Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

dimanche 22 octobre 2017

Les éoliennes dans la Somme



Ne laissons pas rentrer le loup dans la bergerie !!

Energie : Les éoliennes divisent dans la Somme

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/energie-les-eoliennes-divisent-dans-la-somme_2430927.html#xtor=CS2-765-[facebook]-
(Cliquez sur le lien pour voir la vidéo)

Il existe actuellement 6 600 éoliennes en France. Dans le département de la Somme, France 3 est allée à la rencontre des partisans et des opposants à ces installations.

Les éoliennes sont un sujet de discorde, notamment dans le département de la Somme. Visibles à perte de vue, elles symbolisent la transition énergétique dans laquelle la France s'est engagée. Constitués en association, une trentaine d'habitants de Montagne-Fayel ont déposé un recours contre les nouveaux projets de parc éolien autour de leur commune. L'un de leurs arguments est le relevé des nuisances sonores des éoliennes.

Recours contre de nouvelles installations

La loi impose une distance minimum de 500 mètres entre les éoliennes et les habitations, mais ne limite pas leur nombre en pleine croissance sur ce territoire. "La crèche qui va ouvrir prochainement, c'est autant d'emprunts que nous ne faisons pas, car nous avons des retombées fiscales", argumente Jean-Jacques Stoter, le vice-président de la communauté de communes Somme Sud-Ouest. Les habitants de Montagne-Fayel doivent attendre le 30 octobre prochain pour savoir si leur recours est recevable contre le projet de douze nouvelles éoliennes près de chez eux.


Autres articles
20/10/17 : Dans la Somme, les éoliennes de la discorde
De son jardin, Danielle aperçoit une quarantaine d’éoliennes qui bourdonnent... et bientôt douze de plus. « Inimaginable » pour cette habitante de la Somme, département qui en compte le plus, où des associations se battent contre leur multiplication quand les exploitants font valoir une opportunité économique et écologique.
« Ces dernières années, on a pris conscience du problème », témoigne-t-elle, en détaillant la genèse de chacun des parcs qu’elle a vu apparaître aux alentours de Montagne-Fayel. Au côté d’autres riverains, elle a déposé un recours dans l’espoir de faire annuler un projet, validé par la préfecture.
Cette commune de 170 habitants, séparée de quelques kilomètres d’autres petits villages par d’immenses champs agricoles, se situe à proximité de la vallée de la Somme, à une trentaine de kilomètres à l’ouest d’Amiens. Une grande plaine, très venteuse, estampillée favorable au développement de l’éolien par les services de l’Etat.
« On a l’impression que des projets arrivent tous les mois. On est pour l’éolien, mais comme toute technologie, cela doit être fait raisonnablement », observe Julie Sandri, responsable de l’association « SOS de nos campagnes 80 », qui avance une gêne visuelle, auditive et une dépréciation de l’immobilier.
- Simplifications législatives -
Avec un total de 1.136 MW, contre une moyenne à 122, soit près de 10 % de la production nationale (12.333 MW), la Somme arrive en tête des départements producteurs d’énergie éolienne.
Près d’un habitant sur deux vit à moins de 5 km d’un mât ; les objectifs régionaux de production fixés à l’horizon 2020 sont déjà atteints à certains endroits, selon la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal).
« On ne pouvait pas imaginer cette prolifération d’éoliennes » depuis le lancement d’un projet il y a quelques années, réagit le maire de Montagne-Fayel Jean-Marie Turlot, qui voyait une « ressource fiscale intéressante » pour le petit budget de la commune.
Des simplifications législatives et administratives ont il est vrai été actées ces dernières années pour « accélérer le développement » des éoliennes, selon la préfecture : suppression de la règle des 5 mâts minimum, des zones de développement, généralisation de l’autorisation unique...
Au risque de voir des zones saturées ? Plusieurs commissaires enquêteurs déplorent ce phénomène dans leurs rapports, notamment pour le projet voisin d’Airaines et Quesnoy-sur-Airaines. Sont relevés l’encerclement, l’impact cumulé des parcs instruits au même moment dans un rayon de cinq kilomètres, un « impact paysager sous-évalué » dans un « contexte éolien très marqué ».
Selon la préfecture, qui donne le feu vert in fine, un quart des mâts en moyenne sont rejetés, 14 autorisations ont été délivrées depuis janvier et 13 enquêtes publiques sont terminées ou en cours.
Parmi elles, celle de Vrély dans le Santerre, où, ce jour-là, se tient une permanence. « Pour le moment, ils en prévoient trois de plus. Mais par la suite ? » s’inquiète Philippe, venu consulter les documents pour se renseigner.
Un peu plus loin, un parc compte désormais une trentaine de turbines. « Notre logique est celle d’extension de parcs existants. L’intérêt, c’est d’éviter le mitage et centraliser les installations sur tel et tel endroit, d’autant qu’il y a des enjeux de raccordement », explique Nicolas David, responsable pour les Hauts-de-France chez Valorem, présent depuis dix ans dans la Somme avec six salariés à Amiens.
- ‘Mannes financières’-
Pour le président du conseil départemental, « on est arrivé à un seuil d’inacceptabilité, en tout cas par endroits » avec des « recours systématiques ». « L’intérêt écologique a été supplanté par l’apport des mannes financières que ça apportait à une époque où la baisse des dotations aux collectivités étaient importantes », analyse Laurent Somon (LR), qui note toutefois l’effet « plutôt positif » sur l’emploi.
Selon l’Ademe, les collectivités locales perçoivent généralement entre 10.000 et 12.000 euros/MW installé. Le conseil départemental de la Somme touche près d’1,7 million d’euros, le reste étant réparti entre la commune d’implantation et l’intercommunalité.
« La saturation, c’est toujours subjectif », rétorque Ralf Grass, délégué régional France énergie éolienne, qui fédère les industriels, sondage national commandé à l’Ifop en 2016 à l’appui. Il en ressort que 75 % des 500 riverains interrogés ont une image « positive » des éoliennes.
Plusieurs exploitants font d’ailleurs appel au financement participatif localement. « On observe une très bonne participation, jusque chez les riverains », souligne Laure Verhaeghe, directrice générale de la plateforme Lendosphere, citant un récent projet dans le Santerre financé à 27 % par des habitants des intercommunalités concernées.
Pour que « cela se passe bien avec les riverains », le gouvernement a lancé en octobre un groupe de travail national sur le sujet. « Si nous voulons moins de carbone et moins de nucléaire, nous devons accélérer sur les énergies renouvelables. Mais pas n’importe comment », avait déclaré le secrétaire d’Etat à la transition énergétique Sébastien Lecornu, relevant un « enjeu crucial en termes d’emplois et de développement économique ».
Dans les Hauts-de-France, quelque 1.500 emplois seraient directement ou indirectement liés au développement, la maintenance et la construction des éoliennes, selon une étude publiée en septembre par le cabinet Bearing point.
Le Plan Climat, présenté par Nicolas Hulot en juillet dernier, a fixé l’objectif d’une neutralité carbone pour la France à l’horizon 2050.
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/dans-la-somme-les-eoliennes-de-la-discorde-CC11205986

