Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

vendredi 3 février 2017

Aviation, radars et éoliennes

L'implantation d'un projet éolien est soumis à des réglementations strictes.




Les servitudes et contraintes aéronautiques

Les installations situées à proximité des aérodromes, ou en dehors des zones grevées de servitudes aéronautiques, peuvent constituer des obstacles à la navigation aérienne suivant leur situation géographique, leur hauteur et l’activité aérienne de la zone considérée.


Balisage des éoliennes

Les éoliennes doivent être balisées pour éviter les accidents et que leur utilisation soit contrôlée :
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=5D66AC17DBEE68D3623427757A9FA790.tpdjo13v_2?cidTexte=JORFTEXT000021491130&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id#)

Toutes les éoliennes sont dotées d'un balisage lumineux d'obstacle. 
Les feux de balisage d'obstacles font l'objet d'un certificat de conformité de type, délivré par le service technique de l'aviation civile de la direction générale de l'aviation civile (STAC), en fonction des spécifications techniques correspondantes. Les spécifications détaillées ainsi que la procédure de certification sont disponibles sur le site du STAC (http://www.stac.aviation-civile.gouv.fr). 
L'alimentation électrique desservant le balisage lumineux doit être secourue par l'intermédiaire d'un dispositif automatique et commuter dans un temps n'excédant pas 15 secondes. La source d'énergie assurant l'alimentation de secours des installations de balisage lumineux doit posséder une autonomie au moins égale à 12 heures sauf si des procédures d'exploitation spécifiques sont appliquées qui permettent de réduire cette autonomie minimale. Le balisage est surveillé par l'exploitant (télésurveillance ou procédures d'exploitation spécifiques). Celui-ci signale dans les plus brefs délais toute défaillance ou interruption du balisage à l'autorité de l'aviation civile territorialement compétente.

Balisage lumineux de jour
Chaque éolienne est dotée d'un balisage lumineux de jour assuré par des feux d'obstacle moyenne intensité de type A (feux à éclats blancs de 20 000 candelas [cd]). Ces feux d'obstacle sont installés sur le sommet de la nacelle et doivent assurer la visibilité de l'éolienne dans tous les azimuts (360°).

Balisage lumineux de nuit
Chaque éolienne est dotée d'un balisage lumineux de nuit assuré par des feux d'obstacle moyenne intensité de type B (feux à éclats rouges de 2 000 cd). Ces feux d'obstacle sont installés sur le sommet de la nacelle et doivent assurer la visibilité de l'éolienne dans tous les azimuts (360°).

Balisage des éoliennes de grande hauteur

Dans le cas d'une éolienne de hauteur totale supérieure à 150 m, le balisage par feux moyenne intensité décrit ci-dessus est complété par des feux d'obstacles basse intensité de type B (rouges fixes 32 cd) installés sur le fût. Ils doivent assurer la visibilité de l'éolienne dans tous les azimuts (360°). Un ou plusieurs niveaux intermédiaires sont requis en fonction de la hauteur totale de l'éolienne conformément au tableau suivant :

Hauteur totale de l'éolienneNombre de niveauHauteurs d'installation des feu basse intensité de type B
150 à 200 m145 m
200 à 250 m245 m et 90 m
250 à 300 m345 m, 90 m et 135 m
150 + (n ― 1)x50 m à 150 + n x 50 mntous les 45 m jusqu'à n x 45 m

Balisage lumineux des champs éoliens
Dans un ensemble d'au moins deux éoliennes installées par un même opérateur, les éclats des feux de toutes les machines doivent être synchronisés, de jour comme de nuit.

Éoliennes en mer et côtières
Le balisage des éoliennes côtières ou installées en mer ne doit pas interférer avec le balisage maritime. En cas de risque d'interférence, le balisage de ces éoliennes sera défini dans le cadre d'une étude réalisée par les services territorialement compétents en collaboration avec le service technique de l'aviation civile.

Balisage en phase de chantier

Lors de la période de travaux en vue de la mise en place d'une éolienne isolée ou d'un champ éolien, une information aéronautique est mise en place afin de communiquer aux différents usagers de l'espace aérien la présence de ce chantier et d'éolienne(s) en cours d'érection. Le balisage doit être effectif au plus tard lorsque l'éolienne est mise sous tension.
 

Servitudes et contraintes de l’aéronautique militaire (Armée de l’Air)

◉ Plan de dégagement approuvé des aérodromes (servitudes au sens strict).
◉ Navigation aérienne :
   ▶ Circuits de départ, d’arrivées et d’approches interrompues à vue et aux instruments : protection des volumes de procédures et des altitudes minimales de sécurité avec ou sans radar ;
   ▶ Réseau TBA de la défense nationale ;
   ▶ Toutes zones réglementées militaires (définies sous le générique LFR XXX dans la documentation officielle) ;
   ▶ Régimes spéciaux : champs de tir air-sol/polygone de guerre électronique.
◉ Servitudes radioélectriques.

A noter que Météo-France possède ses propres installations radar situées en rase-campagne.


Servitudes et contraintes de la Gendarmerie Nationale

◉ Type Aéronautique : identiques à celles de l'Armée de l'air avec spécificités gendarmerie possibles
◉ Servitudes radioélectriques : 
   ▶ relais hertziens de type faisceau omnidirectionnel

Servitudes et contraintes de l’Armée de Terre

L’Armée de Terre possède ses propres installations d’aérodrome à l’usage de l’ ALAT. En plus des servitudes de type aéronautique militaire, l’armée de terre a des :

◉ Servitudes radioélectriques 
◉ relais hertziens de type faisceau omnidirectionnel (PT1 et PT2).
◉ Gabarits de sécurité des champs de tir sol/sol.

Servitudes et contraintes de la Marine Nationale

◉ Fonction aéronautique (Aéronavale) : Identiques à celles de l’Armée de l’Air avec spécifications marines éventuelles
◉ Fonction maritime :
   
▶ Servitudes radioélectriques,
   ▶ Servitudes de sémaphores,
   ▶ Servitudes de câbles sous-marins,
   ▶ Zones de visibilité des radars de surveillance côtière,
   ▶ Champs de tir air-mer et mer-mer,
   
▶ Abords des ports militaires (navires de surface + sous-marins).

Contraintes radioélectriques

Des contraintes particulières dues aux servitudes radioélectriques et sémaphoriques de la Défense nationale, sans exclure celles domaniales (exemple : camp de manœuvre).

