Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

vendredi 3 février 2017

Aviation, radars et éoliennes

L'implantation d'un projet éolien est soumis à des réglementations strictes.




Les servitudes et contraintes aéronautiques

Les installations situées à proximité des aérodromes, ou en dehors des zones grevées de servitudes aéronautiques, peuvent constituer des obstacles à la navigation aérienne suivant leur situation géographique, leur hauteur et l’activité aérienne de la zone considérée.


Balisage des éoliennes

Les éoliennes doivent être balisées pour éviter les accidents et que leur utilisation soit contrôlée :
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=5D66AC17DBEE68D3623427757A9FA790.tpdjo13v_2?cidTexte=JORFTEXT000021491130&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id#)

Toutes les éoliennes sont dotées d'un balisage lumineux d'obstacle. 
Les feux de balisage d'obstacles font l'objet d'un certificat de conformité de type, délivré par le service technique de l'aviation civile de la direction générale de l'aviation civile (STAC), en fonction des spécifications techniques correspondantes. Les spécifications détaillées ainsi que la procédure de certification sont disponibles sur le site du STAC (http://www.stac.aviation-civile.gouv.fr). 
L'alimentation électrique desservant le balisage lumineux doit être secourue par l'intermédiaire d'un dispositif automatique et commuter dans un temps n'excédant pas 15 secondes. La source d'énergie assurant l'alimentation de secours des installations de balisage lumineux doit posséder une autonomie au moins égale à 12 heures sauf si des procédures d'exploitation spécifiques sont appliquées qui permettent de réduire cette autonomie minimale. Le balisage est surveillé par l'exploitant (télésurveillance ou procédures d'exploitation spécifiques). Celui-ci signale dans les plus brefs délais toute défaillance ou interruption du balisage à l'autorité de l'aviation civile territorialement compétente.

Balisage lumineux de jour
Chaque éolienne est dotée d'un balisage lumineux de jour assuré par des feux d'obstacle moyenne intensité de type A (feux à éclats blancs de 20 000 candelas [cd]). Ces feux d'obstacle sont installés sur le sommet de la nacelle et doivent assurer la visibilité de l'éolienne dans tous les azimuts (360°).

Balisage lumineux de nuit
Chaque éolienne est dotée d'un balisage lumineux de nuit assuré par des feux d'obstacle moyenne intensité de type B (feux à éclats rouges de 2 000 cd). Ces feux d'obstacle sont installés sur le sommet de la nacelle et doivent assurer la visibilité de l'éolienne dans tous les azimuts (360°).

Balisage des éoliennes de grande hauteur

Dans le cas d'une éolienne de hauteur totale supérieure à 150 m, le balisage par feux moyenne intensité décrit ci-dessus est complété par des feux d'obstacles basse intensité de type B (rouges fixes 32 cd) installés sur le fût. Ils doivent assurer la visibilité de l'éolienne dans tous les azimuts (360°). Un ou plusieurs niveaux intermédiaires sont requis en fonction de la hauteur totale de l'éolienne conformément au tableau suivant :

Hauteur totale de l'éolienneNombre de niveauHauteurs d'installation des feu basse intensité de type B
150 à 200 m145 m
200 à 250 m245 m et 90 m
250 à 300 m345 m, 90 m et 135 m
150 + (n ― 1)x50 m à 150 + n x 50 mntous les 45 m jusqu'à n x 45 m

Balisage lumineux des champs éoliens
Dans un ensemble d'au moins deux éoliennes installées par un même opérateur, les éclats des feux de toutes les machines doivent être synchronisés, de jour comme de nuit.

Éoliennes en mer et côtières
Le balisage des éoliennes côtières ou installées en mer ne doit pas interférer avec le balisage maritime. En cas de risque d'interférence, le balisage de ces éoliennes sera défini dans le cadre d'une étude réalisée par les services territorialement compétents en collaboration avec le service technique de l'aviation civile.

Balisage en phase de chantier

Lors de la période de travaux en vue de la mise en place d'une éolienne isolée ou d'un champ éolien, une information aéronautique est mise en place afin de communiquer aux différents usagers de l'espace aérien la présence de ce chantier et d'éolienne(s) en cours d'érection. Le balisage doit être effectif au plus tard lorsque l'éolienne est mise sous tension.
 

