Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 22 août 2017

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👉👉 http://fr.friends-against-wind.org/

« D'abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis ils vous combattent et enfin, vous gagnez. » Gandhi


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lundi 21 août 2017

Zoning industriel éolien

http://fr.friends-against-wind.org/testimonies/zoning-industriel-eolien

Éoliennes de 200 m de haut à Estinnes en Wallonie(photo : Vent de Raison)


Témoignage de Rose-Line, 04/08/2017, Belgique

« La situation est absurde, elle est surtout scandaleuse, car une technologie qu’on nous dit “verte” et “inoffensive”, contraint les citoyens à abandonner leur bien, leur tranquillité et leur qualité de vie ! »

Nous habitions depuis 2006 un petit village perché calme, dans une belle nature arborée où il faisait bon vivre.
Les oiseaux communs étaient nombreux, les migrateurs passaient, s’y arrêtaient pour nicher, reprendre des forces avant de reprendre leur vol pour des contrées proches ou lointaines.
Mais hélas, un promoteur agissant pour le compte d’une multinationale, fit du démarchage auprès des cultivateurs et propriétaires terriens, en leur faisant miroiter un gros bénéfice s’ils louaient des parcelles de terrain pour y installer un zoning industriel éolien de 4 machines (5 000 € la parcelle) ; ceci à l’insu de la population rurale très ignorante des nuisances et des répercussions à venir sur leur santé, leur environnement et sa biodiversité. Une réunion d’information publique fut organisée pour amadouer les futurs riverains, où tous les côtés négatifs de ces engins furent absolument passés sous silence.
Quelques mois plus tard, à 3 km de chez nous, 4 éoliennes se mirent à tourner en faisant un bruit de fond épouvantable (bruit d’avion sans interruption rythmé par les bruits saccadés des pales passant devant les fûts). Tous ces bruits s’entendaient jusqu’à plus de 5 km aux alentours en fonction de la force du vent et de sa direction. En outre, la signalisation lumineuse prévue pour l’aviation était au nombre de 40 flashs par minute, soit 57 600 flashs par 24 heures, qui s’invitaient dans les habitations, et pour certaines habitations s’ajoutaient les effets stroboscopiques.
C’en était terminé de notre belle tranquillité, de notre belle qualité de vie en milieu rural et naturel, les nuits devinrent pénibles.
Depuis 2007, les bruits des éoliennes, aériens et souterrains, perturbent notre sommeil, soit en nous réveillant en sursaut à chaque changement de direction du vent (arrêt des machines qui changent de direction et remise en route), soit en nous empêchant carrément de dormir, tant ils sont puissants en décibels et basses fréquences, en fonction de la force du vent qui accélère le mouvement des pales lancées à grande vitesse et ce qui entraîne le rotor !
Pour exemple, un vent de 25 km/h qui agit sur le rotor 18 fois par minute, donne :
18 × 60 minutes × 3 pales × 4 machines = 12 960 passages par heure des pales devant les fûts !
Imaginez les bruits que cela peut engendrer !
De 10 dBA la nuit que nous avions avant de subir ces nuisances sonores, nous avons depuis un minimum de 34 dBA quand les machines sont à l’arrêt, puisqu’elles restent sous tension électrique au cas où…, et bien sûr beaucoup plus de bruit quand elles tournent !
Très vite sont apparus des troubles du sommeil, des réveils en sursaut, des insomnies, une grande fatigue due au manque de sommeil, des maux de tête, de l’irritabilité. Cette fatigue est devenue persistante et permanente.
Puis sont apparues chez mon voisin de la tachycardie, des fibrillations surtout les nuits où le vent soufflait à plus de 18 km/h. De nombreuses nuits se réveillant en grande souffrance cardiaque, il a fallu l’emmener d’urgence à l’hôpital où il a subi plusieurs chocs électriques pour remettre le cœur en rythme, de 2010 à 2015, puis, plusieurs interventions chirurgicales afin de cautériser les zones en fibrillations, et finalement lui poser un pacemaker. Cependant, par nuit venteuse et bruyante, l’arythmie et la fibrillation réapparaissent. Il faut encore ajouter une tumeur en 2017 et des problèmes visuels.
Pour moi, la fatigue des nuits sans sommeil est devenue telle que mon immunité a fortement baissée, ma santé s’est fragilisée avec perte de poids, migraines, acouphènes, hyperacousie, vertiges, et depuis 2015, la fibromyalgie s’est ajoutée.
En 2014, malgré les protestations des riverains, 5 nouvelles machines ont été ajoutées (15 000 € par parcelle louée). Nous avons obtenu qu’elles soient bridées et que la signalisation lumineuse soit supprimée, mais les nuisances sonores persistent et notre mal-être s’accentue.
Bien évidemment, les impacts de ce zoning industriel éolien ont fait fuir une grande partie de l’avifaune et de la faune ainsi que la biodiversité du sous-sol.
Le comble, c’est que certains médecins consultés préconisent prudemment de déménager !
La situation est absurde, elle est surtout scandaleuse, car une technologie qu’on nous dit "verte" et "inoffensive", contraint les citoyens à abandonner leur bien, leur tranquillité et leur qualité de vie !
N. B. : Plusieurs habitants du village développent des problèmes de santé, des enfants ont des frayeurs nocturnes, font des cauchemars, sont agités, et ceci, les mêmes nuits venteuses !!!
Rose-Line



samedi 19 août 2017

Les articles de Jean-Pierre Bardinet

→ https://www.lecolocritique.fr/le-cercle-des-sceptiques/jean-pierre-bardinet/





- Hulot sur le nucléaire : un idéologue au pouvoir (13/07/2017)
L’annonce fracassante de notre cher (très cher) ministre de l’Énergie et de l’Environnement à l’endroit du nucléaire est parfaitement catastrophique pour notre pays. ....


- Réponses écologiquement très incorrectes sur les EnR intermittentes (12/04/2017)
On nous dit que seules les EnR sont vertueuses et qu'elles seules peuvent "sauver la planète" du terrrrible réchauffement climatique prévu par les thèses hypothétiques du GIEC/IPCC et les projections des modèles numériques. Or, un minimum de réflexion montre que ces EnR sont émettrices de CO2 et qu'elles sont totalement inappropriées à une production rationnelle d'énergie électrique. ....

- Énergies renouvelables : plus chères et inadaptées (16/01/2017)
Le problème des énergies renouvelables intermittentes est qu’elles ne sont pas pilotables, elles sont donc inadaptées à la demande. ....

