Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

jeudi 22 juin 2017

Aude : Destruction environnementale (XIV)

http://www.lindependant.fr/2017/06/21/passage-en-force-du-materiel-les-riverains-portent-plainte,3027123.php

Passage en force du matériel :les riverains portent plainte


Selon les militants anti-éoliens de Bouriège, hier vers 5 h du matin un manifestant qui veillait sur place, installé sur une propriété privée, aurait été entravé et son téléphone portable jeté dans les fourrés par les vigiles de garde. Les veilleurs anti-éoliens auraient été ainsi empêchés d’appeler du renfort pour immobiliser le convoi qui était bloqué depuis maintenant quatorze jours. Sans la chaîne...










http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/22/2598519-les-anti-eoliens-deposent-plainte.html


Les anti-éoliens déposent plainte

Hier à 5 h 15 du matin, les camions bloqués sur le D52 entre Bouriège et Saint-Sernin sont passés en force, détruisant les barrières posées par les riverains pour délimiter leur propriété. Deux plaintes ont été déposées en gendarmerie.

Déjà extrêmement tendue, la situation sur la D52 entre Bouriège et Saint-Sernin ne risque pas de s'apaiser. Hier très tôt dans la matinée, les camions de la société Valeco* ont forcé le passage de la propriété privée sur laquelle sont installés les riverains toute la journée et une partie de la soirée , réveillant et agressant selon eux les deux personnes restées sur place pour la nuit. «Les vigiles se sont emparés de leurs téléphones portables qu'ils ont jetés dans les fourrés, pour les empêcher de nous appeler . Ils ont violemment agressé l'un d'eux. Le temps d' arriver sur place, moins de dix minutes après, ils avaient forcé le passage et détruit les barrières qui délimitent notre propriété», se lamente cette habitante.

Deux premiers socles d' éoliennes ont donc pu rejoindre le parc de Saint Pierre Le Clair. 4 autres doivent arriver sur le site, ainsi que les tubes et les pales… De quoi grandement inquiéter les habitants. «60 convois étaient prévus. Va-t-il y avoir 60 violations de propriété et agressions ? Nous avons appelé également la préfecture , pour leur dire que nous sommes inquiets, et que nous craignions pour notre sécurité . Nous n'avons eu aucune réponse. Mais au moins, le préfet ne pourra pas dire qu'il n'était pas au courant ». Et pour cause, La situation perdure depuis déjà 16 jours. Le Département de l'Aude, qui de fait gère cette route, a déjà fait savoir qu'il ne s'estime plus compétent , dès lors que la situation s'est envenimée et considère qu' elle relève à présent de l'ordre public, et donc de la préfecture.
Deux plaintes déposées

Tôt dans la matinée, les gendarmes se sont rendus sur place et ont constaté les dégradations. Ils ont également entendu le propriétaire et l'une des personnes agressées pour enregistrer leur plainte. Le parquet confirme que deux plaintes ont été déposées, l'une pour dégradation et l'autre pour violence.

*Contactée par téléphone, la société Valeco, basée à Montpellier , a indiqué que ses dirigeants ne souhaitaient pas s'exprimer sur cette affaire.



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Merci vraiment de bien vouloir faire un écho des derniers événements : ce matin vers 6 h 00, les vigiles de Enercon et Valeco ont entravé les qui veillaient sur place pour protéger les propriétés privées, se sont emparé de leurs téléphones portables qu'ils ont jetés dans le fourré. Le convoi éolien est passé, détruisant les barrières posées depuis 10 jours par les riverains en limite de propriété. Un constat a été établi par la gendarmerie et des plaintes ont été déposées. Rappel des résultats de l’enquête publique : dans son rapport du 13 octobre 2005,le commissaire enquêteur avait émis un avis défavorable, fait assez rare pour être souligné. Cet avis avait entre autres été motivé par l’évidente impossibilité d’accès au site d'implantation des éoliennes, en l’état actuel de la voirie que l’on peut constater sur le terrain. Les autorités qui accumulent des mesures prises à la hâte et qui s'avèrent toutes infondées en droit.` ◦ première tentative de passage en force par la société Valeco en janvier 2017, condamnée par la justice civile en mars 2017. ◦ tentative actuelle accompagnée par le président du conseil départemental de l’Aude, qui a tenté de procéder à un alignement illégal de la portion de voirie départementale au niveau du pont du Rec. Rappel de la loi : les dépendances d'une voie publique doivent être délimitées lorsque les riverains font état d'actes ou de documents de nature à établir leur droit de propriété sur les parcelles dont il s'agit. Seul un plan d'alignement, réalisé après enquête publique, peut modifier les limites des voies publiques, qu'il s'agisse de les rétrécir ou de les élargir.
Or, la transition énergétique ne pourra réussir qu'avec les citoyens, dans le respect de la démocratie, de l'économie générale et de l'environnement.
Rappel du tél pour un contact sur place : Agnès Roy 06 08 66 53 97