Servitudes et contraintes de l’aéronautique militaire (Armée de l’Air)

◉ Plan de dégagement approuvé des aérodromes (servitudes au sens strict).
◉ Navigation aérienne :
   ▶ Circuits de départ, d’arrivées et d’approches interrompues à vue et aux instruments : protection des volumes de procédures et des altitudes minimales de sécurité avec ou sans radar ;
   ▶ Réseau TBA de la défense nationale ;
   ▶ Toutes zones réglementées militaires (définies sous le générique LFR XXX dans la documentation officielle) ;
   ▶ Régimes spéciaux : champs de tir air-sol/polygone de guerre électronique.
◉ Servitudes radioélectriques.

A noter que Météo-France possède ses propres installations radar situées en rase-campagne.


Servitudes et contraintes de la Gendarmerie Nationale

◉ Type Aéronautique : identiques à celles de l'Armée de l'air avec spécificités gendarmerie possibles
◉ Servitudes radioélectriques : 
   ▶ relais hertziens de type faisceau omnidirectionnel

Servitudes et contraintes de l’Armée de Terre

L’Armée de Terre possède ses propres installations d’aérodrome à l’usage de l’ ALAT. En plus des servitudes de type aéronautique militaire, l’armée de terre a des :

◉ Servitudes radioélectriques 
◉ relais hertziens de type faisceau omnidirectionnel (PT1 et PT2).
◉ Gabarits de sécurité des champs de tir sol/sol.

Servitudes et contraintes de la Marine Nationale

◉ Fonction aéronautique (Aéronavale) : Identiques à celles de l’Armée de l’Air avec spécifications marines éventuelles
◉ Fonction maritime :
   
▶ Servitudes radioélectriques,
   ▶ Servitudes de sémaphores,
   ▶ Servitudes de câbles sous-marins,
   ▶ Zones de visibilité des radars de surveillance côtière,
   ▶ Champs de tir air-mer et mer-mer,
   
▶ Abords des ports militaires (navires de surface + sous-marins).

Contraintes radioélectriques

Des contraintes particulières dues aux servitudes radioélectriques et sémaphoriques de la Défense nationale, sans exclure celles domaniales (exemple : camp de manœuvre).

Les éoliennes peuvent perturber la réception des signaux radioélectriques des différents types de radars qui participent à la sécurité des biens et des personnes. L’ANFR a adopté les rapports suivants qui précisant les impacts potentiels des éoliennes sur les radars et recommandent des mesures pour les éliminer
◉ Rapport CCE5 N°1 : « Perturbations du fonctionnement des radars météorologiques par les éoliennes » http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/etudes/Rapport%20perturbations%20%20fonctionnement%20radars%20meteorologiques%20par%20eoliennes.pdf
◉ Rapport CCE5 N°2 : « Perturbations du fonctionnement des radars fixes de l’Aviation Civile et de la Défense par les éoliennes » http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/etudes/Rapport%20perturbations%20fonctionnement%20radars%20fixes%20Aviation%20Civile%20et%20Defense%20par%20eoliennes.pdf
◉ Rapport CCE5 N°3 : « Perturbations du fonctionnement des radars fixes maritimes, fluviaux et portuaires par les éoliennes » http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/etudes/Rapport%20perturbations%20fonctionnement%20radars%20fixes%20maritimes%20fluviaux%20et%20portuaires%20par%20eoliennes.pdf

Afin de limiter ces perturbations, l’ANFR propose différentes mesures liées aux distances entre radars et éoliennes distinguant : 

◉ les distances de coordination : il s’agit de la distance en deçà de laquelle l’avis du service compétent (Météo-France, la DGAC ou la Défense) devrait être demandé avant toute installation de parc éolien.
◉ les distances de protection : il s’agit de la distance en deçà de laquelle aucune éolienne ne devrait être installée.