Les éoliennes peuvent perturber la réception des signaux radioélectriques des différents types de radars qui participent à la sécurité des biens et des personnes. L’ANFR a adopté les rapports suivants qui précisant les impacts potentiels des éoliennes sur les radars et recommandent des mesures pour les éliminer
◉ Rapport CCE5 N°1 : « Perturbations du fonctionnement des radars météorologiques par les éoliennes » http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/etudes/Rapport%20perturbations%20%20fonctionnement%20radars%20meteorologiques%20par%20eoliennes.pdf
◉ Rapport CCE5 N°2 : « Perturbations du fonctionnement des radars fixes de l’Aviation Civile et de la Défense par les éoliennes » http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/etudes/Rapport%20perturbations%20fonctionnement%20radars%20fixes%20Aviation%20Civile%20et%20Defense%20par%20eoliennes.pdf
◉ Rapport CCE5 N°3 : « Perturbations du fonctionnement des radars fixes maritimes, fluviaux et portuaires par les éoliennes » http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/etudes/Rapport%20perturbations%20fonctionnement%20radars%20fixes%20maritimes%20fluviaux%20et%20portuaires%20par%20eoliennes.pdf

Afin de limiter ces perturbations, l’ANFR propose différentes mesures liées aux distances entre radars et éoliennes distinguant : 

◉ les distances de coordination : il s’agit de la distance en deçà de laquelle l’avis du service compétent (Météo-France, la DGAC ou la Défense) devrait être demandé avant toute installation de parc éolien.
◉ les distances de protection : il s’agit de la distance en deçà de laquelle aucune éolienne ne devrait être installée.


Radars météorologiques
Pour les radars météorologiques opérés par Météo France, les différents impacts suivants ont été étudiés : 
◉ le blocage du faisceau par une éolienne induisant une diminution du signal utile reçu 
◉ les échos fixes des signaux réfléchis par les éoliennes à des niveaux bien supérieurs au niveau du signal utile dans le cas de mesures de précipitations
◉ les échos des signaux réfléchis par les éoliennes perturbant le mode Doppler conduisant à des données erronées de mesures du vent, c'est l'impact le plus critique
Distances recommandées par l’ANFR pour la protection des radars météorologiques

Distance de coordinationDistance de protection
Radar bande SRadar bande CRadar bande SRadar bande C
Blocage10 km10 km
Echos fixes10 km10 km
Doppler30 km20 km10 km5 km
Bande C : 5600-5650 MHz Bande S : 2700-2900 MHz

Radars de l’Aviation Civile et de la Défense
Distances recommandées par l’ANFR pour les radars de l’Aviation Civile et de la Défense
Distance de coordinationDistance de protection
Aviation CivileRadars primairesRadars primaires et secondairesRadars primaires et secondaires
Si angle de site >0,5° par rapport au radar de 5 à 10 km (si visibilité)Si regroupements importants en visibilité < 30 km< 5 km
DéfenseSelon type de radar, ZIT, … 5-30 km< 5 km ou à l’intérieur de toute ZIT

Réglementation aérienne


◉ Les articles R. 241-1 à 241-3, D. 241-1 & suivant du code de l’Aviation Civile, relatifs aux servitudes aéronautiques de dégagement et de balisage. Les articles R. 244-1 et D. 244-1 et s. du code de l’Aviation Civile, relatifs aux installations soumises à autorisation en dehors des zones grevées de servitudes de dégagement.
◉ L’article 11 de l’arrêté interministériel du 31 décembre 1984 fixant les spécifications techniques destinées à servir de base à l’établissement des servitudes aéronautiques à l’exclusion des servitudes radioélectriques (JO du 29 janvier 1985, p. 1213) garantit l’approbation des plans de servitudes aéronautiques établis selon les normes des arrêtés cités ci-dessous.
   
▶ L’arrêté du 31 juillet 1963 définissant les spécifications techniques destinées à servir de base à l’établissement des servitudes aéronautiques, à l’exclusion des servitudes radioélectriques.
   ▶ L’arrêté du 15 janvier 1977 définissant les spécifications techniques destinées à servir de base à l’établissement des servitudes aéronautiques, à l’exclusion des servitudes radioélectriques.
   ▶ L’arrêté interministériel du 25 juillet 1990 relatif aux installations dont l’établissement à l’extérieur des zones grevées de servitudes aéronautiques de dégagement est soumis à autorisation.
   Les articles L. 54 à L. 62-1, R. 21 à R. 39, D. 473 du code des postes et télécommunication pour les textes relatifs aux servitudes radioélectriques.
   ▶ L’instruction n°10543 DNA du 14 septembre 1982 fixant les procédures applicables en matière de création et de protection contre les obstacles et les perturbations électromagnétiques des stations de radiocommunication et de radionavigation installées pour les besoins de la navigation aérienne.
   ▶ l'arrêté du 13 novembre 2009 relatif au balisage des éoliennes

http://eolienne.f4jr.org/contraintes_et_servitudes


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Le réseau très basse altitude Défense 
(dit "RTBA")

Le RTBA est un ensemble de zones réglementées reliées entre elles, destiné aux vols d’entraînement à très basse altitude et très grande vitesse

Les limites latérales et verticales des différentes zones réglementées du RTBA, dites aussi « tronçons », sont définies dans les publications d’information aéronautique (AIP : Aeronautical Information Publication), partie ENR 5.1 des zones interdites, réglementées et dangereuses, accessibles sur le site du Service de l’Information Aéronautique (SIA), dont l’adresse est : http://www.sia.aviation-civile.gouv.fr/, ainsi que dans le « Complément aux cartes aéronautiques » diffusé dans la pochette VFR éditée par le SIA. Les zones du RTBA sont activables en toutes conditions météorologiques et leur contournement est obligatoire pendant les périodes d’activation. 
Généralement, les appareils de type « chasseurs » évoluent dans le RTBA en mode suivi de terrain automatique dit « SDT Auto ». 
Les pilotes n’assurent pas la prévention des collisions. Les vitesses des « chasseurs » qui évoluent dans le RTBA peuvent dépasser 500 Kt (~900 km/h). Il arrive que les chasseurs utilisent le RTBA pour y effectuer des vols en patrouille.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/reseau-tres-basse-altitude




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Autre lien : 

Éoliennes et radars

EOLIENNES ET RADARS, LE VENT DE LA DISCORDE NE SOUFFLERA PAS


Les objectifs de la loi de transition énergétique impliquent le développement des énergies renouvelables, dont celle issue du vent. Or, les éoliennes, grandes structures métalliques mobiles qui surplombent l’horizon, peuvent perturber les radars. Ce sujet est bien connu de l’ANFR, qui s’efforce depuis 20 ans de les faire coexister.

