Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 28 février 2017

Saint-Sauveur-en-Rue (42) : refus de permis de construire pour 5 éoliennes

Le ministère de la défense, Direction de la Sécurité Aéronautique d'Etat, ainsi que l'Unité Départementale d'Architecture et du Patrimoine (UDAP) ont donné un avis défavorable à ce projet éolien

Saint-Sauveur-en-Rue
la haute vallée de la Déôme, entre Saint-Sauveur-en-Rue et le Tracol.
En face sur l’autre coteau s’étend l’immense et mystérieuse forêt de Taillard.
Forêt de Taillard

Hauts-de-France et Normandie : Offshore et pêcheurs

Grogne des pêcheurs contre le projet éolien


Les dernières déclarations de Frédéric Cuvillier, concernant un futur parc éolien au large du Touquet, ne sont pas du goût du comité régional des pêches.

Les informations présentées dans La Semaine dans le Boulonnais de ces dernières semaines (8 et 15 février), concernant le projet d’un parc éolien au large du sud de la Côte d’Opale, ont fait réagir les professionnels de la pêche. Par la voix de son président, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins des Hauts-de-France (CRPMEM) tient à apporter quelques précisions. Un organisme qui donne son point de vue notamment par rapport aux aides qui pourraient être accordées aux pêcheurs.

Pas opposé mais…


Le Comité rappelle que le monde de la pêche n’est pas opposé au développement des énergies marines renouvelables. « À condition que cela soit fait en bonne concertation, met en avant Olivier Leprêtre, le président du CRPMEM. Surtout si les projets ne nuisent pas au maintien des activités de pêche. »

Rappelons qu’à ce jour, deux projets ont réellement été lancés par l’État. Il s’agit de ceux au large de Dieppe-Le Tréport et de Dunkerque. « Les professionnels de la pêche sont opposés à ces projets en raison de leurs impacts directs sur la filière, souligne le président du Comité régional. Toutefois, nous sommes en discussion avec le promoteur concerné par le parc éolien envisagé au large de Dieppe - Le Tréport. Et d’ajouter, aucune indemnisation n’a été précisée pour le moment. »

Concernant le projet dunkerquois, Olivier Leprêtre pense « qu’il est prématuré de parler d’éoliennes dans cette zone tant que les conditions de l’appel d’offres ne sont pas encore définies. »

De la « pure spéculation »

Enfin, concernant l’éventuel projet qui pourrait voir le jour au large du Touquet, le président du Comité régional ne mâche pas ses mots. « Il n’y a, à ce jour, aucun appel d’offres lancé par l’État sur une autre zone au large des côtes des Hauts-de-France, précise Olivier Leprêtre. Tout ce qui circule à ce sujet n’est donc que pure spéculation. » Le Comité se réfugie derrière l’absence d’appel d’offres pour montrer son incompréhension. « D’où sort le chiffre de 1,3 million d’euros pour la pêche (somme présentée par Frédéric Cuvillier, ndlr) concernant un éventuel projet au large du Touquet ?, questionne le responsable. Tout cela n’est que du vent et des dires de promoteurs. » Le vent ne souffle pas encore dans le bon sens pour ce projet de parc éolien au large de la Côte d’Opale.


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BERCK

La menace d’un retour des éoliennes offshore fait réagir le comité des pêches

Par DAVID SAGOT | Publié le 24/02/2017


Le comité des pêches par la voix de son président regrette d’être pris en tenaille entre le maire de Boulogne et le maire du Touquet. Mais pas seulement.

La semaine dernière, la Communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB) a voté une motion en faveur de l’élargissement du troisième appel d’offres à la zone de la Bassure de Baas. Le site désigne l’endroit où, au large de Berck, un projet d’éoliennes offshore pourrait voir le jour. Il a récemment été écarté par le ministère de l’Environnement mais pourrait de nouveau être d’actualité.

Cette prise de position politique a fait réagir Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins et Hauts-de-France (CRPMEM). Peu de temps après le vote de la mention, le responsable du CRPMEM a rédigé un communiqué de presse s’insurgeant, en substance, contre la divulgation de sommes par Frédéric Cuvillier, président de la CAB. « Le comité ne comprend pas d’où sort le chiffre de 1,3 million pour la pêche (…). Tout cela n’est que du vent et des dires de promoteurs ayant des projets dans le secteur », écrit le patron des pêcheurs du littoral. Cette somme a pourtant été confirmée par l’élu boulonnais lors de la réunion de la CAB. « Cet apport est indispensable pour le renouvellement des navires. Après, si l’on rejette l’argent privé, il n’y aura aucune raison qu’on vienne me réclamer de l’argent public », avait martelé Frédéric Cuvillier. « On ne veut pas d’argent, on veut travailler, résume Olivier Leprêtre. Actuellement, le projet de parc éolien dunkerquois, s’il aboutit en l’état, correspond à la disparition totale des surfaces de pêche pour la flotte dunkerquoise. Nous ne sommes pas du tout opposés aux projets d’éoliennes en milieu marin. Le gros souci c’est qu’à chaque fois, nous sommes associés aux réunions, notre avis semble pris en compte et en dernier ressort tout ce que nous préconisons est rarement pris en compte. Alors, aujourd’hui, nous sommes plus que méfiants. »

Méfiance également en raison du risque de politisation de cette affaire : « Le comité ne souhaite pas être pris à partie au sein de bisbilles opposant Messieurs Fasquelle (maire du Touquet), Cuvillier ou quiconque. » Car le projet du banc de Baas a de quoi froisser certains. Il laisse les nuisances visuelles aux habitants de la Côte d’Opale Sud tout en réservant les bénéfices économiques à Boulogne-sur-Mer, où une centaine d’emplois liés à la maintenance des engins est prévue. Mais avant cela, encore faut-il que le projet refasse surface.


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CÔTE D’OPALE - La résistance au projet d’éoliennes au large de Berck s’organise

27/02/17 

Élus, représentants des pêcheurs, des chasseurs, des commerçants et des propriétaires ont organisé en urgence une réunion ce lundi soir au Touquet. Pour dire tout le mal qu’ils pensaient de ce projet d’éoliennes offshore et surtout pour organiser la résistance. Morceaux choisis.