- L’idéologie du réchauffisme : le plus grand scandale de notre époque (15/10/2016)
Depuis plusieurs dizaines d’années, le GIEC, émanation de l’ONU (le Grand Machin selon le Général de Gaulle…) publie des rapports sur le réchauffement climatique.
https://metamag.fr/2016/10/15/lideologie-du-rechauffisme-le-plus-grand-scandale-de-notre-epoque/

- Climat : 22 vérités qui dérangent… (03/06/2014)
Voici 22 raisons de douter des thèse du GIEC. .... 

- Delirium carbonum et energicum (15/05/2014)
Avec le GIEC, la science est dévoyée et son éthique la plus élémentaire foulée aux pieds.
https://www.contrepoints.org/2014/05/15/165932-delirium-carbonum-et-energicum- Il faut donner le prix Nobel de physique au GIEC (15/10/2013)
Le GIEC nous annonce fièrement que la probabilité pour que le réchauffement climatique soit d’origine anthropique est de 95%. Vraiment ?


- Du scandale d’un document public du Ministère de l’écologie sur le climat (26/07/2013)
Le ministère de l’Écologie a sorti une publication sur la problématique du changement climatique qui se caractérise par de nombreuses erreurs et omission. Un document de « propagande réchauffiste » ?

vendredi 18 août 2017

Aude : Destruction environnementale (XXV)

Communiqué du collectif "Les Résistants du Pont du Rec"


BOURIEGE 

Le chantier étant en veille depuis plusieurs jours, nous étions nous-même dans une veille discrète d'autant que les panneaux d'interdiction de stationner étaient à terre depuis plusieurs jours.
Comme notre demande de référé liberté a été refusée pour cause de « non urgence » nous avons dû revoir notre stratégie. Nous sommes sans doute dans notre bon droit, mais avant qu'un tribunal le reconnaisse… nous sommes dans l'obligation de nous soumettre à l’arrêté d’alignement ... C'est bien entendu là-dessus, que Valéco "compte" !!! D'une part avec l'arme de l'argent, d'autre part avec les délais permettant dans l’intervalle le passage des convois. 