Les radars militaires, les équipements de surveillance météorologique ou les dispositifs de navigation aérienne doivent pouvoir détecter tout ce qui arrive de l’horizon, qu’il s’agisse d’avions ou d’orages : notre sécurité en dépend. Mais, depuis quelques années, les éoliennes sèment la zizanie sur les écrans de contrôle ! En effet, lorsque leurs pales métalliques se mettent en mouvement, elles réfléchissent ou diffractent les impulsions radioélectriques envoyées par les radars. Et, par rapport à un hangar métallique qui lui aussi créera un écho, leurs effets sont beaucoup plus perturbants :

les éoliennes sont toujours installées dans des zones dégagées, sur des pylônes élevés, et leurs pales représentent une surface de plus en plus importante avec l’accroissement de la puissance des générateurs ; or, il n’est aujourd’hui pas possible de construire des pales résistantes sans qu’elles soient au moins en partie métalliques ;
les pales des éoliennes tournent, à des vitesses variables, produisant des échos variables. En plus de cette modulation d’amplitude, la vitesse des pales crée aussi, par effet Doppler, une modulation de la phase du signal.

C’est en 1998 que l’Agence nationale des fréquences a été pour la première fois saisie d’une demande concernant l’implantation d’éoliennes, en Bretagne. L’ANFR a alors mis en place une procédure d’information pour que tous les usagers du spectre puissent identifier les risques avant la réalisation des projets.

Le premier rapport sur l’état des lieux des perturbations dues aux éoliennes a été établi par l’ANFR en 2002. Il s’agissait alors d’évaluer leur effet sur la réception de la télévision.

En 2004, ce sont Météo France, l’Aviation civile et le Ministère de la Défense qui ont saisi pour la première fois l’ANFR de la question de l’interaction entre radars et éoliennes. En réponse, l’ANFR a créé, au sein de sa Commission de Compatibilité Electromagnétique (CCE), un groupe dédié sur le sujet. Trois rapports techniques successifs ont approfondi le sujet :

Le rapport CCE5 n° 1 (septembre 2005) a étudié la perturbation des radars météorologiques ; il a notamment montré la sensibilité des radars météo Doppler à la présence d’éoliennes ;
Le rapport CCE5 n° 2 (avril 2006) a abordé la question des radars fixes de l’Aviation Civile et de la Défense (radars fixes de surveillance aérienne).
Enfin, le rapport CCE5 n° 3 (février 2008) s’est penché sur le cas des radars fixes maritimes, fluviaux et portuaires.

Les recommandations de ces rapports ont permis d’élaborer des textes réglementaires pour encadrer cette cohabitation :

3 mars 2008 : circulaire signée entre le ministère de l’Ecologie, du développement et de l’aménagement durable et le ministre de la Défense, recommandant des zones de protection (5 km) et de coordination (de 5 à 30 km) pour limiter l’effet des éoliennes sur les radars ;
26 août 2011 : arrêté fixant des distances d’éloignement pour les radars météorologiques en bandes C et S, les radars primaires de l’aviation civile et les radars portuaires. D’autres systèmes comme les radars météorologiques bande X ou les radars secondaires de l’aviation civile ou les VOR ont été ensuite ajoutés dans l’arrêté. Pour les radars militaires, l’exploitant du parc éolien doit recevoir l’accord de la zone aérienne de défense concernée. [lien]
6 novembre 2014 : arrêté permettant que des modèles de prévision des perturbations occasionnées par les éoliennes puissent être validés par le ministre chargé des installations classées pour la protection de l’environnement.

En parallèle, l’ANFR a contribué à des travaux d’études menés par différents pays et institutions européens dans le cadre de la Conférence Européennes des Postes et Télécommunications (CEPT). Malgré la diversité des méthodologies mises en œuvre dans les différents pays, il a été possible d’identifier des institutions ayant une expérience riche dans ce domaine. L’ANFR a ainsi mis en relation le ministère de l’Ecologie avec l’Université du Pays Basque de Bilbao (Espagne) qui dispose d’un simulateur couvrant un large spectre de services radioélectriques avec afin d’identifier une nouvelle méthodologie pour les radars météorologiques.

Cette même méthodologie développée dans un rapport ECC 260 sur le service fixe est actuellement en cours d’analyse par Bouygues Télécom pour évaluer l’impact des éoliennes sur les liaisons faisceaux hertziens. L’ANFR a également lancé un sujet d’étude qui se déroulera sur l’ensemble de l’année scolaire en cours avec des élèves de 2ème année de l’ENSTA Bretagne qui a pour objectif d’évaluer certains modèles de simulation d’éoliennes.

L’évolution des technologies crée un défi permanent, en rendant possible des éoliennes plus puissantes et plus grandes, mais aussi radars plus sensibles sur de plus longues distances. Il en va de même pour l’évolution des usages, qui impose d’accroître le recours aux énergies renouvelables d’un côté, mais aussi de détecter des aéronefs plus discrets, voire des drones, ou d’alerter suffisamment tôt les populations de phénomènes météorologiques inattendus. L’équilibre délicat entre les radars et les éoliennes se trouve donc en permanence remis en question, et les travaux de l’ANFR et des affectataires permettent d’éviter que le vent de la discorde ne souffle entre ces deux secteurs d’activité, tous deux indispensables à notre pays !
https://www.anfr.fr/publications/dossiers-thematiques/eoliennes-et-radars/#menu2