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BOURIEGE (AUDE) ENERCON/VALECO FONT PASSER EN FORCE LE CONVOI EOLIEN 
Ce matin vers 6h00, les vigiles de Enercon et Valeco ont entravé les personnes qui veillaient sur place pour protéger les propriétés privées, se sont emparé de leurs téléphones portables qu'ils ont jetés dans le fourré. Le convoi éolien est passé, détruisant les barrières posées depuis 10 jours par les riverains en limite de propriété. Un constat a été établi par la gendarmerie et des plaintes ont été déposées.
Lundi 19 juin, deux représentants associatifs du collectif Toutes Nos Energies/Occitanie Environnement, extérieurs au département de l'Aude et à l'affaire en cours, s'étaient rendus sur place pour comprendre la situation. Voici ce qu'ils ont pu constater sur le terrain :
● La situation de blocage actuelle dure depuis le 6 juin 2017, prenant sa source dans l’ultime permis de construire modificatif accordé le 14 décembre 2016 à Valeco, dernier en date d’une série de 4 promoteurs successifs s’étant cédés ce projet, depuis 2004. Valeco a immédiatement démarré les travaux de génie civil, en dépit des mises en garde écrites des « Amis de Saint Sernin » quant à l’impossibilité des voies d’accès.
La phase de montage se heurte à la volonté des riverains de ne pas se voir déposséder de leurs droits de propriété sur les accotements, privés, de la RD 52 menant au chantier.
 Existe-t-il une possibilité d’accès des matériels lourds (mâts, rotors, nacelles, pales) ?
▫ rappel des résultats de l’enquête publique : dans son rapport du 13 octobre 2005, le commissaire enquêteur avait émis un avis défavorable, fait assez rare pour être souligné. Cet avis avait entre autres été motivé par l’évidente impossibilité d’accès au site d'implantation des éoliennes, en l’état actuel de la voirie que l’on peut constater sur le terrain.
 recours par voie de référé suspension devant la cour administrative d'appel de Marseille, en décembre 2016 : Valeco affirme qu'il n'existe pas de problème d'accès. Prenant acte d’une possible inexactitude dans les propos tenus par cet industriel, le juge administratif a rejeté la requête des riverains.
La question n'est toujours pas tranchée au regard du droit, puisque l'affaire a été déférée en appel au Conseil d'Etat : la soi-disant « inexactitude dans les propos » pourrait in fine être qualifiée d’information manifestement inexacte, autrement dit de fraude.
 Des autorités qui accumulent des mesures prises à la hâte et qui s'avèrent toutes infondées en droit.
 première tentative de passage en force par la société Valeco en janvier 2017, condamnée par la justice civile en mars 2017.
 tentative actuelle accompagnée par le président du Conseil départemental de l’Aude, qui a tenté de procéder à un alignement illégal de la portion de voirie départementale au niveau du pont du Rec.
Rappel : les dépendances d'une voie publique doivent être délimitées lorsque les riverains font état d'actes ou de documents de nature à établir leur droit de propriété sur les parcelles dont il s'agit. Seul un plan d'alignement, réalisé après enquête publique, peut modifier les limites des voies publiques, qu'il s'agisse de les rétrécir ou de les élargir.
 l'arrêté précité interdisant la circulation sur la départementale 52 – route qui donne accès au site du projet éolien – est fondé sur le motif que des véhicules privés occupent la voie publique.
Or, depuis plusieurs jours, les seuls véhicules stationnés sur la chaussée à la hauteur du pont du Rec sont les deux véhicules lourds des entreprises et ceux des services de sécurité privée.


Questions :

⎼ pourquoi le Conseil départemental et pourquoi la gendarmerie qui passe régulièrement sur les lieux n'ont-ils pas demandé à ces sociétés de dégager la voie publique afin de rétablir une circulation normale pour les habitants du voisinage ?
 pourquoi laisser croire que ce sont les riverains qui font obstacle à la libre circulation sur cette voie publique alors qu'ils se contentent d'être présents en bordure de chaussée sur des terrains privés en demandant le respect de leur propriété privée, à nouveau délimitée après passage d’un géomètre-expert ? Chercherait-on à créer un climat conflictuel entre les habitants qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
 Depuis plusieurs jours, deux chauffeurs portugais sont dans l'impossibilité de quitter les lieux. C'est leur employeur, sous-traitant de l'entreprise Enercon, qui refuse de les laisser quitter les lieux et maintient de leur fait ces deux travailleurs en situation d'otages. Chercherait-on à pourrir le climat social qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
 La représentante de l’État dans l'arrondissement n’a pas à ce jour exercé l'une de ses missions prioritaires qui est de veiller au respect de la légalité et de l’État de droit :
 en prenant en considération ce qui vicie ce projet depuis son origine, à savoir l'occultation constante du fait que les convois d'éoliennes ne peuvent atteindre leur site d'implantation sans empiéter sur le domaine privé,
 en invitant le conseil départemental à rétablir la libre circulation des habitants sur la RD52 ;
En réalité, sur le terrain la circulation demeure règlementairement possible, faute de complétude du panneau semblant interdire la circulation situé en sortie de Bouriège. Tout VL peut passer, dès lors que Valeco retire ses matériels de barrage.
 en recherchant la sortie de cette situation de blocage dans un souci de paix civile, notamment en enjoignant aux entreprises de ne pas retenir sur place des travailleurs contre leur gré dans un inconfort total, en écoutant les parties en conflit, sans prendre partie en faveur exclusive de l'entreprise, au détriment des droits des riverains concernés par un empiétement pour le moins irrégulier.
Le Collectif Toutes Nos Énergies/Occitanie Environnement dénonce solennellement les agissements violents des entreprises industrielles éoliennes. Nous ne nous satisferons jamais de la prétendue légalité derrière laquelle ils s'abritent, abusant d'une législation et d'une réglementation qu'ils ont façonnées à leur convenance par un lobbying éhonté. Nous tenons à réaffirmer que la transition énergétique ne pourra réussir qu'avec les citoyens, dans le respect de la démocratie, de l'économie générale et de l'environnement.
 Le collectif régional TOUTES NOS ENERGIES/ OCCITANIE ENVIRONNEMENT réunit 140 associations oeuvrant pour la protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants et, à ce titre, opposées à l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et les espaces ruraux de la région Occitanie.

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DERNIERES NOUVELLES RECUES :

Il est 11 h ,le camion d'AVEROUS, société sous traitante de Valeco vient de passer en faisant le forcing , au péril de nos vies .Le propriétaire de la parcelle -ou il y a eu violation de propriété -était coincé entre le camion et le pilier de la clôture légale .Les gendarmes ne sont pas intervenus quand il n'y avait pas la place d'une main entre le ventre et le camion du propriétaire .De plus les gendarmes sont montés sur le plateau du camion pour faire sortir les personnes qui étaient sur la parcelle privée. Nous sommes scandalisés que les forces de l'ordre prennent partie pour une compagnie privée plutôt que pour des citoyens qui demandent le respect de leurs droits.Leur argument est celui de la sécurité .Ils auraient tout aussi bien pu faire reculer le camion qui était sur 1 propriété privée. Ce n'est pas le choix qu'ils ont fait .Vous avez sur facebook Armelle Borel l'intégrité de ce que nous venons de vivre.
J'ai mal "à ma république ".Nous avons besoin de soutien...6o camions sont à venir....Agnès Roy

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Voir tous les autres articles sur ce blog (Aude : Destruction environnementale I, II, III, ..., XIII)

Un vent de fronde souffle contre les éoliennes dans une commune de la Manche

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-339823-un-vent-de-fronde-souffle-contre-les-eoliennes-dans-une-commune-de-la-manche

Les éoliennes de Montabot (Manche), au sud de Saint-Lô, font parler d'elles. Ce projet a démarré en 2003 et il a été depuis maintes fois réexaminé. Mardi 13 juin 2017, une lettre signée par 130 habitants et manifestant une vive opposition au projet a été adressée au maire.
Le projet initial d'éoliennes à Montabot (Manche), au sud de Saint-Lô, comportait la construction de deux grandes éoliennes. À la suite d'une pétition, le conseil municipal l'avait modifié à l'unanimité en 2003 en transformant les deux grandes éoliennes en trois petites de 50 m de haut.