Scandalisés par la « méthode ». «Ce n’est pas aux élus boulonnais de décider à la place du Montreuillois, enrage Daniel Fasquelle. Le député-maire avance qu’en réalité, le parc ne compterait pas 40 mais 200 éoliennes à terme. S’il y a un projet, c’est à nous de décider si nous en voulons ou non. Que les élus du Boulonnais s’occupent donc de leur territoire, nous du nôtre et ça ira bien.» Bruno Cousein n’y va pas de main morte lui aussi : «  Qu’une ministre vienne sur le territoire d’à côté prendre des nouvelles de décisions qui nous concernent, sans qu’on soit consultés, c’est invraisemblable.»

Une manœuvre politique ? Bruno Cousein a fait savoir que le groupe socialiste a déposé ce lundi une motion en faveur de ce projet en séance plénière au conseil départemental : « C’est un coup monté à la veille des échéances électorales. »


Interloqués sur la forme. Daniel Fasquelle s’interroge. « Où avez-vous vu qu’on annonce le lancement d’un appel d’offres avec un acteur privé qui a rédigé le cahier des charges et qui, bien évidemment, va être retenu ? Cuvillier fait ça à Boulogne, tout le monde trouve ça normal, la ministre vient, WPD présente son projet et hop, en avant ! »

Inquiets sur « le fond ». Pour le maire du Touquet, outre l’impact sur la pêche, l’implantation d’éoliennes en mer pose un problème de «sécurité maritime : avec ces blocs de béton, on va créer des récifs dangereux. Qui dit qu’un bateau ne quittera pas le rail un jour de tempête pour s’échouer contre les éoliennes ?»
L’aspect touristique et ses conséquences sur la dévaluation des prix de l’immobilier sont des préoccupations : « Nous avons la chance d’avoir des paysages merveilleux et on va les gâcher, s’insurge Bruno Cousein. Il ne viendrait à l’idée de personne d’implanter des éoliennes offshore au large du site des deux caps ou dans la baie du mont Saint-Michel. »
Les chasseurs s’inquiètent de possibles ravages sur les populations d’oiseaux migrateurs : « Entre 9 000 et 13 000 oiseaux passent par ce couloir au moment de la migration, de juillet jusqu’en automne », expose Thierry Forestier, président de l’association maritime des chasseurs.
Enfin, les questions du coût et du stockage de l’énergie produite en mer, de la problématique de la régularité de la production et du démontage des éoliennes arrivées en fin de vie ont été évoquées.

Les retombées financières en question. Pierre-Georges Dachicourt s’est chargé de décortiquer leur répartition. «  50 % ira aux territoires, 15 % aux ports de plaisance et 35 % à la pêche. Mais cet argent n’arriverait dans les caisses du comité national des pêches que deux ans près la fin du chantier. Si WPD pose 199 éoliennes au lieu de 200, le chantier ne sera jamais clos.  »

Des actions

Une pétition sera mise en ligne ce mardi matin sur le site petition-publique.org. Des pétitions seront également à disposition dans les mairies et chez les commerçants.
Un apéritif géant sera organisé sur les plages à midi le 17 avril, soit le lundi de Pâques. Tous les habitants opposés au projet y sont invités.
Le Collectif Horizon fondé par Patrick Gonet il y a quelques années sera transformé en association. «Elle pourra exercer des recours devant les tribunaux, nous allons multiplier toutes les procédures à notre portée  » prévient Daniel Fasquelle. Les personnes souhaitant rejoindre le collectif peuvent envoyer leurs coordonnées à : collectifhorizon@gmail.com
Des motions : Daniel Fasquelle en appelle aux élus locaux : «  Il est important que les maires délibèrent et s’engagent à ne pas autoriser le lien terrestre entre nos communes et les éoliennes : ce projet n’aura nulle part pour faire arriver les câbles électriques. »


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Bataille politique autour des éoliennes offshore au large de la Côte d'Opale


Publié le 28/02/2017 

Le parc éolien au large de Berck-sur-mer (Pas-de-Calais), défendu par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, suscite une vive opposition de la part de certains maires de la Côte d'Opale.

L'appel d'offres est imminent. Le parc éolien au large de Berck-sur-mer (Pas-de-Calais) a été largement évoqué dimanche lors de la visite de la ministre de l'Environnement à Boulogne-sur-mer. Ségolène Royal soutient ce projet porteur d'emplois, selon elle, sur le futur site de maintenance prévu localement. "C'est un projet qui a été mûrement réfléchi, qui est dans une zone absolument propice, qui complète aussi le projet sur Dunkerque", a déclaré la ministre aux côtés du maire socialiste de Boulogne, Frédéric Cuvillier. "Il y a une cohérence qui débouche sur des filières industrielles, parce que ces éoliennes, il va falloir les construire, il va falloir les installer, il va falloir les entretenir, donc ce sont aussi des nouveaux emplois et des nouveaux métiers pour les gens de mer, au sens large".



Mais ce projet est loin de faire l'unanimité auprès des élus de la Côte d'Opale. Le député-maire LR du Touquet, Daniel Fasquelle, mène la fronde. "Quand on dit que ce sont 40 éoliennes, on sait que le projet véritable c'est en fait 200 éoliennes", affirme-t-il. "On nous dit qu'on ne les verra pas à 15km des plages, c'est une blague, puisque les falaises de Douvres (en Angleterre NDR) sont à 100m de hauteur et on les voit à 35 km. Et des éoliennes qui font 200m de hauteur (les plus grandes éoliennes peuvent atteindre 180m de haut NDR) et qui vont clignoter le soir, à 15 km, on ne les verra ? Il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles."

Un collectif baptisé Horizon est né dimanche pour dire non aux éoliennes offshore et une pétition a été lancée. Lundi soir, les élus du conseil municipal de Berck ont également voté, à l'unanimité, une motion contre ce projet.


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La carte de la zone prévue pour l’implantation du futur parc éolien offshore au large de Dunkerque.
Lire aussi

 - LANCEMENT DU TROISIÈME APPEL D’OFFRES SUR L’ÉOLIEN EN MER SUR UNE ZONE AU LARGE DE DUNKERQUE



- Parc éolien offshore de Courseulles : feu vert de la commission d'enquête publique
06/02/2017
... Les pêcheurs du secteur avaient également exprimé une certaine méfiance à l'égard du projet, estimant qu'il allait "certainement impacter l'écosystème en profondeur", un point sur lequel l'association écologiste Robin des bois était monté au créneau, quelques semaines avant la fin de l'enquête publique....