21/10/17 : Somme : Trop nombreuses, trop bruyantes…. Dans la Somme, les éoliennes de la discorde
La Somme est le département le plus producteur de France en terme d'énergie grâce aux (nombreux) parcs éoliens. Mais leur prolifération inquiète les habitants. Reportage
De son jardin, Danielle aperçoit une quarantaine d’éoliennes qui bourdonnent… et bientôt douze de plus. « Inimaginable » pour cette habitante de la Somme, département qui en compte le plus, où des associations se battent contre leur multiplicationquand les exploitants font valoir une opportunité économique et écologique.
« Ces dernières années, on a pris conscience du problème », témoigne-t-elle, en détaillant la genèse de chacun des parcs qu’elle a vu apparaître aux alentours de Montagne-Fayel. Au côté d’autres riverains, elle a déposé un recours dans l’espoir de faire annuler un projet, validé par la préfecture.
Les parcs éoliens trop nombreux ?
Cette commune de 170 habitants, séparée de quelques kilomètres d’autres petits villages par d’immenses champs agricoles, se situe à proximité de la vallée de la Somme, à une trentaine de kilomètres à l’ouest d’Amiens. Une grande plaine, très venteuse, estampillée favorable au développement de l’éolien par les services de l’Etat.
Julie Sandri, responsable de l’association « SOS de nos campagnes 80 » observe :
On a l’impression que des projets arrivent tous les mois. On est pour l’éolien, mais comme toute technologie, cela doit être fait raisonnablement............
https://actu.fr/societe/trop-nombreuses-trop-bruyantes-dans-somme-eoliennes-discorde_13103131.html

Archives (Vidéos) :


- https://www.dailymotion.com/video/x65mkoj (reportage du JT de France3  du 21/10/2017)
-

Archives (Presse) :
Pour eux, la qualité de vie à Montagne-Fayel, c’est devenu du vent (05/06/2017)
Des habitants exténués par la pression éolienne ont posé ce week-end des panneaux annonçant la vente des maisons du village ... cerné par 50 machines tandis que 60 autres sont à l’étude.
La transition énergétique , les énergies renouvelables. Ils y croient et les appellent même de leurs vœux. Mais l’éolien, tel qu’il se développe dans la Somme , et plus particulièrement sur leur petit bout de territoire, niché dans le Sud-Ouest amiénois, ils le rejettent. « Notre département concentre 10 % de l’éolien national. Et l’ex-communauté de communes du Sud- Ouest amiénois (aujourd’hui CC2SO, ndlr) en possède à elle seule près de 4 %. Ce qu’on nous dit aujourd’hui, c’est que puisqu’on estdéjà encerclés, eh bien, on va nous en rajouter », relate Julie Sandri, présidente de SOS de nos campagnes 80, elle-même Montagnarde.
Le pot de terre contre l’usine de pots de fer
Pointant le vide juridique faisant subir à ce village de 165 âmes la saturation de son environnement , cette soigneuse animalière a initié en ce long week-end de Pentecôte , une action symbolique qui a fait fleurir sur les façades d’une quinzaine de maisons, des panneaux « À vendre , cause éoliennes ».
C’est en préparant une réunion publique d’ information sur le nouveau parc de L’Hommelet (parc de 12 mâts) pressenti sur Montagne,Riencourt et Quesnoy-sur-Airaines que l’association découvre le pot aux roses : sept autres sociétés différentes ont également des projets de parcs.
Ce qui monte à 58 le nombre d’éoliennes en instruction en ce début 2017 dans un rayon de 7 km autour de Montagne-Fayel.
« Mois après mois, un nouveau parc apparaît. C’est un véritable harcèlement de la part des promoteurs éoliens, car une fois que les enquêtes publiques débutent, nous n’avons que très peu de temps pour consulter les dossiers constitués de centaines de pages et émettre notre avis », expose la jeune femme, fatiguée de se battre contre « l’usine de pots de fer ».
Car les questions sont nombreuses pour ceux qui subissent les éoliennes au quotidien : quel impact réel sur la santé, « sachant que des troubles du sommeil apparaissent chez les riverains, de par les nuisances sonores et visuelles. Il faut voir ici la nuit, le plafond lumineux au-dessus des bois ! C’est aberrant . » Question aussi sur l’ acheminement de l’électricité produite, « sachant que le poste source d’Airaines est déjà saturé, et qu’il faudra de nouveaux travaux pour faire quelque chose de l’électricité. »
La trentaine d’adhérents de SOS des campagnes 80 comptent bien obtenir des réponses.
http://www.courrier-picard.fr/35154/article/2017-06-05/pour-eux-la-qualite-de-vie-montagne-fayel-cest-devenu-du-vent#

© SOS de nos campagnes 80
Le village de Montagne-Fayel à vendre pour cause d'éoliennes (09/06/2017)
Une association d'habitants de Montagne-Fayel dans la Somme et de communes alentours a décidé de mettre symboliquement le village à vendre : la construction de 8 parcs éoliens, soit 58 éoliennes, dans un rayon de 10 km les inquiète.
Ils veulent défendre leur qualité de vie et leur tranquillité. Les habitants de Montagne-Fayel dans la Somme, regroupés au sein de l'association SOS de nos campagnes 80, ont décidé de mettre symboliquement leur village de 160 habitants à vendre.
Ils entendent ainsi protester contre les projets de parcs éoliens envisagés dans leur secteur : 8 parcs, soit 58 éoliennes, devraient voir le jour dans les prochains mois dans un rayon de 10 km autour de la commune. Les dossiers sont actuellement en cours d'instruction et des enquêtes publiques sont menées. Et cela alors que 50 éoliennes sont déjà en fonction sur le secteur.
"Nous avions choisi de vivre et avons investi à la campagne pour son calme, sa nature, offrir un cadre de vie sain à nos enfants. (...)L’invasion éolienne dans notre département nous impose désormais de renoncer à ce choix de vie.", explique l'association.
Les adhérents de l'association dénoncent la pollution visuelle mais aussi le bruit que font les éoliennes. Ils estiment que la valeur de leur bien a également largement diminué et se sentent déposséder de l'habitat dans lequel ils ont choisi de vivre : "c'est pour cela que nous mettons le village en vente. Nous le vendrons au promoteur d'éoliennes le plus offrant", comme le font les autorités, selon eux.
Le maire de Montagne-Fayel est en effet pour la construction de ces parcs. "Nous comprenons la transition énergétique. Mais pas cette absence de maîtrise du développement éolien…"
Ils réclament un moratoire pendant lequel un bilan et une étude de l’ensemble des parcs éoliens existants dans la Somme soient réalisés. Un moratoire qui permettrait la suspension des projets en cours d'instruction.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/somme/village-montagne-fayel-vendre-cause-eoliennes-1269915.html

VIDEO. "A vendre. Cause : éolienne" : le ras-le-bol des habitants de Montagne-Fayel face aux nuisances (10/06/2017)
Cela ressemble à une petite annonce, et pourtant, c'est un cri de protestation : dans la Somme, le village de Montagne-Fayel est à vendre.
A Montagne-Fayel (Somme), les panonceaux fleurissent sur les façades des maisons : "A vendre. Cause : éoliennes". Une façon pour les habitants d'afficher leur ras-le-bol. L'extrême proximité des éoliennes, à 600 mètres des riverains, provoque depuis deux ans des nuisances parfois inattendues.
"On ne peut pas utiliser à 100% les outils qu'on possède, avec des nouvelles technologies, à cause de l'orientation des champs magnétiques ou l'orientation des pals. C'est un sujet que les constructeurs découvrent, et il n'y a aucune solution apportée", explique Thierry Pouret, agriculteur à Montagne-Fayel.
20 000 euros pour la commune
Jean-Marie Bachelet, lui, a une grande véranda, qui fait caisse de résonance : "Il est impossible de se parler à un mètre de distance". Autour du village, les projets et les parcs éoliens se multiplient. 50 mâts, déjà implantés dans un rayon de 7 kilomètres autour de Montagne-Fayel, et une soixantaine en prévision. Le maire, lui, ne comprend pas cette levée de boucliers : en 2018, sa commune percevra 20 000 euros grâce à son parc éolien.