Bien mal nous en a pris donc, puisque nous avions omis la surveillance 24h sur 24h par la compagnie des vigiles qui renseignent leur employeur sur tous nos faits et gestes .... c'est aussi cela la vie à Bouriège ! 
Et ces mêmes vigiles qui ont le droit, à la demande de Valeco, et avec la bénédiction du conseil départemental, de remonter les panneaux pour interdire de circulation la D52. 
Donc un beau matin de cette semaine la vigilance "panneaux" a été activée et nous nous sommes retrouvés à refaire une chaîne humaine afin de vérifier si les nouveaux camions, de dimensions plus étroites, pouvaient passer. 
Ayant choisi depuis plus de 10 ans les voies légales nous n'avons toujours pas bloqué la chaussée et nous avons assisté au passage des socles 1 par 1, à quelques centimètres près et ce dès 7h du matin. Nous avons perdu une bataille, nous n'avons pas perdu pour autant la guerre. En effet 42 camions sont en attente de passage avec tubes et pales ....et la distance n'y est toujours pas et pour des raisons différentes !!!!. 
Nous maintenons donc la garde du Pont du Rec. Le moral des résistants a tenu grâce à vos nombreux soutiens. A ceux des associations de la FED, de TNE, de la FASPA et bien d'autres ainsi que de nombreux particuliers qui nous écrivent et nous disent leur désarroi et combien est mortifère la vie après l'installation d'un site industriel éolien. 
Dans cette même semaine aussi notre ami Willy a été convoqué à la gendarmerie et un des journalistes de La Dépêche est venu in situ se rendre compte du "cours" de l'histoire sur le Pont du Rec. En toute objectivité il est allé aussi interviewer le maire de Bouriège et nous avons eu droit à un moment d'anthologie surréaliste que beaucoup d'entre vous auront lu et pour laquelle il nous semble important de répondre pour se caler un peu mieux dans le réalisme bouriégeois . 
Les arguments sont nombreux et pour quelqu'un d'extérieur au village, on serait presque enclin à le croire...la vérité est toute autre. 
1- Quand ce maire parle de 70 000 euros pour la commune , il avance 1 chiffre dont il a aucune preuve puisque la seule assurance qu'il a à ce jour, c'est une somme de 25000 euros pour la location et le droit de passage sur un terrain communal et pour une seule éolienne, les 3 autres étant sur des terrains privés! Le différentiel est au bon vouloir de la communauté des communes qui doit voter à l'unanimité ....et en associant cette somme aux impôts des Bouriégeois certains peuvent imaginer qu'ils n'en paieront plus. C'est le contraire qui se passe déjà dans des communes qui ont des éoliennes, le transfert des compétences se faisant mal et l'argent se raréfiant, les dotations vont d'abord à ceux qui n'ont rien avant de pourvoir ceux qui touchent la "manne éolienne" quelle qu'elle soit... Qui plus est, en début de mandat, ce maire est allé rencontrer le président de la communauté des communes pour connaitre la somme pour la commune et pouvoir ramener cet argument de choc à son conseil. La réponse fut claire : rien de plus que les locations. Depuis les choses semblent avoir changé mais aucune preuve apportée aux Bouriégeois à ce jour ... Pour répéter à qui veut bien l’entendre, y compris aux journalistes ce montant de 70000 euros, nous espérons, que pour prouver sa bonne foi, ce maire aura la décence de démissionner si la commune, au final, n'a pas cette somme .... Par contre, ce qu'il y a de sur, comme l'a annoncé la FNAIM, l'immobilier baisse entre 30 et 40% dans tous les villages où se situent des sites industriels éoliens. A cet argument ce maire a déjà répondu que ça ferait de la place pour les jeunes qui avaient peu de moyens. ...En oubliant de demander aux jeunes qui pouvaient choisir entre 1 village avec ou sans éolienne, lequel il choisirait, même 30% plus cher mais avec la possibilité de pouvoir profiter pleinement de la nature et sans trouble pour leur santé ?????Quant aux propriétaires qui voudront vendre leurs biens, ils n'auront plus qu'à porter plainte contre la mairie pour dépréciation du cadre de vie ....là aussi les procès démarrent en France.... 
2 - Viennent ensuite les projets qui défient toute réalité et tout sens commun à savoir : 
   A - le tourisme. Il semble évident que dans un site industriel, développer le tourisme semble être 1 atout " fantastiquement" intéressant ....??? C'est à St Sernin qu'il y a le plus de lits en gîtes mais ce n'est vraisemblablement pas le développement touristique dont on parle ni l'économie touristique importante pour les décisions communales ... 
   B - la mise en valeur de l'Oppidum... ce qui est un choix tout à fait louable mais très paradoxal quand on participe en même temps à la destruction d'un village médiéval fossilisé sur St Pierre-le-Clair où il faut laisser la place à une éolienne sans obliger ou même suggérer au constructeur de modifier l'implantation pour préserver le site ....et que l'on est président de la commission patrimoine de la commune !!!!!?????? 
C'est une stratégie bien connue des compagnies, celle des compensations ...pour mieux faire passer la pilule... qui risque toujours de rester en travers parce qu'il s'agit bel et bien de destruction d'un territoire. 
   C - les manifestations culturelles comme le marché nocturne. Appeler 1 marché 1 manifestation culturelle augure assez bien le niveau de la culture pour celui qui en parle ...Quant au marché lui même qui est une heureuse initiative, il existe déjà et s'autofinance. 
   D - installer l'assainissement à St Sernin.... C'est 1 refrain usé qui a déjà été servi par le précédent maire pour ce qui concerne l'assainissement de Bouriège qui s'est effectué sans la manne éolienne. Refrain qui laisserait à penser qu'un village qui n'a pas d'éoliennes ne peut pas avoir d'assainissement: absurde ! Le plus invraisemblable est d'argumenter que les bouriégeois ont choisi une liste pro éolienne. Ce qui est une contre vérité puisque si c'est le cas les habitants ont donné le plus de voix a celle qui est devenue la 1ère adjointe et qui n'a jamais caché son opposition à ce projet . Le maire actuel ayant eu lui même le moins de voix et étant passé à une voix près. Les bouriègeois se sont donc bien prononcés et sa légitimité tient à une voix, le reste de l'histoire est peut-être la démonstration de cette fragilité démocratique où c'est celui qui a le moins de voix qui devient maire ??? Qui plus est, une pétition a circulé en 2016 auprès des bouriègeois qui se sont exprimés à 80% contre ce projet .La pétition pour préserver St Pierre-le-Clair qui a circulé dans la Haute-Vallée a rassemblé 2000 signatures -pétition confirmée par huissier avant d’être envoyée aux administrations concernées-. 
Nous rappellerons à ce propos que la 1ère adjointe a été exclue par le maire, à la demande de Valeco, d'une réunion où il était question du projet éolien. Je laisse le lecteur seul juge ... Et ce qui étonne ce monsieur c'est que certains de ses administrés ne viennent pas faire la fête avec lui ? En tant que maître de déni manifeste on peut comprendre, mais l'absence de certaines informations vient aussi brouiller les cartes. En effet, il omet de dire que la fête à St Sernin s'est très bien passée , qu'il y a eu autant de monde qu'à Bouriège alors que nous sommes seulement un hameau et que le maire "se coupe" de ses administrés... puisqu'on ne l'a même pas aperçu !.... C'est aussi un maire qui ne dit pas forcément bonjour à ses administrés. Et puis se rendant sur un pont où 1 juge s'est déplacé, il va saluer Valeco et occulte ses concitoyens ....toute une attitude très démocratique ... qui donne envie d'aller faire la fête organisée par un comité dont son épouse est la présidente ! Ce qui est le plus troublant dans le personnage c'est qu'il a fait partie du précédent conseil municipal, qu'il a vécu le climat délétère sur la commune depuis plus de 10 ans et que ce projet éolien existe. Il a affirmé vouloir se faire élire pour faire, vraisemblablement différemment au niveau démocratique que le précédent, ce qui semblait relativement aisé !! C'est en tous les cas ce qu'il a dit aux personnes qu'il est allé chercher pour exclure le précédent maire alors .... qu'il calque ses comportements sur ce dernier ... à tout point de vue ... sinon pire ! Comment un maire d'une commune de 130 habitants peut-il oser dire que ce projet est «nécessaire et vital pour la commune» et d'avoir l'impression de faire une bonne action en même temps qu'une "bonne affaire" ????? (Conjuguer les 2 nous parait déjà suspect quant aux valeurs mais, il est vrai, que nous n'avons, vraisemblablement, pas les mêmes....) Qu'est-ce que c'est que la commune pour lui ? Une identité abstraite et désincarnée sans les habitants qui la compose et dont il serait le chef ? C'est l'image type d'un fonctionnement jacobin où l'élu est le seigneur qui fait ce qu'il veut et où les "manants" doivent obtempérer ... Le "seigneur" en question peut continuer à "jouer comme il veut" et nous, citoyens responsables, nous ferons ce que nous avons à faire dans le cadre de la loi, de la légalité, de l'équité et dans le respect de la démocratie et des principes républicains. D'ailleurs, nous sommes plusieurs à ne plus se sentir en sécurité démocratique sur cette commune et, avec d'autres, nous avons donc décidé de monter un comité de vigilance citoyenne. Nous allons donc être encore plus attentifs, monsieur le maire de Bouriège, à toutes les décisions que vous prendrez. 

Le Collectif des Résistants du Pont du Rec





👉👉 Voir tous les autres articles sur ce blog (Aude : Destruction environnementale I, II, III, ..., XXIV)

dimanche 13 août 2017

Le Touquet : le projet d'éoliennes off shore suspendu

- L'espoir des opposants picards après la suspension du projet éolien offshore au Touquet

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a suspendu le projet d'éoliennes offshores au Touquet. Cette décision donne espoir aux opposants de celui du Tréport. 

Quelques kilomètres seulement séparent les deux projets d'éoliennes offshores. Si celui du Touquet est suspensu, celui du Tréport est toujours d'actualité, mais la décision du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, réjouit les opposants du parc éolien picard.

Depuis plus de dix ans, ils se battent contre l'éolien offshore. Ce projet aurait, selon eux, un impact négatif sur la ville, ses habitants et son économie.

Les pêcheurs ne voient pas non plus l'installation de ces éoliennes d'un bon oeil. Ils craignent qu'elles ne perturbent la reproduction des poissons et l'écosystème marin, comme sur les côtes anglaises : "Aujourd’hui, on est d’autant plus remonté que quand on va se pencher sur un parc éolien qui est en Manche du côté du bord anglais, la qualité des fonds, c’est la même que chez nous. La hauteur d’eau, c’est pareil. Les espèces, c’était les mêmes. Maintenant, il n'y a plus rien", rapporte Olivier Becqué, gérant de la coopérative des pêcheurs.