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👀 Voir aussi

◈ Difficultés de développement de l'éolien liées aux servitudes militaires
Question écrite n° 25997 de Mme Dominique Voynet 😡😡 - publiée dans le JO Sénat du 18/01/2007
Mme Dominique Voynet souhaite attirer l'attention de Mme la ministre de la défense sur les difficultés de développement de l'éolien liées aux servitudes militaires. Aujourd'hui, nul ne doute de l'intérêt, pour limiter les émissions de carbone, des sources d'énergie renouvelable, parmi lesquelles l'énergie éolienne apparaît des plus prometteuses. Pourtant, le développement de cette source d'énergie en France se voit fortement limité par des servitudes militaires très restrictives. Ainsi, une grande partie du territoire centre-breton est couverte par des zones de survol à très basse altitude (LFR 56 et 57), ce qui interdit l'implantation d'éoliennes sur 15 % d'un territoire peu peuplé, très favorable à cette source d'énergie qui peut y représenter jusqu'à 340 MW. De même, la conception de plusieurs sites éoliens d'une puissance de 200 MW sur la communauté de communes de l'Argonne ardennaise a été rendue impossible par la présence à proximité d'un radar militaire non répertorié. Pourtant, l'expérience de nos partenaires européens montre qu'il est possible d'associer développement de l'éolien et sécurité du territoire. Un pays comme le Danemark le prouve en installant 425 éoliennes à proximité de l'aéroport d'Aalborg, à 3 kilomètres d'une station radar. D'autres pays comme l'Allemagne ont montré qu'il suffit de remonter le plafond des zones de survol à 120 mètres pour assurer la cohabitation avec l'éolien. Elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle entend prendre concrètement pour lever les obstacles qu'impose aujourd'hui le système de sécurité nationale ou le développement de l'éolien.
Réponse du Ministère de la défense, publiée dans le JO Sénat du 08/03/2007 - page 528
Le réseau d'entraînement à basse altitude (RTBA) a été créé notamment pour l'entraînement des appareils de combat destinés à effectuer des missions de dissuasion nucléaire. Ces appareils sont équipés d'un radar de suivi de terrain permettant la pénétration en tout temps de l'espace aérien à très basse altitude et à grande vitesse. Dans ces conditions extrêmes de vol, le RTBA permet de garantir l'efficacité et la sécurité de ces entraînements, d'une part en excluant les autres trafics aériens lors de son activation, qui n'est pas permanente, d'autre part en limitant la hauteur des obstacles au sol. S'agissant des zones d'entraînement au vol à basse altitude LFR 56 et 57, évoquées par l'honorable parlementaire, leur plancher est fixé à 200 mètres et leur plafond à 450 mètres. La hauteur des obstacles y est limitée à 90 mètres, de façon à garantir que leur détection par le radar de suivi de terrain n'amène pas l'appareil à dépasser le plafond et à sortir de son volume de protection. L'emploi de ces zones d'entraînement à basse altitude est très spécifique et la problématique du survol des obstacles n'est pas comparable à celle que l'on conçoit usuellement pour un obstacle survolé à vue et qui consiste simplement à « voir et éviter ». Les limites de survol dans ces zones ne sont donc pas comparables aux limitations appliquées chez nos partenaires européens, les conditions de vol étant très différentes. Par ailleurs, ces zones ont été implantées dans des régions faiblement peuplées, de façon à limiter les nuisances sonores. En tout état de cause, l'existence des zones d'entraînement à basse altitude n'interdit pas de façon générale l'implantation d'éoliennes, mais en limite seulement la hauteur. Si les servitudes liées aux zones d'entraînement à basse altitude sont spécifiquement militaires, celles relatives aux radars militaires portent également sur les radars civils. Suite au constat effectué en 2004 par Météo France de perturbations sur ses radars situés à proximité d'éoliennes, le ministère de la défense a commencé à appliquer, en mars 2005, un principe de précaution en donnant un avis défavorable à l'implantation d'éoliennes à moins de 30 kilomètres d'un radar. Cette mesure n'était que transitoire, dans l'attente de conclusions techniques permettant de prendre des dispositions conciliant la préservation des capacités de détection, dont dépendent la sûreté aérienne et l'entraînement des forces, et le développement des énergies renouvelables auquel la France s'est engagée. Des études ont été conduites par le centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) en collaboration avec le centre d'électronique de l'armement (CELAR), tout en prenant en compte les données disponibles chez nos partenaires européens, ainsi que les conclusions des études de l'aviation civile (DGAC). Sur la base d'un rapport technique (1) commun de la défense et de l'aviation civile, validé par l'agence nationale des fréquences (ANFR) le 2 mai 2006 la mesure de précaution a été levée et les organismes du ministère de la défense traitant les demandes d'implantation d'éoliennes appliquent désormais des normes moins restrictives établies en fonction du type de radar et de critères de distance adaptés en fonction des exigences opérationnelles. Ces normes sont disponibles dans le rapport technique précité, publié sur le site internet de l'ANFR, et ont été intégrées dans le guide « défense » de procédure de traitement des demandes d'implantation d'éoliennes, qui donne des instructions précises aux services concernés au travers d'un processus clairement détaillé. Par ailleurs, une circulaire interministérielle portant spécifiquement sur cette problématique, destinée aux préfets, est en cours d'élaboration, sous couvert du ministère délégué à l'industrie. Au niveau européen, les positions retenues sont très diverses, chaque Etat ayant ses propres impératifs de défense. Ainsi, si les Danois tolèrent des implantations d'éoliennes à seulement 3 kilomètres d'une station radar, les Britanniques en refusent pour leur part jusqu'à une distance de 74 kilomètres. Un groupe de travail sous l'égide d'Eurocontrol mène actuellement une réflexion sur l'harmonisation des normes en la matière. Des études complémentaires se poursuivent au sein du ministère de la défense pour déterminer avec plus de précisions l'impact des éoliennes sur les radars. S'il est avéré que les mesures prises sont encore trop restrictives, un assouplissement sera naturellement envisagé. L'action du ministère de la défense s'inscrit tout à fait dans l'esprit de la circulaire des ministères chargés de l'écologie et de l'industrie du 19 juin 2006, portant sur les dispositions relatives à la création des zones de développement de l'éolien terrestre, adressée aux préfets. Les contraintes liées au développement des parcs éoliens sont étudiées avec précision par les services du ministère, avec le souci permanent de concilier la préservation de l'outil de défense, notamment la sécurité aérienne et les exigences de détection basse altitude, et le respect des engagements signés par la France dans le cadre du protocole de Kyoto.
(1) Rapport relatif aux perturbations du fonctionnement des radars fixes de l'aviation civile et de la défense par les éoliennes, approuvé par la commission consultative de la comptabilité électromagnétique.
◈ Recensement des espaces sous contrainte liés aux radars et aux aéroports (12/05/2014)
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html