Voir article sur ce blog au 09/06/2017 : "Somme : Le village de Montagne-Fayel à vendre pour cause d'éoliennes"
Yves M.

"Projet éolien: quelles conséquences à long terme pour le propriétaire ?"

https://2.bp.blogspot.com/-9SCNBBlwqlM/WevF6zRLT5I/AAAAAAAAG9E/rASLA3zysKELvvVePyZAb9a0B8MG0fEJgCLcBGAs/s1600/rue.jpg


samedi 21 octobre 2017

Lozère (48) : Notre Dame des Neiges : éoliennes à l'horizon ?




👉👉 http://www.ventdecolere.org/actualites/Appel-Taillades-48250-Chasserades.pdf

👉👉 http://collectifterredepeyre.blogspot.fr/



Dominique C. :19/10/2017 : 

Ce matin dès 7h , on était sur les lieux du futur parc éolien des Taillades (s'il se réalise...) ...à 11h on a été chercher la Lozère Nouvelle, l'hebdomadaire lu par moult lozériens de Lozère et d'ailleurs ...et voici l'article que le journal a rédigé Merci Patrick....




Dominique C. : 


19/10/2017
En Lozère le chantier d'EDF EN est bloqué depuis lundi...

Les camions chargés de caillasses ne peuvent pas faire avancer le chantier éolien ...
Les moines de l'abbaye ND des Neiges en Ardèche à 1/4 d'heure du projet n'en veulent pas !







Vidéos
Père Hugues de l'abbaye ND des Neiges à St-Laurent-Les-Bains s'engage contre le projet éolien des Taillades en Lozère situé sur le chemin de Stevenson
 
Un premier film du webdocumentaire en cours de réalisation : anatomie d'un projet éolien en Lozère..

Seine-Maritime et Somme : Le Tréport et Dieppe : Eoliennes en mer : pour le parc naturel marin c’est un grand « NON »

Les pêcheurs en mer du Tréport mobilisés sur le parvis de Garopôle
https://actu.fr/economie/eoliennes-mer-parc-naturel-marin-cest-grand-non_13098841.html

Le parc naturel marin rassemblant les acteurs économiques, environnementaux et politiques locaux a dit NON au projet d'éoliennes en mer au large du Tréport et de Dieppe.

Aux alentours de 16h, ce vendredi 20 octobre, à Garopôle à Abbeville les instances du parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opal ont dit clairement « non » par 34 voix, 20 favorables et deux bulletins blanc, quant à l’implantation d’une ferme éolienne offshore au large de Dieppe et du Tréport.

Ce projet sur les rails depuis plus de dix ans, serait le premier parc éolien en mer de France. Le premier mais pas le dernier au vu des objectifs de l’Etat quant au développement des énergies renouvelables.

Seulement, les débats n’ont jamais été un ruban de velours, et pour le coup environnementalistes, pêcheurs en mer, de très nombreux élus locaux partageaient le même point de vue : un localisation mal choisie et un dialogue de sourd avec le promoteur et les services de l’Etat.

Aussi, réticences, vives inquiétudes et oppositions nettes ont grossi et l’ont finalement emporté ce vendredi soir… Dominique Godefroy, président du PNM, a annoncé un résultat sans appel, mais qui ne devrait pas pour autant être synonyme d' »affaire classée », puisque désormais c’est à l’agence française pour la biodiversité (AFB) de s’exprimer.

Celle-ci donnera son avis le 27 novembre prochain. Et la modification du code de l’Environnement, il y a quelques mois, établit que désormais c’est la position de cette organisme public dépendant du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (Environnement) qui fait foi… et non plus celle des Parcs Naturels Marins comme par le passé.

"Si l’agence française pour la biodiversité venait a opter pour un avis contraire au nôtre, il est évident que je présenterai ma démission"


Et au sortir de ce vote ce vendredi, le président Godefroy, qui avait déjà prévenu de sa position quant au respect du choix du PNM, a été clair : « Si l’agence française pour la biodiversité venait à opter pour un avis contraire au nôtre, il est évident que je présenterai ma démission« . Et dans son sillage, c’est la majeure partie du directoire qui lui emboîterait le pas, à l’instar d’Emmanuel Maquet, député Les Républicains, de la troisième circonscription de la Somme (couvrant le littoral) : « je quitterai moi aussi mon siège au PNM si nous sommes désavoués! » , « nous ne sommes pas contre l’éolien en mer, et nous sommes conscients de la nécessité de développer les énergies renouvelables, en revanche ce projet manque depuis le départ totalement de concertation » .

"ce dossier est en l’état absolument pas recevable"


Sur le parvis de Garopôle ils sont une poignée à venir féliciter les opposants à ce projet, parmi lesquels notamment, Thierry Ruellet, chercheur au GEMEL (groupe d’étude des milieux estuariens et littoraux) : « ce dossier n'est en l’état absolument pas recevable. Les choses devaient être revues en profondeur, mais nous n’avons pas été entendus et nous n’avons reçu aucune garantie sur des points essentiels. Les énergies renouvelables ne peuvent pas être développées à n’importe quel prix... »,

"si d’aventure on nous poussait à la démission, car notre avis ne serait pas pris en compte par l’AFB, il est évident qu’il faudrait que les services de l’Etat et le ministère assument d’imposer le projet à l’encontre de l’ensemble de la population locale. Dès lors on passerait un cap! Et je ne peux pas imaginer que ce soit le cas quand même" .


Picardie Nature et les pêcheurs en mer sur la même ligne

Même son de cloche pour Picardie Nature, par la voix de son président Patrick Thiery, ou encore Olivier Becquet, président de la coopérative des pêcheurs du Tréport. Le premier s’étrangle encore « ce projet a de toute façon dès le départ été très mal localisé 
» et le second de rappeler que la Normandie représente la deuxième région nationale en terme de chiffre de pêche en mer, après la Bretagne, « et aujourd’hui on veut tuer cette économie avec l’implantation d’éoliennes en mer (…) il en va tout bonnement de zones de pêches ancestrales qui donnent aujourd’hui des ressources d’une grande richesse. En ce moment même, plus de cent bateaux y pêchent la coquille Saint-Jacques, et on veut terrasser les fonds? ».

Difficile de trouver une voix favorable au projet à la sortie du vote. Tout d’abord, parce qu’officiellement le vote se déroulait à bulletin secret, et d’autre part car personne ne faisait connaître sa déception sur le parvis de Garopôle. Même Benoît Lemaire, sous-préfet d’Abbeville, habituellement plutôt loquace et avenant, se faisait light sur la question : « je ne m’exprime sur le sujet 
», puis de filer le téléphone portable visser à l’oreille. Peut-être avec les services du ministère de Nicolas Hulot?

Toujours est-il que les services de l’Etat qui encourageaient à voter pour le projet quelques heures ou quelques jours avant le scrutin, ont finalement essuyé une défaite… Mais pas perdu la guerre.

La « revanche » lundi 27 novembre à l’agence française pour la biodiversité à Paris, ou alors le classement définitif du projet tel que présenté aujourd’hui…

Un bras de fer s’annonce pour le gouvernement… et « les gens du territoire ».