Une enquête publique aura lieu de décembre à mars 2018 pour décider du destin des premières éoliennes maritimes picardes.
(Voir la vidéo en ligne)

- Côte d'Opale : l'Etat suspend le projet d'éoliennes off shore au Touquet

Le ministre Nicolas Hulot a estimé que toutes les conditions favorables n'étaient pas réunies.

"Heureux d'avoir obtenu gain de cause" pour les militants En Marche Thibaut Guilluy et Tiphaine Auzière, "inexcusable renoncement à la parole de l’Etat" pour le maire de Boulogne Frédéric Cuvillier : le dossier des éoliennes du Touquet n’a sans doute pas fini d’échauffer les esprits.

Verdict : suspendu 

Il semble bien pourtant sur le point d’être enterré : une lettre, notamment signée par le préfet des Hauts-de-France Michel Lalande, a été publiée sur facebook par Thibaut Guilluy et sa suppléante.

Elle explique qu’après consultation des parties prenantes, Michel Lalande et le préfet Maritime de la Manche et de la mer du Nord, Pascal Ausseur, ont estimé que "les conditions favorables au lancement d’un appel d’offres sur la zone de Bassure de Baasn’étaient pas réunies à ce stade."

Suite logique : "le ministre [de l’écologie, Nicolas Hulot] a décidé de suspendre la consultation sur cette zone.". Le courrier indique vouloir poursuivre la réflexion sur le sujet, une bien maigre consolation pour les pro-éoliennes.

Le projet prévoyait l’installation de 40 éoliennes en milieu maritime, sur le banc de sable de Bassure de Baas entre Le Touquet et Berck, à une dizaine de kilomètres de la Côte. Il avait été amorcé sous le mandat de François Hollande par Ségolène Royal, alors ministre de l’Ecologie.

Victoire pour les opposants

Censé créer plusieurs dizaines d’emplois grâce à l’installation d’un centre de maintenance sur la côte, le projet éolien avait ses soutiens, Frédéric Cuvillier en tête, mais aussi contre lui un farouche paquet d’opposants.

En avril, le collectif Horizon, fermement opposé au projet, s’était constitué en association pour anticiper des actions en justice, amplement soutenus par Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais.

Leurs arguments : un obstacle pour la pêche, un gâchis du potentiel touristique du site, et un supposé danger écologique, notamment pour les oiseaux migrateurs.

Les différents acteurs ont rapidement réagi sur les réseaux sociaux, sans dédaigner au passage quelques luttes d’égo politiques.

- Il n'y aura pas d'éoliennes au large du Touquet

Le parc éolien maritime au large de la Côte d'Opale ne devrait pas voir le jour, selon France 3 régions. Le projet prévoyait l'installation de 40 éoliennes en pleine mer, sur le banc de sable entre le Touquet et Berck. Il avait été amorcé par Ségolène Royal, ministre de l'écologie sous François Hollande.

Un courrier publié sur la page Facenook de Thibaut Guilluy, signé notamment par le préfet des Hauts-de-France, annonce la suspension du projet sur décision de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique.

Le courrier explique qu'après consultation des parties prenantes, le ministre de l’écologie, a décidé de suspendre la consultation sur cette zone. Il précise vouloir tout de même poursuivre la réflexion sur ce sujet.

Les opposants au projet sont satisfaits. Selon eux, l'installation de ces éoliennes aurait constitué un obstacle pour la pêche, un gâchis du potentiel touristique du site, et un danger écologique, notamment pour les oiseaux migrateurs.

Le Collectif Horizon, que le député Daniel Fasquelle (LR) préside, se dit "réjouit", dans un communiqué, "que ses arguments contre les éoliennes en mer aient été entendus lors de la consultation menée par le Ministère en avril dernier". Mais indique qu'il "reste néanmoins mobilisé et vigilant car la volonté de Nicolas Hulot de vouloir démanteler la filière nucléaire ne manquera pas de faire ressurgir, dans les mois qui viennent, des projets éoliens comme celui de la Bassure de Baas".

- Pas-de-Calais: L'Etat suspend le projet d'éoliennes au large du Touquet

ENVIRONNEMENT : Le ministère de la Transition énergétique estime que les conditions ne sont pas favorables...

Il avait du plomb dans l’aile. C’est désormais officiel : le parc éolien maritime au large de la Côte d’Opale ne devrait pas voir le jour. Dans un courrier adressé aux élus locaux, le préfet des Hauts-de-France a en en effet annoncé la suspension du projet sur décision de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, rapporte ce jeudi La Voix du Nord.

Quelque 40 éoliennes off-shore étaient envisagées sur le banc de sable de Bassure de Baas, à 12 km de la côte, entre Le Touquet et Berck. Leur implantation, soutenue par Frédéric Cuvillier, maire de Boulogne-sur-mer, et l’ex-ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, était contestée par de nombreux habitants et professionnels du secteur en raison, entre autres, de l’impact prétendu sur le milieu marin et la pêche.

Les conditions ne sont pas réunies, selon l’Etat

Dans le courrier préfectoral, l’Etat justifie cette suspension par l’absence d’un consensus suite à une consultation menée fin avril. « Les conditions favorables ne sont pas réunies à ce stade », indique-t-il.

L’Etat souhaite désormais « favoriser l’émergence des autres projets en cours » tout en poursuivant « les réflexions sur les impacts cumulés des parcs éoliens en mer ».

- Pas d’éoliennes au large de Fort-Mahon et du Touquet
LE TOUQUET : Un projet de 40 éoliennes en mer, entre Berck et Le Touquet, dans la zone de la Bassure de Baas, est officiellement suspendu sur ordre de Nicolas Hulot. Un courrier conjoint du préfet des Hauts-de-France et du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord a été rédigé le 27 juillet. ...

samedi 12 août 2017

Aude : Destruction environnementale (XXIV)

http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/12/2627075-anti-eoliennes-la-vie-sur-le-pont-du-rec.html
La Dépêche du Midi
La détermination des opposants est toujours intacte, malgré le vent et la pluie qui s'invitent par moments. À une poignée, parfois à plus nombreux, ils se relaient depuis plus de deux mois./ photos R.B.