Des troubles dans un village voisin

Depuis, le collectif contre la construction d'éoliennes a modifié sa position au vu de l'installation d'éoliennes dans un village voisin. En effet, Margueray a lui aussi un projet de ce type. La construction de dix pylônes a aussi fait des mécontents et un collectif opposé a ce projet a également vu le jour. Dans cette commune, d'autres désagréments sont apparus comme des troubles dans la réception de la télévision.

130 habitants mobilisés

Le collectif de Montabot explique les motifs de son opposition au projet de parc éolien dans une lettre datée du mardi 13 juin 2017, destinée au maire, Charlie Cochard, et signée par 130 habitants. Les opposants évoquent notamment "les nuisances sonores, visuelles et stroboscopiques" et "la baisse la valeur immobilière de 30%". Les habitants se disent également "très impactés par le passage de la ligne à très haute tension" et estiment que leur "cadre de vie n'est pas à vendre au profit des financiers".

Le projet de nouveau validé

Charlie Cochard ne compte pas revenir sur sa décision. Remis à l'ordre du jour lors du conseil municipal du mercredi 31 mai 2017, le projet a de nouveau été accepté. Huit élus ont voté pour le fait de continuer, un s'est abstenu et un a voté contre. Validé en préfecture, le projet est confirmé. Pour le moment.



Autres articles :
- Éoliennes à Montabot  : une pétition souffle un vent contraire (13/06/2017)
Une pétition, contre l’édification de trois éoliennes à Montabot, a eu du succès auprès de la moitié de la population. Mais le projet, validé en préfecture , suit son cours.
http://www.ouest-france.fr/normandie/montabot-50410/eoliennes-montabot-une-petition-souffle-un-vent-contraire-5058161

- Montabot. Un vent enfin favorable pour trois éoliennes (15/03/2017)
Le projet éolien, dans la commune de Montabot, a mis plus de dix ans à se concrétiser depuis son lancement, en 2005. La préfecture de la Manche vient de donner le feu vert.
http://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/montabot-un-vent-enfin-favorable-pour-trois-eoliennes-4861090
- Voeux : trois éoliennes dans le ciel de Montabot cette année (29/01/2016)
Le projet éolien est toujours d'actualité. Samedi, Charlie Cochard, le maire a annoncé , lors de ses voeux, l'implantation de trois « petites » machines.
http://www.ouest-france.fr/normandie/montabot-50410/voeux-trois-eoliennes-dans-le-ciel-de-montabot-cette-annee-4001539

mercredi 21 juin 2017

Proposition de loi visant à interdire la pollution visuelle

http://www.lafranceagricole.fr/actualites/eoliennes-proposition-de-loi-visant-ainterdire-la-pollution-visuelle-1,1,3245920585.html
Vincent Gobert

L’Assemblée nationale a enregistré le 6 juin 2017 une proposition de loi déposée par Pierre Morel-à-l’Huissier (LR), député de la Lozère. Elle vise à interdire la pollution visuelle des éoliennes dans un périmètre de 2 km autour des paysages protégés et classés.

Dans le détail, la proposition consiste en un article unique interdisant l’implantation d’éoliennes dans un rayon de 2 km autour d’un site inscrit au Patrimoine mondial, d’une réserve de biosphère, d’un Grand site de France, d’un site Natura 2000 ou d’une ville bénéficiant du label « Ville et Pays d’Art et d’Histoire ».

Le député Pierre Morel-à-l’Huissier identifie aussi les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, les sites archéologiques, les monuments historiques, les parcs et jardins et d’autres périmètres « faisant l’objet de toute autre protection particulière au titre de l’environnement ou du patrimoine ».

Paradoxe


Justifiant de cette proposition, l’élu indique qu’à son sens, la France est toujours allée plus loin dans le paradoxe. Pour lui, le pays institue des protections, et dans le même temps, autorise via l’ICPE l’implantation d’éoliennes à proximité de sites en bénéficiant. Dans ce contexte, la simplification des procédures et l’expérimentation de l’autorisation unique est, selon lui, la goutte de trop.

Expérience locale


Le député s’appuie sur sa propre expérience pour appuyer sa proposition. « En Lozère, par exemple, les promoteurs placent les éoliennes sur les crêtes, ces dernières étant visibles jusque sur le causse Méjean, qui est classé au Patrimoine de l’Unesco ». Pierre Morel-à-l’Huissier ajoute à la pollution visuelle les effets sur le cadre de vie des riverains. Santé et immobilier sont aussi impactés à des distances proches. Déjà en 2014, sur une proposition de vote du député-maire de Fournels, les membres du conseil communautaire des Hautes Terres avaient affirmé par une large majorité leur opposition à l’installation de turbines sur leur territoire.

Aude : Destruction environnementale (XIII)

Info de dernière minuteMessage de Bernard ce matin : 😡😡 "A 5h30 ,les vigiles, mercenaires à la solde de Valéco, armés de chiens d'attaque...ont délogés avec violence , sur les terrains privés, violant ainsi la propriété privée, délogeant nos collègues , arrachant les clôtures pour permettre le passage en force de la première vague de camions. Vive le fric!! "

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http://www.leparisien.fr/environnement/occitanie-guerre-de-position-sur-le-chantier-des-eoliennes-20-06-2017-7069194.php


Bouriège (Aude), hier. Des militants bloquent le pont de la localité
pour empêcher le passage de socles d’éoliennes.
LP/TOP SUD

Occitanie : guerre de position sur le chantier des éoliennes


Depuis onze ans, opposants, militants écologistes, associatifs et zadistes luttent contre la construction d'une ferme éolienne à Bouriège (Aude). Dernière opération en cours : le blocus d'un pont.

Un étonnant face-à-face a pour décor des genêts en fleurs, des broussailles forestières et des parcelles de vigne de blanquette de Limoux (Aude). Nous sommes au pied de la colline Saint-Pierre, sur la route départementale 52 qui conduit de Bouriège à Tourreilles. Ici, les habitants s'affrontent depuis onze ans sur le projet d'installation de six éoliennes.

Et depuis dix jours, les opposants, militants écologistes, associatifs et zadistes campent sur le pont du Rec et sur leurs positions : les poids lourds qui transportent les socles en acier des futurs « moulins à vent » ne peuvent pas passer car ils empiètent sur des parcelles privées. « Les socles font 4,70 m de diamètre et la route jamais plus de 4,20 m et je ne parle même pas de ce qu'il faut faire avec le rayon de braquage pour franchir ce pont dont on a supprimé les parapets historiques », explique Laurent Mathieu, le porte-parole du collectif Tourreillois.