Une nouvelle proposition pour le projet de parc éolien offshore à Dunkerque
Publié le 16 septembre 2016

Éoliennes en mer au large de Dunkerque : la zone d’implantation critiquée
Publié le 11/07/2016
Début avril, Ségolène Royal annonçait que Dunkerque était retenue pour accueillir un champ éolien offshore. Depuis, une zone d’implantation a été définie. Mais elle paraît bien trop près de la côte et du port aux yeux des usagers de la mer, y compris chez les défenseurs de l’éolien offshore dunkerquois.

- Au large des côtes normandes, l’avenir de l’éolien offshore en France
17 AOÛT 2015
La Normandie ambitionne de devenir la première région française pour l’éolien en mer. D’ici 2020, plusieurs parcs éoliens verront le jour au large des côtes de la Manche. Parmi ces projets, celui de Dieppe – Le Tréport suscite des craintes quant au sort de la pêche, du tourisme et du paysage.


lundi 27 février 2017

Aude : Destruction environnementale (IV)

Zadistes agréssés sur le chantier de la zad de Bouriège

Manifestations prévues : 25 Mars 2017 et autres dates



MANIFESTATIONS RÉGIONALES CONTRE LES ÉOLIENNES


Suite au dernier CA de la FED , plusieurs manifestations régionales sont en cours d'organisation : 






Dordogne : Rendez-vous : samedi 25 mars à 10 heures sur le parking du cinéma Louis Delluc, place des Droits de l’Homme, 24300 Nontron




Doubs : Rendez-vous : samedi 25 mars à 14h30, Esplanade des Droits de l'Homme, Mairie de Besançon (à proximité du parking sous terrain de la Mairie) 25000 Besançon. Préfecture. Remise d’un courrier de demande d’entrevue avec le préfet. Merci à tous pour votre présence.


Vendée : Rendez-vous : samedi 25 mars, à 10h30 devant le siège du SYDEV 3 rue du Maréchal Juin 85000 - La Roche sur Yon. Nous nous rendrons ensuite devant la Préfecture puis devant la permanence de Monsieur le Député Alain Leboeuf, président du SYDEV, puis devant le conseil départemental.
http://vendee.eoliennes.non.free.fr/




Ardennes : Rendez-vous le 25 mars 2017 
L'association "trop d'éoliennes en Thiérache " organise une Démonstration de notre ras le bol des éoliennes en Thiérache
Un rassemblement pacifique contre l’éolien industriel a lieu samedi 25 mars 2017 à 14 heure sur la place de Rocquigny 08220 (près de Rozoy sur serre -Aisne))
Soyons le plus nombreux possible c'est déterminent
Réponse par mail est indispensable pour l'organisation que vous veniez ou non
Boîte mail:sosthieracheeolien@gmail.com
Pour infos: Denis Grave tel 06 01 91 02 81
http://sosthieracheeolien.centerblog.net/




Cher : Rendez-vous : 25 mars 2017 devant la PREFECTURE De Bourges.  
Départ Bourges place SERAUCOURT à 15 heures,
http://ventsdeberry.blogspot.fr/
Collectif "NON aux éoliennes IDS/TOUCHAY"
Association BOISCHAUT MARCHE ENVIRONNEMENT 18270 SIDIAILLES






et .....

le 1er avril 


Somme :

et .....

le 8 avril


Calvados :

Arromanches 8 avril
MANIFESTATION A ARROMANCHES



HALTE A L’ARNAQUE EOLIENNE


Manifestons pour dire !
NON A SA PROLIFERATION FORCEE DANS NOS VILLAGES
NON A SON INVASION SUR NOTRE LITTORAL
NON AU MEPRIS DE LA CLASSE POLITIQUE ENVERS LA POPULATION RURALE SEULE VICTIME DE CE FLEAU

MANIFESTATION A ARROMANCHES
LE 8 AVRIL 2017 A 15 H


Rendez-vous devant le Musée du Débarquement
Place du 6 juin 1944, face au Port artificiel « Mulberry »
TOUS ENSEMBLE POUR DEFENDRE
notre santé - notre cadre de vie - nos biens - nos racines
notre commune     -     notre rivage     -     notre histoire

Nous sommes des citoyens responsables conscients des problèmes énergétiques
Nous sommes des écologistes convaincus de la préservation environnementale
Nous sommes indépendants, bénévoles, unis, décidés

Nous vaincrons la pire supercherie du siècle
Dans une vision dévoyée de l’écologie

Aux mains de quelques financiers qui ont pris le pouvoir

Lévézou (Aveyron)



Le Lévézou se situe au sud du Massif central et y constitue un ensemble individualisé entre les monts de Lacaune, le Larzac et l'Aubrac. Il est situé en plein cœur du département de l'Aveyron. Le Lévézou est un haut plateau cristallin d'une altitude moyenne de 900 mètres environ. Le Lévézou est délimité à l'ouest par la rivière du Viaur, au nord par le massif des Palanges dont le point culminant est le pic du Pal à 1 155 mètres d'altitude, à l'est par la rivière Muze, et au sud par la rivière du Tarn. Le Lévézou est la région intermédiaire entre Rodez et Millau.

http://www.centrepresseaveyron.fr/vie-locale/un-nouveau-projet-eolien-sur-le-levezou-fait-debat-HB289810

CENTRE PRESSE /AVEYRON /25 FÉVR. 2017


Un nouveau projet éolien sur le Lévezou fait débat


Près de la commune de Gaillac-d’Aveyron, l’implantation de sept mâts éoliens, de moins de 50 mètres de haut, est aujourd’hui à l’étude. Les opposants dénoncent le manque de concertation autour du projet.

À Gaillac-d’Aveyron, près du village de Vaysse-Rodier, sept nouvelles éoliennes pourraient bientôt s’élever au-dessus du Lévezou. Porté par la société Arkolia, qui a déjà réalisé d’autres projets en Aveyron, l’étude présente des mâts d’éoliennes qui mesureront moins de 50 mètres, sans les pâles. Pour le maire de Gaillac-d’Aveyron, Michel Mercadier, l’annonce de ce permis de construire « a été surprenante ». 