Anti-éoliennes : la vie sur le pont du Rec


Depuis début juin, une partie des habitants de Saint Sernin, des Zadistes et autres sympathisants anti-éoliens, ont fait de ce petit bout de terre de la Haute Vallée, le pont du Rec, un territoire à part où les éoliennes, foi d'opposants, «ne passeront pas».
Le projet de parc éolien de la commune de Bouriège n'est pas nouveau. Le projet est né il y a plus d'une décennie, mais c'est seulement depuis quelques mois que la vie dans le village a été largement chamboulée. Après plusieurs années de bataille juridique, le promoteur Valeco, qui a récupéré le projet récemment, tente à présent d'acheminer les éléments éoliens sur le parc de St Pierre Le Clair. C'était sans compter sur la détermination de certains habitants de Saint Sernin, farouchement opposés au parc. Depuis le début du mois de juin et l'arrivée des premiers camions, ces derniers ont décidé de «camper» de part et d'autre de la route, sur des propriétés privées, pour contrecarrer les projets de Valeco.

Une détermination à toute épreuve

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après plus de deux mois de présence sur le bord de la route, malgré le vent de ces derniers jours et les quelques gouttes de pluie qui s'invitent de temps à autre, l'ambiance reste chaleureuse, la détermination intacte.
«Ce n'est pas tous les jours un plaisir d'être ici, c'est même parfois pénible, mais on reste là», assure l'un des habitants.
Du matin au soir, les sympathisants se réunissent. Habitants de Saint Sernin, des communes alentour comme Toureilles, ou plus éloignées, et même des départements limitrophes, les soutiens qui se sont succédé ici sont nombreux. À 5 ou à 20, les journées se ressemblent. Petit gueuleton tous les midis, discussions animées autour du projet du parc de Saint Pierre le Clair, ou de tous autres projets éoliens qui fleurissent aux quatre coins du pays.
Mais la contestation ne se résume pas à s'asseoir sur le bord de route. Les élus, notamment la députée de la 3e circonscription Mireille Robert ou le président du conseil départemental André Viola, ont tous depuis des mois été alertés sur la situation du pont du Rec. Les habitants des communes alentour aussi, par le biais de tracts, de pétitions, sont également mis à contribution. La dernière pétition en date, contre l'arrêté départemental qui limite la circulation sur la D52, a récolté 287 signatures. «On est isolé, coupé du monde, en pleine période estivale et touristique. De plus les vendanges commencent bientôt… L'isolement du hameau de Saint Sernin est inacceptable et complètement inutile».
Deux socles d'éoliennes ont été acheminés sur le parc en juin, non sans mal, les quatre autres attendaient patiemment leur tour au pied de la colline depuis deux mois. Elles sont finalement arrivées au sommet, au grand désarroi des «amis de Saint Sernin» trois jours plus tôt. Pour autant, rien est encore joué. Six camions sont passés, plus de cinquante sont encore en attente, pour amener les pales et autres éléments. Et sur ce point, les opposants sont formels : «Ils ne pourront pas passer. Nous le répétons depuis suffisamment de temps. Les voies d'accès ne sont pas assez larges. Nous nous positionnerons de part et d'autre de la route, nous nous accrocherons aux arbres s'il le faut».
Et de conclure, entre deux parts de pizza et quelques rillettes de thon arrosées de vin blanc : «à la santé du Pont du Rec».

Trois questions au propriétaire du terrain

Willy Moyson est le propriétaire du terrain sur lequel «squattent» les habitants opposés aux éoliennes. Installé dans la région depuis 2010, ce retraité belge est aujourd'hui vigneron.
Vous vous êtes opposés à ce projet dès votre arrivée ?
Personnellement, je n'ai rien contre les éoliennes, les énergies renouvelables en général. Ce qui me révolte dans ce projet, c'est qu'il n'y a eu aucune concertation. Je ne suis pas spécialement contre le projet, c'est contre l'excès de pouvoir que je m'indigne. Parfois, les projets se font en bonne intelligence, et personne n'est venu nous parler, essayer d'expliquer.
Vous vous attendiez à cette situation en arrivant ?
Non, je ne pensais certainement pas rencontrer autant de problèmes lorsque j'ai décidé de m'installer ici. J'étais surtout venu pour être tranquille, m'occuper de mes vignes. Aujourd'hui, on fait tout pour rester dans la légalité, mais ce sont des compagnies face à nous qui se comportent comme des voyous. Quand on a de l'argent, on pense pouvoir faire ce qu'on veut. On m'en a proposé pour avoir accès à mes terres, et on m'a même proposé de racheter ma propriété. Ces gens viennent, et disent «c'est comme ça», sans se soucier de ceux qui vivent ici.
Les vendanges commencent bientôt ?
Oui, les vendanges commencent dans 2 semaines. Dans quelques jours, aux alentours du 21 août, et j'espère que l'on ne rencontrera pas de problème. Avec les camions qui peuvent bloquer la route, avec un arrêté d'interdiction de circulation. On ne peut pas stocker les raisins ici, il faut les descendre à Bouriège matin et soir, à 12 heures et à 18 heures, sous peine de tout perdre.

Une situation parfois tendue

Depuis le 18 juillet dernier, les opposants au projet éolien font circuler dans le village de Bouriège et alentours une pétition réclamant le retrait de l'arrêté départemental réglementant la circulation sur la D52. Jeudi dans la matinée, plusieurs agents du Département de l'Aude se sont rendus sur la D52 et sur le pont du Rec, pour s'assurer que l'arrêté était bien respecté et pour contrôler que «rien» n'empiétait sur le domaine public : voiture, tracteur, barrière, IPN etc. De quoi susciter la curiosité des riverains, et par moments l'agacement. Si les échanges étaient cordiaux et aimables au début, ils se sont peu à peu tendus entre certains des protagonistes.
C'est surtout l'incompréhension qui prédomine chez les «amis de Saint Sernin». Morceaux choisis : «N'y voyait pas là de l'agressivité, c'est juste un questionnement, mais sur notre ressenti, le Département à l'air de bien s'adapter à chaque demande de Valeco». «Vous prétendez vous préoccuper de la sécurité, d'où votre présence ici. Si c'était réellement le cas, les camions ne seraient jamais passés». «On essaye depuis des mois d'être dans la légalité, alors que de l'autre côté on s'en fout ! Moi ça me gonfle». «C'est vous, le Département, qui depuis des mois donnez des autorisations, alors que les voies d'accès ne sont pas assez larges». etc.
Quoi qu'il en soit, des mesures ont été faites par les agents du Département, et à nouveau par les riverains. Des photos ont également été prises, pour constater la pose d'IPN, mesurer la largeur de la route, la dangerosité…

Ce que prévoit l'arrêté départemental du 17/07

Considérant le transport d'éléments pour le parc éolien de la Bruyère, et le gabarit des engins de transport, il est nécessaire de réglementer la circulation afin de sécuriser les usagers. À compter du 18 juillet et jusqu'au 6 septembre, sur la D52, la circulation est interdite à tous les véhicules, sauf les véhicules de transport d'éléments pour le site éolien, les riverains, les forces de l'ordre, les services publics et les services de secours. De plus, le stationnement est interdit à tous les véhicules sauf aux véhicules de transport d'éléments pour le site éolien.

