√©r√©ment exerc√©e contre les forces de l’ordre. L’√©v√©nement a ainsi pu renvoyer une image bien diff√©rente des manifestations contre le G20 √† Hambourg. Une action prometteuse donc : du 6 au 17 novembre, en marge de la COP23, Ende Gel√§nde compte bel et bien poursuivre le combat pour la justice climatique.
Madame Geisel doit bient√īt quitter la ferme que sa famille occupe depuis 1721. Son village, Immerath, est d√©j√† presque vide. Les habitants ont √©t√© d√©plac√©s √† quelques kilom√®tres de l√†, dans une localit√© simplement nomm√©e Neu Immerath (« Immerath-le-Neuf »). La d√©cision √©tait irr√©vocable : il s’agit pour l’entreprise √©nerg√©tique RWE de continuer √† exploiter le charbon dont regorge le sol du Land de Nordrhein-Westfallen. Alors quand on parle des actions des militants environnementalistes √† cette agricultrice, elle hausse l√©g√®rement les √©paules : « C’est trop tard pour nous maintenant. » D√®s 2019, l’exploitation du charbon doit engloutir ce village d√©j√† presque d√©sert.
https://reporterre.net/Des-milliers-de-personnes-ont-manifeste-en-Allemagne-contre-le-charbon


25/08/17 : Allemagne : la facture très salée de l'électricité verte
La transition √©nerg√©tique voulue par Angela Merkel co√Ľte 28 milliards d'euros aux consommateurs. Une situation qui inqui√®te les milieux √©conomiques.
La note commence √† √™tre vraiment sal√©e pour nos voisins. Une √©tude de l'Institut de l'√©conomie allemande (Institut der deutschen Wirtschaft, IW) effectu√©e pour le quotidien √©conomique Handelsblatt montre que la transition √©nerg√©tique en R√©publique f√©d√©rale co√Ľte chaque ann√©e... 28 milliards d'euros aux consommateurs. Une famille utilisant 3 500 kilowatts-heure tous les douze mois doit ainsi payer en moyenne 270 euros suppl√©mentaires pour financer la politique environnementale mise en place par le gouvernement.
Pour lutter contre le r√©chauffement climatique, Berlin avait voulu montrer l'exemple au reste du monde. En souhaitant produire 60 % de son √©nergie et 80 % de son √©lectricit√© gr√Ęce aux renouvelables d'ici √† 2050, notre voisin s'est fix√© des objectifs tr√®s ambitieux. Afin d'arriver √† ses fins, le gouvernement n'a pas m√©nag√© ses efforts... et ses deniers pour encourager ses citoyens et ses entreprises √† jouer la carte √©colo.
Les entreprises touchées
La loi sur les √©nergies renouvelables (EEG) mise en place en 2000, qui garantit aux producteurs de courant vert un tarif d'achat sup√©rieur √† celui de l'√©lectricit√© conventionnelle, s'est r√©v√©l√©e √™tre un v√©ritable gouffre financier. Attir√©s par des prix garantis √©lev√©s, des centaines de milliers de foyers se sont √©quip√©s de panneaux solaires. L'Allemagne doit ainsi verser pr√®s de 24 milliards d'euros de subventions aux producteurs d'√©nergies renouvelables chaque ann√©e. Ce programme a d√©j√† co√Ľt√© 300 milliards d'euros et l'ancien ministre de l'Environnement, Peter Altmaier, a estim√© que la note pourrait atteindre 680 milliards d'euros en 2022.
Ces aides publiques sont pay√©es in fine par les utilisateurs par le biais de taxes sur leurs factures. Les prix de l'√©lectricit√© des m√©nages outre-Rhin ont ainsi plus que doubl√© en un peu plus d'une d√©cennie. Ils sont pass√©s de 0,14 €/kWh en 2000 √† plus de 0,29 €/kWh aujourd'hui. Une r√©cente √©tude de l'Association allemande des industries de l'√©nergie et de l'eau (BDEW) montrait que 52 % de la facture d'√©lectricit√© pay√©e par les particuliers √©taient compos√©s de taxes et d'aides aux √©nergies renouvelables. M√™me si les groupes qui ont besoin d'√©norm√©ment de courant pour faire tourner leurs usines b√©n√©ficient de tarifs pr√©f√©rentiels, les entreprises ne sont pas non plus √©pargn√©es par cette envol√©e des prix. Des experts estiment ainsi que la R√©publique f√©d√©rale aurait pu accro√ģtre ses exportations de 52 milliards d'euros de 2008 √† 2013 si ses co√Ľts √©nerg√©tiques √©taient comparables √† ceux de ses cinq principaux partenaires commerciaux.
« Revoir la copie »
L'√©tude de l'institut IW confirme ce bilan. « La r√©volution √©nerg√©tique a √©t√© lanc√©e en prenant comme hypoth√®ses de d√©part que les co√Ľts de l'√©nergie resteraient g√©rables et que leurs hausses suivraient une tendance mondiale, critique dans les colonnes du journal Handelsblatt Barbara Minderjahn, la directrice g√©n√©rale de l'Association des producteurs industriels d'√©lectricit√© (VIK). Ces deux postulats se sont r√©v√©l√©s faux. »
Le pr√©sident de la F√©d√©ration allemande de l'industrie (BDI) dresse le m√™me constat. « Les calculs [d'IW] montrent ce que co√Ľte r√©ellement la transition √©nerg√©tique, r√©sume Ulrich Grillo. Et les entreprises ont peur que ces hausses continuent de s'acc√©l√©rer » dans les ann√©es √† venir. Le patronat souhaite donc que le gouvernement change drastiquement de politique. « La grande coalition doit revoir sa copie, pr√©conise Carsten Linnemann, le pr√©sident de l'Association des PME qui est √©galement d√©put√© du parti chr√©tien-d√©mocrate (CDU). Les cons√©quences de la transition √©nerg√©tique deviennent une menace pour l'attrait de l'Allemagne car elles risquent de dissuader les investisseurs et de provoquer des pertes d'emplois. » La note pour le moins sal√©e pay√©e pourrait en outre amener d'autres pays √† renoncer √† suivre le « mod√®le » allemand.
http://www.lepoint.fr/environnement/allemagne-la-facture-tres-salee-de-l-electricite-verte-25-08-2015-1958952_1927.php?M_BT=153180848512#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150825

23/08/17Trente ans d’√©nergie √©olienne en Allemagne ūüė†ūüė†
Il y a trente ans, le 24 ao√Ľt 1987, la R√©publique f√©d√©rale d'Allemagne s’engageait dans une transition √©nerg√©tique. C’est dans la commune de Kaiser-Wilhelm-Koog, tout au nord du pays, qu’est implant√© le premier parc √©olien, ouvrant la voie aux √©nergies propres. La commune de l’arrondissement de Dithmarschen est consid√©r√©e comme le berceau de l’√©nergie √©olienne.
En 1987, l’ancien ministre-pr√©sident du parti chr√©tien-d√©mocrate du Schleswig-Holstein Uwe Barschel inaugure le parc √©olien avec le slogan "le vent toujours de face". Trente √©oliennes alimentent d√©sormais l’Allemagne. Un premier pas vers un avenir nouveau, m√™me si les choses ont depuis boug√© outre-Rhin.
D√©but 2016, l’√©nergie √©olienne devient la source la plus importante de production √©lectrique et remplace le lignite, un charbon tr√®s utilis√© en Allemagne. La m√™me ann√©e, 29,5 % des sources d’√©nergie sont renouvelables (l’√©nergie √©olienne repr√©sente √† elle seule 12,3 %), suivie par le lignite, le charbon, l’√©nergie nucl√©aire et, pour finir, le gaz naturel.
Et en France ?
Contrairement √† l’Allemagne, la France joue la carte de l’√©nergie nucl√©aire. Mais depuis que le gouvernement s’est d√©cid√© √† entrer dans la transition √©nerg√©tique en 2015, la France est sur la bonne voie. Aujourd’hui encore, l’√©lectricit√© en France provient √† 75 % des cinquante-huit centrales nucl√©aires du pays, mais les √©nergies √©olienne et solaire jouent d√©sormais un r√īle important pour un avenir plus propre. La France a d’ailleurs plusieurs atouts g√©ographiques. Le littoral s’√©tend sur plus de 1 000 kilom√®tres et dans le sud, les nombreuses heures d’ensoleillement sont optimales pour l’utilisation d’installations photovolta√Įques. La France produit actuellement 11 000 m√©gawatts gr√Ęce √† l’√©nergie √©olienne, tandis que l’Allemagne en produit plus de 40 000. Mais la France a l’intention d’augmenter sa production d’ici 2020.
http://info.arte.tv/fr/trente-ans-denergie-eolienne-en-allemagne

07/08/17 : La transition énergétique en Allemagne est un échec. Qui osera le dire ?
La transition √©nerg√©tique en Allemagne est un √©chec √©conomique et environnemental. Elle est aussi une menace pour le r√©seau europ√©en d’√©lectricit√©.
PAS DE VENT, PAS DE SOLEIL, PAS D’√ČLECTRICIT√Č
Les Allemands semblent redécouvrir cette évidence dans la douleur.
L’Agence Internationale des √Čnergies Renouvelables (IRENA) affiche pour 2016 des parts respectives de l’√©lectricit√© √©olienne et solaire dans la production totale d’√©lectricit√© du monde entier de 4,15% et 1,2%. Le fait que 13% des puissances √©lectriques affich√©es ne produisent que 5,35% de l’√©lectricit√© tient bien s√Ľr au caract√®re intermittent (et souvent al√©atoire) des √©nergies renouvelables.
L’√©tude de la situation en Allemagne, parfois pr√©sent√©e comme un mod√®le de vertu √©cologique, avec 20,1% de part d’√©lectricit√© solaire et √©olienne (contre 5,5% en France) est instructive. Les gigantesques investissements r√©alis√©s auraient d√Ľ conduire √† une baisse de ses √©missions globales de gaz √† effet de serre (c’√©tait l’objectif recherch√© et affich√©).
Or, celles relevant de l’√©nergie (pas seulement de l’√©lectricit√©) ont au contraire augment√© de 0,7% de 2014 √† 2015, et de 0,9% de 2015 √† 2016 ! L’objectif affich√© de 18% d’√©nergies renouvelables en 2020 ne sera pas tenu (il n’est pass√© de 14,5% en 2015 qu’√† 14,6% en 2016 !).
Et l’Allemagne triche dans ses statistiques quand elle se r√©f√®re √† l’ann√©e 1990, date √† laquelle elle a h√©rit√© d’usines du monde sovi√©tique, au rendement d√©plorable, qu’elle a ferm√©es l’ann√©e suivante.
L’ institut √©conomique de D√ľsseldorf (Institute for Competition Economics, DICE) estime le co√Ľt du d√©veloppement de l’Energiewende (transition √©nerg√©tique) jusqu’en 2025 √† 520 milliards d’euros. Le ministre allemand de l’√Čnergie a m√™me √©voqu√© 1000 milliards d’euros ! Le prix de vente de l’√©lectricit√© au citoyen allemand est environ le double de celui d’EDF. De plus, c’est au charbon, et notamment √† sa variante la plus polluante le lignite, que nos voisins font essentiellement appel, sans √©gard pour les risques sanitaires d√©coulant de leurs √©missions de particules fines 1 !
Les grandes compagnies d’√©lectricit√© en Europe 2 sont en difficult√© car elles sont concurrenc√©es par une √©lectricit√© subventionn√©e par les √Čtats (quand il y a du vent ou du soleil), avec priorit√© d’acc√®s au r√©seau. Les grands r√©seaux de distribution de l’Europe sont d√©stabilis√©s par un march√© de plus en plus fluctuant, d’un jour √† l’autre, d’une heure √† l’autre, au gr√© des vents et de la couverture nuageuse, avec parfois des prix qui atteignent des valeurs… n√©gatives pour √©couler les « surplus » (un consommateur est pay√© pour « consommer » ).
TRANSITION √ČNERG√ČTIQUE : « L’√ČCOLOGIE » A BON DOS
Chacun peut s’estimer « √©cologiste » s’il aime la nature, les petits oiseaux, et s’il veut diminuer les pollutions pour prot√©ger sa sant√©. Mais transformer l’√©cologie en une religion avec ses obligations et ses interdits est dangereux. Pour nombre de ses idol√Ętres, √™tre √©cologiste, c’est avant tout √™tre antinucl√©aire 3. C’est m√™me l’√©l√©ment f√©d√©rateur, la « colonne vert√©brale » de l’√©cologie politique.
Or, toutes les statistiques montrent que, avec 75% de sa production d’√©lectricit√© d’origine nucl√©aire, la France est exemplaire en Europe en mati√®re de rejets de CO2 et d’√©missions de particules toxiques ! Il y a donc √©cologie et « √©cologisme ».
Le gouvernement allemand, soucieux de la prosp√©rit√© de ses entreprises, a manŇďuvr√© pour favoriser l’exportations d’√©oliennes et de panneaux photovolta√Įques en laissant croire que cela cr√©erait des emplois locaux. C’est un √©chec total. Les panneaux solaires sont dor√©navant fabriqu√©s en Chine, et les constructeurs d’√©oliennes font faillite les uns apr√®s les autres.
La Chine a sign√© l’accord de Paris sur le climat en partie parce qu’elle d√©veloppe aussi un vaste programme de d√©veloppement de centrales nucl√©aires (une vingtaine de r√©acteurs y sont en cours de construction) qui remplaceront ses installations au charbon. Avec la Russie, elle sera le grand exportateur nucl√©aire de demain.
La Grande-Bretagne compte r√©duire les √©nergies fossiles et s’appuyer sur le d√©veloppement du nucl√©aire : il y est actuellement pr√©vue la construction de 10 r√©acteurs EPR.
INT√ČR√äT G√ČN√ČRAL OU INT√ČR√äTS PARTICULIERS ?
L’administration europ√©enne, acquise √† la nouvelle doxa, pense peut-√™tre de bonne foi (?) que l’int√©r√™t g√©n√©ral est d’accepter l’implantation d’√©oliennes et de panneaux photovolta√Įques. Une propagande efficace irrigue dans ce sens les sph√®res politiques et m√©diatiques.
En France, seul le milieu scientifique résiste (les Académie des Sciences, de Technologie, de Médecine, certains climatologues), mais ses avis (jugés non crédibles ?) paraissent superbement ignorés.
Inconsciemment (?), les grands m√©dias, par ailleurs si prompts √† d√©noncer les conflits d’int√©r√™t, favorisent des investisseurs priv√©s aux somptueux revenus garantis par l’√Čtat. Des fortunes s’√©difient sur le dos des contribuables !
EDF lui-m√™me, mis au pas, d√©clare ouvertement que les √©nergies renouvelables et nucl√©aires sont compl√©mentaires… C’est vrai uniquement pour l’hydraulique.
Mais comment une √©nergie al√©atoire peut-elle √™tre compl√©mentaire d’une source d’√©nergie dont le co√Ľt provient principalement de l’investissement initial et non de son fonctionnement ? En clair, plus le nucl√©aire produit, moins il est cher car le combustible ne co√Ľte presque rien dans la production.
UNE TRANSITION √ČNERG√ČTIQUE AVEC DES HAUSSES DE TARIF √Ä PR√ČVOIR
En d√©pit des faits, les hausses pr√©visibles du prix de l’√©lectricit√© sont d’avance imput√©es √† l’√©nergie nucl√©aire, alors qu’elles proviennent principalement du d√©veloppement des √©oliennes et des panneaux photovolta√Įques. Tout le syst√®me europ√©en de production d’√©lectricit√© est √† r√©viser, car gangren√© par les √©nergies renouvelables, mais il ne faut pas le dire !
Heureusement, des voix comp√©tentes commencent √† √©merger de la propagande m√©diatique bien orchestr√©e √† la fois par l’administration allemande et par les « √©cologistes » en France.
Puissent-elles être entendues !
La transition √©nerg√©tique en Allemagne est un monumental √©chec et, de plus, une menace pour le r√©seau √©lectrique europ√©en. Mais quel responsable politique le reconna√ģtra ? Et qui osera le dire publiquement ?
1-Ironiquement, les centrales à charbon émettent aussi plus de radioactivité que les centrales nucléaires !
2-Voir notamment www.sauvonsleclimat.org/fr/base-documentaire/electricite-renouvelable-intermittente-europe (vaste étude de Bernard Durand)
3-Il existe cependant une Association des √Čcologistes Pour le Nucl√©aire (AEPN) qui a de nombreuses sŇďurs √† l’√©tranger…
Les pr√©visions climatiques allemandes en danger 5 Millions de tonnes de gaz √† effet de serre en plus L’Allemagne vise d’ici 2020 une diminution significative de sa production de CO2.Mais au premier semestre de 2017 elle augment√©e √† nouveau. Ceci est d√©montr√© par les chiffres des √©missions dont LE SPIEGEL a pu prendre connaissance.........Le gouvernement f√©d√©ral devra probablement abandonner de fa√ßon d√©finitive l’id√©e d’atteindre son but envisag√© pour 2020 de prot√©ger le climat. …………………..
Deutschland will bis 2020 seinen CO2-Ausstoß deutlich senken. Doch im ersten Halbjahr 2017 ist er sogar wieder gestiegen. Das zeigen neue Emissionszahlen, die dem SPIEGEL vorliegen........
http://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/fuenf-millionen-tonnen-mehr-treibhausgase-a-1161374.html