Radars météorologiques
Pour les radars météorologiques opérés par Météo France, les différents impacts suivants ont été étudiés : 
◉ le blocage du faisceau par une éolienne induisant une diminution du signal utile reçu 
◉ les échos fixes des signaux réfléchis par les éoliennes à des niveaux bien supérieurs au niveau du signal utile dans le cas de mesures de précipitations
◉ les échos des signaux réfléchis par les éoliennes perturbant le mode Doppler conduisant à des données erronées de mesures du vent, c'est l'impact le plus critique
Distances recommandées par l’ANFR pour la protection des radars météorologiques

Distance de coordinationDistance de protection
Radar bande SRadar bande CRadar bande SRadar bande C
Blocage10 km10 km
Echos fixes10 km10 km
Doppler30 km20 km10 km5 km
Bande C : 5600-5650 MHz Bande S : 2700-2900 MHz

Radars de l’Aviation Civile et de la Défense
Distances recommandées par l’ANFR pour les radars de l’Aviation Civile et de la Défense
Distance de coordinationDistance de protection
Aviation CivileRadars primairesRadars primaires et secondairesRadars primaires et secondaires
Si angle de site >0,5° par rapport au radar de 5 à 10 km (si visibilité)Si regroupements importants en visibilité < 30 km< 5 km
DéfenseSelon type de radar, ZIT, … 5-30 km< 5 km ou à l’intérieur de toute ZIT

Réglementation aérienne


◉ Les articles R. 241-1 à 241-3, D. 241-1 & suivant du code de l’Aviation Civile, relatifs aux servitudes aéronautiques de dégagement et de balisage. Les articles R. 244-1 et D. 244-1 et s. du code de l’Aviation Civile, relatifs aux installations soumises à autorisation en dehors des zones grevées de servitudes de dégagement.
◉ L’article 11 de l’arrêté interministériel du 31 décembre 1984 fixant les spécifications techniques destinées à servir de base à l’établissement des servitudes aéronautiques à l’exclusion des servitudes radioélectriques (JO du 29 janvier 1985, p. 1213) garantit l’approbation des plans de servitudes aéronautiques établis selon les normes des arrêtés cités ci-dessous.
   
▶ L’arrêté du 31 juillet 1963 définissant les spécifications techniques destinées à servir de base à l’établissement des servitudes aéronautiques, à l’exclusion des servitudes radioélectriques.
   ▶ L’arrêté du 15 janvier 1977 définissant les spécifications techniques destinées à servir de base à l’établissement des servitudes aéronautiques, à l’exclusion des servitudes radioélectriques.
   ▶ L’arrêté interministériel du 25 juillet 1990 relatif aux installations dont l’établissement à l’extérieur des zones grevées de servitudes aéronautiques de dégagement est soumis à autorisation.
   Les articles L. 54 à L. 62-1, R. 21 à R. 39, D. 473 du code des postes et télécommunication pour les textes relatifs aux servitudes radioélectriques.
   ▶ L’instruction n°10543 DNA du 14 septembre 1982 fixant les procédures applicables en matière de création et de protection contre les obstacles et les perturbations électromagnétiques des stations de radiocommunication et de radionavigation installées pour les besoins de la navigation aérienne.
   ▶ l'arrêté du 13 novembre 2009 relatif au balisage des éoliennes


http://eolienne.f4jr.org/contraintes_et_servitudes


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Le réseau très basse altitude Défense 
(dit "RTBA")

Le RTBA est un ensemble de zones réglementées reliées entre elles, destiné aux vols d’entraînement à très basse altitude et très grande vitesse

Les limites latérales et verticales des différentes zones réglementées du RTBA, dites aussi « tronçons », sont définies dans les publications d’information aéronautique (AIP : Aeronautical Information Publication), partie ENR 5.1 des zones interdites, réglementées et dangereuses, accessibles sur le site du Service de l’Information Aéronautique (SIA), dont l’adresse est : http://www.sia.aviation-civile.gouv.fr/, ainsi que dans le « Complément aux cartes aéronautiques » diffusé dans la pochette VFR éditée par le SIA. Les zones du RTBA sont activables en toutes conditions météorologiques et leur contournement est obligatoire pendant les périodes d’activation. 
Généralement, les appareils de type « chasseurs » évoluent dans le RTBA en mode suivi de terrain automatique dit « SDT Auto ». 
Les pilotes n’assurent pas la prévention des collisions. Les vitesses des « chasseurs » qui évoluent dans le RTBA peuvent dépasser 500 Kt (~900 km/h). Il arrive que les chasseurs utilisent le RTBA pour y effectuer des vols en patrouille.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/reseau-tres-basse-altitude




