Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mercredi 31 mai 2017

Syndrome de l’éolienne : psychologique ou pas, il faut agir !

http://www.jim.fr/pharmacien/actualites/pro_societe/e-docs/syndrome_de_leolienne_psychologique_ou_pas_il_faut_agir__165487/document_actu_pro.phtml

Publié le 17/05/2017, Aurélie Haroche

Paris, le mercredi 17 mai 2017 – Depuis plusieurs années, des associations de riverains résidant à proximité d’éoliennes font état de symptômes divers qu’elles associent à la présence de ces installations. Sous le terme de "syndrome de l’éolienne" sont ainsi regroupés des troubles multiples que l’on « peut schématiquement (…) distinguer en : généraux : troubles du sommeil, fatigue, nausées, etc. ; neurologiques : céphalées, acouphènes, troubles de l’équilibre, vertiges, etc. ; psychologiques (…) ; endocriniens (…) ; cardio-vasculaires (…) ; socio-comportementaux » résume l’Académie de médecine dans un rapport publié hier.

Des recommandations ignorées

L’institution s’était déjà penchée sur ces plaintes et avait formulé en 2006 une série de recommandations aux autorités qui n’avaient pas toutes été suivies, volonté de développer les énergies alternatives oblige : la distance minimale entre les éoliennes les plus puissantes et les habitations a ainsi été fixée à 500 mètres et non 1 500 mètres comme le préconisait l’Académie de médecine et aucune étude épidémiologique n’a été diligentée. En dépit de cette relative ignorance de ses préconisations, l’Académie de médecine a choisi de consacrer un nouveau rapport à ce sujet.

Quand la laideur rend malade

Ces travaux mettent en évidence la composante principalement psychologique du syndrome de l’éolienne. L’Académie de médecine admet en effet que les symptômes décrits, uniquement par une partie des riverains « ne semblent guère spécifiques et peuvent s’inscrire dans ce qu’il est convenu d’appeler les Intolérances Environnementales Idiopathiques » et paraissent pour « la très grande majorité d’entre eux (…) plutôt de type subjectif, fonctionnel, ayant pour point commun les notions de stress, de gêne, de contrariété, de fatigue ». Une exploration plus poussée du phénomène conforte cette analyse. Ainsi, les nuisances visuelles imputées à la stimulation stroboscopique ne sont pas de nature à induire un risque d’épilepsie photosensible. A contrario, l’Académie de médecine retient que la « défiguration du paysage » entraînée par des installations peu esthétiques doit être retenue comme une nuisance sanitaire : elle provoque des « sentiments de contrariété, d’irritation, de stress, de révolte avec toutes les conséquences psycho-somatiques qui en résultent ».

Quand la peur de la technologie rend également malade


De la même manière, si le rôle des infrasons souvent évoqué pour expliquer certains symptômes doit être « raisonnablement mis hors de cause », l’Académie de médecine rappelle que le « caractère intermittent, aléatoire, imprévisible, envahissant du bruit généré par la rotation des pales (…) peut indubitablement perturber l’état psychologique de ceux qui y sont exposés ». Outre les perturbations psychologiques provoquées par ces nuisances visuelles et sonores, l’Académie de médecine invite à se souvenir que « toute nouvelle technologie charrie son lot de peurs et de fantasmes et peut fournir une explication rationnelle à des troubles fonctionnels pré-existants ». Elle souligne également encore le poids des facteurs individuels et des facteurs sociaux. Concernant ces derniers elle note que le sentiment d’être « mis devant le fait accompli », l’angoisse face à la dévaluation de son bien immobilier et la médiatisation d’informations inquiétantes sur les conséquences sanitaires des éoliennes ont nécessairement une incidence sur le développement de certains troubles. Ainsi, si aucune pathologie organique ne semble devoir être imputée à la proximité avec les éoliennes, l’altération de la qualité de vie des riverains est réelle et doit être prise en compte.

Concertation avec les riverains : une étape clé

Un tel état des lieux doit conduire à améliorer la concertation avec les riverains avant toute nouvelle installation : c’est le sens des deux premières recommandations de l’Académie de médecine qui incite les autorités à s’assurer « lors de la procédure d’autorisation, [que] l’enquête publique soit conduite avec le souci d’informer pleinement les populations riveraines » et à ne permettre « l’implantation de nouvelles éoliennes que dans des zones ayant fait l’objet d’un consensus de la population concernée quant à leur impact visuel ». Les sages invitent également à conduire une enquête épidémiologique et à favoriser les innovations permettant de brider le bruit des éoliennes. Enfin, l’Académie de médecine renonce à préconiser une distance à respecter mais suggère de « de déterminer la distance minimale d’implantation à la première habitation en fonction de la hauteur des nouvelles éoliennes afin de ne pas majorer leur impact visuel et ses conséquences psychiques et somatiques ».

L’Académie plus sensible que l’ANSES à la souffrance des riverains ?

Il y a deux mois, se penchant sur les nuisances sonores associées aux éoliennes, l’Agence nationale de l’environnement (ANSES) avait considéré que « les données disponibles ne mettent pas en évidence d’argument scientifique suffisant en faveur de l’existence d’effets sanitaires liés aux expositions au bruit des éoliennes ». Elle préconisait cependant de poursuivre les travaux sur le sujet. Elle formulait par ailleurs des recommandations proches de celles de l’Académie de médecine concernant l’information des riverains et le contrôle du bruit.

Ces rapports témoignent de la difficulté de se prononcer sur des sujets qui tout en ne concernant pas des pathologies organiques avérées mettent en jeu une plainte profonde et réelle des citoyens. Il apparaît que la sensibilité des institutions sollicitées peut avoir une influence sur leur réponse, comme le montre dans le cas de l’Académie de médecine sa perception des conséquences de la laideur des éoliennes.

mardi 30 mai 2017

Les éoliennes sèment la zizanie à Thézy-Glimont (Somme)

http://www.courrier-picard.fr/32948/article/2017-05-26/les-eoliennes-sement-la-zizanie-thezy-glimont

26/05/17,   Benoît Delespierre 

Ils ont fait bâtir dans un nouveau lotissement et ont découvert ensuite qu’ils auraient des éoliennes à proximité. Les habitants se sentent trahis. Le maire, mis en cause, est en colère.


"Ah ! Vous venez pour les éoliennes ? Vous voulez qu’on sorte les fusils ! " Olivier Bouvet, 46 ans, s’est installé en septembre 2016 dans le lotissement Les Vergnes sur un terrain qu’il a acheté en 2015.