Réponse en juin


« Un précédent projet de plus grande importance, avec des mâts beaucoup plus haut a été retoqué, explique-t-il. Personnellement, je ne me prononce pas sur ce projet. Il faut voir quel impact cela aura au niveau visuel mais également ce que cela peut rapporter à la commune. Je poserai la question à mon conseil municipal une fois que le projet sera plus abouti ».

Du côté de la société Arkolia, on confirme également l’existence du projet, tout en précisant que le permis de construction est en cours d’instruction auprès des services de la préfecture. La réponse ne devrait être donnée que dans quatre ou cinq mois.

De son côté, Jean Marty, du collectif Agir pour le Lévezou, déplore « le manque de concertation autour de ce projet ». « Le conseil municipal n’a été informé qu’au dernier moment », assure-t-il.

Une information que la maire de Gaillac-d’Aveyron dément entièrement. Quoi qu’il en soit, au moment de rendre son avis, Michel Mercadier affirme « que le conseil municipal sera consulté lorsque la préfecture aura rendu son avis ».

LE CHIFFRE : 228

Soit le nombre d’éoliennes qui doivent être en service dans les prochains mois. à ce jour, 95 sont déjà construites et 133 ont été autorisées par les services de la préfecture. Au total, la puissance dégagée par les éoliennes en service s’élève à 208 MW-h. Actuellement, trois dossiers sont en cours d’instruction auprès de la préfecture. Au mois de juin dernier, le préfet assurait que 208 implantations avaient été refusées.


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Vidéos :

LES IDENTITAIRES AVEYRONNAIS "NON A L'EOLIEN EN LEVEZOU !"
Contre le massacre du Lévezou ! (5 mars 2012)

LEVEZOU 2 (23 janv. 2013)


Collectif Levezou Eolien 
Vidéo réalisée par le collectif anti éolien industriel du Levezou 
 (25 nov. 2013)
Témoignage des riverains d'un cadre magnifique, saccagé par cette industrie lourde, génératrice de nuisances sanitaires avérées



Agir Autrement pour la Xaintrie - Entretien avec M. Jean Marty du Levezou (17 déc. 2013)
Film réalisé par l'AAPLX à destination des élus de la communauté de communes de Mercoeur en Xaintrie - Corrèze. Visitez le site : ttp://agirautrementpourlaxaintrie.fr
NON aux éoliennes industrielles en Xaintrie.



Eoliennes Aveyron | Vents Forts sur le Lévézou (part 1) (19 oct. 2015)
Comment, sous couvert d'écologie, le plateau du Lévézou a été sacrifié par le pouvoir de l'argent. Témoignages d'habitants du plateau, d'agriculteurs, et de militants de la ruralité.


Video Eolienne Aveyron - Le Lévézou, un Pays, des Hommes, un Combat (Part 2) (19 oct. 2015)
Nuisances, tromperies, colères et désillusions après l'installation de dizaines d'éoliennes industrielles sur le plateau du Lévézou, en Aveyron. Reportage, enquête et témoignages ...


Blog :


Articles :

- Éoliennes : ces mâts qui sèment la discorde dans l'Aveyron
(Publié le 06/05/2016) Dossier : Romain Gruffaz
Le long feuilleton de l'éolien dans l'Aveyron s'est enrichi d'un nouvel épisode, en début de semaine dernière, avec l'émission d'un avis négatif de la part du commissaire en charge de l'enquête publique relative à l'installation d'éoliennes industrielles dans la forêt des Palanges (lire page de droite). Accueillie avec une satisfaction non dissimulée par les opposants à ce projet et tous ceux qui, de près ou de loin, partagent leur point de vue, cette décision n'a, en aucun cas, été synonyme d'un quelconque relâchement sur le front de la lutte contre ces installations, comme l'a signalé le ballon d'hélium que plusieurs responsables et membres d'associations ont fait naviguer, tout au long de la journée de mercredi dernier, au col Lagarde, en contrebas de la ligne de crête qui domine, au nord, la commune de Sévérac. La sphère rouge, visible à plusieurs hectomètres à la ronde, devait matérialiser l'impact qu'aurait la construction d'aérogénérateurs au sommet de l'arête et sensibiliser la population à ce sujet. «Et encore, là, il ne monte qu'à soixante-dix mètres, regrettait, ce jour-là, Gérard Sabatier, coprésident, avec Guillemette Fabre, de l'association «Protégeons nos espaces». Il faudrait qu'il grimpe jusqu'à cent cinquante mètres pour rendre compte de la réalité puisque c'est cette hauteur qu'atteindraient, en bout de pales, les six éoliennes du projet.»
Avec l'aide d'un huissier, qui a passé sa matinée à prendre des photos du ballon à partir de différents endroits, l'agriculteur de Lapanouse et ses soutiens, parmi lesquels figurent Bruno Ladsous, administrateur de l'association «Vivre ensemble Causse & Val de Serres», et Pierre Van Ommeslaeghe, président de celle dénommée «Sauvegarde des Palanges», ont donc choisi de poursuivre leur action dans un cadre légal et transparent, de façon à offrir plus de poids à leurs arguments et, surtout, aussi peu de prises que possible à leurs détracteurs.
«On voit bien qu'après le Lévézou, l'idée est de pourrir la vallée de l'Aveyron, alors que c'est la porte d'entrée du département, déplorait Pierre Van Ommeslaeghe. Certains élus, ainsi que les promoteurs et les propriétaires terriens, ne disent jamais rien au sujet de ces projets. Ils font tout en catimini et il faut attendre que le lièvre soit levé pour qu'il y ait un début de communication, avec des informations bien souvent inexactes.»
Omertà
Parmi les données réfutées par ces trois défenseurs de l'environnement figurent celles concernant les taxes perçues par les élus («On leur fait miroiter des montants qui sont faux») ou les indemnisations versées aux propriétaires. «Ici, les promoteurs sont allés les voir en leur promettant monts et merveilles, avec le versement d'une indemnité de six mille euros par an et par mât, révélait Gérard Sabatier. Ils leur ont dit : “Vous verrez, ça vous offrira une retraite pas inintéressante”.» «De plus, la promesse de bail qu'on leur a fait signer vaut bail !, s'insurgeait, de son côté, Bruno Ladsous. Il est écrit noir sur blanc que dans l'hypothèse où ils ne procéderaient par à la régularisation de l'acte, les propriétaires pourraient perdre la subvention qui leur est versée par la suite, voire être condamnés à payer des pénalités à l'entreprise !»
«Pas dans un parc de loisirs»
Bien décidés à se dresser jusqu'au bout sur la route des promoteurs, tous les bénévoles rassemblés au sein de ce «front commun» savent, d'expérience, que les oppositions sont souvent des plus âpres, face à des adversaires aux ressources financières bien supérieures aux leurs. Compte tenu de cela, c'est donc avec grand soin qu'ils ont pris note, en février, de la sortie du préfet, Louis Laugier, qui avait assuré, lors d'un déplacement à Espalion, que «l'Aveyron avait atteint son quota d'éoliennes».
«Ce que nous déplorons, c'est l'omertà qui règne dans les rangs de nombreux élus à propos de ces projets, insistait Bruno Ladsous. Dans le cas présent, Gérard Sabatier et Guillemette Fabre ont demandé à être reçus par le maire de Sévérac mais ils n'ont jamais eu de réponse favorable alors que la loi est pourtant claire : il doit y avoir concertation avec les populations.»
Et Pierre Van Ommeslaeghe d'enchaîner : «Les éoliennes sèment la zizanie sociale et provoquent des fractures entre les habitants des villages concernés. On a également constaté une baisse de la valeur des biens immobiliers, comme à Bouloc (lieu-dit appartenant à la commune de Salles-Curan), avec toutes les conséquences que cela engendre, notamment dans le cas des résidences secondaires. Lorsqu'ils voulaient effectuer des travaux, les propriétaires faisaient appel à des entreprises du coin. Aujourd'hui, ils ont renoncé à en entamer car ils estiment que ça ne vaut pas le coup. Il est insupportable de voir que l'intérêt privé préempte le bien public qu'est le paysage. Nous ne nous trouvons pas au sein d'un parc de loisirs. Nous héritons d'un territoire façonné par les siècles et n'avons pas le droit d'en faire n'importe quoi.»