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👀 Voir aussi

◈ Difficultés de développement de l'éolien liées aux servitudes militaires
Question écrite n° 25997 de Mme Dominique Voynet 😡😡 - publiée dans le JO Sénat du 18/01/2007
Mme Dominique Voynet souhaite attirer l'attention de Mme la ministre de la défense sur les difficultés de développement de l'éolien liées aux servitudes militaires. Aujourd'hui, nul ne doute de l'intérêt, pour limiter les émissions de carbone, des sources d'énergie renouvelable, parmi lesquelles l'énergie éolienne apparaît des plus prometteuses. Pourtant, le développement de cette source d'énergie en France se voit fortement limité par des servitudes militaires très restrictives. Ainsi, une grande partie du territoire centre-breton est couverte par des zones de survol à très basse altitude (LFR 56 et 57), ce qui interdit l'implantation d'éoliennes sur 15 % d'un territoire peu peuplé, très favorable à cette source d'énergie qui peut y représenter jusqu'à 340 MW. De même, la conception de plusieurs sites éoliens d'une puissance de 200 MW sur la communauté de communes de l'Argonne ardennaise a été rendue impossible par la présence à proximité d'un radar militaire non répertorié. Pourtant, l'expérience de nos partenaires européens montre qu'il est possible d'associer développement de l'éolien et sécurité du territoire. Un pays comme le Danemark le prouve en installant 425 éoliennes à proximité de l'aéroport d'Aalborg, à 3 kilomètres d'une station radar. D'autres pays comme l'Allemagne ont montré qu'il suffit de remonter le plafond des zones de survol à 120 mètres pour assurer la cohabitation avec l'éolien. Elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle entend prendre concrètement pour lever les obstacles qu'impose aujourd'hui le système de sécurité nationale ou le développement de l'éolien.
Réponse du Ministère de la défense, publiée dans le JO Sénat du 08/03/2007 - page 528
Le réseau d'entraînement à basse altitude (RTBA) a été créé notamment pour l'entraînement des appareils de combat destinés à effectuer des missions de dissuasion nucléaire. Ces appareils sont équipés d'un radar de suivi de terrain permettant la pénétration en tout temps de l'espace aérien à très basse altitude et à grande vitesse. Dans ces conditions extrêmes de vol, le RTBA permet de garantir l'efficacité et la sécurité de ces entraînements, d'une part en excluant les autres trafics aériens lors de son activation, qui n'est pas permanente, d'autre part en limitant la hauteur des obstacles au sol. S'agissant des zones d'entraînement au vol à basse altitude LFR 56 et 57, évoquées par l'honorable parlementaire, leur plancher est fixé à 200 mètres et leur plafond à 450 mètres. La hauteur des obstacles y est limitée à 90 mètres, de façon à garantir que leur détection par le radar de suivi de terrain n'amène pas l'appareil à dépasser le plafond et à sortir de son volume de protection. L'emploi de ces zones d'entraînement à basse altitude est très spécifique et la problématique du survol des obstacles n'est pas comparable à celle que l'on conçoit usuellement pour un obstacle survolé à vue et qui consiste simplement à « voir et éviter ». Les limites de survol dans ces zones ne sont donc pas comparables aux limitations appliquées chez nos partenaires européens, les conditions de vol étant très différentes. Par ailleurs, ces zones ont été implantées dans des régions faiblement peuplées, de façon à limiter les nuisances sonores. En tout état de cause, l'existence des zones d'entraînement à basse altitude n'interdit pas de façon générale l'implantation d'éoliennes, mais en limite seulement la hauteur. Si les servitudes liées aux zones d'entraînement à basse altitude sont spécifiquement militaires, celles relatives aux radars militaires portent également sur les radars civils. Suite au constat effectué en 2004 par Météo France de perturbations sur ses radars situés à proximité d'éoliennes, le ministère de la défense a commencé à appliquer, en mars 2005, un principe de précaution en donnant un avis défavorable à l'implantation d'éoliennes à moins de 30 kilomètres d'un radar. Cette mesure n'était que transitoire, dans l'attente de conclusions techniques permettant de prendre des dispositions conciliant la préservation des capacités de détection, dont dépendent la sûreté aérienne et l'entraînement des forces, et le développement des énergies renouvelables auquel la France s'est engagée. Des études ont été conduites par le centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) en collaboration avec le centre d'électronique de l'armement (CELAR), tout en prenant en compte les données disponibles chez nos partenaires européens, ainsi que les conclusions des études de l'aviation civile (DGAC). Sur la base d'un rapport technique (1) commun de la défense et de l'aviation civile, validé par l'agence nationale des fréquences (ANFR) le 2 mai 2006 la mesure de précaution a été levée et les organismes du ministère de la défense traitant les demandes d'implantation d'éoliennes appliquent désormais des normes moins restrictives établies en fonction du type de radar et de critères de distance adaptés en fonction des exigences opérationnelles. Ces normes sont disponibles dans le rapport technique précité, publié sur le site internet de l'ANFR, et ont été intégrées dans le guide « défense » de procédure de traitement des demandes d'implantation d'éoliennes, qui donne des instructions précises aux services concernés au travers d'un processus clairement détaillé. Par ailleurs, une circulaire interministérielle portant spécifiquement sur cette problématique, destinée aux préfets, est en cours d'élaboration, sous couvert du ministère délégué à l'industrie. Au niveau européen, les positions retenues sont très diverses, chaque Etat ayant ses propres impératifs de défense. Ainsi, si les Danois tolèrent des implantations d'éoliennes à seulement 3 kilomètres d'une station radar, les Britanniques en refusent pour leur part jusqu'à une distance de 74 kilomètres. Un groupe de travail sous l'égide d'Eurocontrol mène actuellement une réflexion sur l'harmonisation des normes en la matière. Des études complémentaires se poursuivent au sein du ministère de la défense pour déterminer avec plus de précisions l'impact des éoliennes sur les radars. S'il est avéré que les mesures prises sont encore trop restrictives, un assouplissement sera naturellement envisagé. L'action du ministère de la défense s'inscrit tout à fait dans l'esprit de la circulaire des ministères chargés de l'écologie et de l'industrie du 19 juin 2006, portant sur les dispositions relatives à la création des zones de développement de l'éolien terrestre, adressée aux préfets. Les contraintes liées au développement des parcs éoliens sont étudiées avec précision par les services du ministère, avec le souci permanent de concilier la préservation de l'outil de défense, notamment la sécurité aérienne et les exigences de détection basse altitude, et le respect des engagements signés par la France dans le cadre du protocole de Kyoto.
(1) Rapport relatif aux perturbations du fonctionnement des radars fixes de l'aviation civile et de la défense par les éoliennes, approuvé par la commission consultative de la comptabilité électromagnétique.
◈ Recensement des espaces sous contrainte liés aux radars et aux aéroports (12/05/2014)
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html