Alors, depuis dix jours et autant de nuits, deux poids lourds sont immobilisés sur le bas-côté de cette route fermée. De part et d'autre, la société Valeco — qui a obtenu un premier permis de construire pour la ferme éolienne des Bruyères en 2006 — a posté des vigiles présents 24 heures sur 24.

Les habitants partagés

De l'autre côté du pont, les opposants veillent eux aussi, nombreux le jour entre associatifs et en sentinelle la nuit avec les jeunes zadistes qui ont établi un campement, des cabanes et des potagers au-dessus de cette zone à défendre. « Je suis arrivé le 14 juin 2016 pour me joindre au mouvement. C'est super de vivre ainsi en pleine nature et il existe ici une bonne énergie », raconte cet ancien de Notre-Dame-des-Landes, des ZAD d'Oléron et d'Agen.

En contrebas, au village, on décrit une situation bloquée et tendue entre les deux camps. « Je n'ai fait que défendre les intérêts de notre commune qui va empocher tout de même 70 000 € de redevances diverses chaque année. C'est la moitié de notre budget ! » argumente Philippe Pous, le maire de Bouriège, 130 habitants, qui a renégocié le contrat avec Valeco et qui attend un arrêté d'alignement pour permettre aux camions de passer. « La question fondamentale, c'est de savoir si les bas-côtés entretenus par le conseil départemental sont du domaine public ou pas », ajoute l'élu.

« Ils veulent passer en force mais nous lutterons jusqu'au bout pour qu'on ne piétine pas ainsi le droit essentiel à la propriété privée », prévient Mireille Maunier, du collectif des opposants. « C'est vrai, certains opposants nous ont permis de progresser, notamment pour la négociation avec l'opérateur. Mais là, vraiment, cela ne sert plus à rien de bloquer la route », lui répond un viticulteur qui a fini par accepter l'opportunité budgétaire des éoliennes.


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Agnès Roy : 
"Nous voilà au 15e jour du blocage du convoi éolien sur la RD52 entre Bouriège et Tourreilles. A ce jour nous demandons la reconnaissance de la fraude et l’arrêt total de ce projet . Induits en erreur sur les possibilités de passage par la société Valeco, 2 camions de leurs sous-traitants, pris en otage, bloquent cette route. Ce sont eux et pas nous qui bloquent la voie comme certains voudraient le faire croire. La stratégie mise en place semble être de monter les citoyens les uns contre les autres pour que nous apparaissions pour les "méchants" agitateurs et Valéco "le gentil" développeur de territoire.En inversant les rôles, la manipulation est en route... même.... si la preuve du mensonge la bloque!... La pratique du "bouc émissaire" est ancestrale et les citoyens ne se laisseront pas abuser devant cette tentative de division. Nous nous battons pour la reconnaissance de nos droits et nous engageons fortement le conseil départemental, les représentants de l'état et les élus locaux à nous soutenir et à ne pas se laisser bercer par le chant de la marchandisation de ce territoire qui obère son avenir .La meilleure preuve est l'adhésion sur place et sur les réseaux sociaux que notre combat remporte. Hier, plus d'une trentaine de personnes étaient sur place, des représentants des associations fédérées comme la FASPA, TNE Occitanie-140 associations-et des militants de l' Amassada nous ayant rejoints.Sur les réseaux sociaux plus de 400 associations nous soutiennent comme celles de la Fédération Environnement Durable. Nous sommes, quant à nous, sur une propriété privée et donc pleinement dans notre droit ,ce qui ne permet pas aux forces de l'ordre d'intervenir. Ce qui est incroyable -mais bien réel- c'est que les autorités n'interviennent pas pour débloquer la chaussée en obligeant les véhicules qui l'occupent abusivement. La solution que nous avons proposé , qui est celle d'une demi tour a été rejetée d'emblée comme inacceptable puisqu'elle confirmerait (-si besoin en était après la destruction des 4 parapets des 2 ponts et la tentative d'élargir la route sur 1 propriété privée-) la fraude. L'embarras des autorités est le fruit du dictat de ces sociétés qui se croient tout permis mettant ces dernières devant le fait accompli et la nécessité de résoudre leurs problèmes -de fraude ici-sous couvert de financement pour le territoire. A quelle partie de dupes les institutions jouent-elles au détriment des citoyens puisque la destruction des territoires, de la faune , de la flore et des habitants qui l'habitent en est la compensation ? Pourquoi en sommes- nous là aujourd'hui? parce que le permis a été acquis avec fraude en mentant sur l'obtention des voies d'accès. La 1ère compagnie , dans la précipitation à avoir ce permis, a menti en se disant probablement qu'elle parviendrait" à acheter " les droits de passage auprès des "autochtones"que nous sommes, ce que les autres compagnies, dont Valeco, ont tenté à différentes occasions. Nous ne sommes pas "achetables" ce qui semble être très marginal dans les pratiques courantes. Les différentes compagnies ont été complices de ce mensonge initial en précisant qu'elles passeraient sans aucun aménagement des voies d'accès . Nous voyons où nous en sommes aujourd'hui?? Nous n'acceptons pas d’être mis devant le fait accompli qui tendrait à faire croire que , au point où en est le projet , il n'est plus possible de reculer , au propre comme au figuré!. Si Valéco a "fraudé", c'est à ses risques et périls puisque nous l'avons informé, par écrit, de l'impossibilité de passer avant même leur rachat du projet. Nous en appelons au droit et à la justice .Sans être naïfs , nous connaissons les difficultés des administrations à reconnaître leurs erreurs . Si l'administration est "humaine", elle est "faillible" et doit reconnaître ses erreurs surtout quand elle a été "grugée".Nous rappelons que le contentieux juridique n'est pas terminé à ce jour puisque nous sommes en Conseil d’État à propos de cette affaire. Pourquoi les citoyens devraient-ils devraient-ils "payer" de leur temps , de leur énergie, de leur revenu , de leur vie sur ce territoire . C'est pourtant ce que nous faisons depuis 10 ans .

Si ce pont est emblématique c'est aussi de ce combat qui divise les citoyens de leurs représentants et de leurs administrations ?Nous demandons à Mr Hulot, ministre de l'écologie et de la solidarité et au président de la république de faire un exemple pour défendre la véritable écologie contre ceux qui la bafouent par des manoeuvres anti-démocratiques et anti-républicaines .Nous demandons, par la présente, à Mme Mireille Robert ,députée , nouvellement élue dans l'Aude ,et notre voisine , de venir nous voir sur site et de venir soutenir les valeurs de reconnaissance de la société civile et d'équité qui sont..."En marche"...Nous attendons tous les citoyens qui luttent à nous rejoindre sur le pont du REC. Le pont du Rec est l'emblème d'un combat dont l'issue ne peut être que celui d'une victoire démocratique ou d'une honte républicaine ...."