http://www.leblogtvnews.com/2015/01/eoliennes-la-bataille-du-levezou-reportage-ce-samedi-sur-tf1.html
Un reportage d'Anna Kwak Sialelli, Matthieu Lépine et Vincent Lefebvre, àdiffusé ce samedi en début d'après-midi sur TF1.
Le Lévézou, au coeur de l'Aveyron. Ce plateau paisible vit depuis toujours au rythme immuable des saisons et de l'élevage des brebis pour les caves de Roquefort. Dans ce petit paradis, un vent nouveau s'est mis à souffler - celui du XXIème siècle, durable, écologique.
Depuis 2008, 74 éoliennes ont poussé dans le paysage... et la zizanie s'est emparée du plateau, avec son lot de querelles de voisinage, ou entre communes. Entre ceux pour qui les éoliennes sont un symbole de progrès, ceux qui y voient un moyen de survie économique, et ceux qui sont décidés à stopper l'invasion, c'est un dialogue de sourds...
Guy Soulié, l'ancien maire du village médiéval de Castelnau fait partie des premiers maires de France à avoir été enthousiasmés par l'énergie éolienne. " C'est une réalisation contemporaine. Il faut vivre avec son temps ! " Aujourd'hui : 13 machines ont été érigées sur les hauteurs de Castelnau rapportant chaque année 130 000 euros de taxes à la commune.
A Bouloc, le village voisin, Monique Bousquet, aide maternelle à la retraite, est loin de partager le même enthousiasme. Les 13 éoliennes de Castelnau, elle les a tous les jours sous ses fenêtres, sans compter celles du parc voisin de Salles Curan. Au total : pas moins d'une quarantaine de machines tournent presque nuit et jour dans son champ de vision. " On dort de l'autre côté parce qu'il y a trop de bruit la nuit quand il y a du vent du midi. C'est intenable, c'est tout... " Il y a la télévision qui ne capte plus, le double vitrage qu'il a fallu installer pour lutter contre le bruit... et surtout les relations avec certains voisins qui se détériorent.
A Bouloc, le sujet fait polémique. Si certains habitants les subissent, d'autres s'enrichissent grâce aux loyers perçus pour la location de leurs terres aux promoteurs éoliens. Les rares propriétaires qui acceptent de s'exprimer le font sous couvert d'anonymat. Dans cette campagne dépeuplée, et en temps de crise, l'argent des éoliennes est aussi un moyen de survie. Marin et Anne, un couple d'éleveurs de brebis, en ont fait les frais. Il y a 4 ans, un promoteur leur propose d'installer deux éoliennes sur leur terrain, moyennant 6000 euros par machine et par an. D'abord séduit, le couple ne tarde pas à déchanter : leurs voisins leur mènent la vie dure. " Je n'osais plus sortir ! dit Anne. Les enfants à l'école ou dans les ramassages scolaires se prenaient tout le temps des mots de travers. Pour eux, c'était devenu invivable... " Au bout d'un an de guerre larvée, Marin et Anne renoncent à leur projet : le prix à payer pour retrouver la paix.
Cette affaire a ému la région et bouleversé Jean Marty, agriculteur à la retraite. Lui qui n'était pas contre les éoliennes au départ a décidé de se battre contre les projets des promoteurs. " J'ai appris dernièrement qu'il allait y avoir des éoliennes de 225 mètres à 500 mètres des maisons. Mais c'est inimaginable ! Quel est le Français qui peut accepter ça ? " Avec d'autres, il crée une association d'opposition. Le fief de cette résistance se situe dans le petit village de Mauriac, cerné par les projets éoliens. Avec Marcelle, Maïté ou Marie-France, les opposants sont minoritaires dans la région..." On a l'impression que c'est l'argent qui fait avancer les projets si vite. Et nous, on est le petit pot de terre contre le pot de fer ", raconte Marcelle. Leurs panneaux sont régulièrement lacérés de coups de couteau, mis à terre ou volés. Mais qu'importe. Ils ne se découragent pas. Car ils ont le sentiment d'une terrible injustice. Ce sont les communes voisines qui ont installé les machines sous leurs fenêtres, sans leur demander leur avis. Et le pire dans cette histoire, c'est que les communes en question ne les voient même pas...