👉 Replay info 19h sur France 3 Picardie : 20/10/17 : (à 1 mn 09) http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/jt-1920-picardie


Autres articles :

21/10/2017 : Somme : Projet éolien au large du Tréport : le Parc naturel marin rend un avis défavorable

http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/projet-eolien-au-large-du-treport-parc-naturel-marin-rend-avis-defavorable-1352223.html


Vendredi, l'entité chargée de veiller sur la préservation de la biodiversité a annoncé son désaccord avec le projet qui fait polémique depuis 2005. 
Le verdict est tombé à 34 voix contre, 20 pour et deux abstentions. Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale a rendu un avis défavorable au projet qui prévoit un parc éolien offshore de 62 mats à 15 kilomètres au large du Tréport.
Jugé néfaste pour l'environnement, pour le tourisme et pour l'emploi, selon ses opposants, il fait polémique depuis plus de 10 ans.
Vendredi, une trentaine de manifestants s'est réuni devant le siège du Parc naturel marin à Abbeville, en attendant le verdict. Une première bataille gagnée, mais il reste encore l'avis de l'instance supérieure.L'Agence française pour la biodiversité rendra ses recommandations le 27 novembre prochain. 

20/10/2017 : Le projet éolien en mer touché mais pas encore coulé
http://www.courrier-picard.fr/65220/article/2017-10-20/le-projet-eolien-en-mer-touche-mais-pas-encore-coule

Réunis à Abbeville ce vendredi, les élus du Parc naturel marin ont émis, à la majorité, un avis défavorable sur l’étude d’impact du projet de 62 mâts au large du Tréport. La balle est dans le camp maintenant de l’Agence française de la biodiversité qui s’exprimera le 27 novembre. ....



Archives


19/10/17 : Le Tréport : toujours opposés au parc éolien en mer
Le Tréport. Le Parc naturel marin des estuaires picard et de la côte d’Opale doit donner son avis sur l’implantation des éoliennes offshore.
Le vendredi 20 octobre, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la côte d’Opale rendra son avis sur le projet de parc éolien Dieppe-Le Tréport.
Le maire, Laurent Jacques, premier vice-président de la communauté de communes des Villes sœurs vient de s’exprimer au nom de l’intercommunalité : « Je maintiendrai la position que je défends en tant que maire et m’exprimerai contre ce projet nuisible pour la pêche locale, pour la population côtière et qui ne serait bénéfique que pour les actionnaires du porteur de ce projet. J’ai appelé les autres représentants du Parc naturel à faire le même choix. Plusieurs maires de la côte ont déjà fait savoir qu’ils en feraient de même.
Un avis consultatif
Emmanuel Maquet, au titre du syndicat mixte de la Baie de Somme, agira dans le même sens et le Département de la Somme également ».
« J’ai appelé M. Alain Bazille, vice-président du Département de Seine-Maritime, à adopter une attitude similaire, poursuit l’élu. C’est lui qui a la charge des infrastructures portuaires dont fait partie le port départemental du Tréport. « Curieusement » et fort opportunément pour le pétitionnaire, la législation a récemment évolué. Jusqu’alors, l’avis du parc aurait été décisif. Un avis négatif du Parc naturel marin aurait stoppé le projet. Désormais, cet avis n’est plus que consultatif, mais il est loin d’être négligeable. Il nous faut peser dans la balance de tout notre poids », estime l’élu communiste, plus que jamais déterminé.
Côté mersois, selon le président de l’association Sans offshore à l’horizon, Gérard Bilon, le nouveau maire de Mers-les-Bains, Michel Delépine a sollicité « à juste titre » le plus grand nombre du conseil de gestion du parc pour redire « notre détermination à voir échouer le projet que nous combattons depuis plus de dix ans. Un vote de rejet ou avec réserves devrait le bloquer temporairement, ce serait une bonne chose. C’est une des dernières possibilités de le compromettre », réaffirme-t-il.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/le-treport--toujours-opposes-au-parc-eolien-en-mer-GI11199917#

19/10/17 : Éoliennes en mer: Nicolas Dumont, maire d’Abbeville, se dit défavorable au projet

Le maire d’Abbeville, Nicolas Dumont, annonce qu’il est défavorable au projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande, sur lequel le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale doit rendre un avis, ce vendredi. Nicolas Dumont ne prendra pas part au vote du conseil de gestion du Parc, mais il a tenu à faire savoir sa position en tant que président du syndicat Baie de Somme - 3 Vallées, porteur d’un autre projet, celui de la création d’un parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime (terrestre, celui-ci). Un Parc naturel régional qui pourrait souffrir de la présence d’éoliennes en mer, visibles du littoral, indique en substance Nicolas Dumont. Si le parc éolien en mer voit le jour, une vingtaine des 62 éoliennes sera implantée dans la zone administrée par le Parc naturel marin, à une quinzaine de km des côtes. Plusieurs élus du littoral, des associations et les pêcheurs professionnels sont résolument opposés à ce projet mené par Engie, en premier lieu à cause de la zone choisie dans l’appel d’offres, car elle est très poissonneuse. Une manifestation est prévue vendredi en début d’après-midi à Abbeville, devant les locaux de Garopôle, où le vote aura lieu.

10/06/2017 : 200 personnes manifestent contre l’éolien au Tréport
Organisée par un collectif d’associations, la marche dénonçait la prolifération de ces machines.
En réunissant près de 200 manifestants, le collectif des associations normandes et picardes opposées à l’éolien, terrestre comme maritime, a déjà réussi un joli coup, samedi 10 juin. ... 
http://www.courrier-picard.fr/36411/article/2017-06-10/200-personnes-manifestent-contre-leolien-au-treport

10/06/2017 : Somme et Seine-Maritime : Les anti-éoliens manifestent au Tréport

Une marche rassemblant plusieurs associations a eu lieu ce samedi pour dénoncer à la fois les projets offshore et les projets dans les terres.
Cette après midi, une centaine de manifestants venus de toute la Picardie se sont retrouvés au Tréport afin de manifester contre le projet d'implantation d'un parc maritime en Baie de Somme et contre la prolifération d'éoliennes dans la campagne picarde. Brandissant leurs pancartes, ils ont marché jusqu'à Mers-les-Bains.
La Picardie est la première région de France en matière d'énergie éolienne. En moins de 15 ans, plus de 500 appareils ont été installés. Un rapide développement qui inquiète, entre autres, les pêcheurs sur la côte. Selon eux, le projet de parc en Baie de Somme pourrait avoir des conséquences dramatiques sur le littoral.
Les détracteurs de l'éolienne ne manquent pas d'arguments... Mais difficile de faire obstacle à la transition sur la loi énergétique, qui prévoit 40% d'énergie renouvelable d'ici 2030.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/anti-eoliens-manifestent-au-treport-1271145.html

12/08/2017 : L'espoir des opposants picards après la suspension du projet éolien offshore au Touquet
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a suspendu le projet d'éoliennes offshores au Touquet. Cette décision donne espoir aux opposants de celui du Tréport. 
Quelques kilomètres seulement séparent les deux projets d'éoliennes offshores. Si celui du Touquet est suspensu, celui du Tréport est toujours d'actualité, mais la décision du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, réjouit les opposants du parc éolien picard.
Depuis plus de dix ans, ils se battent contre l'éolien offshore. Ce projet aurait, selon eux, un impact négatif sur la ville, ses habitants et son économie.
Les pêcheurs ne voient pas non plus l'installation de ces éoliennes d'un bon oeil. Ils craignent qu'elles ne perturbent la reproduction des poissons et l'écosystème marin, comme sur les côtes anglaises : "Aujourd’hui, on est d’autant plus remonté que quand on va se pencher sur un parc éolien qui est en Manche du côté du bord anglais, la qualité des fonds, c’est la même que chez nous. La hauteur d’eau, c’est pareil. Les espèces, c’était les mêmes. Maintenant, il n'y a plus rien", rapporte Olivier Becqué, gérant de la coopérative des pêcheurs.
Une enquête publique aura lieu de décembre à mars 2018 pour décider du destin des premières éoliennes maritimes picardes.
Le débat public autour de l'implantation d'un vaste parc éolien offshore se poursuit. Dans un climat de tension, le mercredi 3 juin, six associations d'opposants ont annoncé leur décision de boycotter ce débat.
Les 62 éoliennes en mer, au large du Tréport et de Mers-les-Bains doivent voir le jour en 2012, et le débat public lancé le 24 avril dernier est sous tension. En effet quelques opposants ne souhaitent plus y participer, ils dénoncent la répartition des temps de paroles accordés aux participants.
La fin du débat public est prévue fin juillet pour des conclusions qui doivent être rendues courant septembre.