« C’est simple, ici, on s’est tous fait arnaquer. Je viens du Quesnel, dans le Santerre, où c’est devenu infernal avec les éoliennes. Je suis venu ici pour être mieux et tranquille. Et ça recommence ! » Et d’ajouter : « Dans le lotissement, certains pensent que le maire était au courant et qu’il ne nous a rien dit. Moi, je pense plutôt que c’est l’aménageur et le notaire qui auraient dû être au courant. »

Un projet privé, une décision du préfet 

Dans le lotissement, c’est le même sentiment de colère et de trahison qui domine. La même phrase revient de jardin en jardin : « Si on avait su qu’il y aurait des éoliennes, on n’aurait jamais acheté ici. » Et les mêmes soupçons : « Qui savaient ? Qui nous a caché le projet ? »

Interrogé hier par téléphone, le promoteur, Jean-François Denis, de Cachy, est formel : « Je n’ai jamais été informé du deuxième projet éolien. J’ai eu des soucis et du retard à cause des fouilles archéologiques. Jamais à cause des éoliennes. » 

Quant au maire, Patrick Desseaux, vice-président d’Amiens-Métropole chargé du développement durable, il ne décolère plus. « Je reçois des coups de fils anonymes et des insultes à cause de ce projet. On me soupçonne d’avoir touché des avantages personnels. Mais moi aussi j’ai été roulé. En 2012, j’ai voté avec le conseil municipal, une autorisation d’étude de faisabilité pour le premier projet, celui qui était éloigné du village. Et c’était pour faire plaisir au maire de Gentelles qui voulait des éoliennes. Ce projet a été refusé par l’Aviation civile mais c’est sur la base de notre vote de 2012, que le promoteur a lancé son second projet. » Il précise : « Et lorsque H2air a fait déposer une caisse de documents à la mairie (NDLR : il s’agissait de l’étude d’impact et des demandes de permis de construire), j’ai refusé de signer le récépissé car nous étions opposés à ce second projet. »

Du côté d’H2air, on « déplore » sans difficulté un « raté » dans la communication de ce projet (lire ci-dessous). Mais on rappelle aussi le principe de base de l’implantation des éoliennes : une affaire privée entre un promoteur et des propriétaires fonciers, une enquête d’utilité publique supposée informer la population et, à la fin, le préfet qui décide. Une procédure qui fait bondir Patrick Desseaux : « Si le préfet accorde l’autorisation alors que le village est contre, que le conseil municipal est contre, alors le préfet viendra lui-même s’occuper des élections dans la commune et il devra modifier lui-même notre PLU. » 

L’enquête publique se termine ce mercredi 31 mai où se tiendra la dernière permanence du commissaire-enquêteur, de 16 à 19 heures, en mairie.

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Par Le Courrier Picard ,
 Emilie Thérouin

«Il y a eu un raté que nous déplorons»

Responsable communication de H2air

Qui aurait dû informer la population ? Le maire ? Le préfet ? Les promoteurs ? 
Sur ce parc, il y a eu un raté que nous déplorons entre notre projet, qui est ancien, et les nouveaux habitants. Nous avons pourtant, pour notre part, organisé des réunions publiques en 2013, 2016 et 2017.

Mais comment expliquez-vous qu’il y a tant de projets éoliens qui sèment la zizanie dans les villages ? 
À la base, un projet éolien est une affaire privée entre un promoteur et des propriétaires fonciers. Et à la fin, c’est le préfet qui décide. Mais nous, à H2air – tous les promoteurs ne le font pas –, nous nous obligeons à informer la population en amont car nous estimons qu’un projet est d’autant mieux accepté que les riverains sont bien informés.

Une éolienne, c’est un chiffre d’affaires d’environ 700 000 € par an. Est-ce une grosse perte pour vous, si ce projet n’aboutit pas ? 
Nous avons dix-sept projets en cours dans les Hauts-de-France. Ce projet est un investissement de 32 M€. Je n’en connais pas les recettes estimées mais il faut d’abord en voir les bénéfices pour l’environnement.

Deux projets parallèles

2012 : un permis d’aménager est accordé en février pour construire 53 logements, la résidence Les Vergnes, sur les hauteurs du village. Dans le courant de la même année, un premier projet éolien est déposé par H2air le long de la RD 934 (la 2x2 voies Amiens-Roye). Ce projet est refusé en 2013 par l’Aviation civile en raison de sa proximité avec l’aérodrome de Glisy. 

2013-2014 : le promoteur commercialise les lots du lotissement. 

2014 : H2air présente un second projet, plus près du village mais comportant moins d’éoliennes. Les premiers habitants s’installent et découvrent qu’ils habiteront à proximité de six éoliennes hautes de 150 m, situées à 600 m de la première habitation.

lundi 29 mai 2017

Les Suisses ont craint le nucléaire : le lobby éolien va empocher des milliards

http://www.bvoltaire.fr/suisses-ont-craint-nucleaire-lobby-eolien-va-empocher-milliards/


Le terrain était favorable pour le lobby éolien…

Un appel à leur sens des responsabilités a fait voter les Suisses pour la fin du nucléaire. Les Suisses seraient-ils aussi peu instruits, aussi peu responsables que les Allemands, les Belges, les Français ? On avait pris soin de leur proposer un « package » comportant d’indispensables économies d’énergie, l’isolation des habitations, etc. Ils ont voté, dans la foulée, la fin du nucléaire, la fin d’une énergie propre, éternelle, peu coûteuse, n’enrichissant pas un lobby tout-puissant sur la planète, lobby qui mettra dans sa poche les milliards que les Suisses croient consacrer à une énergie « verte ».

Comment le lobby éolien est-il arrivé à ses fins ? La question mérite d’être posée, quand on sait qu’il a même obtenu que les citoyens ne puissent pas intervenir dans les décisions concernant l’installation d’éoliennes !

Soyons précis : dans le monde, les centrales nucléaires civiles sont reconnues comme étant la source de production d’énergie électrique la moins nocive. Les centrales de Fukushima et de Three Mile island n’ont tué personne ; la centrale de Tchernobyl était une centrale en grande partie militaire et une décision contraire à tout bon sens a créé la catastrophe de sinistre mémoire… Actuellement, les centrales de 4e génération – construites en Chine et en Inde, par exemple – nous promettent non seulement une énergie vraiment verte mais ne laissant pas le moindre déchet, consommant même les déchets des centrales de 2e et 3e générations. Ces centrales s‘arrêtent en une fraction de seconde en cas de problème ou d’attaque, ont besoin de si peu de combustible que la réserve planétaire accessible est disponible pour des milliers d’années.


La Suisse couvre une très grande partie de ses besoins avec ses barrages.

Ces besoins diminueront grâce aux économies d’énergie et à l’isolation. Ajoutons qu’un peu d’énergie solaire ou éolienne permettant de remonter l’eau en période ensoleillée ou venteuse rendrait ces barrages encore nettement plus intéressants… quoiqu’à un prix excessif !

Il est donc vrai que la Suisse est un pays où l’électricité est un produit du renouvelable pour la plus grande partie, et le terrain était favorable pour le lobby éolien 1 désireux d’entretenir l’hystérie du réchauffement climatique. Et ceux qui croient au réchauffement anthropique devraient au moins savoir que le gaz carbonique (CO2) est un gaz utile à la nature, propre, n’intervenant pratiquement pas dans l’effet de serre – gaz non produit par les centrales nucléaires.