◈ Putsch anti-éolien de l'armée ? (31/07/2014)
Personne ne conteste que notre défense ait besoin d’imposer au pays un certain nombre de servitudes aériennes pour remplir ses missions.
Par exemple : (i) le Réseau Très Basse Altitude (RTBA) rassemble des zones réglementées permettant aux pilotes de chasse de s’entraîner ; (ii) les radars ont besoin d’un périmètre protégé pour bien fonctionner (≈30 km de diamètre) ; (iii) certains sites sensibles comme les centrales nucléaires bénéficient d’un périmètre de protection (≈10 km de diamètre), etc. Ainsi, environ 15% du territoire national est concerné par ces servitudes et les éoliennes notamment, doivent donc les respecter.
La Défense a également défini d’autres secteurs d’entraînement (VOLTAC[1] ou SETBA[2]) mais ceux-ci ne sont pas assimilables à des zones à statut réglementaire et ne sont donc pas opposables aux autres usagers. Aux pilotes d’appliquer la règle « voir & éviter ».
Ceci étant dit, l’armée considère aujourd’hui qu’il y a assez d’éoliennes[3], faisant fi du retard français en la matière et surtout de la future loi sur la transition énergétique dont un des 3 piliers est le développement massif des énergies renouvelables. De quel droit ?
L’armée est ainsi en passe d’interdire unilatéralement l’installation d’éoliennes sur près de 60% du territoire. Un vrai « putsch » !
Les secteurs VOLTAC et SETBA s’imposeraient donc au mépris de la loi. Mais ce n’est pas tout : le périmètre de protection des radars passerait à 90 km de diamètre (soit une surface interdite de plus de 6.000 km2 par radar !), celui des centrales nucléaires serait multiplié par 6 pour atteindre 60 km de diamètre ! Les éoliennes constitueraient-elles une si grande menace ?…
Le Ministre de la Défense a vu le vent venir (!) en créant une commission de « concertation » avec les professionnels, présidée par le Général Labourdette. Un piège de fait, si l’on en croit les premiers retours, car il ne s’agit pas de discuter mais d’informer et d’imposer.
Constatons le ridicule de la situation en comparant avec notre voisin germain. L’armée de l’air allemande disposait fin 2012 de 223 chasseurs, la française de 226. Et pour les hélicoptères de combat, les flottes des deux pays sont sensiblement les mêmes. Avec 357.000 km2 et 80 millions d’habitations, l’Allemagne a une densité de population deux fois supérieure à celle de la France. Et fin 2013, il y avait 32.500 MW éoliens en Allemagne, 8.143 en France. Il y a donc un facteur 8 d’appréciation.
Nos avions sont-ils plus balourds, nos pilotes moins formés, nos radars moins performants ? Plus grave, la Défense milite-t-elle pour la Fédération Environnement Durable (la bien nommée (sic) association exclusivement anti-éoliennes) ?
On pourra aussi rappeler que l’armée a validé les Schémas Régionaux Climat Air Energie issus du Grenelle de l’Environnement. Est-ce pour revenir dessus moins de 2 ans plus tard ?
En ces temps de disette économique et d’une certaine nonchalance de l’exécutif à mettre en œuvre la transition énergétique, ce « putsch » jetterait aux catacombes des milliers de mégawatts utiles et nécessaires[4] et fragiliserait encore plus des dizaines de PME. Peut-on se le permettre et au nom de quoi ?
L’armée voudrait donc nous faire croire qu’elle se sent « à l’étroit ». Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Beaucoup de nos respectés militaires sont aussi des pères (ou des mères) de famille, pour qui la transition énergétique signifie quelque chose qui ne doit pas être dévoyé par quelques gradés au képi trop aérien.
[1] Zones de vols tactiques pour l’entrainement des hélicoptères de combat notamment
[2] Secteur d’Entraînement à Très Basse Altitude à vue
[3] Entre les parcs existants et les projets connus
[4] En Aquitaine par exemple, 700 sur 900 MW sont concernés (soit près de 80% !). Dans l’Est ou dans le Centre, ce sont de même, des centaines de MW en projet qui seraient caduques.
https://blogs.mediapart.fr/benoit-praderie/blog/310714/putsch-anti-eolien-de-larmee