01/08/17 Pendant ses 12 premiers mois, la plus haute √©olienne du monde a produit 9 GWh ūüėŹ
C’est l’heure du bilan, pour la plus haute √©olienne terrestre du monde… Au sud-ouest de l’Allemagne, sur un terrain √† cheval entre Hausbay et Bickenbach, la machine du turbinier allemand Nordex a produit 9 GWh au cours de sa premi√®re ann√©e de fonctionnement.
Install√©e fin juin 2016, cette √©olienne de 3,3 MW est dot√©e d’une tour de 164 m√®tres, pour une hauteur totale de presque 230 m√®tres. « Le volume d’√©lectricit√© g√©n√©r√© prouve, en particulier dans les r√©gions ayant de faibles vitesses moyennes de vent,...
https://www.greenunivers.com/2017/08/pendant-12-premiers-mois-plus-haute-eolienne-monde-a-produit-9-gwh-166446/

28/07/17Loi de transition énergétique : attention au virage !

La co√Ľteuse sortie de route de l’Allemagne dans son « virage √©nerg√©tique » (« Energiewende » en allemand) devrait alerter les parlementaires fran√ßais. Il ne faudrait pas aboutir au m√™me d√©sastre.
L’√©lectricit√© y est deux fois plus ch√®re qu’en France pour les particuliers, la consommation de charbon, de m√©thane et les √©missions de gaz √† effet de serre sont en hausse, et leur r√©seau d’√©lectricit√© est fragilis√©.
La loi de transition √©nerg√©tique (LTE) comporte trois objectifs : 1) s√©curiser nos approvisionnements, 2) contribuer √† la lutte contre le changement climatique, 3) √™tre plus comp√©titif pour am√©liorer l’emploi et la croissance.
Mais elle comporte aussi des objectifs politiques qui n’ont pas √©t√© soumis √† une analyse √©conomique, comme la r√©duction de 50% des √©missions de carbone en 2050. Ils supposent de gigantesques financements et impliquent une importante d√©gradation du niveau de vie.
Quelques « belles √Ęmes » ont fait croire aux Fran√ßais qu’ils faisaient une bonne action pour la plan√®te en r√©duisant de 90% les √©missions de carbone du syst√®me √©lectrique europ√©en. C’est un chiffre qui sonne bien et fort. Mais, en r√©alit√©, cet effort hercul√©en diminuera seulement de 0,9% le carbone n√©faste dans l’atmosph√®re. En effet, la production √©lectrique fran√ßaise est d√©j√† d√©carbon√©e √† 90%, et elle repr√©sente seulement 4% de nos √©missions globales de carbone. Plus de mille milliards d’euros vont √™tre gaspill√©s en Europe pour, au final, repousser le r√©chauffement climatique de trois mois au maximum sur 50 ans…
Pour aboutir à cette absurdité, la Commission européenne a commis deux erreurs pendant ses travaux :
- La premi√®re a √©t√© de se laisser bercer par la musique des mots sans √©valuer les b√©n√©fices de la mise en Ňďuvre de ses pr√©conisations.
- La deuxi√®me, a √©t√© de mettre en place deux trains de directives qui se t√©lescopent : 1) D’un c√īt√©, il y a une politique de lib√©ralisation des march√©s europ√©ens de l’√©nergie (la m√™me que celle mise en place pour les « t√©l√©com »). Elle poss√®de sa logique : la concurrence et le consommateur sont au centre du dispositif. 2) D’un autre c√īt√©, et en m√™me temps, il y a la directive europ√©enne de 2008 sur le climat qui revient √† multiplier les subventions sans aucune limite de co√Ľt. Elle place le producteur d’√©nergie renouvelable au centre du dispositif (et pas le consommateur) en lui donnant tous les moyens de produire les √©nergies les moins comp√©titives sous pr√©texte qu’elles sont vertes.
Ainsi, la Commission europ√©enne dit d’un cot√© : « vive la concurrence » en privil√©giant les consommateurs et les prix bas et simultan√©ment et, d’un autre c√īt√©, « tout ce qui est vert doit √™tre subventionn√© jusqu’√† devenir comp√©titif dans 30 ou 40 ans ». Ces deux politiques sont contradictoires.
L’erreur fondamentale est de ne pas avoir appliqu√© une v√©ritable analyse √©conomique et de s’√™tre laiss√© hypnotiser, comme souvent, par des mots s√©duisants : on « d√©carbone », on « sauve la plan√®te », on va vers « un monde meilleur » gr√Ęce √† « une politique ambitieuse ». Mais, en r√©alit√©, nos d√©cideurs ne font pas l’effort de mettre en parall√®le la d√©pense et le r√©sultat escompt√©. Ils engagent les Europ√©ens, et donc les Fran√ßais, dans une impasse.
Des lobbies puissants gravitent autour des √©nergies « vertes » dans le but d’obtenir des subventions pour les √©oliennes et les panneaux photovolta√Įques. Le consommateur et le contribuable paieront, m√™me si, comme l’a d√©clar√© le pr√©c√©dent Pr√©sident de la R√©publique Fran√ßois Hollande √† la t√©l√©vision le 7 novembre 2014 :« Ca ne co√Ľtera rien puisque c’est l’Etat qui paye » (! ?)
La France a aussi accumul√© des erreurs dans l’√©laboration de cette transition √©nerg√©tique europ√©enne. Elle a d√©j√† une √©nergie d√©carbon√©e comme le sera peut-√™tre l’√©nergie allemande en… 2050. Au lieu de dire « nous avons un avantage comp√©titif. Que les autres prennent exemple sur nous et nous rattrapent », nos d√©cideurs ont consid√©r√© que tout le monde devait s’imposer le m√™me effort sans √©gard pour le niveau d√©j√† atteint !
Notre r√©seau √©lectrique, interconnect√© au r√©seau allemand, absorbe les √©normes perturbations dues aux erreurs d’outre Rhin dans le d√©veloppement disproportionn√© des √©nergies intermittentes (√©olien et photovolta√Įque). La faute √† qui ? L’Agence de l’environnement et de la ma√ģtrise de l’√©nergie (ADEME), nos hommes politiques et « Bruxelles » vont bient√īt se rejeter « la patate chaude ».
Dans les cabinets minist√©riels, des ombres discr√®tes ont fait prendre une d√©cision d√©lirante aux d√©cideurs europ√©ens : la division par quatre de nos √©missions de gaz √† effet de serre d’ici 2050 (dit le « facteur 4 »). Elle aura un r√©sultat insignifiant √† l’√©chelle de la plan√®te mais elle peut saborder notre niveau de vie. Qu’on divise par quatre ou par dix nos √©missions de carbone en 40 ans retardera peut-√™tre le r√©chauffement climatique mondial de quelques semaines ! Il faut dire la v√©rit√© et cesser de se laisser griser par la musique des mots.
Engager des centaines de milliards d’euros pour des objectifs politiques incantatoires et √©conomiquement mal d√©finis est une folie aux cons√©quences sociales dangereuses dans un pays qui s’√©tripe pour une allocation familiale rabot√©e et des cong√©s parentaux diminu√©s.
Influencés efficacement par des experts autoproclamés et des idéologues, quelques politiciens irresponsables concoctent aux Français un avenir faussement décarboné, faussement radieux et hors de prix.
Attention au virage !…http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/loi-de-transition-energetique-195445

18/07/17 : Allemagne : des efforts sur les énergies renouvelables freinés par le transport
L’Allemagne a augment√© la part de son √©lectricit√© produite par les √©nergies renouvelables √† 35,1 % au premier semestre 2017. Une bonne nouvelle qui reste toutefois √† relativiser : la part des √©nergies renouvelables dans les secteurs allemands du transport et du chauffage continue √† √™tre modeste.
35,1 % de l’√©lectricit√© g√©n√©r√©s par les √©nergies renouvelables
L’Allemagne a augment√© la part de son √©lectricit√© produite par les √©nergies renouvelables √† 35,1 % au premier semestre 2017, selon un rapport de la F√©d√©ration allemande des √©nergies renouvelables (BEE). Celle-ci s’√©tablissait d√©j√† √† 32,7 % en 2016 sur la m√™me p√©riode. Avec ce nouveau record, l’objectif fix√© par le gouvernement allemand de g√©n√©rer au moins 20 % de l’√©lectricit√© du pays en 2020 √† partir de sources d’√©nergies renouvelables devrait non seulement √™tre atteint mais est d’ores et d√©j√† d√©pass√©.
Abandon du nucl√©aire civil d’ici 2022
L’Allemagne ambitionne d’abandonner progressivement sa production d’√©nergie nucl√©aire d’ici 2022. Cette d√©cision est en partie √† l’origine de la hausse constante de la part des √©nergies renouvelables dans son mix √©nerg√©tique au cours de ces derni√®res ann√©es. C’est en 2011, au lendemain de la catastrophe de Fukushima (Japon), que la chanceli√®re Angela Merkel a annonc√© le choix du gouvernement allemand de mettre fin √† l’atome civil dans le pays.
Dans le d√©tail, la part de l’√©nergie √©olienne terrestre dans le mix allemand est pass√©e √† 39,75 TWh entre janvier et juin 2017. Elle √©tait de 34,71 TWh l’ann√©e pr√©c√©dente au cours de la m√™me p√©riode. L’√©olien offshore est quant √† lui pass√© √† 8,48 TWh sur le premier semestre tandis que le photovolta√Įque solaire a progress√© √† 21,74 TWh, une modeste augmentation en comparaison des 19,30 TWh d’√©lectricit√© d√©j√† √©tablies en 2016.
Décarbonisation amoindrie par le transport et le chauffage
Si ces chiffres constituent une bonne nouvelle en soi, leur impact sur la d√©carbonisation de l’Allemagne est cependant amoindri par d’autres branches d’activit√©s qui continuent √† √™tre de grands √©metteurs de gaz √† effet de serre en d√©pit de quelques progr√®s enregistr√©s au fil des ann√©es. Ainsi en est-il des secteurs du transport et du chauffage, qui sont point√©s du doigt par la BEE dans son rapport. Ce dernier d√©montre que les √©nergies renouvelables fournissent seulement 5,1 % de l'√©nergie consomm√©e dans les transports, 13,6 % pour le chauffage.
L’utilisation toujours importante de la composante charbon-lignite et du fioul n’est pas √©trang√®re √† ce ph√©nom√®ne de disparit√© entre secteurs.
« Ce n'est qu'avec un engagement beaucoup plus grand en faveur de la propagation des sources d'√©nergie renouvelables – pour l'√©lectricit√©, le chauffage et le transport – que nous pourrons atteindre les objectifs de l'Accord climatique de Paris et les objectifs exig√©s par l'Union Europ√©enne en mati√®re d’√©nergies renouvelables », a d√©clar√© Harald Uphoff, le Directeur g√©n√©ral de l’EBB. Qui est donc loin de donner son satisfecit sur la situation globale √©nerg√©tique de l’Allemagne (pour aller plus loin, lire notre analyse Voiture √©lectrique : dans quel pays est-elle la plus "propre" ?).
https://www.breezcar.com/actualites/article/allemagne-energies-renouvelables-35-100-production-globale-0717


08/07/17√Čolien en Allemagne : vers une mise au pas des projets citoyens
En mai dernier, l’Allemagne d√©couvrait avec surprise les r√©sultats du tout premier appel d’offres d√©di√© √† l’√©olien terrestre : 65 projets citoyens sur 70 laur√©ats (96% des 807 MW allou√©s). Un engouement assez inattendu de la part des citoyens – √† l’heure actuelle, « seulement » un parc √©olien sur cinq est d√©tenu par des particuliers en Allemagne – et finalement assez suspect.
Exemptions contre-productives
Des citoyens qui raflent tout lors d’un appel d’offres commercial ultra concurrentiel. Trop beau pour √™tre vrai ? On dirait bien. Intrigu√©s par ces r√©sultats proprement in√©dits, plusieurs experts allemands se sont pench√©s sur le d√©tail des offres. Leurs conclusions, reprises par les m√©dias allemands, tiennent en deux points. D’abord, les exemptions accord√©es aux B√ľrgergesellschaften (soci√©t√©s citoyennes) ont entra√ģn√©...
https://www.greenunivers.com/2017/07/eolien-allemagne-vers-mise-projets-citoyens-165110/

22/05/17 : Appel d’offres √©olien en Allemagne : les citoyens font (beaucoup) mieux que les professionnels
Gro√ü surprise vendredi dernier lors de la pr√©sentation des r√©sultats du tout premier appel d’offres √©olien terrestre en Allemagne : 96% des 807 MW obtenus sont « B√ľrgerenergiegesellschaften », c’est-√†-dire des projets de coop√©ratives citoyennes et non des dossiers pr√©sent√©s par des d√©veloppeurs professionnels. Lesquels se sont r√©v√©l√©s moins comp√©titifs. Ce qui fait dire √† un d√©veloppeur fran√ßais, avec le sourire, que « l’√ľberisation guette les √©nergies renouvelables ».
Bon march√©, l’√©olien citoyen
Lors de cette comp√©tition in√©dite outre-Rhin, quelque 70 projets – avec une puissance minimale tr√®s faible, soit 0,750 MW – ont √©t√© retenus, sur 256 dossiers et 2 137 MW propos√©s au total ; 65 √©taient pr√©sent√©s par des coop√©ratives. Les prix ont √©t√© salu√©s par Jochen Homann , le pr√©sident de l’agence de l’√©nergie allemande, car ils correspondent √† l’objectif ultime des appels d’offres : sortir les √©nergies renouvelables des subventions. De fait, le prix moyen de cette session inaugurale ressort √† 57,1 €/MWh, avec un plus haut √† 57,8 € et un plus bas √† 55,8 €, selon les r√©gions. Les noms des laur√©ats n’ont pas √©t√© d√©voil√©s.
Personne n’avait vu venir ces projets participatifs, qui ne regroupent que 10 personnes physiques au maximum, car ils n’√©taient pas soumis √† la proc√©dure de pr√©-qualification. Les projets devront d√©sormais √™tre r√©alis√©s dans un d√©lai compris entre 24 et 30 mois.
Encore neuf sessions d’ici 2020
Deux autres rounds √©oliens vont √™tre organis√©s dans l’ann√©e afin de respecter l’objectif de 2,8 GW par an que pr√©voit la nouvelle strat√©gie allemande des √©nergies renouvelables. Elle consiste √† limiter et non acc√©l√©rer leur d√©veloppement d√©sormais. En 2014, ann√©e record, 4,7 GW √©oliens ont √©t√© install√©s. L’ann√©e derni√®re, la puissance raccord√©e a encore atteint 4,26 GW, ce qui a √©t√© interpr√©t√© comme un rush des d√©veloppeurs pour profiter de la derni√®re ann√©e du guichet unique. Dans le cadre de l’appel d’offres, quatre nouvelles sessions sont programm√©es pour 2018 et trois pour 2019.
Dans l’Hexagone, le cahier des charges des futurs appels d’offres √©oliens, pour des projets d’au moins 7 √©oliennes, fait en th√©orie une place de choix au financement participatif, avec un bonus situ√© entre 2 et 3 €/MWh, en fonction de la proportion du financement (entre 20% et 40%) fourni par les citoyens ou les collectivit√©s. Les capitaux n√©cessaires au d√©veloppement √©olien correspondent aux possibilit√©s de certains acteurs du financement participatif, comme les Soci√©t√©s d’√©conomies mixte (SEM) et les coop√©ratives, mais pas √† celles des plateformes de crowfunding.
https://www.greenunivers.com/2017/05/appel-doffres-eolien-allemagne-citoyens-beaucoup-mieux-professionnels-162704/