Les centrales nucléaires suisses n’ont jamais créé ou fait craindre le moindre problème. Leur remplacement, à terme, par des centrales de 4e génération éviterait d’avoir à stocker des déchets radioactifs pendant des milliers d’années. En attendant que les centrales actuelles aient atteint la limite d’âge, la Suisse pourrait observer les centrales construites en Chine, par exemple… au lieu d’installer des éoliennes qui donneront très peu d’énergie et créeront une pollution remarquable dans ce beau pays 2.

Pourvu que les Français, eux, s’instruisent et ne se laissent pas ruiner totalement par ces financiers sans scrupules qui, sous une étiquette « verte », ruinent les pays « démocratiques » !


Notes :
1 - Cela fait 30 ans que l’on installe des éoliennes. Elles réclament chaque jour plus d’aides pour chaque kWh produit. Et le jour où les aides devaient cesser aux USA, le président Obama les a doublées… comme « preuve » de ce qu’elles avaient atteint leur pleine maturité !
2 - En masse, les éoliennes sont obligatoirement accompagnées de centrales thermiques – le vent ne souffle pas sur demande mais les citoyens veulent de l’électricité sur demande – et ces centrales polluent ! Si, comme en Allemagne, ces centrales doivent fonctionner au charbon ou lignite, elles pollueront énormément…


A lire : 

* Les Vaudois ont-ils voté pour ou contre l'éolien ? (28/05/2017)
Les projets de parcs éoliens dans le canton ont-t-ils eu un effet sur le scrutin sur la Stratégie énergétique 2050 ? La carte des résultats est en riche d'enseignements. Le oui l'emporte nettement, mais pas partout. .........
http://www.24heures.ch/vaud-regions/vaudois-ontils-vote-eolien/story/30210345


* Philippe Roch: «Il est illusoire de croire que l’éolien participera grandement à la Stratégie énergétique 2050» (21/05/2017)
L’opposant à la Stratégie énergétique 2050 craint la lourdeur bureaucratique du projet et s’inquiète de l’illusion éolienne mais se réjouit du soutien du peuple à l’énergie verte. .......
https://www.letemps.ch/suisse/2017/05/21/philippe-roch-illusoire-croire-leolien-participera-grandement-strategie
* Ces communes qui ont exprimé leur désamour pour les éoliennes (21/05/2017)
Neuf des 14 communes qui accueillent sur leur territoire des installations éoliennes de grande importance se sont démarquées dimanche par leur faible soutien à la stratégie énergétique au contraire de leur canton....
https://www.rts.ch/info/suisse/8639149-ces-communes-qui-ont-exprime-leur-desamour-pour-les-eoliennes.html


* Les Suisses tournent le dos au nucléaire (21/05/2017)
Les Suisses ont décidé dimanche de sortir à moyen terme du nucléaire en acceptant, à 58,2%, par référendum, la nouvelle loi sur l'énergie interdisant les nouvelles centrales, soutenant les énergies vertes et réduisant la consommation énergétique.
http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/les-suisses-tournent-le-dos-au-nucleaire-5921aa18cd702b5fbeb569a5

dimanche 28 mai 2017

Lettre ouverte du 22 mai 2017

VENT DE COLÈRE FÉDÉRATION NATIONALE 
MERCREDI 24 MAI 2017
Les académies contestent le développement de l'éolien industriel.

Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les ministres, député(e)s, élu(e)s, nous vous appelons à suivre les avis éclairés et dépassionnés de ces trois académies . 

1- Académie de médecine communiqué du 9 mai 2017 : Nuisances sanitaires des éoliennes terrestres 
Ci-après le deuxième paragraphe de ce rapport : "Si l’éolien terrestre ne semble pas induire directement des pathologies organiques,il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles la qualité de vie d’une partie des riverains et donc leur "état de complet bien-être physique, mental et social » lequel définit aujourd’hui le concept de santé." 
Cliquer ici pour lire le communiqué de l'Académie de Médecine.

2- Académie des sciences rapport du 19 avril 2017 : La question de la transition énergétique est elle bien posée dans les débats actuels ? 
Ci-après quelques morceaux choisis de ce rapport : "Le recours aux énergies renouvelables est a priori attrayant, mais il ne faut pas oublier les réalités " "C’est ce qui ressort des chiffres de production éolienne en France, montrant que la puissance disponible issue de l’ensemble des éoliennes réparties sur le territoire tombe souvent à 5 % de la puissance affichée. Ainsi, un ensemble qui peut en principe fournir 10 GW ne délivre qu’un demi GW pendant une partie du temps." "La France est, parmi les pays développés, l’un des plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre par habitant (environ deux fois moins qu’en Allemagne, trois fois moins qu’aux Etats-Unis)."

3- Académie des beaux arts 2007 : Rapport sur les éoliennes . 
Ci-après la première recommandation de ce rapport : "Les éoliennes, machines de 150 mètres de haut, sont en contradiction avec la tradition française qui a toujours consisté jusqu'à présent à harmoniser l’architecture, même insolite, avec le paysage en respectant son échelle. La confrontation de telles installations, que les promoteurs envisagent d’installer aujourd’hui de manière massive, avec les sites remarquables et les paysages de qualité qui ont valu à la France le titre de première destination touristique mondiale, est difficilement acceptable." 
Cliquer ici pour lire le rapport de l'Académie des beaux arts.

Vent de Colère ! - FEDERATION NATIONALE tel : 06 40 89 49 82 contact@ventdecolere.org

samedi 27 mai 2017

Eoliennes : sans subventions, les prix s'effondreraient !

http://www.economiematin.fr/news-l-eolien-sans-subventions-pour-chaque-kwho-

par CLAUDE BRASSEUR le 27 mai 2017

80 % du prix du Kwh éolien vient des aides en tous genres distribuées
dans ce secteur.


Le citoyen-citron pressé en arrive à se plaindre du prix de l’électricité éolienne. Des nuisances commencent à être reconnues par l’Académie de Médecine en France. Des corruptions et escroqueries style Publifin en Belgique. Aujourd’hui, 80 % du prix du Kwh éolien vient des aides, primes, avantages fiscaux, priorité sur le réseau et autres Certificats Verts à prix artificiel.

Le lobby éolien mondial a trouvé la parade ! Il veut nous convaincre de ce que le futur éolien en mer est rentable, ne demande pas le moindre subside….

Ainsi 3 des 4 dernières licences d’exploitation d’industries éoliennes en mer (offshore) allemandes prévoient que ces entreprises – jusqu’à 900 MW à installer – vivront de la vente d’électricité sans subventions. En Belgique, ces usines sont subventionnées à plus de 15 centimes le Kwh. Là, en Allemagne, dès le départ, elles se contenteraient de 3,5 ct, prix de vente moyen de l’électricité !


Ne nous leurrons pas, un piège se cache dans la promesse des industriels concernés : l’Allemagne est devenue un exportateur (involontaire) important d’électricité… essentiellement quand il y a du vent. L’Allemagne combine centrales à charbon ou lignite et éoliennes. Les centrales au charbon sont toujours très peu souples et inaptes à suivre les variations de régime du vent. (2) Il y a donc trop d’électricité quand le vent souffle vraiment et que les centrales au charbon-lignite continuent à en produire, ne pouvant faire autrement.