◈ Effets de l'installation de zones d'entraînement militaire de type Setba sur l'activité éolienne en France


 Suisse : 
     - «Un radar doit pouvoir distinguer une éolienne et un avion» 
Ses propos avaient surpris quand elle les a prononcés devant les députés, mardi, en plein débat sur les éoliennes. Jacqueline de Quattro déclarait texto: «Je conseille au Département fédéral de la défense de revoir ses notions de géographie et, accessoirement, de revoir ses radars. Ce serait mieux contre les crashes d’avions également.» La conseillère d’Etat libérale-radicale venait alors de lire un courrier du DDPS indiquant que le projet de parc éolien à Provence était très proche de la base aérienne de Payerne, pourtant distante de 20 km.
Beaucoup ont vu dans les propos de la ministre une référence au crash d’un F/A-18 fin août, qui avait entraîné la mort d’un lieutenant vaudois de 27 ans. Mais tel n’était pas son propos, explique-t-elle au lendemain du débat. «Je ne me permettrais pas de parler de cet accident de cette façon», souligne Jacqueline de Quattro.
«Il est important que nous ayons des instruments de mesure à la pointe»
«J’ai eu à m’occuper des affaires militaires et je m’occupe désormais des affaires énergétiques, ajoute-t-elle. Quand on me dit qu’un radar ne peut faire la distinction entre une éolienne fixe et un avion en vol, cela m’inquiète. C’est préoccupant. Or il est important que nous ayons des instruments de mesure à la pointe.»
Ce qui la surprend, c’est un double discours de Berne. Le Département de l’énergie promeut le projet de Provence, et l’armée émet des réserves. «J’ai pu voir moi-même à Copenhague, lors d’un voyage en avion, que des parcs éoliens proches des aéroports ne posent pas de problèmes aux radars. Mardi, c’était mon coup de gueule pour une politique énergétique optimale et pour une sécurité aérienne optimale.»
L’armée confirme que, même à 20 km, les éoliennes de Provence pourraient avoir un impact sur le contrôle radar de Payerne. «Les radars peuvent détecter des éoliennes en tant que telles, explique Renato Kalbermatten, porte-parole du DDPS. Mais les éoliennes peuvent conduire à des distorsions et des réflexions des signaux détectés par les systèmes radar.»
http://www.24heures.ch/vaud-regions/Un-radar-doit-pouvoir-distinguer-une-eolienne-et-un-avion/story/28424555     
     - Développement de l’énergie éolienne à proximité de la Base aérienne de Payerne : potentiel de conflit, zones à exclure ou sujettes à réserves (30/11/2016)
     - Pourquoi l’armée frappe les éoliennes vaudoises
Un courrier du Département de la défense sème l’émoi chez les partisans d’Eole. Cette fois-ci, c’est un des plus grands projets éoliens qui est visé. La situation est complexe.
http://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/armee-frappe-eoliennes-vaudoises/story/31799536
     - Nouvelle étude éolienne de l'armée Suisse (09/12/2016)
http://www.suisse-eole.ch/fr/news/2016/12/9/nouvelle-etude-eolienne-de-larmee-suisse-suisse-eole-et-les-cantons-de-fribourg-et-de-vaud-expriment-leur-mecontentement-183/