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mardi 20 juin 2017

Aude : Destruction environnementale (XII)

http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/20/2596951-les-anti-eoliens-tiennent-bon.html

Les anti-éoliens tiennent bon

En stationnant ainsi sur le bord de la route, sur une propriété privée , 
les habitants de Saint Sernin empêchent les camions 
d'éléments éoliens de rejoindre le parc de Saint Pierre Le Clair./Photo DDM R.B.


Cela fait maintenant 14 jours que le convoi éolien de la société Valeco est bloqué sur la D52, entre la commune de Bouriège et le hameau de Saint Sernin. Plus que jamais déterminés, les riverains ont hier reçu la visite de nombreux soutiens.

L'ambiance est chaleureuse, les mines souriantes et accueillantes. Pourtant, cela fait maintenant 14 jours que les habitants de Saint Sernin, du moins une partie d'entre eux, «squattent» le bord de la route D52, au niveau du pont du Rec, pour empêcher le convoi éolien de rejoindre le parc de Saint Pierre Le Clair. Des sympathisants venus de toute la région les ont d'ailleurs rejoints hier, pour leur témoigner leur soutien et les encourager. Leur opposition à ce projet n'a pas changé depuis 10 ans, elle s'est accentuée ces derniers jours, avec l'arrivée des camions d'éléments éoliens.

Mais l'exaspération grimpe dans la commune de Bouriège et alentours, la route D52 bloquée par un arrêté départemental en gênent plus d'un. «On essaye de monter les citoyens les uns contre les autres» estiment les opposants. «Beaucoup pensent que nous sommes responsables, mais pas du tout. Nous sommes sur le bas-côté, sur une propriété privée, pour empêcher les camions trop larges pour cette petite route de passer. Les habitants passent en voiture sans problème, à condition de ne pas être bloqués par les camions, qui eux empiètent sur la route». Cause de cette discorde entre habitants, l'arrêté pris le 9 juin par le Département et depuis sans cesse renouvelé, qui considère «que le stationnement de véhicules de particuliers gêne le passage des camions… pour assurer la sécurité des usagers, il est nécessaire de réglementer». Et d'interdire toute circulation de véhicule, sur ce pan de route entre Bouriège et Saint-Sernin.


Le collectif TNE sur place


Hier, dans la matinée, Emmanuel Forichon et Bruno Ladsous, co-secrétaires du collectif Toutes nos énergies (TNE), collectif régional qui réunit 140 associations de protection de la nature en Occitanie, s'étaient rendus sur place. Le 14 juin dernier, le même collectif avait déjà écrit au président du conseil départemental pour s'étonner qu'une «collectivité prenne un arrêté illégal pour enfreindre la propriété privée des riverains de la D52, pour épauler des industriels, pour un projet non reconnu d'utilité public». Hier, tous deux réaffirmaient avoir constaté qu'aucune gêne n'était occasionnée par des particuliers. «Ce que stipule cet arrêté est faux. Aucun véhicule n'est garé ici. Je suis vraiment surpris de voir que des pouvoirs publics soufflent ainsi sur le feu au lieu de tenter d'éteindre les braises», s'agace Emmanuel Forichon. Et d'ajouter : «c'est évident que ces camions ne passent pas sans empiéter sur une propriété privée. Pourquoi alors continuer à maintenir une telle position ? Il est aujourd'hui très important de rappeler le droit».

Le propriétaire de cette parcelle aujourd'hui sujette à la discorde s'étonne également : «On m'a plusieurs fois proposé de l'argent pour emprunter mon chemin. On a même proposé de m'acheter mon terrain. La société savait que les camions ne passeraient pas, sinon pourquoi venir me voir», assure Willy Moyson.

Après 14 jours de présence sur le bord de la route, aucune des deux parties n'envisagent encore de céder un pouce de terrain. Les camions et les habitants continuent de se faire face, sur ce petit bout de terre de la haute Vallée. «C'est un combat de préservation que nous menons. Nous préservons ce qu'il nous reste, le tourisme, l'agriculture, contre l'industrialisation que l'on nous impose».


Le Département refile la patate chaude à la préfecture

Face à la fronde des riverains et opposants au projet éolien, le conseil départemental se défend de vouloir imposer quoi que ce soit aux habitants de Saint Sernin. Jean Brunel, directeur de cabinet du président André Viola, explique que ce dernier n'a pas souhaité engager le département plus loin dans cet imbroglio. «Il est vrai que des agents sont allés sur place implanter des piquets sur la route, accompagnés par des gendarmes. Mais dans la mesure où il y a eu une contestation du collectif, et que cette contestation aurait encore été plus forte si nous avions pris un arrêté d'alignement (N.D.L.R. pour matérialiser dans le droit la limite du domaine public et des parcelles privées), le président a considéré que nous étions dans une problématique qui relevait de l'ordre public, et donc de la préfecture, et que nous ne prendrions pas cet arrêté d'alignement». L'arrêté pris aujourd'hui, continue Jean Brunel, ne sert qu'à interdire de circuler sur une parcelle déjà matériellement bloquée par des camions, pour sécuriser une route qui relève de la responsabilité du département. Concernant un premier arrêté pris au début du mois qui fermait la route jusqu'au 20 juillet de 6 heures à 20 heures tous les jours à l'exception du week-end, il s'agit là également de quelque chose de fréquent, explique le Département. «Nous n'avons aucun intérêt ici. Mais lorsqu'un projet économique conséquent nécessite de réglementer la circulation, pour cause de passages fréquents, nous prenons régulièrement des arrêtés qui limitent la circulation. Notre métier c'est de faciliter la circulation sur les routes départementales. Aujourd'hui nous sommes au-delà, et ce n'est pas de notre compétence. L'État dira ce qu'il faut faire».




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Vidéo







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lundi 19 juin 2017

Bourgogne - Franche-Comté


L' Association Collectif Bourgogne - Franche-Comté communique :
La région Bourgogne Franche-Comté s'est lancée dans une vaste concertation qui doit conduire au schéma régional de développement durable (SRADDET). Ce schéma fait évidemment une large part aux énergies renouvelables et, en particulier, au développement éolien. Vous trouverez, ci-dessous, le lien vers le site de la région faisant référence aux "engagements 19, 20 et 21" qui nous concernent particulièrement.