L’Allemagne exporte son électricité inutilisable vers la Pologne, la Tchéquie et autres pays pour s’en débarrasser et à prix réduit quand ce n’est pas à prix négatif. Cette situation représente une perte de 20 milliards d’euros en 2 ans pour les producteurs d’électricité! Et cela malgré le Kwh le plus cher au monde pour un grand pays industrialisé...

Arrivera-t-on à nous faire croire que les usines éoliennes vont éponger par philanthropie ces pertes de 20 milliards d’euros en 2 ans, pertes uniquement liées aux énergies renouvelables que doivent subventionner (acheter) les producteurs d’électricité allemands ? Si le Kwh de l’Europe de l’Ouest coûte en moyenne 3,5 centimes, ce prix varie souvent de minute en minute en vertu des lois de l’offre et de la demande, et devient à l’occasion négatif. Sachant que le Kwh éolien fait tomber le prix quand il y a du vent, on peut difficilement imaginer que cette industrie est prête à accepter le prix réel au moment où elle fournit du courant…

En conclusion cette question : le prix de l’électricité variant sans arrêt, l’électricité éolienne ayant quelquefois une valeur négative, veut-on vraiment nous faire croire que les industriels éoliens accepteront un prix négatif pour leur électricité?

vendredi 26 mai 2017

L’éolien en mer, le grand gaspillage ?


26 MAI 2017, par 
Simon Derrien Etudiant en journalisme à l'IUT de Lannion

L’éolien en mer est la solution miracle (😡) apportée par l’Etat pour répondre à la transition écologique. Cependant elle pose de nombreux problèmes économiques et environnementaux. L’exemple du parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc est un bon exemple de la gabegie de l’éolien maritime.

La transition énergétique est l’un des enjeux majeur du XXIème siècle. Preuve en est, l’apparition dans de nombreux programmes politiques de moyens de la mettre en œuvre. Le gouvernement actuel a fait le choix de l’éolien pour les quarante prochaines années. Sur le territoire terrestre Français il est particulièrement complexe d’implanter de l’éolien, la faute à des démarches administratives interminables. C’est donc vers la mer que s’est tourné l’Etat, pour espérer atteindre les 40% d’énergie renouvelable en 2030 fixés par la loi de transition énergétique. Cet objectif sera probablement atteint mais à quel prix ?

Le projet de parc éolien en mer le plus abouti à l’heure actuelle est probablement celui qui devrait normalement voir le jour d’ici à 2020 dans la baie de Saint-Brieuc. Mais il n’est pas le seul. Deux autres parcs similaires sont à l’étude, en Normandie et dans le Nord - Pas-de-Calais. Cette idée de l’éolien séduit depuis toujours. Une énergie qui serait propre, économique et qui aurait des impacts limités sur la faune, la flore et le paysage 😏. 
Mais la réalité est bien moins rose que ce que les services de communication de l’Etat essaient de nous faire avaler discrètement.

Il faut voir dans ces projets le caractère symbolique qu’ils portent en termes de transition écologique. C’est pour cela qu’il sont aussi médiatiques. L’éolien est un accélérateur politique, pour écolo convaincu. C’est même plus que cela car cette solution « miracle » arrive à mettre d’accord les écolos convaincus et les libéraux acharnés, qui voient en ce projet l’expression parfaite de la soutenabilité faible. Alors l’éolien offshore est-il une solution d’avenir ?

L’écologie à grand frais

L’éolien en France, qu’il soit marin ou terrestre apparaît comme deux à trois fois plus onéreux que l’énergie nucléaire française. Comparé à l’éolien européen, les coûts sont multipliés par quatre. La France est le pays européen qui possède le plus grand parc nucléaire. A ce titre, toutes les énergies alternatives sont comparées au coût de l’électricité tirée du nucléaire. Mais l’Etat français ne prend pas en compte dans ces calculs le coût du démantèlement des centrales usagées, ce qui fait automatiquement augmenter le coût de production de l’énergie nucléaire. Il faudrait donc prendre en compte ce dernier pour rétablir une certaine équivalence.
Un problème bien plus mathématique fait grimper les prix de l’éolien en flèche. Durant la fin des années 90, alors que le développement durable était à ses prémices, l’éolien est apparu comme la solution miracle. Il est donc devenu le cheval de bataille des différents ministres de l’écologie successifs. Les projets de parcs éoliens ont été mis en route avec la volonté d’imiter ce qu’avait fait nos voisins danois ou espagnols, à savoir des champs d’éoliennes immenses. Face à cela de nombreux collectifs et associations se sont érigés sur la route de ces parcs. En cause, l’altération du paysage. Pour parer à cela, l’Etat a pris la décision que ne seraient pas construits des parcs de plus de 10 éoliennes. Les coûts ont donc été étalés et il a été impossible pour les prestataires de réaliser des économies d’échelles.

L’Etat s’est donc tourné vers la mer, sur laquelle il était plus simple de faire de grand parcs. Mais du fait des conditions particulièrement hostiles en mer, les coûts d’installation et de production ont explosé. On est passé de 82 € le MW/h pour de l’éolien terrestre à 222 € le MW/h pour de l’éolien en mer, selon un rapport d’enquête publique mené par la préfecture des Côtes d’Armor. Autrement dit c’est une énergie qui est certes propre mais qui cherche encore sa rentabilité. Enfin, l’éolien est particulièrement fragile, la durée de vie moyenne d’une éolienne est de 40 ans à terre (?), ce qui pourrait permettre un retour sur investissement, mais en mer, du fait de l’érosion, des vents et des courants, la durée de vie est divisée par deux. Ce qui veut dire que les 222 € par MW/h sont fortement sous-estimé car ils ne prennent pas en compte le renouvellement d’éolienne tous les 20 ans.
Répartition des coût d’une éolienne en mer

L’économie Armoricaine en danger

Le monde de la pêche est également menacé directement par ce projet. En effet de nombreux effets indésirables risquent de perturber fortement la ressource halieutique, selon le comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins des côtes d’Armor. Les pêcheurs armoricains sont particulièrement inquiet quand à leur avenir professionnel car de nombreuses questions restent en suspend. Ainsi ils ne savent pas encore si les câbles inter éolienne seront ensouillés et si oui de quelle façon. Car sans ensouillage, la zone ne serait plus draguable et la pêche de la principale ressource locale, la coquille Saint-Jacques, serait également impossible. Au sujet de l’ensouillage, la société Ailes Marines propose d’utiliser une charrue. Mais cet outil soulève des quantités de sédiments conséquentes rendant l’eau turbide et faisant fuir les poissons et les crustacés.