vendredi 20 octobre 2017

Aude : Destruction environnementale (XXXV)

Au droit de propriété, Valeco oppose un abus de droit de propriété

Si les éoliennes du parc de la Bruyère ne brassent pas encore de vent, le tourbillon judiciaire est lui bien réel. 
Hier, un nouvel épisode de cette longue saga s'est joué devant le tribunal de grande instance de Carcassonne. 
Valeco, la société portant le projet, assignait 5 propriétaires pour abus de droit de propriété. Une notion juridique suffisamment singulière pour que Sophie Mollat, la présidente du TGI, décide de siéger en formation collégiale. Connaissant sur le bout des doigts le dossier, la magistrate résume la situation. «Le nœud du problème, explique-t-elle, réside dans la circulation des poids lourds acheminant les pièces d'éoliennes sur la RD 52». 
Cette route départementale, trop étroite par endroits, a donc nécessité de mettre en œuvre deux arrêtés d'alignement de la chaussée, devant sceller dans le marbre la chose publique et la chose privée. 
Malgré cela, les éoliennes ne passent toujours pas. 
Pour le plaignant, la faute en incombe aux opposants au projet, qui usent «d'un abus de droit de propriété». 
Une situation qui, selon Me Alixia Eskinazi, a dangereusement fragilisé la santé financière de l'entreprise. «Mon client est au bord du dépôt de bilan. Et si d'ici Noël, les éoliennes ne sont pas montées, ce sont 150 salariés qui vont se retrouver à Pole Emploi». 
Valeco reproche aux opposants, même s'ils se trouvent légitimement sur leurs terrains, d'avoir monté des dispositifs empêchant le passage des convois et donc de pouvoir user légitimement d'une voie publique. 
La défense, elle s'époumone devant l'argumentaire. «Si ça ne passe pas, c'est que la voie est trop étroite, lance pour sa part Me Amélie Dadon. Quant aux dispositifs présumés qui empêcheraient le passage, où se trouvent-ils ? Tout cela est très imprécis». Le tribunal rendra sa décision le 27 octobre. Reste désormais à savoir s'il ne va pas se déclarer incompétent comme le lui a demandé Me Dadon, estimant qu'il ne s'agissait pas d'un conflit opposant deux propriétaires privés.
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L’éolien : un donquichottisme écologique


Don Quichotte contemporain
http://fr.friends-against-wind.org/realities/l-eolien-un-donquichottisme-ecologique

Archives de 2015

« On ajoute des nuisances sans en supprimer aucune. L’éolien crée, au profit d’entreprises privées, une agression contre la nature, sans retirer d’autres sources de nuisances et d’agressions... Ne soyons pas dupes. N’ajoutons pas la peste au choléra. »

(Par Gérard Charollois, juriste et militant écologiste français, candidat à l’élection primaire qui désignera le représentant de l’écologie à l’élection présidentielle de 2017.)

L’humain consomme de l’énergie pour se chauffer, s’éclairer, faire fonctionner divers appareils, pour tous ses besoins vitaux et ses loisirs, ses transports et son confort. Comment produire cette indispensable énergie ? Désireux d’échapper aux énergies traditionnelles, nombre d’écologistes sincères se sont trop rapidement précipités sur les miroirs aux alouettes complaisamment tendus par les divers lobbies affairistes agricoles et industriels.

Il y eut un temps, contre le pétrole, ses marées noires, ses compagnies multinationales, l’illusion des « agrocarburants », qualifiés pour faire bien de « biocarburants ». Très vite, les défricheurs d’idées neuves mesurèrent l’imposture car, pour nourrir les moteurs de carburant végétal, il faut mettre en cultures des terres soustraites à la nature, employer engrais et produits phytosanitaires et une lourde mécanisation agricole. Bref, pour faire de l’agrocarburant, il faut du pétrole et polluer énormément, sans parvenir à se substituer totalement aux carburants fossiles.

Voici, encore dans le vent pour la production d’électricité, les marchands de champs d’éoliennes. Bien sûr, le vent ne pollue pas et ne coûte rien. Mais pour mettre en place ces installations, des milliers de tonnes de béton sont indispensables. Socialement, le miroir aux alouettes pèse, en bout de course, sur le citoyen. En effet, en France, le distributeur d’électricité EDF est légalement tenu d’acheter l’électricité éolienne le double du prix moyen de cette énergie. Or, l’éolien ne se substituera à aucun autre mode de production. Les politiques, les experts, disserteront pour opter sur un pourcentage : 3% ou 15% de l’électricité sera d’origine éolienne. Pour produire cette électricité, il faut dégrader des sites innombrables, couler des tonnes de béton, installer des mâts et des pales où viendront se faire hacher oiseaux et chauves-souris. En l’absence de vent, lors des hautes pressions atmosphériques hivernales, lorsqu’il fait très froid et que surviennent des « pics de consommation », l’éolien ne peut pas répondre à la demande.

Résultats :

- Socialement, cette électricité est plus chère que toute autre et ce coût est assumé par l’usager ;
- Ecologiquement, des paysages sont enlaidis, l’avifaune subit une agression supplémentaire ;
- Techniquement, aucun autre mode de production d’électricité n’est abandonné, puisque l’éolien ne sera jamais qu’un appoint.

On ajoute des nuisances sans en supprimer aucune. L’éolien crée, au profit d’entreprises privées, une agression contre la nature, sans retirer d’autres sources de nuisances et d’agressions.

Nous retrouvons, comme en toute chose, la loi nauséabonde du Marché. Des firmes se sont spécialisées dans l’exploitation de ce filon lucratif, en invoquant l’écologie. Des entreprises prospectent, un peu partout, y compris dans des secteurs pauvres en vent, pour vendre leurs installations.

Ne soyons pas dupes. N’ajoutons pas la peste au choléra. Avant d’adopter une technologie quelconque, en ce domaine comme en tout autre, interrogeons-nous sur ses incidences pour la biodiversité.

Préconisations :


Invitons les ingénieurs à mettre au point des dispositifs non létaux pour la faune. Ainsi, après les éoliennes, certains techniciens proposent des hydroliennes, exploitant les courants marins. Pourquoi pas ? Mais à une condition essentielle : que ces dispositifs comportent des protections les rendant inoffensifs pour les espèces marines.

A un choix éthique, répondons par une option éthique. Par exemple, lorsque la vie, la liberté, les droits fondamentaux sont en cause.

A un choix technologique, répondons par des options purement technologiques. Il en est ainsi de l’énergie. Aussi, je suggère d’interpeler les ingénieurs pour que ceux-ci mettent au point des énergies non agressives pour la nature, ce qui est parfaitement envisageable. Ont-ils équipé leurs éoliennes de filets empêchant les collisions avec l’avifaune ?