Philippe pous, maire de bouriège

«Ce projet est une chance»

Philippe Pous, maire de Bouriège depuis 2014, a participé, en tant que conseiller municipal de la précédente mandature à la décision d'implanter des éoliennes sur la commune. Arrivé aux responsabilités, il continue de défendre ce projet, qu'il considère comme nécessaire et vital pour la commune.
Vigneron de profession, Philippe Pous ne cache pas son soutien à ce projet, qu'il a contribué à faire naître. Pour lui, les arguments ne manquent pas pour justifier cette position. Et en premier lieu, la manne financière pour une commune de 130 habitants que représentent ces éoliennes : 70 000 € par an, entre le «loyer» que versera Valeco, et les différentes taxes. «C'est ce que paient les Bouriégeois en impôts chaque année», précise le maire. De quoi mettre du beurre dans les épinards et financer de nouveaux projets. Et d'énumérer : développer le tourisme, les manifestations culturelles du village comme le marché nocturne, la fête des vendanges, l'oppidum que la mairie souhaite mettre en valeur, installer l'assainissement public dans le hameau de Saint Sernin… «Quand je suis arrivé aux responsabilités, avec mon équipe, on a dit d'accord à l'éolien, mais à condition que cela rapporte à la commune. Je me suis toujours battu pour mon village, et avec ce projet éolien, j'ai l'impression de faire une bonne action en même temps qu'une bonne affaire», poursuit le maire.
Toujours est-il que la situation semble de plus en plus inextricable entre les habitants de la commune, farouches opposants d'un côté et sympathisants de l'autre. De l'aveu du maire, l'ambiance est très loin d'être au beau fixe. «On se fait parfois copieusement insulter, et les opposants au parc n'ont participé à aucune des manifestations estivales que nous avons organisées» assure-t-il. «En un mot, ils se sont complètement coupé de la vie du village».
Quoi qu'il en soit, le maire Philippe Pous n'en démord pas, le projet verra le jour. Et il se targue d'avoir le soutien de la majorité de ses administrés. «À deux reprises, en 2008 et en 2014, les habitants de Bouriège ont eu l'occasion de s'exprimer dans les urnes, sachant pertinemment quelles étaient les positions de chacun sur ce projet majeur. Et à deux reprises, la liste pro éolienne l'a emporté».
De quoi le faire se sentir droit dans ses bottes.
Depuis son jardin, situé à 2 km du futur parc, les éoliennes seront visibles. «Certes, moins que pour les habitants de Saint Sernin, situé à 1,2 km» concède-t-il, ou pour l'habitant le plus proche, qui se trouvera à un peu plus de 600 m.

Une bataille qui dure depuis des années

Le feuilleton dure depuis déjà 10 ans. Le parc éolien de Saint Pierre le Clair aurait depuis bien longtemps dû voir le jour, dans la commune de Bouriège. Les différents recours des riverains et opposants ont largement retardé ce chantier, qui connaît de nouveaux rebondissements depuis maintenant plus de deux mois. Déjà, en février dernier, une première altercation avait eu lieu entre riverains et promoteur, la société Valeco, lorsqu'elle avait décidé de lancer bulldozers et pelleteuse à l'assaut de la colline menant à la croix de Saint-Pierre. Le 6 juin dernier, la tension est montée d'un cran lorsque les socles d'éoliennes ont été apportés par le promoteur, afin de rejoindre le futur parc. Les riverains, les zadistes installés à proximité et plusieurs membres d'associations anti-éoliennes se sont mobilisés et ont décidé de se positionner de part et d'autre de la route, sur des terrains privés, formant ainsi deux chaînes humaines impossibles à éviter. Et il en est désormais ainsi depuis plus de deux mois. 65 jours exactement que du matin au soir, les habitants du hameau de Saint Sernin et de nombreux sympathisants ont décidé de «tenir» le pont du Rec.
Le 20 juin dernier, nouvelle escalade lorsque les camions stationnés sur la route D52 et bloqués depuis deux semaines ont décidé d'un «passage en force», selon les riverains. Deux plaintes ont été déposées suite à ce passage, pour violence et pour dégradation.
Enfin, deux épisodes judiciaires sont venus s'ajouter au cours du mois de juillet à cette situation rocambolesque. Suite à un arrêté départemental interdisant la circulation et le stationnement sur la D52, la société Valeco a assigné en justice 11 opposants au parc, considérant que ceux-ci bloquaient illégalement le passage de ses camions. Le 11 juillet dernier, l'entreprise avait été déboutée par la justice, considérant que l'arrêté départemental d'interdiction de circulation sur cette route départementale s'appliquait à tous, y compris aux engins de chantier.
Le 17 juillet, à la demande de l'industriel, le département a pris un autre arrêté de circulation, sous réserve de la mise en place d'une déviation, autorisant cette fois-ci le passage des engins dans la journée. Jeudi 27 juillet, une nouvelle audience a eu lieu au tribunal de Carcassonne, la société ayant une nouvelle fois décidé d'assigner plusieurs riverains. La présidente Sylvie Mollat, qui s'est rendue sur place, a préféré laisser au juge administratif le soin de trancher le litige. À suivre.

Le chiffre : 6

éoliennes> Sur le parc de St Pierre Le Clair. Au total, ce sont plus de 60 camions qui doivent emprunter la D52 pour acheminer l'ensemble des éléments pour le parc éolien


👉👉 Voir tous les autres articles sur ce blog (Aude : Destruction environnementale I, II, III, ..., XXIII)

Nos amis de Bouriège luttent depuis plus de deux mois pour faire barrage à la construction d’un projet éolien près de leur village. Ils avaient épuisé tous les recours en justice et n’avaient plus que ce moyen pour empêcher l’érection des éoliennes. Ils ont reçu de l’aide physique et morale d’un peu partout en Occitanie et en France et ont pu jusqu’à ce jour empêcher le passage des camions et des engins vers le site prévu. Ils ont eu à faire face à des manoeuvres d’intimidation et à de la violence de la part de l’opérateur, qui n’a pas manqué d’en traduire un certain nombre en justice, à des arrêtés illégaux du Conseil Départemental qui n’a manqué aucune occasion de piétiner la démocratie et la légalité, et à un préfet attentiste, favorable à l’éolien…
Mais leur courage et leur ténacité seuls ne suffisent pas.