"Nous ne pouvons pas dire que nous sommes farouchement opposé à ce projet, mais nous avons encore de très nombreuses craintes sur l’avenir de notre métier. Certains éléments de mise en oeuvre de ce projet ne sont pas soutenable."
Gregory le Droumaguet, chargé de mission à la CDPMEM22

Le parc éolien au large de Saint-Brieuc pose un problème économique direct car il réduirait de 20 % la zone de pêche actuelle. Les pêcheurs se sont exprimés en opposition à ce projet qui réduirait considérablement leurs gains. L’éolien en mer n’est donc pas la solution miracle que dépeint l’Etat à grand coup de campagne de communication. C’est un sujet particulièrement complexe qui mobilise de nombreux acteur et dans lequel rentre en compte de nombreux paramètres, qui ne peuvent être réduit à la transition énergétique.

Vosges : Le chantier éolien de Belfays

Mise à jour du 26 mai 2017


LA GRANDE-FOSSE
La première pale éolienne sur le site de Belfays
http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-saint-die/2017/05/26/la-premiere-pale-eolienne-sur-le-site-de-belfays

Le passage du premier convoi transportant une pale d’éolienne, mercredi à 10 h, n’est pas passé inaperçu, en bout de vallée du Rabodeau. Après avoir franchi à vitesse réduite le col du Hantz, l’ensemble routier de plus de 60 m de long, en provenance d’Espagne, a traversé le village de Belval avant de monter en direction du site d’implantation du parc éolien du bois de Belfays.
Le convoi acheminant la première pale d’éolienne est arrivé mercredi sur le plateau de Belfays.
Sur notre photo, il traverse le village de Belval. Photo J.-L. Malaisé
Un recours au préfet

Comme elles l’avaient annoncé lors d’une conférence de presse le 23 mars dernier, les associations SOS massif des Vosges, la SPPEF (Protection du patrimoine et paysage de France), Paysage et nature de la montagne vosgienne, Arppege (Association pour le respect et la protection des paysages et de l’environnement de Grendelbruch et environs) ont déposé, par courrier envoyé le 23 mai, un recours auprès du préfet des Vosges pour demander l’arrêt du chantier. La demande est motivée principalement « par le défrichement sans autorisation d’une parcelle - notamment la parcelle forestière 1667 à Grandrupt - ayant permis la construction illégale d’une base logistique au milieu de la forêt… » Les associations demandent « l’arrêt du chantier à titre conservatoire, la remise en état des milieux et le cas échéant des zones défrichées sans autorisation, la mise en conformité préalable à toute reprise éventuelle des travaux ».
« Tout a été engagé dans le respect de la réglementation, tout sera remis en état, notamment pour ce qui est des routes, des sources privées et du centre de logistique », précisait le 23 mars Bernard Maetz, le maire de La Grande-Fosse.
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SAINT-DIÉ-DES-VOSGES Environnement

http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-saint-die/2017/03/23/vent-de-colere-sur-l-eolien-de-belfays

Vent de colère sur l’éolien de Belfays

Le chantier éolien de Belfays fait sortir du bois trois associations naturalistes qui parlent de désastre écologique provoqué, entre autres, par la destruction massive de la forêt.

Le chantier d’installation de dix éoliennes - 5 à Châtas et 3 à La Grande-Fosse, sur le versant lorrain ; 2 à Saâles dans le Bas-Rhin - a commencé sur le plateau de Belfays.

Alors que les engins tournent à plein régime et que les fondations de la première éolienne sont déjà bien avancées, trois associations naturalistes : Paysage nature et patrimoine de la montagne vosgienne présidée par Antoine Chonion, Biodiversit’Haies 88 avec Dominique Humbert par ailleurs président de SOS Massif des Vosges, Pierre Picardat, président d’Arppège à Grendelbruch (67), sont montées ce jeudi au créneau « pour attirer l’attention sur la question ».

DESTRUCTION ET POLLUTION


« On constate l’industrialisation d’une vaste zone naturelle et forestière et la destruction massive de la forêt et de son biotope », dit Dominique Humbert, citant le percement de routes rectilignes de 10 m de large et l’apport de milliers de tonnes de matériaux pour assurer une bande de roulement résistante…

Les intervenants parlent de « non-respect des règles élémentaires de sécurité » en montrant des câbles électriques courant sur le sol. Egalement de pollution des sources alimentant les habitations à proximité de la zone (l’eau, qu’ils feront analyser, sort du robinet avec une couleur rouge, comme chez Ariel et Maurice Unbekandt, propriétaires de la ferme sise au 20, route de Belfays) ; de défrichements intempestifs et illégaux sur des parcelles privées lors de l’installation du centre de logistique et de la création des routes ; de vestiges archéologiques, mis en danger par les engins de chantier.

DES ACTIONS


« Afin de stopper ces destructions, nous allons envoyer des courriers aux préfets des deux départements et à la Direction régionale des Affaires culturelles. Et engager des actions en justice devant les tribunaux compétents », indiquent les représentants des associations.

Présent sur le site, le maire de La Grande-Fosse, Bernard Maetz, l’un des principaux artisans du projet avec Jean Vogel, le maire de Saâles, affirme « que tout a été engagé dans le respect de la réglementation. Tout sera remis en état, notamment pour ce qui est des routes, des sources privées et du centre de logistique ».
https://www.vosgestelevision.tv/
Lire aussi : 

LA GRANDE-FOSSE - Eolien : les 1ers éléments arrivent sur le site (4 mai 2017)👿😡
Des éléments de la première des dix éoliennes composant le champ éolien du plateau de Belfays arrivent ce jeudi et cela se poursuivra ces prochains jours jusqu’à l’arrivée des pales prévue vers le 22 mai.
Initié par 6 communes du massif vosgien, le chantier d’installation de dix éoliennes de 2 MW chacune - 5 à Châtas, 3 à La Grande-Fosse sur le versant lorrain, 2 à Saâles en Alsace - passe à une nouvelle phase de son déroulement après le coulage des deux derniers socles de béton sur le territoire de Châtas. En effet, 450 à 500 m³ de béton sont nécessaires pour chacune des fondations des dix convertisseurs d’énergie.
Initié par 6 communes du massif vosgien, le chantier d’installation de dix éoliennes de 2 MW chacune - 5 à Châtas, 3 à La Grande-Fosse sur le versant lorrain, 2 à Saâles en Alsace - passe à une nouvelle phase de son déroulement après le coulage des deux derniers socles de béton sur le territoire de Châtas. En effet, 450 à 500 m³ de béton sont nécessaires pour chacune des fondations des dix convertisseurs d’énergie.
Arrivée des premiers éléments ce jeudi
Le levage de la première éolienne est prévu pour la fin de la première quinzaine de juin, mais sur la commune de la Grande-Fosse.
Auparavant, les pièces des éoliennes fabriquées en Espagne seront acheminées par route jusqu’au plateau boisé de Belfays, suivant une logistique savamment calculée. Pour arriver à destination, le convoi exceptionnel empruntera le col du Hantz en direction de la vallée du Rabodeau, puis le chemin dit du Tramway afin d’atteindre l’entrée principale du site.
Ce premier convoi transportera trois gros tubes de 30 m de long formant le corps d’un mât de 4 m de diamètre au sol et d’une hauteur de 90 m. L’acheminent ensuite des pales de 40 m de long promet d’être plus spectaculaire encore.
Il est également prévu de faire venir sur place une grue de 100 m pour le dressage des éoliennes. Cette grosse grue sera à chaque fois montée puis démontée.
Heureux d’arriver au bout
« Le chantier s’est bien passé, les conditions météorologiques ont été idéales, il n’y a pas eu beaucoup de neige ni de pluie », dit le maire Bernard Maetz. Il attend le premier branchement sur sa commune au mois d’octobre.
Porté par EDF Energies nouvelles France au travers de sa filiale la SAS du Parc éolien du Bois de Belfays, le projet a été autorisé en février 2012, la construction du parc a commencé en 2016 alors que le point de départ du projet remonte à 2003.
« Je suis très heureux d’arriver à la concrétisation de ce champ éolien innovant en milieu forestier, cela fait 14 ans que l’on se bat. Malgré des lenteurs administratives et les recours d’une association anti-écologique, on a réussi à construire un projet de 30 millions d’euros. Il sera un plus parce qu’il donne l’image d’un territoire qui se bouge pour mettre en œuvre la transition énergétique. Avec Jean Vogel, mon collègue de Saâles, nous étions déterminés à aller jusqu’au bout. D’autant plus que les populations des six communes, associées au projet dès le départ, nous ont soutenues. Ce projet, qui scelle une solidarité des six communes, a été mené en toute transparence », ajoute Bernard Maetz.
Le maire de la Grande-Fosse souligne par ailleurs les retombées économiques pour les entreprises locales dont les ouvriers ont travaillé sur le chantier.