16/05/17Grosse frayeur : une pale d'éolienne tombe sur l'autoroute
Un chauffeur de poids lourd a échappé de peu à la mort, ce mardi, sur l'autoroute A33, quand une énorme pièce s'est abattue sur son véhicule.
Un accident spectaculaire a bloqu√© l'A33, une autoroute proche de Bielefeld, dans le nord-ouest de l’Allemagne, ce mardi matin.
Transportée par un convoi routier, une pale d'éolienne s'est détachée dans un virage : l'énorme pièce s'est abattue sur un poids lourd qui circulait à sa hauteur, barrant les deux voies de circulation.
Par miracle, le conducteur du camion fracassé n'a été que légèrement blessé, selon le "Frankfurter Allgemeinen".
http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/05/16/grosse-frayeur-une-pale-d-eolienne-tombe-sur-le-camion

16/05/17 : Allemagne: une √©olienne s'√©crase sur une autoroute

Une √©olienne s'est effondr√©e mardi sur un camion qui circulait sur une autoroute du nord-ouest de l’Allemagne, non loin de Bielefeld, selon le Frankfurter Allgemeine. L'accident, spectaculaire, a bloqu√© l'A33 dans les deux sens de circulation. Par miracle, le conducteur du camion, dont la cabine a √©t√© pulv√©ris√©e, n'a √©t√© que l√©g√®rement bless√©.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/05/16/97001-20170516FILWWW00322-allemagne-une-eolienne-s-ecrase-sur-une-autoroute.php

24/04/17L’√©olien offshore n’a plus besoin de subvention en Allemagne
C’est une √©tape cl√© dans son d√©veloppement que vient de conna√ģtre la fili√®re industrielle de l’√©olien en mer. Trois grands projets ont gagn√© l’appel d’offres organis√© en Allemagne en ne demandant aucune aide publique. Une premi√®re mondiale.
Record hors-raccordement
Le gouvernement allemand lui-m√™me ne s’attendait pas √† √ßa. Les groupes Dong Energy et EnBW ont remport√© l’appel d’offres avec des projets √©oliens cumulant respectivement 480 et 900 MW. Ils ne b√©n√©ficieront d’aucun soutien de l’Etat et vendront l’√©lectricit√© directement sur le march√©. Un quatri√®me projet (110 MW) a √©t√© attribu√© √† Dong Energy pour un prix cible de 60 €/MWh. A noter que le co√Ľt du raccordement n’est pas inclus dans les projets et sera pris en charge par le gestionnaire de r√©seau TenneT.
Convaincu par les prix historiquement bas propos√©s par les d√©veloppeurs, Berlin a d√©cid√© d’organiser dans les prochains mois d’autres appels d’offres pour plus de 3 GW. Une occasion de renouveler le parc √©lectrique vieillissant √† moindre co√Ľt. En effet, le secteur des renouvelables se livre √† une concurrence f√©roce sur les prix.
Age d’or des renouvelables
Le record allemand n’est pas un cas isol√©. Depuis des ann√©es, les diff√©rents appels d’offres internationaux pour la construction de nouvelles installations √©lectriques sont domin√©s par les √©nergies renouvelables. En concurrence frontale avec d’autres technologies (gaz, charbon, p√©trole, nucl√©aire), les √©nergies renouvelables remportent la grande majorit√© des projets gr√Ęce √† une dur√©e de construction courte (2-3 ans en moyenne) et des co√Ľts en chute libre. Des performances dues souvent aux conditions favorables de certains pays √† l’instar du Chili qui a obtenu en ao√Ľt 2016 un prix de 25,6 €/MWh pour un projet photovolta√Įque dans la r√©gion de Tarapaca (d√©sert d’Atacama). Plus r√©cemment, c’est un pays moins connu pour son soleil, le Danemark, qui affiche un nouveau record europ√©en pour le solaire avec 17,3 €/MWh + prix march√© spot.
Concentration
La chute des prix de vente s’est accompagn√©e d’un mouvement de concentration des acteurs du secteur pour faire face √† la concurrence, notamment dans l’√©olien. R√©cemment, l’Espagnol Gamesa a fusionn√© avec l’Allemand Siemens. Du cot√© fran√ßais, il y a bien s√Ľr Alstom Energie rachet√© par l’am√©ricain General Electric en 2015 et Adwen (Areva) absorb√© par Siemens gr√Ęce √† Gamesa. A noter aussi l’Espagnol Acciona pass√© sous le contr√īle de l’Allemand Nordex. Ce mouvement de concentration vise √©galement √† faire face √† la mont√©e en puissance des acteurs asiatiques tels que le Chinois Goldwind, pass√© en 2016 en 1√®re position d√©tr√īnant Vestas √† la surprise g√©n√©rale.
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/leolien-offshore-na-plus-besoin-de-subvention-en-allemagne-42830/

20/04/17 : √Čolien offshore: comment les Allemands cassent les prix
Dong et EnBW vont pratiquement se passer de subventions pour leurs prochains parcs √©oliens en mer du Nord allemande. Un choix tr√®s audacieux. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.
Le 13 avril est pass√© inaper√ßu. Ce jour sera peut-√™tre √† marquer d’une pierre blanche tant la nouvelle est sid√©rante. Pour la premi√®re fois, des exploitants de parcs √©oliens marins promettent pratiquement de se passer d’aide tarifaire, tant leurs co√Ľts de production seront bas.
L’agence f√©d√©rale des r√©seaux (BNetzA) a en effet d√©clar√© EnBW et Dong vainqueurs du dernier appel d’offres. Cette comp√©tition portait sur la r√©alisation de 1.490 m√©gawatts (MW) de capacit√©s, en mer du Nord.
4 Parcs marins
L’ancienne filiale d’EDF, EnBW, construira le parc de He Dreiht (900 MW) qui devra √™tre raccord√© au r√©seau en 2025. √Ä l’√©nerg√©ticien danois, Dong, la r√©alisation des parcs de OWP West (240 MW), Borkum Riffgrund West 2 (240 MW) et de Gode Wind 3 (110 MW). Ces trois installations doivent √™tre mises en service en 2024.
Pour trois des quatre parcs, commente la BNetzA dans un communiqu√©, les √©lectriciens pr√©voient de vendre leur courant directement au prix du march√© (autour de 37 euros le m√©gawattheure). Seul le parc de Gode Wind 3 b√©n√©ficiera d’une prime estim√©e √† 60 €/MWh.
4,4 €/MWH de subvention
Au total, le montant des subventions pour les futurs parcs de cet appel d’offres se situe aux alentours de 4,4 €/MWh. Du jamais vu! « Ces offres ont √©t√© tr√®s inf√©rieures aux pr√©visions », conc√®de Jochen Homann, le pr√©sident de la BNetzA. Pour m√©moire, les co√Ľts de production des futurs parcs marins fran√ßais devraient tourner autour de 220 €/MWh.
Comment expliquer des co√Ľts aussi bas? Les sites sont particuli√®rement vent√©s: une vitesse moyenne de vent de 10 m√®tres √† la seconde, « ce qui est la plus forte observ√©e sur notre portefeuille », explique Dong. Les autorit√©s allemandes ont accept√© de porter de 25 √† 30 ans la dur√©e des concessions. L’√©nerg√©ticien danois pr√©voit aussi de mutualiser les co√Ľts de maintenance entre plusieurs de ses parcs marins.
√Čoliennes de plus de 10 MW
Mais le plus important rel√®ve encore du pari. EnBW et Dong estiment que le prix de gros de l’√©lectricit√©, sur le march√© allemand, est appel√© √† se relever sensiblement ces prochaines ann√©es, rendant l’√©lectron marin tr√®s comp√©titif. Tr√®s audacieux pour un march√© qui souffre de surproduction. Mieux, les deux √©nerg√©ticiens annoncent vouloir installer des turbines de 11 MW unitaires (pour EnBW) et de 13 √† 15 MW unitaires (pour Dong). Or ces machines n’existent pas encore. Pas m√™me √† l’√©tat de prototype. Les plus puissantes du moment, telle l’AD8 de 8 MW d’Adwen, sont actuellement en cours d’essai.
https://www.euractiv.fr/section/energie/news/eolien-offshore-comment-les-allemands-cassent-les-prix/

19/04/17 : Eolien offshore : l'Allemagne attribue les premiers parcs sans aucune subvention
La nouvelle a fait quelque peu sensation outre-rhin la semaine derni√®re. La Bundesnetzagentur, autorit√© f√©d√©rale en charge de l’attribution des concessions offshore, a annonc√© les laur√©ats de la premi√®re phase de WindseeG, le nouveau plan f√©d√©ral d’implantation d’√©oliennes en mer. Et √† la plus grande surprise de tous, y compris de l’agence elle-m√™me, des √©nerg√©ticiens ont propos√© des offres ne n√©cessitant aucune subvention publique.
Le groupe danois Dong a remport√© trois champs : OWP West (240 MW), Borkum Griffrund West 2 (240 MW) et Gode Wind (110 MW). Les deux premiers ne b√©n√©ficieront d’aucune subvention et le dernier pr√©voit une aide de 60 euros/MWH. EnBW, √©nerg√©ticien allemand bas√© dans le tr√®s terrien Bade-W√ľrtemberg, a quant √† lui remport√© le gigantesque champ de He Dreiht de 900 MW, l√† encore sans demander aucune subvention.
Des turbines de 13 à 15 MW
Comment est-ce possible ? Plusieurs facteurs sont mis en avant par les laur√©ats, √† commencer par la maturit√© de la technologie et ses avanc√©es √† venir. Dong pr√©voit ainsi d’√©quiper ses futurs champs de turbines de 13 √† 15 MW anticipant la construction de ce nouveau gabarit de plateformes pour la mise en route des futurs champs en 2024. Le groupe danois pr√©voit √©galement de regrouper les champs OWP et Borkum en un pour pouvoir r√©aliser des √©conomies d’√©chelle et souligne le fait que l’extension, par l’agence f√©d√©rale, de la dur√©e d’exploitation des machines de 25 √† 30 ans permet une meilleure visibilit√© op√©rationnelle. M√™me son de cloche chez EnBW qui estime que son futur champ, qui d√©marrera en 2025, b√©n√©ficiera de « d√©veloppements techniques rapides » et de synergies avec les champs voisins d’Albatros et de Hohesee.
Cette avanc√©e illustre le nouvel √©lan de l’Energiewende, la politique de transition √©nerg√©tique men√©e par l’Allemagne depuis son annonce du retrait progressif de l’√©nergie nucl√©aire. Apr√®s quelques ann√©es de flou, l’√©olien offshore revient sur le devant de la sc√®ne, comme un des piliers du nouveau mix √©nerg√©tique, offrant aux industriels des perspectives plus sereines et donc des capacit√©s accrues d’investissement dans l’√©volution des technologies.
http://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-offshore-lallemagne-attribue-les-premiers-parcs-sans-aucune-subvention

18/04/17 : Quand l'√©olien en mer se passe de subventions (Allemagne)

Certains projets allemands sont devenus très compétitifs.
Energie. : Pour la premi√®re fois, trois projets de parcs √©oliens en mer en Allemagne se passeront totalement de subventions et pr√©voient de vendre leur √©lectricit√© au prix du march√©, √† un niveau estim√© √† 33,40 euros par m√©gawattheure. Ce record pour une √©nergie renouvelable est rendu possible par les conditions propres √† cet appel d'offres, mais il t√©moigne du fait que la production d'√©nergie √©olienne en mer devient de plus en plus comp√©titive. En France, une nouvelle proc√©dure dite de « dialogue comp√©titif » devrait permettre √©galement de r√©duire les co√Ľts.


16/04/17 : Des √©oliennes volantes arrivent bient√īt en AllemagneDes √©oliennes volantes arrivent bient√īt en Allemagne
L’√©nerg√©ticien allemand E.ON s’est associ√© avec Ampyx Power pour d√©velopper des √©oliennes qui planent au-dessus de nos t√™tes…
Pour oublier ses 15,45 milliards d’euros de pertes nettes accumul√©es ces deux derni√®res ann√©es, E.ONEOAN -1,22% pr√©f√®re garder la t√™te dans les nuages… L’√©nerg√©ticien s’est associ√© avec la soci√©t√© n√©erlandaise Ampyx Power pour mettre au point une √©olienne volante capable de g√©n√©rer de l’√©nergie √† moindre co√Ľt.
Le groupe allemand est parti d’un constat assez simple. Avec pr√®s de 27.270 √©oliennes sur son sol, la r√©publique f√©d√©rale commence √† manquer d’espace pour accueillir de nouvelles fermes.
Les turbines traditionnelles sont, en outre, de plus en plus co√Ľteuses √† construire et √† installer. Un chantier d’assemblage d’un "moulin √† vent" haut de 200 m√®tres co√Ľte en moyenne 120.000 euros par… jour. Cette facture est encore plus √©lev√©e lorsque les √©oliennes sont install√©es en pleine mer. Au large des c√ītes, la construction des fondations et des m√Ęts au sommet desquels sont fix√©es des pales longues de 90 m√®tres repr√©sente 30% des investissements d√©gag√©s par les √©nerg√©ticiens.
"Yoyo" volant
Cette course au gigantisme commence √† atteindre ses limites. Une donn√©e physique pousse pourtant les exploitants √† aller plus haut… Le vent est toujours plus fort √† une altitude plus √©lev√©e. E.ON et Ampyx Power ont donc eu l’id√©e de mettre au point une √©olienne a√©roport√©e.
Leur syst√®me ressemble √† celui d’un "yoyo". Un cerf-volant aux allures de drone et √©quip√© de deux petites h√©lices effectue dans le ciel un vol en forme de "8" √† une altitude comprise entre 200 et 450 m√®tres. Ce "planeur" g√©n√®re de l’√©nergie lors de la phase de traction quand il s’√©loigne et qu’il d√©roule la corde du treuil auquel il est rattach√© qui entra√ģne un g√©n√©rateur √©lectrique.
Lorsque le c√Ęble d’une longueur de 750 m√®tres est tendu, le cerf-volant redescend automatiquement, ce qui provoque le rembobinage du fil d’acier et le processus se r√©p√®te ensuite ind√©finiment. Le drone est reli√© √† une petite plateforme flottante qui peut √™tre install√©e en mer l√† o√Ļ les vents sont les plus forts.
Un premier prototype capable de g√©n√©rer 250 kW, baptis√© AP3, est actuellement op√©rationnel. Les 3 millions d’euros apport√©s par E.ON, selon le quotidien financier Handelsblatt, vont permettre √† Ampyx Power de construire un site de test en Irlande. D√®s 2020, la soci√©t√© n√©erlandaise compte produire des cerfs-volants de 2MW qui pourront concurrencer directement les √©oliennes "traditionnelles". Cette initiative n’est pas unique en son genre.
Google dans la course
En 2013, GoogleGOOG -0,09% a rachet√© la start-up californienne Makani Power qui produit √©galement des √©oliennes volantes fonctionnant comme un "yoyo". La soci√©t√© italienne KiteGen a, elle, mis au point un mod√®le plus simple ressemblant √† un cerf-volant traditionnel. La compagnie am√©ricaine Altaeros teste, pour sa part, une turbine int√©gr√©e √† un ballon. Baptis√©e "The Bat" et con√ßue par le MIT de Boston, cet a√©rostat gonfl√© √† l’h√©lium de 10 m√®tres de diam√®tre vole √† une altitude comprise entre 300 et 600 m√®tres. Son h√©lice centrale produit de l’√©lectricit√© qui est transf√©r√©e √† la terre par des c√Ębles m√©talliques.
E.ON s’est √©galement associ√© au mois de d√©cembre au p√©trolier Royal Dutch Schell et au g√©ant Schlumberger pour investir 5 millions de livres sterling dans la soci√©t√© britannique Kite Power Systems qui a d√©velopp√© un cerf-volant "yoyo". La reconversion de l’√©nerg√©ticien allemand dans l’√©olien n’est pas le fruit du hasard.
La d√©cision inattendue d’Angela Merkel d’ordonner la fermeture des centrales nucl√©aires allemandes au lendemain de la catastrophe de Fukushima et les critiques li√©es √† l’utilisation des centrales √† charbon polluantes ont conduit E.ON √† se s√©parer de ses activit√©s d’√©nergies fossiles en les introduisant en Bourse √† l’automne dernier. Pour survivre, le groupe doit aujourd’hui compter sur l’aide d’Eole…