Il est indispensable qu'un vaste nombre de personnes participe. Vous devez vous inscrire en indiquant votre adresse mail, votre nom et un pseudo ou non qui, lui, sera visible. Vous avez la possibilité d'inclure un fichier.

Ce sont des centaines de message qui doivent être envoyés pour dire "non aux éoliennes" ou pour en réclamer un strict encadrement : pas d'éolienne en forêt, augmenter la distance aux maisons à 10 fois la hauteur des éoliennes, respecter le code de la santé publique (surtout la nuit), obtenir un contrôle indépendant des mesures sur le terrain (bruit, avifaune,...),...

C'est vraiment une dernière chance dont il faut profiter. A la fin du mois de juin, tout sera plié.

Merci pour votre participation que je vous invite à envoyer à votre carnet d'adresse.

Michel de Broissia

https://jeparticipe.bourgognefranchecomte.fr/avis-nos-33-engagements/?utf8=%E2%9C%93&f=1&theme=environnement&sous-theme=&recherche=

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ACBFC
: Une soixantaine d’associations de Bourgogne et de Franche-Comté a décidé de s'unir afin de lutter ensemble contre "le développement anarchique des aérogénérateurs", c'est-à-dire des éoliennes.

Ce collectif composé d’associations actives dans la défense de l’environnement, du patrimoine, du paysage et des habitants (une quarantaine en Bourgogne et une vingtaine en Franche-Comté) entend peser de tout son poids dans la politique de déploiement de parcs éoliens.

Regroupant en grande partie des amateurs éclairés et des experts de la question énergétique, ce dernier met en avant des arguments à la fois économiques, sanitaires et environnementaux mais également sociétaux et patrimoniaux.

"Un contre-pouvoir puissant, voilà ce que nous sommes devenus. Les décideurs vont entendre nos revendications deux fois plus fort maintenant".

dimanche 18 juin 2017

ÉOLIENNES : 20 MILLIARDS D’EUROS POUR DU VENT



Le 15 Juin 2017, c'était la journée mondiale de l'énergie éolienne. Retour sur ce lobby mortifère, très coûteux pour le contribuable.

Voilà un témoignage parmi tant d’autres sur ces hydres métalliques : Germaine Dupont vit à Saint-Pierre-d’Arthéglise dans le Cotentin.

En juin 2004, un promoteur installe cinq éoliennes, sans enquête publique préalable, la plus proche étant à 350 mètres de son domicile. Dès les premiers jours, elle et son mari sont pris de vertiges, de névralgies faciales, souffrent d’acouphènes et de sérieux troubles du sommeil. Pour fuir le bruit des éoliennes, Madame Dupont est obligée de coucher au rez-de-chaussée de sa maison.

Son mari, lui, se réfugie dans la cave pour ne pas ressentir les vibrations et réussir à dormir. Ils sont tous les deux victimes des vibrations produites par les éoliennes, des nuisances sonores reconnues à l’étranger mais pas en France.

Voyez un peu la formidable magouille écolo : les éoliennes sont payées par des subventions, par vous donc, mais l’entretien est fait par EDF. Celui-ci coûte très cher. Hic : on ne peut pas stocker l’énergie des éoliennes. On est donc dans un flux tendu de production/consommation. Et tout cela est compliqué par le fait qu’on prévoit mal leur production et qu’on ne les démarre pas dès qu’on en a envie, contrairement au nucléaire ou à l’énergie hydraulique, qui eux sont commandables. Du coup, l’énergie produite est perdue ou presque, parce qu’on la prévoit pas dans la masse de production demandée.

Quand à l’empreinte écologique, elle est énorme : qui n’a pas vu les vidéos d’oiseaux qui se font empaler sur les hélices, et nos paysages défigurés par ces bras décharnés ?

Résultat, aujourd’hui les 7000 éoliennes implantées sur notre sol ne procurent que 3,99% de l’énergie produite en France au premier trimestre 2016.

Énergies renouvelables : 5,6 milliards de surcoûts pour les consommateurs d’électricité

Elles auront pourtant coûté plus de 20 milliards d’euros d’investissement, pour une production qui n’est même pas française puisqu’elles 75% d’entre elles sont importées du Danemark et de l’Allemagne.

Et rebelote chaque année, avec 5 milliards dépensés pour leur entretien. Un cadeau spécial pour cette année 2017 : la Commission de régulation de l’Énergie (CRE) nous informe que les consommateurs d’électricité vont payer 5,6 milliards d’euros de surcoûts liés au tarif d’achat des énergies renouvelables de source éolienne ou solaire. Or si l’éolien fournit 3,99% de notre production nationale, le solaire fournit encore moins : 1,59%. Faites le calcul, cela fait cher le pourcentage.

La fiscalité verte qui rapporte 65 milliards d’euros par an à l’État, a augmenté de 40% depuis 2007 pour finalement se répartir entre 48 milliards pour les ménages et 16 milliards pour les entreprises. Mais bonjour l’arnaque, plus de 75 % des taxes environnementales ne sont pas affectées à la protection de l’environnement.

Pour tout savoir de l’enfumage vert, vous pouvez lire notre enquête.

vendredi 16 juin 2017

Aude : Destruction environnementale (XI)

Les éoliennes ne passent toujours pas

VIDEO : http://www.dailymotion.com/video/x5qnm3r_bouriege-les-habitants-de-st-sernin-bloquent-les-eoliennes_news

Les riverains du petit hameau de Saint-Sernin , commune de Bouriège, campent jour et nuit de part et d'autre du pont du Rec sur la départementale 52, pour empêcher le convoi éolien de St Pierre Le Clair de «passer en force».

Voilà dix ans déjà que le feuilleton du parc éolien de St Pierre Le Clair s'éternise. Et il ne risque certainement pas de trouver son épilogue dans les prochains jours, bien au contraire. Deux camions et deux grues transportant les socles d'éoliennes, qui pèsent 13 tonnes et qui mesurent 4,70 m de largeur, ont tenté de franchir le D52 pour rejoindre le parc de St Pierre Le Clair, le 6 juin dernier. Alertés, les riverains, les zadistes installés à proximité et plusieurs membres d'associations anti-éoliennes se sont mobilisés et ont décidé de se positionner de part et d'autre de la route, sur des terrains privés, formant ainsi deux chaînes humaines impossibles à éviter. «La société Valeco a expliqué à ses sous-traitants qu'ils pourraient passer. Cela fait 10 ans que nous répétons que les voies d'accès ne sont pas légales. Nous sommes même allés au tribunal administratif pour cette raison», explique Agnès Roy, de l'association «Les amis de Saint-Sernin».