- Quand la forêt devient une zone industrielle
A propos du chantier éolien du Col de Saales-Belfays (3 avril 2017)
Destruction de la forêt et de son biotope… Percement de routes rectilignes de 10 m de large sur plusieurs kilomètres et pouvant accueillir des camions semi-remorques transportant des éléments de 50 m de long. Apport de milliers de tonnes de matériaux (concassé, sable, terre…) pour assurer une bande de roulement suffisamment résistante. Ces routes qui défigurent la forêt sont destinées à alimenter le chantier de construction des éoliennes, et à assurer par la suite la maintenance et la réparation des machines. Elles verront passer dans un premier temps les innombrables camions de béton, puis les semi-remorques transportant les éléments des machines, ensuite la maintenance de celles-ci implique la possibilité de changer des pièces comme les pâles en cas d’incident grave, sans parler du démontage en fin de vie à moins que l’on envisage de les laisser rouiller sur place ! Ces routes n’ont donc rien de provisoire et seront encore là dans 20 ans. Il s’agit donc bien de l’industrialisation d’une vaste zone naturelle et forestière. Le paysage forestier s’en trouve totalement corrompu.
Ce chantier éolien en forêt doit faire prendre conscience de l’inanité de telles opérations. Évoquer le développement durable dans ce cas est une escroquerie intellectuelle qui n’est pas sans rappeler les efforts produits par certains hommes politiques pour faire croire à leur honnêteté irrémédiablement perdue !
Non respect des règles élémentaires de sécurité sur le chantier
Câbles électriques courant sur le sol sur plusieurs kilomètres en violation des règles de sécurité des chantiers et présentant un risque important pour les utilisateurs de la forêt. Poteaux de soutien constitués de simples planches clouées passant au-dessus des chaussées
Pollution des sources et des nappes
Pollution de l’eau des sources alimentant les habitations à proximité de la zone. Eau sortant du robinet avec une couleur rouge prononcée et chargée de particules fines en suspension. Pollution probable des ruisseaux et des rivières avec des boues et des particules en suspension. Conséquences sur la faune et la flore aquatique.
Défrichements intempestifs et illégaux sur des parcelles privées
La réalisation des routes, qui s’est faite en partie par l’élargissement de chemins existants, a nécessité le défrichement des abords de ces derniers. A plusieurs endroits ces défrichements ont débordé sur des parcelles privées sans que le propriétaire n’ait été sollicité ni même prévenu.
Bungalows de chantier et un centre logistique au cœur de la forêt et sans autorisation
La société EDF Energies Nouvelles a installé son centre logistique, avec bungalows, stockage de matériaux, base d’assemblage, parking des engins sur une parcelle au cœur de la forêt. De cette base s’étale un vaste chantier en étoile sur plusieurs km s. Cette parcelle de forêt, autrefois paisible à été défrichée sans aucune autorisation.
Des vestiges archéologiques mis en danger
Cette zone du Col des Broques, lieux de passage dominant le Col de Saales est reconnu comme particulièrement riche en vestiges archéologiques. Au lieu dit les quatre Bornes se situe un groupe de bornes anciennes, dont une antique qui marquerait la limites de frontières gallo-romaines entre les Triboques, et sans doute les Leuques. Trois autres bornes marquent les limites de la Principauté de Salm. Ces bornes sont actuellement mises en danger par les engins du chantier.
Un peu plus bas, ont été identifiés des fours gallo romains, attestant d’un habitat et d’une présence antique sur le site. Aucunes mesures d’anticipation et à fortiori de conservation, n’ont été prises. Toujours au Col des Broques, figurait un poteau frontière de 1870. Celui-ci semble avoir disparu depuis la mise en place du chantier.
Plusieurs actions vont être menées afin de stopper ces destructions : courriers recommandés aux Préfets des deux départements. Courrier à la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC). Engagement d’actions en justice devant les tribunaux compétents. Paysage nature et patrimoine de la montagne vosgienne et Biodiversit’Haies 88.
http://saintdieinfo.fr/2017/04/foret-devient-zone-industrielle/
Nouvelle action en justice contre le chantier éolien de Belfays (24 mars 2017)
« La forêt est devenue une zone industrielle », déplorent Antoine Chonion de Paysage nature et patrimoine de la montagne vosgienne et Dominique Humbert de Biodiversit’Haies 88. En plus de défigurer la forêt, les 2 associations pointent les dégâts et l’insécurité que le chantier fait courir aux habitants et aux sites historiques. Ils entament une action en justice.
Ces routes desservent le chantier de construction des éoliennes et assureront par la suite la maintenance des machines. Elles verront donc passer d’innombrables camions de béton, les semi-remorques qui transporteront les éléments des machines, puis la maintenance des éoliennes.
Pas des routes provisoires !
« Ces routes n’ont donc rien de provisoire et seront encore là dans 20 ans. Il faut prévoir la possibilité de changer des pièces comme les pâles en cas d’incident grave, sans parler du démontage en fin de vie à moins que l’on envisage de les laisser rouiller sur place ! Il s’agit donc bien de l’industrialisation d’une vaste zone naturelle et forestière. Le paysage forestier s’en trouve totalement corrompu« , insistent les défenseurs de l’environnement.
Développement durable ou saccage routier ?
Pour ces amoureux de la nature, le chantier éolien en forêt doit faire prendre conscience « de l’inanité » de telles opérations. Peut-on parler de développement durable quand on saccage la forêt pour y tracer des routes ? Pour eux, c’est clair, c’est non ! « Évoquer le développement durable dans ce cas est une escroquerie intellectuelle qui n’est pas sans rappeler les efforts produits par certains hommes politiques pour faire croire à leur honnêteté irrémédiablement perdue !« , s’insurgent-ils.
Danger électrique
Ils pointent également le non respect des règles de sécurité sur le chantier. « Les câbles électriques courent sur le sol sur plusieurs km et les poteaux de soutien sont constitués de simples planches clouées, qui passent au-dessus des chaussées. Ces installations font courir un danger aux usagers de la forêt« , dénoncent encore les 2 associations.
Une eau troublée
L’eau qui sort du robinet a une couleur rouge prononcée et elle est chargée de particules fines en suspension. Ce qui semble dû à une pollution probable des ruisseaux et des rivières par des boues de chantier. « Quelles seront les conséquences sur la faune et la flore aquatique ? », interrogent-elles.
Défrichements qui débordent
La réalisation des routes, qui s’est faite en partie par l’élargissement de chemins existants, a nécessité le défrichement des abords. « A plusieurs endroits, ces défrichements ont débordé sur des parcelles privées sans que les propriétaires n’aient été sollicités, ni même prévenus« , dénoncent encore les 2 militants accompagnés des 2 frères victimes de ces débordements.
Un centre logistique sans autorisation
Autre entorse à la réglementation, d’après la direction des territoires, la société EDF Énergies Nouvelles aurait installé son centre logistique avec bungalows, stockage de matériaux, base d’assemblage, parking des engins sur une parcelle au cœur de la forêt, sans aucune autorisation. « De cette base, s’étale un vaste chantier en étoile sur plusieurs km », remarquent les militants.
Des vestiges archéologiques mis en danger
Cette zone du Col des Broques, lieux de passage dominant le Col de Saales, est reconnu comme particulièrement riche en vestiges archéologiques. Au lieu dit les 4 Bornes se situe un groupe de bornes anciennes, dont une antique qui marquerait la limites de frontières gallo-romaines entre les Triboques, et sans doute les Leuques. 3 autres bornes marquent les limites de la Principauté de Salm. Les 2 associations estiment que ces bornes sont actuellement mises en danger par les engins du chantier.
Une action en justice
Un peu plus bas, des fours gallo romains ont été identifiés, attestant d’un habitat et d’une présence antique sur le site. « Aucune mesure d’anticipation et à fortiori de conservation, ne semble avoir été prises. Toujours au Col des Broques, figurait un poteau frontière de 1870. Celui-ci semble avoir disparu depuis la mise en place du chantier« . Les 2 associations annoncent qu’ils saisissent le préfet, la direction régionale des affaires culturelles et engagent une action en justice.
http://www.actu88.fr/nouvelle-action-en-justice-contre-le-chantier-eolien-de-belfays/