Par ailleurs, il y aurait lieu de combattre la débauche de gaspillage actuellement encouragée par les productivistes. La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Je dis cela, en dehors de tout masochisme ascétique, en dehors de toute pulsion de sobriété doloriste et punitive. Le défi n’est pas du toujours moins ou du toujours plus, mais du toujours mieux.
Exemple :

L’éclairage public excessif perturbe la faune nocturne et rend l’homme addictif à un monde artificialisé. L’humain contemporain est infantilisé, conditionné, formaté par des peurs illusoires : peur de la nuit, de la nature, s’apparentant à des phobies. Notre contemporain redoute de faux périls et cultive ses angoisses en assumant des risques inutiles (tabac, alcool, drogues diverses, jeux débiles et dangereux). De quoi méditer sur les fausses peurs entretenues et les vrais dangers érigés en activités ludiques ! Peur de la nuit, peur des loups et la presse abrutissante relaie complaisamment les délires mystiques ou les escroqueries fantasmatiques de « crétins des Alpes » attaqués par des meutes ! Réduire l’éclairage urbain et autoroutier économiserait quelques centrales électriques, désensibiliserait d’une phobie, sans créer de risques avérés.

S’agissant des énergies fossiles, limitons les pseudo-"sports" mécaniques, agressions contre la nature et incitations à confondre un véhicule de transport et un jouet. Or, instrument de liberté individuelle, la voiture pollue, tue et son usage doit être utilitaire et non ludique. Les courses automobiles et autres rallyes inciteront toujours les esprits faibles à reproduire sur route les exploits de leurs champions. Economisons du pétrole, des vies humaines et des vies de hérissons, en éduquant à la responsabilité et en cessant, là aussi, d’infantiliser les adultes.

Bref, qui est Don Quichotte ? Qui nie le réel ? Celui qui ne voit en ce monde contemporain que des « moulins à vent », ou celui qui sait que des géants monstrueux menacent la vie sur terre ?

http://mario-scolas-727.skyrock.com/3196038841-Don-Quichotte-contre-les-eoliennes-a-Syros.html
Publication FB
Don Quichotte

Les éoliennes ne servent strictement à RIEN... sauf à bien polluer, faire du fric, détruire notre santé.

L'un des plus gros mensonges de la propagande éolienne est de nous persuader que ces machines permettront de diminuer les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Cet argument est majeur car les scientifiques s'accordent à reconnaître que quelques degrés d'élévation de la température auront des effets graves sur le climat. Exploiter la peur est une méthode d'endoctrinement efficace qui n'est plus à démontrer. C'est pourquoi de nombreuses personnes plébiscitent les éoliennes en toute bonne foi, persuadées d'agir pour le climat.

On peut rappeler en substance les propos du maire d'une très grosse commune de l'Aude : «Les éoliennes sont une chance pour notre environnement. Il faudra à l'avenir limiter l'effet de serre et la toxicité de nos énergies. Il s'agit d'un enjeu vital pour nos enfants.»

Enfumage ou naïveté ?

Entre ce discours et la réalité, il y a un immense fossé. On sait, en effet, que la France produit une des électricités les plus propres du monde avec la Suède, électricité non carbonée à plus de 90%. Mais on sait aussi que les éoliennes sont sous l'assistance permanente du thermique à cause de l'intermittence du vent. On n'y reviendra donc pas. Ce que l'on nous cache encore, c'est que les centrales thermiques de substitution doivent fonctionner en continu, 24h/24, pour prendre rapidement le relais en cas d'insuffisance ou de défaillance du vent car l'électricité - qui, rappelons-le, ne se stocke pas - doit être garantie à chaque instant.

Flora Papadele, ingénieure de la DEI (Dimósia Epichírisi Ilektrismoú), le fournisseur historique d'électricité en Grèce explique : «Pour qu'un réseau électrique fonctionne parfaitement, il faut que la demande corresponde à la demande à chaque instant. Sinon c'est le black-out. Si le vent s'arrête ou faiblit brusquement, que se passe-t-il? On se reporte sur les centrales conventionnelles. Mais elles ne peuvent pas démarrer d’un seul coup. Donc elles ne s’arrêtent jamais.»

Voilà pourquoi l'éolien comme le photovoltaïque sont, par «cogénération», des systèmes pollueurs.

Pire encore, à cause des fluctuations du vent dont la force peut chuter brutalement et passer de tout à rien en quelques instants, les centrales thermiques associées aux éoliennes doivent s'adapter à ces variations d'amplitude. Afin de garantir la stabilité du réseau électrique, les centrales thermiques sont alors accélérées ou décélérées à la demande et polluent de la même façon qu'une voiture en ville, soumise à des changements permanents de régime: «ralentissements-accélérations». D'où sur-consommation de fossile et pollution accrue. Un comble, comme l'a montré l'économiste Ruth Léa en Angleterre : les centrales thermiques fonctionnant seules, à régime constant, polluent moins que les centrales thermiques couplées aux éoliennes.
On notera que le problème est identique pour le photovoltaïque : un nuage qui passe, le ciel qui se voile... obligent la centrale thermique à modifier le rendement de ses turbines. On mesure ici la limite des énergies intermittentes comme on déplore le grotesque mensonge qui nous les présente comme une alternative fiable et écologique aux énergies conventionnelles.


Ce qui est également bien caché par nos vertueux écolos c'est que la production d'électricité «verte» donne droit à des «certificats carbone», c'est à dire des «bouts de papier avec un gros tampon» que les promoteurs éoliens vendent aux industriels et qui permettent à ces derniers de dépasser le seuil de pollution qui leur est autorisé, leur évitant ainsi des amendes : « Les éoliennes s'accompagnent de l'obtention de certificats donnant des droits à polluer par ailleurs » (Sénateur Jean Germain, Allocution au Sénat, 29 janvier 2015). Ces «certificats carbone» sont vendus 80 € le mégawatt-heure, pratiquement le prix que paye EDF (le consommateur en réalité par la CSPE) au promoteur éolien pour l'achat de sa production à 84 € le MW/h. Chaque MW/h doublé d'un joli certificat vert va donc rapporter 164 € au promoteur. On comprend mieux le vent de spéculation qui souffle sur cette industrie et l'acharnement avec lequel les sociétés éoliennes essaient de s'incruster. Le prix du mégawatt-heure déjà bien juteux pour l'exploitant se double du bénéfice substantiel de la pollution industrielle. Dire qu'en France nous marchons sur la tête est un bien petit euphémisme !....

Alors, les rejets de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique ?

Au lieu de nous en préserver, la multiplication des éoliennes va au contraire aggraver la situation. 

Merci à tous les menteurs qui exploitent la naïveté des gens pour nous infliger un "mix énergétique cochon" qui servira des intérêts politiques et financiers, ne réduira pas les émissions de CO2, contribuera à la détérioration du climat et de notre santé. Merci à tous les Tartuffes qui vont plaider, le teint frais et la bouche vermeille, pour la Transition énergétique au sommet de Paris, en décembre 2015.


Il s'agit bien d'un enjeu vital pour nos enfants !... « N'ajoutons pas la peste au choléra !... »

© Claude Biche - [Uchronies éoliennes] - 2016

jeudi 19 octobre 2017

OÙ METTRE 250 000 ÉOLIENNES ?

http://www.economiematin.fr/news-ou-mettre-250-000-eoliennes-

par LUDOVIC GRANGEON


L'économiste gouvernementale Judith Soan vient de démontrer dans un article dans The Australian que les manipulations financières dans le sillage de l'éolien et d'autres sources pesaient deux fois l'affaire Madoff ou Enron.

Les éoliennes occupent déjà 10% du territoire pour 4% de l’électricité, ce qui représente 20% du territoire rural français. Bruxelles vient en 2017 d’abandonner l’éolien comme objectif prioritaire dans les énergies renouvelables pour manque d'efficacité et de résultats. Et pourtant, c’est curieusement ce maillon le plus faible qui est mis en avant dans un scenario délirant imaginé sous influence qui voudrait les multiplier par 25. Le siège incessant d’officines de communication et des lobbies financiers y est pour beaucoup, car la poule aux oeufs d'or excite l'appât du gain. L'éolienne est la seule filière subventionnée à 100% par le contribuable sans risque de perte, que le résultat soit bon ou mauvais.