- Qui sème le vent récolte parfois la tempête
(18 juin 2014), ÉRIC SERRES
Alors que le gouvernement a fait des énergies renouvelables un de ses chevaux de bataille, certains se lèvent contre l’implantation non concertées de parcs éoliens laissés au seul secteur privé. Reportge en Aveyron.
Vézins-de-Lévézou (Aveyron), envoyé spécial 
 Dans le roman de H. G. Wells la Guerre des mondes, les tripodes venus de l’espace ont envahi la Terre. Dans le Lévézou, aux portes du Larzac, ce sont les éoliennes, sortes de tripodes à l’envers, qui ont pris place sur ce territoire de l’Aveyron. Alors que Ségolène Royal présente aujourd’hui son projet de loi, tant attendu et si souvent repoussé, sur la transition énergétique, la tempête se lève contre l’implantation tous azimuts de cette énergie propre et soi-disant « rentable ». Oui, mais pour qui ? interrogent les opposants.
Ces moulins à vent des temps modernes, impressionnants et majestueux, au point de perdre le sens de sa trajectoire, ne font pas recette : « Si vous saviez le nombre de gens qui, en passant dans notre région, se sont mis dans le fossé en les regardant, vous seriez surpris », commence par rire Jean Marty, président d’Agir pour le Lévézou, collectif créé en 2008 qui s’oppose à la multiplication « anarchique » des projets d’implantation de parcs éoliens. Il n’est pas seul : depuis février, ce sont 28 collectifs et associations aveyronnais anti-éoliens qui se sont regroupés sous la bannière « Sauvons l’Aveyron ».
Sur tout le département (8 735 km2), on n’en compte pas moins de 94 à l’heure actuelle. « Les communes du nord du département ont dit non à l’éolien. En revanche, sur notre territoire du Vézins-de-Lévézou (78,96 km2), en deux ans, ce sont 69 machines qui ont été installées », explique Jean Marty. D’après lui, ce n’est que le début de l’invasion. « Sur le département, on parle de 343 autres programmées et peut-être encore plus, alors que l’Aveyron représente à lui seul 50 % de l’énergie éolienne installée en Midi-Pyrénées. »
Ce qui était, au début, de la surprise, voire une certaine curiosité, s’est transformé en franche hostilité. « Lorsqu’il y a eu l’implantation d’un parc sur le village de Bouloc, nous avions peu d’infos, commente Nadine Izard, conseillère municipale à Saint-Laurent-de-Lévézou. Nous étions plutôt pour car, après tout, c’était l’avenir et un des moyens de sortir du nucléaire. Mais dès la mise en service, nous avons constaté les nuisances. Et puis l’on s’est renseigné et nous avons compris, aussi, que c’était beaucoup d’argent jeté par les fenêtres pour un résultat en production électrique très faible. » Au total, les éoliennes produisent 3 % de l’électricité consommée aujourd’hui en France, alors que les objectifs fixés pour 2020 tablent sur 23 % d’énergies renouvelables, dont près d’un quart issues du vent. « Il va en falloir des éoliennes, non ? » s’interroge dubitativement Nadine.
L’application de la loi Brottes, qui prévoit la suppression des ZDE (zones de développement de l’éolien) mais aussi la fin de l’obligation des 5 mâts au minimum (5 éoliennes au minimum par parc – NDLR), n’est pas faite pour la rassurer. « Les anciennes mesures avaient le mérite d’imposer un cadre. Avec cette loi, c’est la porte ouverte à tous les abus. On va assister à un mitage de notre territoire et pendant ce temps les projets continuent à se monter avant même qu’il existe le moindre raccordement pour acheminer l’électricité. »
Les promoteurs culpabilisent ceux qui sont contre
Mais plus que la simple vue « de cet objet industriel en milieu naturel », c’est donc l’implantation peu concertée qui a été le début de la discorde et des suspicions entre « pro » et « anti ». Voisins et villages se sont divisés. « Dans les familles, il y a des sujets tabous. La politique et… les éoliennes. Certains amis et voisins de longue date ne se parlent plus, parce que l’un en a accepté sans prévenir l’autre. Aujourd’hui, tout se fait en catimini. Les maires ne les évoquent qu’à mi-mots, de peur de froisser leurs électeurs. Les promoteurs culpabilisent ceux qui sont contre, en leur expliquant qu’ils sont pro-nucléaire. » Mais pour ces pourfendeurs de l’éolien à tout prix, dont Jean Marty, là n’est pas la question essentielle. « Quand il y a eu les grands projets hydroélectriques dans notre région, on nous a parlé d’un intérêt national. Il y avait un schéma directeur porté par les pouvoirs publics avec des sociétés du public. Nous l’avons compris, et ce même s’il y a eu des expropriations douloureuses. Mais là, ce sont des fonds de pension qui investissent pour leur seul bénéfice. Où est l’intérêt national ? » explique Daniel Delmas, l’ancien maire de Ségur.
Jean Marty avance des chiffres. « Au regard des 6 000 euros de loyer annuel versé au signataire du bail emphytéotique (qui est un piège, car ce bail n’a presque pas de limites dans le temps et le locataire a presque tous les droits !) et des 12 000 euros par éolienne construite que se partagent commune et communauté de communes, pour qui donc est la manne financière dont parlent les promoteurs ? L’investissement éolien a été jeté en pâture aux promoteurs privés, qui engrangent des sommes colossales. En 2012, six machines de 2 MW ont dégagé 1 293 000 euros de bénéfices pour la SAS Centrale éolienne de Ségur-Viarouge, qui appartient à EDP Renewables, société holding regroupant des capitaux étrangers (notamment portugais). »
Mais que faire alors pour ces petites communes de plus en plus dans le besoin ? Guy Soulié, ancien maire de Castelnau-Pégayrols, ne cache pas n’avoir eu aucun scrupule à accepter l’implantation d’un projet de 13 éoliennes au début des années 2000. « Nous sommes une commune 330 habitants, explique-t-il, donc pauvre. Avec l’État qui se désengage et nous impose de plus en plus de choses, que pouvions-nous faire ? Nos 13 éoliennes, ce sont 50 000 euros par an, après répartition avec la communauté de communes, qui entrent dans nos caisses. »
À l’écart du village médiéval de Castelnau-Pégayrols, la journée s’achève, deux éleveurs nettoient leur tracteur, bricolent un peu avant de rentrer à la ferme. Ils veulent bien parler mais sous le sceau de la discrétion. « Nous regrettons d’avoir accepté ces 2 éoliennes. Nous étions 7 agriculteurs dans le coin à signer une promesse de bail en 2000, sollicités par 3 jeunes. Ça nous semblait une aubaine financière. Mais ils n’avaient pas tout dit. Ils nous avaient montré des éoliennes dans l’Aude qui tournicotaient un peu, sans faire de bruit. Je peux vous dire que les 2 installées à 850 mètres de chez moi font un potin d’enfer quand il y a beaucoup de vent. Et la nuit, avec les 3 parcs éoliens qui nous entourent, on se croirait en boîte de nuit. La troisième qu’ils devraient installer, on n’en veut plus ! » Mais voilà, comment se dédire ? Ce marché florissant intéresse beaucoup de monde, petits et grands promoteurs. « Tous nos parcs dans le Lévézou ont déjà été vendus au moins deux fois ! » explose Jean Marty, avant de s’appesantir sur ce cas de figure significatif, qui a fait monter au créneau l’hiver dernier le groupe Attac Hauts Cantons. Dans l’Hérault, département limitrophe, au col de Fontfroide, 10 éoliennes édifiées en 2012 par EDF Énergies nouvelles ont été revendues au groupe allemand d’assurance Allianz, « qui, sous couvert de contribution à l’écologie, récupère en fait les certificats carbone cotés en Bourse, raconte Jean Marty. L’assureur les négocie ensuite avec les professionnels de l’énergie en Allemagne, lesquels ont besoin de ces certificats pour faire baisser leur taux de CO2. Cela s’appelle un permis de polluer ! EDF, en construisant ce parc, a, en plus, bénéficié des larges subventions du conseil général. Nous, contribuables, payons cela, via la CSPE (contribution au service public de l’électricité, comprise dans les factures d’électricité – NDLR) ».
Un transformateur de 400 000 volts : la colère monte
Plus au sud, à Saint-Affrique, un autre vent de la colère monte. À l’origine de cette nouvelle tempête, un projet de poste de transformateur de 400 000 volts, installé sur 10 hectares, sur le plateau de Saint-Victor, dans les avant-Causses. Ce projet, porté par RTE société anonyme (gestionnaire des réseaux de lignes à très haute tension, THT), servirait à évacuer le surcroît de production électrique lié aux futures implantations massives d’énergies renouvelables. « À mes yeux, l’électricité issue de l’éolien n’avait pas vocation à être évacuée sur des lignes THT, qui sont des lignes nationales et internationales. Si c’est le cas, cela veut dire que cette énergie sera vendue ailleurs au seul bénéfice des promoteurs », interpelle Carole Joly, de l’association Plateau survolté. L’ancienne conseillère municipale avoue son désarroi devant cette installation. « Quand on sait qu’en plus la société RTE, qui revend de l’électricité, se trouve être aussi, par délégation de l’État, conseillère pour les régions qui veulent passer au photovoltaïque et à l’éolien, cela prête à sourire. »