11/04/17Le tournant √©nerg√©tique allemand est un «d√©sastre»

Fritz Vahrenholt, ancien √©lu socialiste allemand actif dans le domaine de la protection de l’environnement et manager du secteur √©nerg√©tique, s’exprime sur la politique √©nerg√©tique allemande et sur la Suisse qui, √† son avis, devrait √©viter de suivre l’exemple allemand.
Reprise autoris√©e et raccourcie de l’interview de Dominik Feusi, «Basler Zeitung (BaZ)» du 18.02.2017
BaZ: Vous avez qualifi√© la politique √©nerg√©tique allemande de «d√©sastre». Pourquoi?
Fritz Vahrenholt: Pour commencer, le gouvernement allemand a d√©cid√© en l’espace d’un week-end apr√®s le tsunami au Japon de renoncer √† l’√©nergie nucl√©aire qui, jusque-l√†, assurait la capacit√© √©lectrique de base pour l’industrie allemande. Depuis, le gouvernement allemand tente de remplacer cette ressource √©nerg√©tique s√Ľre et fiable par une production √©lectrique variable bas√©e sur le soleil et le vent. C’est insens√© et en r√©alit√© tout le monde le sait.
Moi, je ne le sais pas, Alors expliquez-moi.
50 √† 100 jours par an, parfois durant des semaines enti√®res, nous n’avons ni vent ni soleil. Pendant ces p√©riodes, ces √©quipements produisent moins de 10% de nos besoins en √©nergie. Quand le vent souffle et que le soleil brille, il y a trop d’√©lectricit√© dans le r√©seau et, comme nous n’avons pas de capacit√© de stockage, nous sommes contraints de d√©clencher les √©oliennes. Nous avons un probl√®me qui s’aggrave constamment – soit nous avons trop d’√©lectricit√©, soit nous n’en avons pas assez.
Commen√ßons par le d√©but. L’√©nergie nucl√©aire n’a pas d’avenir, tout de m√™me!
C’est ce que la politique a d√©cid√© alors que les centrales nucl√©aires allemandes n’ont suscit√© ni critiques, ni craintes s√©rieuses quant √† leur s√©curit√©.
La Suisse a prévu de laisser produire les centrales nucléaires aussi longtemps que leur sécurité le permet.
C’est intelligent. Vous gagnez ainsi du temps jusqu’√† ce que l’on dispose √©ventuellement de technologies avantageuses de stockage √©nerg√©tique.
Et les déchets radioactifs?
La probl√©matique du stockage final des d√©chets radioactifs doit √™tre r√©solue ind√©pendamment du fait que les centrales nucl√©aires tournent pendant 30, 40 ou 50 ans. Apr√®s Fukushima, seule la Suisse et l’Allemagne ont d√©cid√© de lancer un tournant √©nerg√©tique. M√™me le Japon continue de miser sur la force nucl√©aire et sur le charbon. La derni√®re centrale nucl√©aire allemande sera arr√™t√©e en 2022. Il n’y aura alors plus d’approvisionnement fiable dans le sud de l’Allemagne. Nous d√©pendrons de plus en plus des forces de la nature si, par la suite, nous renon√ßons aussi aux centrales au charbon ou au gaz.
Il suffit d’installer suffisamment de centrales √©oliennes et solaires…
Non, m√™me si vous triplez la capacit√© √©olienne, la production est quasiment √©gale √† z√©ro par calme plat. Le m√™me constat vaut pour le solaire, notamment la nuit. La quantit√© de courant produite par les √©oliennes √©quivaut √† 90 jours par an de production √† pleine puissance. Pour les installations photovolta√Įques, on ne compte m√™me que 35 jours par an √† plein rendement. Ces simples chiffres font comprendre que, faute d’un stockage √©nerg√©tique suffisant, il est impossible de garantir un approvisionnement fiable avec ces ressources.
Pourquoi cela est-il si important?
Il faut avoir conscience de ce que le syst√®me en place doit produire. A chaque fois qu’un besoin d’√©lectricit√© se d√©clenche quelque part, le syst√®me doit imm√©diatement fournir l’√©lectricit√© demand√©e. Si un soir d’hiver on enclenche les projecteurs illuminant le stade du FC B√Ęle, la demande en √©lectricit√© doit √™tre satisfaite dans les secondes qui suivent. L’√©nergie solaire ou √©olienne ne permet pas d’augmenter instantan√©ment la production.
La production excédentaire allemande menace aussi notre force hydraulique.
Nous disposons en Allemagne de 50000 m√©gawatts de puissance √©olienne. Lorsque toutes les √©oliennes produisent, nous devons d’abord stopper les centrales au charbon et au gaz, mais ensuite m√™me des √©oliennes, faute de quoi le syst√®me s’effondre. Si cela ne suffit pas, nous envoyons de l’√©lectricit√© √† l’√©tranger et nous d√©truisons de la sorte l’approvisionnement national des pays voisins. A l’inverse, nos voisins doivent nous soutenir lorsqu’il n’y a plus de vent. Les Polonais n’acceptent plus cela. Ils ont install√© des d√©phaseurs √† leurs fronti√®res pour emp√™cher que l’√©lectricit√© exc√©dentaire allemande leur parvienne. Les Tch√®ques en feront bient√īt autant.
La Suisse pourrait-elle agir de même?
Je peux tout √† fait m’imaginer que ce d√©bat commence bient√īt en Suisse et que l’on se pose la question suivante: «Sommes-nous r√©ellement oblig√©s de supporter les cons√©quences de la politique √©nerg√©tique t√©m√©raire et mal calcul√©e de l’Allemagne?» Il existe sans doute des gens en Suisse qui r√©pondront non √† cette question. Je les comprends parfaitement.
LES √ČOLIENNES D√ČTRUISENT LES PAYSAGES ET LES ALENTOURS DES VILLAGES. CONS√ČQUENCES: DE PLUS EN PLUS D’INITIATIVES CITOYENNES SONT LANC√ČES EN ALLEMAGNE POUR S’OPPOSER √Ä LEUR CONSTRUCTION.
Quelle menace repr√©sentent les √©oliennes?J’ai moi-m√™me fond√© en 2000 une entreprise de force √©olienne et je l’ai d√©velopp√©e. Je connais donc tr√®s bien cette technologie. Il ne me serait jamais venu √† l’esprit de croire que l’on envisagerait de faire fonctionner un r√©seau de chemins de fer avec une √©nergie aussi variable. Nous devons tous nous en rendre compte. Les √©oliennes n’ont pas que des avantages. Nous devons tous apprendre cela. En Allemagne on projette de construire en moyenne tous les 2,7 km une √©olienne alors que nous savons bien que ces √©quipements font dispara√ģtre les oiseaux rapaces, les chauves-souris et d’autres esp√®ces menac√©es. Le milan rouge est menac√©. Les effectifs des 26 esp√®ces les plus importantes d’oiseaux chanteurs sont en baisse. Les cons√©quences nuisibles des √©oliennes pour les espaces vitaux des plantes et animaux sont √©normes. Si une centrale nucl√©aire avait autant d’effets destructeurs sur la nature que les √©oliennes, il y a longtemps qu’on l’aurait arr√™t√©e.
Pourquoi les organisations de protection de la nature se taisent-elles?
La raison profonde est la suivante: le parti politique des verts a fait du tournant √©nerg√©tique son programme et il poursuit ce programme co√Ľte que co√Ľte. Les verts allemands n’ont en r√©alit√© jamais √©t√© un parti de protection de l’environnement, mais un parti anticapitaliste qui s’engage contre l’√©nergie nucl√©aire et l’industrie. Voil√† pourquoi la flore et la faune ne les int√©ressent que marginalement. Il existe des organisations de protection de la nature qui sont sur cette ligne politique et d’autres qui se pr√©occupent effectivement de la protection de la nature. Pour les premi√®res, le tournant √©nerg√©tique est plus important que la protection de la nature.
Mais on constate tout de même des résistances contre les éoliennes.
Oui. Il existe dans les campagnes un √©norme potentiel de protestation politiquement de droite. Cela me rappelle – et la chose ne manque pas d’ironie – le d√©but du mouvement antinucl√©aire. Aujourd’hui la r√©alit√© est la suivante: le r√™ve des √©lites urbaines d’un approvisionnement √©nerg√©tique pr√©tendument propre est r√©alis√© aux d√©pens des populations campagnardes qui y perdent leur patrie.
Quels sont, financièrement, les gagnants et les perdants dans cette affaire?
Celles et ceux qui touchent des subventions pour leur toit solaire ou qui participent √† un fonds pour des √©oliennes n’appartiennent en r√®gle g√©n√©rale pas aux couches les moins ais√©es. Les salari√©s, les assist√©s sociaux, les habitants d’immeubles locatifs – voil√† les gens qui doivent passer √† la caisse pour financer les rendements confortables que l’Etat garantit pendant vingt ans aux nantis.
Pour vous, il y a deux manières de participer à ce développement: fermer les yeux et continuer sur la même voie ou corriger.
Il faudra bien t√īt au tard corriger – au plus tard apr√®s les premiers effondrements du r√©seau √©lectrique. Mais plus nous attendons, plus les difficult√©s seront grandes. Si dans dix ans nous avons une batterie fantastique qui co√Ľte 5 centimes d’euro par kilowattheure, les choses pourront peut-√™tre s’arranger. Mais c’est l√† une politique bas√©e sur de vagues espoirs. Je ne prendrai pas de pari sur elle et, comme responsable politique, je n’engagerai certainement pas une nation sur cette voie.
https://loi-energie-non.ch/blog/le-tournant-energetique-allemand-est-un-desastre/

22/03/17 : La Transition √Čnerg√©tique Allemande, UNE COLOSSALE ERREUR !
Avec plus de 45 000 MW, l’Allemagne a bien en effet le plus gigantesque parc √©olien industriel europ√©en. En 2015 le territoire allemand √©tait d√©j√† satur√© d'√©oliennes industrielles.
Persistant dans le d√©ploiement de cette forme d'√©nergie, l'Allemagne tente de continuer √† en implanter malgr√© une r√©sistance de plus en plus importante de la population et √† √©tablir des groupes d'√©oliennes off-shore sur ses eaux territoriales, mais √† des co√Ľts nettement sup√©rieurs aux installations terrestres.
Malgr√© l’augmentation de ces installations terrestres et offshores, l'√©olien allemand n’a toujours pas permis √† ce pays de r√©aliser son vŇďu le plus cher : fermer ses centrales nucl√©aires. Et il est √† parier que cela ne sera pas facile d’y arriver. Jamais les √©nergies intermittentes comme l’√©olien ne permettront de fermer des moyens pilotables tant que le stockage massif de l’√©lectricit√© ne sera pas une r√©alit√©. Le vent n'y produit qu'environ 13% de l'√©lectricit√© g√©n√©r√©e par ce pays. Cet exemple devrait faire r√©fl√©chir les autres pays car il d√©montre qu'√† l'√©chelle d'un pays comme l’Allemagne, avec 13% d’√©olien dont 1% d’offshore, cette √©nergie est condamn√©e √† rester marginale. M√™me √† coup d’investissements colossaux et de patrimoines culturels et naturels sacrifi√©s.
Cette impasse a √©t√© clairement analys√©e dans un article du Wall Street Journal du 13 avril 2016, « Le Fiasco de l'√©nergie verte en Allemagne risque d'empirer (Berlin’s renewable energy fiasco is about to get even worse) » (*), donc voici quelques extraits : « Depuis 2000, l'Allemagne a d√©pens√© quelque 228 milliards de dollars pour transformer son industrie de l'√©nergie en un r√™ve vert. Le syst√®me actuel des subventions et des tarifs obligatoire de rachat de l'√©lectricit√© renouvelable √† des prix sup√©rieurs au march√©, a conduit √† une prolif√©ration de constructions solaires et de ferme √©oliennes .L’√©olien fournit 13% des √©nergies renouvelables en ajoutant le solaire (6%) et l’Hydraulique (3%), la biomasse (7%) presque un tiers de l'√©lectricit√© produite en Allemagne.
Mais les √©nergies renouvelables ne semblent pourtant jamais en mesure d’atteindre les prix que les fervents supporteurs promettent, et avec des co√Ľts qui montent en fl√®che, Berlin aura besoin d'un moyen moins co√Ľteux pour augmenter la capacit√© renouvelable et d’ atteindre son objectif auto-impos√© de 45% de la production d'√©lectricit√© d'ici 2025. La transition Energ√©tique allemande qui maintenant √† 16 ans, a d√©j√† d√©truit le march√© de l'√©nergie du pays, dans sa qu√™te √† vouloir sevrer l'√©conomie de combustibles fossiles et d'√©nergie nucl√©aire. Les distorsions du march√© caus√©es par une √©nergie ch√®re et non fiable ont d√©j√† pouss√© les services publics allemands √† compter davantage sur les centrales √©lectriques au charbon ou √† lignite bon march√© et sales pour compenser le manque √† gagner lorsque les sources renouvelables ne peuvent pas r√©pondre √† la demande.
Un autre probl√®me avec les √©oliennes c’est qu'il faut construire des nouvelles lignes √©lectriques co√Ľteuses et inesth√©tiques allant du nord de l'Allemagne ou il y a du vent vers le sud industriel. C'est ce qui explique pourquoi cette √©nergie tombe progressivement en disgr√Ęce, Mille milliards de dollars c’est ce qu’il faudrait sur les d√©cennies √† venir, et les √©missions de charbon en hausse qu’elles engendrent conduisent √† l'une des gaffes plus monumentales de la gouvernance moderne alors que Berlin aime s’autoproclamer comme le mod√®le de l'√©nergie verte pour le reste du monde. C’est vraiment r√©ussi ! »
L’Allemagne se trouve aujourd’hui face √† ce probl√®me toujours pas r√©solu et qui ne le sera jamais : il y a du vent « exploitable » dans les l√§nders proches de la Mer du Nord alors que l’industrie est essentiellement concentr√©e au sud du pays, l√† o√Ļ le vent est beaucoup plus capricieux. Les partis verts s’opposent √† la construction de lignes √©lectriques √† tr√®s haute tension pour acheminer l’√©nergie « verte ». Tous ces exemples illustrent l’incoh√©rence totale de la politique √©nerg√©tique allemande et par contre coup europ√©enne et les d√©g√Ęts irr√©versibles sur l’environnement qui en r√©sultent.
Plus grave malgr√© sa r√©putation mensong√®re d'√©nergie "propre" et son d√©ploiement massif, l'√©olien industriel allemand ne parvient pas √† peser significativement sur la diminution des √©missions de CO2 du syst√®me √©lectrique allemand. Il faut imp√©rativement que savoir 50 % de l’√©lectricit√© produite par l’Allemagne est faite avec de la lignite (24%) du charbon (18%) et du gaz (8%). Cette v√©rit√© incontournable est totalement cach√©e aux fran√ßais pour ne pas d√©truire l’image m√©diatique du mod√®le √©cologique que l’Allemagne a impos√© √† l’Europe. Pourtant depuis des d√©cennies l’Allemagne pollue massivement l’Europe. Et on peut m√™me s’interroger sur les causes exactes de la pollution qui ont conduit la mairie de Paris et la Ministre de l’Environnement S√©gol√®ne Royal √† recourir √† la circulation altern√©e ou « diff√©renci√©e » pour essayer de maitriser ce fl√©au sur la capitale, alors qu’au m√™me moment les centrales √† lignite de l’Allemagne crachaient √† pleine capacit√© les et recouvraient silencieusement et sans protestation, l’Europe de CO2 et de particules fines fortement nocives √† la sant√© ?
Mme S√©gol√®ne Royal la « chantre de la voiture √©lectrique » devrait aussi se poser la question de son efficacit√© pour r√©soudre ce probl√®me, car si toute voiture √©lectrique ne pollue pas par ses gaz d’√©chappement l√† o√Ļ elle circule, cela n’implique pas qu’elle ne soit pas polluante, aussi. Tout d√©pend d’o√Ļ provient cette √©lectricit√©. Elle ne l’est affectivement pas quand la source est hydro√©lectrique ou nucl√©aire, en revanche elle l’est beaucoup quand elle provient de centrales thermiques au charbon, comme en Allemagne, ou d’√©nergies «intermittentes »comme l’eolien et le solaire qui ont toujours besoin de centrales thermiques quand il y a ni vent, ni soleil.
Parler du c√īt√© sombre de la transition √©nerg√©tique n’est « pas correct » politiquement. Il faut garder le silence. Pourquoi? Pourtant les faits sont t√™tus. La transition √©nerg√©tique allemande « Energiewende » a donn√© naissance √† un monstre et une √©norme prolif√©ration d’√©oliennes et des panneaux solaires, des lignes √©lectriques HT, des pyl√īnes et des transformateurs √©lectriques et elle menace notre pays et toute L’Europe. Les derniers paysages non d√©truits et les r√©serves naturelles sont en passe d’√™tre massacr√©s aussi. ??En copiant le mod√®le Allemand la France a pris le pire des mod√®le pour sa « Transition Energ√©tique » En plus notre Agence de Maitrise de l’Energie ( ADEME) ose ressasser depuis plus de 10 ans que la France est en retard sur ce pays !
Eolien, une catastrophe silencieuse, Editions du Toucan, 15 euros