- Parc éolien de Belfays : le vent l'emportera 
(24 mars 2017)
Même si les écologistes bataillent ferme depuis près de 15 ans contre le projet d'éoliennes de Belfaï, sur le col de Saales dans les Vosges, c'est fait le chantier a démarré.
C'est une grande victoire pour les partisans de l'éolien dans les Vosges. Le projet d'installation de dix éoliennes à Saales, Grande-Fosse et Châtas a donc demarré après une longue attente de près de 15 ans.
Mais sur place les écologistes protestent toujours contre ce projet d'implantation d'éoliennes.
Quelques chiffres :
Le projet de parc éolien au bois de Belfays, dans les Vosges a vu le jour, grâce en partie, à sa collecte en financement participatif : 130.000€ atteints au lieu de 100.000€. Plus de 190 contributeurs pour l'implantation de dix éoliennes. En tout, 193 contributeurs privés ont mis la main à la poche pour faciliter l'arrivée des éoliennes de 2 Mégawatts à Belfays, à la frontière entre les Vosges et l'Alsace.


- « On constate la destruction massive de la forêt et de son biotope 
(24 mars 2017)
http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-saint-die/2017/03/24/on-constate-la-destruction-massive-de-la-foret-et-de-son-biotope
« On constate la destruction massive de la forêt et de son biotope. Dominique Humbert, de Biodiversit’Haies 88....

Vosges : projet d'éoliennes bien engagé, les opposants n'en veulent plus (23 mars 2017)
http://www.magnumlaradio.com/economie-societe/article/8531-vosges.html
Dans les Hautes-Vosges, l’implantation d’une ligne de 10 éoliennes du col de Saâles au plateau de Belfays, continue de cristalliser les positions.
Le projet porté par 5 communes dont la Grande Fosse et Ban de Sapt est bien engagé.
Il avait reçu le soutien d’une partie de la population locale : 192 contributeurs ont prêté 130 000€.
Les 10 éoliennes sont en cours de construction. Le défrichage en forêt est réalisé ainsi que la création de voies d’accès.
C’est justement ce que dénonce aujourd’hui l’association Biodiversi’haies 88, qui souhaite que cet exemple serve à refuser d’autres projets de ce type en forêt.


Saint-Dié-des-Vosges : Chantier éolien de Belfays : "Une destruction massive de la forêt" pour les anti-éoliens (23 mars 2017)
Conférence de presse ce jeudi après-midi au 20, route de Belfays à Grandrupt où, entre autres, Antoine Chonion de Paysage nature et patrimoine de la montagne vosgienne et Dominique Humbert de Biodiversit'Haies 88 ont mis l'accent sur " l'inanité du chantier éolien en forêt ". Ce que conteste le maire de la Grande-Fosse, Bernard Maetz..

- Parc éolien de Belfays : Les opposants mobilisés (23 mars 2017)
Les travaux d'implantation de 10 éoliennes sur le plateau de Belfays, au nord-est du département, ont débuté. Certaines associations au sein du collectif "SOS Massif des Vosges" tentent malgré tout de stopper l'implantation définitive. Pollution de l'eau, destructions illégales de zones forestières, patrimoine en danger... Les opposants aux chantiers ont de nouveaux arguments. Plus d'informations dans notre journal, la semaine prochaine.