- Aveyron : la grogne souffle sur les éoliennes
(5 mai 2014)
http://www.midilibre.fr/2014/05/05/eoliennes-la-grogne-souffle-sur-l-aveyron,856801.php
Alors que 94 mâts couvrent déjà le département, des associations s'élèvent contre la prolifération des parcs.
Dans l'Aveyron, c'est la ruée sur le vent. Des sociétés privées rivalisent pour développer des parcs d'éoliennes hautes comme des immeubles. Mais un collectif d'associations s'organise pour dire "stop à l'invasion" et dénoncer les méthodes de "spéculateurs de l'énergie".
Dans cette partie sud du Massif central, 94 éoliennes dominent déjà les vallées verdoyantes. "Rien que sur notre plateau du Lévezou, il y en a 74. Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup pour une campagne habitée et pas moche du tout ?, demande Régis Cailhol, éleveur de brebis et élu PS à la Région. Si tous les projets qui sont dans les cartons sortent, il y en aura plusieurs centaines, ce sera horrible et on s'en ira tous." Il y a six mois, 27 associations se sont réunies dans un collectif baptisé “Sauvons l'Aveyron”. Néo-ruraux ou Aveyronnais de souche, les opposants ont réagi quand ils ont appris que des éoliennes de 140 mètres, "hautes comme des tours de 40 étages", s'installeraient à 500 mètres de chez eux et que le prix de leur maison s'en trouverait "dévalué de 30 %".
D'autres assurent n'être concernés par aucun projet mais refusent que des paysages soient détruits au profit de spéculateurs . Afin de soutenir le développement de la filière, l'État oblige les distributeurs comme EDF à racheter l'électricité éolienne aux exploitants à un tarif supérieur au prix du marché, garanti sur quinze ans. Un marché si attractif qu'une bonne vingtaine de sociétés privées - majoritairement françaises mais aussi étrangères - font actuellement du démarchage dans le département.
"Ce sont des financiers, pas des philanthropes, ils font de l'énergie renouvelable parce que c'est rentable, commente Jean-Pierre Cure, chef du service qui instruit les dossiers éoliens à la Direction départementale des territoires (DDT). Ici, on a des parcs qui sont pratiquement les champions de France de la rentabilité parce que le vent est régulier et que les éoliennes tournent plus qu'ailleurs."
"La nuit, je vois les lumières : ça flashe comme en boîte de nuit"
Un éleveur Habitant du Causse Comtal, l'avocat Jean Pradié dit avoir reçu, il y a huit mois, une proposition d'une société française pour l'installation d'éoliennes sur ses terres. "J'aurais pu en accepter quatre et encaisser 6 000 € par machine chaque année. J'ai contacté mes voisins et découvert que les promoteurs écrivaient à chacun en demandant de tenir les contrats secrets. Trois personnes, qui n'habitent pas sur place, ont semble-t-il accepté leurs offres... »
À l'écart du village médiéval de Castelnau-Pégayrols, un éleveur de vaches de 62 ans préfère témoigner anonymement car il "regrette un peu" d'avoir accepté deux éoliennes dans ses bois. "Nous étions sept agriculteurs à signer une promesse de bail en 2000, relate l'exploitant. Les 13 éoliennes ont été installées en 2006. Ça nous semblait une aubaine financière. Mais ils n'avaient pas dit toute la vérité au départ . On nous avait montré des éoliennes dans l'Aude qui tournicotaient un peu, sans faire de bruit. Mais les deux installées à 850 mètres de chez moi font un tintamarre quand il y a beaucoup de vent. Et la nuit, je vois les lumières : ça flashe comme en boîte de nuit."
Alors il voudrait pouvoir refuser une troisième éolienne : "Le problème, c'est qu'ils nous avaient fait signer d'avance pour une extension, avant même que les deux premières soient installées." Sentant monter les exaspérations, Philippe Boda, directeur de la Direction départementale des territoires (DDT), juge qu'"il faut sortir de cette logique d'enfer où les bénéfices sont partagés par une minorité et les nuisances imposées à tous". Il insiste sur "la vigilance" exercée par le préfet : "Il a refusé 30 projets représentant 169 mâts.
122 nouvelles éoliennes ont en revanche été autorisées mais sont en phase de contentieux car dès qu'un permis de construire est accordé, il est contesté par des particuliers ou associations". “Éolien, l'invasion commence”, annonce d'ailleurs une pancarte à l'entrée de Rieupeyroux. Cette commune de 2 000 habitants pourrait accueillir treize éoliennes géantes. Le maire, Michel Soulie, dit attendre "les conclusions de l'étude d'impact pour donner un avis favorable ou défavorable, en fonction de l'intérêt général". Mais il fait valoir que leur implantation "à trois kilomètres à vol d'oiseau du village n'aurait aucune incidence sur le bourg" et que "la communauté de communes bénéficierait d'un apport financier non négligeable" par la récolte des taxes.
Pour le directeur régional d'EDF énergies nouvelles, David Augeix, "un grand défaut de nos concitoyens est de considérer qu'ils vivent dans des territoires qui leur appartiennent et qu'ils aimeraient mettre sous cloche". "Le dialogue est rompu depuis belle lurette avec les groupes extrémistes" d'opposants qui, dit-il, développent "des arguments erronés pour discréditer la filière".