◈ Putsch anti-éolien de l'armée ? (31/07/2014)
Personne ne conteste que notre défense ait besoin d’imposer au pays un certain nombre de servitudes aériennes pour remplir ses missions.
Par exemple : (i) le Réseau Très Basse Altitude (RTBA) rassemble des zones réglementées permettant aux pilotes de chasse de s’entraîner ; (ii) les radars ont besoin d’un périmètre protégé pour bien fonctionner (≈30 km de diamètre) ; (iii) certains sites sensibles comme les centrales nucléaires bénéficient d’un périmètre de protection (≈10 km de diamètre), etc. Ainsi, environ 15% du territoire national est concerné par ces servitudes et les éoliennes notamment, doivent donc les respecter.
La Défense a également défini d’autres secteurs d’entraînement (VOLTAC[1] ou SETBA[2]) mais ceux-ci ne sont pas assimilables à des zones à statut réglementaire et ne sont donc pas opposables aux autres usagers. Aux pilotes d’appliquer la règle « voir & éviter ».
Ceci étant dit, l’armée considère aujourd’hui qu’il y a assez d’éoliennes[3], faisant fi du retard français en la matière et surtout de la future loi sur la transition énergétique dont un des 3 piliers est le développement massif des énergies renouvelables. De quel droit ?
L’armée est ainsi en passe d’interdire unilatéralement l’installation d’éoliennes sur près de 60% du territoire. Un vrai « putsch » !
Les secteurs VOLTAC et SETBA s’imposeraient donc au mépris de la loi. Mais ce n’est pas tout : le périmètre de protection des radars passerait à 90 km de diamètre (soit une surface interdite de plus de 6.000 km2 par radar !), celui des centrales nucléaires serait multiplié par 6 pour atteindre 60 km de diamètre ! Les éoliennes constitueraient-elles une si grande menace ?…
Le Ministre de la Défense a vu le vent venir (!) en créant une commission de « concertation » avec les professionnels, présidée par le Général Labourdette. Un piège de fait, si l’on en croit les premiers retours, car il ne s’agit pas de discuter mais d’informer et d’imposer.
Constatons le ridicule de la situation en comparant avec notre voisin germain. L’armée de l’air allemande disposait fin 2012 de 223 chasseurs, la française de 226. Et pour les hélicoptères de combat, les flottes des deux pays sont sensiblement les mêmes. Avec 357.000 km2 et 80 millions d’habitations, l’Allemagne a une densité de population deux fois supérieure à celle de la France. Et fin 2013, il y avait 32.500 MW éoliens en Allemagne, 8.143 en France. Il y a donc un facteur 8 d’appréciation.
Nos avions sont-ils plus balourds, nos pilotes moins formés, nos radars moins performants ? Plus grave, la Défense milite-t-elle pour la Fédération Environnement Durable (la bien nommée (sic) association exclusivement anti-éoliennes) ?
On pourra aussi rappeler que l’armée a validé les Schémas Régionaux Climat Air Energie issus du Grenelle de l’Environnement. Est-ce pour revenir dessus moins de 2 ans plus tard ?
En ces temps de disette économique et d’une certaine nonchalance de l’exécutif à mettre en œuvre la transition énergétique, ce « putsch » jetterait aux catacombes des milliers de mégawatts utiles et nécessaires[4] et fragiliserait encore plus des dizaines de PME. Peut-on se le permettre et au nom de quoi ?
L’armée voudrait donc nous faire croire qu’elle se sent « à l’étroit ». Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Beaucoup de nos respectés militaires sont aussi des pères (ou des mères) de famille, pour qui la transition énergétique signifie quelque chose qui ne doit pas être dévoyé par quelques gradés au képi trop aérien.
[1] Zones de vols tactiques pour l’entrainement des hélicoptères de combat notamment
[2] Secteur d’Entraînement à Très Basse Altitude à vue
[3] Entre les parcs existants et les projets connus
[4] En Aquitaine par exemple, 700 sur 900 MW sont concernés (soit près de 80% !). Dans l’Est ou dans le Centre, ce sont de même, des centaines de MW en projet qui seraient caduques.
https://blogs.mediapart.fr/benoit-praderie/blog/310714/putsch-anti-eolien-de-larmee

◈ Effets de l'installation de zones d'entraînement militaire de type Setba sur l'activité éolienne en France


 Suisse : 
     - «Un radar doit pouvoir distinguer une éolienne et un avion» 
Ses propos avaient surpris quand elle les a prononcés devant les députés, mardi, en plein débat sur les éoliennes. Jacqueline de Quattro déclarait texto: «Je conseille au Département fédéral de la défense de revoir ses notions de géographie et, accessoirement, de revoir ses radars. Ce serait mieux contre les crashes d’avions également.» La conseillère d’Etat libérale-radicale venait alors de lire un courrier du DDPS indiquant que le projet de parc éolien à Provence était très proche de la base aérienne de Payerne, pourtant distante de 20 km.
Beaucoup ont vu dans les propos de la ministre une référence au crash d’un F/A-18 fin août, qui avait entraîné la mort d’un lieutenant vaudois de 27 ans. Mais tel n’était pas son propos, explique-t-elle au lendemain du débat. «Je ne me permettrais pas de parler de cet accident de cette façon», souligne Jacqueline de Quattro.
«Il est important que nous ayons des instruments de mesure à la pointe»
«J’ai eu à m’occuper des affaires militaires et je m’occupe désormais des affaires énergétiques, ajoute-t-elle. Quand on me dit qu’un radar ne peut faire la distinction entre une éolienne fixe et un avion en vol, cela m’inquiète. C’est préoccupant. Or il est important que nous ayons des instruments de mesure à la pointe.»
Ce qui la surprend, c’est un double discours de Berne. Le Département de l’énergie promeut le projet de Provence, et l’armée émet des réserves. «J’ai pu voir moi-même à Copenhague, lors d’un voyage en avion, que des parcs éoliens proches des aéroports ne posent pas de problèmes aux radars. Mardi, c’était mon coup de gueule pour une politique énergétique optimale et pour une sécurité aérienne optimale.»
L’armée confirme que, même à 20 km, les éoliennes de Provence pourraient avoir un impact sur le contrôle radar de Payerne. «Les radars peuvent détecter des éoliennes en tant que telles, explique Renato Kalbermatten, porte-parole du DDPS. Mais les éoliennes peuvent conduire à des distorsions et des réflexions des signaux détectés par les systèmes radar.»
http://www.24heures.ch/vaud-regions/Un-radar-doit-pouvoir-distinguer-une-eolienne-et-un-avion/story/28424555     
     - Développement de l’énergie éolienne à proximité de la Base aérienne de Payerne : potentiel de conflit, zones à exclure ou sujettes à réserves (30/11/2016)
     - Pourquoi l’armée frappe les éoliennes vaudoises
Un courrier du Département de la défense sème l’émoi chez les partisans d’Eole. Cette fois-ci, c’est un des plus grands projets éoliens qui est visé. La situation est complexe.
http://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/armee-frappe-eoliennes-vaudoises/story/31799536
     - Nouvelle étude éolienne de l'armée Suisse (09/12/2016)
http://www.suisse-eole.ch/fr/news/2016/12/9/nouvelle-etude-eolienne-de-larmee-suisse-suisse-eole-et-les-cantons-de-fribourg-et-de-vaud-expriment-leur-mecontentement-183/

 Extension des zones de protection des radars militaires et éoliennes
https://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ160722839.html


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✈ ACCIDENTS : 

- Un avion léger percute une éolienne en Allemagne (03/02/2017)
Le 2 février vers 12h40, un monomoteur biplace DA20 Katana est entré en collision avec une éolienne, dans le nord de l’Allemagne. Le pilote a été tué.
Il s’agit du premier accident mortel impliquant une éolienne, répertorié en Allemagne. Il s’est produit sur la commune de Melle, près d’Osnabrück, à la frontière de la Basse-Saxe et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le nord de l’Allemagne. Les conditions météorologiques étaient bonnes et la visibilité apparemment correcte.
L’accident s’est produit à proximité de l’aérodrome de Melle-Grönegau sur lequel le pilote âgé d’une quarantaine d’années était membre de l’aéro-club local. Le biplace a percuté le pylône qui fait office de mât à une hauteur de 40 m au-dessus du sol. L’épave est restée enchevêtrée dans la structure métallique. Le pilote, seul à bord, a été tué.