Résultat de ce cafouillage, les camions restent depuis dix jours sur le bord de la route. Et certains chauffeurs aussi, obligés de dormir dans la cabine de leur véhicule. «D'après ce que l'on a compris, les transporteurs ont voulu faire demi-tour, mais le promoteur refuse de les laisser partir», expliquent les opposants. Ils affirment même avoir proposé des solutions pour permettre au camion de faire demi-tour, propositions qui auraient été repoussées.



Un combat loin d'être terminé

Jour et nuit donc, ils se relaient, riverains, sympathisants, pour être toujours sur place et éviter que les camions ne profitent d'un moment d'inattention pour «passer en force». «Nous avons des soutiens de toute la France, d'une multitude d'organisations, on reçoit énormément d'e-mails, de partout. Nous avons le soutien de la fédération environnement durable (N.D.L.R. : Fédération anti éolien regroupant 1 070 associations en France), qui vient d'ailleurs d'alerter le ministère de l'écologie».

Si rien ne bouge dans les prochains jours, la préfecture de l'Aude devra certainement se saisir de ce dossier. «Ce pont devient emblématique. Ce sera celui d'un espoir démocratique, ou bien celui d'une honte républicaine», tance Agnès Roy.


Grincements de dents de certains riverains ou l'art et la manière de monter les gens les uns contre les autres ...

Éoliennes : «Nous ne voulons pas être pris en otages !»

http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/16/2595033-eoliennes-nous-ne-voulons-pas-etre-pris-en-otages.html

Vent de colère dans la vallée de la Corneilla. Les usagers de la départementale 52 ne veulent pas être pris en otages entre les anti-éoliens et la société Valeco.

C'est le cas des maraîchères du jardin des Deux Moiselles Hélèna Ruf, Magali Manquat et de Julie Delouteau, postière à Bouriège. Cette dernière demande : «Je dois passer où ? Tous les jours de la semaine, samedi inclus, je vais travailler à Bouriège. Si je passe par Limoux, je double mon trajet en temps et en gasoil ; idem si je passe par Bouriège, et la route est mauvaise. Je peux emprunter une traverse, mais là c'est carrément le Paris-Dakar ; je ne donne pas cher de mes amortisseurs et de mes pneus. Ce chemin est chaotique. Je ne suis pas très riche, mon petit salaire est mon seul revenu. Je pose la question à tous les responsables de cette situation. Comment fait-on ?» 


Les personnes qui empruntaient la départementale 52 de Castelreng à Bouriège ne peuvent plus l'utiliser. Pour Monique Bousquet, secrétaire de mairie à la Serpent : «La route est un bien commun. En prenant la traverse, j'ai dû reculer dans les vignes pour laisser passer un camion de fioul ; c'est extrêmement dangereux !». Hier, nous relations dans nos colonnes l'action de blocage menée, depuis une semaine, par les anti-éoliens sur les véhicules transportant les matériels et pièces pour la société Valéco vers le site d'implantation des éoliennes. Une route obstruée par des camions de gros gabarit et des manifestants jouant la montre, qui mettent aujourd'hui en colère les usagers de la fameuse départementale 52. Si cette guerre des nerfs persiste, les usagers veulent se regrouper en collectif pour défendre leur liberté d'user de la route. «La plupart des utilisateurs sont des ouvriers, des employés, des journaliers, des agriculteurs, des gens simples qui ne roulent pas sur l'or. Personne n'a évidemment pensé à notre quotidien. Nous, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas travailler», résume Julie Delouteau, impuissante devant ce conflit.

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"Un arrêté départemental a été promulgué par le département à la demande de VALECO pour faciliter le passage des camions qui transportent leurs éoliennes. La route sera bloquée par les vigiles de VALECO jusqu'au 21 juillet 2017.

Les citoyens qui s'organisent en chaîne humaine pour se défendre sont sur une propriété privée et pas sur la route. Ils n'ont rien à voir dans ce blocage de route.

DERNIERE MINUTE VENDREDI 16 JUIN 2017

Hier soir, VALECO a refusé une fois de plus la proposition des riverains opposants de laisser les camions faire demi-tour.

LES OPPOSANTS NE BLOQUENT PAS LA ROUTE

Contrairement aux dires de certaines personnes relayées par le journal local l'"INDEPENDANT" ce sont les vigiles postés par VALECOqui bloquent la route.

Les voitures pourraient très bien passer ; d'ailleurs elles passent le week-end...

L'objectif est clair : que les gens interpellent le Préfet ainsi il pourra nous déloger (pour trouble à l'ordre public).

Rappel : VALECO a volontairement obligé les chauffeurs à monter les camions alors qu'ils avaient prévenu depuis le début qu'ils ne passeraient pas !!!


https://www.collectiftourreillois.fr/
LE PASSAGE EN FORCE A TOUJOURS ETE PROGRAMME puisque tout le monde sait que la RD52 est trop étroite pour laisser passer de tels monstres."

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autre article http://www.pourlesnotres.fr/2017/06/aude-le-combat-du-pont-du-rec-des-eoliennes-bloquees-depuis-10-jours/


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Parution du 17 juin 2017

Agnès Roy : «Tous des citoyens qui sont ensemble des victimes»

http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/17/2595295-agnes-roy-tous-des-citoyens-qui-sont-ensemble-des-victimes.html

Pour le collectif de Tourreilles, des Amis de Saint-Sernin, de la Fédération de sauvegarde du pays de l'Aude, une des membres Agnès Roy communique : En tant que citoyens contre ce projet, nous tenons à préciser certains points afin d'éclaircir certaines confusions afin que ce combat ne devienne pas celui entre des citoyens qui sont ensemble des victimes. Il y a en effet plusieurs arrêtés qui peuvent favoriser une mauvaise compréhension. D'une part la départementale 52 a été, à toute fin pratique, «privatisée», le 6 juin, par un arrêté du conseil départemental avec l'appui du maire de Bouriège interdisant circulation et stationnement de 6 heures à 20 heures, tous les jours, à l'exception du week-end, et ce jusqu'au 20 juillet, pour permettre à Valéco d'y circuler en toute quiétude. Aussi sauf à venir travailler avant 6 heures le matin et terminer après 20 heures. D'autre part, il y a des arrêtés temporaires suite à notre présence non pas sur la voie publique mais sur les accotements qui appartiennent à une propriété privée. De plus, l'arrêté pris le 14 juin cite un blocage causé par des véhicules particuliers alors qu'il n'y a plus aucun véhicule privé sur cette route depuis plusieurs jours. C'est-à-dire que ce n'est absolument pas nous qui bloquons la route mais les camions des sous-traitants qui ont été induits en erreur par la compagnie Valéco qui savait pertinemment qu'ils n'avaient pas la largeur de passage mais qui voulait tenter à nouveau le «forcing». En effet, cette stratégie a été payante en janvier de cette année, la violation de propriété privée leur a coûté 5 000 € devant le tribunal civil. Nous rappelons que ce projet a été construit contre l'avis du commissaire enquêteur, de la commission patrimoine et de l'ensemble des habitants de Saint-Sernin.