13/03/17
L'énergie verte peut causer la plus grande faillite dans l'histoire de l'Allemagne

L'une des plus grandes soci√©t√©s de fabrication de l’√©lectricit√© de l'Allemagne est confront√©e √† la faillite en raison des gigantesques montants financiers qu’elle doit d√©penser dans l'√©nergie verte, selon un rapport publi√© mercredi par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Le fabricant allemand (RWE) Rheinisch-Westf√§lisches Elektrizit√§tswerk a √©t√© contraint par le gouvernement de fermer plusieurs de ses r√©acteurs nucl√©aires rentables et de construire des parcs √©oliens co√Ľteux et des fermes solaires. La d√©cision du gouvernement pour remplacer les r√©acteurs nucl√©aires par Del ‘√©olien et du solaire a cout√© plus de plus 1100 milliards de dollars. La soci√©t√© a 46% de chance de faire faillite dans les deux prochaines ann√©es, selon les groupes d'investissement.
"C’est le d√©sespoir total qui est derri√®re ces projets En effet, RWE a besoin d'√©normes quantit√©s d'argent tr√®s prochainement, surtout pour sa sortie du nucl√©aire, a d√©clar√© mercredi le "Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Un bon de 10 milliards d'euros ont d√©j√† √©t√© r√©serv√©s. Mais cela suffit √† peine.
L'offre publique initiale (IPO) est censée générer les ressources supplémentaires nécessaires.
RWE ne peut pas se permettre d'accumuler plus de dettes. Il est d√©j√† endett√© de 45 milliards € [50 milliards $ en] au passif √† long terme sur son bilan, presque huit fois son capital, un taux mena√ßant, tandis que les agences de notation ont donn√© RWE juste au-dessus d statut des soci√©t√©s « pourries ».
Les b√©n√©fices globaux de RWE ont chut√© de pr√®s de 10 % entre 2014 et 2015 et sont pr√©vus pour chuter de 14 %. L’id√©e de l'entreprise de vendre des actions √† risques est une tentative pour essayer de r√©unir les fonds n√©cessaires pour √©viter la faillite.
"Si l'introduction en bourse se passe mal, alors RWE est - comme il est d'usage pour les entreprises sans avenir - un cas pour les dirigeants,". "Ce serait la plus grande faillite de l'histoire économique allemande." a le poursuivi le journal
Le seul espoir de RWE pour √©viter la faillite peut √™tre est d’entreprendre une action en justice par les services publics allemands contre le gouvernement pour un montant de 21 milliards $ de dommages-int√©r√™ts en raison du plan de l’Allemagne de fermer tous les r√©acteurs nucl√©aires d'ici 2022.
Le plan d'arr√™t a certainement fait d'√©normes d√©g√Ęts aux services publics, en d√©truisant leurs principales sources de profit et par l'augmentation du prix de l'√©lectricit√© dans toute l'Allemagne. L'Allemand moyen paie 39 cents par kilowattheure pour l'√©lectricit√© gr√Ęce au soutien financier intense pour l'√©nergie verte. L'Am√©ricain moyen ne d√©pense 10,4 cents par kilowattheure.
Le d√©clin de l'√©nergie nucl√©aire a cr√©√© une aubaine pour l’industrie du charbon, selon un article de Voice of America publi√© en Novembre. Le charbon fournit maintenant 44 pour cent de la puissance √©lectrique de l'Allemagne, malgr√© le fait que les cendres de charbon soient en fait en fait plus radioactives que les d√©chets nucl√©aires.
En l'an 2000, l'énergie nucléaire représentait 29,5 % de l'énergie de l'Allemagne. En 2015, la part est tombée à 17 pour cent, et en 2022 le pays a l'intention toutes ses centrales nucléaires arrêtées. Ce changement a causé une augmentation par an de de 28 millions de tonnes du dioxyde de carbone (CO2) de l'Allemagne près la politique de changement concernant le nucléaire. Le gouvernement de l'Allemagne a décidé d'abandonner l'énergie nucléaire après la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon ce qui a galvanisé l'opposition.
L’√©lectricit√© √©olienne nouvelle est presque quatre fois plus cher que l'√©lectricit√© provenant des centrales nucl√©aires existantes selon l'analyse de l'Institut de recherche sur l'√©nergie. La hausse du co√Ľt des subventions a √©t√© transf√©r√©e sur les contribuables modestes tes, ce qui a d√©clench√© des plaintes pour d√©noncer les fait que les m√©nages pauvres
http://www.epaw.org/echoes.php?lang=fr&article=n528
http://dailycaller.com/2016/07/06/green-energy-could-cause-the-largest-bankruptcy-in-german-history/9/

13/03/17Transition énergétique : une catastrophe financière en Allemagne

Le géant allemand de l'électricité E.on prévoit 12,4 milliards d'euros de pertes, et peut être davantage, et son concurrent RWE, 5,7 milliards. 1000 emplois sont menacés
La transition √©nerg√©tique risque de mener √† un effondrement complet du secteur de la production d’√©lectricit√© en Allemagne.
LE G√ČANT DE L’√ČLECTRICIT√Č PERD PLUS DE 12 MILLIARDS
La derni√®re nouvelle est que le g√©ant allemand de l’√©lectricit√© E.on s’attend √† afficher une perte massive de 12,4 milliards d’euros pour l’ann√©e 2016, √©crit le site NTV News ici. Prenant garde √† ne pas relier cette perte √† la politique allemande en situation d’√©chec sur les renouvelables, NTV pointe du doigt la filiale de E.on, Uniper et ses sorties de bilan pour sa « s√©paration du secteur des centrales nucl√©aires » et les « prix de gros qui ont fortement chut√© ».
L’action E.on a chut√© de 7,57 euros en d√©but de semaine √† 6,98 euros jeudi en d√©but de matin√©e, avant de regravir la pente jusqu’√† 7,15 euros lors de la s√©ance du vendredi.
Le chiffre des pertes n’est qu’une estimation pr√©alable, le vrai r√©sultat sera connu le 15 mars. Mais Handelsblatt √©crit que les pertes pourraient √™tre encore plus lourdes. « Ce sera encore pire » disent des sources √† l’int√©rieur de la compagnie.
Handelsblatt rapporte aussi qu’au moins 1000 pertes d’emplois sont planifi√©es par E.on, dans un effort pour ramener sous contr√īle la situation des co√Ľts.
TRAUMATISME FINANCIER MASSIF
Il y a juste quelques jours, NTZ √©crivait qu’un autre des producteurs majeurs d’√©lectricit√© en Allemagne, RWE, a aussi affich√© des pertes stup√©fiantes de 5,7 milliards d’euros.
Les pertes de E.on viennent √† la suite d’un d√©ficit de 7 milliards d’euros subi par le g√©ant allemand en 2015.
Autrefois solidement profitables et fournisseurs d’emplois stables et bien pay√©s de techniciens et d’ing√©nieurs, l’industrie traditionnelle allemande de la production d’√©lectricit√© a beaucoup souffert depuis que la transition √©nerg√©tique a vraiment pris effet. Des emplois ont √©t√© perdus par milliers.
Le r√©seau allemand de distribution d’√©lectricit√© √©tait autrefois consid√©r√© comme un des plus stables au monde, fournissant aux consommateurs une √©lectricit√© bon march√© et fiable, mais il s’est depuis d√©t√©rior√© du fait des conditions de march√© distordues et des √©normes fluctuations de la production √©olienne et solaire qu’on lui impose d’absorber.
https://www.contrepoints.org/2017/03/13/283788-electricite-renouvelables-catastrophe-financiere-allemagne?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3113bd2a18-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3113bd2a18-113970649&mc_cid=3113bd2a18&mc_eid=7562c94020

10/03/17 : Allemagne : s√©rie noire pour les √©oliennes

En moins d'un mois, quatre éoliennes géantes ont été détruites en Allemagne. En cause : un mécanisme complexe qui régule mal la puissance des turbines.
Pale tordue par le vent, nacelle √©cras√©e sur le sol en raison du bris du m√Ęt… Les images d'√©oliennes g√©antes d√©truites en Allemagne sont impressionnantes et inqui√©tantes. Une route nationale a m√™me d√Ľ √™tre ferm√©e pendant une demi-journ√©e pour permettre aux techniciens de d√©monter une pale qui risquait de s'effondrer.
La loi des s√©ries n'explique pas tout. Les enqu√™tes ont montr√© que les quatre accidents qui se sont produits entre le 11 d√©cembre et le 3 janvier dans quatre r√©gions √©loign√©es les unes des autres avaient tous la m√™me cause. Le syst√®me de r√©gulation a√©rodynamique actif (« pitch control ») de ces mod√®les assez anciens, construits entre 1999 et 2002, ne limite pas assez rapidement la puissance des √©oliennes lorsque le vent souffle trop fort. Ce m√©canisme, qui permet de faire varier l'angle de calage des pales sur le moyeu √† l'aide de v√©rins hydrauliques, est complexe et exige un entretien r√©gulier.
Les deux mod√®les quasiment identiques impliqu√©s dans les quatre accidents « r√©agissaient trop lentement », a expliqu√© au magazine Spiegel un des porte-parole d'Enertrag, un sous-traitant en charge de la maintenance de deux des quatre turbines d√©truites. Ces syst√®mes de r√©gulation potentiellement d√©fectueux seraient aujourd'hui pr√©sents sur environ 1 950 √©oliennes en Allemagne . La F√©d√©ration f√©d√©rale de l'√©nergie √©olienne (BWE) estime qu'il n'est pas forc√©ment n√©cessaire de changer ces pi√®ces co√Ľteuses si les op√©rateurs les r√©visent r√©guli√®rement, mais le doute commence √† s'installer outre-Rhin.
Des accidents impressionnants
L'Allemagne compte 27 270 « moulins √† vent » sur son sol. En 2016, 1 624 nouvelles turbines ont √©t√© install√©es et 336 mod√®les anciens ont √©t√© d√©mont√©s. Si la technologie permet de mettre au point des √©oliennes de plus en plus puissantes et de moins en moins dangereuses, des d√©fauts de fabrication ou la casse de certaines pi√®ces peuvent provoquer des accidents tr√®s impressionnants. Le plus fr√©quent est le bris de pales. Mais des incendies ont d√©j√† d√©truit des turbines, notamment en Allemagne et en Angleterre.
Un syst√®me de freinage d√©fectueux peut m√™me provoquer l'explosion de la nacelle comme le montre cette impressionnante vid√©o tourn√©e au Danemark. Lors d'une telle catastrophe, des d√©bris peuvent √™tre retrouv√©s √† plus de 500 m√®tres de l'emplacement du m√Ęt. En 2016, 160 accidents ont √©t√© r√©pertori√©s √† travers le monde. Ce nombre est √† peu pr√®s stable depuis six ans. Parfois, la nature a le dernier mot…
http://www.lepoint.fr/europe/allemagne-serie-noire-pour-les-eoliennes-10-03-2017-2110825_2626.php


28/02/17 : Allemagne : Siemens sera en charge du projet √©olien offshore EnBW Hohe See
Siemens Wind Power va fournir un solution complète de centrale éolienne offshore comprenant également des fondations pour le projet éolien EnBW Hohe See.
71 éoliennes
Le propriétaire du projet Hohe See EnBW a pris une décision finale d'investissement concernant sa centrale éolienne offshore de 497 MW.
La construction du parc √©olien offshore sera lanc√©e au d√©but de 2018 sur un site situ√© √† 90 kilom√®tres au nord de l'√ģle allemande de Borkum, en mer du Nord, √† des profondeurs d'eau allant jusqu'√† 40 m√®tres. Il sera compos√© de 71 √©oliennes de type SWT-7.0-154, d'une puissance nominale de 7 MW chacune. Ces turbines seront fabriqu√©es au sein de la nouvelle usine de nacelles de Siemens de Cuxhaven, en Basse-Saxe, √† partir de la mi-2018 et seront exp√©di√©es vers le site du projet d√©but 2019.
Ce parc éolien fournira suffisamment d'énergie renouvelable pour 560 000 foyers. Les lames de turbine seront expédiées des usines de Hull, au Royaume-Uni, et d'Aalborg, au Danemark. La mise en service du parc éolien est prévue pour le troisième trimestre de 2019.
http://www.les-smartgrids.fr/environnement/28022017,siemens-sera-en-charge-du-projet-eolien-offshore-enbw-hohe-see,2061.html


07/02/17 : L’Allemagne a install√© plus de 4 GW d’√©olien terrestre en 2016
Quelque 4,26 GW d’√©olien terrestre ont √©t√© install√©s sur le territoire allemand l’ann√©e derni√®re, selon les chiffres publi√©s par la f√©d√©ration √©olienne allemande BWE (Bundesverband WindEnergie) Un score √† comparer au 1,5 GW mis en service de ce c√īt√©-ci du Rhin en 2016 et aux 3,5 GW raccord√©s en Allemagne en 2015.
Cette performance pourrait correspondre en partie à un ...