- Un avion léger heurte une éolienne dans le Dakota du Sud (01/05/2014)
Les éoiiennes ne tuent pas que les aigles .
L'avion , un piper 32 qui avait été porté manquant a été retrouvé à l'état d' épave à proximité d un champs d'éoliennes, à 10 miles de Highforfd Dakota du Sud. L'une d'elle a une pale cassée.
Les 3 passagers et le pilote sont tués ..
D'après la NTSB , il n est pas possible au stade de l'enquête de préciser si l' avion a heurté la pale de l'éolienne ou si la pale est venue heurter l'avion.
Quoi qu'il en soit, les possibles causes sont à l'étude, avion en difficulté , brouillard, erreur de pilotage, faible visibilité etc...
L'avion était un monomoteur piper 32 propriétaire du pilote âgé de 3o ans qui transportait des personnes revenant d une vente de vaches.
La wind farm compte 27 éoliennes.
Est-ce le premier accident entre une éolienne et un aéronef ? :  il y a eu un crash dans un champs d'éoliennes en 2008 dans le Minesotta (Grand Meadow, Minnesota) le 8 février 2oo8 mais l'avion n'avait pas heurté une éolienne.



- Bretagne : collisions avec deux éoliennes (04/04/2008)
https://www.bea.aero/docspa/2008/n-te080404/pdf/n-te080404.pdf



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📡 Autre : 


- Un radar pour éviter les collisions avec les éoliennes
Airbus Defence and Space a développé un nouveau radar pour éviter que les avions n’entrent en collision avec les éoliennes. Le Spexer 500 AC déclenche des signaux et avertit le pilote.
https://www.aerobuzz.fr/industrie/un-radar-pour-eviter-les/
📝 Presse


10/11/17 : Énergies renouvelables. Les éoliennes dans le collimateur du ministère de la Défense ?
Les éoliennes, il n’y a pas que les riverains ou les associations qui défendent les paysages qui en ont marre. L’armée aussi. Elle trouve que la France est « saturée » d’éoliennes et que celles-ci perturbent grandement le fonctionnement des radars. Un projet de décret, censé à l’origine assouplir l’installation d’éoliennes et qui a intégré les préoccupations de l’armée, inquiète la filière.
Aujourd’hui, la moitié des projets éoliens français (53% soit 253) font l’objet de recours en justice. Et les contraintes d’implantation sont nombreuses : « habitations, monuments, centrales nucléaires, zones Natura 2000, aéroports, radars météorologiques… » mais surtout « secteurs d’entraînement à très basse altitude de la défense, réseau très basse altitude de défense, zones de vols tactiques pour hélicoptères de combat, zones interdites, zones dangereuses ». Pour Jean-Yes Grandidier, patron de Valorem et cofondateur du syndicat professionnel France énergie éolienne (FEE), 6500 MW de projets éoliens sont gelés par le ministère de la Défense.
Dans un livre paru le 19 octobre (Le Vent nous portera, Gallimard) écrit avec le journaliste Gilles Luneau, il explique qu’à cause des contraintes imposées par les militaires et les centrales nucléaires, de plus en plus de portions de territoire sont interdites aux éoliennes. En France, 12.3% du territoire étaient grevés par ces contraintes en 2013, 50.25% en 2016 et d’ici 2019, cela pourrait être 86% du territoire.
Un décret vise en effet à étendre la zone tampon interdite aux éoliennes de 30 km autour d’un radar militaire à 70 km. « Les éoliennes sont dans le collimateur de l’armée car elles renvoient un signal qui, pour résumer, peut faire prendre à un radar des éoliennes pour des avions ou lui empêcher de détecter un avion qui passerait derrière un champ d’éoliennes », explique Le Monde. Pour le général Pierre Reutter, patron de la Dircam (direction de la circulation aérienne militaire), l’autorité qui rend les avis de l’armée sur les projets éoliens, « les éoliennes peuvent constituer un obstacle à la réalisation de nos missions en réduisant notre capacité de détection des menaces voire en les annihilant ».
Pour mieux connaître les impacts des éoliennes sur les radars, les modéliser et pouvoir les contrecarrer,« la direction générale des armées a chargé l’Office national d’études et de recherches aérospatiales de développer un logiciel de simulation dénommé Dempere – pour démonstrateur de perturbations des éoliennes sur les radars électromagnétiques. La première version, en cours d’élaboration, a pris du retard et la deuxième phase d’expérimentation ne devrait pas débuter avant le premier semestre 2018 ».
Le ministère de la Défense répondait au sujet de DEMPERE à un sénateur le 15 septembre 2016 : « Pour améliorer la précision de ses estimations, le ministère de la Défense a lancé le développement d’un outil spécifique de modélisation dénommé « DEMPERE » (DEMonstrateur de Perturbations des Éoliennes sur les Radars Électromagnétiques) afin notamment de mieux mesurer la contrainte exercée par l’implantation d’éoliennes sur la performance des radars de la défense. Cet outil doit faire l’objet d’expérimentations qui permettront d’affiner les données de simulation. C’est au terme de ces essais que le projet de décret sera finalisé en vue de définir les critères d’espacement, d’alignement et de neutralité hertzienne des aérogénérateurs vis-à-vis des installations de défense (radars, postes d’observations et zones sensibles). »
La réponse précise aussi les besoins des armées : « les armées nécessitent pour l’entraînement des avions de chasse et des hélicoptères en vol tactique de larges tracés libres sur le territoire national, présentant une faible densité de population, afin de préserver la sécurité des centres urbains. Cet entraînement est indispensable à la préparation des forces aériennes stratégiques et conventionnelles, appelées à être déployées en opérations extérieures. Ces tracés ne sont compatibles qu’avec des aérogénérateurs dont la hauteur varie entre 90 et 150 mètres au plus. Il appartient aux projeteurs de respecter ces plafonds dans ces secteurs » tout en ouvrant la voie à une réduction de ces secteurs. En 2014, une étude a amené à « de 18 % le réseau très basse altitude des avions de chasse et de 11 % les secteurs d’entraînement au vol tactique des hélicoptères ».
Le problème, c’est que tant que le logiciel n’est pas au point, l’armée se barricade derrière le principe de protection et « a prévenu qu’elle émettrait désormais des avis défavorables aux nouveaux projets ». Jusque là, l’armée accueillait plutôt favorablement le développement de l’éolien terrestre, comme il est précisé dans la réponse du ministère de la Défense au Sénat : « depuis 2011, [le ministère] a ainsi donné un avis favorable à près de 88 % des demandes de permis de construire de parcs éoliens qui lui ont été présentées, et a autorisé la réalisation de plus de 26 700 MW éoliens ». Comme les avis de la Défense sont nettement plus écoutés que ceux des opposants locaux ou des collectivités territoriales – et pour cause – ce sont souvent des arrêtés de mort pour les projets éoliens concernés.
Secrétaire d’État à la transition énergétique et solidaire, Sébastien Lecornu a installé ce 19 octobre un groupe de travail pour simplifier les règles de l’éolien terrestre et tenter de concilier les intérêts de la Défense et des industriels éoliens. « L’armée étudie chaque dossier en prenant en compte les perturbations que génèrent les éoliennes sur les radars qui protègent notre territoire et les obstacles que ces dernières peuvent représenter dans ses zones d’entraînements », explique-t-il au Monde. Les intérêts de l’armée ne seront pas sacrifiés, mais il milite pour que les vastes terrains de la Grande Muette servent à des « logiques de compensation », notamment pour y installer des panneaux solaires.