Voici ce que nous dit Agnès : 

Enfin, après avoir fait face à 10 ans de tribunal administratif, les factures de ce dernier trimestre : un pourvoi en Conseil d’État, 6 constats d’huissier, 2 relevés de géomètre-expert, 4 référés, 1 recours en excès de pouvoir … commencent à alourdir nos épaules … 
Il nous faut quelques « munitions » … supplémentaires, en effet, notre résistance implique sans doute un référé liberté et nous sommes sous la menace d’une astreinte de 500 € par jour … pourrons nous tenir le temps nécessaire ? Que ceux qui peuvent nous le fassent … Envoyez vos dons - chèque libellé au nom de l’association « Les Amis de St. Sernin » et adressé à : 
Les Amis de St. Sernin 
Traverse du Hameau Hameau de St. Sernin 
11300 Bouriège 
Agnès Roy pour le Collectif des Résistants du Pont du Rec

jeudi 10 août 2017

Aude : Destruction environnementale (XXIII)

https://www.facebook.com/armelle.borel/videos/10214033730225813/  (03/08/2017)


Bouriège le 07/08/2017

Pont du Rec 61e jour

Le « Référé Liberté » engagé par notre ami Willy devant le Tribunal Administratif de Montpellier contre l’arrêté d’alignement individuel du Président du Conseil Départemental de l’Aude a été rejeté.

Cet arrêté d’alignement a pour objet de lui prendre 2 à 3 mètres de sa propriété tout le long de la RD 52 ...

Willy avait conclu devant le juge des référés que l’arrêté d’alignement était une « une véritable spoliation expéditive », dont l’application lui était imposée par une lourde astreinte quotidienne.

Le juge des Référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les atteintes au droit de propriété ayant un « caractère réversible ».

Le combat juridictionnel n’est pas terminé.

Quant aux arrêtés de circulation, ils sont confus .

Les populations doivent obtempérer à des arrêtés comme celui du 17 juillet où il est décidé de fermer l'accès à un hameau , celui de St. Sernin sauf aux riverains, services de sécurité, police et...convoi éolien ! Tous les autres doivent apporter « la preuve » qu'ils viennent bien à St. Sernin pour une raison particulière ….

De fait cette semaine les panneaux ont été mis épisodiquement ne répondant à aucune exigence sinon celle de nuire aux habitants.

Ce qui est d'autant plus perturbant pour nous ... mais nous nous adaptons et le 1er qui passe, téléphone aux autres pour leur signaler si c'est un jour "avec " ou un jour "sans"...des pratiques de "résistants"... !...

Nous avons alerté le conseil départemental sur l'incongruité de cet arrêté, nous lui avons fait des propositions et attendons 1 R.V pris en début de semaine prochaine pour en savoir davantage ...

Et puis FR3 s'est déplacé et une information, sur la situation particulière que nous vivons, a fait la Une des informations télévisées régionales.

Nous avons reçu de nombreux soutiens et nous remercions chacun/e, et tous, par le présent message.

Nous sommes aussi très attentifs à ce qui se passe au niveau national. Par exemple nous avons entendu que notre nouvelle Garde des Sceaux s'engageait à ce que la justice soit la même pour tous ...nous attendons impatiemment ses mesures !

D'autant qu'un courrier est sur le départ pour l'informer de ce qui se passe ici .
En attendant nous sauve/gardons « précieusement » le pont du Rec qui, plus que jamais , sera l'emblème d'une victoire démocratique ou d'une honte républicaine ...

Agnès Roy, pour le Collectif des Résistants du Pont du Rec



Ces dernières photos pour montrer que la convivialité est toujours présente parmi les résistants du pont du Rec ...qui s'affichent en tant que tels... que ce laisser passer pour "la principauté de St. Sernin" est un acte de résilience face à une situation absurde et que vous pouvez l'utiliser si vous souhaitez venir nous voir à St Sernin...et que le texte de cette pétition est ouverte à tous ceux qui voudraient la signer.

Agnès Roy pour le Collectif des Résistants du Pont du Rec

Pétition
Nous , habitants de l'Aude et de l'Occitanie demandons au Conseil départemental et à la Préfecture la suspension de l’arrêté sur la RD 52 qui « privatise » la route pour une compagnie privée au détriment des habitants et de l'économie de notre territoire. L’arrêté du Président du Conseil Départemental de l’Aude en date du 17 juillet 2017 limite l’accès de la RD 52 de 6 h à 20 h
tous les jours à l'exception du W.E, et ce jusqu'au 6 septembre, aux véhicules de transport d’éléments d’éoliennes, ainsi qu’aux véhicules de secours ,aux riverains, etc…… 
Il n'aura échappé à personne que les dates de ce nouvel arrêté interviennent pendant la période cruciale :
1-du tourisme estival pour l'ensemble du territoire (et pour le hameau de St. Sernin qui compte
plusieurs gîtes) et de l'oenotourisme avec l'économie inhérente à toutes ces activités ;
2 -des vendanges qui sont économiquement essentielles pour l'ensemble des viticulteurs ;
3- des entreprises qui ont déjà à pâtir de l’arrêté précédent -ainsi les livreurs ne peuvent accéder
à St. Sernin ;
4- de la rentrée des classes.
Cette situation est intolérable pour notre territoire. Nous sommes étonnés que le conseil départemental et encore plus le maire de Bouriège qui est lui même viticulteur autorisent cet arrêté pendant cette période.
Nous demandons donc à ce que l'application de cet arrêté soit suspendue immédiatement.
Noms, Prénoms, Adresses, Signatures.