03/02/17 : Allemagne : Un avion l√©ger percute une √©olienne en Allemagne
Le 2 f√©vrier vers 12h40, un monomoteur biplace DA20 Katana est entr√© en collision avec une √©olienne, dans le nord de l’Allemagne. Le pilote a √©t√© tu√©.
Il s’agit du premier accident mortel impliquant une √©olienne, r√©pertori√© en Allemagne. Il s’est produit sur la commune de Melle, pr√®s d’Osnabr√ľck, √† la fronti√®re de la Basse-Saxe et de Rh√©nanie-du-Nord-Westphalie, dans le nord de l’Allemagne. Les conditions m√©t√©orologiques √©taient bonnes et la visibilit√© apparemment correcte.
L’accident s’est produit √† proximit√© de l’a√©rodrome de Melle-Gr√∂negau sur lequel le pilote √Ęg√© d’une quarantaine d’ann√©es √©tait membre de l’a√©ro-club local. Le biplace a percut√© le pyl√īne qui fait office de m√Ęt √† une hauteur de 40 m au-dessus du sol. L’√©pave est rest√©e enchev√™tr√©e dans la structure m√©tallique. Le pilote, seul √† bord, a √©t√© tu√©.
https://www.aerobuzz.fr/breves-aviation-generale/avion-leger-percute-eolienne-allemagne/

05/01/17 ALLEMAGNE  : AllianzGI acquiert un portefeuille de fermes √©oliennes allemandes
Allianz Global Investors (AllianzGI) annonce que son fonds Allianz Renewable Energy Fund (AREF2) vient de réaliser un deuxième investissement en finalisant, le 29 décembre 2016, l'achat d'un portefeuille de fermes éoliennes allemandes à PNE Wind AG. Cette acquisition fait suite à celle du parc éolien suédois Bohult" en novembre 2016. PNE Wind AG conserve 20 % du portefeuille et sera chargé de gérer les opérations commerciales et techniques.
La capacité du portefeuille négocié atteint 142 MW, et la transaction a été gérée par Thomas Engelmann, directeur de l'équipe d'investissement.
Armin Sandhövel, directeur des investissements Infrastructure Equity, explique : "les parcs éoliens allemands sont des investissements de référence pour un portefeuille équilibré comme celui d'AREF2. Ce projet présente des caractéristiques de toute première qualité, que nous considérons comme essentielles, telles que le niveau technique élevé des installations et une diversification régionale à travers les différents Länder. Pour les énergies renouvelables, l'Allemagne demeure globalement un marché robuste sur le long terme, et voué à rester extrêmement compétitif."
Afin d'assurer une diversification à l'échelle européenne, l'équipe d'Armin Sandhövel explore actuellement d'autres opportunités d'investissement, notamment en Scandinavie, en France et au Royaume-Uni.
La période de souscription pour AREF2 s'est achevée le 15 novembre 2016. Le montant total du fonds, qui atteint environ 350 millions d'euros, sera investi dans des centrales éoliennes et solaires en Europe, pour le compte d'investisseurs institutionnels. Lorsqu'AREF2 sera investi en totalité, l'équipe Infrastructure Equity d'Allianz Global Investors disposera d'environ 1,6 milliard d'euros sous gestion dans les énergies renouvelables et les projets d'infrastructure
https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/AllianzGI-acquiert-un-portefeuille-de-fermes-eoliennes-allemandes--23646979/


01/12/16 : L’Allemagne valide son sch√©ma de raccordement pour l’√©olien offshore √† 10 ans
En Allemagne, l’Agence f√©d√©rale des r√©seaux (Bundesnetzagentur) a valid√©, en d√©but de semaine, un plan de d√©veloppement √† 10 ans du r√©seau √©lectrique en mer pour raccorder les futurs parcs √©oliens offshore (Offshore-Netzentwicklungsplan 2025).
7 lignes électriques validées
L’Agence a confirm√© la construction d’ici √† 2025 de quatre lignes √©lectriques en mer du Nord, de 900 MW chacune et en HVDC (courant continu haute tension). Trois lignes de 250 MW en courant alternatif ont √©galement √©t√© valid√©es en mer Baltique.
Plus précisément en mer du Nord : la ligne Dolwin6 (Nor-3-3) est prévue pour 2023, Dolwin5 (Nor-1-1) pour 2024, Borwin5 (Nor-7-1) et Sylwin2 (Nor-5-2) pour 2025. En mer Baltique, Ost-2-1 et Ost-2-2 seront livrées en 2021 et Ost-2-3 en 2022 (voir ci-dessous).
http://www.greenunivers.com/2016/12/lallemagne-valide-son-schema-de-raccordement-pour-leolien-offshore-a-10-ans-153846/

28/10/16 : ALLEMAGNE: LA TAXE FINAN√áANT LES RENOUVELABLES EN FORTE HAUSSE
http://geopolitique-electricite.fr/

28/10/16 : Wind Power Sends German Power Prices Rocketing as CO2 Emissions Continue to Rise

https://stopthesethings.com/2016/10/28/wind-power-sends-german-power-prices-rocketing-as-co2-emissions-continue-to-rise/

24/10/16 : Allemagne : la facture d’√©lectricit√© s’envole

L’Allemagne est l’un des pays d’Europe o√Ļ les prix d’√©lectricit√© pour les m√©nages sont les plus √©lev√©s : 29 cents/KWh, deux fois plus cher qu’en France. En 2017, la facture devrait continuer d’augmenter pour financer la transition √©nerg√©tique.
Cette augmentation repose sur deux facteurs : la hausse du soutien aux √©nergies renouvelables et l’augmentation des investissements dans les r√©seaux √©lectriques.
Selon l’universit√© de D√ľsseldorf, le co√Ľt de la transition √©nerg√©tique s’√©l√®vera √† 520 milliards d’euros d’ici 2025... Une d√©pense qui ne permet pas de r√©duire d'une fa√ßon significative les √©missions de gaz √† effet de serre.
Des taxes en hausse pour financer les renouvelables.
Selon les gestionnaires de r√©seau de transport (GRT), le montant pr√©visionnel du soutien accord√© aux renouvelables augmentera de 8,3 % en 2017, faisant √©voluer le prix du m√©gawattheure de 63,5 √† 68,8 €.
En Allemagne comme en France, les subventions allou√©es aux √©nergies renouvelables sont calcul√©es √† partir de la diff√©rence entre le tarif d’achat pour la fili√®re consid√©r√©e (photovolta√Įque, √©olien, biomasse, etc.) et les prix de march√© de gros de l'√©lectricit√©. La crise du march√© europ√©en de l'√©lectricit√© a entra√ģn√© une hausse des subventions.La figure ci-dessous montre l’augmentation spectaculaire des subventions (pr√©l√®vement EEG) en Allemagne par comparaison avec la CSPE en France depuis 2003. Ces deux valeurs ne sont pas directement comparables : la CSPE contient d’autres √©l√©ments que le soutien aux ENR, lequel repr√©sente les deux tiers de la taxe.
En France, la Commission de r√©gulation de l’√©nergie √©value le montant de la CSPE √† 8Mds€ en 2017, dont environ 5,7Mds pour le soutien aux ENR. Comme en Allemagne, cette hausse provient d’un d√©veloppement massif des renouvelables dans un contexte de chute des prix de march√© de gros de l’√©lectricit√©. L’impact de la CSPE pour le consommateur fran√ßais est pour le moment mod√©r√© par la d√©cision du minist√®re de l’Energie de fixer son niveau √† 22,5 €/MWh pour 2016 et 2017. En Allemagne, le pr√©l√®vement EEG est int√©gralement r√©percut√©e sur les m√©nages… En 2017, les Allemands devront financer 24Mds€ de subventions aux renouvelables, trois fois plus que la CSPE... De nouvelles hausses sont √† pr√©voir, selon l’Institut d’Economie de Cologne, les subventions accord√©es pourraient atteindre 32Mds€ en 2025.
La co√Ľteuse refonte des r√©seaux √©lectriques
Le deuxi√®me facteur de la hausse des co√Ľts d’√©lectricit√© est le tarif d’utilisation des r√©seaux. Actuellement, un m√©nage allemand paye en moyenne 70,7€/MWh. Les gestionnaires de r√©seau de transport ont annonc√© pour 2017 de fortes hausses des tarifs allant jusqu’√† 80 % dans la r√©gion de Tennet. Les trois autres GRT (50Hertz, TransnetBW et Amprion) augmenteront √©galement leurs tarifs de r√©seau entre 5 % et 45 %. Pour l’essentiel, cette hausse provient des co√Ľts de stabilisation des r√©seaux et de l’indemnisation des producteurs d’√©nergies renouvelables lorsque le r√©seau n’est pas en capacit√© d’accueillir cette production parce qu’il sature. Selon le rapport annuel de l’agence f√©d√©rale des r√©seaux, ces co√Ľts ont √©t√© estim√©s √† 1Md€ en 2015.Selon le portail Verivox destin√© aux consommateurs, cette hausse pourrait entra√ģner une augmentation de la facture d’√©lectricit√© de 30 √† 82 € pour un m√©nage consommant 4 000 KWh/an suivant les r√©gions.
Le tournant √©nerg√©tique allemand co√Ľtera 520 milliards d’euro jusqu’en 2025Il y 3 ans le ministre f√©d√©ral de l’environnement de l’√©poque Peter Altmaier √©tait fortement critiqu√© lorsqu’il annon√ßait que la transition √©nerg√©tique pouvait co√Ľter 1 000Mds€ d’ici la fin des ann√©es 2030.
Une r√©cente √©tude de l’Universit√© de D√ľsseldorf confirme cette √©valuation, laissant m√™me entrevoir que cette somme pourrait √™tre atteinte plus t√īt…
Selon cette √©tude, jusqu’en 2015, la transition √©nerg√©tique a co√Ľt√© au consommateur 150Mds€. Les √©nergies renouvelables devraient repr√©senter 40% de la production d'√©lectricit√© en 2025. A ce rythme, la facture pourrait atteindre 520Mds€ d’ici 2025.
Compte-tenu des retards pris dans le d√©veloppement du r√©seau √©lectrique, de la fermeture des centrales √† charbon, etc. la transition √©nerg√©tique ne sera pas achev√©e √† cette √©ch√©ance et de nouvelles d√©penses seront n√©cessaires…
Le rapport co√Ľt-b√©n√©fice de la transition √©nerg√©tique allemande est d√©sastreux. En d√©pit de ces investissements astronomiques dans le d√©veloppement des renouvelables, la d√©carbonisation du secteur √©lectrique ne progresse pas. Les √©missions des gaz √† effet de serre sont m√™mes revenues √† leur niveau de 2009. En d√©pit de l’annonce de nouvelles mesures, l’Allemagne ne semble pas en mesure d’atteindre les objectifs climatiques qu’elle s’est fix√©e.
http://www.sfen.org/fr/rgn/allemagne-la-facture-delectricite-senvole#.WA8R79777lI.facebook

24/10/16 : ALLEMAGNE : les particuliers investissent dans les fermes √©oliennes
En plus de b√©n√©ficier d’une meilleure acceptabilit√© au sein de la population, les parcs citoyens permettent √† l’Allemagne de financer et d√©velopper davantage de projets √©oliens dans le pays.
Compl√©ter l’apport des banques
L’Allemagne d√©veloppe actuellement ses capacit√©s d’√©nergie renouvelable (EnR) en permettant aux investisseurs les plus modestes de participer au financement d’installations √©oliennes, faisant des particuliers de v√©ritables acteurs de la transition √©nerg√©tique allemande.
Les Allemands ont d√©sormais la possibilit√© d’investir entre 500 euros et 10.000 euros dans un parc citoyen situ√© dans le Schleswig-Holstein, un √Čtat qui fait face √† la Mer du Nord et qui est parvenu l’ann√©e derni√®re √† atteindre un niveau de production EnR √©quivalente √† sa consommation d’√©nergie.
« Ces parcs co√Ľtent tr√®s cher et les banques financent souvent la moiti√© de leur valeur. Le reste du capital provient des particuliers. » a expliqu√© Robert Habeck, ministre de la Transition √©nerg√©tique de cet √Čtat allemand, lors de sa visite il y a quelques jours √† Chennai, en Inde, pour le lancement d’un projet d’√©nergie renouvelable.
En Allemagne, les parcs citoyens sont ainsi collaboratifs et il est impossible pour une seule personne fortun√©e d’acqu√©rir l’ensemble de l’installation, pr√©cise Robert Habeck. La primeur des investissements est en effet r√©serv√©e aux personnes vivant √† proximit√© du parc.
Les gros investisseurs ont l’opportunit√© de s’impliquer dans le projet √† partir du moment o√Ļ les premiers tours de table n’ont pas √©t√© en mesure de r√©colter l’argent n√©cessaire au d√©veloppement de la ferme √©olienne.
Des solutions alternatives au nucléaire
Ce genre de projets est cens√© permettre √† l’Allemagne de parvenir √† produire toujours plus d’√©nergie propre et √† diminuer encore davantage l’utilisation du nucl√©aire et des centrales √† charbon.
Pour le ministre allemand, les parcs citoyens sont une alternative bienvenue aux centrales g√©n√©ralement d√©velopp√©es pour satisfaire l’int√©r√™t de grandes entreprises plut√īt que celui des citoyens.
« De cette fa√ßon, ils ne consid√®rent plus les parcs √©oliens comme une occupation malvenue d’entreprises, de fonds d’investissement ou d’un gouvernement d√©moniaque » a-t-il d√©clar√© lors de cette visite en Inde.
L’Allemagne s’est fix√©e comme objectif de fermer sa derni√®re centrale nucl√©aire d’ici √† 2021-2022. Actuellement, le pays r√©fl√©chit √©galement √† une fa√ßon de se passer des centrales √† charbon et se donne une vingtaine d’ann√©es pour fermer de l’ensemble de ses installations.
http://www.les-smartgrids.fr/emplois-industries-et-marches/24102016,allemagne-les-particuliers-investissent-dans-les-fermes-eoliennes,1865.html
23/10/16 : Octobre 2016/√©tude/sondage de l'universit√© de Stuttgart: apr√®s un soutien √©crasant, maintenant plus que 29% des allemands sont supporters de la transition √©nerg√©tique allemande.

http://notrickszone.com/2016/10/23/green-energy-thrill-is-gone-once-overwhelming-support-for-german-energiewende-fades-study-finds/