- 09/11/17 : L'armée fait annuler un projet de parc éolien en Haute-Loire pour la sécurité de ses avions
Pour pouvoir assurer la sécurité de ses entraînements aériens, l'armée a obtenu l'annulation des permis de construire du projet de parc éolien de Bas-en-Basset et Valprivas (43). La décision vient d'être confirmée par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
Depuis des années, les contestations pleuvent sur les projets d'implantations de parcs éoliens. La plupart du temps, ce sont des associations de riverains qui tentent de faire annuler la construction, mais depuis quelques temps, un nouvel acteur met à terre plusieurs projets : l'armée. En Haute-Loire, le projet d'implantation de six éoliennes de Bas-en-Basset et Valprivas (43) vient d'en faire les frais.
En juillet 2015, la préfecture avait rejeté les demandes de permis de construire déposés par une filiale d'EDF. Pour justifier sa décision, le préfet avait suivi un avis défavorable émis par le ministère de la Défense, celui-ci estimant que le projet d'implantation se trouvait dans un SETBA (Secteur d'entraînement à très basse altitude de l'armée de l'air). Les SETBA sont des espaces dans lesquels les avions militaires peuvent évoluer à grande vitesse en dessous de 500 pieds (soit environ 150 mètres). Pour l'armée, l'implantation d'éoliennes de 170 mètres de haut pouvait constituer un obstacle à la navigation de ses aéronefs.
Face à ce refus, les porteurs du projet éolien avaient déposé un recours devant le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, mais celui-ci a confirmé la décision de la préfecture le 17 octobre dernier, mettant un coup d'arrêt au projet.
Pour Guy Deloux, président de l'association 3PVB qui se bat contre l'implantation de ces éoliennes, "C'est plutôt une bonne nouvelle, mais il faut rester vigilant car on ne sait pas si EDF va faire appel."Contactée, la société "EDF Energies Nouvelles" ne nous a pas indiqué ses intentions à l'heure de la publication de cet article.
Les défenseurs de l'éolien, eux, s'inquiètent pour les projets à venir en Auvergne. Les SETBA couvrent en effet une bonne partie du territoire : à lui seul, le SETBA "Ardèche" concerne presque tout le département de la Haute-Loire, une partie du Cantal et du Puy-de-Dôme.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-loire/armee-fait-annuler-projet-parc-eolien-haute-loire-securite-ses-avions-1362625.html


- 08/11/17 : HAUTE-LOIRE - Projet éolien à Bas-en-Basset : l’armée obtient gain de cause 😊😊
Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rendu son jugement dans le conflit qui oppose l’armée à EDF. Le projet d’éoliennes à Bas-en-Basset est retoqué.
La société EDF a été déboutée de sa demande d’implantation de six éoliennes dans le secteur de Bas-en-Basset. L’affaire avait été examinée par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand le 17 octobre dernier. À l’origine du litige, la demande d’implantation d’éoliennes de 170 mètres de haut formulée par EDF auprès de la préfecture de la Haute-Loire, en décembre 2014. Une demande déjà refusée le 23 août 2015 par le ministère de la Défense.
Dans son avis, le ministre de l’époque précisait que « le secteur d’entraînement à très basse altitude (SETBA) est une zone d’entraînement militaire dédiée à l’armée de l’air avec des vols allant jusqu’à une hauteur de 150 mètres », par conséquent l’implantation de telles éoliennes nuirait à l’entraînement des pilotes. Ce qui a été retenu dans les conclusions finales.
De son côté, EDF avait décidé de contre-attaquer prétextant un « flou juridique » autour de cette interdiction. « Nous maintenons qu’il existe une erreur de droit dans ce dossier », avait soutenu Me Paul Elfassi, avocat d’EDF, qui n’a pas été entendu.
Cette décision devrait rassurer également une partie des habitants du secteur en croisade contre les éoliennes et leurs nuisances supposées.
Les éoliennes : voilà un marché qui, en France, devrait avoir le vent en poupe. En effet, la loi impose qu’en 2030, l’éolien produise six fois plus d’électricité qu’aujourd’hui. Pourtant, la filière se heurte à un ennemi inattendu, qui lui met des bâtons dans les pales : l’armée. Pourquoi les éoliennes perturbent-elles les militaires ? L’Œil du 20h vous explique tout.
La commune la plus écologique de France, c’est peut-être Escource, dans les Landes. Ici, il y a des panneaux solaires partout : sur les réverbères, les salles de fête et même… les toilettes publiques. Mais Escource en veut plus. En 2011, la mairie envisage de construire un parc de 9 éoliennes. Il devait s’implanter à proximité de la commune et aurait fourni l’électricité à 15 000 habitants. Tout était prêt : les riverains étaient d’accord, les financements trouvés.
Mais au dernier moment, le vent tourne. Le ministère de la Défense met son veto. “L’armée utilise le ciel aux alentours pour ses entraînements à basse altitude, explique Kévin Zimmermann, qui a coordonné le projet. Or, pour capter du vent à Escource, il faut monter les éoliennes très haut. Et du coup on était obligé de les monter un tout petit peu trop haut par rapport au palier de sécurité de l’armée.”
Bref, les éoliennes prévues étaient trop hautes selon l’armée, et auraient pu gêner les hélicoptères pendant leurs entraînements.
Un projet de décret fatal aux éoliennes ?
Pas de chance pour les éoliennes : elles perturbent aussi les radars militaires ! Pendant quelques secondes, pour des raisons techniques, les avions disparaissent des écrans lorsqu’ils volent près des éoliennes.
Aujourd’hui, il est presque impossible d’implanter une éolienne à moins de 30 km d’un radar militaire, c’est la règle. Conséquence : plus de 50% du territoire est aujourd’hui inconstructible aux éoliennes.
Demain, un projet de décret que nous nous sommes procurés pourrait aggraver les choses pour la filière : l’armée voudrait étendre la zone d’interdiction de 30 à 70 km autour d’un radar. Une catastrophe pour les professionnels du secteur. « Il y a presque 90% du territoire qui serait couvert par les contraintes militaires, s’indigne Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, un constructeur d’éoliennes. Au-delà de 2020, on ne pourra plus construire d’éoliennes terrestres en France. L’armée a le droit de vie ou de mort sur nos projets !”
Selon les syndicats de l’éolien, le ministère de la Défense a bloqué la création d’environ 3 500 éoliennes en quatre ans. La direction de la circulation aérienne militaire (Dircam) assure au contraire accorder beaucoup d’autorisations. Même si son directeur, le général Pierre Reutter, veut rappeler sa priorité : l’armée. « Nous avons un engagement en opérations extérieures qui est particulièrement fort, avec un engagement des équipages de chasse, de transport, d’hélicoptère, énorme, souligne-t-il. Il faut bien qu’on s’entraîne. Et il faut bien aussi assurer la surveillance, la protection du territoire. »
Conscient du problème, le gouvernement vient d’installer un groupe de travail pour trouver des solutions, comme construire des éoliennes… mais très loin, en pleine mer !
Ce qui coûterait beaucoup plus cher…

http://blog.francetvinfo.fr/oeil-20h/2017/11/08/larmee-ennemie-numero-1-des-eoliennes.html