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Appel à mobilisation



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jeudi 15 juin 2017

Aude : Destruction environnementale (X)


À tour de rôle, les anti-éoliens bloquent
le passage des poids lourds sur leurs terres.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/15/2594326-
eoliennes-jour-nuit-bloquent-acces-site-
depuis-semaine.html#
ubuhgpfrcbriy5ki.99
Éoliennes : jour et nuit, ils bloquent l'accès au site depuis une semaine




Après de multiples manifestations et dix ans de procédures contre l'installation d'un parc éolien non loin de leurs propriétés, les manifestants de la vallée de la Corneilla veulent écrire l'épilogue de leur combat. Réunis en collectif, celui de Tourreilles, des Amis de Saint-Sernin, de la Fédération de sauvegarde du pays de l'Aude, ils ont entamé, depuis neuf jours, un bras de fer ou plus exactement une guerre d'usure avec la société Valéco de Montpellier. C'est elle qui doit installer les éoliennes et fait transporter par des sous-traitants le matériel adéquat.


Dans ce coin très nature sauvage, les chemins sont étroits et les accès au futur site éolien ne sont pas suffisamment larges pour laisser passer de gros camions. L'idée des manifestants est d'empêcher le passage de ces véhicules transportant les divers matériels et les mâts. Pas de chance pour la société Valeco, les gabarits des embarcations très larges doivent mordre à certains endroits, sur les champs des opposants. C'est là justement qu'ils se sont installés de part et d'autres du pont du Rec après Bouriège en allant vers Saint-Sernin. Les anti-éoliens ont fait venir un expert géomètre de Castelnaudary, leurs avocats, pour qu'ils constatent de façon officielle la limite de leurs terres devenues infranchissables par les véhicules de Valéco. Les militants du collectif installés chez eux se relayent jour et nuit pour faire barrage aux poids lourds, obligeant les conducteurs à dormir dans leurs cabines et regardant les patrons des sociétés sous-traitantes venus sur place fulminer devant le barrage en attendant que la situation se débloque.

Une situation inextricable

Une guerre des nerfs qui n'est pas prête à s'achever selon une des membres du collectif Agnès Roy : «Nous avions alerté de l'impossibilité de faire passer de gros gabarits sur ces chemins étroits sans empiéter sur nos propriétés privées. Valéco ne veut rien entendre. Aujourd'hui, nous en sommes au neuvième jour de blocage du convoi éolien de Saint-Pierre-le-Clair. Personne ne peut nous pousser dehors de nos terres. La gendarmerie ne peut pas nous déloger. Le conseil départemental a essayé d'ôter les parapets du pont. Il voulait aussi prendre un arrêté pour fermer cette route jusqu'au 20 juillet, de 6 heures à 20 heures tous les jours à l'exception du week-end. Finalement, devant notre détermination, il a fait machine arrière et il n'y aura pas d'arrêté. L'expert géomètre a constaté l'illégalité des piquets plantés par les techniciens territoriaux». Dans cette situation assez inextricable, on ne voit pas bien comment Valéco va pouvoir se sortir de cette impasse. Surtout que ce pont du Rec est devenu pour les manifestants l'emblème «d'un combat citoyen pour la défense d'un territoire abandonné à des marchands de vent par des élus qui obèrent l'avenir du territoire sur lequel ils ont été élus. Nous souhaitons rebaptiser ce pont, l'Espoir démocratique».




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Un résumé de la situation écrit par Agnès Roy : 


"Nous en sommes au 9e jour de blocage du convoi éolien de St Pierre Le Clair. Alors que nous disons depuis 10 ans au TA que la compagnie ne peut pas passer par les voies d'accès citées, Valeco tente le "forcing". C'est ce qu'elle a déjà fait en janvier sur le chemin communal et qu'elle compte réitérer sur l'un des ponts de la D52 sur lequel nous nous trouvons. Comme nous nous tenons sur une propriété privée, à droite et à gauche de ce pont, nous sommes dans notre droit et la gendarmerie ne peut pas intervenir. Devant cette situation le Conseil départemental a soutenu Valeco en leur donnant l'accord de détruire 3 parapets des 2 ponts.

Le 9 juin, le Département a également pris un arrêté bloquant cette route jusqu'au 20 juillet de 6h à 20h tous les jours à l'exception du week-end. Comme nous gardons toujours l'accès, de façon légale, en étant sur une propriété privée le Conseil départemental a décidé d'élargir la route en prenant du terrain sur cette même propriété et en posant des piquets derrière notre clôture. Nous avons délégué un expert géomètre qui a constaté l'illégalité de ce qu'avaient fait les techniciens territoriaux. En effet la position des piquets sur le talus comme derrière notre clôture, déjà existante avant leur venue est illégale. Le géomètre expert en a avisé la commandante de gendarmerie, et hier nous en avons informé les techniciens territoriaux qui étaient sur place ainsi que les secrétariats du président et du vice-président du CD de l'Aude pour s'assurer qu'ils prenaient leurs décisions en pleine connaissance de cause ... Selon l'arrêté, le Conseil départemental aura choisi entre une compagnie éolienne qui ment et des citoyens qui se battent pour leurs droits et pour ces espaces naturels dans lesquels nous avons décidé de vivre, que nous aimons et respectons.

Ce pont devient emblématique d'un combat citoyen juste, pour la défense d'un territoire abandonné à des "marchands de vent "par nos représentants politiques qui obèrent l'avenir d'un pays sur lequel ils ont été élus. L'arrêté risque d'arriver ce mercredi ou après demain. Nous attendons toutes les bonnes volontés pour tenir ce pont afin qu'il demeure celui d'un espoir démocratique plutôt que celui d'une honte républicaine." 



Merci de l'écho que vous pourrez faire 





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Compte-tenu de la gravité du conflit, le collectif régional TNE-Occitanie Environnement s'adresse au président du Conseil départemental de l'Aude et appelle les membres de ses 140 associations à soutenir le blocage.
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