12/10/16 : L'Allemagne doit ralentir la construction de fermes √©oliennes

La transition énergétique souhaitée par Merkel est un gouffre financier. Le pays manque désormais de lignes à haute tension pour acheminer l'électricité.
En √©rigeant des √©oliennes sans penser √† construire des lignes √† haute tension, l'Allemagne a mis la charrue avant les bŇďufs. Les programmes les plus ambitieux promettent souvent des r√©veils douloureux. Apr√®s avoir annonc√© son intention de sortir du nucl√©aire au lendemain de l'accident de la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011, Angela Merkel a compris qu'elle devait acc√©l√©rer la « transition √©nerg√©tique » que son pays avait lanc√©e quelques ann√©es plus t√īt.
En 2015, le tiers de l'√©lectricit√© produite en R√©publique f√©d√©rale √©tait g√©n√©r√© par des sources d'√©nergie renouvelable. Pour franchir le cap des 80 % en 2050, Berlin souhaite disposer d√®s 2030 d'une capacit√© de production de 15 000 MW d'√©nergie √©olienne offshore contre 3 300 MW fin 2015. Pour m√©moire, l'Allemagne produisait en mer √† peine… 12 MW en 2008. En garantissant aux producteurs des tarifs d'achat de l'√©lectricit√© bien sup√©rieurs aux prix du march√©, l'√Čtat a encourag√© les groupes √©nerg√©tiques √† investir dans de vastes projets de fermes √©oliennes. Pas moins de 17 nouveaux sites vont √™tre assembl√©s au large des plages allemandes cette ann√©e. La plupart des « moulins » √† vent d√©j√† install√©s ne tournent pourtant pas √† plein r√©gime. Lors des forts coups de vent, les turbines doivent souvent √™tre stopp√©es plusieurs heures par jour. L'an dernier, l'√©olien aurait ainsi √©t√© capable de produire 4100 gigawatts/heure suppl√©mentaires, soit une √©nergie suffisante pour √©clairer 1,2 million de foyers. La cause de ces arr√™ts intempestifs n'est pas technique, mais la R√©publique f√©d√©rale ne dispose pas des infrastructures n√©cessaires pour transporter l'√©lectricit√© produite en mer du Nord ou en mer Baltique vers le sud du pays o√Ļ se trouvent la plupart des industries qui consomment le plus de m√©gawatts. Dans un rapport r√©v√©l√© par le quotidien munichois S√ľddeutsche Zeitung, l'Agence f√©d√©rale des r√©seaux (Bundesnetzagentur) a donc demand√© √† l'√Čtat de ralentir la construction de fermes √©oliennes afin de donner le temps aux groupes √©nerg√©tiques de tirer de nouvelles lignes √† haute tension.
Une addition qui pourrait atteindre 520 milliards d'euros en 2025
En 2017, les projets de nouvelles fermes devraient permettre d'accro√ģtre la production d'√©lectricit√© de 2 500 MW par an, mais le r√©gulateur allemand juge que les sites en construction dans le nord du pays ne devraient pas produire plus de 902 MW suppl√©mentaires afin d'√©viter l'engorgement du r√©seau √©lectrique national. Or, les vents les plus forts et les plus r√©guliers qui balaient la R√©publique f√©d√©rale se trouvent tous dans cette zone situ√©e pr√®s du Danemark. Mais le r√©seau national est d√©j√† surexploit√©. Les quatre compagnies r√©gionales de distribution d'√©lectricit√© en Allemagne doivent d√©penser 1 milliard d'euros par an pour maintenir un voltage constant sur leurs lignes en raison des pics et des creux provoqu√©s par les √©nergies renouvelables. La transition √©nerg√©tique (Energiewende) souhait√©e par Angela Merkel se r√©v√®le √™tre un v√©ritable gouffre financier.
Plus de 150 milliards d'euros ont d√©j√† √©t√© engloutis dans cette politique, mais cette addition plut√īt sal√©e pourrait atteindre 520 milliards d'euros en 2025, si l'on en croit les conclusions d'un rapport de l'Initiative nouvelle √©conomie de march√© (INSM). « Le gouvernement f√©d√©ral n'arrive clairement pas √† enrayer la hausse des co√Ľts de production de l'√©lectricit√©, regrette Hubertus Pellengahr, le directeur de ce groupe de pression bas√© √† Berlin. Si le soleil brille en √©t√© et que le vent souffle fort, des mesures doivent √™tre prises pour que le r√©seau n'implose pas. Lors des p√©riodes de pics, nous devons verser des primes aux pays voisins pour qu'ils acceptent notre courant. Nous devons payer des assurances pour des fermes √©oliennes qui ne sont m√™me pas reli√©es au r√©seau. Ce chaos doit √™tre financ√© par le consommateur final. L'approvisionnement √©nerg√©tique est hors de contr√īle. »
http://www.lepoint.fr/environnement/l-allemagne-doit-ralentir-la-construction-de-fermes-eoliennes-12-10-2016-2075288_1927.php

28/09/16 : Hambourg, centre n√©vralgique de l’√©nergie √©olienne en Europe
Le vent assure d√©j√† pr√®s de 15 % de la production √©lectrique allemande. Entre la mer du Nord et la Baltique, la deuxi√®me ville du pays veut s’imposer comme le cŇďur de cette industrie.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/28/hambourg-centre-nevralgique-de-l-energie-eolienne-en-europe_5004681_3234.html#oC18GlB53fmW4Msr.99

25/07/16 :SANT√Č : LES M√ČDECINS ALLEMANDS INCITENT √Ä ARR√äTER TOTALEMENT L'√ČOLIEN
L’assembl√©e des m√©decins allemands, r√©unis en congr√®s √† Frankfort du 12 au 15 mai 2015 vient de lancer une alerte (Beschlussprotokoll des 118. Deutschen √Ąrztetages in Frankfurt am Main vom 12. bis 15.05.2015 [PDF] p353) concernant l’impact n√©faste sur la sant√© de l’implantation d’√©oliennes √† proximit√© des habitations.
Elle attire l’attention sur les graves carences des crit√®res de danger retenus et tout particuli√®rement sur les risques li√©s aux basses fr√©quences et infrasons. Ce rapport souligne les effets sanitaires n√©fastes des fr√©quences √©oliennes inf√©rieures √† 1 Hz et mentionne leurs effets potentiels m√™me en l’absence de toute rotation des pales, sous la seule action des vibrations solidiennes g√©n√©r√©es par le m√Ęt.
La motion consid√®re que ces effets peuvent se propager jusqu’√† 10km.
Ajoutons qu’une √©tude de D√ľsseldorf avait d√©j√† insist√© sur l’importance de ce ph√©nom√®ne en imputant m√™me √† ces vibrations du mat l’apparition de fissures dans une maison riveraine.
Saluons « Renewable Energy News » qui relaye avec transparence cette information parue dans « The Australian », mais qui ne semble pas avoir eu beaucoup d’√©cho en Europe et aucun en France, au moment inopportun o√Ļ nos d√©put√©s votaient la loi concernant la distance de s√©curit√© convenable entre √©oliennes et habitations.…
Mentionnons au passage que ces vibrations malgr√© l’arr√™t du rotor soul√®vent le probl√®me de la validit√© des comparaisons d’infrasons avec et sans le fonctionnement des machines puisque la mesure du bruit de fond se trouve ainsi d√©finitivement fauss√©e par leur implantation.
Il y a peu, l’Etat du Wisconsin avait demand√© √† 4 cabinets d’acoustique, une √©tude sanitaire sur le sujet. La d√©claration commune de ces 4 cabinets sp√©cialis√©s fut que les infrasons constituaient un probl√®me grave susceptible de compromettre l’avenir de la fili√®re.
Les derni√®res publications scientifiques apportent un faisceau de pr√©somptions qui ne semble plus laisser la moindre place au doute sur la r√©alit√© de l’enjeu, connu depuis les mises en garde de Kelley pour l’US department of Energy en 1985.
1°) P.Schomer vient de d√©crire l’explication du m√©canisme biologique par lequel les fr√©quences √©oliennes inf√©rieures √† 1 Hz, agissant sur les otolithes de l’oreille interne, entraineraient migraines naus√©es vertiges et diff√©rents sympt√īmes communs avec le mal des transports, √©galement provoqu√© par cette m√™me fr√©quence, dont le pic naus√©og√©nique se situe √† 0.167Hz (Griffin 1990)
2°) J.Mikolajczak vient de mettre en √©vidence l’augmentation du taux de cortisol, marqueur de stress, sur des oies √©lev√©es √† 500m d’√©oliennes.
3°) S.Cooper vient d’√©tablir le lien incontestable entre ces sensations (migraines, naus√©es…) et les infrasons √©oliens dans une √©tude effectu√©e pour la fili√®re elle-m√™me et qui le reconnait sur son propre site. (Pacific Hydro)
4°) L’acousticien Swinbanks a √©t√© la propre victime de ces m√™mes effets sanitaires pour lesquels il √©tait venu proc√©der au mesurage des infrasons √©oliens.
Ces 4 √©tudes, qui datent de moins de 6 mois, semblent rendre vaines les derni√®res tentatives de n√©gation du probl√®me sanitaire qui consistaient √† consid√©rer qu’il manquait encore :
1°) une explication du m√©canisme de cause √† effet, 2°) des mesures biologiques chiffr√©es, 3°) des tests correspondant √† des proc√©dures marche/arr√™t des machines, 4°) la preuve qu’il ne s’agissait pas de sympt√īmes imagin√©s en raison d’une opposition de principe au d√©veloppement √©olien, pour confirmer les milliers de victimes d√©crites dans les publications.
Pour le moins, il semble de plus en plus probl√©matique de continuer d’affirmer que l’exposition des populations √† la proximit√© d’√©oliennes industrielles en fonctionnement ne repr√©sente aucun enjeu sanitaire ou que les mesures de protection ont une quelconque validit√©.
Leur r√©glementation s’√©tant av√©r√©e totalement inadapt√©e, par les mesures en d√©cibels pond√©r√©s « A » qui ne prennent aucun compte des fr√©quences les plus dangereuses pour la sant√© et sont d√©nonc√©es par la communaut√© scientifique. (Alves Pereira, Salt, Schomer, Rand, Punch….).
Ajoutons d’ailleurs que l’AFSSET dont se r√©clame le l√©gislateur en d√©plore tr√®s explicitement « la plus totale ignorance » concernant les crit√®res retenus et rappelle la n√©cessit√© d’√©tudier les risques li√©s aux infrasons. (p7/7 du rapport « original ») Ce rapport est de mars 2008, les effets des infrasons, basses fr√©quences et vibrations ont √©t√© av√©r√©s depuis et sanctionn√©s par les tribunaux comme par une r√©glementation appropri√©e.
La France ne prenait en compte les basses fr√©quences qu’√† partir de 125Hz (code de sant√© publique). A la suite des travaux sur les infrasons, le Danemark a durci sa l√©gislation en prenant en compte des fr√©quences √©oliennes √† partir de 10 Hz en 2011.
De fa√ßon assez √©tonnante, l’arr√™t√© du 26 ao√Ľt 2011 dispensait les √©oliennes fran√ßaises de tout contr√īle des basses fr√©quences !
Le m√©decin danois Mauri Johansson a d√©nonc√© les pressions de la fili√®re professionnelle concernant le contr√īle des infrasons et basse fr√©quences en publiant une lettre ouverte dans laquelle il cite le courrier du constructeur danois Vestas qui met le gouvernement en garde contre l’impact n√©gatif qu’aurait un tel contr√īle sur l’image des √©oliennes et donc sur ses exportations. Le march√© danois ne repr√©sentant que 1% de son activit√©.
Selon l’Universit√© d’Aalborg, les m√™mes critiques seraient √† l’origine du limogeage de l’√©minent professeur d’acoustique H.M√łller (Windmollemafiaen)
Des publications innombrables rapportent des cas de sant√© d√©grad√©e en pr√©sence d’√©olienne et en attribue la responsabilit√© √† celles-ci.
Ce qui explique l’article du journal des m√©decins de famille canadiens qui pr√©pare ceux-ci √† en rencontrer un nombre croissant de victimes sanitaires.
Selon « Die Welt » le Danemark applique d√©sormais un moratoire tacite dans l’attente des conclusions d’une enqu√™te gouvernementale, √† la suite de graves probl√®mes sanitaires li√©s aux √©oliennes.
La santé danoise se trouve ainsi protégée sans que les exportations soient menacées par une réglementation contraignante.
En France, l’Acad√©mie de M√©decine, qui pr√©conisait 1500 m d’√©loignement avec les maisons, r√©clame depuis 2006 qu’une √©tude √©pid√©miologique sur le sujet soit men√©e.
Le tr√®s regrett√© s√©nateur J.Germain qui voulait prot√©ger les riverains a fait voter par le S√©nat une distance de pr√©caution d’au moins 1000 m.
Chez nous, les motivations du d√©veloppement √©olien sont incomparables √† celles du Danemark, le nombre d’emplois concern√©s par la fabrication de composants d’√©oliennes restant marginal et notre parc √©lectrique n’√©mettant pas de CO2 (pour plus de 90% de sa production) n’a aucune r√©duction d’√©mission √† attendre de l’implantation de nouvelles √©oliennes.
Après les menaces, brandies par la filière, de difficultés insurmontables liées à cette protection sanitaire de 1000 m, les députés viennent de ramener, jeudi soir, cette distance à 500m.
Un jour, il faudra qu’on nous explique.
http://www.economiematin.fr/news-eolienne-scandale-sante-allemagne-interdiction-eolien

17/04/16 : La Bavi√®re met un frein √† l’√©nergie √©olienne
La Bavi√®re va r√©duire ses d√©penses en mati√®re d’√©nergies renouvelables.
La radio bavaroise, Bayerischer Rundfunk (BR), a remis un rapport sur l’√©nergie √©olienne dans l’√Čtat du sud-est, fameux pour ses Oktoberfest, dirndls et lederhosen. Il appara√ģt qu’un frein a √©t√© mis √† l’industrie de la pollution panoramique.
La Bavi√®re abrite √©galement certains des paysages les plus idylliques du pays. Mais, malheureusement, les « Verts » allemands ont fortement incit√© √† l’industrialisation de ce pr√©cieux tr√©sor naturel, le tout dans le but de sauver la plan√®te. Ils ont propos√© la construction de dizaines de parcs √©oliens avec des turbines de 200 m√®tres de haut √† travers tout le pays.
Au tout d√©but, les √©oliennes √©taient consid√©r√©es comme une sorte de nouveaut√© et de nombreuses communaut√©s ont m√™me fait du lobbying pour les obtenir. Cependant, √† mesure que les parcs d’√©oliennes ont pouss√© √† travers le pays, les gens se sont r√©veill√©s face √† la destruction de l’espace naturel et √† l’inefficacit√© globale caus√©es par cette √©nergie. Aujourd’hui le rapport de la BR nous dit qu’on arrive √† un tournant : les parcs d’√©oliennes ne sont plus les bienvenus. Ils sont trop moches, bruyants, inefficaces et c’est seulement une minorit√© qui en profite, au d√©triment de la majorit√©.
Le rapport de la BR pr√©sente le village Bavarois d’Obbach, o√Ļ un parc d’√©oliennes comportant 5 turbines de 200 m√®tres de haut a √©t√© install√© √† seulement 800 m√®tres de distance. Malheureusement pour le village, le parc a √©t√© approuv√© avant que la r√®gle allemande 10-H ait √©t√© adopt√©e, et la construction s’est poursuivie, au grand dam des r√©sidents du village. La r√®gle 10-H stipule que les turbines doivent √™tre √©loign√©es d’une habitation √† une distance de 10 fois leur hauteur. Si cette r√®gle avait √©t√© adopt√©e plus t√īt, il n’aurait pas √©t√© possible de mettre en place le parc et les habitants d’Obbach auraient √©vit√© l’horreur et le bruit.
Une habitante, Andrea Lettowsky, confie √† la BR :
« Pour moi, je continue √† penser √† quel beau paysage avec des champs ouverts c’√©tait, et maintenant c’est une zone industrielle ».
C’est √† peu pr√®s le sentiment qui s’est propag√© √† travers l’Allemagne, et avec la r√®gle 10-H, la Bavi√®re ouvre la voie √† la r√©sistance croissante du pays √† la destruction du paysage par une √©nergie √©olienne inefficace. 300 initiatives citoyennes se sont d√©j√† form√©es pour r√©sister √† la construction de nouveaux parcs √† travers le pays. En outre, de r√©cents rapports nous apprennent que l’√Čtat allemand est sur le point de r√©duire ses d√©penses en mati√®re d’√©nergies renouvelables, visant une limite de 40 √† 45% de la totalit√© de son alimentation √©nerg√©tique d’ici 2025 selon le Berliner Zeitung.
La BR rapporte que, bien qu’il soit trop tard pour Obbach, la nouvelle r√®gle 10-H est bien accueillie et donne maintenant aux communaut√©s le pouvoir d’arr√™ter les projets de parcs d’√©oliennes qui sont agressivement r√©clam√©s par des investisseurs ext√©rieurs aux poches profondes. M√™me s’il est regrettable que le parc n’ait pas pu √™tre stopp√©, Lettowsky est optimiste sur le fait que d’autres le soient ailleurs. Le rapport de la BR conclut :
« Le fait est que la r√®gle 10-H et la r√©sistance des citoyens ont quasiment mis un frein √† toute nouvelle construction de parc √©oliens en Bavi√®re ».
En effet, gr√Ęce √† des √Čtats tourn√©s vers l’avenir comme la Bavi√®re, la vague des √©nergies renouvelables est en train de changer pour le mieux.
Traduction par Contrepoints de Success ! German State Of Bavaria “Puts Brakes On” Wind Energy, Industrialization Of Rural Landscape.