- 02/11/17 : Radars militaires et éoliennes : peu de visibilité d’ici début 2019
Prévue par le groupe de travail éolien mis en place par le ministère de la Transition écologique et solidaire, la commission technique restreinte dédiée aux contraintes militaires va s’atteler à un sujet stratégique. Celui de la distance minimale entre les radars de l’armée et les éoliennes. Une question évoquée dans le récent ouvrage* de Jean-Yves Grandidier, président de Valorem.
Pour l’instant, la distance est de 30 km. Elle a été fixée par une simple circulaire de 2010 et n’exclut pas systématiquement les projets, à condition que des précautions soient prises. Mais les choses pourraient changer. « Suite à la Loi de transition énergétique, et à ses ambitions, France Energie Eolienne (FEE) a souhaité clarifier la situation. Nous avons besoin du décret qui fixe les contraintes autour des installations radars, qu’elles soient militaires ou civiles », explique Pierre Muller, président de la commission « chantiers techniques » de FEE. Prévu par l’article 141 de la LTE, un décret doit en effet spécifier les conditions d’implantation des éoliennes aux abords des installations militaires, de l’aviation civile et de Météo France. Plus de deux ans après la publication de la loi, il n’est toujours pas publié. Et ne devrait pas l’être de sitôt.
L’Hexagone en rouge
Le problème est assez simple : pour tirer vers le bas le prix de revient de l’éolien, les développeurs français ont besoin de machines de plus en plus hautes et puissantes. Ce que leur proposent les fabricants de turbines. Mais ces nouvelles machines, qui peuvent tangenter les 200 mètres pales comprises, sont bien sûr visibles de plus loin. Selon une note rédigée le mois dernier par FEE, « dans l’attente de la parution du décret, la Défense rend des avis selon les règles de la circulaire du 27 juillet 2010 pour les projets dont la taille des éoliennes est inférieure à 150 mètres. La Dircam (Direction de la circulation aérienne militaire) a récemment annoncé qu’elle se réservait le droit de durcir les règles d’instruction actuelles pour les éoliennes de 180 à 200 m de hauteur ».
De fait, le projet...
https://www.greenunivers.com/2017/11/radars-militaires-eoliennes-de-visibilite-dici-debut-2019-170625/

- 25/10/17 : Meurthe-et-Moselle - TOULOIS - Près de la base de Nancy-Ochey, les éoliennes tenues à distance
La présence de la base aérienne de Nancy-Ochey dans le Toulois empêche tout projet d’installations d’éoliennes sur un périmètre donné.
Des éoliennes sur le territoire de Royaumeix ? Tel fut le projet évoqué, jusqu’à cet été encore, dans le petit village du Toulois. Jusqu’à ce que le maire Patrick Flabat annonce finalement, en conseil municipal début octobre, l’abandon de cette éventualité. Motif invoqué : une « servitude aérienne ».
Une notion que le premier édile a découverte, à l’instar de quelques uns de ses voisins, alors que la société VSB Énergies Nouvelles l’avait approché pour envisager, sur le territoire communal, l’implantation d’éoliennes. « Cette entreprise nous a contactés pour nous proposer ce projet éolien », confirme Patrick Flabat, « nous étions intéressés mais finalement VSB est revenue vers nous pour nous dire qu’il fallait tout arrêter : après renseignements auprès de la préfecture, le village était en zone de servitude aérienne. »
À savoir, trop proche de la base aérienne 133, qui héberge les Mirage 2000D… et des radars militaires. Une des contraintes à prendre en compte par les sociétés d’éoliennes. « Nous disposons de données qui nous sont fournies par l’Armée et qui nous permettent de connaître un certain nombre de contraintes techniques, administratives et environnementales », résume Adrian Ward-Cherrier, du site rémois de VSB.
Prospectant -avec l’entreprise ADE d’Essey-lès-Nancy, pour notre région- grâce à des logiciels de cartographie pour trouver des terrains (municipaux ou privés) potentiellement intéressants, VSB croise ensuite les données dont elle dispose, avant de contacter les propriétaires fonciers pour leur proposer ses aéromoteurs.
Radars perturbés
« Une fois que le projet est lancé, et que nous sommes allés sur le terrain, nous envoyons une ‘’demande de consultation’’ aux services de l’État (la préfecture, N.D.L.R.), dont la base de données est plus précise. Cette consultation peut prendre plusieurs mois, voire un an, avant que l’on ait la réponse. » Une réponse négative donc, dans le Toulois.
Les éoliennes présentent en effet l’inconvénient de perturber les radars militaires, ceux de Météo France, ou encore les faisceaux de communication (hertzien par exemple).
Si cette servitude concerne donc la BA133 sise à Ochey, elle est valable pour tous les aérodromes, (civils et militaires), et génère deux périmètres distincts. « Jusqu’à 20 km autour d’un radar militaire, on ne peut rien implanter », poursuit Adrian Ward-Cherrier, « et entre 20 et 30 km, l’implantation d’éolienne est possible sous conditions, en implantant la machine selon un axe précis. »
Un récent projet de loi prévoit d’ailleurs d’étendre à 50 km ce périmètre interdisant toute éolienne. Ce qui ne manque pas d’inquiéter les professionnels du secteur, à l’heure où l’on prône les énergies vertes.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-toul/2017/10/25/les-eoliennes-tenues-a-distance

- Yonne : (24/10/2017) Pourquoi il n'y aura pas d'éoliennes à Joigny
... Frédérique Colas, adjointe au maire de Joigny, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté en charge de la transition énergétique et de l'environnement, explique pourquoi il n'y aura pas de projet éolien à Joigny, la ville étant partie intégrante et protégée d'un couloir aérien....


- Haute-Loire : (18/10/2017)



- Octobre 2017




Jean-Yves Grandidier (Valorem) : "Il faut obliger l’armée à cohabiter avec les éoliennes"😠(18/10/2017)
http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-interview-eco/jean-yves-grandidier-valorem-il-faut-obliger-larmee-a-cohabiter-avec-les-eoliennes_2401712.html


- Loire-Atlantique (12/02/2016)



- Côte d'Or (21) (04/02/2016)



- Libération : (01/09/2014)


- Les éoliennes, source de risques pour l'aviation : (02/2016)








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