Alors que déjà 10 000 éoliennes occupent le territoire français pour fournir à peine 4 % de l’électricité, ce scenario à 100% suppose donc … 250 000 éoliennes … ! Et pourtant elles ne tourneront toujours qu’un jour sur cinq, parce qu’il faut du vent pour faire tourner une éolienne et que l’équivalent annuel du vent est un jour sur cinq. Et donc en plus, il faut multiplier autant de centrales à gaz ou à charbon pour alimenter l’électricité 4 jours sur cinq… ou alors éteindre son frigo, son ordinateur, sa télé 4 jours sur cinq et sans savoir quand.

L’éolien est pourtant la filière la plus chère et la moins efficace pour la transition énergétique, celle qui ne crée aucun emploi local, celle qui donne lieu aux manipulations financières les plus mystérieuses. Curieusement l’hydraulique, les nouvelles turbines mixtes, les piles à combustibles sont à peine mentionnées alors que ces domaines pèsent 40 fois plus que l’éolien et qu’ils créent des emplois locaux avec une disponibilité réellement efficace.

Chaque Français aurait vue sur 8 éoliennes de sa fenêtre, de Dunkerque à Bonifacio, de Brest à Stasbourg, de Biarritz à Menton.

La totalité de l'espace rural français serait occupée par des éoliennes, avec les études qui commencent à paraître sur l'assèchement et l'appauvrissement des sols comme on le voit dans les implantations massives comme le long de l'Autoroute A10 par exemple. Une éolienne déplace 38 tonnes d'air par seconde, par simple vent faible d'environ 20 km/h, soit l'équivalent de 6 éléphants, ou encore deux fois le trafic d'une grosse autoroute. Contrairement aux idées reçues, ce fait soigneusement dissimulé lors des enquêtes publiques a des impacts considérables à moyen et long terme.

Si votre scooter ne démarre qu’une fois sur cinq, ce n’est pas en achetant 5 scooters que vous allez résoudre le problème. C’est comme si on nous disait qu’on allait réaliser le plan haut débit Internet avec des téléviseurs noir et blanc ou des minitels… !

C’est pourtant cet étonnant raisonnement qui est fait dans les plans présentés sur l’éolien. Une chercheuse française, Maya Beauvallet, a bien analysé ce phénomène dans l’ouvrage « les stratégies absurdes » comment faire pire en croyant faire mieux, ou encore le sociologue Christian Morel à propos des décisions absurdes. L’histoire française est parmi les records mondiaux dans ce domaine et encore récemment avec le flop du vaccin de la grippe de Roselyne Bachelot, les portiques écotaxe de Ségolène Royal, les abattoirs de la Villette, les satellites français de télécoms, la faillite du Crédit Lyonnais etc… avec des dizaines de milliards jetés à la poubelle et le contribuable obligé de payer l’addition pendant des années.

L’éolien coûte 7 milliards par an et on n’ose imaginer la prolongation de ce scenario absurde, en destruction massive de terres agricoles, en anarchie du réseau électrique, en aléas de production, en augmentation massive de la précarité énergétique dont souffrent déjà 12 millions de Français selon la source officielle de l’Observatoire de la Précarité, avec une courbe qui suit exactement l’introduction de la filière subventionnée à 100 % de l’éolien.

mercredi 18 octobre 2017

LES DÉRIVES DE L'ÉCOLOGIE DE MARCHÉ

http://www.economiematin.fr/news-les-derives-de-l-ecologie-de-marche

par JEAN-PIERRE RIOU

La sixième extinction de masse des espèces menace indirectement la survie de l’humanité. Contrairement au discours convenu, la question climatique, pour alarmante qu’elle soit, n’en est pas la principale cause.

Et sur les 23 250 espèces figurant sur la liste rouge de l’UICN, l’ours polaire, malgré le réchauffement et la réduction de son habitat, n’est classé que dans la catégorie « vulnérable », qui regroupe les espèces les moins menacées. Sa population n’ayant d’ailleurs jamais été aussi importante.

La principale menace provient du pillage mercantile des ressources de la planète, qui les transforme en biens de consommation et réduit l’habitat de chaque espèce comme peau de chagrin en imprimant irrémédiablement sa signature industrielle sur le peu qui en reste, par sa pollution aussi bien chimique, visuelle, que sonore.

Les nouveaux écologistes

Brassant chaque année les dollars par centaines de milliards et, paradoxalement issue de l’alliance contre nature entre écologistes et marchands du temple, l’«écologie de marché» a entrepris d’accélérer le massacre. Agitant à la fois le spectre d’une apocalypse nucléaire, d’une fournaise climatique et de l’immersion de territoires, prélude aux invasions de bandes armées, cette nouvelle religion, qui prélève ses « indulgences » sur des consommateurs, forcément coupables, prétend, à grands coups d’argent public, terrasser le mal suprême que constitueraient les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de l’activité humaine et communément exprimées en équivalent CO2.

Mais confondant résultats et moyens, cette nouvelle écologie se gonfle de l’arsenal qu’elle déploie au nom d’engagements passés sans sembler s’émouvoir de sa patente inefficacité. En France, nos nouveaux dévots révèrent l’Allemagne et déplorent le retard dont notre système électrique est supposé souffrir sur son tournant énergétique, ou « Energiewende » auquel la politique outre-Rhin consacre des centaines de milliards d’euros.

Le silence étant de règle sur le fait que la France s’est vu attribuer le meilleur indice de performance climatique au monde, tandis que son « modèle allemand » fait partie du cercle très fermé des rares pays à voir encore les émissions de CO2 du secteur de l’énergie continuer à croître.

L’énergie en question…

Lors de son audition au Sénat de mars 2012, J.M. Jancovici rappelait brillamment que l’énergie ne peut être propre dans la mesure où elle modifie le milieu auquel elle s’applique. Et que sans elle, le seul travail musculaire d’un individu bien entrainé ne peut guère dépasser quelque 0,5 kWh par jour. Ce n’est que la maîtrise de l’énergie qui permet le pillage de notre planète, l’équivalent d’un seul litre de pétrole fournissant ainsi le même travail que 22 personnes bien entraînées, pendant une journée complète. (1 tonne équivalent pétrole, ou TEP = 11 630 kWh) Et c’est le spectre de ce recours à une énergie facile par des milliards d’êtres humains qui est proprement apocalyptique.

…et sa production 

En second lieu, la quête de cette énergie est l’antichambre de cette dévastation du milieu naturel, en raison des activités minières ou autres forages qui permettent de la produire. C’est en investissant ce domaine que les marchands sont entrés dans le temple de l’écologie. D’une « écologie de marché » qui aggrave avec la même certitude chacun des deux volets de la problématique énergétique :
- Par les conditions désastreuses de sa production
- Par ses excédents aléatoires qui doivent trouver preneur toujours plus loin pour ne pas menacer l’équilibre du réseau.

Une production moins propre qu’il n’y paraît

En effet, pour produire de l’électricité, les énergies dites « renouvelables » se taillent la part du lion dans le pillage des ressources minières et, contrairement à une idée largement répandue, sont les plus dévastatrices et les plus voraces en la ressource la moins renouvelable : l’espace naturel.

Qu’il s’agisse de l’inondation de vallées entières pour les besoins de barrages hydrauliques, avec leur cortège d’expulsion de communautés indigènes, qu’il s’agisse des biocarburants qui entraînent des déforestations et dont l’emprise sur les terres agricoles accroit les famines, ou qu’il soit question de « champs » d’éoliennes ou autres panneaux photovoltaïques qui artificialisent et industrialisent chaque année des milliers de kilomètres carrés de zones naturelles vulnérables.