12/08/15 : L'EFFONDREMENT DU SECTEUR √ČOLIEN S'ACC√ČL√ąRE
La directive de l'Union européenne sur les énergies renouvelables pour la période 2014-2020 est entrée en vigueur le 1er juillet dernier. Curieusement, en France, alors que les communiqués des milieux de l'énergie renouvelable nous inondaient de la nécessité absolue de respecter les objectifs européens, un silence assourdissant a accompagné cette publication, à laquelle la France va devoir se conformer d'ici 2017.
Sigmar Gabriel, le Vice Chancelier allemand, appuy√© y compris par son pragmatique secr√©taire d'Etat « vert » Rainer Baake, a appliqu√© ce virage en moins de deux mois... La loi a √©t√© vot√©e le 27 juin, entr√©e en vigueur le 1er ao√Ľt. Il √©tait temps... la facture du consommateur venait de doubler en cinq ans....sans r√©sultat, avec la construction de 40 centrales charbon en urgence pour √©viter la panne g√©n√©rale, et un gouffre budg√©taire sans fin. Il aurait fallu injecter 30 milliards d'euros pendant quarante ans pour obtenir 80 % du r√©sultat attendu, et avec les incertitudes de la m√©t√©o chaque jour !... En Espagne, tout syst√®me de subvention aux √©nergies renouvelables est d√©finitivement supprim√© depuis le 14 octobre dernier, sous la menace de l'effondrement total du syst√®me √©lectrique espagnol entier et la perte de 20 000 emplois dans ce secteur « porteur ».
L'Allemagne et l'Espagne ont tir√© les cons√©quences de technologies inefficaces subventionn√©es √† prix d'or. Apr√®s les promesses et l'euphorie des agences priv√©es qui clament partout que les √©nergies renouvelables cr√©ent des emplois sans aucune statistique officielle, l'Agence pour les √©nergies renouvelables allemande a annonc√© le 30 septembre la douche froide : 25 000 emplois perdus en 2013. En France, on a beau tourner les annonces dans tous les sens, le solde r√©el de 650 emplois au lieu de 10 000 fait fr√©mir. Les taxes √† l'√©nergie renouvelable d√©passent les √©conomies sur l'imp√īt sur le revenu ou le trou de la S√©cu. Elles pr√©l√®vent un poids insupportable sur les m√©nages gr√Ęce √† un subterfuge qui ne les inclue pas dans les d√©penses publiques, mais le contribuable paie toujours plus.
La croissance chinoise devait nous sauver, elle va au contraire nous enfoncer d'avantage, avec l'actualit√©. En octobre 2014, le patron du secteur √©nergie √©olienne de Shanghai, Liu Qi, associ√© √† Siemens, proc√®de au constat : « apr√®s les mirages du d√©veloppement √† court terme, la qualit√© n'est pas au rendez-vous et beaucoup d'acteurs de la profession disparaissent ». Les alliances fond√©es avec des soci√©t√©s europ√©ennes fondent comme neige au soleil. Elles disparaissent une √† une, √† peine form√©es depuis deux ou trois ans dans des perspectives d'illusoire croissance qui n'est jamais arriv√©e. La presse chinoise, comme le South China Morning Post, par exemple, n'en finit plus de compter les d√©sastres en cette fin 2014.
Ce n'est pas fini : Depuis plusieurs ann√©es, des soup√ßons de connexions mafieuses dans les √©oliennes ont √©t√© √©mis par des journalistes et suivis par Interpol. L'arrestation de Liu Tienan, patron de l'√©nergie chinoise, cette semaine, pour cause de corruption √† vaste √©chelle confirme une fois de plus l'omerta sur ce secteur et ses gigantesques trafics. Elle montre que les Chinois ont enfin compris l'ampleur des malversations. Liu Tienan a continu√© √† superviser personnellement plus de 50 projets par trimestre √† vaste √©chelle y compris des projets en Europe et des prises de participation dans des soci√©t√©s dont certaines sont bien connues en France ou au Portugal. EDP, qui se pr√©tend l'un des leaders mondiaux, a √©t√© sauv√© de justesse de deux d√©sastres successifs , avec le scandale financier du groupe Espirito Santo, impliqu√© dans de multiples affaires de fraude, d'abus de confiance, de falsification de documents, de blanchiment d'argent et d'√©vasion fiscale, puis avec l'entr√©e de la Compagnie chinoise des Trois gorges, dont Liu Tienan, emprisonn√© pour corruption, avait la haute main.
Depuis 18 mois, la presse taiwanaise avait sorti le scandale sans grand résultat. Les quotidiens de Canton ont même osé publier ces informations malgré certaines menaces de mort émises par ce réseau mafieux englué dans les malversations, les voitures de luxe, les maitresses et les compromissions à l'étranger. Des bouleversements sont à attendre avec cette opération vérité. Les pots de vins se chiffrent en millions d'euros pour ce qui est connu. On sait que nombre d'éoliennes supposées construites en Allemagne et importées en France sont largement pourvues de pièces chinoises : à quel prix ?
Ce devait être la bouffée d'oxygène du secteur européen et c'est au contraire le boulet qui l'entraine un peu plus vers le fond. Vestas, Gamesa, Siemens sont les premiers à tomber au tapis. La chute de Vestas est impressionnante. Après avoir supprimé 4500 emplois, après avoir disparu plusieurs fois de l'indice danois OMX20, après des variations erratiques de son bénéfice de -230% à + 30 % d'un trimestre à l'autre, le groupe devait être sauvé par l'apport de groupes chinois, qui ne viendront pas. Même le gouvernement danois n'a pas les moyens de sauver Vestas, comme il l'a confirmé publiquement depuis octobre 2012, alors que la conjoncture était moins mauvaise.
Tous les organes de contr√īle : la Commission de R√©gulation de l'Energie, la Cour des Comptes, France Strat√©gie, soulignent que le syst√®me est √† bout et qu'il est ruineux pour des r√©sultats d√©risoires. L'argent capt√© par les sp√©culateurs aura d√©tourn√© des subventions publiques vers d'immenses fortunes priv√©es qui se moquent d'investir dans les vraies √©nergies renouvelables de demain, qui ne sont ni les vieilles √©oliennes √† h√©lices, ni les panneaux solaires √† bas rendement et forte pollution, mais des turbines silencieuses ou urbaines, des piles √† combustible z√©ro carbone, des stockages mixtes solaire hydrog√®ne, etc... dont les premiers exemplaires fonctionnent d√©j√† un peu partout. Un seul exemple : la division √©quipements sp√©ciaux de Rolls Royce en Allemagne, CFC, g√®re depuis plusieurs ann√©es des √©quipements remarquables z√©ro rejet carbone, en toute modestie, et surtout, √ßa marche toute l'ann√©e au lieu d'un jour sur cinq. De plus les nouvelles √©nergies renouvelables produisent localement, ce qui diminue les probl√®mes de r√©seaux, devenus un casse-t√™te avec les bricolages de l'√©olien ou du solaire.
http://www.economiematin.fr/news-eolien-echec-allemagne-corruption-energie-grangeon

29/04/14 : Le vice-chancelier allemand : « La transition √©nerg√©tique est une folie »
http://www.contrepoints.org/2014/04/29/164531-le-vice-chancelier-allemand-spd-la-transition-energetique-est-une-folie


02/11/12 : Les le√ßons de la transition √©nerg√©tique allemande

Fermer le nucl√©aire, produire 80% de l'√©lectricit√© gr√Ęce aux √©nergies renouvelables d'ici 2050: est-ce r√©aliste ?
Fermer la vingtaine de r√©acteurs nucl√©aire d'ici 2022; produire 60% de l'√©nergie (et 80% de l'√©lectricit√©) gr√Ęce aux renouvelables d'ici 2050 et diminuer √† cette √©ch√©ance de 80% √† 95% par rapport √† 1990 les √©missions de gaz √† effet de serre. Tels sont les principaux objectifs de la transition √©nerg√©tique entam√©e par l'Allemagne en 2011. Une transition que les experts du Centre d'analyse strat√©gique ont examin√©e √† la loupe dans une note publi√©e en septembre et qu'a comment√©e pour Slate Fabien Roques, directeur √† l'IHS-CERA, cabinet de consultants en strat√©gie √©nerg√©tique.
Abandonner le nucléaire, c'est possible?
oui Avant Fukushima, l'Allemagne comptait 17 r√©acteurs en fonctionnement. Contre 58 en France. Ils ne contribuaient donc «que» pour 23% √† la production √©lectrique (plus de 75% en France) et 11% √† la consommation d'√©nergie finale du pays (40% en France). Car, il ne faut pas l'oublier, l'√©lectricit√© n'est que l'une des fa√ßons de consommer de l'√©nergie. A c√īt√© des carburants ou du chauffage, entre autres.
Huit réacteurs ont été fermés en 2011 et cela n'a visiblement posé aucun problème: la différence a été compensée par une baisse des exportations électriques, une augmentation de la production des énergies renouvelables et une petite baisse de la consommation.
D'ici 2022, date butoir pour la fermeture des neuf autres tranches, l'Allemagne devrait compenser le manque à gagner nucléaire. Mais pas forcément de la façon souhaitée.
Les ENR (énergies renouvelables) suffiront-elles ?
non (pas en l'état actuel des technologies)
La part des ENR (√©nergies renouvelables) a progress√© de fa√ßon impressionnante sur la derni√®re d√©cennie, notamment l'√©olien et le solaire. Mais cette progression marque d√©sormais le pas: le parc √©olien ne s'√©tend plus aussi vite (sauf l'√©olien offshore) et les tarifs d'achat sur le solaire ont tr√®s sensiblement baiss√© en 2012, mettant en cause la rapide progression pass√©e (mais aussi la fili√®re industrielle du pays!). Il faudra d'ici 2050 bien du volontarisme –et des progr√®s technologiques– pour que les ENR puissent r√©pondre aux espoirs que les Allemands ont mis sur eux.
Mais le probl√®me ne se trouve dans l'imm√©diat pas tant du c√īt√© des capacit√©s install√©es que de celui du r√©seau: «certains champs d'√©oliennes offshore ne fonctionnent pas car ils ne sont pas encore reli√©s au r√©seau √©lectrique», assure Fabien Roques. Et lorsqu'ils le seront, tout ne sera pas pour autant r√©gl√©: «l'Allemagne a mal anticip√© ces questions, et manque de capacit√©s pour transporter le courant produit par les √©oliennes au nord vers le sud», poursuit l'expert.
Le CAE estime ainsi que le pays devra consacrer 45 milliards d'euros d'ici 2020 à ses réseaux de transport et de distribution d'électricité. Le problème n'est pas seulement financier: construire des réseaux prend du temps, notamment en autorisations de toutes sortes.
Le charbon et le lignite ont-ils pris le relai?
non (pas pour l'instant)
Contrairement aux rumeurs insistantes, la production d'√©lectricit√© √† partir de charbon et de lignite n'a pas augment√© pour compenser la baisse du nucl√©aire, constatent les experts. Sur longue p√©riode, leur part a du reste diminu√© (75% de la production √©lectrique en 1973 –42% actuellement) et elle est √† peu pr√®s stable depuis plusieurs ann√©es.
A 42%, elle reste cependant très importante, et pour partie, très polluante, notamment pour le lignite. Les centrales les plus émettrices devraient fermer dans quelques années, mais de nouvelles capacités sont prévues, qui ont profité des allocations gratuites de quotas CO2 au milieu des années 2000 pour démarrer leur construction. In fine, la part du charbon/lignite pourrait donc très légèrement progresser.
La consommation peut-elle baisser?
un peu «Il semble que la consommation √©lectrique allemande ait cess√© de progresser, et se trouve d√©sormais √† un plateau», note Fabien Roques. Mais quid de l'avenir? Des √©conomies suppl√©mentaires pourraient √™tre r√©alis√©es, mais beaucoup a d√©j√† √©t√© fait dans l'habitat et dans l'industrie, qui s'est beaucoup restructur√©e y compris √©nerg√©tiquement √† la suite de la r√©unification.
Du reste, l'Allemagne affiche un taux d'intensité énergétique déjà légèrement inférieur à la France, et ce malgré la puissance de son industrie (151 kilo équivalent pétrole pour 1.000 euros de PIB contre 164 en France). Autrement dit: des baisses de consommation sont encore possibles, mais proportionnellement moins qu'en France.
En outre, l'électricification du parc automobile d'ici 2025 pourrait aussi venir contrecarrer cette évolution. Il n'est pas donc certain que les Allemands verront leur consommation électrique diminuer sensiblement
L'Allemagne deviendra-t-elle l'otage de la Russie?
+ que la France Logiquement, les centrales au gaz sont amen√©es √† jouer un r√īle de plus en plus important: on en construit pour prendre le relai des ENR (√©olien, solaire), par d√©finition intermittentes, lorsque celles-ci ne produisent pas d'√©lectricit√©. «Attention cependant, nuance Fabien Roques, construire de nouvelles capacit√©s ne signifie pas que beaucoup de gaz sera br√Ľl√©, car ces nouvelles centrales ne tourneront pas √† plein temps.»
Et elles pourraient subvenir à l'augmentation de la consommation, si celle-ci était avérée et si les ENR ne pouvaient prendre le relai.
Actuellement, le gaz repr√©sente une part minoritaire de la production √©lectrique (13%) mais tout de m√™me 23% de la consommation √©nerg√©tique totale (15% en France). Mais surtout, quand la France s'approvisionne tout √† la fois en Alg√©rie, aux Pays-Bas, en Norv√®ge et en Russie (15% environ pour ce dernier pays), l'Allemagne d√©pend elle √† environ 50%, de la Russie. D'o√Ļ l'attention port√©e outre-Rhin aux relations avec ce pays, et l'implication controvers√©e de l'ex-chancelier Schr√∂der dans le consortium germano-russe charg√© de la construction du gazoduc Northstream reliant directement les deux pays.
La transition co√Ľtera-t-elle cher?
oui très cher, mais... pas forcément plus qu'ailleurs.
Les partisans du nucl√©aire fran√ßais ont beau jeu de le r√©p√©ter: l'√©lectricit√© allemande co√Ľte deux fois plus cher que dans l'Hexagone, tant pour les m√©nages que pour l'industrie. Certes. Mais cela n'emp√™che pas l'industrie allemande d'√™tre comp√©titive. Reste √† savoir jusqu'o√Ļ la facture va grimper.
Personne ne le sait, mais si les subventions aux ENR représentent déjà 36 euros par mégawattheure, selon le CAE, elles pèsent pour l'essentiel sur les ménages, les entreprises étant quasiment exemptées. La solution n'est pas forcément durable: les ménages allemands risquent bien, un jour, de grincer les dents.
Alors oui, cette transition sera co√Ľteuse. En co√Ľts de r√©seaux, en subventions aux √©nergies alternatives, etc. Mais le sera-t-elle forc√©ment moins en France, le jour o√Ļ les d√©cisions √©nerg√©tiques auront √©t√© prises?
«Le premier pays qui s'essaie √† la transition essuie forc√©ment les pots cass√©s, estime Fabien Roques. Il paie forc√©ment plus cher. Mais il peut aussi en tirer des avantages tr√®s importants, notamment s'il en fait une vraie strat√©gie industrielle: √©nergies alternatives, stockage de l'√©lectricit√©, r√©seaux intelligents, techniques du b√Ętiment, les industriels allemands, Siemens en t√™te, qui investissent dans ces secteurs b√©n√©ficieront de cette transition.»
Mais apprendre à vivre et à produire avec moins d'énergie peut se révéler aussi, à terme, être un vrai avantage compétitif. Car, et c'est bien l'état d'esprit des Allemands, la transition est, de toutes façons inéluctable. Autant donc la préparer.
http://www.slate.fr/story/62367/transition-energie-allemande

29/03/04 : Der Spiegel : Le d√©lire √©olien - Du r√™ve d'un √©nergie √©cologique au saccage du paysage hautement subventionn√©.
http://www.juracretes.ch/d2wfiles/document/4980/5019/0/Le20D%C3%A9lire20%C3%A9olien20-20avril20-202004.pdf