 Extension des zones de protection des radars militaires et éoliennes
https://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ160722839.html


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✈ ACCIDENTS : 

- Un avion léger percute une éolienne en Allemagne (03/02/2017)
Le 2 février vers 12h40, un monomoteur biplace DA20 Katana est entré en collision avec une éolienne, dans le nord de l’Allemagne. Le pilote a été tué.
Il s’agit du premier accident mortel impliquant une éolienne, répertorié en Allemagne. Il s’est produit sur la commune de Melle, près d’Osnabrück, à la frontière de la Basse-Saxe et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le nord de l’Allemagne. Les conditions météorologiques étaient bonnes et la visibilité apparemment correcte.
L’accident s’est produit à proximité de l’aérodrome de Melle-Grönegau sur lequel le pilote âgé d’une quarantaine d’années était membre de l’aéro-club local. Le biplace a percuté le pylône qui fait office de mât à une hauteur de 40 m au-dessus du sol. L’épave est restée enchevêtrée dans la structure métallique. Le pilote, seul à bord, a été tué.



- Un avion léger heurte une éolienne dans le Dakota du Sud (01/05/2014)
Les éoiiennes ne tuent pas que les aigles .
L'avion , un piper 32 qui avait été porté manquant a été retrouvé à l'état d' épave à proximité d un champs d'éoliennes, à 10 miles de Highforfd Dakota du Sud. L'une d'elle a une pale cassée.
Les 3 passagers et le pilote sont tués ..
D'après la NTSB , il n est pas possible au stade de l'enquête de préciser si l' avion a heurté la pale de l'éolienne ou si la pale est venue heurter l'avion.
Quoi qu'il en soit, les possibles causes sont à l'étude, avion en difficulté , brouillard, erreur de pilotage, faible visibilité etc...
L'avion était un monomoteur piper 32 propriétaire du pilote âgé de 3o ans qui transportait des personnes revenant d une vente de vaches.
La wind farm compte 27 éoliennes.
Est-ce le premier accident entre une éolienne et un aéronef ? :  il y a eu un crash dans un champs d'éoliennes en 2008 dans le Minesotta (Grand Meadow, Minnesota) le 8 février 2oo8 mais l'avion n'avait pas heurté une éolienne.



- Bretagne : collisions avec deux éoliennes (04/04/2008)
https://www.bea.aero/docspa/2008/n-te080404/pdf/n-te080404.pdf



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📡 Autre : 


- Un radar pour éviter les collisions avec les éoliennes
Airbus Defence and Space a développé un nouveau radar pour éviter que les avions n’entrent en collision avec les éoliennes. Le Spexer 500 AC déclenche des signaux et avertit le pilote.
https://www.aerobuzz.fr/industrie/un-radar-pour-eviter-les/



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📝 Presse


- Loire-Atlantique (12/02/2016)



- Côte d'Or (21) (04/02/2016)



- Libération : (01/09/2014)


- Les éoliennes, source de risques pour l'aviation : (02/2016)








Sur le fil du rasoir © Philip Platzer/Red Bull Content Pool