La menace des éoliennes vétustes
(Publié le 27/10/2009)
http://www.ladepeche.fr/article/2009/10/27/702880-la-menace-des-eoliennes-vetustes.htmlInterview. L'impossible démontage des mâts en fin de vie selon Jean Marty et Daniel Delmas du Collectif « Agir ».
Le collectif « Agir pour le Lévézou » est très engagé dans le combat contre les éoliennes. D'ailleurs, il est pleinement partie prenante du recours qui va être intenté devant le tribunal administratif à propos du parc de quinze mâts d'Arques-Ségur qui vient d'être autorisé… Entretien avec Jean Marty et Daniel Delmas, porte-parole dudit collectif.
Qu'est-ce qui explique l'attrait pour les éoliennes ?
Les promoteurs de projets éoliens promettent des milliers d'euros pour obtenir les signatures préalables, indispensables à tout projet. Les maires et propriétaires fonciers sont contactés les premiers et on leur met en avant que l'éolien est absolument indispensable face au réchauffement climatique. La somme proposée pour la location d'un emplacement pour une éolienne industrielle est de 6 000 € bruts par an, en moyenne. Or, face à la baisse du revenu des agriculteurs et l'abandon des soutiens agricoles en 2013, il devient urgent de trouver une compensation.
Vous êtes soucieux du devenir des éoliennes…
Une vraie question est passée sous silence : à qui appartient l'éolienne en fin de vie, sachant que la durée de vie d'un tel équipement est de vingt ans. Le promoteur doit entretenir l'éolienne pendant la durée du bail à construction mais, à son expiration, le propriétaire terrien devient, sauf convention contraire, propriétaire de la construction. Dans une vingtaine d'années, les éoliennes du Lévézou appartiendront donc aux propriétaires fonciers signataires. Et quand les contrats de rachat préférentiels par EDF, soit 15 ans garantis par l'état, expireront, des éoliennes seront abandonnées pour non-rentabilité par les promoteurs. Certes, le démontage d'une éolienne incombe à l'entreprise exploitante, selon la loi votée il y a cinq ans, mais le décret d'application n'a pas encore été promulgué et il ne le sera jamais. Selon nous, l'état, propriétaire d'un grand nombre de friches
industrielles, ne veut pas avoir à payer le démontage en vertu de cette loi.
Que coûte un démontage ?
Une éolienne de 120 m de haut et de 50 tonnes est démontée avec des grues géantes, opération conduite par des entreprises spécialisées. La Compagnie du vent a officiellement annoncé que cela coûte 150 000 € par éolienne. Donc, si l'on aditionne les revenus annuels nets cumulés sur vingt ans au prix de l'éolienne mise à la casse (la ferraille, c'est entre 8 000 et 15 000 €), il manquera, en fin de bail, plus de 50 000 € au propriétaire pour assurer le démontage.
Vous craignez que nos paysages soient pollués par des éoliennes hors d'usage ?
Les propriétaires fonciers regardent le court terme. Aucune provision ne sera effectuée en prévision du démontage et quand bien même il y en aurait, cela ne suffirait pas. Par quoi seront remplacés les revenus de la taxe professionnelle en voie de suppression ? Chacun a sa version mais reste que communes et départements intéressés dépensent l'argent de l'éolien à mesure car les besoins sont importants. Rien n'est mis et ne sera mis de côté en vue de la démolition. Chaque collectivité intéressée doit se poser la question : que faire des éoliennes en fin de vie ? C'est vers les maires que se tourneront les administrés à l'heure du démontage mais ce sera mission impossible pour les premiers magistrats. Ainsi, en peu de temps, un paysage naturel rural deviendra une friche industrielle, inacceptable à l'intérieur d'un parc naturel régional comme celui des grands causses.
Alors…
Alors, nous appelons chacun à prendre ses responsabilités. D'abord les syndicats agricoles, souvent muets sur le sujet car certains de leurs responsables sont parfois très impliqués dans des projets. Ensuite, tous nos élus locaux et nos députés et sénateurs. Notre collectif s'est engagé à lutter contre l'envahissement et la destruction de notre belle région. Il s'est donné un devoir d'information et de vérité.
http://agirpourlelevezou.midiblogs.com.