- SENONES - Éoliennes : les sentiers modifiés
(17 février 2017)
http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-saint-die/2017/02/17/eoliennes-les-sentiers-modifies
Durant les travaux de construction des éoliennes, un balisage a été mis en place. Avant de s’élancer dans le secteur, mieux vaut connaître les chemins concernés.
Sur le plateau de Belfays, aux confins du département, les travaux de construction des éoliennes sont très largement commencés, les routes d’accès sont notamment terminées. Pour des raisons évidentes de sécurité, le chantier est interdit au public.
Des arrêtés d’interdiction d’accès ont été promulgués par chaque municipalité concernée. Ces interdictions sont limitées à la durée du chantier, vraisemblablement jusqu’au début novembre 2017. Une équipe du Club vosgien de Senones et du Pays des Abbayes a rencontré M. Galcet de la société Elys, responsable du chantier, pour vérifier, de visu, quels sentiers sont impactés par les travaux. Chaque point d’intersection d’un sentier ou d’un chemin avec les routes du chantier est marqué par une pancarte d’interdiction rouge « chantier interdit au public ». Ce balisage a été mis en place par les responsables du chantier. Toutefois, pour éviter des déconvenues aux promeneurs éventuels, voici la liste des sentiers concernés par les travaux.
Repère 1 : circuit n° 12, de Grandrupt, balisé anneaux rouges, fermé sur tout le parcours.
Repère 2 : circuit n° 21, du Hure, disque rouge, dévié après la croix Feultier et ne passe plus aux Quatre Bornes, ni à Châtas.
Repère 3 : circuit n° 19, sentier entre la chapelle de Pitié à Senones et les Quatre Bornes, triangle rouge, s’arrête à la D45 à proximité de Châtas.
Repère 4 : sentier de Grandrupt à La Grande-Fosse, disque vert, fermé de Grandrupt aux Quatre Bornes.
Repère 5 : sentier du Pays d’Accueil du Donon, losange bleu, fermé de Saint-Stail aux Quatre Bornes.

Des risques
Le Club Vosgien recommande de bien respecter ces limitations temporaires pendant toute la durée des travaux et de ne pas prendre de risques inutiles face aux engins de travaux. Sur la commune de Grandrupt des panneaux d’information seront posés au départ des sentiers.

Vosges : le parc éolien de Belfays prend son envol (Avril 2016)
http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-saint-die/2016/04/15/vosges-le-parc-eolien-de-belfays-prend-son-envol
Au terme de treize ans d’instruction du dossier, le projet d’installation de dix éoliennes à Châtas, la Grande-Fosse et Saâles, va démarrer au début de l’été pour une mise en route en 2017.
LA GRANDE-FOSSE
Il aura fallu près de 13 ans aux promoteurs du projet pour voir enfin le bout, toucher au but. Et se préparer à voir, d’ici quelques mois, d’immenses grues hisser au-dessus du plateau de Belfays dix éoliennes.
Cinq à Châtas, trois à La Grande-Fosse et deux à Saâles. Les travaux, prévus pour de longs mois, devraient en toute théorie débuter au début de l’été, pour s’achever au printemps 2017. Il s’agit dans un premier temps de procéder à des terrassements, puis de couler les socles de béton, si possible avant les frimas du prochain hiver. Le montage des éoliennes interviendra alors début 2017.
Plus rien, en tout cas, ne s’oppose à leur installation, les permis de construire respectifs étant installés sur les différents sites. Il en a pourtant fallu de l’énergie et de l’obstination pour que ces moulins à vent des temps modernes puissent produire leur premier kw/h.
Le maire de la Grande-Fosse, Bernard Maetz, l’un des principaux artisans de ce projet avec Jean Vogel, son collègue de Saâles dans le Bas-Rhin, se souvient encore de la première rencontre avec les sous-préfets de Saint-Dié et de Molsheim. L’élu avait promis d’aller jusqu’au bout de sa démarche. Son opiniâtreté lui a donné raison. Le dernier recours engagé par les membres de « Rabodeau environnement » levé, le projet, porté solidairement par les communes de Ban-de-Sapt, la Grande-Fosse, Châtas, Grandrupt, Saint-Stail dans les Vosges et leur voisine de Saâles dans le Bas-Rhin, est entré dans sa phase décisive. Ce projet consiste en la mise en place de 10 éoliennes de 2MW, soit 20 MW pour l’ensemble du parc éolien. De quoi alimenter en électricité près de 15 000 foyers.
Les élus voient dans la réussite de ce projet, « initié avec le soutien massif de la population en toute transparence et dans un souci d’exemplarité en matière de concertation et de prise en compte des enjeux » , les vertus « d’une solidarité sans faille des six communes, solidarité allant au-delà des limites administratives, ne voyant que l’intérêt général d’un territoire rural sinistré. »
Preuve que le projet est partagé par la population : le volet d’actionnariat populaire, engagé avec la création d’une société d’économie mixte alliant collectivités et habitants du territoire en partenariat avec Energie Partagée, a parfaitement démarré. Sans plus aucun vent contraire.

- Parc éolien du Bois de Belfays (88) : le projet a trouvé son financement participatif 😡😠
(16 juillet 2015)
http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/vosges/parc-eolien-du-bois-de-belfays-88-le-projet-trouve-son-financement-participatif-771191.html
Le projet de parc éolien au bois de Belfays, dans les Vosges, vient de réussir sa collecte en financement participatif : 130.000€ atteints au lieu de 100.000€. Plus de 190 contributeurs permettent le lancement d'études géotechniques pour l'implantation de dix éoliennes en 2016.......

- Les éoliennes du plateau de Belfays 😠
http://mairie-saales.fr/?page_id=604



Eoliennes près de Vittel (Vosges)

https://www.vosgestelevision.tv/Fil-info/Eoliennes-pres-Vittel--promoteur-modifie-0nFI9t1fHi.html

Par Anne DIDIER et Ludovic BISILLIAT
un montage réalisé par "Vosges horizon durable"
du projet de parc éolien au col du Poirier, à proximité de Vittel.

« Le promoteur a modifié les caractéristiques de ses machines »

A propos du projet de parc éolien sur la commune d'Esley, au col du Poirier, à l'est de Vittel, le collectif Vosges horizon durable dénonce dans un communiqué des modifications des permis de construire initiaux déposés début janvier par la société Neoen, leader français des producteurs indépendants d'électricité et de chaleur à partir d'énergies renouvelables.

Selon les membres du collectif, « le préfet a accordé par un arrêté du 28 mars les permis de construire de six éoliennes de 150 m de hauteur totale. Il s’agit en fait d’une modification prise en catimini : alors que l’autorisation d’exploitation et les permis de construire étaient accordées par le préfet depuis 2013, le promoteur a tout simplement modifié les caractéristiques de ses machines et demandé l’augmentation du diamètre des pales à 120 m, diamètre initialement prévu entre 100 et 112 m. »
Nous ne sommes pas parvenus à joindre à la société Neoen. La population a jusqu’au 28 mai pour déposer un recours.

Le département des Vosges compte à ce jour sur son territoire 21 éoliennes réparties en quatre parcs éoliens :

- deux à l'extrême nord ouest, sur les communes de Seraumont (5 éoliennes) et Chermisey (4 éoliennes)

- un au sud de Charmes, sur les communes d'Ortoncourt et Rehaincourt (8 éoliennes toujours en expérimentation)

- un au nord est de Darney, sur les communes de Dommartin-les-Vallois et Jésonville (4 éoliennes construites l'année dernière).

Un cinquième parc est en cours de construction : 10 éoliennes dans le massif de Belfays, sur les communes de La Grande Fosse et de Chatas.

Deux autres parcs sont en cours d'étude : 13 éoliennes au sud de Dompaire et 6 à l'est de Charmes.

L'éolien dans le département des Vosges