L’écologie de marché ne recule pas même devant l’agrobusiness de l’élevage en batterie afin de produire en même temps du courant et propose une approche ubuesque de l’énergie dans laquelle les vertus supposées de sa production primeraient sur l’opportunité de son utilisation.

Le péché originel

Quoi de plus désirable, cependant, et plus respectueux de notre planète, qu’utiliser les rayons du soleil pour chauffer l’habitat ou l’eau sanitaire, le souffle du vent pour modifier ce qui se stocke comme la farine, ou l’eau d’un abreuvoir ? De plus vertueux que de tirer parti de ressources naturelles comme un réseau hydraulique ou la chaleur du sous sol, ainsi que de valoriser des déchets amenés à être incinérés ? Mais vinrent les subventions massives destinées à promouvoir ce jardin d’Eden, et qui ont aiguisé des appétits dont ces valeurs n’était pas l’unique attrait. Et transposant ces modèles dans les cadres les moins appropriés, bouleversant l’agriculture ou les réseaux hydrauliques pour en tirer de l’énergie et, pire encore, s’obstinant en vain, depuis un quart de siècle, à tenter d’équilibrer un réseau électrique avec des énergies intermittentes, les nouveaux écologistes ont érigé en catéchisme des aberrations technologiques et sacralisé les énergies renouvelables, quelles qu’en soient les formes et les performances, et quoi qu’il puisse en coûter à l’environnement. Des engagements ont alors été scellés autour du label « renouvelable », qui tiennent lieu de justification en soi et occultent les bilans.

Claude Mandil, ancien Directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’interrogeait récemment sur la pertinence du financement de ces énergies renouvelables en introduisant son propos par la question : « Ecartons l’argument tautologique : parce que l’Europe s’est donné un objectif de pénétration ambitieux ; on fait parce qu’on a décidé. Certes, mais pourquoi a-t-on décidé ? Qui peut encore répondre à cette question ?

La genèse de la profusion

L’absence totale de production garantie par les énergies intermittentes que sont éolien et solaire n’ont toujours pas permis de fermer le moindre moyen pilotable, entraînant ainsi le surdimensionnement des moyens de production, notamment en Allemagne dont la capacité a doublé malgré des besoins constants. L’intermittence imposée aux moyens pilotables par la chute des cours jusque des valeurs négatives, dès que le vent souffle ou que le soleil luit, augmente leurs facteurs de pollution, mais ne suffit pas à éviter une surproduction indésirable qui doit trouver immédiatement preneur, de plus en plus loin des frontières, afin de ne pas compromettre l’équilibre du réseau.

C’est ainsi que les exportations de l’Allemagne ont progressé parallèlement au développement des énergies intermittentes éolienne et solaire, la plaçant désormais au 2° rang mondial.

Le graphique ci-dessous, remplacera une longue explication sur le lien de cause à effet entre moyen aléatoire et production superflue, ainsi que sur l’erreur qui consisterait à vouloir en généraliser le modèle, pour l’unique raison que tout le monde voudrait exporter en même temps, et se trouverait dépourvu lors des périodes de grand froid anticyclonique sur l’Europe qui sont, rappelons le, sans vent.
Les vertus de l’économie d’énergie 

Remarquons que si l’économie d’énergie est à présent vertueuse, elle n’est fondamentalement destinée à le rester qu’en tant que contribution au pillage des ressources naturelles ou en tant qu’elle accroit les émissions de GES ou d’autres polluants. Mais il n’en va pas forcément de même pour toute forme d’énergie ni toutes ses applications.

Pas plus qu’on ne peut affirmer que l’énergie est condamnée à se raréfier, ce serait méconnaître les capacités du génie humain à relever des défis technologiques. Pour autant, les surproductions d’électricité liées à l’augmentation de la capacité éolienne installée représentent actuellement une réalité bien éloignée de la société sobre et responsable qu’elle prétend incarner.

Une politique expansionniste malgré son échec

La Cour des Comptes européenne vient de fustiger l’inefficacité de cette politique en matière climatique, confirmant les nombreuses alertes des analystes institutionnels qui mettent en évidence l’absence de réalisme de ses promesses.

Pourtant, persistant à comparer le prix d’un MWh pilotable à celui d’un MWh intermittent, comme si le service rendu était le même, et incarnant les missionnaires des temps modernes, nos marchands du temple rêvent d’exporter leur modèle intermittent aux continents les plus déshérités. Récoltant providentiellement en échange les « Unités de Réduction d’Emission » (URE) générées grâce au protocole de Kyoto, (MOC ou MDP) et qui sont autant de droits à brûler les énergies fossiles dans leur propre pays. Les nouveaux territoires offrant accessoirement de nouvelles zones vierges à piller, de nouvelles ressources minières à explorer.

Le malentendu

L’écologie de marché se cache derrière le faux nez d’une production locale et sobre, alors que l’intermittence de sa production multiplie les besoins d’interconnexions et les surproductions. Elle se présente en alternative au risque nucléaire, tandis que son bilan établit que c’est hors de sa portée et promet le remplacement des ressources fossiles dont elles assurent, bien au contraire, la plus stricte dépendance, en empêchant les alternatives pérennes d’émerger, en raison de leur responsabilité dans la disparition de toute visibilité financière d’un système électrique en ruine.

Ces nouveaux écologistes fédèrent ainsi des idéaux diamétralement opposés au monde vers lequel ils nous conduisent. Les sommes qu’ils brassent, prélevées sur les ménages, même les plus modestes, à travers les taxes sur l’énergie ont fait dire à Benny Peiser, Directeur de la Global Warming Policy Foundation, que cette politique représente « plus grand transfert de fonds des pauvres vers les riches de l’histoire moderne» (The Australian, 10/08/2013)

Les émules de cette nouvelle écologie semblent oublier que l’argent public, lui non plus, n’est pas renouvelable et que chaque euro dépensé dans cette chimère l’est au détriment de toute autre cause.

D’authentiques aspirations trompées

L’écologie contemporaine est pourtant riche de remises en cause. Aussi bien de modes de production, du modèle consumériste, ou de prises de conscience de la responsabilité de chaque individu quant à l’empreinte qu’il laisse derrière lui. Elle fait germer des valeurs de solidarité et de partage à travers la recherche d’un mieux être naturel mais frugal, et dans lequel les énergies renouvelables justifient d’ailleurs pleinement leur place, pour l’autonomie qu’elles permettent. Dans le seul cas d’une consommation sevrée de tout réseau centralisé. Là est tout le problème.

L’imposture

De nombreux modèle de « bâtiments à énergie quasi nulle » (rendus obligatoires dès 2020) ou autres « territoires à énergie positive » séduisent, en toute logique, les authentiques écologistes. Mais si une meilleure isolation reste le moyen le plus rationnel d’économiser l’énergie, la question de la dépendance au réseau implique que pour se dire « positive » la production autonome d’énergie est supposée faciliter la tâche de ce réseau et non lui imposer des contraintes supplémentaires.

Tantôt en produisant une énergie superflue et tantôt en faisant appel à la totalité des moyens pilotables d’un système de plus en plus interconnecté. Avec les surcoûts que cela implique, tant par la présence de centrales disponibles mais sous utilisés que par les interconnexions destinées à en évacuer les surplus. La décroissance est elle souhaitable ? Pour la survie de l’humanité c’est probable. En tout état de cause, ce n’est pas « l’écologie de marché » qui en ouvre la voie.



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