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Un point de vue éclairant sur les éoliennes

(par Frédéric Wolff - Le 19 octobre 2015)

A celles et à ceux qui se demandaient :
Comment continuer à saccager, enlaidir, piller, asservir dans l’enthousiasme général ?
Comment faire semblant de changer d’énergie sans rien changer de notre société ni de notre mode de vie ?
Les bonnes âmes de la destruction massive ont trouvé une réponse, parmi d’autres : l’éolien industriel ! Cette trouvaille est une synthèse. Grâce à elle, les fanatiques de la pollution propre ont de quoi jubiler et la caste techno-industrielle peut se réjouir à l’idée de concentrer toujours plus de pouvoirs entre ses mains. La fuite en avant peut continuer, la croissance se renouveler sans limite, les objets inutiles et nuisibles encombrer ce qui reste d’espace pour la vie… L’éolien va alimenter « la clim partout dans son logement, la piscine en plein hiver dans son jardin », les tablettes, les smartphones, les Facebook, les selfies, les data centers, l’industrialisation du monde tous azimuts… A quand les panneaux publicitaires et les élevages hors-sol autonomes en énergie grâce aux champs d’éoliennes ? C’est peut-être déjà fait, qui sait. Et grâce aux villes, aux compteurs et aux objets intelligents, la surveillance et la rationalisation générales seront optimisées, la contrainte sera consentie. Le nouvel ordre énergétique étend son empire, l’efficacité fait place à la beauté des arbres et des saisons, et le pire qui pourrait arriver, c’est qu’un jour on oublie la lumière d’un châtaignier dans l’automne.
Dans cet univers là, tout devient froid et on a beau faire feu de tout ce qui brûle, on a beau transformer ce qui souffle, ce qui s’écoule en force ardente, quelque chose manque à nos vies, quelque chose qui se dérobe à nous, à notre parole et on est là avec ce qu’on ne peut nommer, mais on essaie quand même parce qu’on sait confusément qu’une porte est à ouvrir et que rien n’est plus impérieux, alors on tâtonne, un peu comme dans ces jeux d’enfant où parfois on brûle, où d’autres fois on a si froid qu’on ne peut plus mettre un pied devant l’autre et c’est avec la même intensité que l’on se débat, grand brûlé ou albatros pris dans les glaces, jusqu’à ce que des mots viennent, des questions : est-ce une source vive, l’affluent d’une parole, les vagues d’une main sur la peau, est-ce tout cela qui manque, qui a tant manqué et qui nous met en état d’urgence quand on espère un signe, quand on cherche sans y parvenir pleinement à l’adresser ?
Je me disperse, sans doute, du propos dont il est question ici : la force du vent dont on fait des profits pour les uns et des pertes pour les autres, pour tant d’autres qu’on ne peut les compter, mais ce que j’essaie de dire, au fond, n’est pas sans rapport avec ce qui nous anime, ce qui fait de nous des vivants, des combattants dans le monde froid des machines. Ce n’est pas de l’énergie du vent, du feu ou de l’eau dont nous avons tant besoin pour l’essentiel, c’est d’un autre souffle, celui d’un frère humain, d’une sœur d’âme, d’une vie sacrée de trois fois rien qui ne serait pas de notre famille, de notre pays, de notre espèce, ce n’est rien d’autre que de préserver ce qui fait de nous des humains, même si parfois c’est difficile, même et surtout si l’on frôle les gouffres qui s’ouvrent en nous. Les abîmes sont des chemins vers les cimes et à en vivre, à en mourir, que faire d’autre qu’aimer ?
Je reviens à mon propos liminaire.
Quand les énergies classiques – pétrole, gaz, charbon, nucléaire… – ne seront plus compétitives, il faudra continuer à faire tourner la machine à détruire ce qui reste de vie naturelle, d’inattendu, d’inespéré. Place à l’éolien industriel, donc. A noter que l’industrie solaire accomplit de belles prouesses aussi, en matière de fléaux (lire « Le soleil en face » aux éditions L’échappée, collection Négatif dirigée par Pièces et main d’œuvre).
Vous les appelez comment, celles et ceux qui vendent du vent, se gargarisent d’énergie propre et s’enrichissent au passage sur le dos des « communautés indigènes expropriées », sur la peau des millions d’exterminés du carnage industriel ? A mes heures gracieuses et policées, je les nommerais bien des « philouthropes », et peu m’importe qu’ils ou elles soient de droite, de gauche, d’Escrologie les verts ou de je ne sais quels chapelle, mafia, industrie ou collectif.
Est-il encore nécessaire de le rappeler ? La croissance verte, le développement durable et solidaire sont des mystifications, inséparables de la fabrique de nouveaux besoins, de gadgets superflus et prédateurs, de l’effet-rebond, ce mécanisme insidieux par lequel une réduction de coût, d’énergie ou de ressources d’un bien se traduit par une augmentation de son usage, par une consommation accrue d’un autre bien. Ainsi, les nouveaux modèles de voitures brûlent moins de carburant, mais nous roulons davantage, nous les renouvelons sans modération, nous faisons venir des marchandises de l’autre bout du monde, nous utilisons toujours plus l’avion et de technologies énergivores… Au final, l’économie de départ se solde par une gabegie plus importante. Et l’on voudrait se féliciter d’un tel gaspillage ?
Tant que nous resterons dans une société de croissance et de développement, nous n’aurons rien à espérer des soi-disant énergies propres.
Si l’éolien devait avoir un avenir estimable à mes yeux, il aurait un tout autre visage. Je l’imagine auto-construit et auto-réparable, à l’échelle d’un foyer ou d’un quartier, s’inscrivant dans une « réduction des besoins », une « décroissance » volontaire (On peut prononcer le mot désormais, même le Pape le revendique).
Ce n’est pas la voie retenue par nos énarques et par nos ingénieurs des Mines, des Ponts et des Charniers, ça ne le sera jamais tant que l’hédonisme marchand, la toute-puissance technologique seront nos dieux intimes et collectifs ; ce capitalisme – que d’aucuns dénoncent avec véhémence comme s’il nous était extérieur – nous est consubstantiel, pour ainsi dire ; plus ou moins, nous sommes les proies et les carnassiers, les persécuteurs et les cobayes, les spoliés et les bons soldats de la débâcle, les empoisonnés et les empoisonneurs pour qui l’emploi est plus important que la vie, la nôtre et toutes les autres, nous sommes le tortionnaire et le bétail supplicié de la naissance jusqu’au trépas, les contremaîtres et les employés en batterie troquant leur vie, leur liberté contre un salaire. Même si, et je ne le sais que trop, certain(e)s sont plus responsables que d’autres, même si nous sommes un certain nombre à chercher le chemin pour nous libérer de ces chaînes.
Dans cette roue qui tourne sous l’impulsion de notre course folle, le seul horizon, c’est l’emballement. L’éolien, quand il participe à cette démesure, ne fait que nous précipiter vers le néant et ce ne sont pas les dogmatiques de la croissance verte qui me feront prendre des messies, les leurs – des leurres – pour des lanternes, si j’ose cet à-peu-près. Que l’on puisse se laisser abuser par de tels escrocs, c’est, me semble-t-il, le cœur du désastre où nous sommes. […]